Informations Professionnelles (Café N° 26)

- François Jarraud -

- LE CAFE    [ Haut ]

Salon de l'Education : Rencontrons nous au stand du Café !
Le Café pédagogique sera heureux de vous accueillir sur son stand au Salon de l'Education ,du mercredi 20 au samedi 23 novembre, à Paris, Porte de Versailles, Hall 7/1, stand C 1402.
Vous pourrez rencontrer sur notre stand l'équipe du Café pédagogique ainsi que des représentants de communautés éducatives qui nous sont proches.

Le Café vous invite à participer aux tables-rondes qu'il organise dans le Hall 7/1 à l'Agora 1 :

- Le mercredi 20/11 à 11h30, table ronde sur " Texte image et TICE " à propos de la pédagogie de l'image aujourd'hui dans ses rapports avec le(s) texte(s). A 16h30 une seconde table-ronde portera sur l'enseignement de la géographie avec les TICE.

- Le jeudi 21/11 à 10h00, Christine Reymond animera une conférence sur " Les échanges à distance, une nouvelle pratique pour l'enseignement des langues " .

- Vendredi 22 à 10h00, le Café et l'association Pagestec vous invite à assister à la table-ronde sur la technologie au collège : " où en sommes nous ? ". Les principales association d'enseignants de technologie y seront représentées.
- A 15h30, Caroline d'Atabekian animera une table-ronde sur "Lire et écrire avec les TICE". Quelle efficacité pour les logiciels de lecture et d'écriture ?

Enfin, samedi 23 novembre à 10h00, Bruno Devauchelle conduira la table-ronde " L'école "tice" sa toile ". Le développement des TIC semble se faire de façon beaucoup plus rapide dans le primaire qu'au collège ou au lycée. Et pourtant, nombre d'établissements scolaires du premier degré sont peu équipés et ne doivent ce développement qu'à des initiatives personnelles. Pour quelles raisons les TIC se déploient-elles plus rapidement dans le primaire ?

Le programme complet, les modalités pour recevoir une invitation sont en ligne sur le site du Café.
http://www.cafepedagogique.net/divers/sa lon2002.php

- LE SYSTEME EDUCATIF    [ Haut ]

L'école de Ferry
A l'occasion du débat sur le budget, Mardi 22 octobre, le ministre a tenu à présenter ses objectifs et sa philosophie de l'école. Commençons, pour un ministre philosophe, par sa vision de l'enseignement : " Depuis trente ans, la valorisation excessive de la créativité, de la spontanéité des élèves s'est faite non seulement au détriment des savoirs, mais au détriment de certaines acquisitions qui passent nécessairement par le respect des traditions. Il y a deux traditions dans l'éducation, que l'on doit respecter : celle de la langue - car nous n'inventons pas nous-même la langue, nous la recevons de l'extérieur - et celle de la civilité... Et l'une des raisons pour lesquelles ces deux éléments essentiels de la culture sont aujourd'hui en crise, c'est qu'on a valorisé, sur le plan pédagogique, les exercices qui insistaient sur la spontanéité et la créativité, ce qui est une très bonne chose en soi, mais ce n'est pas, en matière d'apprentissage de la langue, une chose excellente. Je suis désolé, mais la créativité en matière de règles de grammaire, ça n'a jamais rien donné d'excellent ". Le ministre a ensuite abordé des points qui concernent le primaire et le secondaire.

Pour le primaire , il a annoncé la poursuite de l'apprentissage des langues vivantes " mais pas dans les conditions définies par mon prédécesseur " : les recteurs ne trouveraient pas d'enseignants en nombre suffisant. Il a rappelé son plan de lutte contre l'illettrisme (selon lui 21 à 42% des élèves de CE2 n'auraient pas de bases solides en lecture).

Dans le secondaire, le ministre a annoncé son intention de créer, dès le collège, des classes en alternance en donnant la possibilité aux élèves d'aller le matin en classe et l'après-midi en atelier au collège ou en L.P., ou en entreprise.

Enfin Luc Ferry, peut-être pour justifier la baisse des créations de poste, a stigmatisé le recrutement des enseignants . Dans le primaire il souligne " le scandale des listes complémentaires... on met ainsi devant les élèves des nouveaux professeurs, si je puis dire, qui ont été reçus derniers aux concours ou qui n'ont pas eu le concours, pour ceux qu'on appelle un peu méchamment les "reçus collés ", alors même qu'ils n'ont reçu aucune formation ". Il a pris l'engagement en deux ans de ramener la liste complémentaire entre 3 000 et 4 000 inscrits. Dans le secondaire il s'est élevé contre le bas niveau de recrutement : " par pudeur, je ne citerai pas les notes des derniers reçus à certains concours, mais vous savez très bien que, notamment en ce qui concerne les sciences de la vie et de la terre, ils sont vraiment alarmants. Là encore, l'augmentation purement quantitative risque d'organiser la baisse de qualité de notre système pour les trente-sept années et demie qui viennent ". Ce qui l'amène à lancer un audit sur les besoins en enseignants. Très logiquement, le ministre a annoncé une réforme des IUFM : " il faut le dire sans fard, (les IUFM) sont aujourd'hui dans une situation assez critiquable, même s'il ne faut rien exagérer... D'une certaine façon, les IUFM ont perdu la vocation "professionnalisante" qui devrait être la leur. Les futurs professeurs n'y sont pas suffisamment préparés, ni aux publics qu'ils vont rencontrer, ni à la vie des établissements et au travail en équipe, ni aux programmes qu'ils vont avoir à traiter dans les écoles ou dans les collèges. Il faut réorienter les IUFM vers l'idée que la formation professionnelle des futurs enseignants doit rester leur mission principale "

Enfin s'agissant des surveillants, le ministre a annoncé que le recrutement des futurs assistants d'éducation se fera pour une période plus courte (trois ans) et qu'ils bénéficieront d'une validation des acquis de l'expérience professionnelle. Il a également cité l'exemple du Canada où les étudiants sont astreints à un " service d'utilité publique " " voilà une bonne idée dont nous pourrions nous inspirer ".
http://www.education.gouv.fr/discours/20 02/budget.htm

Le budget est adopté
"Le mammouth a été dégraissé." Luc Ferry a tenu à ressusciter l'animal préhistorique lors du débat sur le budget de son ministère. Le budget de l'éducation nationale a été adopté par l'Assemblée nationale qui a repoussé deux amendements déposés par le PS visant à réintégrer les 5.600 surveillants et les 20.000 aides-éducateurs supprimés à la prochaine rentrée. Afin de préparer le prochain budget et, peut-être, couper court à certaines critiques, le ministre a annoncé le lancement d'une mission conjointe avec le ministère des finances sur les départs d'enseignants en retraite et l'évolution du recrutement sur les 10 prochaines années. Comme si le renouvellement de la moitié des enseignants dans les prochaines années n'était plus inéluctable...
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_021022211205.c52gtl7w.html
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_021022222957.i37iohw8.html
http://www.education.gouv.fr/presse/2002 /retraitecp.htm

87.730 euros pour une scolarité
87.730 euros : c'est, selon une étude ministérielle, ce que coûte une scolarité de la maternelle au bac; soit 4310 euros pour une année dans le premier degré, et 7880 dans le secondaire. Avec 6,2% du PIB consacré à la dépense d'éducation (hors formation continue), la France se situe au dessus de la moyenne des pays de l'OCDE, de l'Allemagne et du Japon (4,7%) mais en dessous des Etats-Unis et des pays scandinaves. Au moment où la décentralisation de l'éducation est envisagée, il est utile de noter que 21% des dépenses d'éducation sont déjà prises en charge par les collectivités territoriales.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/ni0251.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep.html

La violence, argument du changement
Xavier Darcos a présenté le 30 octobre au Conseil des ministres un plan de lutte contre la violence scolaire qui l'amène à annoncer " un grand débat parlementaire, sorte d'états généraux de l'école " au premier semestre 2003. C'est que cette lutte le conduit à envisager, au-delà de mesures spécifiques, rien moins qu'une nouvelle " pédagogie de l'autorité " , une modification du collège unique et du statut des enseignants.
Le ministre réaffirme que " ce n'est pas l'enfant qui est au centre du système mais le savoir " pour ajouter que " les textes réglementaires vont réaffirmer avec force l'autorité des savoirs, des maîtres, des chefs d'établissement... Nous mettons à l'écart les perturbateurs ". Plus concrètement le ministre a annoncé la signature par les élèves d'un " contrat de vie scolaire ", l'évaluation au bac des connaissances d'éducation civique, le recours " systématique " aux dispositifs relais, et le renforcement des pouvoirs des chefs d'établissement (par exemple ils pourront déscolariser immédiatement les élèves majeurs).
Pour aider les personnels, le ministre a annoncé une personnalisation de la gestion des enseignants travaillant dans des établissements sensibles. " On peut peut-être rouvrir la question de la fonction enseignante... Peut-être faudra-t-il ouvrir le débat de ce c'est qu'être professeur aujourd'hui, quels sont les droits et les devoirs des enseignants, adapter un texte qui a 55 ans ".
En ce qui concerne la surveillance, point crucial de la lutte contre la violence scolaire, X. Darcos compte faire appel à des " assistants d'éducation " et à des emplois " Civis éducation ", les nouveaux emplois-jeunes créés par le gouvernement.
Enfin le ministre a confirmé que " les parcours diversifiés seront encouragés dès le collège ".. et que " dès la fin de la cinquième seront mis en place des dispositifs reposant sur diverses formes d'alternance entre collège et lycée professionnel, entre établissement scolaire et entreprise ".
Prenant les déclarations du ministre à rebrousse-poil, Libération montre " des écoliers plus polis qu'avant " sous la plume d'Alain Auffray. Et Le Monde rend compte d'une visite en classe relais : "Il n'y a plus de tension avec les profs " dit Stanley, renvoyé pour insultes répétées. Finalement l'espoir prend le relais.
http://www.education.gouv.fr/presse/2002 /violencedp.htm
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=62230
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,322 6--296206-,00.html

L'école a-t-elle besoin de ses surveillants et de ses aides-éducateurs ?
C'est la question que se sont posés les enseignants le 17 octobre. Dans un texte fort, publié sur le site des Cahiers Pédagogiques, Raoul Pantanella accuse Luc Ferry d' "atteinte au moral de l'Education". Il ne s'agit à coup sur pas d'un délit. Mais peut-être d'une faute ? Ecoutons Raoul Pantanella : " Des temps mauvais se profilent désormais pour l'école. Comment compte-t-on faire pour améliorer le climat relationnel et la socialisation dans les établissements avec toujours moins de personnels d'éducation et d'enseignement ? Va-t-on recruter des vigiles armés pour faire la discipline dans les cours de récré et les classes, de la maternelle au lycée ? Compte-t-on installer des portiques détecteurs et des caméras de surveillance vidéo pour suppléer à l'absence de présences humaines dans les établissements ? Nos ministres savent-ils encore que la surveillance, le guidage, les sanctions sont à l'école des actes éducatifs avant d'être répressifs et qu'il faut pour ce faire des éducateurs et non des policiers ou des vigiles ?"
La grève divise les associations de parents. Ainsi la PEEP déplore la grève. Pour elle, " confier aux collectivités territoriales de nouvelles responsabilités définies dans le cadre de convention avec l'Etat ne paraît pas être une prise de risque démesurée dès lors que celui-ci veille à l'égalité républicaine entre les élèves en maintenant un cadre national dans la définition des diplômes et des programmes et en s'assurant que l'application des principes essentiels de solidarité et d'équité entre les territoires donne à ces collectivités locales les moyens financiers de mener à bien de nouvelles missions". Quant à la FCPE, elle appelle les parents à manifester le 17 octobre : " la suppression de 5 000 postes de surveillants et 20 000 postes d'aides éducateurs va accentuer les difficultés dans les établissements". On voit mal en effet comment l'école pourrait s'en passer.
http://www.cahiers-pedagogiques.com/actu /pions.html
http://www.peep.asso.fr/search97cgi/s97_ cgi.exe?action=View&VdkVgwKey=d%3A%5Cpeep %5Chtm%5Ccommunique%5C2002%5Cgreves%5Foct 2002%2Ehtm&DocOffset=1&DocsFound=2&QueryZ ip=+%28modified+%3E+30+SEPTEMBRE+2002%29& Collection=peepcdp&SortField=doc%2EModifi ed&SortOrder=Asc&ViewTemplate=peep%2Fvisu one%2Ehts&
http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id= 187

Au collège et au lycée, valoriser la voie professionnelle
"Il faut sortir de la situation où l'orientation vers la voie professionnelle se fait par défaut et est associée à la notion d'échec scolaire, situation qui est due à une méconnaissance des métiers auxquels elle prépare et des parcours de réussite qu'elle permet, mais aussi au fait que le collège, qui est resté trop largement un "petit lycée", prépare plus à la voie générale qu'à la voie professionnelle. Parmi les élèves qui s'orientent vers les formations générales, trop nombreux sont ceux qui s'y trouvent en difficulté alors qu'ils auraient mieux réussi dans une autre voie de formation. C'est dès le collège que doit s'opérer la valorisation de la voie professionnelle". C'est une refonte partielle de l'enseignement secondaire qu'annonce Luc Ferry.
D'abord au collège , où "les enseignements proposés aux élèves doivent faire leur part aux activités et aux modes d'enseignement qui sont ceux des formations technologiques et professionnelles", le ministre souhaite "revoir" l'enseignement de la technologie. Il annonce le lancement de "classes de découverte des métiers", où les collégiens travailleront en alternance en lycée professionnel ou en entreprise. Des classes préparatoires à la voie professionnelle seront installées, à l'issue du cycle central, en collège ou L.P. Ces dispositifs reviennent donc clairement sur l'objectif du "collège unique".
Au lycée , le ministre souhaite "clarifier les parcours de formation" c'est à dire revoir l'organisation de la voie professionnelle. C'est le BEP qui est au centre des problèmes, à la fois dans le rééquilibrage entre CAP et BEP et dans la redéfinition du lien BEP/bac pro. Le BEP en un an pourrait se généraliser. La question du lien entre bac pro et BTS pose également la question d'une redéfinition des bac technologiques et des BTS : " un nombre croissant d'élèves de la voie professionnelle s'engage aujourd'hui dans des études technologiques supérieures avec un baccalauréat professionnel plutôt qu'un baccalauréat technologique. En fonction des situations locales, l'un ou l'autre parcours peut avoir sa raison d'être. On s'attachera donc, dans chaque bassin de formation, à identifier clairement et à proposer explicitement aux élèves les " parcours d'accès au technologique supérieur " les mieux adaptés. Lorsqu'ils passeront par le baccalauréat professionnel, il sera nécessaire de veiller à la mise en cohérence des spécialités des baccalauréats professionnels et des BTS demandés, et d'adapter la première année de BTS, notamment dans le domaine de l'enseignement général, pour donner aux élèves les meilleures chances de succès". Le ministre a rappelé son engagement de privilégier l'accès des lycéens technologiques et professionnels en BTS.
http://www.education.gouv.fr/presse/2002 /ensprodp.htm

Triste état de l'école
Le ministère publie la douzième édition de "L'état de l'école", un annuaire statistique qui regroupe chaque année les principales données sur le système éducatif. Ce qui est moins traditionnel, c'est la préface rédigée par Luc Ferry qui ne relève, dans "l'état de l'école", que des points faibles et en dresse une critique réservée d'habitude à la presse politique. "Les indicateurs publiés montrent de manière frappante.. le palier que connaît actuellement notre système éducatif... L'accès au niveau du baccalauréat ou à l'enseignement supérieur, la proportion d'une génération ayant le baccalauréat, le taux de réussite en DEUG.. ne progressent plus. Le nombre de sortants du système éducatif sans qualification ne diminue plus et reste à un niveau encore trop élevé". Espérons que dans un an cela ait bien changé !
http://www.education.gouv.fr/dpd/etat/et at.htm

Luc Ferry : "rétablir l'autorité"
Participant au "Grand Jury RTL-Le Monde - LCI" le 3 novembre, Luc Ferry s'est présenté comme " un républicain libéral démocrate" avant d'ajouter : "Autrefois, on ne pouvait pas se dire intellectuel de droite, le monde libéral semblait discrédité. Maintenant, la droite s'est décomplexée, elle a retrouvé des valeurs comme la République ou les droits de l'Homme qui ne sont pas de gauche". Le ministre de l'éducation nationale a précisé : "je me sens parfaitement à l'aise dans un gouvernement qui veut rétablir l'autorité dans la société et dans les établissements scolaires" .
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_021103191257.bpkmnsxe.html

L'innovation menacée ?
Anne-Marue Vaillé, présidente du Conseil national de l'innovation, a démissionné de ses fonctions. Elle estime qu'elle est de fait désaisie de ses responsabilités. On sait que le Conseil est chargé d'encourager l'innovation dans le système éducatif. Y siègent des personnalités aussi affirmées que Marie-Danielle Pierrelée, Gabriel Cohn-Bendit ou Antoine Prost. Le conseil avait été supprimé par Luc Ferry en juin dernier avant d'être rétabli durant l'été. Mais son avenir semble encore incertain. Pour Gabriel Cohn-Bendit l'autonomie du Conseil serait actuellement menacée.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_021031164537.w6k3wnsu.html
http://www.education.gouv.fr/innovation/ accueil.htm

Raffarin s'engage en faveur des TIC
"Il y a aujourd'hui 10 millions d'internautes, mais il y a 60 millions de Français. C'est à cette grande majorité de Français, d'hommes, de femmes, d'entreprises qui n'ont pas encore franchi le pas, que la société de l'information inquiète, que nous devons ensemble, acteurs de ce secteur et Gouvernement, nous adresser. Nous devons les convaincre de la réalité des bénéfices qu'ils peuvent attendre de ces technologies". Parlant devant l'Electronic Business Group, le premier ministre a annoncé le lancement du "plan RE/SO 2007", un ensemble de mesures qui devraient favoriser le développement des TIC. Trois lois devraient d'ici juin "préciser les règles du jeu dans la société de l'information". Elles régleront la question de la responsabilité des hébergeurs de contenus en les déresponsabilisant, favoriseront le développement du commerce électronique, autoriseront le libre exercice de la cryptographie. Mais c'est de l'école que le premier ministre attend une initiation générale des Français aux TIC. Il annonce l'amélioration de l'équipement des établissements (un ordinateur pour 3 élèves dans le secondaire en 2007), "l'intégration de la formation aux TIC dans la scolarité", ce qui est déjà l'objectif des B2i. Le chef du gouvernement souhaite que l'école s'appuie résolument sur les TIC mais, d'une version publiée à l'autre de son discours, les dispositifs envisagés deviennent moins précis. La formation des enseignants devra-t-elle obligatoirement comprendre une initiation aux TIC ? Le texte définitif du discours l'établira. Une version provisoire du texte mentionnait également une aide fiscale pour permettre l'équipement informatique des ménages ayant des enfants scolarisés, à l'image de ce que le Québec a mis en place. Là aussi il faudra attendre le texte définitif du premier ministre pour savoir jusqu'où ira l'effort gouvernemental.
http://www.premier-ministre.gouv.fr/fr/p .cfm?ref=36713

Le fait religieux à l'école
Le site ministériel publie intégralement le discours de Xavier Darcos sur l'enseignement du fait religieux lors du séminaire national des 5, 6 et 7 novembre. Le ministre s'y montre soucieux de défendre les valeurs laïques : " enseigner le fait religieux, c'est, comme pour tout enseignement, s'appuyer sur les valeurs les plus fondamentales de notre Ecole républicaine". Enseigner le fait religieux lui semble cependant nécessaire pour "comprendre une des manières de dire le monde,... permettre aux jeunes l'accès à d'innombrables chefs d'œuvre du patrimoine de l'humanité.... et rendre les élèves capables de comprendre le rôle que le religieux joue dans le monde contemporain". EduScol publie justement des résumés des interventions lors du séminaire national : par exemple celles sur l'histoire des textes religieux. Enfin, Le Monde donne la parole à plusieurs professeurs d'histoire-géographie qui montrent à la fois les difficultés bien réelles de l'enseignement des faits religieux et les enjeux importants qui y sont liés. J'explique l'importance de la laïcité, grâce à laquelle nous pouvons vivre ensemble. J'explique que toute religion qui respecte les règles de la République est respectable" affirme un enseignant parisien.
http://www.education.gouv.fr/discours/20 02/religieux.htm
http://www.eduscol.education.fr/D0033/se m_faitsreligieux.htm
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,322 6--297067-,00.html

Les dispositifs relais
Au moment où le ministre annonce leur doublement, EduScol ouvre de nouvelles pages consacrées aux dispositifs relais. Classes et ateliers relais accueillent les élèves en voie de déscolarisation soit par rejet du système scolaire soit par démotivation. Le site propose les textes officiels et quelques documents pédagogiques offrant aux éducateurs des pistes pour mettre en oeuvre leur pédagogie.
http://www.eduscol.education.fr/D0049/de fault.htm

Les dispositifs relais sous le regard de l'Inspection générale
Le programme de travail de l'inspection générale prévoit l'étude des dispositifs relais de prise en charge des élèves en grande difficulté et des dispositifs de formation en alternance au collège. Les rapports d'étude sur ces deux mesures chères à Luc Ferry sont attendus pour le 30 juin 2003.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/41/ perso.htm

Salon de l'éducation : les publications du CNDP
Du 20 au 24 novembre, le CNDP organise " Le marathon de l'éducation " : chaque heure, de 10 à 18 h, des auteurs, des réalisateurs présentent leur œuvre publiée par le réseau du CNDP. Ainsi, mercredi 20 vous pourrez écouter, par exemple, Alain Carrier, à propos du cédérom " Préparer le B2i " et Oscar Brénifier et J.-P. Gabrielli qui parleront de l'ouvrage " Enseigner par le débat ". Jeudi, Dominique Dufils présentera le cédérom " Victor Hugo, la main du rêve ". Vendredi, Eric Boucher de Crèvecoeur montrera le fonctionnement de Spinoo, le moteur de recherche de l'éducation développé par le CNDP et Bernard Bier parlera de " Ville-Ecole-Intégration ", le site et la revue sur les publics en difficulté. Samedi, l'association Sésamath présentera le cédérom " Mathsenligne " et Bruno Vallée " Les enfants de la zique ", un cédérom sur le patrimoine de la chanson francophone. Dimanche, Catherine Bouyssou fera découvrir le cédérom " Progression Physique Chimie collège " et Maurice Bouyssou le cédérom " L'étang ". On le voit, les publications du CNDP couvrent tous les niveaux et de nombreuses disciplines. La liste complète des démonstrations est en ligne.
http://www.cndp.fr/evenement/

En Corse, neuf élèves sur dix apprennent le corse
Fait unique en France, en Corse 85% des élèves du premier degré bénéficient de l'enseignement de la langue régionale. Dans le second degré, plus de la moitié des collégiens et 41% des lycéens professionnels suivent cet enseignement. Cette situation, unique en France, évolue rapidement. Le nombre d'élèves dans le second degré a doublé en 10 ans et l'enseignement bilingue concerne déjà 2000 élèves.
http://www.newspresspro.com/aff_comm.php ?communique=FR122543

Régis Debray défend l'enseignement du fait religieux
Dans une longue tribune offerte à Libération le 12 novembre, Régis Debray, auteur d'un rapport sur l'enseignement du fait religieux, défend la place de cette initiation à l'école publique. " Le fait de conscience est un fait de société et de culture. Un fait social total, qui déborde le sentiment privé et l'inclination individuelle, dans les rues, les arts, les juridictions. Les religions affectent le socle lourd des mentalités, et pas seulement l'histoire des idées. C'est cette dimension identitaire et collective, inscrite dans la chair des sociétés, qui lui donne sa place comme objet d'étude dans l'enseignement public. Il nous semble non seulement qu'une laïcité qui s'interdirait ce champ du savoir se condamnerait à une frilosité certaine, mais qu'une pédagogie ainsi comprise pourrait contribuer à une pédagogie de la laïcité elle-même. Il serait vraiment dommage d'abandonner l'information sur ce domaine à ceux qui pourraient la distribuer hors de tout contrôle scientifique, sur le mode de la réquisition ou de l'inculcation ". Pour autant l'enseignement du fait religieux ne doit pas " être un enseignement religieux ".
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=64308

Semaine de la presse et des médias
La 14ème Semaine de la presse et des médias dans l'école aura lieu du 24 au 29 mars 2003 avec comme thématique "les images d'information". Le B.O. publie une circulaire précisant les modalités de participation à cette manifestation.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/41/ ensel.htm

Le 27 janvier, Journée de la Shoah
Les 44 pays membres du Conseil de l'Europe ont décidé de créer une "Journée de la mémoire de l'Hlocauste et de la prévention des crimes contre l'Humanité". La France a retenu le 27 janvier, date de la libération d'Auschwitz. Selon Libération du 18 octobre, Xavier Darcos souhaite "faire apparaître le caractère proprement inouï et irréductible de l'événement que constitue la destruction programmée des juifs d'Europe... En même temps, il faut montrer que cette réalité s'inscrit dans une histoire, celle du nazisme et il convient de l'enseigner sans dérive ni erreur".
http://www.liberation.com/page.php?Artic le=59860

L'année de l'Algérie
2003 sera l'année de l'Algérie. Plus de 400 projets sont déjà acceptés. Signalons en quelques-uns. Plusieurs expositions retraceront le passé de l'Algérie de l'antiquité jusqu'aux échanges médiévaux ou modernes. "L'Algérie des peintres" sera présentée à l'Institut du Monde arabe. Les "Saharas d'Algérie" au Museum national d'Histoire naturelle. Découvrez les innombrables manifestations dans votre région sur ce site.
http://www.djazair2003.org/

La sécurité routière à l'école
Le B.O. n°40 crée " une attestation de première éducation à la route " (APER) dans les écoles maternelles et primaires. Les enseignants recevront deux documents leur permettant d'organiser la mise en œuvre de l'APER. Divers documents seront mis en ligne sur EduScol. Par ailleurs l'attestation scolaire de sécurité routière de premier niveau sera obligatoire pour conduire un cyclomoteur. Celle de second niveau sera demandée pour l'obtention du permis de conduire.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/40/ encart.htm

- VIE PROFESSIONNELLE    [ Haut ]

Enseignant un métier formidable !
C'est ce qui sourd de l'ouvrage de Jean-Michel Zakhartchouk, Enseignant, un métier à réinventer (éditions Yves Michel). Prof de français, formateur, rédacteur des Cahiers pédagogiques, Jean-Michel Zakhartchouk est un enseignant particulièrement actif et un militant pédagogique convaincu. Par bien des traits son livre nous émeut. Ainsi quand il évoque l'école d'avant 1968 et ses excès autoritaires dont il s'affirme "vacciné", ce qui n'est pas inutile en ce moment. Mais foin de nostalgie, l'auteur se tourne vers l'avenir pour faire des propositions pour l'école. Le Café reviendra plus longuement sur cet ouvrage.
http://www.souffledor.fr/boutique.asp?si d=WNO6IOL77VI463V8KV0L9TG1&proId=2426&pro venance=actualite&them%5Fid=%2D1&page=6', '/menugauche.asp?gaucheChoisi=boutique&si d=WNO6IOL77VI463V8KV0L9TG1','/bas.asp?cou leur=boutique')

Fêtes religieuses en 2003
Le calendrier des fêtes religieuses ouvrant droit à autorisations d'absence en 2003 est paru (fêtes orthodoxes, arméniennes, musulmanes, juives et fête bouddhiste). (circulaire du 16 octobre 2002).
http://www.fonction-publique.gouv.fr/com munications/textes/161002.htm

Mutations
Le B.O. spécial n°17 est totalement consacré aux mutations 2003. La saisie des demandes débutera le 5 décembre et se terminera le 20 décembre pour les mouvements spécifiques. Elle aura lieu du 3 au 24 janvier pour le mouvement intra-académique. Le B.O. précise les procédures et les règles du mouvement national, les règles de classement , la typologie des postes à exigences particulières, le mouvement des PEGC.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/spe cial17/default.htm

Affectation dans l'enseignement supérieur
Une note du 8 novembre précise les conditions et procédures d'affectation des enseignants du second degré (agrégés et certifiés) dans les établissements d'enseignement supérieur. Le B.O. publie la liste des emplois vacants.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/42/ encart.htm

Enseigner à l'étranger
Le B.O. spécial 18 publie la liste des stages de formation à l'étranger en 2002-2003. Le B.O. n°41 diffuse la liste des postes disponibles dans les établissements de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE).
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/spe cial18/default.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/41/ perso.htm

Promotions des personnels de direction
Le B.O. hors-série n°8 publie une liste de personnels de direction admis à la première classe ou à la hors-classe au titre des années 2001 et 2002.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/hs8 /som.htm

Manifestation dimanche 8 décembre
Cinq syndicats enseignants, la FCPE et d'autres organisations du monde éducatif appellent à manifester dimanche 8 décembre pour "que le jeune reste au centre du système éducatif" et aussi défendre le budget de l'éducation.
http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id= 193

Quatre syndicats interpellent le ministre sur les aides-éducateurs
Quatre syndicats d'enseignants (SE-Unsa, SGEN, SNES, SNUIpp) ont envoyé une lettre ouverte au ministre où ils rappellent "qu'en 5 ans, la présence des aides-éducateurs a changé la vie des établissements scolaires". Ils demandent les missions des aides-éducateurs soient reconnues et transformées en emplois statutaires.
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article.ph p3?id_article=28

Les emplois-jeunes : un dispositif professionnalisant
Le CEREQ publie une étude qui analyse l'évolution des emplois-jeunes de l'éducation nationale face au marché de l'emploi. Elle établit que "les emplois-jeunes acquièrent de véritables compétences.. Il exercent des activités correspondant à de réels besoins, telles la surveillance, l'informatique, la documentation, l'aide à l'enseignement ou l'animation". De fait, plus d'un tiers des emplois-jeunes recrutés en 1997 ont déjà mis un terme à leur contrat, dans la plupart des cas pour occuper un emploi. Ceux-ci ont un emploi généralement à durée indéterminée. Mais le CEREQ relève deux ombres à ce tableau positif. D'une part les emplois-jeunes "souffrent du manque de reconnaissance de leur expérience" : leurs compétences ont rarement été validées dans le cadre d'une procédure V.A.E.. D'autre part "l'avenir professionnel reste préoccupant pour deux catégories : ceux dont le projet n'est pas directement lié à leurs activités et les moins diplômés". Pour eux, la dégradation de la conjoncture économique oblitère l'avenir.
http://www.cereq.fr/cereq/b190.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep.html

Les emplois-jeunes décentralisés ?
La première réunion de concertation sur le remplacement des 5.600 surveillants et 20.000 aides-éducateurs supprimés en 2003 a eu lieu le 4 novembre. Le ministère a annoncé q'il ferait connaître son nouveau dispositif avant les vacances de février et qu'il assurerait le remplacement des surveillants et des 6.000 aides-éducateurs assistant les handicapés. L'avenir des autres aides-éducateurs est encore en suspens. Ils pourraient être financés par les régions. Ainsi la région Poitou-Charentes souhaite prendre en charge les futurs assistants d'éducation assurant la maintenance informatique dans les établissements.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_021104184138.c4vyx0d7.html

Le SMS au secours des CPE
"Mon père a été averti (de mon absence) en moins de 5 minutes et il n'a pas du tout gobé l'histoire du bus qui avait du retard " s'indigne, dans Le Parisien du 11 novembre, Fabrice, un collégien grassois victime du nouveau procédé de signalisation des absences. En effet c'est par SMS que 4 établissements de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur préviennent les parents des absences et des retards de leur enfant à l'école. Les textos si prisés des adolescents semblent se retourner contre eux. Sans aller à l'école, les parents apprennent...
http://www.leparisien.com/home/info/perm anent/article.htm?themeid=513&articleid=1 85896845

Décès discret du congé de fin d'activité
Libération a publié le faire-part. Jeudi le ministre de la fonction publique a annoncé l'extinction progressive du congé de fin d'activité qui permettait aux fonctionnaires de prendre leur retraite s'ils avaient 37,5 années de cotisations et atteint 58 ans. Des conditions rarement atteintes dans l'enseignement mais qui bénéficiaient à 10.000 fonctionnaires chaque année. Le privé a déjà mis fin au CFA en 2001.
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=62607

- EUROPE ET INTERNATIONAL    [ Haut ]

L'Université du CIEP : l'éducation à la différence
Du 27/10/2002 au 31/10/2002 à Sèvres, le Centre international d'études pédagogiques (CIEP), l'Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ) et l'Association pour le développement de l'éducation comparée et des échanges (ADECE) organisent une première université sur le thème : " Ouverture internationale et échanges : pour une pédagogie raisonnée des différences ". A la lumière des échanges franco-allemands et de leur évolution, les participants (personnels de direction, formateurs, inspecteurs, enseignants) aborderont la question des échanges européens et internationaux face aux nouveaux enjeux sociaux et culturels, aux mutations des systèmes éducatifs, ainsi que celle de la formation des enseignants. Parmi les intervenants des conférences, tables rondes et ateliers figurent plusieurs universitaires et responsables éducatifs français et étrangers. Le Café pédagogique participe à cette université.
http://www.ciep.fr/actu/univer.htm

Erasmus fête son million
Le programme européen Erasmus fête son millionième étudiant et compte doubler ce nombre d'ici 2007. Selon NetEconomie du 22 octobre, Viviane Reading, commissaire européenne à l'Education, invite les universités à développer l'apprentissage à distance par Internet. Dans ce but, la Commission proposera avant la fin de l'année un programme d'enseignement à distance afin d'aider les universités à se doter d'un campus virtuel.
http://www.neteconomie.com/perl/navig.pl /neteconomie/infos/article/20021021133912

Etablissements à l'étranger
Le B.O. n°38 publie un encart présentant les établissements scolaires français à l'étranger où la scolarité est assimilée à celle effectuée en France.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/38/ encart.htm

Education comparée
L'OCDE publie l'édition annuelle de son annuaire éducatif " Education at a Glance - OECD Indicators". L'ouvrage fait le point sur les ressources humaines et financières de l'éducation dans les pays de l'OCDE. Il montre l'impact de ces efforts, mesure les inégalités d'accès à l'éducation en fonction des catégories sociales ou culturelles. La France apparaît comme un des pays ayant fait le plus de progrès pour élever le niveau éducatif de la population. Mais la progression est plus forte en Espagne ou en Corée du sud.
http://www1.oecd.org/publications/e-book /9602031E.PDF
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep.html

Quel avenir pour les programmes européens d'éducation ?
La Commission européenne lance une consultation auprès du grand public, relative à l'avenir des nouveaux programmes européens, dans les domaines de l'éducation, de la formation et de la jeunesse; des programmes appelés à remplacer les programmes actuels Socrates, Tempus, Leonardo da Vinci et Jeunesse à l'horizon 2006. La Commission souhaite recueillir une image complète des besoins, ambitions et souhaits de tous ceux qui sont impliqués dans l'éducation, la formation et la jeunesse, au niveau européen. La consultation prend fin le 28 février 2003 et utilise un formulaire en ligne.
http://europa.eu.int/comm/education/newp rogconsult/index_fr.html

Pédagogie : Une liste de discussion pour les sections européennes
Elles ont 10 ans. A cette occasion, le site ministériel EduScol lance une liste de discussion à destination des enseignants des sections européennes. Un site donne accès aux textes officiels et à des ressources.
http://www.eduscol.education.fr/D0121/de fault.htm

Monde, ton éducation fout le camp !
Deux ans après le Forum mondial de l'éducation de Dakar, le " Rapport de suivi de l'éducation pour tous", réalisé par l'Unesco, montre que 70 pays n'atteindront pas l'objectif de " l'éducation pour tous en 2015 ". En 2000, les participants au Forum s'étaient engagés à ce qu'aucun pays qui ferait de réels efforts éducatifs ne manque de ressources. Mais deux an splus tard, force est de constater que les efforts financiers des uns et des autres ont été insuffisants. C'est ce qu'établira le rapport de l'Unesco qui sera rendu public le 13 novembre.
http://www.newspresspro.com/aff_comm.php ?communique=FR122297

50 tonnes de matériel scolaire pour l'Afghanistan
L'opération " un cahier, un crayon pour l'Afghanistan " dresse son premier bilan. 37.000 cahiers, 200.000 copies, recueillis par Solidarité laïque et Camif Solidarité, ont pris le chemin des écoles afghanes où ils arriveront fin novembre.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_021114105525.6a4s99s8.html

Violence en baisse dans les écoles américaines
La violence s'effondre. Le National Center for Education Statistics publie son rapport annuel sur la délinquance scolaire aux Etats-Unis. Ils révèlent une chute sensible de la violence : de 1992 à 2000, les victimes de violence non-fatale âgés de 12 à 18 ans sont passées de 144 pour mille à 72 pour mille ; une baisse de moitié ! Les vols qui frappaient 7% des élèves ont eux aussi connu une chute brutale à 4%. Tout n'est cependant pas rose. Un élève sur cinq signale la présence de gangs à l'école (un sur trois en ville !). La drogue circule dans un tiers des lycées. L'absentéisme sévit également gravement dans un établissement public sur trois.
http://nces.ed.gov/pubsearch/pubsinfo.as p?pubid=2003009

- PRIMAIRE    [ Haut ]

Où en sont les sciences à l'école ?
"Les sciences à l'école, tout le monde est pour. Et pourtant.." Ainsi débute la tribune que Patrick Picard, instituteur et co-rédacteur du Café, a donné aux Dossiers de l'ingénierie éducative. C'est que l'enseignement des sciences à l'école illustre les contradictions actuelles de l'école. D'abord entre partisans " des savoirs de base indispensables, qui jugent préférables d'asseoir un lire-écrire-compter minimal dans l'espoir de construire les outils d'une maîtrise ultérieure des savoirs complexes" et les nécessités d'une construction réelle des savoirs. D'autre part entre les objectifs ambitieux des programmes et la contraction des moyens. Car, Patrick Picard le souligne, "pour accompagner les enseignants dans cette découverte de la complexité (de Bruner à Perrenoud en passant par Morin...), il faut que la logistique politique suive. Il ne suffit pas de demander aux maîtres de pratiquer une telle pédagogie, il faut les aider, leur fournir des outils, de la formation...".
http://www.cndp.fr/tice/dossiersie/tribu ne200211.htm

Des outils pour les langues
EduScol signale la parution de documents d'accompagnement pour l'enseignement des langues à l'école ainsi qu'une liste d'outils d'enseignement expertisés par l'inspection. Rappelons que le site "Primlangues" offre de nombreuses ressources pour ces enseignements.
http://www.eduscol.education.fr/D0070/ac compagnement.htm
http://www.cndp.fr/doc_administrative/zo omadmin/accueil.htm
http://www.primlangues.education.fr

La brochure CP contestée
Libération du 15 octobre donne la parole à un instituteur qui la juge "simpliste" : " La difficulté, c'est d'abord la misère sociale. Quand on vit à quinze dans un squat, on n'a peu de chances, quelles que soient les méthodes mises en oeuvre, d'être lecteur en fin du CP. Ces enfants ont besoin d'être accompagnés à chaque niveau, tout au long de leur scolarité.".
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=59024

- COLLEGE    [ Haut ]

Calendrier du brevet
Cela vient de paraître au B.O. du 14 novembre : le brevet sera organisé à compter du 25 juin 2003.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/42/ ensel.htm

Dans le 92, " A toi la parole "
" A toi la parole " est un magazine distribué gratuitement par le Conseil général des Hauts-de-Seine aux collégiens du département. Le département est riche et la revue est superbe : elle correspond sans doute dans sa mise en page et son contenu à ce que les jeunes attendent. Disons-le : elle est aussi intéressante. Ainsi les jeunes ados peuvent dialoguer avec un psy, réfléchir aux risques du tabac, découvrir les valeurs démocratiques, et bien sûr connaître les efforts du conseil général pour ces jeunes.
http://www.atoilaparole.net/

- LYCEE    [ Haut ]

Le point sur le bac
Le B.O.n°42 fait le point sur la session 2003 du bac. D'abord en publiant une grille des épreuves applicables et en les définissant. Le B.O. signale précisément les nouvelles épreuves pour chaque série et les nouvelles évaluations (par exemple pour les TPE). Le même B.O. établit le calendrier du bac. Les épreuves écrites du premier groupe sont fixées aux 12, 13, 16, 17 et 18 juin pour le bac général, 12, 13, 18, 19 et 20 juin pour le bac technologique. Les épreuves écrites de français sont fixées au 13 juin. Les épreuves écrites du bac professionnel auront lieu du 23 au 26 juin en métropole. Dans toutes les académies les sessions se termineront le 10 juillet.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/42/ ensel.htm

Modification du règlement du bac
Le B.O. n°41 publie un décret daté du 24 octobre qui modifie le règlement du bac général de façon à légaliser le nouveau mode d'évaluation des TPE (voir B.O. n°39). Un arrêté confirme le coefficient et la nature des épreuves du TPE. Il modifie également la durée des épreuves d'arts plastiques et de physique-chimie.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/41/ ensel.htm

L'évaluation des TPE au bac rééquilibrée
Le B.O. n°39 publie une note de service définissant les modalités de l'épreuve de TPE au bac (séries ES, L et S). Elle s'applique cette année. Elle simplifie l'épreuve dont l'évaluation avait été altérée au dernier moment l'année dernière. Et, disons-le, elle la rééquilibre heureusement
La nouvelle épreuve redonne sa place à l'équipe enseignante encadrant les TPE puisqu'elle est invitée à évaluer la démarche personnelle des candidats pour un maximum de 8 points sur 20. Le reste de l'épreuve est évalué par d'autres professeurs, membres d'une commission composée dans l'établissement.
C'est dire qu'elle redonne pleinement son importance à la démarche suivie par les élèves par rapport à la production finale, ce qui recadre heureusement le TPE. La démarche personnelle du candidat est évaluée sur 8 points, la production finale sur 6 et la qualité de la présentation orale sur 6 points. Une grille d'évaluation accompagne la note de service. Elle aidera enseignants et élèves à bien saisir les enjeux des TPE : importance de la recherche documentaire, tenue du carnet de bord, esprit d'équipe, réactivité aux questions, qualité de l'expression orale constituent une part majoritaire de l'évaluation. Le TPE, très clairement, n'est évalué ni comme un dossier ni comme un exposé.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/39/ ensel.htm

Un nouveau Ecogest@actu
Au moment où la réforme des séries STT se prépare, ce numéro ne laissera pas les enseignants indifférents. En effet le numéro 14 d'Ecogest@actu publie une interview de Bernard Saintourens, membre du GEPS Economie et Gestion sur le nouveau programme de droit. Ecogest@actu propose également un dossier sur le droit dans les sujets du bac STT, une revue des sites juridiques, une méthodologie de la définition juridique.
http://listes.educnet.education.fr/wws/i nfo/ecogestactu

240.600 étudiants en BTS
Un nouveau numéro des Notes d'information du ministère fait le point sur les inscriptions en BTS. Celles-ci sont en baisse de près de 1%. Les BTS accueillent de plus en plus de lycéens issus des L.P. L'origine sociale des élèves est nettement moins élevée en BTS qu'en université : un quart des inscrits viennent d'un milieu ouvrier.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/ni0247.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep.html

- ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL    [ Haut ]

Au collège et au lycée, valoriser la voie professionnelle
"Il faut sortir de la situation où l'orientation vers la voie professionnelle se fait par défaut et est associée à la notion d'échec scolaire, situation qui est due à une méconnaissance des métiers auxquels elle prépare et des parcours de réussite qu'elle permet, mais aussi au fait que le collège, qui est resté trop largement un "petit lycée", prépare plus à la voie générale qu'à la voie professionnelle. Parmi les élèves qui s'orientent vers les formations générales, trop nombreux sont ceux qui s'y trouvent en difficulté alors qu'ils auraient mieux réussi dans une autre voie de formation. C'est dès le collège que doit s'opérer la valorisation de la voie professionnelle". C'est une refonte partielle de l'enseignement secondaire qu'annonce Luc Ferry.
D'abord au collège , où "les enseignements proposés aux élèves doivent faire leur part aux activités et aux modes d'enseignement qui sont ceux des formations technologiques et professionnelles", le ministre souhaite "revoir" l'enseignement de la technologie. Il annonce le lancement de "classes de découverte des métiers", où les collégiens travailleront en alternance en lycée professionnel ou en entreprise. Des classes préparatoires à la voie professionnelle seront installées, à l'issue du cycle central, en collège ou L.P. Ces dispositifs reviennent donc clairement sur l'objectif du "collège unique".
Au lycée , le ministre souhaite "clarifier les parcours de formation" c'est à dire revoir l'organisation de la voie professionnelle. C'est le BEP qui est au centre des problèmes, à la fois dans le rééquilibrage entre CAP et BEP et dans la redéfinition du lien BEP/bac pro. Le BEP en un an pourrait se généraliser. La question du lien entre bac pro et BTS pose également la question d'une redéfinition des bac technologiques et des BTS : " un nombre croissant d'élèves de la voie professionnelle s'engage aujourd'hui dans des études technologiques supérieures avec un baccalauréat professionnel plutôt qu'un baccalauréat technologique. En fonction des situations locales, l'un ou l'autre parcours peut avoir sa raison d'être. On s'attachera donc, dans chaque bassin de formation, à identifier clairement et à proposer explicitement aux élèves les " parcours d'accès au technologique supérieur " les mieux adaptés. Lorsqu'ils passeront par le baccalauréat professionnel, il sera nécessaire de veiller à la mise en cohérence des spécialités des baccalauréats professionnels et des BTS demandés, et d'adapter la première année de BTS, notamment dans le domaine de l'enseignement général, pour donner aux élèves les meilleures chances de succès". Le ministre a rappelé son engagement de privilégier l'accès des lycéens technologiques et professionnels en BTS.
http://www.education.gouv.fr/presse/2002 /ensprodp.htm

Les lycéens pro font leur cinéma
Les élèves du L.P. Clos Maire de Beaune ont réalisé un documentaire sur leur filière sous le titre, un brin provocateur, de "Allez au L.P., et après ?". Les lycéens, élèves en équipement industriel électrique, ont eu à coeur de montrer que le LP n'était pas une voie de garage.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_021022071831.mrctgq61.html

Les diplômes en 2001
En 2001, l'enseignement professionnel (hors agriculture) a délivré 813.000 diplômes. Un nombre en progression pour les bacs professionnels et les BTS mais en régression pour les CAP, BEP et bacs technologiques. Cependant ces moyennes cachent de fortes disparités régionales : les résultats sont meilleurs à Rennes, Grenoble, Nantes et Toulouse qu'à Créteil, Aix-Marseille et Paris.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/ni0250.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep.html

Diplômes professionnels
Le CEREQ maintient la base de données REFLET qui répertorie les diplômes et les flux d'élèves dans l'enseignement technologique et professionnel. Plus de 2000 diplômes sont répertoriés dans Reflet, y compris de nombreuses formations abrogées. On peut ainsi obtenir des données statistiques sur les diplômes, les textes de référence et suivre l'histoire et la généalogie d'une formation.
http://www.cereq.fr/diplomes.htm

L'apprentissage en trompe - l'oeil
Sept mois après leur sortie du système éducatif, 76% des apprentis ont un emploi contre 72% des lycéens sortis de formation professionnelle. A première vue ces chiffres confortent le slogan d'une campagne récente de publicité pour l'apprentissage : l'apprentissage ouvrirait de façon sure l'accès l'emploi. Une récente étude du ministère amène pourtant à les relativiser. En effet, apprentis et lycéens dans leur grande majorité suivent des formations différentes. L'apprentissage relève de secteurs économiques particuliers (alimentation, bâtiment, mécanique, hôtellerie, etc.). Or ces spécialités ont des taux d'insertion particulièrement favorables et les filières n'existent que dans quelques régions particulièrement dynamiques. Par contre, quand apprentis et lycéens sont en concurrence sur le marché de l'emploi, ce sont toujours les lycéens qui ont un accès privilégié à l'emploi. L'apprentissage reste une filière attirante quand il ne se substitue pas au lycée.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/ni0249.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep.html

De nouveaux diplômes "rénovés"
Le B.O. hors-série n°9 est entièrement consacré à la rénovation des diplômes professionnels. Ainsi 4 BTS, 8 bacs professionnels, 3 BEP, 13 CAP font l'objet d'une rénovation. Le B.O. annonce l'installation de commissions académiques de recours pour le passage en seconde année de BTS.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/hs9 /default.htm

La lettre de l'enseignement technologique
La Lettre n°7 publiée par le CRDP de Franche-Comté est parue. Elle propose 49 sites pour l'enseignement technologique et professionnel, particulièrement sur l'automatisme, l'électronique, le commerce, le droit, la mécanique etc.
http://crdp.ac-besancon.fr/crts/lettretp 1.htm

- LES ELEVES    [ Haut ]

La Défenseure des enfants pour une citoyenneté juvénile
Dans son rapport annuel, la Défenseure des enfants appelle " un nouveau droit civil des mineurs afin de permettre aux adolescents d'accéder à une véritable citoyenneté juvénile ". Cette exigence n'est pas sans rapport avec une analyse sévère de la " crispation répressive " qui traverse notre société. Elle a beau jeu d'affirmer que " face aux peurs que les adolescents semblent susciter chez bien des adultes, la tentation est grande de recourir à l'arme de la loi pénale en remettant en cause les grands principes de la justice des mineurs et en s'abstenant de rechercher en amont des réponses sociales et éducatives adaptées " .
Le rapport critique sévèrement les nouvelles lois sécuritaires. Elles entraîneront une augmentation sensible du nombre de mineurs détenus, alors que la détention provisoire des mineurs a déjà progressé de 40% entre 2001 et 2002 et que les conditions de détention des mineurs ont déjà été dénoncées par les parlementaires comme " une humiliation pour la République ". Ainsi, à Fleury-Mérogis , le nombre de mineurs est passé de 48 à 119 de janvier 2001 à mars 2002. On imagine l'entassement... Elle souligne que les mesures éducatives seront prises dorénavant sous la menace de la prison et nous interpelle : " comment ne pas s'interroger sur la possibilité de mener un véritable travail éducatif alors que les éducateurs se verront dans l'obligation de dénoncer au juge tout manquement du mineur ? ". La multiplication des mesures répressives ne peut cacher le fait que " les structures qui permettent d'épauler les familles en difficulté sans les stigmatiser sont bien trop rares ".
La Défenseure des enfants souhaite renforcer le rôle de l'école dans la prévention des conduites à risques. Elle appelle au développement des libertés individuelles des adolescents : application réelle des nouveaux droits accordés aux lycéens (droit d'expression, de réunion, d'association), " apprentissage de la majorité " par exemple à travers les responsabilités associatives ou la vie locale (conseils de la jeunesse).
Parmi les autres propositions de la Défenseure, signalons : le renforcement de la médecine scolaire, l'accès à l'apprentissage pour les mineurs étrangers présents sur le territoire et la craétion d'une "Conférence nationale de l'adolescence " réunissant spécialistes et adolescents pour proposer une politique de l'adolescence "qui reste à construire dans notre pays "
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/b rp/notices/024000574.shtml

Deux morales, deux sociétés.
Les sociologues l'avaient annoncé. Ainsi, rendant compte du numéro 128 de "V.E.I. Enjeux" qui abordait les rapports de genre dans les cités, le Café écrivait : " Dans ces cités, filles et garçons sont séparés. Les filles ne sortent pas. Le flirt, donnée essentielle des sociabilités juvéniles, est inconnu. Ces cités sont biens des ghettos". Le Monde du 24 octobre fait connaître au grand public cette situation. La société française a bien deux jeunesses, vivant des rapports très différents entre les genres. Dans les cités populaires, la situation des jeunes filles s'est formidablement dégradée. Le Monde donne la parole à une infirmière scolaire qui témoigne : ""En quinze ans, les relations sont devenues plus agressives, la relation amoureuse plus difficile. Ça peut aller jusqu'à donner des coups. On dirait que ces jeunes gens ne savent pas se caresser, se caliner." C'est à cette violence que Le Monde consacre son éditorial en dénoncant, plus que des zones de "non-droit" la ghettoïsation des banlieues : " Les dix années du rejet des femmes correspondent aussi à celles de l'accélération de la relégation des cités, de l'effacement quasi total, dans certaines zones, de la mixité sociale. Ce communautarisme de fait, cet entre-soi, a facilité le repli sur des valeurs archaïques ainsi que la mise en place d'un système de domination qu'a fort bien décrit le sociologue Eric Debarbieux dans une étude récente sur la violence des jeunes. Selon lui, la répétition des actes, le harcèlement continu et les micro-violences ont permis de construire dans les quartiers un pouvoir masculin fondé sur la loi du plus fort. Dans sa version sexuelle, cette domination est en train d'éroder dangereusement les acquis du combat pour la libération des femmes. Tout autant que de rétablir l'ordre, comme le veut le gouvernement, il devient crucial, et urgent, d'enrayer ces mécanismes mentaux en brisant l'isolement - social et spatial - des cités".
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,322 6--295495-,00.html
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,320 8--295551-,00.html
http://www.cafepedagogique.net/disci/arc hives.php3?numero=21&discipline=biblio

Une campagne contre la clope
Le tabac est une drogue qui tue. L'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) et M6 ont décidé de le rappeler dans le cadre d'une campagne ciblant prioritairement le tabagisme féminin. Cinq films d'une minute chacun seront diffusés sur la chaîne.
http://www.newspresspro.com/aff_comm.php ?communique=FR122417

Aujourd'hui les lycéens élisent leurs représentants aux CVL
Les Conseils des délégués pour la Vie Lycéenne sont nés en 2000. Consultés avant chaque conseil d'administration, le CVL fait entendre la voix des élèves sur tous les aspects de la vie lycéenne et est sans doute le premier apprentissage concret de la citoyenneté. Dans chaque lycée, 7 représentants des lycéens seront élus pour eux ans directement. Ils rejoindront au CVL trois camarades élus par les délégués de classe ainsi que les représentants des personnels et des parents.
http://www.education.gouv.fr/presse/2002 /electionlyc.htm

- LES PARENTS    [ Haut ]

La M.A.E. première mutuelle
Avec 5 millions d'enfants et de jeunes bénéficiant de ses garanties, soit un élève sur deux, la M.A.E. est la première mutuelle française. La M.A.E. participe à de nombreuses actions dans le monde éducatif . Elle a ainsi décerné le Prix Jeunesse 2002 à Frédéric Toussaint et Anne Romby pour leur livre "La nuit de l'Ylang-Ylang" à l'occasion du Festival International de Géographie de Saint-Dié.
http://www.mae.fr/

Un traitement contre la dyslexie ?
Le journal britannique " The Guardian " du 5 novembre rend compte d'un traitement révolutionnaire contre la dyslexie. Mis au point par D. Reynolds de l'Université d'Exter et Rod Nicholson de l'Université de Sheffield, le traitement aurait été testé avec succès auprès de 35 enfants. Il s'agit pourtant d'exercices gestuels simples. Mais qui se traduisent par une nette amélioration des résultats scolaires. A suivre...
http://www.guardian.co.uk/uk_news/story/ 0,3604,830055,00.html

Culture de masse à Champs-sur-Marne
Selon Le Parisien du 19 octobre, les parents de la FCPE du collège Picasso de Champs-sur-Marne se sont livrés à une opération "vérité" sur le cartable de leurs enfants. Résultat : sur 152 sacs pesés, une moyenne de 6 à 7 kilos avec des maxima à 10 kilos pour des élèves de sixième. Les parents souhaiteraient, pour ménager la colonne vertébrale des enfants, qu'une partie des ouvrages soit disponible dans l'établissement.
http://www.leparisien.com/home/info/perm anent/article.htm?themeid=504&articleid=1 85865611

La FCPE exaspérée.
La FCPE, organisation de parents d'élèves, fait part de son exaspération devant le refus du ministre de l'inviter à la réunion relative aux assistants d'éducation. Mais elle saisit l'occasion pour marquer son désaccord avec la politique ministérielle : " En permettant que " l'exclusion des élèves majeurs soit possible sans formalités autres que la seule décision du chef d'établissement ", le Ministre bafoue le droit élémentaire de chacun à être entendu et jugé avant d'être sanctionné. En rejetant le principe fondamental qui prévaut depuis plus de 10 ans, selon lequel " l'élève est placé au centre du système éducatif ", il récuse le premier des droits de l'enfant, celui à être éduqué... Comment prétendre inculquer à la jeunesse les règles d'un état de droit lorsqu'on réintroduit à l'Ecole les principes du pouvoir absolu, de l'arbitraire, en contradiction avec le fondement du droit ? ".
http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id= 192

La PEEP obtient en justice l'organisation d'élections
L'association de parents d'élèves de l'enseignement public (P.E.E.P.) a obtenu du tribunal administratif la réquisition de directeurs d'école pour l'élection des représentants des parents d'élèves. Cette décision concerne des directeurs d'école de Courbevoie (92) qui avaient décidé de n'organiser que le vote par correspondance pour ces élections. La PEEP souligne que "les élections de parents d'élèves... participent à l'expression démocratique de la vie de notre pays".
http://www.peep.asso.fr/search97cgi/s97_ cgi.exe?action=View&VdkVgwKey=d%3A%5Cpeep %5Chtm%5Ccommunique%5C2002%5Celections%5F 2002%2Ehtm&DocOffset=1&DocsFound=3&QueryZ ip=+%28modified+%3E+05+OCTOBRE+2002%29&Co llection=peepcdp&SortField=doc%2EModified &SortOrder=Asc&ViewTemplate=peep%2Fvisuon e%2Ehts&

L'édition scolaire dominée par Hachette-Lagardère
Larousse, Bordas, Nathan, Colin : autant d'éditeurs renommés qui changent de propriétaire et rejoignent Hachette, Hatier, Didier ou le Bled. Le groupe Lagardère, reprenant le pôle édition de Vivendi Universal, contrôlera finalement près de 80% de l'édition scolaire. Les autres repreneurs éventuels ont été écartés : ils étaient associés à des investisseurs américains.
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,323 4--295342-,00.html
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,323 4--295343-,00.html
http://www.lagardere.com/

- François Jarraud -

- LE CAFE    [ Haut ]

Salon de l'Education : Rencontrons nous au stand du Café !
Le Café pédagogique sera heureux de vous accueillir sur son stand au Salon de l'Education ,du mercredi 20 au samedi 23 novembre, à Paris, Porte de Versailles, Hall 7/1, stand C 1402.
Vous pourrez rencontrer sur notre stand l'équipe du Café pédagogique ainsi que des représentants de communautés éducatives qui nous sont proches.

Le Café vous invite à participer aux tables-rondes qu'il organise dans le Hall 7/1 à l'Agora 1 :

- Le mercredi 20/11 à 11h30, table ronde sur " Texte image et TICE " à propos de la pédagogie de l'image aujourd'hui dans ses rapports avec le(s) texte(s). A 16h30 une seconde table-ronde portera sur l'enseignement de la géographie avec les TICE.

- Le jeudi 21/11 à 10h00, Christine Reymond animera une conférence sur " Les échanges à distance, une nouvelle pratique pour l'enseignement des langues " .

- Vendredi 22 à 10h00, le Café et l'association Pagestec vous invite à assister à la table-ronde sur la technologie au collège : " où en sommes nous ? ". Les principales association d'enseignants de technologie y seront représentées.
- A 15h30, Caroline d'Atabekian animera une table-ronde sur "Lire et écrire avec les TICE". Quelle efficacité pour les logiciels de lecture et d'écriture ?

Enfin, samedi 23 novembre à 10h00, Bruno Devauchelle conduira la table-ronde " L'école "tice" sa toile ". Le développement des TIC semble se faire de façon beaucoup plus rapide dans le primaire qu'au collège ou au lycée. Et pourtant, nombre d'établissements scolaires du premier degré sont peu équipés et ne doivent ce développement qu'à des initiatives personnelles. Pour quelles raisons les TIC se déploient-elles plus rapidement dans le primaire ?

Le programme complet, les modalités pour recevoir une invitation sont en ligne sur le site du Café.
http://www.cafepedagogique.net/divers/sa lon2002.php

- LE SYSTEME EDUCATIF    [ Haut ]

L'école de Ferry
A l'occasion du débat sur le budget, Mardi 22 octobre, le ministre a tenu à présenter ses objectifs et sa philosophie de l'école. Commençons, pour un ministre philosophe, par sa vision de l'enseignement : " Depuis trente ans, la valorisation excessive de la créativité, de la spontanéité des élèves s'est faite non seulement au détriment des savoirs, mais au détriment de certaines acquisitions qui passent nécessairement par le respect des traditions. Il y a deux traditions dans l'éducation, que l'on doit respecter : celle de la langue - car nous n'inventons pas nous-même la langue, nous la recevons de l'extérieur - et celle de la civilité... Et l'une des raisons pour lesquelles ces deux éléments essentiels de la culture sont aujourd'hui en crise, c'est qu'on a valorisé, sur le plan pédagogique, les exercices qui insistaient sur la spontanéité et la créativité, ce qui est une très bonne chose en soi, mais ce n'est pas, en matière d'apprentissage de la langue, une chose excellente. Je suis désolé, mais la créativité en matière de règles de grammaire, ça n'a jamais rien donné d'excellent ". Le ministre a ensuite abordé des points qui concernent le primaire et le secondaire.

Pour le primaire , il a annoncé la poursuite de l'apprentissage des langues vivantes " mais pas dans les conditions définies par mon prédécesseur " : les recteurs ne trouveraient pas d'enseignants en nombre suffisant. Il a rappelé son plan de lutte contre l'illettrisme (selon lui 21 à 42% des élèves de CE2 n'auraient pas de bases solides en lecture).

Dans le secondaire, le ministre a annoncé son intention de créer, dès le collège, des classes en alternance en donnant la possibilité aux élèves d'aller le matin en classe et l'après-midi en atelier au collège ou en L.P., ou en entreprise.

Enfin Luc Ferry, peut-être pour justifier la baisse des créations de poste, a stigmatisé le recrutement des enseignants . Dans le primaire il souligne " le scandale des listes complémentaires... on met ainsi devant les élèves des nouveaux professeurs, si je puis dire, qui ont été reçus derniers aux concours ou qui n'ont pas eu le concours, pour ceux qu'on appelle un peu méchamment les "reçus collés ", alors même qu'ils n'ont reçu aucune formation ". Il a pris l'engagement en deux ans de ramener la liste complémentaire entre 3 000 et 4 000 inscrits. Dans le secondaire il s'est élevé contre le bas niveau de recrutement : " par pudeur, je ne citerai pas les notes des derniers reçus à certains concours, mais vous savez très bien que, notamment en ce qui concerne les sciences de la vie et de la terre, ils sont vraiment alarmants. Là encore, l'augmentation purement quantitative risque d'organiser la baisse de qualité de notre système pour les trente-sept années et demie qui viennent ". Ce qui l'amène à lancer un audit sur les besoins en enseignants. Très logiquement, le ministre a annoncé une réforme des IUFM : " il faut le dire sans fard, (les IUFM) sont aujourd'hui dans une situation assez critiquable, même s'il ne faut rien exagérer... D'une certaine façon, les IUFM ont perdu la vocation "professionnalisante" qui devrait être la leur. Les futurs professeurs n'y sont pas suffisamment préparés, ni aux publics qu'ils vont rencontrer, ni à la vie des établissements et au travail en équipe, ni aux programmes qu'ils vont avoir à traiter dans les écoles ou dans les collèges. Il faut réorienter les IUFM vers l'idée que la formation professionnelle des futurs enseignants doit rester leur mission principale "

Enfin s'agissant des surveillants, le ministre a annoncé que le recrutement des futurs assistants d'éducation se fera pour une période plus courte (trois ans) et qu'ils bénéficieront d'une validation des acquis de l'expérience professionnelle. Il a également cité l'exemple du Canada où les étudiants sont astreints à un " service d'utilité publique " " voilà une bonne idée dont nous pourrions nous inspirer ".
http://www.education.gouv.fr/discours/20 02/budget.htm

Le budget est adopté
"Le mammouth a été dégraissé." Luc Ferry a tenu à ressusciter l'animal préhistorique lors du débat sur le budget de son ministère. Le budget de l'éducation nationale a été adopté par l'Assemblée nationale qui a repoussé deux amendements déposés par le PS visant à réintégrer les 5.600 surveillants et les 20.000 aides-éducateurs supprimés à la prochaine rentrée. Afin de préparer le prochain budget et, peut-être, couper court à certaines critiques, le ministre a annoncé le lancement d'une mission conjointe avec le ministère des finances sur les départs d'enseignants en retraite et l'évolution du recrutement sur les 10 prochaines années. Comme si le renouvellement de la moitié des enseignants dans les prochaines années n'était plus inéluctable...
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_021022211205.c52gtl7w.html
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_021022222957.i37iohw8.html
http://www.education.gouv.fr/presse/2002 /retraitecp.htm

87.730 euros pour une scolarité
87.730 euros : c'est, selon une étude ministérielle, ce que coûte une scolarité de la maternelle au bac; soit 4310 euros pour une année dans le premier degré, et 7880 dans le secondaire. Avec 6,2% du PIB consacré à la dépense d'éducation (hors formation continue), la France se situe au dessus de la moyenne des pays de l'OCDE, de l'Allemagne et du Japon (4,7%) mais en dessous des Etats-Unis et des pays scandinaves. Au moment où la décentralisation de l'éducation est envisagée, il est utile de noter que 21% des dépenses d'éducation sont déjà prises en charge par les collectivités territoriales.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/ni0251.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep.html

La violence, argument du changement
Xavier Darcos a présenté le 30 octobre au Conseil des ministres un plan de lutte contre la violence scolaire qui l'amène à annoncer " un grand débat parlementaire, sorte d'états généraux de l'école " au premier semestre 2003. C'est que cette lutte le conduit à envisager, au-delà de mesures spécifiques, rien moins qu'une nouvelle " pédagogie de l'autorité " , une modification du collège unique et du statut des enseignants.
Le ministre réaffirme que " ce n'est pas l'enfant qui est au centre du système mais le savoir " pour ajouter que " les textes réglementaires vont réaffirmer avec force l'autorité des savoirs, des maîtres, des chefs d'établissement... Nous mettons à l'écart les perturbateurs ". Plus concrètement le ministre a annoncé la signature par les élèves d'un " contrat de vie scolaire ", l'évaluation au bac des connaissances d'éducation civique, le recours " systématique " aux dispositifs relais, et le renforcement des pouvoirs des chefs d'établissement (par exemple ils pourront déscolariser immédiatement les élèves majeurs).
Pour aider les personnels, le ministre a annoncé une personnalisation de la gestion des enseignants travaillant dans des établissements sensibles. " On peut peut-être rouvrir la question de la fonction enseignante... Peut-être faudra-t-il ouvrir le débat de ce c'est qu'être professeur aujourd'hui, quels sont les droits et les devoirs des enseignants, adapter un texte qui a 55 ans ".
En ce qui concerne la surveillance, point crucial de la lutte contre la violence scolaire, X. Darcos compte faire appel à des " assistants d'éducation " et à des emplois " Civis éducation ", les nouveaux emplois-jeunes créés par le gouvernement.
Enfin le ministre a confirmé que " les parcours diversifiés seront encouragés dès le collège ".. et que " dès la fin de la cinquième seront mis en place des dispositifs reposant sur diverses formes d'alternance entre collège et lycée professionnel, entre établissement scolaire et entreprise ".
Prenant les déclarations du ministre à rebrousse-poil, Libération montre " des écoliers plus polis qu'avant " sous la plume d'Alain Auffray. Et Le Monde rend compte d'une visite en classe relais : "Il n'y a plus de tension avec les profs " dit Stanley, renvoyé pour insultes répétées. Finalement l'espoir prend le relais.
http://www.education.gouv.fr/presse/2002 /violencedp.htm
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=62230
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,322 6--296206-,00.html

L'école a-t-elle besoin de ses surveillants et de ses aides-éducateurs ?
C'est la question que se sont posés les enseignants le 17 octobre. Dans un texte fort, publié sur le site des Cahiers Pédagogiques, Raoul Pantanella accuse Luc Ferry d' "atteinte au moral de l'Education". Il ne s'agit à coup sur pas d'un délit. Mais peut-être d'une faute ? Ecoutons Raoul Pantanella : " Des temps mauvais se profilent désormais pour l'école. Comment compte-t-on faire pour améliorer le climat relationnel et la socialisation dans les établissements avec toujours moins de personnels d'éducation et d'enseignement ? Va-t-on recruter des vigiles armés pour faire la discipline dans les cours de récré et les classes, de la maternelle au lycée ? Compte-t-on installer des portiques détecteurs et des caméras de surveillance vidéo pour suppléer à l'absence de présences humaines dans les établissements ? Nos ministres savent-ils encore que la surveillance, le guidage, les sanctions sont à l'école des actes éducatifs avant d'être répressifs et qu'il faut pour ce faire des éducateurs et non des policiers ou des vigiles ?"
La grève divise les associations de parents. Ainsi la PEEP déplore la grève. Pour elle, " confier aux collectivités territoriales de nouvelles responsabilités définies dans le cadre de convention avec l'Etat ne paraît pas être une prise de risque démesurée dès lors que celui-ci veille à l'égalité républicaine entre les élèves en maintenant un cadre national dans la définition des diplômes et des programmes et en s'assurant que l'application des principes essentiels de solidarité et d'équité entre les territoires donne à ces collectivités locales les moyens financiers de mener à bien de nouvelles missions". Quant à la FCPE, elle appelle les parents à manifester le 17 octobre : " la suppression de 5 000 postes de surveillants et 20 000 postes d'aides éducateurs va accentuer les difficultés dans les établissements". On voit mal en effet comment l'école pourrait s'en passer.
http://www.cahiers-pedagogiques.com/actu /pions.html
http://www.peep.asso.fr/search97cgi/s97_ cgi.exe?action=View&VdkVgwKey=d%3A%5Cpeep %5Chtm%5Ccommunique%5C2002%5Cgreves%5Foct 2002%2Ehtm&DocOffset=1&DocsFound=2&QueryZ ip=+%28modified+%3E+30+SEPTEMBRE+2002%29& Collection=peepcdp&SortField=doc%2EModifi ed&SortOrder=Asc&ViewTemplate=peep%2Fvisu one%2Ehts&
http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id= 187

Au collège et au lycée, valoriser la voie professionnelle
"Il faut sortir de la situation où l'orientation vers la voie professionnelle se fait par défaut et est associée à la notion d'échec scolaire, situation qui est due à une méconnaissance des métiers auxquels elle prépare et des parcours de réussite qu'elle permet, mais aussi au fait que le collège, qui est resté trop largement un "petit lycée", prépare plus à la voie générale qu'à la voie professionnelle. Parmi les élèves qui s'orientent vers les formations générales, trop nombreux sont ceux qui s'y trouvent en difficulté alors qu'ils auraient mieux réussi dans une autre voie de formation. C'est dès le collège que doit s'opérer la valorisation de la voie professionnelle". C'est une refonte partielle de l'enseignement secondaire qu'annonce Luc Ferry.
D'abord au collège , où "les enseignements proposés aux élèves doivent faire leur part aux activités et aux modes d'enseignement qui sont ceux des formations technologiques et professionnelles", le ministre souhaite "revoir" l'enseignement de la technologie. Il annonce le lancement de "classes de découverte des métiers", où les collégiens travailleront en alternance en lycée professionnel ou en entreprise. Des classes préparatoires à la voie professionnelle seront installées, à l'issue du cycle central, en collège ou L.P. Ces dispositifs reviennent donc clairement sur l'objectif du "collège unique".
Au lycée , le ministre souhaite "clarifier les parcours de formation" c'est à dire revoir l'organisation de la voie professionnelle. C'est le BEP qui est au centre des problèmes, à la fois dans le rééquilibrage entre CAP et BEP et dans la redéfinition du lien BEP/bac pro. Le BEP en un an pourrait se généraliser. La question du lien entre bac pro et BTS pose également la question d'une redéfinition des bac technologiques et des BTS : " un nombre croissant d'élèves de la voie professionnelle s'engage aujourd'hui dans des études technologiques supérieures avec un baccalauréat professionnel plutôt qu'un baccalauréat technologique. En fonction des situations locales, l'un ou l'autre parcours peut avoir sa raison d'être. On s'attachera donc, dans chaque bassin de formation, à identifier clairement et à proposer explicitement aux élèves les " parcours d'accès au technologique supérieur " les mieux adaptés. Lorsqu'ils passeront par le baccalauréat professionnel, il sera nécessaire de veiller à la mise en cohérence des spécialités des baccalauréats professionnels et des BTS demandés, et d'adapter la première année de BTS, notamment dans le domaine de l'enseignement général, pour donner aux élèves les meilleures chances de succès". Le ministre a rappelé son engagement de privilégier l'accès des lycéens technologiques et professionnels en BTS.
http://www.education.gouv.fr/presse/2002 /ensprodp.htm

Triste état de l'école
Le ministère publie la douzième édition de "L'état de l'école", un annuaire statistique qui regroupe chaque année les principales données sur le système éducatif. Ce qui est moins traditionnel, c'est la préface rédigée par Luc Ferry qui ne relève, dans "l'état de l'école", que des points faibles et en dresse une critique réservée d'habitude à la presse politique. "Les indicateurs publiés montrent de manière frappante.. le palier que connaît actuellement notre système éducatif... L'accès au niveau du baccalauréat ou à l'enseignement supérieur, la proportion d'une génération ayant le baccalauréat, le taux de réussite en DEUG.. ne progressent plus. Le nombre de sortants du système éducatif sans qualification ne diminue plus et reste à un niveau encore trop élevé". Espérons que dans un an cela ait bien changé !
http://www.education.gouv.fr/dpd/etat/et at.htm

Luc Ferry : "rétablir l'autorité"
Participant au "Grand Jury RTL-Le Monde - LCI" le 3 novembre, Luc Ferry s'est présenté comme " un républicain libéral démocrate" avant d'ajouter : "Autrefois, on ne pouvait pas se dire intellectuel de droite, le monde libéral semblait discrédité. Maintenant, la droite s'est décomplexée, elle a retrouvé des valeurs comme la République ou les droits de l'Homme qui ne sont pas de gauche". Le ministre de l'éducation nationale a précisé : "je me sens parfaitement à l'aise dans un gouvernement qui veut rétablir l'autorité dans la société et dans les établissements scolaires" .
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_021103191257.bpkmnsxe.html

L'innovation menacée ?
Anne-Marue Vaillé, présidente du Conseil national de l'innovation, a démissionné de ses fonctions. Elle estime qu'elle est de fait désaisie de ses responsabilités. On sait que le Conseil est chargé d'encourager l'innovation dans le système éducatif. Y siègent des personnalités aussi affirmées que Marie-Danielle Pierrelée, Gabriel Cohn-Bendit ou Antoine Prost. Le conseil avait été supprimé par Luc Ferry en juin dernier avant d'être rétabli durant l'été. Mais son avenir semble encore incertain. Pour Gabriel Cohn-Bendit l'autonomie du Conseil serait actuellement menacée.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_021031164537.w6k3wnsu.html
http://www.education.gouv.fr/innovation/ accueil.htm

Raffarin s'engage en faveur des TIC
"Il y a aujourd'hui 10 millions d'internautes, mais il y a 60 millions de Français. C'est à cette grande majorité de Français, d'hommes, de femmes, d'entreprises qui n'ont pas encore franchi le pas, que la société de l'information inquiète, que nous devons ensemble, acteurs de ce secteur et Gouvernement, nous adresser. Nous devons les convaincre de la réalité des bénéfices qu'ils peuvent attendre de ces technologies". Parlant devant l'Electronic Business Group, le premier ministre a annoncé le lancement du "plan RE/SO 2007", un ensemble de mesures qui devraient favoriser le développement des TIC. Trois lois devraient d'ici juin "préciser les règles du jeu dans la société de l'information". Elles régleront la question de la responsabilité des hébergeurs de contenus en les déresponsabilisant, favoriseront le développement du commerce électronique, autoriseront le libre exercice de la cryptographie. Mais c'est de l'école que le premier ministre attend une initiation générale des Français aux TIC. Il annonce l'amélioration de l'équipement des établissements (un ordinateur pour 3 élèves dans le secondaire en 2007), "l'intégration de la formation aux TIC dans la scolarité", ce qui est déjà l'objectif des B2i. Le chef du gouvernement souhaite que l'école s'appuie résolument sur les TIC mais, d'une version publiée à l'autre de son discours, les dispositifs envisagés deviennent moins précis. La formation des enseignants devra-t-elle obligatoirement comprendre une initiation aux TIC ? Le texte définitif du discours l'établira. Une version provisoire du texte mentionnait également une aide fiscale pour permettre l'équipement informatique des ménages ayant des enfants scolarisés, à l'image de ce que le Québec a mis en place. Là aussi il faudra attendre le texte définitif du premier ministre pour savoir jusqu'où ira l'effort gouvernemental.
http://www.premier-ministre.gouv.fr/fr/p .cfm?ref=36713

Le fait religieux à l'école
Le site ministériel publie intégralement le discours de Xavier Darcos sur l'enseignement du fait religieux lors du séminaire national des 5, 6 et 7 novembre. Le ministre s'y montre soucieux de défendre les valeurs laïques : " enseigner le fait religieux, c'est, comme pour tout enseignement, s'appuyer sur les valeurs les plus fondamentales de notre Ecole républicaine". Enseigner le fait religieux lui semble cependant nécessaire pour "comprendre une des manières de dire le monde,... permettre aux jeunes l'accès à d'innombrables chefs d'œuvre du patrimoine de l'humanité.... et rendre les élèves capables de comprendre le rôle que le religieux joue dans le monde contemporain". EduScol publie justement des résumés des interventions lors du séminaire national : par exemple celles sur l'histoire des textes religieux. Enfin, Le Monde donne la parole à plusieurs professeurs d'histoire-géographie qui montrent à la fois les difficultés bien réelles de l'enseignement des faits religieux et les enjeux importants qui y sont liés. J'explique l'importance de la laïcité, grâce à laquelle nous pouvons vivre ensemble. J'explique que toute religion qui respecte les règles de la République est respectable" affirme un enseignant parisien.
http://www.education.gouv.fr/discours/20 02/religieux.htm
http://www.eduscol.education.fr/D0033/se m_faitsreligieux.htm
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,322 6--297067-,00.html

Les dispositifs relais
Au moment où le ministre annonce leur doublement, EduScol ouvre de nouvelles pages consacrées aux dispositifs relais. Classes et ateliers relais accueillent les élèves en voie de déscolarisation soit par rejet du système scolaire soit par démotivation. Le site propose les textes officiels et quelques documents pédagogiques offrant aux éducateurs des pistes pour mettre en oeuvre leur pédagogie.
http://www.eduscol.education.fr/D0049/de fault.htm

Les dispositifs relais sous le regard de l'Inspection générale
Le programme de travail de l'inspection générale prévoit l'étude des dispositifs relais de prise en charge des élèves en grande difficulté et des dispositifs de formation en alternance au collège. Les rapports d'étude sur ces deux mesures chères à Luc Ferry sont attendus pour le 30 juin 2003.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/41/ perso.htm

Salon de l'éducation : les publications du CNDP
Du 20 au 24 novembre, le CNDP organise " Le marathon de l'éducation " : chaque heure, de 10 à 18 h, des auteurs, des réalisateurs présentent leur œuvre publiée par le réseau du CNDP. Ainsi, mercredi 20 vous pourrez écouter, par exemple, Alain Carrier, à propos du cédérom " Préparer le B2i " et Oscar Brénifier et J.-P. Gabrielli qui parleront de l'ouvrage " Enseigner par le débat ". Jeudi, Dominique Dufils présentera le cédérom " Victor Hugo, la main du rêve ". Vendredi, Eric Boucher de Crèvecoeur montrera le fonctionnement de Spinoo, le moteur de recherche de l'éducation développé par le CNDP et Bernard Bier parlera de " Ville-Ecole-Intégration ", le site et la revue sur les publics en difficulté. Samedi, l'association Sésamath présentera le cédérom " Mathsenligne " et Bruno Vallée " Les enfants de la zique ", un cédérom sur le patrimoine de la chanson francophone. Dimanche, Catherine Bouyssou fera découvrir le cédérom " Progression Physique Chimie collège " et Maurice Bouyssou le cédérom " L'étang ". On le voit, les publications du CNDP couvrent tous les niveaux et de nombreuses disciplines. La liste complète des démonstrations est en ligne.
http://www.cndp.fr/evenement/

En Corse, neuf élèves sur dix apprennent le corse
Fait unique en France, en Corse 85% des élèves du premier degré bénéficient de l'enseignement de la langue régionale. Dans le second degré, plus de la moitié des collégiens et 41% des lycéens professionnels suivent cet enseignement. Cette situation, unique en France, évolue rapidement. Le nombre d'élèves dans le second degré a doublé en 10 ans et l'enseignement bilingue concerne déjà 2000 élèves.
http://www.newspresspro.com/aff_comm.php ?communique=FR122543

Régis Debray défend l'enseignement du fait religieux
Dans une longue tribune offerte à Libération le 12 novembre, Régis Debray, auteur d'un rapport sur l'enseignement du fait religieux, défend la place de cette initiation à l'école publique. " Le fait de conscience est un fait de société et de culture. Un fait social total, qui déborde le sentiment privé et l'inclination individuelle, dans les rues, les arts, les juridictions. Les religions affectent le socle lourd des mentalités, et pas seulement l'histoire des idées. C'est cette dimension identitaire et collective, inscrite dans la chair des sociétés, qui lui donne sa place comme objet d'étude dans l'enseignement public. Il nous semble non seulement qu'une laïcité qui s'interdirait ce champ du savoir se condamnerait à une frilosité certaine, mais qu'une pédagogie ainsi comprise pourrait contribuer à une pédagogie de la laïcité elle-même. Il serait vraiment dommage d'abandonner l'information sur ce domaine à ceux qui pourraient la distribuer hors de tout contrôle scientifique, sur le mode de la réquisition ou de l'inculcation ". Pour autant l'enseignement du fait religieux ne doit pas " être un enseignement religieux ".
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=64308

Semaine de la presse et des médias
La 14ème Semaine de la presse et des médias dans l'école aura lieu du 24 au 29 mars 2003 avec comme thématique "les images d'information". Le B.O. publie une circulaire précisant les modalités de participation à cette manifestation.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/41/ ensel.htm

Le 27 janvier, Journée de la Shoah
Les 44 pays membres du Conseil de l'Europe ont décidé de créer une "Journée de la mémoire de l'Hlocauste et de la prévention des crimes contre l'Humanité". La France a retenu le 27 janvier, date de la libération d'Auschwitz. Selon Libération du 18 octobre, Xavier Darcos souhaite "faire apparaître le caractère proprement inouï et irréductible de l'événement que constitue la destruction programmée des juifs d'Europe... En même temps, il faut montrer que cette réalité s'inscrit dans une histoire, celle du nazisme et il convient de l'enseigner sans dérive ni erreur".
http://www.liberation.com/page.php?Artic le=59860

L'année de l'Algérie
2003 sera l'année de l'Algérie. Plus de 400 projets sont déjà acceptés. Signalons en quelques-uns. Plusieurs expositions retraceront le passé de l'Algérie de l'antiquité jusqu'aux échanges médiévaux ou modernes. "L'Algérie des peintres" sera présentée à l'Institut du Monde arabe. Les "Saharas d'Algérie" au Museum national d'Histoire naturelle. Découvrez les innombrables manifestations dans votre région sur ce site.
http://www.djazair2003.org/

La sécurité routière à l'école
Le B.O. n°40 crée " une attestation de première éducation à la route " (APER) dans les écoles maternelles et primaires. Les enseignants recevront deux documents leur permettant d'organiser la mise en œuvre de l'APER. Divers documents seront mis en ligne sur EduScol. Par ailleurs l'attestation scolaire de sécurité routière de premier niveau sera obligatoire pour conduire un cyclomoteur. Celle de second niveau sera demandée pour l'obtention du permis de conduire.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/40/ encart.htm

- VIE PROFESSIONNELLE    [ Haut ]

Enseignant un métier formidable !
C'est ce qui sourd de l'ouvrage de Jean-Michel Zakhartchouk, Enseignant, un métier à réinventer (éditions Yves Michel). Prof de français, formateur, rédacteur des Cahiers pédagogiques, Jean-Michel Zakhartchouk est un enseignant particulièrement actif et un militant pédagogique convaincu. Par bien des traits son livre nous émeut. Ainsi quand il évoque l'école d'avant 1968 et ses excès autoritaires dont il s'affirme "vacciné", ce qui n'est pas inutile en ce moment. Mais foin de nostalgie, l'auteur se tourne vers l'avenir pour faire des propositions pour l'école. Le Café reviendra plus longuement sur cet ouvrage.
http://www.souffledor.fr/boutique.asp?si d=WNO6IOL77VI463V8KV0L9TG1&proId=2426&pro venance=actualite&them%5Fid=%2D1&page=6', '/menugauche.asp?gaucheChoisi=boutique&si d=WNO6IOL77VI463V8KV0L9TG1','/bas.asp?cou leur=boutique')

Fêtes religieuses en 2003
Le calendrier des fêtes religieuses ouvrant droit à autorisations d'absence en 2003 est paru (fêtes orthodoxes, arméniennes, musulmanes, juives et fête bouddhiste). (circulaire du 16 octobre 2002).
http://www.fonction-publique.gouv.fr/com munications/textes/161002.htm

Mutations
Le B.O. spécial n°17 est totalement consacré aux mutations 2003. La saisie des demandes débutera le 5 décembre et se terminera le 20 décembre pour les mouvements spécifiques. Elle aura lieu du 3 au 24 janvier pour le mouvement intra-académique. Le B.O. précise les procédures et les règles du mouvement national, les règles de classement , la typologie des postes à exigences particulières, le mouvement des PEGC.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/spe cial17/default.htm

Affectation dans l'enseignement supérieur
Une note du 8 novembre précise les conditions et procédures d'affectation des enseignants du second degré (agrégés et certifiés) dans les établissements d'enseignement supérieur. Le B.O. publie la liste des emplois vacants.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/42/ encart.htm

Enseigner à l'étranger
Le B.O. spécial 18 publie la liste des stages de formation à l'étranger en 2002-2003. Le B.O. n°41 diffuse la liste des postes disponibles dans les établissements de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE).
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/spe cial18/default.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/41/ perso.htm

Promotions des personnels de direction
Le B.O. hors-série n°8 publie une liste de personnels de direction admis à la première classe ou à la hors-classe au titre des années 2001 et 2002.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/hs8 /som.htm

Manifestation dimanche 8 décembre
Cinq syndicats enseignants, la FCPE et d'autres organisations du monde éducatif appellent à manifester dimanche 8 décembre pour "que le jeune reste au centre du système éducatif" et aussi défendre le budget de l'éducation.
http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id= 193

Quatre syndicats interpellent le ministre sur les aides-éducateurs
Quatre syndicats d'enseignants (SE-Unsa, SGEN, SNES, SNUIpp) ont envoyé une lettre ouverte au ministre où ils rappellent "qu'en 5 ans, la présence des aides-éducateurs a changé la vie des établissements scolaires". Ils demandent les missions des aides-éducateurs soient reconnues et transformées en emplois statutaires.
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article.ph p3?id_article=28

Les emplois-jeunes : un dispositif professionnalisant
Le CEREQ publie une étude qui analyse l'évolution des emplois-jeunes de l'éducation nationale face au marché de l'emploi. Elle établit que "les emplois-jeunes acquièrent de véritables compétences.. Il exercent des activités correspondant à de réels besoins, telles la surveillance, l'informatique, la documentation, l'aide à l'enseignement ou l'animation". De fait, plus d'un tiers des emplois-jeunes recrutés en 1997 ont déjà mis un terme à leur contrat, dans la plupart des cas pour occuper un emploi. Ceux-ci ont un emploi généralement à durée indéterminée. Mais le CEREQ relève deux ombres à ce tableau positif. D'une part les emplois-jeunes "souffrent du manque de reconnaissance de leur expérience" : leurs compétences ont rarement été validées dans le cadre d'une procédure V.A.E.. D'autre part "l'avenir professionnel reste préoccupant pour deux catégories : ceux dont le projet n'est pas directement lié à leurs activités et les moins diplômés". Pour eux, la dégradation de la conjoncture économique oblitère l'avenir.
http://www.cereq.fr/cereq/b190.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep.html

Les emplois-jeunes décentralisés ?
La première réunion de concertation sur le remplacement des 5.600 surveillants et 20.000 aides-éducateurs supprimés en 2003 a eu lieu le 4 novembre. Le ministère a annoncé q'il ferait connaître son nouveau dispositif avant les vacances de février et qu'il assurerait le remplacement des surveillants et des 6.000 aides-éducateurs assistant les handicapés. L'avenir des autres aides-éducateurs est encore en suspens. Ils pourraient être financés par les régions. Ainsi la région Poitou-Charentes souhaite prendre en charge les futurs assistants d'éducation assurant la maintenance informatique dans les établissements.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_021104184138.c4vyx0d7.html

Le SMS au secours des CPE
"Mon père a été averti (de mon absence) en moins de 5 minutes et il n'a pas du tout gobé l'histoire du bus qui avait du retard " s'indigne, dans Le Parisien du 11 novembre, Fabrice, un collégien grassois victime du nouveau procédé de signalisation des absences. En effet c'est par SMS que 4 établissements de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur préviennent les parents des absences et des retards de leur enfant à l'école. Les textos si prisés des adolescents semblent se retourner contre eux. Sans aller à l'école, les parents apprennent...
http://www.leparisien.com/home/info/perm anent/article.htm?themeid=513&articleid=1 85896845

Décès discret du congé de fin d'activité
Libération a publié le faire-part. Jeudi le ministre de la fonction publique a annoncé l'extinction progressive du congé de fin d'activité qui permettait aux fonctionnaires de prendre leur retraite s'ils avaient 37,5 années de cotisations et atteint 58 ans. Des conditions rarement atteintes dans l'enseignement mais qui bénéficiaient à 10.000 fonctionnaires chaque année. Le privé a déjà mis fin au CFA en 2001.
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=62607

- EUROPE ET INTERNATIONAL    [ Haut ]

L'Université du CIEP : l'éducation à la différence
Du 27/10/2002 au 31/10/2002 à Sèvres, le Centre international d'études pédagogiques (CIEP), l'Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ) et l'Association pour le développement de l'éducation comparée et des échanges (ADECE) organisent une première université sur le thème : " Ouverture internationale et échanges : pour une pédagogie raisonnée des différences ". A la lumière des échanges franco-allemands et de leur évolution, les participants (personnels de direction, formateurs, inspecteurs, enseignants) aborderont la question des échanges européens et internationaux face aux nouveaux enjeux sociaux et culturels, aux mutations des systèmes éducatifs, ainsi que celle de la formation des enseignants. Parmi les intervenants des conférences, tables rondes et ateliers figurent plusieurs universitaires et responsables éducatifs français et étrangers. Le Café pédagogique participe à cette université.
http://www.ciep.fr/actu/univer.htm

Erasmus fête son million
Le programme européen Erasmus fête son millionième étudiant et compte doubler ce nombre d'ici 2007. Selon NetEconomie du 22 octobre, Viviane Reading, commissaire européenne à l'Education, invite les universités à développer l'apprentissage à distance par Internet. Dans ce but, la Commission proposera avant la fin de l'année un programme d'enseignement à distance afin d'aider les universités à se doter d'un campus virtuel.
http://www.neteconomie.com/perl/navig.pl /neteconomie/infos/article/20021021133912

Etablissements à l'étranger
Le B.O. n°38 publie un encart présentant les établissements scolaires français à l'étranger où la scolarité est assimilée à celle effectuée en France.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/38/ encart.htm

Education comparée
L'OCDE publie l'édition annuelle de son annuaire éducatif " Education at a Glance - OECD Indicators". L'ouvrage fait le point sur les ressources humaines et financières de l'éducation dans les pays de l'OCDE. Il montre l'impact de ces efforts, mesure les inégalités d'accès à l'éducation en fonction des catégories sociales ou culturelles. La France apparaît comme un des pays ayant fait le plus de progrès pour élever le niveau éducatif de la population. Mais la progression est plus forte en Espagne ou en Corée du sud.
http://www1.oecd.org/publications/e-book /9602031E.PDF
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep.html

Quel avenir pour les programmes européens d'éducation ?
La Commission européenne lance une consultation auprès du grand public, relative à l'avenir des nouveaux programmes européens, dans les domaines de l'éducation, de la formation et de la jeunesse; des programmes appelés à remplacer les programmes actuels Socrates, Tempus, Leonardo da Vinci et Jeunesse à l'horizon 2006. La Commission souhaite recueillir une image complète des besoins, ambitions et souhaits de tous ceux qui sont impliqués dans l'éducation, la formation et la jeunesse, au niveau européen. La consultation prend fin le 28 février 2003 et utilise un formulaire en ligne.
http://europa.eu.int/comm/education/newp rogconsult/index_fr.html

Pédagogie : Une liste de discussion pour les sections européennes
Elles ont 10 ans. A cette occasion, le site ministériel EduScol lance une liste de discussion à destination des enseignants des sections européennes. Un site donne accès aux textes officiels et à des ressources.
http://www.eduscol.education.fr/D0121/de fault.htm

Monde, ton éducation fout le camp !
Deux ans après le Forum mondial de l'éducation de Dakar, le " Rapport de suivi de l'éducation pour tous", réalisé par l'Unesco, montre que 70 pays n'atteindront pas l'objectif de " l'éducation pour tous en 2015 ". En 2000, les participants au Forum s'étaient engagés à ce qu'aucun pays qui ferait de réels efforts éducatifs ne manque de ressources. Mais deux an splus tard, force est de constater que les efforts financiers des uns et des autres ont été insuffisants. C'est ce qu'établira le rapport de l'Unesco qui sera rendu public le 13 novembre.
http://www.newspresspro.com/aff_comm.php ?communique=FR122297

50 tonnes de matériel scolaire pour l'Afghanistan
L'opération " un cahier, un crayon pour l'Afghanistan " dresse son premier bilan. 37.000 cahiers, 200.000 copies, recueillis par Solidarité laïque et Camif Solidarité, ont pris le chemin des écoles afghanes où ils arriveront fin novembre.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_021114105525.6a4s99s8.html

Violence en baisse dans les écoles américaines
La violence s'effondre. Le National Center for Education Statistics publie son rapport annuel sur la délinquance scolaire aux Etats-Unis. Ils révèlent une chute sensible de la violence : de 1992 à 2000, les victimes de violence non-fatale âgés de 12 à 18 ans sont passées de 144 pour mille à 72 pour mille ; une baisse de moitié ! Les vols qui frappaient 7% des élèves ont eux aussi connu une chute brutale à 4%. Tout n'est cependant pas rose. Un élève sur cinq signale la présence de gangs à l'école (un sur trois en ville !). La drogue circule dans un tiers des lycées. L'absentéisme sévit également gravement dans un établissement public sur trois.
http://nces.ed.gov/pubsearch/pubsinfo.as p?pubid=2003009

- PRIMAIRE    [ Haut ]

Où en sont les sciences à l'école ?
"Les sciences à l'école, tout le monde est pour. Et pourtant.." Ainsi débute la tribune que Patrick Picard, instituteur et co-rédacteur du Café, a donné aux Dossiers de l'ingénierie éducative. C'est que l'enseignement des sciences à l'école illustre les contradictions actuelles de l'école. D'abord entre partisans " des savoirs de base indispensables, qui jugent préférables d'asseoir un lire-écrire-compter minimal dans l'espoir de construire les outils d'une maîtrise ultérieure des savoirs complexes" et les nécessités d'une construction réelle des savoirs. D'autre part entre les objectifs ambitieux des programmes et la contraction des moyens. Car, Patrick Picard le souligne, "pour accompagner les enseignants dans cette découverte de la complexité (de Bruner à Perrenoud en passant par Morin...), il faut que la logistique politique suive. Il ne suffit pas de demander aux maîtres de pratiquer une telle pédagogie, il faut les aider, leur fournir des outils, de la formation...".
http://www.cndp.fr/tice/dossiersie/tribu ne200211.htm

Des outils pour les langues
EduScol signale la parution de documents d'accompagnement pour l'enseignement des langues à l'école ainsi qu'une liste d'outils d'enseignement expertisés par l'inspection. Rappelons que le site "Primlangues" offre de nombreuses ressources pour ces enseignements.
http://www.eduscol.education.fr/D0070/ac compagnement.htm
http://www.cndp.fr/doc_administrative/zo omadmin/accueil.htm
http://www.primlangues.education.fr

La brochure CP contestée
Libération du 15 octobre donne la parole à un instituteur qui la juge "simpliste" : " La difficulté, c'est d'abord la misère sociale. Quand on vit à quinze dans un squat, on n'a peu de chances, quelles que soient les méthodes mises en oeuvre, d'être lecteur en fin du CP. Ces enfants ont besoin d'être accompagnés à chaque niveau, tout au long de leur scolarité.".
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=59024

- COLLEGE    [ Haut ]

Calendrier du brevet
Cela vient de paraître au B.O. du 14 novembre : le brevet sera organisé à compter du 25 juin 2003.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/42/ ensel.htm

Dans le 92, " A toi la parole "
" A toi la parole " est un magazine distribué gratuitement par le Conseil général des Hauts-de-Seine aux collégiens du département. Le département est riche et la revue est superbe : elle correspond sans doute dans sa mise en page et son contenu à ce que les jeunes attendent. Disons-le : elle est aussi intéressante. Ainsi les jeunes ados peuvent dialoguer avec un psy, réfléchir aux risques du tabac, découvrir les valeurs démocratiques, et bien sûr connaître les efforts du conseil général pour ces jeunes.
http://www.atoilaparole.net/

- LYCEE    [ Haut ]

Le point sur le bac
Le B.O.n°42 fait le point sur la session 2003 du bac. D'abord en publiant une grille des épreuves applicables et en les définissant. Le B.O. signale précisément les nouvelles épreuves pour chaque série et les nouvelles évaluations (par exemple pour les TPE). Le même B.O. établit le calendrier du bac. Les épreuves écrites du premier groupe sont fixées aux 12, 13, 16, 17 et 18 juin pour le bac général, 12, 13, 18, 19 et 20 juin pour le bac technologique. Les épreuves écrites de français sont fixées au 13 juin. Les épreuves écrites du bac professionnel auront lieu du 23 au 26 juin en métropole. Dans toutes les académies les sessions se termineront le 10 juillet.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/42/ ensel.htm

Modification du règlement du bac
Le B.O. n°41 publie un décret daté du 24 octobre qui modifie le règlement du bac général de façon à légaliser le nouveau mode d'évaluation des TPE (voir B.O. n°39). Un arrêté confirme le coefficient et la nature des épreuves du TPE. Il modifie également la durée des épreuves d'arts plastiques et de physique-chimie.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/41/ ensel.htm

L'évaluation des TPE au bac rééquilibrée
Le B.O. n°39 publie une note de service définissant les modalités de l'épreuve de TPE au bac (séries ES, L et S). Elle s'applique cette année. Elle simplifie l'épreuve dont l'évaluation avait été altérée au dernier moment l'année dernière. Et, disons-le, elle la rééquilibre heureusement
La nouvelle épreuve redonne sa place à l'équipe enseignante encadrant les TPE puisqu'elle est invitée à évaluer la démarche personnelle des candidats pour un maximum de 8 points sur 20. Le reste de l'épreuve est évalué par d'autres professeurs, membres d'une commission composée dans l'établissement.
C'est dire qu'elle redonne pleinement son importance à la démarche suivie par les élèves par rapport à la production finale, ce qui recadre heureusement le TPE. La démarche personnelle du candidat est évaluée sur 8 points, la production finale sur 6 et la qualité de la présentation orale sur 6 points. Une grille d'évaluation accompagne la note de service. Elle aidera enseignants et élèves à bien saisir les enjeux des TPE : importance de la recherche documentaire, tenue du carnet de bord, esprit d'équipe, réactivité aux questions, qualité de l'expression orale constituent une part majoritaire de l'évaluation. Le TPE, très clairement, n'est évalué ni comme un dossier ni comme un exposé.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/39/ ensel.htm

Un nouveau Ecogest@actu
Au moment où la réforme des séries STT se prépare, ce numéro ne laissera pas les enseignants indifférents. En effet le numéro 14 d'Ecogest@actu publie une interview de Bernard Saintourens, membre du GEPS Economie et Gestion sur le nouveau programme de droit. Ecogest@actu propose également un dossier sur le droit dans les sujets du bac STT, une revue des sites juridiques, une méthodologie de la définition juridique.
http://listes.educnet.education.fr/wws/i nfo/ecogestactu

240.600 étudiants en BTS
Un nouveau numéro des Notes d'information du ministère fait le point sur les inscriptions en BTS. Celles-ci sont en baisse de près de 1%. Les BTS accueillent de plus en plus de lycéens issus des L.P. L'origine sociale des élèves est nettement moins élevée en BTS qu'en université : un quart des inscrits viennent d'un milieu ouvrier.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/ni0247.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep.html

- ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL    [ Haut ]

Au collège et au lycée, valoriser la voie professionnelle
"Il faut sortir de la situation où l'orientation vers la voie professionnelle se fait par défaut et est associée à la notion d'échec scolaire, situation qui est due à une méconnaissance des métiers auxquels elle prépare et des parcours de réussite qu'elle permet, mais aussi au fait que le collège, qui est resté trop largement un "petit lycée", prépare plus à la voie générale qu'à la voie professionnelle. Parmi les élèves qui s'orientent vers les formations générales, trop nombreux sont ceux qui s'y trouvent en difficulté alors qu'ils auraient mieux réussi dans une autre voie de formation. C'est dès le collège que doit s'opérer la valorisation de la voie professionnelle". C'est une refonte partielle de l'enseignement secondaire qu'annonce Luc Ferry.
D'abord au collège , où "les enseignements proposés aux élèves doivent faire leur part aux activités et aux modes d'enseignement qui sont ceux des formations technologiques et professionnelles", le ministre souhaite "revoir" l'enseignement de la technologie. Il annonce le lancement de "classes de découverte des métiers", où les collégiens travailleront en alternance en lycée professionnel ou en entreprise. Des classes préparatoires à la voie professionnelle seront installées, à l'issue du cycle central, en collège ou L.P. Ces dispositifs reviennent donc clairement sur l'objectif du "collège unique".
Au lycée , le ministre souhaite "clarifier les parcours de formation" c'est à dire revoir l'organisation de la voie professionnelle. C'est le BEP qui est au centre des problèmes, à la fois dans le rééquilibrage entre CAP et BEP et dans la redéfinition du lien BEP/bac pro. Le BEP en un an pourrait se généraliser. La question du lien entre bac pro et BTS pose également la question d'une redéfinition des bac technologiques et des BTS : " un nombre croissant d'élèves de la voie professionnelle s'engage aujourd'hui dans des études technologiques supérieures avec un baccalauréat professionnel plutôt qu'un baccalauréat technologique. En fonction des situations locales, l'un ou l'autre parcours peut avoir sa raison d'être. On s'attachera donc, dans chaque bassin de formation, à identifier clairement et à proposer explicitement aux élèves les " parcours d'accès au technologique supérieur " les mieux adaptés. Lorsqu'ils passeront par le baccalauréat professionnel, il sera nécessaire de veiller à la mise en cohérence des spécialités des baccalauréats professionnels et des BTS demandés, et d'adapter la première année de BTS, notamment dans le domaine de l'enseignement général, pour donner aux élèves les meilleures chances de succès". Le ministre a rappelé son engagement de privilégier l'accès des lycéens technologiques et professionnels en BTS.
http://www.education.gouv.fr/presse/2002 /ensprodp.htm

Les lycéens pro font leur cinéma
Les élèves du L.P. Clos Maire de Beaune ont réalisé un documentaire sur leur filière sous le titre, un brin provocateur, de "Allez au L.P., et après ?". Les lycéens, élèves en équipement industriel électrique, ont eu à coeur de montrer que le LP n'était pas une voie de garage.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_021022071831.mrctgq61.html

Les diplômes en 2001
En 2001, l'enseignement professionnel (hors agriculture) a délivré 813.000 diplômes. Un nombre en progression pour les bacs professionnels et les BTS mais en régression pour les CAP, BEP et bacs technologiques. Cependant ces moyennes cachent de fortes disparités régionales : les résultats sont meilleurs à Rennes, Grenoble, Nantes et Toulouse qu'à Créteil, Aix-Marseille et Paris.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/ni0250.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep.html

Diplômes professionnels
Le CEREQ maintient la base de données REFLET qui répertorie les diplômes et les flux d'élèves dans l'enseignement technologique et professionnel. Plus de 2000 diplômes sont répertoriés dans Reflet, y compris de nombreuses formations abrogées. On peut ainsi obtenir des données statistiques sur les diplômes, les textes de référence et suivre l'histoire et la généalogie d'une formation.
http://www.cereq.fr/diplomes.htm

L'apprentissage en trompe - l'oeil
Sept mois après leur sortie du système éducatif, 76% des apprentis ont un emploi contre 72% des lycéens sortis de formation professionnelle. A première vue ces chiffres confortent le slogan d'une campagne récente de publicité pour l'apprentissage : l'apprentissage ouvrirait de façon sure l'accès l'emploi. Une récente étude du ministère amène pourtant à les relativiser. En effet, apprentis et lycéens dans leur grande majorité suivent des formations différentes. L'apprentissage relève de secteurs économiques particuliers (alimentation, bâtiment, mécanique, hôtellerie, etc.). Or ces spécialités ont des taux d'insertion particulièrement favorables et les filières n'existent que dans quelques régions particulièrement dynamiques. Par contre, quand apprentis et lycéens sont en concurrence sur le marché de l'emploi, ce sont toujours les lycéens qui ont un accès privilégié à l'emploi. L'apprentissage reste une filière attirante quand il ne se substitue pas au lycée.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/ni0249.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep.html

De nouveaux diplômes "rénovés"
Le B.O. hors-série n°9 est entièrement consacré à la rénovation des diplômes professionnels. Ainsi 4 BTS, 8 bacs professionnels, 3 BEP, 13 CAP font l'objet d'une rénovation. Le B.O. annonce l'installation de commissions académiques de recours pour le passage en seconde année de BTS.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/hs9 /default.htm

La lettre de l'enseignement technologique
La Lettre n°7 publiée par le CRDP de Franche-Comté est parue. Elle propose 49 sites pour l'enseignement technologique et professionnel, particulièrement sur l'automatisme, l'électronique, le commerce, le droit, la mécanique etc.
http://crdp.ac-besancon.fr/crts/lettretp 1.htm

- LES ELEVES    [ Haut ]

La Défenseure des enfants pour une citoyenneté juvénile
Dans son rapport annuel, la Défenseure des enfants appelle " un nouveau droit civil des mineurs afin de permettre aux adolescents d'accéder à une véritable citoyenneté juvénile ". Cette exigence n'est pas sans rapport avec une analyse sévère de la " crispation répressive " qui traverse notre société. Elle a beau jeu d'affirmer que " face aux peurs que les adolescents semblent susciter chez bien des adultes, la tentation est grande de recourir à l'arme de la loi pénale en remettant en cause les grands principes de la justice des mineurs et en s'abstenant de rechercher en amont des réponses sociales et éducatives adaptées " .
Le rapport critique sévèrement les nouvelles lois sécuritaires. Elles entraîneront une augmentation sensible du nombre de mineurs détenus, alors que la détention provisoire des mineurs a déjà progressé de 40% entre 2001 et 2002 et que les conditions de détention des mineurs ont déjà été dénoncées par les parlementaires comme " une humiliation pour la République ". Ainsi, à Fleury-Mérogis , le nombre de mineurs est passé de 48 à 119 de janvier 2001 à mars 2002. On imagine l'entassement... Elle souligne que les mesures éducatives seront prises dorénavant sous la menace de la prison et nous interpelle : " comment ne pas s'interroger sur la possibilité de mener un véritable travail éducatif alors que les éducateurs se verront dans l'obligation de dénoncer au juge tout manquement du mineur ? ". La multiplication des mesures répressives ne peut cacher le fait que " les structures qui permettent d'épauler les familles en difficulté sans les stigmatiser sont bien trop rares ".
La Défenseure des enfants souhaite renforcer le rôle de l'école dans la prévention des conduites à risques. Elle appelle au développement des libertés individuelles des adolescents : application réelle des nouveaux droits accordés aux lycéens (droit d'expression, de réunion, d'association), " apprentissage de la majorité " par exemple à travers les responsabilités associatives ou la vie locale (conseils de la jeunesse).
Parmi les autres propositions de la Défenseure, signalons : le renforcement de la médecine scolaire, l'accès à l'apprentissage pour les mineurs étrangers présents sur le territoire et la craétion d'une "Conférence nationale de l'adolescence " réunissant spécialistes et adolescents pour proposer une politique de l'adolescence "qui reste à construire dans notre pays "
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/b rp/notices/024000574.shtml

Deux morales, deux sociétés.
Les sociologues l'avaient annoncé. Ainsi, rendant compte du numéro 128 de "V.E.I. Enjeux" qui abordait les rapports de genre dans les cités, le Café écrivait : " Dans ces cités, filles et garçons sont séparés. Les filles ne sortent pas. Le flirt, donnée essentielle des sociabilités juvéniles, est inconnu. Ces cités sont biens des ghettos". Le Monde du 24 octobre fait connaître au grand public cette situation. La société française a bien deux jeunesses, vivant des rapports très différents entre les genres. Dans les cités populaires, la situation des jeunes filles s'est formidablement dégradée. Le Monde donne la parole à une infirmière scolaire qui témoigne : ""En quinze ans, les relations sont devenues plus agressives, la relation amoureuse plus difficile. Ça peut aller jusqu'à donner des coups. On dirait que ces jeunes gens ne savent pas se caresser, se caliner." C'est à cette violence que Le Monde consacre son éditorial en dénoncant, plus que des zones de "non-droit" la ghettoïsation des banlieues : " Les dix années du rejet des femmes correspondent aussi à celles de l'accélération de la relégation des cités, de l'effacement quasi total, dans certaines zones, de la mixité sociale. Ce communautarisme de fait, cet entre-soi, a facilité le repli sur des valeurs archaïques ainsi que la mise en place d'un système de domination qu'a fort bien décrit le sociologue Eric Debarbieux dans une étude récente sur la violence des jeunes. Selon lui, la répétition des actes, le harcèlement continu et les micro-violences ont permis de construire dans les quartiers un pouvoir masculin fondé sur la loi du plus fort. Dans sa version sexuelle, cette domination est en train d'éroder dangereusement les acquis du combat pour la libération des femmes. Tout autant que de rétablir l'ordre, comme le veut le gouvernement, il devient crucial, et urgent, d'enrayer ces mécanismes mentaux en brisant l'isolement - social et spatial - des cités".
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,322 6--295495-,00.html
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,320 8--295551-,00.html
http://www.cafepedagogique.net/disci/arc hives.php3?numero=21&discipline=biblio

Une campagne contre la clope
Le tabac est une drogue qui tue. L'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) et M6 ont décidé de le rappeler dans le cadre d'une campagne ciblant prioritairement le tabagisme féminin. Cinq films d'une minute chacun seront diffusés sur la chaîne.
http://www.newspresspro.com/aff_comm.php ?communique=FR122417

Aujourd'hui les lycéens élisent leurs représentants aux CVL
Les Conseils des délégués pour la Vie Lycéenne sont nés en 2000. Consultés avant chaque conseil d'administration, le CVL fait entendre la voix des élèves sur tous les aspects de la vie lycéenne et est sans doute le premier apprentissage concret de la citoyenneté. Dans chaque lycée, 7 représentants des lycéens seront élus pour eux ans directement. Ils rejoindront au CVL trois camarades élus par les délégués de classe ainsi que les représentants des personnels et des parents.
http://www.education.gouv.fr/presse/2002 /electionlyc.htm

- LES PARENTS    [ Haut ]

La M.A.E. première mutuelle
Avec 5 millions d'enfants et de jeunes bénéficiant de ses garanties, soit un élève sur deux, la M.A.E. est la première mutuelle française. La M.A.E. participe à de nombreuses actions dans le monde éducatif . Elle a ainsi décerné le Prix Jeunesse 2002 à Frédéric Toussaint et Anne Romby pour leur livre "La nuit de l'Ylang-Ylang" à l'occasion du Festival International de Géographie de Saint-Dié.
http://www.mae.fr/

Un traitement contre la dyslexie ?
Le journal britannique " The Guardian " du 5 novembre rend compte d'un traitement révolutionnaire contre la dyslexie. Mis au point par D. Reynolds de l'Université d'Exter et Rod Nicholson de l'Université de Sheffield, le traitement aurait été testé avec succès auprès de 35 enfants. Il s'agit pourtant d'exercices gestuels simples. Mais qui se traduisent par une nette amélioration des résultats scolaires. A suivre...
http://www.guardian.co.uk/uk_news/story/ 0,3604,830055,00.html

Culture de masse à Champs-sur-Marne
Selon Le Parisien du 19 octobre, les parents de la FCPE du collège Picasso de Champs-sur-Marne se sont livrés à une opération "vérité" sur le cartable de leurs enfants. Résultat : sur 152 sacs pesés, une moyenne de 6 à 7 kilos avec des maxima à 10 kilos pour des élèves de sixième. Les parents souhaiteraient, pour ménager la colonne vertébrale des enfants, qu'une partie des ouvrages soit disponible dans l'établissement.
http://www.leparisien.com/home/info/perm anent/article.htm?themeid=504&articleid=1 85865611

La FCPE exaspérée.
La FCPE, organisation de parents d'élèves, fait part de son exaspération devant le refus du ministre de l'inviter à la réunion relative aux assistants d'éducation. Mais elle saisit l'occasion pour marquer son désaccord avec la politique ministérielle : " En permettant que " l'exclusion des élèves majeurs soit possible sans formalités autres que la seule décision du chef d'établissement ", le Ministre bafoue le droit élémentaire de chacun à être entendu et jugé avant d'être sanctionné. En rejetant le principe fondamental qui prévaut depuis plus de 10 ans, selon lequel " l'élève est placé au centre du système éducatif ", il récuse le premier des droits de l'enfant, celui à être éduqué... Comment prétendre inculquer à la jeunesse les règles d'un état de droit lorsqu'on réintroduit à l'Ecole les principes du pouvoir absolu, de l'arbitraire, en contradiction avec le fondement du droit ? ".
http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id= 192

La PEEP obtient en justice l'organisation d'élections
L'association de parents d'élèves de l'enseignement public (P.E.E.P.) a obtenu du tribunal administratif la réquisition de directeurs d'école pour l'élection des représentants des parents d'élèves. Cette décision concerne des directeurs d'école de Courbevoie (92) qui avaient décidé de n'organiser que le vote par correspondance pour ces élections. La PEEP souligne que "les élections de parents d'élèves... participent à l'expression démocratique de la vie de notre pays".
http://www.peep.asso.fr/search97cgi/s97_ cgi.exe?action=View&VdkVgwKey=d%3A%5Cpeep %5Chtm%5Ccommunique%5C2002%5Celections%5F 2002%2Ehtm&DocOffset=1&DocsFound=3&QueryZ ip=+%28modified+%3E+05+OCTOBRE+2002%29&Co llection=peepcdp&SortField=doc%2EModified &SortOrder=Asc&ViewTemplate=peep%2Fvisuon e%2Ehts&

L'édition scolaire dominée par Hachette-Lagardère
Larousse, Bordas, Nathan, Colin : autant d'éditeurs renommés qui changent de propriétaire et rejoignent Hachette, Hatier, Didier ou le Bled. Le groupe Lagardère, reprenant le pôle édition de Vivendi Universal, contrôlera finalement près de 80% de l'édition scolaire. Les autres repreneurs éventuels ont été écartés : ils étaient associés à des investisseurs américains.
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,323 4--295342-,00.html
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,323 4--295343-,00.html
http://www.lagardere.com/

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