Informations Professionnelles (Caf N 23)

- François Jarraud -

- LE CAFE    [ Haut ]

Le Café continue !
Nos appels n'ont pas été vains. Grâce à votre soutien, complété par une modeste subvention, le Café pourra survivre en 2002-2003. Merci de votre appui ! Si vous ne l'avez pas encore fait, il est temps de nous aider à passer de la survie à la vie difficile.
http://www.cafepedagogique.net/di vers/nousaider.php3

Faites un tour au Comptoir
Le Café pédagogique a son forum, ou plutôt, son "comptoir". Parmi les thèmes abordés ces derniers jours : les TPE en langues, le programme de TS, les TPE en STT, le B2i, l'agrégation de lettres modernes, les emplois jeunes en CDI, le brevet en 2003 etc... Venez, voyez et bavardez !
http://www.cafepedagogique.net/fo rums

Hourtin : les TICE ont-elles un passé ?
Le Café pédagogique publie une page spéciale sur l'Université d'été de la communication d'Hourtin. A lire également, l'éditorial de Caroline d'Atabekian.
http://www.cafepedagogique.net/di vers/hourtin23/
http://www.cafepedagogique. net/edito

- LA RENTREE    [ Haut ]

Rentrée : les programmes
Le CNDP met en ligne les documents d'application et d'accompagnement des nouveaux programmes du primaire (langues, littérature, maths) et du lycée (littérature, maths, SVT).
http://www.cndp.fr/doc_administra tive/zoomadmin/accueil.htm

Rentrée toulousaine
L'académie de Toulouse met en ligne un dossier "rentrée" : déclarations ministérielles, textes officiels, examens et diplômes, revue de presse etc..
http://web.ac-toulouse.fr/doc/ren tree/rentree.html

L'essentiel de la rentrée
Le CNDP regroupe en quelques pages les principales nouveautés de la rentrée concernant les programmes, les nouveaux dispositifs, l'évaluation et la vie scolaire. Des pages utiles, en attendant le dossier "Rentrée" du Café qui paraîtra le 15 septembre.
http://www.cndp.fr/doc_administra tive/essentiel/

En marge de la rentrée
Les médias se font l'écho des difficultés locales. Libération du 7 septembre a publié deux tribunes qui vont un peu au-delà. Mouloud Akkouche se fait l'écho du racisme ordinaire de " la France d'en Bar " un jour de rentrée. Joël Zaffran (sociologue, Bordeaux II) dénonce les mesures sécuritaires de la loi Perben. " Ce n'est pas en tenant les parents en suspicion, en raccompagnant manu militari les élèves à l'école, ou encore en stigmatisant un peu plus les familles en difficulté que l'institution scolaire pourra assurer pleinement son rôle éducatif et socialisateur... L'élève qui zappe les cours ou qui fait l'école buissonnière est aussi celui qui tente de préserver un moi profond, devenu, pour l'individualisme moderne, le dernier bastion de la liberté dans un ordre éducatif qui, par le truchement de ses institutions, réprime, encadre, refoule et enrégimente sa jeunesse, et qui trouve dans le temps libre les moyens d'une contention sociale ".
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=51625
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=51621

Rentrée : un dossier pour les parents
Le ministère de l'économie informe les parents sur les réglementations et les dernières tendances de la consommation.
http://www.service-public.fr/accu eil/education_rentree2002_conso.html

- LE SYSTEME EDUCATIF    [ Haut ]

Luc Ferry dévoile son programme
"Remettre l'école sur le chemin du progrès". C'est par cette formule que Luc Ferry et Xavier Darcos ont présenté leur programme le 2 septembre.
Les ministres tracent le portrait d'une école "en crise des savoirs, des valeurs et des modèles de référence", voir "à bout de souffle". Ils soulignent les mauvais résultats du système éducatif : stagnation des résultats du primaire au secondaire, maintien de nombreuses sorties sans qualification. Pour autant ils se refusent à lancer une énième réforme mais annoncent "une nouvelle gouvernance de l'école".
De quoi s'agit-il ? D'abord de "rendre l'Ecole à la Nation" pour la déconcentrer. Ensuite de profiter du large renouvellement des enseignants dans les dix années à venir pour "répartir différemment les postes" et faire évoluer le métier.
Dans l'immédiat, les ministres annoncent la mise en place d'un plan de prévention de l'illettrisme : outre l'augmentation des horaires de lecture et écriture à l'école, le ministère assurera la diffusion d'un guide méthodologique destiné aux maîtres de CP dès ce trimestre.
Au collège, les ministres initient "une relecture" des programmes de façon à "mieux harmoniser les différentes disciplines enseignées en donnant du sens et de la cohérence à la juxtaposition des savoirs". Des groupes d'experts, dirigés par N. Le Douarin, R. Rémond et P. Joutard, se chargeront de cette "relecture". Au delà, les ministres souhaitent rapprocher collège et enseignement professionnel et valoriser globalement l'enseignement professionnel.
Une dernière partie du programme ministériel concerne le civisme. Les ministres souhaitent "restaurer la paix à l'école" et pour cela favoriser les classes relais et les ateliers relais animés par des associations complémentaires de l'école. Ils lanceront début 2003 un "livret de l'engagement" qui proposera aux jeunes des activités concrètes.
http://www.education.gouv.fr/pres se/2002/rentreedp.htm

Hourtin : Luc Ferry et les TICE
Le nouveau ministre de la Jeunesse, de l'Education nationale et de la Recherche était hier à Hourtin pour rencontrer la communauté des technologues. Le ministre s'est encore peu exprimé sur la question des TICE ; la technique n'est pas le sujet de prédilection du philosophe. C'est donc d'autant plus méritoire de la part de Luc Ferry d'être ainsi descendu dans l'arène, avec une évidente ouverture d'esprit, sans la protection d'un discours convenu écrit par un conseiller. Ce ministre-là ne nous assommera pas avec des litanies.
Pour commencer, il souligne que la situation des TICE en France lui semble meilleure qu'on ne le dit souvent. L'Education Nationale n'a pas traîné les pieds sur ce front et il approuve les initiatives de ses prédécesseurs. Pour lui, la présence des ordinateurs et d'Internet à l'école est une question qui ne se discute pas, quoique l'on en pense. C'est notre devoir d'équiper les établissements, de former les élèves, les étudiants et les enseignants : c'est à cela que servent le B2I et le C2I.
Mais, car il y a un mais... Ici, c'est le philosophe qui prend la place du ministre. De l'exposé qui suit, il ressort que la science et la technique, chargées initialement par les philosophes des Lumières d'apporter aux hommes la liberté et le bien-être, ont fini, après deux siècles, par leur échapper. Renversement : nous craignons aujourd'hui que la science et la technique nous conduisent à la servitude sur une terre ravagée. Pour en savoir plus, on se reportera à Heidegger et à son concept de " monde de la technique ". Luc Ferry s'appuie sur cette idée d'une technique oublieuse de ses finalités humanistes pour nous interpeller : les TICE n'auraient-elles pas, elles aussi, oublié leurs finalités pédagogiques ?
Il donne deux exemples pour illustrer ses doutes. Grâce à Internet, on peut accéder à d'énormes bibliothèques en ligne. Mais en quoi cela est-il utile à un enfant qui ne lit pas même cinq livres par an ?
On numérise aujourd'hui les manuels scolaires pour les mettre dans des cartables électroniques qui pèsent moins lourd que les vrais cartables. Mais un tel transfert est forcément appauvrissant s'il ne se fait pas dans une écriture propre au multimédia. Et Luc Ferry doute que cette écriture existe aujourd'hui ; même si l'un de ses collaborateurs lui signale que l'IRCAM a créé un CD-ROM sur les musiques électroniques semblant répondre à ces conditions. Modestement, il rappelle qu'il a lui-même tenté de " faire de la philosophie " à la télévision, sans jamais y parvenir de façon satisfaisante.
La balle est ainsi envoyée dans le camp des partisans des TICE : montrez-nous des outils enthousiasmants, prouvez-nous leur utilité pédagogique. Nous avons de l'ouverture d'esprit conclut le ministre.
http://www.premier-ministre.gouv. fr/fr/p.cfm?ref=34904

Politique(s) ministérielle(s)
Le décret définissant les attributions du ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche précise qu'il " participe à la promotion et à la diffusion des nouvelles technologies.. et met en oeuvre la politique du gouvernement en faveur de l'utilisation et de la diffusion des nouvelles technologies."
Le 3 juillet, on apprenait la nomination de trois nouveaux recteurs : Patrick Gérard à Bordeaux, Bernard Dubreuil à Nantes et Alain Morvan à Lyon.
Le 5 juillet, selon un communiqué du SGEN CFDT, qui déplore cette décision, Luc Ferry a prononcé soudainement la suppression du Conseil national de l'innovation pour la réussite scolaire (CNIRS). Ce conseil, créé en octobre 2000, avait pour mission de repérer les innovations pédagogiques de façon à en permettre la généralisation. Sa suppression brutale pourrait être interprétée comme une condamnation des pratiques innovantes soutenues par le CNIRS depuis deux ans.
http://www.legifrance.gouv.fr/cit oyen/jorf_nor.ow?numjo=MENX0200112D
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020703114643.7ioobbcc.html
http://www.education.gouv.fr/inno vation/accueil.htm
http://www.lexpress.fr/Express/In fo/France/Dossier/raffarin/dossier.asp?id a=342825

Les aides-éducateurs feront bien la rentrée
Dans le cadre de la loi sur les contrats-jeunes, la commission des affaires culturelles de l'Assemblée a décidé de prolonger jusqu'au 30 juin 2003 les aides-éducateurs embauchés en 1997. Le texte, adopté en première lecture, sera discuté les 30 et 31 juillet.
http://www.assemblee-nationale.fr /12/dossiers/emploi-jeunes.asp

X. Darcos promet le maintien des aides-éducateurs
Dans un entretien publié par Le Monde, Xavier Darcos, interrogé surla disparition des emplois jeunes, a déclaré : "Nous trouverons un moyen pour que les services rendus par les aides-éducateurs continuent d'être accomplis. Mais le problème ne se posera pas avant la rentrée 2003 puisque les 20 000 emplois-jeunes qui devaient partir au cours de cette année scolaire pourront voir leur contrat prolongé jusqu'en juin."
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3226--288786-,00.html

Souffle au coeur du système
Auditionné par la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l'Assemblée nationale le 17 juillet, Luc Ferry a déclaré : "Je n'ai jamais perçu la formule "l'élève au centre de l'école" comme étant pertinente... Il faut mettre au coeur du système les relations entre le savoir, les élèves et les enseignants." Le ministre souhaite un grand débat législatif pour fixer les grandes missions de l'école.
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020717155901.6vbyks95.html

Mieux orienter les bacheliers
Dans une tribune du Monde du 4 juillet, Luc Ferry rappelle que "seulement 45 % des étudiants français obtiennent leur DEUG en deux ans". Pour remédier à ces échecs, "il est urgent d'agir en vue d'une meilleure orientation des bacheliers. Il faut améliorer l'accueil des étudiants, qui doivent être mieux encadrés tout au long du premier cycle, notamment dans le cadre du tutorat ou des monitorats". Le ministre recommande d'accepter en priorité en BTS les bacs professionnels et les bacs technologiques.
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3232--283595-,00.html
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020704181854.4tx4vqoq.html

Pseudo-Enterrement mouvementé pour le CNIRS
Le Monde du 9 juillet s'est fait l'écho de nombreuses réactions à la suppression du Conseil national de l'innovation pour la réussite scolaire. Francis Oudot, président de l'Andev, regrette "un espace de libre-échange du milieu éducatif", tandis que l'ICEM Freinet souligne "l'absence de volonté politique pour sortir de l'inertie". Dans une dépêche AFP, Gaby Cohn-Bendit craint que "la décision de supprimer le Conseil de l'innovation (porte) un coup d'arrêt à l'innovation. Le ministre sait très bien que s'il n'y avait pas eu de volonté politique forte face aux recteurs et aux administrations, la vingtaine d'établissements expérimentaux dont nous avons encouragé la création pour enseigner autrement à des élèves décrocheurs, n'auraient jamais vu le jour".. Une crainte partagée par A.-M. Vaillé dans un entretien paru dans Libération. Elle y redoute "l'abandon de l'innovation et le retour de la figure de l'enseignant qui invente seul dans son coin sans aucune reconnaissance".
Le ministre a confirmé le maintien des 12 établissements innovants soutenus par le CNIRS. Mais coup de théâtre fin juillet : un article de Libération du 20 juillet informe finalement du maintien de ce conseil.
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3226--284211-,00.html
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020710114811.fcc6kq2o.html
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020709173243.9lv8zxhu.html
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=40542
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=42962

Suspension des langues régionales
Le Conseil d'Etat a ordonné le 15 juillet la suspension de la mise en place de l'enseignement en langues régionales par immersion dans les établissements publics. Il a également jugé illégale l'intégration des écoles Diwan dans l'enseignement public. Réagissant à ces décisions, Jack Lang y voit "une conception centraliste, parisienne et dogmatique de la culture et du savoir".
http://www.service-public.fr/accu eil/education_immersion.html http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_empl oi_020715174609.lbyu6usp.html

Quel budget pour l'éducation nationale ?
C'est un budget de l'éducation largement amputé qu'Emmanuel Davidenkoff a présenté dans Libération du 31 août. Aucune création de poste n'aurait lieu dans le secondaire, alors que 4000 étaient attendus et 5000 emplois de surveillants seraient supprimés. Ces restrictions pourraient freiner la mise en place des réformes (IDD en collège, enseignement des langues dans le primaire). Le budget sera officiellement connu fin septembre.
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=50265

Rigueur pour l'école
Le Monde du 4 septembre analyse le budget 2003. Si celui de l'Education nationale est en hausse de 2,08%, le volume d'emploi devrait diminuer du fait de la suppression 5600 postes de surveillants. Des menaces pèsent également sur les aides-éducateurs. Si Xavier Darcos reconnaît leur utilité et souhaitent relever leur salaire, on ne sait toujours pas comment ces emplois seront maintenus.
"Au plus tard début 2003, nous allons travailler avec notre propre administration, et avec le ministère du budget, pour créer une nouvelle structure, un nouveau statut"
affirme le ministre.
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3226--289073-,00.html
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3226--289037-,00.html

Un budget contesté
Plusieurs organisations jugent sévèrement le projet de budget de l'éducation nationale. Le SNES parle de "projets catastrophiques pour le second degré". Le SGEN-CFDT estime que "l'investissement éducatif semble abandonné" et souhaite "une politique ambitieuse" pour l'école. Pour la FCPE, " si quelques pistes tracées par le Ministre méritent attention, celles-ci perdent toute force de conviction dès lors que le silence persiste sur ces engagements budgétaires correspondants. Tenter de justifier des comptes d'apothicaire en recourant à quelques considérations pédagogiques de circonstance ne peut gommer la réelle contrainte qui s'impose à ce Ministère".
http://www.snes.fr
http://www.sgen-cfdt.fr
http://www.fcpe.asso.fr/article.a spx?id=163

Les statistiques du système éducatif
Le ministère publie l'édition 2002 des "Repères et références statistiques sur les enseignements. En 12 chapitres, l'ouvrage propose toutes les données de base relative au système éducatif : enseignement primaire, secondaire et supérieur, mais aussi apprentissage, les examens, les étudiants, la formation continue.
http://www.education.gouv.fr/dpd/ rers/repere.htm

Les classes préparatoires en hausse
Selon une étude officielle, plus de 70.000 jeunes étaient inscrits en 2001-2002 en classes préparatoires. Alors que les effectifs des classes économiques et commerciales se stabilisent, les classes scientifiques et littéraires connaissent une légère progression. Cependant la parité reste à établir : les filles restent confinées dans les classes littéraires et économiques.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dp d/ni0236.pdf
http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep.html

Chute continue des effectifs étudiants
Début 2002, les universités françaises comptaient 22.500 étudiants de moins qu'en 2001. Le nombre d'inscrits en premier cycle a baissé de 3,5% en un an. Cette diminution touche toutes les disciplines mais est particulièrement forte en langues, droit, et SVT.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dp d/ni0239.pdf http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep.html

Effectifs en baisse en université
Une brochure ministérielle le montre : en 2001, le nombre d'inscrits dans l'enseignement supérieur a diminué de 1%. La baisse a été particulièrement sensible dans le premier cycle universitaire (-4%). Mais elle a touché également les STS, les IUT et le second cycle universitaire. On s'attend à une nouvelle baisse des inscriptions en université en 2002. Cette situation tient compte ds fluctuations démographiques mais aussi, en amont, du nombre de bacheliers et des choix des étudiants vers des formations plus courtes.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dp d/ni0231.pdf
http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep.html

20,8 élèves par classe
Selon une étude ministérielle, chaque enseignant a en charge en moyenne 20,8 élèves. Ce calcul tient compte du fait qu'un tiers des heures d'enseignement sont effectuées en groupe et non en classe entière. On observe cependant de fortes disparités. Ainsi ce nombre est égal à 15,6 en lycée professionnel, 22,8 en lycée, 22,6 en collège.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dp d/ni0240.pdf
http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep.html

La violence scolaire, souci européen
La Commission européenne propose depuis 1997 des actions de coopération en matière de lutte contre la violence scolaire. Son site rappelle la politique européenne (l'initiative " Violence à l'école ") et propose documents et liens utiles.
A noter, à propos du racket, l'initiatives du sites Momes.net qui a ouvert un forum où les jeunes témoignent et échangent sur ce fléau. " Moi je me suis fais racketer il y a un instant et je voulais dire à ceux de mon cas, dites le tout de suite à vos parents ".
http://europa.eu.int/comm/educati on/violence/home_fr.html
http://www.momes.net/forum/racket .html

Un nouveau jugement négatif sur l'école
Le Monde du 27 juin publie les résultats d'une enquête du CREDOC réalisée à la demande de la CNAF. Selon elle, 60% des Français estiment que l'école n'est plus capable de former les enfants. Cette étude vient après une enquête réalisée par CSA pour l'UNAPEL qui révélait que deux parents sur trois avaient une vision négative de l'école.
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3226--282609-,00.html
http://www.csa-tmo.fr/fra/dataset /data2002/opi20020503b.htm

L'informatique à l'école vue par 01net.
Chaque rentrée voit fleurir les articles sur les TIC à l'école. 01Net réunit un dossier fort critique : enseignants mal formés, matériel insuffisant, absence de pilotage, "la France peut mieux faire". 01Net interroge Xavier Darcos qui souhaite "identifier les bonnes pratiques et les mettre en avant". La revue ne manque pas d'interroger les constructeurs et éditeurs du marché de l'éducation qui souhaitent des maîtres mieux formés. (Information L. Behocaray).
http://www.01net.com/rdn?oid=1914 68&thm=UNDEFINED

Le concours général
Les résultats du concours général sont publiés sur le site ministériel.
http://www.education.gouv.fr/pres se/2002/concgendp.htm

Le bac
Retrouvez sujets et corrigés des bacs généraux et technologiques à ces adresses :
http://www.tf1.fr/examens/ TF1 examens
http://www.lemonde.fr/education/b ac_corriges/ Le Monde

La RTT dans l'éducation nationale
Un encart spécial fixe les règles d'application de la réduction du temps de travail pour plusieurs catégories de personnel non-enseignant de l'éducation nationale.
http://www.education.gouv.fr/bo/2 002/31/encart.htm

- VIE PROFESSIONNELLE    [ Haut ]

Des enseignants inquiets
C'est un tableau contrasté mais assez sombre des enseignants du second degré que dresse une nouvelle étude de la DPD (ministère). Basée sur un échantillon de 955 personnes, elle montre des enseignants inquiets de leur avenir. Ainsi 40% d'entre eux craignent une nomination dans un établissement difficile. 94% estiment qu'on "leur demande de plus en plus de choses" même si 86% reconnaissent que le métier c'est autant éduquer qu'instruire. 85% des enseignants estiment qu'ils ne sont pas assez reconnus dans la société et 20% envisagent de quitter le métier.
D'après cette étude, un quart des enseignants utilisent Internet pour préparer leurs cours mais 7% seulement s'en servent en cours, souvent faute de formation.
Une autre étude (Note 02.32) s'est intéressée à l'évolution des corps d'enseignants du second degré. Les 372.237 professeurs concernés ont un service moyen de 17,8 heures dont 16,8 h d'enseignement.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dp d/ni0233.pdf
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dp d/ni0232.pdf
http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep.html

Responsabilité des enseignants
La Cour de cassation vient de donner son verdict dans l'affaire du Drac (voir L'Expresso du 6 juin). Celle-ci posait la question de la responsabilité individuelle des enseignants dans cet accident. Les enseignantes avaient-elles commises une faute caractérisée en exposant les enfants à un risque qu'elles auraient dû connaître ? La Cour estime que non et relaxe l'institutrice et la directrice.
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020618131156.385upqnd.html

Concours
Le B.O. spécial n°14 est tout entier consacré aux concours de recrutement de personnels enseignants, d'éducation et d'orientation des lycées et collèges ainsi qu'aux concours réservés et au concours de recrutement des professeurs des écoles. On y trouvera notamment les calendriers des épreuves, les conditions d'inscription, le déroulement des épreuves, les instructions concernant ces concours.
http://www.education.gouv.fr/bo/2 002/special14/default.htm

Concours : parisianisme et féminisation
Le ministère publie une étude sur les 19.770 postes mis aux concours à la session 2000. Premier enseignement, le nombre d'admis diminue, suivant en cela le nombre de postes offerts. Le nombre de ressortissants européens (espagnols, allemands et italiens) a également chuté : ils représentent 1% des candidats. Les femmes représentent 57% des candidats en moyenne, mais plus de 80% en documentation, lettres et langues. Tous concours confondus, près d'un lauréat sur quatre vient de région parisienne, ce qui est déjà beaucoup. Mais Paris produit un admis sur deux à l'agrégation.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dp d/ni0241.pdf
http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep.html

Concours Les rapports des jurys
Les rapports des jurys des concours 2001 sont édités par le CNDP.
http://www.cndp.fr/brochadmin/

Un logo pour les émissions libres de droit
Désormais plus d'excuse ! Les émissions de France 5 libérées de droits pour une utilisation en classe seront clairement signalées par un logo (une vidéocassette). Ce logo devrait également retenir l'attention des enseignants en leur signalant des émissions particulièrement adaptées aux besoins du monde éducatif. En un an, les émissions ainsi libérées de droits représentent une centaine d'heures de programmes. Citons par exemple : des magazines (Va savoir), des séries (Le monde d'Etienne, etc.), des documentaires (la guerre d'Algérie etc.).
http://www.france5.fr/education/

Interdisciplinarité et ouverture à l'international
Le B.O. du 25 juillet invite les établissements à utiliser les programmes européens Socrates et Leonardo da Vinci pour mener des projets interdisciplinaires (PAC, TPE, PPCP, itinéraires de découverte etc.). Plusieurs exemples sont proposés ainsi que la liste des thèmes des projets Comenius en 2002.
http://www.education.gouv.fr/bote xte/bo020725/MENE0201654N.htm

L'école et la diffusion d'Internet
Le dernier numéro d'Insee Première, le quatre pages de l'INSEE, est consacré à l'utilisation des nouvelles technologies par la population française. La moitié des Français de 15 ans et plus ont déjà utilisé un ordinateur, un tiers Internet. Des chiffres qui illustrent un certain retard français mais qui montrent également une rapide progression des TIC : 60% des propriétaires de PC l'ont depuis moins de 3 ans, 80% des internautes surfent depuis moins de deux ans.

L'école peut-elle combler ce retard ? L'étude montre que, globalement, les accès publics ne compensent pas le sous-équipement... sauf à l'école. Si 20% des élèves n'utilisent jamais les ordinateurs de l'établissement, 50% le font au moins une fois par semaine. L'école a donc un rôle essentiel de transmission de la culture informatique dans la population. Malheureusement elle se distingue encore par une utilisation atypique d'Internet : beaucoup de "surf", peu de courrier électronique.
http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_f fc/IP850.pdf
http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep.html

Meirieu contre "l'école des sorciers"
Dans une tribune publiée par Le Monde le 2 septembre, Philippe Meirieu fait sa rentrée en appelant à un recentrage du débat pédagogique. " Sortir de la "pédagogie du décret qui régit l'école des sorciers, arrêter de croire qu'il suffit de dire "Taisez-vous !" pour que les élèves se mettent au travail. C'est là où la véritable "laïcité" trouve son origine et garde toute son actualité : la laïcité de la Déclaration des droits de l'homme... Voilà le véritable clivage : il n'oppose pas ceux qui, d'un côté, défendraient "les savoirs" et ceux qui, par ailleurs, s'abîmeraient dans la "pédagogie compassionnelle"; il oppose ceux qui considèrent l'éducateur comme un être qui doit "faire alliance" avec l'élève contre toutes les formes de fatalité et d'adversité et ceux qui traitent d'abord l'échec, voire la simple difficulté, par la stigmatisation, l'exclusion, la création de ghettos, la répression. Il est temps de revenir à ce choix et d'analyser nos décisions éducatives.. à la lumière de cet enjeu". Une analyse en réaction à certaines mesures "simplistes" récentes ?
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3232--288768-,00.html

La réforme selon Antoine Prost
L'Express du 29 août publie un entretien avec Antoine Prost. Pour l'ancien conseiller d'Alain Savary "une vraie différenciation pédagogique reste à inventer au collège. Seules des méthodes spécifiques peuvent répondre à la diversité des élèves et aux difficultés de certains. Amener les jeunes à développer des excellences dans le domaine culturel, comme la musique, le dessin ou la littérature, est aussi une façon de diversifier et de donner du sens à l'école". Plutôt qu'entamer une énième réforme, A. Prost invite le ministre à laisser "les acteurs de terrain, au gré des solutions qu'ils trouvent, définir, par tâtonnements et erreurs, la bonne formule."
http://www.lexpress.fr/Express/In fo/France/Dossier/educationnation/dossier .asp?ida=350375

La Gay Pride dénonce l'homophobie scolaire
"Dans le supérieur et surtout en milieu scolaire, les jeunes homos sont encore trop souvent acculés à la honte, au silence, au déni d'eux-mêmes. Ils sont en butte au mépris, aux insultes des autres jeunes, à l'ignorance affichée ou à la condescendance des adultes dans une institution qui véhicule des stéréotypes et se refuse souvent à condamner l'homophobie au même titre que le racisme ou le sexisme".Pour Patrick Comoy, président d'une association gay, l'école du respect n'existe pas pour les homos.
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020628161958.ywum5lkr.html

En arrière toutes !
Un bond de plusieurs années en arrière, c'est ce qu'exigent les présidents de 16 associations de professeurs spécialistes regroupées dans la "Conférence des présidents des associations de professeurs spécialistes". Reçus en audience au ministère le 26 juin, ils ont demandé la suspension des TPE et PPCP, l'arrêt des itinéraires de découverte, la suppression des projets artistiques et culturels (PAC) et l'augmentation des horaires dans leurs spécialités. Ils ont également remis en question les procédures de passage des élèves en classe supérieure et demandé l'arrêt de l'introduction du contrôle continu dans certaines épreuves du bac.
Ces revendications sont émises alors que la rentrée est déjà organisée et après que le ministre se soit prononcé clairement en faveur des réformes. Elles prennent le contre-pied de l'évolution du système éducatif depuis une décennie et remettent en question une orientation encore plus ancienne vers les méthodes actives. Certains des dispositifs incriminés connaissent un succès certain auprès des élèves. C'est le cas des TPE qui sont présentés cette année par près de la moitié des candidats au bac général alors qu'il s'agit d'une simple option facultative.
Parmi les associations signataires, relevons l'association des professeurs de philosophie de l'enseignement public, l'association des professeurs de lettres, d'économie et gestion ainsi que la société des langues néo-latines.
Contact : claudelob ry@hotmail.com

Actualité
Un cahier, un crayon pour les écoliers afghans
A l'occasion de la rentrée scolaire, Solidarité laïque organise jusqu'à la fin du mois d'octobre une collecte après des enfants pour équiper les écoliers afghans d'un minimum de matériel scolaire.
http://www.solidarite-laique.asso .fr/enter/enter.htm

Actualité
Les nouvelles formations de l'enseignement agricole
Le Monde du 5 septembre rend compte des nouvelles formations mises en place par les lycées agricoles corréziens. L'enseignement agricole s'intéresse aux services à la population rurale ainsi qu'aux activités proches des néo-ruraux. En témoignent les formations aux métiers du golf (aussi bien jardiniers que gestionnaires) et la nouvelle licence professionnelle de consultant rural. Une évolution qui témoigne de celle du monde rural.
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3228--289166-,00.html

- EUROPE    [ Haut ]

L'évaluation au coeur du système scolaire britannique
Un article du Temps de Genève du 28 juin rend compte de la dernière décision du Département de l'éducation britannique : dès l'âge de 7 ans, les écoliers britanniques pourront noter leurs maîtres. Cette décision, même s'il ne s'agit pas de notation individuelle mais d'une consultation globale, suscite, on s'en doute, de fortes réactions Outre-Manche. Le quotidien suisse saisit l'occasion pour présenter un système éducatif qui a mis l'évaluation des établissements au centre de sa politique pour concurrencer l'enseignement privé, évoluer et s'ouvrir sur la société.
http://213.193.98.186/template/so ciete.asp?page=8&contenuPage=&article=926 38&quickbar=

Apprendre avec les TIC au Luxembourg
Au Luxembourg la situation des TIC évolue. Le pays souhaite enrayer la fracture numérique et intégrer les TIC dans les disciplines. Pour cela le Luxembourg envisage de "mettre en réseau les enseignants de tous les ordres scolaires dans une communauté virtuelle sur Internet permettant des échanges d'informations et de bonnes pratiques professionnelles"; Un site propose des informations sur la politique en matière de TICE ainsi que des signets et des séquences pour l'enseignement avec les TIC. (Information Jos Berternes)
http://www.elabotic.lu

- LA LOI PERBEN ET LA SECURITE    [ Haut ]

Six mois de prison pour "traiter" un prof
L'Assemblée nationale a adopté définitivement le 3 août la loi sur la justice. On le sait, celle-ci crée des centres éducatifs fermés pour les mineurs, instaure des sanctions pour les 10-13 ans et facilite la détention des 13-18 ans. Mais le projet de loi a été durci par deux amendements déposés par la majorité.
Un premier amendement punit de 6 mois de prison et de 7500 euros d'amende les outrages adressés à un membre de l'équipe éducative quand il est commis dans un établissement scolaire ou à l'occasion des entrées et sorties des élèves.
Un second amendement permet la suspension des allocations familiales quand un mineur est placé en centre de éducatif fermé. Ainsi est crée une "sanction familiale". Pour l'éditorial du Monde du 3 août "il ne s'agit pas de justice, mais d'idéologie".
http://www.assemblee-nationale.fr /12/dossiers/programmation-justice.asp
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3208--286568-,00.html

Courte justice pour tous, maigre justice pour les mineurs
Le projet de loi sur la justice, présenté au conseil des ministres du 17 juillet, accorde des droits nouveaux aux victimes et des moyens supplémentaires à une administration qui en a bien besoin. Mais ce projet contient des mesures qui soulèvent dès maintenant les réserves de nombreuses institutions, dont la Commission nationale consultative des Droits de l'Homme.
La CNCDH souligne l'affaiblissement du pouvoir judiciaire permis par ce texte. D'une part le projet créé, pour les "petits" délits, des "juges de proximité" temporaires qui n'auront ni la compétence, ni l'indépendance que le justiciable est en droit d'attendre d'un état de droit. Dans cette perspective, la CNCDH estime "beaucoup plus contestable encore, l'attribution aux juges de proximité.. d'une compétence pénale à l'égard des mineurs de 13 à 18 ans.. Elle estime grave et injustifiée cette remise en cause d'un principe essentiel de l'ordonnance du 2 février 1945 relative à l'enfance délinquante, celui de la spécialisation de la justice des mineurs, principe qu'a ultérieurement consacré la Convention internationale des droits de l'enfant, ratifiée par la France". D'autre part le projet de loi facilite et allonge la détention provisoire. Il renforce le rôle du procureur de la République en rendant son appel suspensif de la remise en liberté d'un détenu. Il étend la comparution immédiate à de nombreuses infractions, ce qui n'est pas une garantie de bonne justice.
S'agissant des mineurs, le projet de loi crée des "centres éducatifs fermés" pour les mineurs dès l'âge de 13 ans, des "sanctions éducatives" dès l'âge de 10 ans et donne la possibilité au procureur de traduire devant le tribunal dans un court délai (moins d'un mois) certains mineurs. Or on voit mal comment la privation de liberté pourrait permettre l'insertion et l'éducation de ces jeunes. Certes les procédures actuelles ont semblé parfois inadéquates pour faire face à certaines formes de délinquance juvénile. Ainsi un récent numéro de VEI Enjeux signalait le cas des délinquantes mineures (S. Lefrançois, n°128, pp136 sqq.). Mais le texte gouvernemental en arrive à remettre en question l'approche humaniste, républicaine qui voit en l'enfant un justiciable ayant droit à des garanties supérieures et un être éducable. C'est cette perception de l'enfant qui est mise en danger par le texte.
Ainsi la FCPE, Amnesty, la Ligue des Droits de l'Homme, le MRAP, plusieurs syndicats d'enseignants et de nombreuses autres organisations, soulignent que "les seules réponses proposées aux jeunes en difficulté passent par des mesures pénales qui permettent d'enchaîner une sanction pénale dès l'âge de 10 ans, un placement sanction dans un établissement, un placement en centre fermé, la détention provisoire à partir de 13 ans et enfin la condamnation à une peine de prison. Dans ce dispositif, la prise en charge éducative n'a plus de place et sa légitimité est profondément attaquée.. C'est l'enfance qui est niée à travers la pénalisation dès l'âge de 10 ans. C'est l'ensemble des enfants, susceptibles un jour ou l'autre d'un écart de comportement, qui pourront être sanctionnés. Mais c'est aussi la jeunesse issue des couches sociales les plus défavorisées et de l'immigration qui sera la première victime de ce projet". Elles s'opposent à ce projet de loi.
http://www.justice.gouv.fr/presse /loiprogsomm.htm
http://www.commission-droits-homm e.fr/binTravaux/AffichageAvis.cfm?IDAVIS= 670&iClasse=1
http://www.fcpe.asso.fr/article.a spx?id=145

Loi symbolique ou apparence de loi ?
L'amendement à la loi Perben punissant de 6 mois de prison ou 7500 euros d'amende un outrage à un enseignant soulève de nombreuses oppositions.
Ainsi la Confédération syndicale des familles dénonce "des mesures (qui) conduisent à une criminalisation des familles". Des réactions similaires se font entendre du coté des syndicats enseignants. L'UNSA-Education dénonce "une vision étriquée du problème tendant à faire penser que la violence n'est pas un phénomène social mais un problème individuel". La FSU parle " d'effet d'affichage" disproportionné. Pour François Dubet, sociologue spécialiste de la violence scolaire, interrogé par Le Monde du 6 août, la menace d'emprisonnement "ne changera pas grand-chose au comportement des élèves (ou des parents) et mettra les profs dans l'embarras. Si l'une de leurs plaintes conduit un gosse de 13 ans en prison, comment croyez-vous qu'ils réagiront ? Criminaliser les gamins des quartiers et judiciariser l'espace scolaire ne sont pas des solutions. Aujourd'hui, on ne règle plus les conflits au sein de la communauté pédagogique, on appelle le procureur. Si l'on s'engage davantage sur cette voie, les profs devront bientôt gérer, en plus de leurs propres plaintes, les accusations des parents".
Dans le même quotidien, Jean-Marie Colombani dénonce la "lepénisation de nos lois" : "Toute notre philosophie du droit et de la justice est ébranlée en son socle, à la fois d'inspiration démocratique, de philosophie libérale et d'ambition humaniste. Si l'enfant faute, c'est donc que la famille est coupable : plus d'excuse sociale, plus de contexte économique, plus d'environnement culturel. L'enfant criminel est l'enfant mal éduqué. La société, l'histoire, l'inégalité, les héritages, etc., n'y ont aucune part : c'est la faute aux parents... Quant au rapport pédagogique, il tombe sous le sens - le bon sens - que c'est un rapport à l'ordre et à la loi : non pas une relation d'éducation et de formation, mais le même type de contrat que celui qu'entretient le justiciable avec les gardiens de l'ordre en uniforme, policiers ou gendarmes. Politique familiale, droits de la défense, relation pédagogique : en trois dispositions, c'est toute une nouvelle philosophie sociale qui s'affiche
Au lieu de combattre le Front national, on donne droit de cité à ses idées. De la "lepénisation des esprits", dénoncée par Robert Badinter, nous voilà passés à la lepénisation de nos lois".

Interrogé par Le Point, le 9 août, Xavier Darcos assure que "Cette mesure est un signe donné au personnel enseignant par les parlementaires. Il est bon de rappeler que le professeur est investi d'une autorité, due à son savoir, mais qu'il est aussi porteur d'une part de l'autorité de la République... Cette sanction a surtout une valeur symbolique". A peine née, voilà une mesure de justice rangée dans le domaine du symbolique. "Symbolique : qui n'a que l'apparence, mais non la réalité" nous dit le dictionnaire...
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020807145408.oz4dxnvq.html La CSF, AFP / Voila
http://www.letelegramme.com/index .cfm?page=telegdisplay&class=articleteleg ramme&method=affiche_entier&object=200208 06_010b070400_4808706
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3224--286694-,00.html
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3232--286723-,00.html
http://www.lepoint.fr/societe/doc ument.html?did=105954

Absentéisme : faut-il punir les familles ?
La décision du ministre de l'intérieur, le 10 juillet, de soumettre à des "sanctions aggravées" les parents qui ne respectent pas l'obligation scolaire de leurs enfants, afin de lutter contre la délinquance, suscite réactions et commentaires. Le ministre délégué à la famille, C. Jacob, le 11 juillet, proposait la création d'une amende parentale : "L'intérêt de l'amende parentale, c'est qu'elle fait intervenir la justice. Il y a quand même une différence entre l'avertissement de la caisse d'allocations familiales ou de l'inspection académique, et la convocation par un juge". X. Darcos, ministre délégué à l'enseignement scolaire, minimise la mesure annoncée : " (elle) rappelle des dispositions qui existent déjà en ce qui concerne l'absentéisme scolaire et incite à les appliquer ou à les renforcer... Ce n'est pas un texte à caractère pénal, mais à caractère réglementaire. Ce sera à l'ordre judiciaire de voir s'il faut par la suite fournir aux proviseurs d'établissements les moyens juridiques de faire des signalements qui soient suivis d'effet". Pour la FCPE, "prétendre résoudre les problèmes de l'absentéisme scolaire en pénalisant un peu plus les familles révèle une méconnaissance totale, à la fois du problème de l'absentéisme et de la situation des familles en difficulté".
Libération du 11 juillet donnait la parole au sociologue Hugues Lagrange pour qui l'absentéisme est lié "à des altérations graves du cadre de vie et spécialement des relations familles". Le quotidien estimait à 100.000 élèves le nombre de "décrocheurs". A l'occasion de la 6ème Biennale de l'éducation et de la formation, la région Ile-de-France estimait à 15.000 le nombre de décrocheurs franciliens. Plusieurs dispositifs, par exemple le Lycée intégral, proposaient des pistes sérieuses pour réintégrer les élèves en perdition. Mais ces structures n'accueillent que quelques dizaines d'élèves ce qui semble bien insuffisant.
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020710153427.g13psdtg.html Dépêche AFP Voila
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020711075753.1pzc763b.html
http://www.fcpe.asso.fr/article.a spx?id=141
http://www.ac-versailles.fr/pedag ogi/rvp/HTML/abandonscolaire.htm
http://www2.ac-lille.fr/reussite- lycee/Outils%20FAP/decrochage/pr%C3%A9sen tation.htm

Enfermer n'est pas éduquer
Dans une tribune parue dans Libération du 12 juillet, Manuel Palacio, président de l'Afpej, s'élève contre le projet de centres fermés pour les mineurs : " L'enfermement est une réponse à un acte, c'est une sanction à l'état brut. En revanche, le placement en institution obéit à une autre logique. Tout en jugeant l'acte, il s'agit d'apporter une réponse à la personne qui l'a commis. Ici la sanction existe, mais elle se prolonge d'un traitement de fond, ce que l'on appelle une action éducative. La notion de centre éducatif fermé vient confondre ces deux niveaux." Il appelle à " une ambitieuse réforme de la détention des mineurs où, enfin, l'exigence de la sanction serait satisfaite sans que cela soit au détriment du devoir d'éducation".
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=41478

La loi Perben condamnée par la L.D.H.
Dans une tribune de Libération du 14 août 2002, Michel Tubiana, président de la Ligue des Droits de l'Homme, dénonce l'enfermement des mineurs par une justice sociale "au rabais" : "S'agissant de juguler une délinquance venant des "gens d'en bas", il est normal de créer une "justice d'en bas". C'est ce que seront les juges de proximité, au statut incertain, soumis aux pressions du parquet et chargés d'un abattage judiciaire allant jusqu'aux mineurs. Justice au rabais aussi que cette accélération de l'accroissement de la procédure de comparution immédiate qui va permettre d'infliger jusqu'à vingt ans de prison en quelques semaines... Les mineurs se voient promettre un enfermement "éducatif" auquel même le très sécuritaire M. Peyrefitte avait mis fin."
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=47212

L'échec scolaire, stigmate de la délinquance
Le Sénat publie un rapport sur la délinquance des jeunes qui accuse l'école. Ce rapport montre d'abord la montée des actes délinquants commis par les mineurs : 82.151 mineurs mis en cause en 1977, 177.017 en 2001; une délinquance souvent peu grave mais qui exaspère la population. Le rapport établit également la "surdélinquance des jeunes issus de l'immigration" : 32% des délits peu graves seraient commis par des adolescents dont les deux parents sont nés à l'étranger. Parmi les causes de cette situation, pour le rapporteur, "plusieurs indicateurs mettent en évidence le rôle que joue (l'échec scolaire) dans le basculement (vers la délinquance).. Le bilan du collège unique est mitigé.. Il a conduit à une radicalisation de l'échec, et est, à ce titre, "co-producteur" de délinquance. La démocratisation du collège laisse sur le carreau un nombre non négligeable d'enfants". Aussi, parmi les mesures retenues par les sénateurs, plusieurs concernent l'école. Puisque l'école "à force d'intégrer a fini par exclure", il faut lutter contre l'absentéisme scolaire en menaçant de suspendre les prestations familiales, améliorer la formation des maîtres, améliorer le système de sanction dans les établissements, développer les classes SAS et les classes relais et surtout diversifier le collège unique en proposant "un enseignement à option qui encourage les gestes et les techniques".
Le Sénat souhaite aussi maintenir l'ordonnance de 1945 mais en l'aménageant : accélération des procédures, détention provisoire pour les mineurs de 13 à 16 ans, création d'établissements pénitentiaires spécifiques "permettant une prise en charge éducative".
En annexe au rapport, on trouvera les témoignages de nombreux sociologues : Sébastien Roché, pour qui l'échec scolaire est la première motivation de la délinquance des jeunes, Laurent Mucchielli, pour qui la "prévention des troubles scolaires devrait être une grande priorité nationale".
On le voit : un rapport bien documenté, qui apporte de précieuses informations mais qui aura des conséquences sur l'école.
http://www.senat.fr/rap/r01-340-1 /r01-340-1.html
http://www.senat.fr/rap/r01-340-2 /r01-340-2.html

Des enseignants dans les centres éducatifs fermés
X. Darcos l'a annoncé : un enseignant, le plus souvent un instituteur spécialisé, sera affecté dans chacun des centres éducatifs fermés créés par la loi Perben. Il suivra les études que les jeunes pourraient suivre à distance via le CNED. Il dispensera également un enseignement 4 heures par jour, 4 jours par semaine, "soit plus que ce qui est dispensé en prison".
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020725160947.c0w10aae.html

Le délit d'outrage et ses suites
On sait que la loi Perben a créé un délit d'outrage à enseignant passible de 6 mois de prison et 7500 euros d'amende. Le Monde du 3 septembre a consulté enseignants et magistrats sur ce nouvel article du Code pénal. Si les avis des enseignants varient, du coté des palais de justice l'application de la nouvelle loi se prépare. Ainsi ce magistrat de Reims : "on pourra, lorsqu'un élève "pète les plombs" en cours, l'arrêter séance tenante". La nouvelle loi permet de mettre en garde à vue les coupables. Et on se prépare à leur imposer des travaux d'intérêt général.
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3226--288924-,00.html
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3226--288925-,00.html

- LES ELEVES    [ Haut ]

Le S.M.S. nouvelle pratique culturelle des jeunes
Le Monde du 10 août publie un intéressant dossier sur les messages Texto diffusés sur les téléphones portables. Le quotidien interroge Jacques Anis, professeur de linguistique, qui ne craint pas un appauvrissement du français : "Le pire des cas serait que le français reste à l'écart des mutations technologiques et c'est une bonne chose pour éviter l'usage trop répété de l'anglais". L'usage des SMS en classe est également évoqué à travers plusieurs témoignages. Ainsi pour Alexis Kauffmann, collaborateur du Café, le SMS est "un phénomène qui échappe quasi totalement à l'école, au départ par ignorance et aujourd'hui souvent par dédain pour cet ersatz d'écriture".
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3208--287076-,00.html
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3208--287077-,00.html
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3208--287078-,00.html

Des jeunes condamnés au chômage ?
"Si les conditions d'insertion des jeunes vont s'améliorer, elles n'en resteront pas moins difficiles." Une Note d'information du Ministère de l'éducation nationale, réalisée avec le B.I.P.E., s'est penchée sur les perspectives d'emploi à l'horizon 2010. Il en résulte d'abord que le chômage des jeunes se situera entre 6 et 9% en 2010, selon le scénario économique retenu. Dans la perspective d'une croissance de 2% l'an d'ici 2010, le taux de chômage s'élèverait. Dans tous les cas, ce sont les services aux particuliers qui connaîtront la plus forte croissance. Par contre les perspectives économiques commandent les prévisions de formation. Dans le cas d'une croissance lente, les diplômés bac +3 pourraient avoir du mal à trouver un emploi. Dans tous les cas, les jeunes peu diplômés (CAP, BEP, brevet ou aucun diplôme) auront du mal à s'insérer professionnellement.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dp d/ni0230.pdf
http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep.html

Pour Phosphore, un bilan mitigé
Le magazine Phosphore publiera dans son numéro de rentrée une enquête réalisée auprès de 3000 lycéens qui jugent leur lycée. Si 78% des lycéens trouvent que les cours sont intéressants, seulement 27% les trouvent très utiles. Les jeunes se plaignent également d'être incompris de leurs enseignants.
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020823093429.wdsog6ld.html

Les jeunes plébiscitent l'école
Selon un sondage publié par "Les Clés de l'actualité" ce 5 septembre, deux adolescents sur trois déclarent aimer l'école. 81% croient que l'école permet la promotion sociale. Mais la moitié aimeraient changer de matières d'enseignement ou en introduire de nouvelles.
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020904160604.ixhbhvyf.html
http://www.milanpresse.com/Magazi nes/PressSubAffich.htm?Num_Visit=NV324016 6696283185&submenu=1&RTITRE=Les%20cl%E9s% 20de%20l%27actualit%E9&RID=MI300495

Les toxicomanes sont jeunes
L'Observatoire français des drogues et des toxicomanies publie son rapport annuel. Il souligne le jeune âge des toxicomanes la moitié des jeunes de 18 ans ont déjà fumé du cannabis. 5 à 6% des garçons expérimentent également l'ecstasy ou des produits à inhaler. Tous les toxicomanes cumulent à la drogue l'alcool et le tabac..
http://www.ladocumentationfrancai se.fr/brp/notices/024000375.shtml

Les marques piègent les collégiens
Le Monde du 9 septembre analyse les méthodes de vente utilisées par les marques pour séduire les collégiens. Fort habilement, elles misent sur les phénomènes d'imitation, fréquents chez les jeunes, pour pénétrer ce marché. Internet est aussi un bon moyen pour entrer en contact avec les jeunes consommateurs et les fidéliser à une marque.
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3236--289580-,00.html

- LES PARENTS    [ Haut ]

Les aides aux familles
Une page bien pratique pour y voir plus clair sur les aides accordées par l'Education nationale aux familles (demandes de bourse, fonds sociaux) et accéder aux formulaires de demande.
http://www.eduscol.education.fr/D 0107/default.htm

Un site pour les parents d'enfants dysphasiques
Pour les parents d'enfants dysphasiques ou dyslexiques, seulement 6% des enseignants ont une attitude éducative positive envers leurs enfants. Un tiers des parents estime que les enseignants ne sont pas formés, la moitié dénonce un quasi abandon de leur enfant. Le site "Mot à mot" résulte de l'initiative de parents d'enfants dysphasiques. Ouvert au travail collaboratif, il offre une information spécialisée, de la documentation et des forums très actifs.
http://www.motamot.org

Les surdoués et l'école
On sait que les "surdoués" ont souvent de mauvais résultats scolaires. Jacques Bert, directeur d'école publique, consacre son site aux problèmes pédagogiques posés par ces enfants. Pour lui "l'institution scolaire peut être à l'origine des difficultés de certains enfants". Il propose des pistes pédagogiques qui utilisent la pédagogie de maîtrise à effet vicariant, des réflexions, des signets.
http://surdoues.info

Les profs ne sont pas heureux
Curieux sondage que celui réalisé par CSA pour Sélection du Reader's Digest. Si, pour deux Français sur trois, les élèves sont heureux à l'école, la majorité des Français estime que les professeurs ne sont pas heureux à l'école. La violence, l'indifférence des parents et des élèves en seraient la cause. Spleen de rentrée ?
http://www.csa-tmo.fr/fra/dataset /data2002/opi20020704b.htm

Rentrée : un dossier pour les parents
Le ministère de l'économie informe les parents sur les réglementations et les dernières tendances de la consommation.
http://www.service-public.fr/accu eil/education_rentree2002_conso.html

- PRIMAIRE    [ Haut ]

Les programmes de langues
Le programme transitoire (2002-2007) d'enseignement des langues étrangères ou régionales au cycle des approfondissements de l'école primaire est paru au B.O. hors-série n°4. Cette publication était d'autant plus attendue que le dernier rapport de l'Inspection générale avait souligné les disparités d'une école à l'autre.
http://www.education.gouv.fr/bo/2 002/hs4/default.htm
http://www.ladocumentationfrancai se.fr/brp/notices/024000479.shtml

Plan de bataille contre l'illettrisme
15% des élèves de sixième ont des difficultés en lecture. Luc Ferry a annoncé le 19 juin un "plan de lutte" contre l'illettrisme. Il s'appuie d'abord sur le renforcement de la lecture et de l'écriture à l'école : les enfants devront y consacrer 2 heures 30 par jour au cycle 2 et 2 heures en cycle 3. Et un outil de diagnostic sera expérimenté dès l'année prochaine en CM1.
Le ministre souhaite aussi s'appuyer sur les TICE. Le ministère labellisera des sites d'aide aux élèves et diffusera sur Internet de l'information sur les dyslexies et dysphasies.
Une troisième catégorie de mesures a soulevé davantage de critiques : Luc Ferry a annoncé la création de 100 à 150 classes de CP consacrées aux élèves les plus en difficulté. Pour les syndicats, cette mesure risque de stigmatiser et d'isoler ces élèves, et, finalement, de ne pas atteindre son objectif.
http://www.education.gouv.fr/pres se/2002/illetrismecp.htm
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020619124503.j06etfls.html

PrimLangues, un site pour les langues au primaire
C'est un véritable portail que le C.I.E.P., avec le soutien de la Direction de la technologie du ministère, ouvre au bénéfice de l'enseignement des langues dans le primaire. PrimLangues est d'abord un centre de ressources. Il propose les textes officiels, des bibliographies, de nombreux signets classés (méthodologie, sites d'enseignants, documents authentiques, documents didactisés, lexiques etc. pour l'allemand, l'anglais, l'espagnol, le portugais, l'arabe, l'italien). On appréciera également les fiches documentaires sur les cédéroms, les malettes pédagogiques, les supports d'activités. PrimLangues propose également des séquences pédagogiques et de nombreuses suggestions pédagogiques (allemand, anglais, italien, arabe, portugais, russe, espagnol) validées pour le CE2, les CM1 et CM2. Le site donne également la possibilité d'établir des correspondances scolaires et invite les enseignants à participer à son animation. C'est dire qu'il se veut " institutionnel et convivial ". Un pari qui pourrait être tenu.
http://www.primlangues.education. fr/

Maîtres d'en haut et maîtres d'en bas
La récente étude ministérielle sur les enseignants du primaire montre une France coupée en deux. La France du nord (au nord d'une ligne Rennes - Gap) compte des enseignants nettement plus jeunes que celle du "bas". Seconde coupure : les enseignants demandent principalement à quitter le coeur du Bassin parisien pour aller au sud de cette fameuse ligne. Troisième différence : si le corps professoral est largement féminisé (77%),le pourcentage de femmes varie selon le poste : 93% en maternelle, 56% seulement pour les postes de direction. Ultime différence : 53% des enseignants sont professeurs des écoles, les autres sont instituteurs. (au format PDF)
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dp d/ni0229.pdf
http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep.html

Primaire
Intégration des instituteurs dans le corps des professeurs des écoles
Le B.O. du 12 septembre publie le nombre d'emplois ouverts sur liste d'aptitude pour l'intégration d'instituteurs dans le corps des professeurs des écoles.
http://www.education.gouv.fr/bo/2 002/33/perso.htm

La science à partir de 3/4 ans
Haplosciences est une association qui a pour but d'éveiller aux sciences les enfants. Son site propose de nombreuses ressources adaptées à un jeune public. Ainsi la "petite encyclopédie des sciences" initie les enfants à la flore, la faune, la physique, l'astronomie. Ils y trouvent des dossiers et des jeux.
http://www.haplosciences.com

Une classe PAC crée des vêtements avec Castelbajac
C'est une classe PAC pas ordinaire. Des élèves de CM1 et CM2 de l'école François Coppée de Paris (15ème) ont appris à réaliser des vêtements avec l'assistance du couturier Jean-Charles de Castelbajac. Une expérience originale où les élèves ont rédigé des poésies, utilisé les maths en lien avec leur projet. Pour leur maîtresse "cela créée une appétence scolaire extraordinaire et surtout du savoir-être entre les élèves, une attitude différente envers l'école".
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020616063733.qkpsv87j.html

Un séminaire pour La main à la pâte
Du 26 octobre au 1er novembre, La Main à la pâte organisera une session de formation destinée aux enseignants du premier degré. Ils y rencontreront des chercheurs qui aborderont avec eux des thèmes scientifiques comme la thérapie génique, les OGM, le pétrole, les robots, la logique etc. Les places sont limitées et les inscriptions seront closes au 10 juillet.
http://www.inrp.fr/lamap/formatio ns-colloques/graines5/

Télécole
Télécole est un programme d'éducation à l'image télévisuelle développé en classes maternelles, élémentaires et de collège. Télécole souhaite développer le sens critique des élèves et installer des pratiques méthodiques d'analyse de l'image et des types de textes télévisés. Le programme se recoupe donc avec les apprentissages de nombreuses disciplines et prépare l'enfant à l'utilisation d'une grande variété de ressources documentaires. Le suivi du programme montre non seulement que les enfants jettent un regard désacralisé sur la télé mais aussi une amélioration des performances en lecture.
http://crdp.ac-besancon.fr/cddp90 /Telecole/Telecole_fichiers/default.html

Littérature au cycle 3
Les nouveaux programmes du primaire invitent les enseignants à faire découvrir chaque année une dizaine de titres "choisis parmi ceux qui sont répertoriés dans la bibliographie publiée avec les textes d'application". Eduscol publie cette liste. Près de 180 oeuvres sont retenues parmi lesquelles 30 contes, 35 albums, 70 romans, 21 recueils de poésie, 13 bandes dessinées et 11 pièces de théâtre.
http://www.eduscol.education.fr/D 0102/biblio.htm

Un dossier de la D.F. sur le primaire
La Documentation Française publie un dossier documentaire sur l'enseignement du premier degré. Outre des données statistiques, il propose une découverte des structures et des enseignants du primaire ainsi qu'un aperçu des priorités pédagogiques de ce degré : maîtrise des langages, enseignement des langues, TICE. Pour chaque thème, la D.F. publie un court état des lieux appuyé sur de nombreux documents téléchargeables.
http://www.ladocumentationfrancai se.fr/dossier_polpublic/enseignement_prim aire/index.shtml

La scolarisation des 2-3 ans en question
Selon Le Monde du 27 juin, la scolarisation des enfants de 2-3 ans pose problème. D'abord du fait du mini-baby boom de ces dernières années qui se traduit par un afflux d'enfants que les académies ont bien du mal à gérer. D'autre part, l'intérêt pédagogique de cette entré à l'école est mise en question. Ainsi Alain Bentolila, linguiste, estime que "En scolarisant (l'enfant) au milieu d'autres enfants du même âge, on choisit la pire des méthodes : aucun autre écolier ne va lui donner un stock de vocabulaire plus riche que le sien".
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3226--282550-,00.html

Concours externe de professeurs des écoles
Le B.O. du 18 juillet 2002 publie un arrêté modifiant les épreuves du concours externe de recrutement de professeurs des écoles. Les épreuves d'admissibilité comprennent une épreuve de français et une de mathématiques. Les épreuves d'admission se composent de 4 parties : entretien préprofessionnel, oral de sciences et technologie ou histoire et géographie, épreuve en langue étrangère ou régionale ou en arts plastiques ou en musique et enfin épreuve d'EPS.
http://www.education.gouv.fr/bote xte/bo020718/MENP0201083A.htm

Ouverture sur le statut des directeurs
X. Darcos a indiqué qu'il souhaitait arriver à un accord sur le statut des directeurs d'école d'ici la fin de l'année. Il souhaite associer les maires à ce débat pour "trouver un statut juridique aux écoles".
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020717163944.b5anp9gd.html
Primaire Dépêche AFP Voila

L'INC sélectionne des sites sûrs
Dans un rapport publié en ligne, l'Institut National de la Consommation recense des sites "sûrs" pour les enfants de 6 à 11 ans. Un travail intéressant puisque l'équipe de l'INC a cherché à définir des critères objectifs de "sûreté" pour ces sites. Mais l'absence de pornographie ou d'exploitation commerciale suffit-elle à qualifier un site pour enfants ? On peut en douter en voyant la sélection inégale opérée par l'INC. Il est plus difficile d'évaluer les qualités pédagogiques des sites Internet. L'INC observe pourtant que "le réseau de sites Internet pour l'enseignant et ses élèves de l'école primaire est aujourd'hui bien organisé" et qu'il est sûr. Voilà qui fera plaisir à Cartables, Sitinstit et L'encrier.
http://www.inc60.fr/images_public ations/rapport_complet.pdf
http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep.html
http://www.cafepedagogique.net/do ssiers/securite/editoter.php
Concours de professeur des écoles
Un arrêté du 1er août, publié au B.O. du 5 septembre, modifie le règlement des concours de professeur des écoles.
http://www.education.gouv.fr/bo/2 002/32/perso.htm

La semaine de 4 jours dans le collimateur
Un quart des élèves du primaire bénéficie de la semaine scolaire de 4 jours, une innovation saluée en son temps comme facilitant la vie familiale et les activités péri-éducatives. Selon Libération du 29 août, un rapport de l'Inspection générale préconise le gel de ce dispositif qui fatiguerait les élèves et s'accompagnerait d'un fort absentéisme.
http://www.liberation.com/page.ph p?Article=49750

- COLLEGE    [ Haut ]

Le "Journal de 6ème"
Une nouvelle édition, mise à jour, du "journal de 6ème" est proposée en téléchargement sur le site du CNDP. Cette brochure aide les jeunes élèves à organiser leur travail au collège.
http://www.cndp.fr/journal6e/

Le carrefour des IDD
Eduscol renouvelle son site sur les Itinéraires de découverte. Présenté comme un "carrefour" pour l'enseignant débutant, le nouveau site donne accès à des ressources bibliographiques ainsi qu'à des signets. On y trouvera un excellent recensement de sites : présentation d'IDD, outils pour se documenter pour les élèves ou les enseignants, et webographie par discipline. Un autre chemin de ce "carrefour" apporte des idées concrètes pour chaque thème. Enfin une liste de discussion relie les enseignants qui se lancent dans les IDD. Une adresse à visiter !
http://www.eduscol.education.fr/D 0093/acc_id.htm

Le point sur le brevet
Le sujet est d'actualité ! Eduscol fait le point sur le brevet : modalités d'attribution du diplôme, organisation, et enfin statistiques : en 2001 777.518 candidats se sont présentés, 604.914 ont été reçus.
http://www.eduscol.education.fr/D 0071

- LYCEE    [ Haut ]

La démocratie s'invite aux "Journées citoyennes" les 15 et 17 octobre
Ce sont de "vraies" élections des Conseils des délégués pour la vie lycéenne que le ministère veut organiser à la prochaine rentrée. Pour cela, une note de service établit deux "journées citoyennes" les 15 et 17 octobre 2002 durant lesquelles les élèves voteront (scrutin à deux tours). Les élèves devront être sensibilisés à ces élections, par exemple par un débat en cours d'ECJS. La note de service précise les droits des candidats à diffuser une profession de foi dans l'établissement et donne des consignes pour le déroulement du vote.
http://www.education.gouv.fr/bo/2 002/25/ensel.htm

Français, Physique, Sciences de l'ingénieur Des épreuves rénovées pour le bac 2003
Le B.O. du 4 juillet publie les modalités de trois épreuves du bac 2003.
Une note décrit l'épreuve de littérature du bac série L. Elle s'articule en deux parties, un écrit et un oral de contrôle. L'écrit de deux heures (coefficient 4) donne le choix entre deux sujets s'appuyant sur un texte littéraire ou un document iconographique accompagnés de deux questions. Il est évalué en fonction de la connaissance des oeuvres au programme et de la clarté des propos.
Une autre note établit les modalités de l'épreuve de sciences physiques et chimiques du bac S. L'épreuve écrite (coefficient 6 ou 8) inclut une évaluation des capacités expérimentales (4 points sur 20). Celle-ci sera faite dans le courant de l'année scolaire à partir de sujets nationaux.
Enfin, le même B.O. fixe la nouvelle épreuve de sciences de l'ingénieur en série S. Elle se déroule sur 7 heures, en deux parties : une partie écrite (coefficient 4) et une "d'activités pratiques" (coefficient 5).
http://www.education.gouv.fr/bo/2 002/27/ensel.htm

Les résultats du bac
Les académies ont rendu public les résultats du premier tour à partir du 5 juillet. Certaines ont fait l'effort de mettre en ligne sur Internet les résultats nominatifs. C'est le cas à Amiens et Orléans-Tours. Ailleurs, le plus souvent, les résultats sont accessibles contre paiement sur Minitel 3614 ou 3615.
http://www.education.gouv.fr/sec/ baccalaureat/resultat.htm
http://zeus.ac-amiens.fr:9525/ser vlet/SResultat#bookmark
http://www.ac-orleans-tours.fr/re ctorat/examens/resultats.htm

Le bac
Les résultats officiels du bac sont maintenant connus. 603.700 candidats se sont présentés et 475.000 ont été reçus, soit 78,8%. Le taux de réussite est légèrement en hausse en séries générales (80,3%) mais en baisse en séries technologiques (77%) et professionnelles (77,2%). Au total 60,9% des jeunes sont bacheliers, dont 32,4% dans les séries générales. Cette année encore, on observe de forts contrastes entre académies : Rennes peut afficher 85,7% de reçus, Créteil seulement 71,8%. Est-ce pour ces derniers que le ministère ouvre des pages spéciales ? "Sans le baccalauréat, des solutions existent " affirme le web ministériel. Il explique comment redoubler, se réorienter ou se former en alternance.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dp d/baccalaureat.pdf
http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep.html
http://www.education.gouv.fr/sec/ baccalaureat/sans.htm

Le bac 2003
Quels textes réglementaires définissent les épreuves de la prochaine session du bac ? EduScol s'y prend à l'avance pour nous les faire connaître à travers un tableau clair mais qui ne concerne que les séries générales.
http://www.eduscol.education.fr/D 0056/definitions_epreuves1.htm

De nouveaux programmes décidés pendant les vacances
Plusieurs arrêtés, parus au Journal Officiel du 7 août, annoncent de nouveaux programmes qui paraîtront dans le B.O. du 29 août. C'est le cas pour le programme d'Histoire-Géographie de 1ère et terminale des séries générales, du programme de S.V.T. en terminale scientifique et des programmes de physique-chimie de 1ère et terminale des séries SMS, STI et STL.
http://www.legifrance.gouv.fr/cit oyen/jorf_nor.ow?numjo=MENE0201714A
http://www.legifrance.gouv.fr/cit oyen/jorf_nor.ow?numjo=MENE0201719A
http://www.legifrance.gouv.fr/cit oyen/jorf_nor.ow?numjo=MENE0201718A

- ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL    [ Haut ]

Tout sur les horaires
Les réformes des dernières années ont modifié profondément l'organisation des horaires. C'est un travail de clarification que fait Eduscol en présentant non seulement les grilles pour les nouveaux CAP, les BEP et les bacs pro mais aussi les modalités d'organisation : conditions de dédoublement par niveau par exemple.
http://www.eduscol.education.fr/D 0037/PPHAJ01.htm

Enseignement professionnel
Les programmes de CAP sont parus
Les nouveaux programmes de CAP sont parus au B.O. hors série n°5. Ils comprennent l'E.C.J.S., les arts appliqués, le français, l'histoire-géographie, les maths et sciences ainsi que la vie sociale et professionnelle.
http://www.education.gouv.fr/bo/2 002/hs5/default.htm

Un reportage en L.P.
"Les élèves arrivent souvent en filière professionnelle avec une petite estime de soi". Libération du 1er juillet est allé enquêter sur les attentes des lycéens du L.P. de Delle (Territoire de Belfort). Une vision assez désespérante qui contraste avec le remontée statistique des inscriptions en L.P. Le quotidien interroge Stéphane Beaud, auteur de "80% au bac.. et après". Pour lui "pourles jeunes, la voie normale est devenue celle du lycée général.. Du coup dans les lycées professionnels, la culpabilité de ceux qui n'ont pas réussi à suivre des études longues est plus forte". Pour le sociologue, "on ne peut espérer revaloriser le lycée professionnel sans revaloriser les salaires et les conditions de travail des ouvriers".
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=39013
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=39015

Une année de perdue
"Tout ce petit monde se régale du spectacle monté par les meneurs, les soutient, ajoutant qui une plaisanterie, qui un bruit, une remarque ou un éclat de rire tonitruant. Ceux qui ont tenté, quelques semaines en début d'année, de conserver leur chance de poursuivre des études en travaillant un minimum, y ont ensuite renoncé". C'est le bilan que dresse Richard Moyon, professeur en BEP, dans un courrier publié par Libération du 3 août. Il décrit longuement le chahut, les provocations des élèves, les décrochages, l'abandon des élèves sérieux, bref, le scénario catastrophe d'une classe qui coule. Une situation de souffrance qu'il ne faudrait sans doute pas généraliser à toute une filière.
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=45557

Création du Bac pro vente
Le J.O. du 7 août publie l'arrêté créant le bac pro vente (prospection - négociation - suivi de clientèle) et fixant les modalités de préparation et de délivrance. Le règlement d'examen est annoncé à paraître au B.O. du 3 octobre.
http://www.legifrance.gouv.fr/cit oyen/jorf_nor.ow?numjo=MENE0201760A

54 sites pour l'enseignement professionnel
La sixième "Lettre de l'enseignement technologique et professionnel", publiée par le CRDP de Besançon, est parue. Elle propose 54 sites intéressant l'enseignement de la mécanique, les automatismes, l'informatique, l'électronique, la productique et le génie civil.
http://crdp.ac-besancon.fr/crts/l ettretp1.htm

Bac et diplômes professionnels
Avec près de 90.000 bacheliers, le bac professionnel représente près d'un bac sur cinq selon une récente étude ministérielle. Il présente pourtant des traits particuliers : les bacheliers sont plus âgés (20 ans) et originaires de milieux plus modestes (ouvriers) que les bacheliers généraux. Enfin seulement 17% des bacheliers professionnels poursuivent des études supérieures.
Six de ces bacs sont déjà rénovés. Le site Eduscol publie la liste complète des diplômes professionnels rénovés pour lesquels l'entrée en formation est prévue à la rentrée 2002.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dp d/ni0237.pdf
http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep.html
http://www.eduscol.education.fr/D 0006/listediplomes.htm

Le P.P.C.P.
Le Projet pluridisciplinaire à caractère professionnel se situe dans la même filiation pédagogique que l'IDD du collège ou le TPE des lycées généraux. Ce mini-site officiel en présente les objectifs, les caractéristiques ainsi que les modalités de mise en oeuvre. Les enseignants trouveront également ici des ressources nationales ou académiques fort utiles pour prendre courage et se lancer.
http://www.eduscol.education.fr/D 0047

- François Jarraud -

- LE CAFE    [ Haut ]

Le Café continue !
Nos appels n'ont pas été vains. Grâce à votre soutien, complété par une modeste subvention, le Café pourra survivre en 2002-2003. Merci de votre appui ! Si vous ne l'avez pas encore fait, il est temps de nous aider à passer de la survie à la vie difficile.
http://www.cafepedagogique.net/di vers/nousaider.php3

Faites un tour au Comptoir
Le Café pédagogique a son forum, ou plutôt, son "comptoir". Parmi les thèmes abordés ces derniers jours : les TPE en langues, le programme de TS, les TPE en STT, le B2i, l'agrégation de lettres modernes, les emplois jeunes en CDI, le brevet en 2003 etc... Venez, voyez et bavardez !
http://www.cafepedagogique.net/fo rums

Hourtin : les TICE ont-elles un passé ?
Le Café pédagogique publie une page spéciale sur l'Université d'été de la communication d'Hourtin. A lire également, l'éditorial de Caroline d'Atabekian.
http://www.cafepedagogique.net/di vers/hourtin23/
http://www.cafepedagogique. net/edito

- LA RENTREE    [ Haut ]

Rentrée : les programmes
Le CNDP met en ligne les documents d'application et d'accompagnement des nouveaux programmes du primaire (langues, littérature, maths) et du lycée (littérature, maths, SVT).
http://www.cndp.fr/doc_administra tive/zoomadmin/accueil.htm

Rentrée toulousaine
L'académie de Toulouse met en ligne un dossier "rentrée" : déclarations ministérielles, textes officiels, examens et diplômes, revue de presse etc..
http://web.ac-toulouse.fr/doc/ren tree/rentree.html

L'essentiel de la rentrée
Le CNDP regroupe en quelques pages les principales nouveautés de la rentrée concernant les programmes, les nouveaux dispositifs, l'évaluation et la vie scolaire. Des pages utiles, en attendant le dossier "Rentrée" du Café qui paraîtra le 15 septembre.
http://www.cndp.fr/doc_administra tive/essentiel/

En marge de la rentrée
Les médias se font l'écho des difficultés locales. Libération du 7 septembre a publié deux tribunes qui vont un peu au-delà. Mouloud Akkouche se fait l'écho du racisme ordinaire de " la France d'en Bar " un jour de rentrée. Joël Zaffran (sociologue, Bordeaux II) dénonce les mesures sécuritaires de la loi Perben. " Ce n'est pas en tenant les parents en suspicion, en raccompagnant manu militari les élèves à l'école, ou encore en stigmatisant un peu plus les familles en difficulté que l'institution scolaire pourra assurer pleinement son rôle éducatif et socialisateur... L'élève qui zappe les cours ou qui fait l'école buissonnière est aussi celui qui tente de préserver un moi profond, devenu, pour l'individualisme moderne, le dernier bastion de la liberté dans un ordre éducatif qui, par le truchement de ses institutions, réprime, encadre, refoule et enrégimente sa jeunesse, et qui trouve dans le temps libre les moyens d'une contention sociale ".
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=51625
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=51621

Rentrée : un dossier pour les parents
Le ministère de l'économie informe les parents sur les réglementations et les dernières tendances de la consommation.
http://www.service-public.fr/accu eil/education_rentree2002_conso.html

- LE SYSTEME EDUCATIF    [ Haut ]

Luc Ferry dévoile son programme
"Remettre l'école sur le chemin du progrès". C'est par cette formule que Luc Ferry et Xavier Darcos ont présenté leur programme le 2 septembre.
Les ministres tracent le portrait d'une école "en crise des savoirs, des valeurs et des modèles de référence", voir "à bout de souffle". Ils soulignent les mauvais résultats du système éducatif : stagnation des résultats du primaire au secondaire, maintien de nombreuses sorties sans qualification. Pour autant ils se refusent à lancer une énième réforme mais annoncent "une nouvelle gouvernance de l'école".
De quoi s'agit-il ? D'abord de "rendre l'Ecole à la Nation" pour la déconcentrer. Ensuite de profiter du large renouvellement des enseignants dans les dix années à venir pour "répartir différemment les postes" et faire évoluer le métier.
Dans l'immédiat, les ministres annoncent la mise en place d'un plan de prévention de l'illettrisme : outre l'augmentation des horaires de lecture et écriture à l'école, le ministère assurera la diffusion d'un guide méthodologique destiné aux maîtres de CP dès ce trimestre.
Au collège, les ministres initient "une relecture" des programmes de façon à "mieux harmoniser les différentes disciplines enseignées en donnant du sens et de la cohérence à la juxtaposition des savoirs". Des groupes d'experts, dirigés par N. Le Douarin, R. Rémond et P. Joutard, se chargeront de cette "relecture". Au delà, les ministres souhaitent rapprocher collège et enseignement professionnel et valoriser globalement l'enseignement professionnel.
Une dernière partie du programme ministériel concerne le civisme. Les ministres souhaitent "restaurer la paix à l'école" et pour cela favoriser les classes relais et les ateliers relais animés par des associations complémentaires de l'école. Ils lanceront début 2003 un "livret de l'engagement" qui proposera aux jeunes des activités concrètes.
http://www.education.gouv.fr/pres se/2002/rentreedp.htm

Hourtin : Luc Ferry et les TICE
Le nouveau ministre de la Jeunesse, de l'Education nationale et de la Recherche était hier à Hourtin pour rencontrer la communauté des technologues. Le ministre s'est encore peu exprimé sur la question des TICE ; la technique n'est pas le sujet de prédilection du philosophe. C'est donc d'autant plus méritoire de la part de Luc Ferry d'être ainsi descendu dans l'arène, avec une évidente ouverture d'esprit, sans la protection d'un discours convenu écrit par un conseiller. Ce ministre-là ne nous assommera pas avec des litanies.
Pour commencer, il souligne que la situation des TICE en France lui semble meilleure qu'on ne le dit souvent. L'Education Nationale n'a pas traîné les pieds sur ce front et il approuve les initiatives de ses prédécesseurs. Pour lui, la présence des ordinateurs et d'Internet à l'école est une question qui ne se discute pas, quoique l'on en pense. C'est notre devoir d'équiper les établissements, de former les élèves, les étudiants et les enseignants : c'est à cela que servent le B2I et le C2I.
Mais, car il y a un mais... Ici, c'est le philosophe qui prend la place du ministre. De l'exposé qui suit, il ressort que la science et la technique, chargées initialement par les philosophes des Lumières d'apporter aux hommes la liberté et le bien-être, ont fini, après deux siècles, par leur échapper. Renversement : nous craignons aujourd'hui que la science et la technique nous conduisent à la servitude sur une terre ravagée. Pour en savoir plus, on se reportera à Heidegger et à son concept de " monde de la technique ". Luc Ferry s'appuie sur cette idée d'une technique oublieuse de ses finalités humanistes pour nous interpeller : les TICE n'auraient-elles pas, elles aussi, oublié leurs finalités pédagogiques ?
Il donne deux exemples pour illustrer ses doutes. Grâce à Internet, on peut accéder à d'énormes bibliothèques en ligne. Mais en quoi cela est-il utile à un enfant qui ne lit pas même cinq livres par an ?
On numérise aujourd'hui les manuels scolaires pour les mettre dans des cartables électroniques qui pèsent moins lourd que les vrais cartables. Mais un tel transfert est forcément appauvrissant s'il ne se fait pas dans une écriture propre au multimédia. Et Luc Ferry doute que cette écriture existe aujourd'hui ; même si l'un de ses collaborateurs lui signale que l'IRCAM a créé un CD-ROM sur les musiques électroniques semblant répondre à ces conditions. Modestement, il rappelle qu'il a lui-même tenté de " faire de la philosophie " à la télévision, sans jamais y parvenir de façon satisfaisante.
La balle est ainsi envoyée dans le camp des partisans des TICE : montrez-nous des outils enthousiasmants, prouvez-nous leur utilité pédagogique. Nous avons de l'ouverture d'esprit conclut le ministre.
http://www.premier-ministre.gouv. fr/fr/p.cfm?ref=34904

Politique(s) ministérielle(s)
Le décret définissant les attributions du ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche précise qu'il " participe à la promotion et à la diffusion des nouvelles technologies.. et met en oeuvre la politique du gouvernement en faveur de l'utilisation et de la diffusion des nouvelles technologies."
Le 3 juillet, on apprenait la nomination de trois nouveaux recteurs : Patrick Gérard à Bordeaux, Bernard Dubreuil à Nantes et Alain Morvan à Lyon.
Le 5 juillet, selon un communiqué du SGEN CFDT, qui déplore cette décision, Luc Ferry a prononcé soudainement la suppression du Conseil national de l'innovation pour la réussite scolaire (CNIRS). Ce conseil, créé en octobre 2000, avait pour mission de repérer les innovations pédagogiques de façon à en permettre la généralisation. Sa suppression brutale pourrait être interprétée comme une condamnation des pratiques innovantes soutenues par le CNIRS depuis deux ans.
http://www.legifrance.gouv.fr/cit oyen/jorf_nor.ow?numjo=MENX0200112D
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020703114643.7ioobbcc.html
http://www.education.gouv.fr/inno vation/accueil.htm
http://www.lexpress.fr/Express/In fo/France/Dossier/raffarin/dossier.asp?id a=342825

Les aides-éducateurs feront bien la rentrée
Dans le cadre de la loi sur les contrats-jeunes, la commission des affaires culturelles de l'Assemblée a décidé de prolonger jusqu'au 30 juin 2003 les aides-éducateurs embauchés en 1997. Le texte, adopté en première lecture, sera discuté les 30 et 31 juillet.
http://www.assemblee-nationale.fr /12/dossiers/emploi-jeunes.asp

X. Darcos promet le maintien des aides-éducateurs
Dans un entretien publié par Le Monde, Xavier Darcos, interrogé surla disparition des emplois jeunes, a déclaré : "Nous trouverons un moyen pour que les services rendus par les aides-éducateurs continuent d'être accomplis. Mais le problème ne se posera pas avant la rentrée 2003 puisque les 20 000 emplois-jeunes qui devaient partir au cours de cette année scolaire pourront voir leur contrat prolongé jusqu'en juin."
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3226--288786-,00.html

Souffle au coeur du système
Auditionné par la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l'Assemblée nationale le 17 juillet, Luc Ferry a déclaré : "Je n'ai jamais perçu la formule "l'élève au centre de l'école" comme étant pertinente... Il faut mettre au coeur du système les relations entre le savoir, les élèves et les enseignants." Le ministre souhaite un grand débat législatif pour fixer les grandes missions de l'école.
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020717155901.6vbyks95.html

Mieux orienter les bacheliers
Dans une tribune du Monde du 4 juillet, Luc Ferry rappelle que "seulement 45 % des étudiants français obtiennent leur DEUG en deux ans". Pour remédier à ces échecs, "il est urgent d'agir en vue d'une meilleure orientation des bacheliers. Il faut améliorer l'accueil des étudiants, qui doivent être mieux encadrés tout au long du premier cycle, notamment dans le cadre du tutorat ou des monitorats". Le ministre recommande d'accepter en priorité en BTS les bacs professionnels et les bacs technologiques.
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3232--283595-,00.html
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020704181854.4tx4vqoq.html

Pseudo-Enterrement mouvementé pour le CNIRS
Le Monde du 9 juillet s'est fait l'écho de nombreuses réactions à la suppression du Conseil national de l'innovation pour la réussite scolaire. Francis Oudot, président de l'Andev, regrette "un espace de libre-échange du milieu éducatif", tandis que l'ICEM Freinet souligne "l'absence de volonté politique pour sortir de l'inertie". Dans une dépêche AFP, Gaby Cohn-Bendit craint que "la décision de supprimer le Conseil de l'innovation (porte) un coup d'arrêt à l'innovation. Le ministre sait très bien que s'il n'y avait pas eu de volonté politique forte face aux recteurs et aux administrations, la vingtaine d'établissements expérimentaux dont nous avons encouragé la création pour enseigner autrement à des élèves décrocheurs, n'auraient jamais vu le jour".. Une crainte partagée par A.-M. Vaillé dans un entretien paru dans Libération. Elle y redoute "l'abandon de l'innovation et le retour de la figure de l'enseignant qui invente seul dans son coin sans aucune reconnaissance".
Le ministre a confirmé le maintien des 12 établissements innovants soutenus par le CNIRS. Mais coup de théâtre fin juillet : un article de Libération du 20 juillet informe finalement du maintien de ce conseil.
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3226--284211-,00.html
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020710114811.fcc6kq2o.html
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020709173243.9lv8zxhu.html
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=40542
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=42962

Suspension des langues régionales
Le Conseil d'Etat a ordonné le 15 juillet la suspension de la mise en place de l'enseignement en langues régionales par immersion dans les établissements publics. Il a également jugé illégale l'intégration des écoles Diwan dans l'enseignement public. Réagissant à ces décisions, Jack Lang y voit "une conception centraliste, parisienne et dogmatique de la culture et du savoir".
http://www.service-public.fr/accu eil/education_immersion.html http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_empl oi_020715174609.lbyu6usp.html

Quel budget pour l'éducation nationale ?
C'est un budget de l'éducation largement amputé qu'Emmanuel Davidenkoff a présenté dans Libération du 31 août. Aucune création de poste n'aurait lieu dans le secondaire, alors que 4000 étaient attendus et 5000 emplois de surveillants seraient supprimés. Ces restrictions pourraient freiner la mise en place des réformes (IDD en collège, enseignement des langues dans le primaire). Le budget sera officiellement connu fin septembre.
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=50265

Rigueur pour l'école
Le Monde du 4 septembre analyse le budget 2003. Si celui de l'Education nationale est en hausse de 2,08%, le volume d'emploi devrait diminuer du fait de la suppression 5600 postes de surveillants. Des menaces pèsent également sur les aides-éducateurs. Si Xavier Darcos reconnaît leur utilité et souhaitent relever leur salaire, on ne sait toujours pas comment ces emplois seront maintenus.
"Au plus tard début 2003, nous allons travailler avec notre propre administration, et avec le ministère du budget, pour créer une nouvelle structure, un nouveau statut"
affirme le ministre.
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3226--289073-,00.html
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3226--289037-,00.html

Un budget contesté
Plusieurs organisations jugent sévèrement le projet de budget de l'éducation nationale. Le SNES parle de "projets catastrophiques pour le second degré". Le SGEN-CFDT estime que "l'investissement éducatif semble abandonné" et souhaite "une politique ambitieuse" pour l'école. Pour la FCPE, " si quelques pistes tracées par le Ministre méritent attention, celles-ci perdent toute force de conviction dès lors que le silence persiste sur ces engagements budgétaires correspondants. Tenter de justifier des comptes d'apothicaire en recourant à quelques considérations pédagogiques de circonstance ne peut gommer la réelle contrainte qui s'impose à ce Ministère".
http://www.snes.fr
http://www.sgen-cfdt.fr
http://www.fcpe.asso.fr/article.a spx?id=163

Les statistiques du système éducatif
Le ministère publie l'édition 2002 des "Repères et références statistiques sur les enseignements. En 12 chapitres, l'ouvrage propose toutes les données de base relative au système éducatif : enseignement primaire, secondaire et supérieur, mais aussi apprentissage, les examens, les étudiants, la formation continue.
http://www.education.gouv.fr/dpd/ rers/repere.htm

Les classes préparatoires en hausse
Selon une étude officielle, plus de 70.000 jeunes étaient inscrits en 2001-2002 en classes préparatoires. Alors que les effectifs des classes économiques et commerciales se stabilisent, les classes scientifiques et littéraires connaissent une légère progression. Cependant la parité reste à établir : les filles restent confinées dans les classes littéraires et économiques.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dp d/ni0236.pdf
http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep.html

Chute continue des effectifs étudiants
Début 2002, les universités françaises comptaient 22.500 étudiants de moins qu'en 2001. Le nombre d'inscrits en premier cycle a baissé de 3,5% en un an. Cette diminution touche toutes les disciplines mais est particulièrement forte en langues, droit, et SVT.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dp d/ni0239.pdf http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep.html

Effectifs en baisse en université
Une brochure ministérielle le montre : en 2001, le nombre d'inscrits dans l'enseignement supérieur a diminué de 1%. La baisse a été particulièrement sensible dans le premier cycle universitaire (-4%). Mais elle a touché également les STS, les IUT et le second cycle universitaire. On s'attend à une nouvelle baisse des inscriptions en université en 2002. Cette situation tient compte ds fluctuations démographiques mais aussi, en amont, du nombre de bacheliers et des choix des étudiants vers des formations plus courtes.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dp d/ni0231.pdf
http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep.html

20,8 élèves par classe
Selon une étude ministérielle, chaque enseignant a en charge en moyenne 20,8 élèves. Ce calcul tient compte du fait qu'un tiers des heures d'enseignement sont effectuées en groupe et non en classe entière. On observe cependant de fortes disparités. Ainsi ce nombre est égal à 15,6 en lycée professionnel, 22,8 en lycée, 22,6 en collège.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dp d/ni0240.pdf
http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep.html

La violence scolaire, souci européen
La Commission européenne propose depuis 1997 des actions de coopération en matière de lutte contre la violence scolaire. Son site rappelle la politique européenne (l'initiative " Violence à l'école ") et propose documents et liens utiles.
A noter, à propos du racket, l'initiatives du sites Momes.net qui a ouvert un forum où les jeunes témoignent et échangent sur ce fléau. " Moi je me suis fais racketer il y a un instant et je voulais dire à ceux de mon cas, dites le tout de suite à vos parents ".
http://europa.eu.int/comm/educati on/violence/home_fr.html
http://www.momes.net/forum/racket .html

Un nouveau jugement négatif sur l'école
Le Monde du 27 juin publie les résultats d'une enquête du CREDOC réalisée à la demande de la CNAF. Selon elle, 60% des Français estiment que l'école n'est plus capable de former les enfants. Cette étude vient après une enquête réalisée par CSA pour l'UNAPEL qui révélait que deux parents sur trois avaient une vision négative de l'école.
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3226--282609-,00.html
http://www.csa-tmo.fr/fra/dataset /data2002/opi20020503b.htm

L'informatique à l'école vue par 01net.
Chaque rentrée voit fleurir les articles sur les TIC à l'école. 01Net réunit un dossier fort critique : enseignants mal formés, matériel insuffisant, absence de pilotage, "la France peut mieux faire". 01Net interroge Xavier Darcos qui souhaite "identifier les bonnes pratiques et les mettre en avant". La revue ne manque pas d'interroger les constructeurs et éditeurs du marché de l'éducation qui souhaitent des maîtres mieux formés. (Information L. Behocaray).
http://www.01net.com/rdn?oid=1914 68&thm=UNDEFINED

Le concours général
Les résultats du concours général sont publiés sur le site ministériel.
http://www.education.gouv.fr/pres se/2002/concgendp.htm

Le bac
Retrouvez sujets et corrigés des bacs généraux et technologiques à ces adresses :
http://www.tf1.fr/examens/ TF1 examens
http://www.lemonde.fr/education/b ac_corriges/ Le Monde

La RTT dans l'éducation nationale
Un encart spécial fixe les règles d'application de la réduction du temps de travail pour plusieurs catégories de personnel non-enseignant de l'éducation nationale.
http://www.education.gouv.fr/bo/2 002/31/encart.htm

- VIE PROFESSIONNELLE    [ Haut ]

Des enseignants inquiets
C'est un tableau contrasté mais assez sombre des enseignants du second degré que dresse une nouvelle étude de la DPD (ministère). Basée sur un échantillon de 955 personnes, elle montre des enseignants inquiets de leur avenir. Ainsi 40% d'entre eux craignent une nomination dans un établissement difficile. 94% estiment qu'on "leur demande de plus en plus de choses" même si 86% reconnaissent que le métier c'est autant éduquer qu'instruire. 85% des enseignants estiment qu'ils ne sont pas assez reconnus dans la société et 20% envisagent de quitter le métier.
D'après cette étude, un quart des enseignants utilisent Internet pour préparer leurs cours mais 7% seulement s'en servent en cours, souvent faute de formation.
Une autre étude (Note 02.32) s'est intéressée à l'évolution des corps d'enseignants du second degré. Les 372.237 professeurs concernés ont un service moyen de 17,8 heures dont 16,8 h d'enseignement.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dp d/ni0233.pdf
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dp d/ni0232.pdf
http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep.html

Responsabilité des enseignants
La Cour de cassation vient de donner son verdict dans l'affaire du Drac (voir L'Expresso du 6 juin). Celle-ci posait la question de la responsabilité individuelle des enseignants dans cet accident. Les enseignantes avaient-elles commises une faute caractérisée en exposant les enfants à un risque qu'elles auraient dû connaître ? La Cour estime que non et relaxe l'institutrice et la directrice.
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020618131156.385upqnd.html

Concours
Le B.O. spécial n°14 est tout entier consacré aux concours de recrutement de personnels enseignants, d'éducation et d'orientation des lycées et collèges ainsi qu'aux concours réservés et au concours de recrutement des professeurs des écoles. On y trouvera notamment les calendriers des épreuves, les conditions d'inscription, le déroulement des épreuves, les instructions concernant ces concours.
http://www.education.gouv.fr/bo/2 002/special14/default.htm

Concours : parisianisme et féminisation
Le ministère publie une étude sur les 19.770 postes mis aux concours à la session 2000. Premier enseignement, le nombre d'admis diminue, suivant en cela le nombre de postes offerts. Le nombre de ressortissants européens (espagnols, allemands et italiens) a également chuté : ils représentent 1% des candidats. Les femmes représentent 57% des candidats en moyenne, mais plus de 80% en documentation, lettres et langues. Tous concours confondus, près d'un lauréat sur quatre vient de région parisienne, ce qui est déjà beaucoup. Mais Paris produit un admis sur deux à l'agrégation.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dp d/ni0241.pdf
http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep.html

Concours Les rapports des jurys
Les rapports des jurys des concours 2001 sont édités par le CNDP.
http://www.cndp.fr/brochadmin/

Un logo pour les émissions libres de droit
Désormais plus d'excuse ! Les émissions de France 5 libérées de droits pour une utilisation en classe seront clairement signalées par un logo (une vidéocassette). Ce logo devrait également retenir l'attention des enseignants en leur signalant des émissions particulièrement adaptées aux besoins du monde éducatif. En un an, les émissions ainsi libérées de droits représentent une centaine d'heures de programmes. Citons par exemple : des magazines (Va savoir), des séries (Le monde d'Etienne, etc.), des documentaires (la guerre d'Algérie etc.).
http://www.france5.fr/education/

Interdisciplinarité et ouverture à l'international
Le B.O. du 25 juillet invite les établissements à utiliser les programmes européens Socrates et Leonardo da Vinci pour mener des projets interdisciplinaires (PAC, TPE, PPCP, itinéraires de découverte etc.). Plusieurs exemples sont proposés ainsi que la liste des thèmes des projets Comenius en 2002.
http://www.education.gouv.fr/bote xte/bo020725/MENE0201654N.htm

L'école et la diffusion d'Internet
Le dernier numéro d'Insee Première, le quatre pages de l'INSEE, est consacré à l'utilisation des nouvelles technologies par la population française. La moitié des Français de 15 ans et plus ont déjà utilisé un ordinateur, un tiers Internet. Des chiffres qui illustrent un certain retard français mais qui montrent également une rapide progression des TIC : 60% des propriétaires de PC l'ont depuis moins de 3 ans, 80% des internautes surfent depuis moins de deux ans.

L'école peut-elle combler ce retard ? L'étude montre que, globalement, les accès publics ne compensent pas le sous-équipement... sauf à l'école. Si 20% des élèves n'utilisent jamais les ordinateurs de l'établissement, 50% le font au moins une fois par semaine. L'école a donc un rôle essentiel de transmission de la culture informatique dans la population. Malheureusement elle se distingue encore par une utilisation atypique d'Internet : beaucoup de "surf", peu de courrier électronique.
http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_f fc/IP850.pdf
http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep.html

Meirieu contre "l'école des sorciers"
Dans une tribune publiée par Le Monde le 2 septembre, Philippe Meirieu fait sa rentrée en appelant à un recentrage du débat pédagogique. " Sortir de la "pédagogie du décret qui régit l'école des sorciers, arrêter de croire qu'il suffit de dire "Taisez-vous !" pour que les élèves se mettent au travail. C'est là où la véritable "laïcité" trouve son origine et garde toute son actualité : la laïcité de la Déclaration des droits de l'homme... Voilà le véritable clivage : il n'oppose pas ceux qui, d'un côté, défendraient "les savoirs" et ceux qui, par ailleurs, s'abîmeraient dans la "pédagogie compassionnelle"; il oppose ceux qui considèrent l'éducateur comme un être qui doit "faire alliance" avec l'élève contre toutes les formes de fatalité et d'adversité et ceux qui traitent d'abord l'échec, voire la simple difficulté, par la stigmatisation, l'exclusion, la création de ghettos, la répression. Il est temps de revenir à ce choix et d'analyser nos décisions éducatives.. à la lumière de cet enjeu". Une analyse en réaction à certaines mesures "simplistes" récentes ?
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3232--288768-,00.html

La réforme selon Antoine Prost
L'Express du 29 août publie un entretien avec Antoine Prost. Pour l'ancien conseiller d'Alain Savary "une vraie différenciation pédagogique reste à inventer au collège. Seules des méthodes spécifiques peuvent répondre à la diversité des élèves et aux difficultés de certains. Amener les jeunes à développer des excellences dans le domaine culturel, comme la musique, le dessin ou la littérature, est aussi une façon de diversifier et de donner du sens à l'école". Plutôt qu'entamer une énième réforme, A. Prost invite le ministre à laisser "les acteurs de terrain, au gré des solutions qu'ils trouvent, définir, par tâtonnements et erreurs, la bonne formule."
http://www.lexpress.fr/Express/In fo/France/Dossier/educationnation/dossier .asp?ida=350375

La Gay Pride dénonce l'homophobie scolaire
"Dans le supérieur et surtout en milieu scolaire, les jeunes homos sont encore trop souvent acculés à la honte, au silence, au déni d'eux-mêmes. Ils sont en butte au mépris, aux insultes des autres jeunes, à l'ignorance affichée ou à la condescendance des adultes dans une institution qui véhicule des stéréotypes et se refuse souvent à condamner l'homophobie au même titre que le racisme ou le sexisme".Pour Patrick Comoy, président d'une association gay, l'école du respect n'existe pas pour les homos.
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020628161958.ywum5lkr.html

En arrière toutes !
Un bond de plusieurs années en arrière, c'est ce qu'exigent les présidents de 16 associations de professeurs spécialistes regroupées dans la "Conférence des présidents des associations de professeurs spécialistes". Reçus en audience au ministère le 26 juin, ils ont demandé la suspension des TPE et PPCP, l'arrêt des itinéraires de découverte, la suppression des projets artistiques et culturels (PAC) et l'augmentation des horaires dans leurs spécialités. Ils ont également remis en question les procédures de passage des élèves en classe supérieure et demandé l'arrêt de l'introduction du contrôle continu dans certaines épreuves du bac.
Ces revendications sont émises alors que la rentrée est déjà organisée et après que le ministre se soit prononcé clairement en faveur des réformes. Elles prennent le contre-pied de l'évolution du système éducatif depuis une décennie et remettent en question une orientation encore plus ancienne vers les méthodes actives. Certains des dispositifs incriminés connaissent un succès certain auprès des élèves. C'est le cas des TPE qui sont présentés cette année par près de la moitié des candidats au bac général alors qu'il s'agit d'une simple option facultative.
Parmi les associations signataires, relevons l'association des professeurs de philosophie de l'enseignement public, l'association des professeurs de lettres, d'économie et gestion ainsi que la société des langues néo-latines.
Contact : claudelob ry@hotmail.com

Actualité
Un cahier, un crayon pour les écoliers afghans
A l'occasion de la rentrée scolaire, Solidarité laïque organise jusqu'à la fin du mois d'octobre une collecte après des enfants pour équiper les écoliers afghans d'un minimum de matériel scolaire.
http://www.solidarite-laique.asso .fr/enter/enter.htm

Actualité
Les nouvelles formations de l'enseignement agricole
Le Monde du 5 septembre rend compte des nouvelles formations mises en place par les lycées agricoles corréziens. L'enseignement agricole s'intéresse aux services à la population rurale ainsi qu'aux activités proches des néo-ruraux. En témoignent les formations aux métiers du golf (aussi bien jardiniers que gestionnaires) et la nouvelle licence professionnelle de consultant rural. Une évolution qui témoigne de celle du monde rural.
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3228--289166-,00.html

- EUROPE    [ Haut ]

L'évaluation au coeur du système scolaire britannique
Un article du Temps de Genève du 28 juin rend compte de la dernière décision du Département de l'éducation britannique : dès l'âge de 7 ans, les écoliers britanniques pourront noter leurs maîtres. Cette décision, même s'il ne s'agit pas de notation individuelle mais d'une consultation globale, suscite, on s'en doute, de fortes réactions Outre-Manche. Le quotidien suisse saisit l'occasion pour présenter un système éducatif qui a mis l'évaluation des établissements au centre de sa politique pour concurrencer l'enseignement privé, évoluer et s'ouvrir sur la société.
http://213.193.98.186/template/so ciete.asp?page=8&contenuPage=&article=926 38&quickbar=

Apprendre avec les TIC au Luxembourg
Au Luxembourg la situation des TIC évolue. Le pays souhaite enrayer la fracture numérique et intégrer les TIC dans les disciplines. Pour cela le Luxembourg envisage de "mettre en réseau les enseignants de tous les ordres scolaires dans une communauté virtuelle sur Internet permettant des échanges d'informations et de bonnes pratiques professionnelles"; Un site propose des informations sur la politique en matière de TICE ainsi que des signets et des séquences pour l'enseignement avec les TIC. (Information Jos Berternes)
http://www.elabotic.lu

- LA LOI PERBEN ET LA SECURITE    [ Haut ]

Six mois de prison pour "traiter" un prof
L'Assemblée nationale a adopté définitivement le 3 août la loi sur la justice. On le sait, celle-ci crée des centres éducatifs fermés pour les mineurs, instaure des sanctions pour les 10-13 ans et facilite la détention des 13-18 ans. Mais le projet de loi a été durci par deux amendements déposés par la majorité.
Un premier amendement punit de 6 mois de prison et de 7500 euros d'amende les outrages adressés à un membre de l'équipe éducative quand il est commis dans un établissement scolaire ou à l'occasion des entrées et sorties des élèves.
Un second amendement permet la suspension des allocations familiales quand un mineur est placé en centre de éducatif fermé. Ainsi est crée une "sanction familiale". Pour l'éditorial du Monde du 3 août "il ne s'agit pas de justice, mais d'idéologie".
http://www.assemblee-nationale.fr /12/dossiers/programmation-justice.asp
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3208--286568-,00.html

Courte justice pour tous, maigre justice pour les mineurs
Le projet de loi sur la justice, présenté au conseil des ministres du 17 juillet, accorde des droits nouveaux aux victimes et des moyens supplémentaires à une administration qui en a bien besoin. Mais ce projet contient des mesures qui soulèvent dès maintenant les réserves de nombreuses institutions, dont la Commission nationale consultative des Droits de l'Homme.
La CNCDH souligne l'affaiblissement du pouvoir judiciaire permis par ce texte. D'une part le projet créé, pour les "petits" délits, des "juges de proximité" temporaires qui n'auront ni la compétence, ni l'indépendance que le justiciable est en droit d'attendre d'un état de droit. Dans cette perspective, la CNCDH estime "beaucoup plus contestable encore, l'attribution aux juges de proximité.. d'une compétence pénale à l'égard des mineurs de 13 à 18 ans.. Elle estime grave et injustifiée cette remise en cause d'un principe essentiel de l'ordonnance du 2 février 1945 relative à l'enfance délinquante, celui de la spécialisation de la justice des mineurs, principe qu'a ultérieurement consacré la Convention internationale des droits de l'enfant, ratifiée par la France". D'autre part le projet de loi facilite et allonge la détention provisoire. Il renforce le rôle du procureur de la République en rendant son appel suspensif de la remise en liberté d'un détenu. Il étend la comparution immédiate à de nombreuses infractions, ce qui n'est pas une garantie de bonne justice.
S'agissant des mineurs, le projet de loi crée des "centres éducatifs fermés" pour les mineurs dès l'âge de 13 ans, des "sanctions éducatives" dès l'âge de 10 ans et donne la possibilité au procureur de traduire devant le tribunal dans un court délai (moins d'un mois) certains mineurs. Or on voit mal comment la privation de liberté pourrait permettre l'insertion et l'éducation de ces jeunes. Certes les procédures actuelles ont semblé parfois inadéquates pour faire face à certaines formes de délinquance juvénile. Ainsi un récent numéro de VEI Enjeux signalait le cas des délinquantes mineures (S. Lefrançois, n°128, pp136 sqq.). Mais le texte gouvernemental en arrive à remettre en question l'approche humaniste, républicaine qui voit en l'enfant un justiciable ayant droit à des garanties supérieures et un être éducable. C'est cette perception de l'enfant qui est mise en danger par le texte.
Ainsi la FCPE, Amnesty, la Ligue des Droits de l'Homme, le MRAP, plusieurs syndicats d'enseignants et de nombreuses autres organisations, soulignent que "les seules réponses proposées aux jeunes en difficulté passent par des mesures pénales qui permettent d'enchaîner une sanction pénale dès l'âge de 10 ans, un placement sanction dans un établissement, un placement en centre fermé, la détention provisoire à partir de 13 ans et enfin la condamnation à une peine de prison. Dans ce dispositif, la prise en charge éducative n'a plus de place et sa légitimité est profondément attaquée.. C'est l'enfance qui est niée à travers la pénalisation dès l'âge de 10 ans. C'est l'ensemble des enfants, susceptibles un jour ou l'autre d'un écart de comportement, qui pourront être sanctionnés. Mais c'est aussi la jeunesse issue des couches sociales les plus défavorisées et de l'immigration qui sera la première victime de ce projet". Elles s'opposent à ce projet de loi.
http://www.justice.gouv.fr/presse /loiprogsomm.htm
http://www.commission-droits-homm e.fr/binTravaux/AffichageAvis.cfm?IDAVIS= 670&iClasse=1
http://www.fcpe.asso.fr/article.a spx?id=145

Loi symbolique ou apparence de loi ?
L'amendement à la loi Perben punissant de 6 mois de prison ou 7500 euros d'amende un outrage à un enseignant soulève de nombreuses oppositions.
Ainsi la Confédération syndicale des familles dénonce "des mesures (qui) conduisent à une criminalisation des familles". Des réactions similaires se font entendre du coté des syndicats enseignants. L'UNSA-Education dénonce "une vision étriquée du problème tendant à faire penser que la violence n'est pas un phénomène social mais un problème individuel". La FSU parle " d'effet d'affichage" disproportionné. Pour François Dubet, sociologue spécialiste de la violence scolaire, interrogé par Le Monde du 6 août, la menace d'emprisonnement "ne changera pas grand-chose au comportement des élèves (ou des parents) et mettra les profs dans l'embarras. Si l'une de leurs plaintes conduit un gosse de 13 ans en prison, comment croyez-vous qu'ils réagiront ? Criminaliser les gamins des quartiers et judiciariser l'espace scolaire ne sont pas des solutions. Aujourd'hui, on ne règle plus les conflits au sein de la communauté pédagogique, on appelle le procureur. Si l'on s'engage davantage sur cette voie, les profs devront bientôt gérer, en plus de leurs propres plaintes, les accusations des parents".
Dans le même quotidien, Jean-Marie Colombani dénonce la "lepénisation de nos lois" : "Toute notre philosophie du droit et de la justice est ébranlée en son socle, à la fois d'inspiration démocratique, de philosophie libérale et d'ambition humaniste. Si l'enfant faute, c'est donc que la famille est coupable : plus d'excuse sociale, plus de contexte économique, plus d'environnement culturel. L'enfant criminel est l'enfant mal éduqué. La société, l'histoire, l'inégalité, les héritages, etc., n'y ont aucune part : c'est la faute aux parents... Quant au rapport pédagogique, il tombe sous le sens - le bon sens - que c'est un rapport à l'ordre et à la loi : non pas une relation d'éducation et de formation, mais le même type de contrat que celui qu'entretient le justiciable avec les gardiens de l'ordre en uniforme, policiers ou gendarmes. Politique familiale, droits de la défense, relation pédagogique : en trois dispositions, c'est toute une nouvelle philosophie sociale qui s'affiche
Au lieu de combattre le Front national, on donne droit de cité à ses idées. De la "lepénisation des esprits", dénoncée par Robert Badinter, nous voilà passés à la lepénisation de nos lois".

Interrogé par Le Point, le 9 août, Xavier Darcos assure que "Cette mesure est un signe donné au personnel enseignant par les parlementaires. Il est bon de rappeler que le professeur est investi d'une autorité, due à son savoir, mais qu'il est aussi porteur d'une part de l'autorité de la République... Cette sanction a surtout une valeur symbolique". A peine née, voilà une mesure de justice rangée dans le domaine du symbolique. "Symbolique : qui n'a que l'apparence, mais non la réalité" nous dit le dictionnaire...
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020807145408.oz4dxnvq.html La CSF, AFP / Voila
http://www.letelegramme.com/index .cfm?page=telegdisplay&class=articleteleg ramme&method=affiche_entier&object=200208 06_010b070400_4808706
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3224--286694-,00.html
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3232--286723-,00.html
http://www.lepoint.fr/societe/doc ument.html?did=105954

Absentéisme : faut-il punir les familles ?
La décision du ministre de l'intérieur, le 10 juillet, de soumettre à des "sanctions aggravées" les parents qui ne respectent pas l'obligation scolaire de leurs enfants, afin de lutter contre la délinquance, suscite réactions et commentaires. Le ministre délégué à la famille, C. Jacob, le 11 juillet, proposait la création d'une amende parentale : "L'intérêt de l'amende parentale, c'est qu'elle fait intervenir la justice. Il y a quand même une différence entre l'avertissement de la caisse d'allocations familiales ou de l'inspection académique, et la convocation par un juge". X. Darcos, ministre délégué à l'enseignement scolaire, minimise la mesure annoncée : " (elle) rappelle des dispositions qui existent déjà en ce qui concerne l'absentéisme scolaire et incite à les appliquer ou à les renforcer... Ce n'est pas un texte à caractère pénal, mais à caractère réglementaire. Ce sera à l'ordre judiciaire de voir s'il faut par la suite fournir aux proviseurs d'établissements les moyens juridiques de faire des signalements qui soient suivis d'effet". Pour la FCPE, "prétendre résoudre les problèmes de l'absentéisme scolaire en pénalisant un peu plus les familles révèle une méconnaissance totale, à la fois du problème de l'absentéisme et de la situation des familles en difficulté".
Libération du 11 juillet donnait la parole au sociologue Hugues Lagrange pour qui l'absentéisme est lié "à des altérations graves du cadre de vie et spécialement des relations familles". Le quotidien estimait à 100.000 élèves le nombre de "décrocheurs". A l'occasion de la 6ème Biennale de l'éducation et de la formation, la région Ile-de-France estimait à 15.000 le nombre de décrocheurs franciliens. Plusieurs dispositifs, par exemple le Lycée intégral, proposaient des pistes sérieuses pour réintégrer les élèves en perdition. Mais ces structures n'accueillent que quelques dizaines d'élèves ce qui semble bien insuffisant.
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020710153427.g13psdtg.html Dépêche AFP Voila
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020711075753.1pzc763b.html
http://www.fcpe.asso.fr/article.a spx?id=141
http://www.ac-versailles.fr/pedag ogi/rvp/HTML/abandonscolaire.htm
http://www2.ac-lille.fr/reussite- lycee/Outils%20FAP/decrochage/pr%C3%A9sen tation.htm

Enfermer n'est pas éduquer
Dans une tribune parue dans Libération du 12 juillet, Manuel Palacio, président de l'Afpej, s'élève contre le projet de centres fermés pour les mineurs : " L'enfermement est une réponse à un acte, c'est une sanction à l'état brut. En revanche, le placement en institution obéit à une autre logique. Tout en jugeant l'acte, il s'agit d'apporter une réponse à la personne qui l'a commis. Ici la sanction existe, mais elle se prolonge d'un traitement de fond, ce que l'on appelle une action éducative. La notion de centre éducatif fermé vient confondre ces deux niveaux." Il appelle à " une ambitieuse réforme de la détention des mineurs où, enfin, l'exigence de la sanction serait satisfaite sans que cela soit au détriment du devoir d'éducation".
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=41478

La loi Perben condamnée par la L.D.H.
Dans une tribune de Libération du 14 août 2002, Michel Tubiana, président de la Ligue des Droits de l'Homme, dénonce l'enfermement des mineurs par une justice sociale "au rabais" : "S'agissant de juguler une délinquance venant des "gens d'en bas", il est normal de créer une "justice d'en bas". C'est ce que seront les juges de proximité, au statut incertain, soumis aux pressions du parquet et chargés d'un abattage judiciaire allant jusqu'aux mineurs. Justice au rabais aussi que cette accélération de l'accroissement de la procédure de comparution immédiate qui va permettre d'infliger jusqu'à vingt ans de prison en quelques semaines... Les mineurs se voient promettre un enfermement "éducatif" auquel même le très sécuritaire M. Peyrefitte avait mis fin."
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=47212

L'échec scolaire, stigmate de la délinquance
Le Sénat publie un rapport sur la délinquance des jeunes qui accuse l'école. Ce rapport montre d'abord la montée des actes délinquants commis par les mineurs : 82.151 mineurs mis en cause en 1977, 177.017 en 2001; une délinquance souvent peu grave mais qui exaspère la population. Le rapport établit également la "surdélinquance des jeunes issus de l'immigration" : 32% des délits peu graves seraient commis par des adolescents dont les deux parents sont nés à l'étranger. Parmi les causes de cette situation, pour le rapporteur, "plusieurs indicateurs mettent en évidence le rôle que joue (l'échec scolaire) dans le basculement (vers la délinquance).. Le bilan du collège unique est mitigé.. Il a conduit à une radicalisation de l'échec, et est, à ce titre, "co-producteur" de délinquance. La démocratisation du collège laisse sur le carreau un nombre non négligeable d'enfants". Aussi, parmi les mesures retenues par les sénateurs, plusieurs concernent l'école. Puisque l'école "à force d'intégrer a fini par exclure", il faut lutter contre l'absentéisme scolaire en menaçant de suspendre les prestations familiales, améliorer la formation des maîtres, améliorer le système de sanction dans les établissements, développer les classes SAS et les classes relais et surtout diversifier le collège unique en proposant "un enseignement à option qui encourage les gestes et les techniques".
Le Sénat souhaite aussi maintenir l'ordonnance de 1945 mais en l'aménageant : accélération des procédures, détention provisoire pour les mineurs de 13 à 16 ans, création d'établissements pénitentiaires spécifiques "permettant une prise en charge éducative".
En annexe au rapport, on trouvera les témoignages de nombreux sociologues : Sébastien Roché, pour qui l'échec scolaire est la première motivation de la délinquance des jeunes, Laurent Mucchielli, pour qui la "prévention des troubles scolaires devrait être une grande priorité nationale".
On le voit : un rapport bien documenté, qui apporte de précieuses informations mais qui aura des conséquences sur l'école.
http://www.senat.fr/rap/r01-340-1 /r01-340-1.html
http://www.senat.fr/rap/r01-340-2 /r01-340-2.html

Des enseignants dans les centres éducatifs fermés
X. Darcos l'a annoncé : un enseignant, le plus souvent un instituteur spécialisé, sera affecté dans chacun des centres éducatifs fermés créés par la loi Perben. Il suivra les études que les jeunes pourraient suivre à distance via le CNED. Il dispensera également un enseignement 4 heures par jour, 4 jours par semaine, "soit plus que ce qui est dispensé en prison".
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020725160947.c0w10aae.html

Le délit d'outrage et ses suites
On sait que la loi Perben a créé un délit d'outrage à enseignant passible de 6 mois de prison et 7500 euros d'amende. Le Monde du 3 septembre a consulté enseignants et magistrats sur ce nouvel article du Code pénal. Si les avis des enseignants varient, du coté des palais de justice l'application de la nouvelle loi se prépare. Ainsi ce magistrat de Reims : "on pourra, lorsqu'un élève "pète les plombs" en cours, l'arrêter séance tenante". La nouvelle loi permet de mettre en garde à vue les coupables. Et on se prépare à leur imposer des travaux d'intérêt général.
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3226--288924-,00.html
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3226--288925-,00.html

- LES ELEVES    [ Haut ]

Le S.M.S. nouvelle pratique culturelle des jeunes
Le Monde du 10 août publie un intéressant dossier sur les messages Texto diffusés sur les téléphones portables. Le quotidien interroge Jacques Anis, professeur de linguistique, qui ne craint pas un appauvrissement du français : "Le pire des cas serait que le français reste à l'écart des mutations technologiques et c'est une bonne chose pour éviter l'usage trop répété de l'anglais". L'usage des SMS en classe est également évoqué à travers plusieurs témoignages. Ainsi pour Alexis Kauffmann, collaborateur du Café, le SMS est "un phénomène qui échappe quasi totalement à l'école, au départ par ignorance et aujourd'hui souvent par dédain pour cet ersatz d'écriture".
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3208--287076-,00.html
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3208--287077-,00.html
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3208--287078-,00.html

Des jeunes condamnés au chômage ?
"Si les conditions d'insertion des jeunes vont s'améliorer, elles n'en resteront pas moins difficiles." Une Note d'information du Ministère de l'éducation nationale, réalisée avec le B.I.P.E., s'est penchée sur les perspectives d'emploi à l'horizon 2010. Il en résulte d'abord que le chômage des jeunes se situera entre 6 et 9% en 2010, selon le scénario économique retenu. Dans la perspective d'une croissance de 2% l'an d'ici 2010, le taux de chômage s'élèverait. Dans tous les cas, ce sont les services aux particuliers qui connaîtront la plus forte croissance. Par contre les perspectives économiques commandent les prévisions de formation. Dans le cas d'une croissance lente, les diplômés bac +3 pourraient avoir du mal à trouver un emploi. Dans tous les cas, les jeunes peu diplômés (CAP, BEP, brevet ou aucun diplôme) auront du mal à s'insérer professionnellement.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dp d/ni0230.pdf
http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep.html

Pour Phosphore, un bilan mitigé
Le magazine Phosphore publiera dans son numéro de rentrée une enquête réalisée auprès de 3000 lycéens qui jugent leur lycée. Si 78% des lycéens trouvent que les cours sont intéressants, seulement 27% les trouvent très utiles. Les jeunes se plaignent également d'être incompris de leurs enseignants.
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020823093429.wdsog6ld.html

Les jeunes plébiscitent l'école
Selon un sondage publié par "Les Clés de l'actualité" ce 5 septembre, deux adolescents sur trois déclarent aimer l'école. 81% croient que l'école permet la promotion sociale. Mais la moitié aimeraient changer de matières d'enseignement ou en introduire de nouvelles.
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020904160604.ixhbhvyf.html
http://www.milanpresse.com/Magazi nes/PressSubAffich.htm?Num_Visit=NV324016 6696283185&submenu=1&RTITRE=Les%20cl%E9s% 20de%20l%27actualit%E9&RID=MI300495

Les toxicomanes sont jeunes
L'Observatoire français des drogues et des toxicomanies publie son rapport annuel. Il souligne le jeune âge des toxicomanes la moitié des jeunes de 18 ans ont déjà fumé du cannabis. 5 à 6% des garçons expérimentent également l'ecstasy ou des produits à inhaler. Tous les toxicomanes cumulent à la drogue l'alcool et le tabac..
http://www.ladocumentationfrancai se.fr/brp/notices/024000375.shtml

Les marques piègent les collégiens
Le Monde du 9 septembre analyse les méthodes de vente utilisées par les marques pour séduire les collégiens. Fort habilement, elles misent sur les phénomènes d'imitation, fréquents chez les jeunes, pour pénétrer ce marché. Internet est aussi un bon moyen pour entrer en contact avec les jeunes consommateurs et les fidéliser à une marque.
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3236--289580-,00.html

- LES PARENTS    [ Haut ]

Les aides aux familles
Une page bien pratique pour y voir plus clair sur les aides accordées par l'Education nationale aux familles (demandes de bourse, fonds sociaux) et accéder aux formulaires de demande.
http://www.eduscol.education.fr/D 0107/default.htm

Un site pour les parents d'enfants dysphasiques
Pour les parents d'enfants dysphasiques ou dyslexiques, seulement 6% des enseignants ont une attitude éducative positive envers leurs enfants. Un tiers des parents estime que les enseignants ne sont pas formés, la moitié dénonce un quasi abandon de leur enfant. Le site "Mot à mot" résulte de l'initiative de parents d'enfants dysphasiques. Ouvert au travail collaboratif, il offre une information spécialisée, de la documentation et des forums très actifs.
http://www.motamot.org

Les surdoués et l'école
On sait que les "surdoués" ont souvent de mauvais résultats scolaires. Jacques Bert, directeur d'école publique, consacre son site aux problèmes pédagogiques posés par ces enfants. Pour lui "l'institution scolaire peut être à l'origine des difficultés de certains enfants". Il propose des pistes pédagogiques qui utilisent la pédagogie de maîtrise à effet vicariant, des réflexions, des signets.
http://surdoues.info

Les profs ne sont pas heureux
Curieux sondage que celui réalisé par CSA pour Sélection du Reader's Digest. Si, pour deux Français sur trois, les élèves sont heureux à l'école, la majorité des Français estime que les professeurs ne sont pas heureux à l'école. La violence, l'indifférence des parents et des élèves en seraient la cause. Spleen de rentrée ?
http://www.csa-tmo.fr/fra/dataset /data2002/opi20020704b.htm

Rentrée : un dossier pour les parents
Le ministère de l'économie informe les parents sur les réglementations et les dernières tendances de la consommation.
http://www.service-public.fr/accu eil/education_rentree2002_conso.html

- PRIMAIRE    [ Haut ]

Les programmes de langues
Le programme transitoire (2002-2007) d'enseignement des langues étrangères ou régionales au cycle des approfondissements de l'école primaire est paru au B.O. hors-série n°4. Cette publication était d'autant plus attendue que le dernier rapport de l'Inspection générale avait souligné les disparités d'une école à l'autre.
http://www.education.gouv.fr/bo/2 002/hs4/default.htm
http://www.ladocumentationfrancai se.fr/brp/notices/024000479.shtml

Plan de bataille contre l'illettrisme
15% des élèves de sixième ont des difficultés en lecture. Luc Ferry a annoncé le 19 juin un "plan de lutte" contre l'illettrisme. Il s'appuie d'abord sur le renforcement de la lecture et de l'écriture à l'école : les enfants devront y consacrer 2 heures 30 par jour au cycle 2 et 2 heures en cycle 3. Et un outil de diagnostic sera expérimenté dès l'année prochaine en CM1.
Le ministre souhaite aussi s'appuyer sur les TICE. Le ministère labellisera des sites d'aide aux élèves et diffusera sur Internet de l'information sur les dyslexies et dysphasies.
Une troisième catégorie de mesures a soulevé davantage de critiques : Luc Ferry a annoncé la création de 100 à 150 classes de CP consacrées aux élèves les plus en difficulté. Pour les syndicats, cette mesure risque de stigmatiser et d'isoler ces élèves, et, finalement, de ne pas atteindre son objectif.
http://www.education.gouv.fr/pres se/2002/illetrismecp.htm
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020619124503.j06etfls.html

PrimLangues, un site pour les langues au primaire
C'est un véritable portail que le C.I.E.P., avec le soutien de la Direction de la technologie du ministère, ouvre au bénéfice de l'enseignement des langues dans le primaire. PrimLangues est d'abord un centre de ressources. Il propose les textes officiels, des bibliographies, de nombreux signets classés (méthodologie, sites d'enseignants, documents authentiques, documents didactisés, lexiques etc. pour l'allemand, l'anglais, l'espagnol, le portugais, l'arabe, l'italien). On appréciera également les fiches documentaires sur les cédéroms, les malettes pédagogiques, les supports d'activités. PrimLangues propose également des séquences pédagogiques et de nombreuses suggestions pédagogiques (allemand, anglais, italien, arabe, portugais, russe, espagnol) validées pour le CE2, les CM1 et CM2. Le site donne également la possibilité d'établir des correspondances scolaires et invite les enseignants à participer à son animation. C'est dire qu'il se veut " institutionnel et convivial ". Un pari qui pourrait être tenu.
http://www.primlangues.education. fr/

Maîtres d'en haut et maîtres d'en bas
La récente étude ministérielle sur les enseignants du primaire montre une France coupée en deux. La France du nord (au nord d'une ligne Rennes - Gap) compte des enseignants nettement plus jeunes que celle du "bas". Seconde coupure : les enseignants demandent principalement à quitter le coeur du Bassin parisien pour aller au sud de cette fameuse ligne. Troisième différence : si le corps professoral est largement féminisé (77%),le pourcentage de femmes varie selon le poste : 93% en maternelle, 56% seulement pour les postes de direction. Ultime différence : 53% des enseignants sont professeurs des écoles, les autres sont instituteurs. (au format PDF)
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dp d/ni0229.pdf
http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep.html

Primaire
Intégration des instituteurs dans le corps des professeurs des écoles
Le B.O. du 12 septembre publie le nombre d'emplois ouverts sur liste d'aptitude pour l'intégration d'instituteurs dans le corps des professeurs des écoles.
http://www.education.gouv.fr/bo/2 002/33/perso.htm

La science à partir de 3/4 ans
Haplosciences est une association qui a pour but d'éveiller aux sciences les enfants. Son site propose de nombreuses ressources adaptées à un jeune public. Ainsi la "petite encyclopédie des sciences" initie les enfants à la flore, la faune, la physique, l'astronomie. Ils y trouvent des dossiers et des jeux.
http://www.haplosciences.com

Une classe PAC crée des vêtements avec Castelbajac
C'est une classe PAC pas ordinaire. Des élèves de CM1 et CM2 de l'école François Coppée de Paris (15ème) ont appris à réaliser des vêtements avec l'assistance du couturier Jean-Charles de Castelbajac. Une expérience originale où les élèves ont rédigé des poésies, utilisé les maths en lien avec leur projet. Pour leur maîtresse "cela créée une appétence scolaire extraordinaire et surtout du savoir-être entre les élèves, une attitude différente envers l'école".
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020616063733.qkpsv87j.html

Un séminaire pour La main à la pâte
Du 26 octobre au 1er novembre, La Main à la pâte organisera une session de formation destinée aux enseignants du premier degré. Ils y rencontreront des chercheurs qui aborderont avec eux des thèmes scientifiques comme la thérapie génique, les OGM, le pétrole, les robots, la logique etc. Les places sont limitées et les inscriptions seront closes au 10 juillet.
http://www.inrp.fr/lamap/formatio ns-colloques/graines5/

Télécole
Télécole est un programme d'éducation à l'image télévisuelle développé en classes maternelles, élémentaires et de collège. Télécole souhaite développer le sens critique des élèves et installer des pratiques méthodiques d'analyse de l'image et des types de textes télévisés. Le programme se recoupe donc avec les apprentissages de nombreuses disciplines et prépare l'enfant à l'utilisation d'une grande variété de ressources documentaires. Le suivi du programme montre non seulement que les enfants jettent un regard désacralisé sur la télé mais aussi une amélioration des performances en lecture.
http://crdp.ac-besancon.fr/cddp90 /Telecole/Telecole_fichiers/default.html

Littérature au cycle 3
Les nouveaux programmes du primaire invitent les enseignants à faire découvrir chaque année une dizaine de titres "choisis parmi ceux qui sont répertoriés dans la bibliographie publiée avec les textes d'application". Eduscol publie cette liste. Près de 180 oeuvres sont retenues parmi lesquelles 30 contes, 35 albums, 70 romans, 21 recueils de poésie, 13 bandes dessinées et 11 pièces de théâtre.
http://www.eduscol.education.fr/D 0102/biblio.htm

Un dossier de la D.F. sur le primaire
La Documentation Française publie un dossier documentaire sur l'enseignement du premier degré. Outre des données statistiques, il propose une découverte des structures et des enseignants du primaire ainsi qu'un aperçu des priorités pédagogiques de ce degré : maîtrise des langages, enseignement des langues, TICE. Pour chaque thème, la D.F. publie un court état des lieux appuyé sur de nombreux documents téléchargeables.
http://www.ladocumentationfrancai se.fr/dossier_polpublic/enseignement_prim aire/index.shtml

La scolarisation des 2-3 ans en question
Selon Le Monde du 27 juin, la scolarisation des enfants de 2-3 ans pose problème. D'abord du fait du mini-baby boom de ces dernières années qui se traduit par un afflux d'enfants que les académies ont bien du mal à gérer. D'autre part, l'intérêt pédagogique de cette entré à l'école est mise en question. Ainsi Alain Bentolila, linguiste, estime que "En scolarisant (l'enfant) au milieu d'autres enfants du même âge, on choisit la pire des méthodes : aucun autre écolier ne va lui donner un stock de vocabulaire plus riche que le sien".
http://www.lemonde.fr/article/0,5 987,3226--282550-,00.html

Concours externe de professeurs des écoles
Le B.O. du 18 juillet 2002 publie un arrêté modifiant les épreuves du concours externe de recrutement de professeurs des écoles. Les épreuves d'admissibilité comprennent une épreuve de français et une de mathématiques. Les épreuves d'admission se composent de 4 parties : entretien préprofessionnel, oral de sciences et technologie ou histoire et géographie, épreuve en langue étrangère ou régionale ou en arts plastiques ou en musique et enfin épreuve d'EPS.
http://www.education.gouv.fr/bote xte/bo020718/MENP0201083A.htm

Ouverture sur le statut des directeurs
X. Darcos a indiqué qu'il souhaitait arriver à un accord sur le statut des directeurs d'école d'ici la fin de l'année. Il souhaite associer les maires à ce débat pour "trouver un statut juridique aux écoles".
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_020717163944.b5anp9gd.html
Primaire Dépêche AFP Voila

L'INC sélectionne des sites sûrs
Dans un rapport publié en ligne, l'Institut National de la Consommation recense des sites "sûrs" pour les enfants de 6 à 11 ans. Un travail intéressant puisque l'équipe de l'INC a cherché à définir des critères objectifs de "sûreté" pour ces sites. Mais l'absence de pornographie ou d'exploitation commerciale suffit-elle à qualifier un site pour enfants ? On peut en douter en voyant la sélection inégale opérée par l'INC. Il est plus difficile d'évaluer les qualités pédagogiques des sites Internet. L'INC observe pourtant que "le réseau de sites Internet pour l'enseignant et ses élèves de l'école primaire est aujourd'hui bien organisé" et qu'il est sûr. Voilà qui fera plaisir à Cartables, Sitinstit et L'encrier.
http://www.inc60.fr/images_public ations/rapport_complet.pdf
http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep.html
http://www.cafepedagogique.net/do ssiers/securite/editoter.php
Concours de professeur des écoles
Un arrêté du 1er août, publié au B.O. du 5 septembre, modifie le règlement des concours de professeur des écoles.
http://www.education.gouv.fr/bo/2 002/32/perso.htm

La semaine de 4 jours dans le collimateur
Un quart des élèves du primaire bénéficie de la semaine scolaire de 4 jours, une innovation saluée en son temps comme facilitant la vie familiale et les activités péri-éducatives. Selon Libération du 29 août, un rapport de l'Inspection générale préconise le gel de ce dispositif qui fatiguerait les élèves et s'accompagnerait d'un fort absentéisme.
http://www.liberation.com/page.ph p?Article=49750

- COLLEGE    [ Haut ]

Le "Journal de 6ème"
Une nouvelle édition, mise à jour, du "journal de 6ème" est proposée en téléchargement sur le site du CNDP. Cette brochure aide les jeunes élèves à organiser leur travail au collège.
http://www.cndp.fr/journal6e/

Le carrefour des IDD
Eduscol renouvelle son site sur les Itinéraires de découverte. Présenté comme un "carrefour" pour l'enseignant débutant, le nouveau site donne accès à des ressources bibliographiques ainsi qu'à des signets. On y trouvera un excellent recensement de sites : présentation d'IDD, outils pour se documenter pour les élèves ou les enseignants, et webographie par discipline. Un autre chemin de ce "carrefour" apporte des idées concrètes pour chaque thème. Enfin une liste de discussion relie les enseignants qui se lancent dans les IDD. Une adresse à visiter !
http://www.eduscol.education.fr/D 0093/acc_id.htm

Le point sur le brevet
Le sujet est d'actualité ! Eduscol fait le point sur le brevet : modalités d'attribution du diplôme, organisation, et enfin statistiques : en 2001 777.518 candidats se sont présentés, 604.914 ont été reçus.
http://www.eduscol.education.fr/D 0071

- LYCEE    [ Haut ]

La démocratie s'invite aux "Journées citoyennes" les 15 et 17 octobre
Ce sont de "vraies" élections des Conseils des délégués pour la vie lycéenne que le ministère veut organiser à la prochaine rentrée. Pour cela, une note de service établit deux "journées citoyennes" les 15 et 17 octobre 2002 durant lesquelles les élèves voteront (scrutin à deux tours). Les élèves devront être sensibilisés à ces élections, par exemple par un débat en cours d'ECJS. La note de service précise les droits des candidats à diffuser une profession de foi dans l'établissement et donne des consignes pour le déroulement du vote.
http://www.education.gouv.fr/bo/2 002/25/ensel.htm

Français, Physique, Sciences de l'ingénieur Des épreuves rénovées pour le bac 2003
Le B.O. du 4 juillet publie les modalités de trois épreuves du bac 2003.
Une note décrit l'épreuve de littérature du bac série L. Elle s'articule en deux parties, un écrit et un oral de contrôle. L'écrit de deux heures (coefficient 4) donne le choix entre deux sujets s'appuyant sur un texte littéraire ou un document iconographique accompagnés de deux questions. Il est évalué en fonction de la connaissance des oeuvres au programme et de la clarté des propos.
Une autre note établit les modalités de l'épreuve de sciences physiques et chimiques du bac S. L'épreuve écrite (coefficient 6 ou 8) inclut une évaluation des capacités expérimentales (4 points sur 20). Celle-ci sera faite dans le courant de l'année scolaire à partir de sujets nationaux.
Enfin, le même B.O. fixe la nouvelle épreuve de sciences de l'ingénieur en série S. Elle se déroule sur 7 heures, en deux parties : une partie écrite (coefficient 4) et une "d'activités pratiques" (coefficient 5).
http://www.education.gouv.fr/bo/2 002/27/ensel.htm

Les résultats du bac
Les académies ont rendu public les résultats du premier tour à partir du 5 juillet. Certaines ont fait l'effort de mettre en ligne sur Internet les résultats nominatifs. C'est le cas à Amiens et Orléans-Tours. Ailleurs, le plus souvent, les résultats sont accessibles contre paiement sur Minitel 3614 ou 3615.
http://www.education.gouv.fr/sec/ baccalaureat/resultat.htm
http://zeus.ac-amiens.fr:9525/ser vlet/SResultat#bookmark
http://www.ac-orleans-tours.fr/re ctorat/examens/resultats.htm

Le bac
Les résultats officiels du bac sont maintenant connus. 603.700 candidats se sont présentés et 475.000 ont été reçus, soit 78,8%. Le taux de réussite est légèrement en hausse en séries générales (80,3%) mais en baisse en séries technologiques (77%) et professionnelles (77,2%). Au total 60,9% des jeunes sont bacheliers, dont 32,4% dans les séries générales. Cette année encore, on observe de forts contrastes entre académies : Rennes peut afficher 85,7% de reçus, Créteil seulement 71,8%. Est-ce pour ces derniers que le ministère ouvre des pages spéciales ? "Sans le baccalauréat, des solutions existent " affirme le web ministériel. Il explique comment redoubler, se réorienter ou se former en alternance.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dp d/baccalaureat.pdf
http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep.html
http://www.education.gouv.fr/sec/ baccalaureat/sans.htm

Le bac 2003
Quels textes réglementaires définissent les épreuves de la prochaine session du bac ? EduScol s'y prend à l'avance pour nous les faire connaître à travers un tableau clair mais qui ne concerne que les séries générales.
http://www.eduscol.education.fr/D 0056/definitions_epreuves1.htm

De nouveaux programmes décidés pendant les vacances
Plusieurs arrêtés, parus au Journal Officiel du 7 août, annoncent de nouveaux programmes qui paraîtront dans le B.O. du 29 août. C'est le cas pour le programme d'Histoire-Géographie de 1ère et terminale des séries générales, du programme de S.V.T. en terminale scientifique et des programmes de physique-chimie de 1ère et terminale des séries SMS, STI et STL.
http://www.legifrance.gouv.fr/cit oyen/jorf_nor.ow?numjo=MENE0201714A
http://www.legifrance.gouv.fr/cit oyen/jorf_nor.ow?numjo=MENE0201719A
http://www.legifrance.gouv.fr/cit oyen/jorf_nor.ow?numjo=MENE0201718A

- ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL    [ Haut ]

Tout sur les horaires
Les réformes des dernières années ont modifié profondément l'organisation des horaires. C'est un travail de clarification que fait Eduscol en présentant non seulement les grilles pour les nouveaux CAP, les BEP et les bacs pro mais aussi les modalités d'organisation : conditions de dédoublement par niveau par exemple.
http://www.eduscol.education.fr/D 0037/PPHAJ01.htm

Enseignement professionnel
Les programmes de CAP sont parus
Les nouveaux programmes de CAP sont parus au B.O. hors série n°5. Ils comprennent l'E.C.J.S., les arts appliqués, le français, l'histoire-géographie, les maths et sciences ainsi que la vie sociale et professionnelle.
http://www.education.gouv.fr/bo/2 002/hs5/default.htm

Un reportage en L.P.
"Les élèves arrivent souvent en filière professionnelle avec une petite estime de soi". Libération du 1er juillet est allé enquêter sur les attentes des lycéens du L.P. de Delle (Territoire de Belfort). Une vision assez désespérante qui contraste avec le remontée statistique des inscriptions en L.P. Le quotidien interroge Stéphane Beaud, auteur de "80% au bac.. et après". Pour lui "pourles jeunes, la voie normale est devenue celle du lycée général.. Du coup dans les lycées professionnels, la culpabilité de ceux qui n'ont pas réussi à suivre des études longues est plus forte". Pour le sociologue, "on ne peut espérer revaloriser le lycée professionnel sans revaloriser les salaires et les conditions de travail des ouvriers".
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=39013
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=39015

Une année de perdue
"Tout ce petit monde se régale du spectacle monté par les meneurs, les soutient, ajoutant qui une plaisanterie, qui un bruit, une remarque ou un éclat de rire tonitruant. Ceux qui ont tenté, quelques semaines en début d'année, de conserver leur chance de poursuivre des études en travaillant un minimum, y ont ensuite renoncé". C'est le bilan que dresse Richard Moyon, professeur en BEP, dans un courrier publié par Libération du 3 août. Il décrit longuement le chahut, les provocations des élèves, les décrochages, l'abandon des élèves sérieux, bref, le scénario catastrophe d'une classe qui coule. Une situation de souffrance qu'il ne faudrait sans doute pas généraliser à toute une filière.
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=45557

Création du Bac pro vente
Le J.O. du 7 août publie l'arrêté créant le bac pro vente (prospection - négociation - suivi de clientèle) et fixant les modalités de préparation et de délivrance. Le règlement d'examen est annoncé à paraître au B.O. du 3 octobre.
http://www.legifrance.gouv.fr/cit oyen/jorf_nor.ow?numjo=MENE0201760A

54 sites pour l'enseignement professionnel
La sixième "Lettre de l'enseignement technologique et professionnel", publiée par le CRDP de Besançon, est parue. Elle propose 54 sites intéressant l'enseignement de la mécanique, les automatismes, l'informatique, l'électronique, la productique et le génie civil.
http://crdp.ac-besancon.fr/crts/l ettretp1.htm

Bac et diplômes professionnels
Avec près de 90.000 bacheliers, le bac professionnel représente près d'un bac sur cinq selon une récente étude ministérielle. Il présente pourtant des traits particuliers : les bacheliers sont plus âgés (20 ans) et originaires de milieux plus modestes (ouvriers) que les bacheliers généraux. Enfin seulement 17% des bacheliers professionnels poursuivent des études supérieures.
Six de ces bacs sont déjà rénovés. Le site Eduscol publie la liste complète des diplômes professionnels rénovés pour lesquels l'entrée en formation est prévue à la rentrée 2002.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dp d/ni0237.pdf
http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep.html
http://www.eduscol.education.fr/D 0006/listediplomes.htm

Le P.P.C.P.
Le Projet pluridisciplinaire à caractère professionnel se situe dans la même filiation pédagogique que l'IDD du collège ou le TPE des lycées généraux. Ce mini-site officiel en présente les objectifs, les caractéristiques ainsi que les modalités de mise en oeuvre. Les enseignants trouveront également ici des ressources nationales ou académiques fort utiles pour prendre courage et se lancer.
http://www.eduscol.education.fr/D 0047

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