Informations Professionnelles (Café N° 45)

Édition du 19-01-2004

- François Jarraud -

- A la Une : La rentrée 2004    [ Haut ]

Comment faire mieux avec moins ? C'est le casse-tête qu'a du affronter Jean-Paul de Gaudemar, directeur de l'enseignement scolaire, avant de présenter à la presse, avec beaucoup de transparence, les modes de calcul employés par le ministère pour établir les moyens accordés à chaque académie à la rentrée 2004.

Dans le premier degré , 2004 verra, pour la deuxième année, une remontée du nombre d'élèves, après la grande chute des années 1990. Pour accueillir les 53.400 enfants supplémentaires, le ministère créera 1460 postes. Ils seront répartis en fonction des inégalités démographiques et sociales et des éventuels sureffectifs ou sous-effectifs des années précédantes. Globalement un croissant allant de la Bretagne à la Franche-Comté ainsi que l'Ile-de-France connaissent une croissance démographique. Certaines académies perdront des postes : c'est le cas de Nancy-Metz (-76 postes), Reims (-52), de Lille (-49), Amiens (-47), Besançon (-33), Rouen (-30), Caen (-29), Clermont (-24). D'autres en gagneront : Montpellier (183), Nantes (180), Bordeaux (150), Grenoble (149), Versailles (122), Lyon (100), Aix-Marseille (96), Nice (80), Créteil (65), Rennes (52) ainsi que les DOM à l'exception de la Martinique. Dans un communiqué, le Snuipp estime l'effort insuffisant : "la répartition des 1.460 postes prévus au budget ne permet pas de faire face à la hausse des effectifs".

La situation est plus difficile dans le secondaire. On attend 33.948 élèves en moins à la rentrée 2004, du fait de la chute des effectifs en collège (-41.293). La moitié sud du pays et l'Ile-de-France connaissent une hausse des effectifs alors que le Bassin parisien et le nord est en chute. Les emplois d'enseignants dégringolent en proportion : 2410 emplois sont supprimés (0,6% des professeurs pour une baisse de 0,7% des élèves. Les académies les plus touchées sont celles de Lille (-567 postes), Nancy-Metz (-334), Rouen (-255), Amiens (-250), Dijon et Rennes (-198 chaque), Reims (-189), Besançon (-157), Caen (-155), Nantes (-135)Lyon (-126), Clermont (-111), Paris (-98). Versailles (+109), Montpellier et Nice (+80 chaque), Toulouse (+52), Aix-Marseille et Grenoble (+45 chaque) voient leurs moyens augmenter.

Sur le plan pédagogique , M. de Gaudemar a confirmé le maintien en l'état des dispositifs innovants à la rentrée 2004 (IDD, TPE, PPCP).

"On vise une meilleure efficience de la dépense publique, mais aussi à être garant de l'équité" affirme M. de Gaudemar. Et les nombreux documents statistiques et cartographiques publiés appuient ces propos. Par exemple, les inégalités régionales ont été fortement réduites. Ainsi, dans le primaire, l'écart du rapport profs / élèves entre les départements, par exemple entre les Hauts-de-Seine et la Lozère, existe encore mais il diminue fortement. M. de Gaudemar veut privilégier le collège parce que "c'est le lieu où se joue beaucoup de choses et où tous les enfants passent". Il juge aussi nécessaire d'allouer plus de moyens à l'enseignement professionnel qui accueille davantage d'élèves en difficulté et issus de milieu modeste. Cela suffit-il à expliquer toutes les variations dans les moyens ? Par exemple, l'académie de Lille perd beaucoup d'élèves et de nombreux emplois. Mais sa population scolaire est défavorisée et son taux de redoublement en lycée élevé. Quelles priorités ont été les plus fortes entre les contraintes démographiques, l'efficacité pédagogique et la lutte contre les inégalités sociales ? Il est vrai, d'une part, que ces choix relèvent d'une politique d'éducation davantage que d'une gestion du système, d'autre part, que celle-ci est bien difficile : difficulté à déplacer les postes d'une académie à l'autre, lenteur des ajustements du fait du temps de formation des enseignants, rareté des outils de gestion dans le passé. Certains choix seront peut-être affirmés, pour la rentrée 2005, par la prochaine loi d'orientation.
http://www.education.gouv.fr/actu/elemen t.php?itemID=2004161738
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040107181145.p85fbq27.html

- Le système scolaire    [ Haut ]

Une synthèse sur le système éducatif
En 18 questions, comment mettre en évidence les risques et les enjeux du système éducatif français ? Le débat national sur l'école a permis la publication de plusieurs enquêtes sur l'école. La revue Education & formations, publiée par le ministère de l'éducation nationale, propose de nouvelles synthèses bâties autour de 18 questions. Ainsi elle s'interroge sur la nécessité de la scolarisation à deux ans. Depuis les années 1960, le pourcentage d'enfants de 2 ans scolarisés s'est fortement accru , passant de 10% à plus de 30%. Pour autant, cette scolarisation fait débat. Son efficacité n'est pas démontrée. Les psychologues sont divisés : certains estiment qu'elle est nocive. Les études ministérielles montrent qu'elle ne bénéficie, en terme de réussite scolaire, qu'aux enfants des milieux les plus défavorisés ou les plus favorisés. Cela n'incite ni à sa généralisation ni à son maintien : est-elle "plus efficiente que d'autres mesures de politique éducative, comme par exemple, une aide spécifique aux élèves en difficulté en début de primaire" ?. Dans son rapport, le HCEE a également mis en question la scolarisation à deux ans. En novembre X. Darcos soulignait que " la pré-scolarisation des enfants de 2 ans ne répond pas à des besoins scolaires mais sociaux".
Education & Formations pose également la question du collège unique : "le collège unique est-il une réalité ?". Les chiffres montrent les fortes disparités entre les établissements voire entre les classes et donc des parcours différenciés selon l'origine sociale et le sexe. Elles ont amené le ministre à introduire une filière professionnelle dès la quatrième.
L'enseignement professionnel est lui aussi mi en question dans ce numéro. On pourra retenir son rapide développement : 41% des collégiens de troisième sont orientés en CAP ou BEP. Mais le principal apport de cette étude concerne l'insertion professionnelle : "tous les domaines de formation ne sont pas égaux devant l'insertion professionnelle : 81% des bacheliers de l'hôtellerie et du tourisme ont un emploi ordinaire dans les 7 mois qui suivent leur sortie du lycée, seulement 49% des bacheliers comptabilité gestion. L'insertion est plus difficile dans les spécialités des services que dans les spécialités industrielles. On peut en déduire l'intention ministérielle d'en voir diminuer les effectifs.
Une question concerne l'avenir du système scolaire : l'Ecole réussira-t-elle a recruter alors que 43% des enseignants cesseront leur activité d'ici 2012 ?
On le voit ce numéro, par les problématiques qu'il propose, constitue une source de réflexion riche et utile pour les enseignants.
http://www.education.gouv.fr/stateval/re vue/revue.htm

Le ministre expose sa politique de la jeunesse
" L'école ne peut répondre seule aux attentes de plus en plus nombreuses et parfois contradictoires dont elle est l'objet. Pour ne pas perdre la continuité nécessaire aux apprentissages, elle doit se recentrer sur les savoirs et les savoir-faire fondamentaux. Mais, à côté des enseignements et en synergie avec eux, notre politique de jeunesse doit permettre de développer d'autres dimensions de l'éducation tout aussi décisives : il faut en effet offrir à tous les jeunes la possibilité de vivre les expériences culturelles et sociales indispensables pour bien s'orienter dans les apprentissages scolaires ou universitaires ; il faut également leur donner les moyens d'utiliser leurs connaissances et leurs talents dans des activités ou des projets qui ont un sens pour eux et pour les autres. Bref, il s'agit de s'assurer que chacun puisse bénéficier des loisirs éducatifs, des activités culturelles, des soutiens que seules certaines familles sont en mesure d'apporter à leurs enfants". Ces propos de Luc Ferry au conseil des ministres illustrent sa politique de jeunesse : il préfère parler "d'éducation partagée". Parmi les nombreuses mesures annoncées, certaines concernent l'école, comme la diffusion du cédérom CIDJ dans tous les lycées, la création d'ateliers relais pour accueillir des collégiens en rupture scolaire, l'ouverture hors temps scolaire des locaux scolaires. Mais le ministre souhaite aussi doter d'un statut les animateurs de centres de vacances et alléger la réglementation de ces structures. Et il y a "Envie d'agir" : le dispositif devrait se renforcer et devenir européen. Enfin le ministre veut créer une nouvelle décoration qui serait accessible aux jeunes pour "rendre visibles à l'ensemble de la jeunesse des modèles auxquels se référer". Ah ! Des enfants modèles...
http://www.education.gouv.fr/actu/elemen t.php?itemID=200411483
http://www.education.gouv.fr/actu/elemen t.php?itemID=2004114849

Luc Ferry contre la scolarité à 18 ans
" Certains proposent aujourd'hui, sans d'ailleurs l'avoir réalisée hier, la prolongation de la scolarité obligatoire jusqu'à 18 ans qui réglerait à leurs yeux la question de l'échec. Le mot d'ordre.. ne résout vraisemblablement rien. En effet, une très large proportion des élèves poursuit déjà de fait une scolarité jusqu'à 18 ans, y compris une partie de ceux qui sont en échec scolaire... Ce n'est pas cela qui permettra de réconcilier certains jeunes avec le système scolaire tel qu'il est. Il me paraîtrait aujourd'hui beaucoup plus fécond de créer un droit à la formation ultérieure, ouvert en priorité à ceux qui ont quitté le système scolaire sans qualification, ni diplôme. Plutôt que "l'obligation jusqu'à 18 ans", un "16 ans + 2 ans ultérieurs" constituerait une réponse sans doute mieux adaptée aux problèmes de l'échec scolaire". Dans une tribune du Figaro, le ministre défend la nécessité d'une éducation tout au long de la vie.
http://www.lefigaro.fr/debats/20040108.F IG0178.html

Ferry et ses couleuvres
"Le calendrier du gouvernement n'a pas joué pour moi." Désabusé mais pas effondré. Philosophe, en toutes circonstances. En mai dernier, en plein mouvement de contestation des enseignants, le ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche tentait d'analyser, pour mieux le conjurer, ce mauvais sort qui anéantit chacune de ses initiatives. C'est que 2003 a bien été l'année de toutes les couleuvres pour ce ministre novice de la vie politique". Mouvement des enseignants, ajournement de la réforme des universités, "sarcasmes" de Matignon : La Croix du 29 décembre fait le bilan d'une année 2003 difficile pour Luc Ferry. Le quotidien conclut sur un horizon dégagé par la perspective du projet de loi sur la laïcité. C'est oublier que le ministre, après s'être déclaré hostile à une loi dans ce domaine, a du s'y rallier.
http://www.la-croix.com/article/index.js p?docId=1144655&rubId=4076

Performances médiocres pour les universités françaises
L'université Jiao Tong de Shanghai vient de publier une liste des 500 meilleures universités du monde, établie à partir de critères de qualité : prix Nobel, qualité des chercheurs, publications etc. Sur les 100 premières universités, la France n'apparaît que deux fois : Paris 6 est 65ème et Paris 11 72ème. Le haut du tableau est accaparé par les Etats-Unis et le Royaume-Uni.
http://dbs.cordis.lu/cgi-bin/srchidadb?C ALLER=NHP_FR_NEWS&ACTION=D&ACTION&SESSION =&ACTION&SESSION&RCN=EN_RCN_ID:21411

Mouvement de recteurs
M. Marcel Morabito, précédemment recteur de l'académie de la Martinique, est nommé recteur de l'académie de Grenoble. Il est remplacé par Mme Joëlle Le Morzellec, professeure des universités.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENB0302684D
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENB0302685D

Débat à l'Assemblée avec l'intersyndicale du CNDP
Toujours mobilisée contre la délocalisation du CNDP à Chasseneuil-du-Poitou, l'intersyndicale du CNDP organise le mardi 20 janvier un débat sur le service public d'édition et son avenir dans les locaux de l'Assemblée nationale. La rencontre bénéficie du soutien d'élus verts, socialistes et communistes.
http://www.nodeloc.net

La JPA salue la politique de la jeunesse de Luc Ferry
Le 14 janvier, Luc Ferry a publié son programme en faveur de la jeunesse. La Jeunesse au Plein Air porte un jugement prudent sur ces mesures. La JPA approuve la création d'un statut des animateurs de centres de vacances et les mesures pour l'égalité des chances mais craint un recentrage des centres de loisirs. "La JPA reste particulièrement attentive aux tentatives de scolarisation des activités éducatives, notamment artistiques et culturelles, qui se déroulent sur le temps de loisirs des jeunes".
http://www.jpa.asso.fr

- Le débat sur l'école    [ Haut ]

Chirac promet la loi sur l'Ecole pour 2004
"Dans un an, l'école aura sa loi d'orientation" Dans ses voeux télévisés, le président a invité les Français à "dire quelle école (ils souhaitent ) pour l'avenir de (leurs) enfants".
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_031231191349.w7mgpgbh.html

Fantasmes autoritaires sur l'école
"Sous prétexte d'adapter l'école aux masses, l'enfant a été mis en son centre. Une nouvelle pédagogie, inspirée de mythes très anciens, a cru nécessaire d'affirmer le "droit" de l'enfant à être lui-même et à parvenir, telle une fleur, au plein "épanouissement" de sa personnalité, dans une aimable complicité avec ses éducateurs. L'important, pensait-on, était la création d'une "communauté éducative" favorable à l'éclosion des qualités latentes. Dans ce but, on a voulu effacer les frontières entre l'élève et un adulte dont la principale vertu devait être l'"esprit d'enfance". Ce lissage des âges de la vie s'est accompagné d'un gommage de la rigueur des examens et d'un effacement progressif des anciens rites de passage". Dans une tribune du Figaro, Alain-Gérard Slama additionne les peurs (le désordre, les violences, le voile) et les appétits (d'une école où les "masses" seraient absentes), puis dresse l'épouvantail du pédagogue faible, ennemi de toute autorité. C'est oublier que les écoles qui obtiennent les meilleurs résultats de l'enquête PISA de l'OCDE sont justement celles qui sont les plus égalitaires et qui misent sur l'épanouissement de l'enfant. Ces poncifs feraient sourire si leur auteur ne siégeait pas à la commission Thélot sensée proposer une réforme de l'école française.
http://www.lefigaro.fr/debats/20040105.F IG0214.html

L'Assemble débat de l'école le 20 janvier
Mardi 20 janvier, l'Assemblée nationale entamera un premier débat sur l'école. Il sera ouvert par une déclaration gouvernementale suivie d'un débat de 4 heures où chaque groupe politique se fera entendre. Il n'y aura pas de vote.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040106101612.x1b0mhc9.html

- Le débat sur le voile    [ Haut ]

Vers l'interdiction de tous les signes politiques à l'école ?
Alors que le projet de loi sur le voile n'est pas encore adopté et soulève des critiques, un député UMP, Laurent Hénart, a déposé un projet de loi visant à interdire tout signe politique. "Les obligations des élèves consistent dans l'accomplissement des tâches inhérentes à leurs études ; elles impliquent de leur part une attitude générale, un comportement et des choix vestimentaires respectueux du principe de laïcité propres aux activités et aux lieux d'enseignement public, ce qui interdit le port ostentatoire de signes d'appartenance religieuse, politique ou philosophique".
http://www.assemblee-nationale.fr/12/pro positions/pion1302.asp

Le projet de loi sur le voile est publié
"Il ne s'agit pas de déplacer les frontières de la laïcité. Il ne s'agit pas non plus de faire de l'école un lieu d'uniformité et d'anonymat, qui ignorerait le fait religieux. Il s'agit de permettre aux professeurs et aux chefs d'établissements d'exercer sereinement leur mission avec l'affirmation d'une règle claire qui est dans nos usages et dans nos pratiques depuis longtemps". Cet exposé des motifs ouvre le projet de loi relatif à l'application du principe de laïcité dans les écoles, collèges et lycées publics, dévoilé mercredi 7 janvier par le ministre. Il tient en un article : "Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, les signes et tenues qui manifestent ostensiblement l'appartenance religieuse des élèves sont interdits". Le projet précise que la loi est applicable à Mayotte, Wallis et Futuna, en Nouvelle Calédonie et dans les départements. Seule la Polynésie échapperait à la loi. Cependant elle pourrait faire l'objet d'un amendement visant à interdire parallèlement les signes politiques déposé par l'UMP. Ainsi, Le Monde du 7 janvier, publie les propos de M. Mariton, pour qui " Le foulard n'est ni uniquement ni principalement un signe religieux, mais un signe politique, comme l'ont démontré les auditions menées dans le cadre de la mission Debré". Celle-ci avait demandé l'interdiction des signes politiques avec le souci de "neutraliser" l'école.
http://www.education.gouv.fr/actu/2004/p rojet_loi_laicite.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3224,36-348248,0.html

La loi sur le voile s'appliquera aux DOM TOM
Dans un communiqué du 6 janvier, le ministère de l'éducation assure que la loi sur le voile "s'applique à tous les départements de métropole et d'outre-mer, ainsi qu'à Mayotte et à Wallis et Futuna". Cela pourrait en rendre l'application bien malaisée. En métropole, le statut du concordat perdure en Alsace-Lorraine et la loi risque d'être mal perçue. Outre-mer, de forts particularismes pouraient également s'y opposer. Ainsi à La Réunion, Mme Payet, sénatrice UDF, craint que l'application de cette loi n'aboutisse "à exacerber le sentiment communautaire". Pour elle, "La vigilance des pouvoirs publics doit plutôt s'exercer à l'égard des sectes et des mouvements intégristes.". A Mayotte, rappelle Le Monde, la loi musulmane reste la base de la législation civile pour une population quasi-exclusivement musulmane. Ailleurs, le climat généré par le projet de loi entraîne des débordements. Ainsi à Marignane, le maire (ex MNR) a supprimé les repas sans porc de la cantine scolaire.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040106175018.ny4vjoa2.html
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3208,36-348112,0.html
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040106174712.ozsbs8cy.html

La loi sur le voile et la fonction enseignante
"Si elle facilite le dialogue, l'éducation, la résolution au cas par cas par les cadres responsables que sont les enseignants et les chefs d'établissement, cette loi sera peut-être utile. Si elle transforme ces derniers en simples exécutants du renvoi de certains jeunes, elle signera le peu de cas que l'on fait des responsabilités des enseignants et des chefs d'établissement, réduits à des fonctions "d'exécution" et non de "responsabilité". Jacques Nimier montre l'enjeu de cette loi sous l'angle de la fonction enseignante, ce qui pose également la question de la mission de l'école : simple transmission des connaissances (mais alors à quoi bon une loi puisque le Conseil d'Etat avait tranché sur l'assistance à tous les cours) ou éducation des jeunes.
http://perso.wanadoo.fr/jacques.nimier/l e_voile.htm

Le CSE approuve la loi sur le voile, pas le monde enseignant
Curieux exercice jeudi 15 janvier au CSE compte tenu de l'importance du texte en débat. C'est par 16 voix (celles du SNPDEN, de la CFTC, du MEDEF, du SNALC, de l'UNAF) que le projet de loi sur la laïcité à l'école a obtenu un avis favorable du Conseil supérieur de l'éducation, un organisme qui compte 97 membres ! Neuf voix se sont prononcées contre le projet : celles de la FCPE et de l'UNL. Les autres organisations ont refusé de voter (FSU, SGEN, UNEF, FO) ou se sont abstenues (UNSA, SE, UNAPEL). Le ministre se félicite du vote de ce projet mais assure que "sa mise en oeuvre devra être assurée en usant du dialogue, de la concertation et en recourant à une démarche pédagogique fondée sur l'explication et la persuasion, soucieuse de faire partager aux élèves les valeurs de l'Ecole de la République".
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040115174339.tcgsc6fk.html

La FCPE reste hostile à la loi sur le voile
" Cette loi n'est-elle pas "un voile" posé sur les problèmes de l'école, sur la question sociale, sur l'intégration des populations issues de l'immigration, sur les inégalités et les discriminations que vivent ces jeunes au quotidien par rapport à l'insertion sociale, au travail, aux stages en entreprises au cours de leur formation professionnelle, à l'accès aux loisirs, etc ? Ne se donne-t-on pas bonne conscience ? N'a-t-on pas pour seul objectif de donner satisfaction à une certaine opinion publique qui refuse l'autre, celui qui est différent, qui n'a pas la même culture ou ne pratique pas la même religion ? N'abandonne-t-on ainsi toute ambition éducative ?" Lors de la réunion du CSE du 15 janvier, la FCPE a voté contre le projet de loi sur l'application de la laïcité à l'école. Pour l'association de parents d'élèves, la loi n'est pas seulement ségrégative. Elle est aussi inutile et inapplicable. " Le dispositif existant tiré de la jurisprudence du Conseil d'état, permet à notre sens, de résoudre les problèmes fondamentaux dans le dialogue... Qui va décider du caractère ostensiblement religieux d'un signe ou d'une tenue vestimentaire ? Dans quel cadre va se pratiquer le dialogue et la concertation comme indiqué dans l'exposé des motifs ? Quelle gradation des sanctions ? Quel changement pour les chefs d'établissement par rapport à la situation actuelle ? Comment va-t-on prévenir et condamner les dérives et abus de pouvoir ? Les décrets d'application rappelleront-ils clairement que ces mesures ne s'appliquent pas aux parents siégeant dans les instances : CA, conseils d'école, conseils de classes, etc ?"
http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id= 333

La loi sur le voile incomprise à Londres
"Chercher à interdire les symboles religieux à l'école n'est pas la bonne politique. L'interdiction systématique résonne en écho au fondamentalisme même qu'elle cherche à combattre". Dans Le Monde du 13 janvier, Anthony Giddens, conseiller de Tony Blair, passe en revue les différentes attitudes face au voile islamique en Europe et au Proche-Orient. C'est pour mieux arriver à condamner le projet de loi. "Cette politique risque d'aller à l'encontre du but recherché, à cause, précisément, des nombreuses significations du foulard, à la fois pour celles qui le portent et pour ceux qui les entourent. Quand l'interdiction entrera en vigueur, les filles que leurs parents forcent à porter le foulard risquent de sortir de l'enseignement public et d'être envoyées dans des écoles religieuses. Elles peuvent se retrouver mariées très jeunes à un homme que leurs parents jugent convenable et être mères de plusieurs enfants à 30 ans. Une telle issue ne peut guère être considérée comme désirable par ceux qui veulent plus de liberté pour les femmes. Si les filles de ces milieux doivent obtenir plus de chances de décider activement de leur avenir, seule l'éducation dans un environnement culturel plus ouvert leur donnera ces chances. Pour d'autres, le hidjab est un symbole d'identité ethnique et d'affirmation de soi dans une société où les communautés musulmanes constituent une grande partie des pauvres et des exclus. Elles peuvent rejeter l'idée que l'émancipation des femmes passe par la minijupe ou le ventre dénudé, tout en se souciant de promouvoir l'égalité des femmes. Et elles doivent être autorisées à emprunter cette voie".
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3232,36-348961,0.html

Voile et turban vus de New-York
"Quoi ! Il y a des Sikhs en France ?" Selon le New York Times, le gouvernement français avait oublié les Sikhs dans son projet de loi interdisant les signes religieux ostensibles à l'école. Ceux-ci demandent à pouvoir garder en classe leur turban traditionnel. Le quotidien américain relève qu'aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, les Sikhs peuvent garder leur couvre-chef traditionnel même dans l'armée ou la police et qu'en France la communauté sikh ne pose aucun problème d'intégration. Pour le New York Times, "la situation des Sikhs souligne les dangers qui guettent l'Etat quand il s'aventure dans le monde compliqué des pratiques religieuses".
http://www.nytimes.com/2004/01/12/intern ational/europe/12FRAN.html

L'exclusion des soeurs Levy "retirée"
Dans un communiqué, le ministère annonce que la décision d'exclusion des soeurs Levy du lycée d'Aubervilliers prise par le recteur de Créteil est "retirée". "L'administration a préféré revenir sur sa décision pour reprendre une procédure répondant aux critiques de la famille et assurer la plus grande sécurité juridique de ses décisions dans une affaire particulièrement sensible". Pour Libération, la procédure d'exclusion n'aurait pas respecté le droit. Le quotidien dénonce une "justice propre au système scolaire, ... (des) méthodes criticables".
http://www.education.gouv.fr/actu/elemen t.php?itemID=20041151137
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=171344

- Vie professionnelle    [ Haut ]

Les vacances en Europe
Ah le beau pays que la Bulgarie où la rentrée a lieu le 15 septembre et les vacances débutent le 21 mai ! Eurydice, le serveur de la commission européenne, nous fait découvrir la durée de l'année scolaire dans les 25 pays de l'Union. Le cas bulgare est exceptionnel...
http://www.eurydice.org/Documents/Time6/ en/Table%20I.pdf

Le Livre blanc des proviseurs
Selon l'AFP, les proviseurs en ont "ras-le-bol". Le SNDPEN publie un Livre blanc qui attire l'attention du public sur les difficultés du métier et les revendications de la profession. "Nous pensons que pour bien faire notre métier, nous avons besoin de dégager du temps parce que diriger nécessite de pouvoir réfléchir, de prendre de la hauteur" . affirme le SNDPEN qui réunit les deux tiers des chefs d'établissement.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040115162437.hn97ocgz.html

Evaluation des personnels de direction
Faut-il dresser un "bilan d'étape" dans la procédure d'évaluation des personnels de direction ? Le B.O. du 15 janvier ne tranche pas.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/3/M END0302683N.htm

La maladie des chefs d'établissement
Le diagnostic est établi, selon L'Express du 9 janvier, par les psychiatres de la MGEN. Les chefs d'établissement seraient menacés d'une pathologie sournoise , baptisée " syndrome vicariant ". Selon le magazine, à force de fréquenter des enseignants déprimés, les chefs d'établissement tomberaient malades et risqueraient l'épuisement. L'étude de la MGEN décrit les symptômes : maux de tête, nausées, crainte de travailler avec certaines personnes, troubles sexuels. Au pire on peut arriver à " un épuisement émotionnel et une perte d'identité professionnelle ".
http://www.lexpress.fr/express/info/fran ce/dossier/educationnation/dossier.asp

Instits et PEGC "en extinction"
"Le corps des instituteurs est placé en voie d'extinction". Un décret du 23 décembre officialise la disparition programmée de ce corps ainsi que celle des P.E.G.C. (professeurs d'enseignement général de collège). Cette mort est proclamée au moment où le débat sur le collège montre l'intérêt d'enseignants bivalents au collège. Ce qu'étaient les PEGC.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENF0302691D

D'où viennent les fonctionnaires ?
Dans quelle partie de la France a-t-on le plus de chances de devenir fonctionnaire ? Le ministère de la Fonction publique a enquêté. Ce sont l'Ariège, la Lozère, l'Aude, la Corrèze, les Hautes-Alpes et, plus généralement les départements de la "diagonale du vide" qui traverse du nord-est au sud-ouest la France, particulièrement ceux du sud-ouest, qui fournissent le plus fort taux de fonctionnaires parmi les natifs. Mais chaque grand corps a son aire de recrutement. Ainsi la police recrute de façon presque égale entre les départements du midi et ceux du Nord-Pas-de-Calais et de Lorraine. Les secrétaires d'administration centrale viennent de l'ouest. Les professeurs certifiés d'un croissant allant de Lorraine au pays basque.
http://www.fonction-publique.gouv.fr/fp/ statistiques/pointstats/origine_geo_2001. pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

Les pères de famille partiront en retraite plus tôt
L'égalité des sexes profite également aux hommes. Le code des pensions donne la possibilité aux fonctionnaires mères d'au moins trois enfants de partir en retraite après 15 ans de service. Des arrêts de la Cour de justice des communautés européennes, puis du Conseil d'Etat français, en étendent le bénéfice aux pères de famille. Selon Le Monde du 28 décembre, 750.000 fonctionnaires pourraient bénéficier de cette possibilité. Déjà une vingtaine de professeurs en ont bénéficié.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3224,36-347304,0.html

Les retraités de 50 ans
"J'avais prévu de travailler à mi-temps dès l'année prochaine. Et puis j'ai décidé de tout arrêter à la première occasion, parce que mon travail ne me permettait pas d'organiser totalement ma vie comme je le voulais... Mon emploi du temps ne correspondait jamais à l'horaire des marées pour la pêche, ou au bon moment pour retourner la terre dans le jardin." Effectivement peut-être le moment de la retraite était-il venu pour ce professeur charentais. Le Monde du 2 janvier dresse le portrait de ces enseignants pères de famille qui ont obtenu l'application à leur profit d'une mesure dérogatoire prévue pour les mères de famille et sont partis en retraite au début de leur cinquantaine.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-347761,0.html

Ethique et éducation
Comment amorcer la réforme de l'Ecole ? Pour l'association Education & Devenir, qui publie les Actes de son Colloque 2003, c'est d'abord en élaborant une véritable déontologie du métier d'enseignant. Pour Yvon Robert, IGAEN, "le service public de l'éducation n'énonce pas suffisamment d'obligations professionnelles de ses personnels.. Nous ne sommes pas assez sensibles à la culture du résultat, de l'évaluation des politiques publiques". Il invite à une redéfinition du métier en s'inspirant du modèle des pays du nord où les enseignants sont aussi les éducateurs des élèves. Jean-Piere Obin, IGEN, se pose la question du risque à terme proche d'une pénurie d'enseignants. Il propose de " refuser toute banalisation sociale du métier en le plaçant résolument sur le terrain des valeurs et en proposant aux jeunes qui s'y destinent une charte éthique clairement plus enthousiasmante que la recherche du profit, la compétition entre individus".
http://education.devenir.free.fr/cahier2 _ED.htm

Certifications complémentaires
Le J.O. du 6 janvier publie une décret précisant les conditions d'attribution de certifications complémentaires dans certaines disciplines : options cinéma audiovisuel, danse, histoire des arts, théâtre, enseignement en langue étrangère dans une discipline non linguistique, français seconde langue. Le décret définit les épreuves de l'examen de certification et la composition du jury.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENP0302665A

Certificat d'aptitude pour les enseignements adaptés
Le J.O. du 7 janvier publie plusieurs textes créant des certificats pour l'enseignement adapté et organisant les épreuves. Ainsi un "certificat d'aptitude professionnelle pour les aides spécialisées, les enseignements adaptés et la scolarisation des élèves en situation de handicap" est ouvert aux professeurs des écoles et instituteurs. Un certificat "complémentaire pour les enseignements adaptés et la scolarisation des élèves en situation de handicap" est également créé pour les enseignants du second degré. Ils remplacent le Caapsais qui est abrogé.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0302858D
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0302859A
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0302860A

Programme de pilotage
Le B.O. spécial du 8 janvier publie le programme national de pilotage de la formation continue des personnels d'encadrement, ATOS et ITRF et des dispositifs communs à la DE et la DPMA.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/spe cial1/default.htm

- Vie scolaire    [ Haut ]

Journée de la mémoire de l'Holocauste le 27 janvier
Le Café pédagogique, en partenariat avec le CIDEM, ouvre un nouveau dossier pédagogique à l'occasion de la Journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité. On sait que le 27 janvier a été retenu pour commémorer cette journée européenne. Les enseignants trouveront dans ce dossier des ressources pédagogiques ainsi que des réflexions pour mettre en oeuvre des projets pédagogiques de l'école au lycée. Par exemple : comment organiser et exploiter un voyage à Auschwitz, comment construire une séquence autour d'un témoignage. Un forum spécialisé permet d'échanger sur les pratiques liées à l'éducation contre les stéréotypes et la haine.
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/ shoah2004/
http://www.cafepedagogique.net/pdf/shoah 2004.pdf

Journée franco-allemande du 22 janvier
A quelques jours de l'échéance, les gouvernements français et allemand invitent les établissements à participer à la Journée franco-allemande du 22 janvier. "Il serait utile d'adopter des dispositions du même type que celles qui valent pour les itinéraires de découverte (IDD) et pour les travaux personnels encadrés (TPE). Mis dans une situation de recherche et accompagnés par une équipe de professeurs, les élèves pourront traiter l'un des sujets" proposés par le B.O. : découverte de la vie quotidienne dans les pays de l'Union, présentation d'une "carte postale" d'une ville allemande, rôle de l'Office franco-allemand pour la jeunesse dans le rapprochement des jeunes générations en Europe, etc.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/3/M ENC0302915X.htm
http://www.cafepedagogique.net/traite200 3/

Semaine de la langue française
Du 13 au 20 mars se déroulera la "Semaine de la langue française et de la francophonie". A cette occasion, les enseignants du primaire et du secondaire sont invités à proposer aux élèves des activités qui encouragent la créativité en français.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/1/M ENC0302772N.htm

Campagne de la Jeunesse au Plein Air
" L'école est obligatoire et gratuite, pas le temps libre ". Par cette formule, la Jeunesse au Plein Air nous rappelle que, si les loisirs sont indispensables à l'enfant, tous ne partent pas. La J.P.A. collecte des fonds qui sont reversés sous forme de bourses pour aider au départ en centres de loisirs ou en classe transplantée. Cette année, la campagne de la J.P.A., qui bénéficie du soutien du ministère de l'éducation nationale, aura lieu du 21 janvier au 8 février. Les élèves qui participent à cette opération vendront des timbres autocollants. Les enseignants qui souhaitent participer avec leur classe à cette campagne de solidarité peuvent obtenir de la J.P.A. un dossier pédagogique (école, collège et lycée) pour aider à son organisation. Enfin, la J.P.A. lance l'opération " BD Tchôlidaire ". Il s'agit d'un concours d'écriture d'un scénario sur le thème de la solidarité ouvert jusqu'au 20 mars. Le meilleur scénario sera illustré par Olivier Supiot.
http://www.jpa.asso.fr
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/1/M ENE0302829X.htm

Les élus locaux et l'hygiène scolaire
"Décrassons les lieux avant d'y élever les beaux principes républicains". Cette remarque d'une mère de famille dans Libération du 24 décembre relance le débat sur l'hygiène scolaire. Deux de ses enfants, scolarisés dans le primaire, ramènent des poux de l'école. La fille aînée, en troisième, n'a accès qu'à des sanitaires sans savon ni papier toilette. Cet article de Libération vient après la publication d'une enquête de la FCPE qui a mis en évidence la triste situation des toilettes dans les écoles parisiennes.
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=167448
http://www.cafepedagogique.net/expresso/ index.php3?express=259

Un rapport sur les droits des enfants en France
La France a adhéré à la Convention internationale des droits de l'enfant. A ce titre elle doit soumettre à l'examen d'un comité des Nations-Unies un rapport sur l'application de la Convention. Cette année, la France remplira cette obligation avec un double rapport dressé par la Défenseure des enfants et par le gouvernement. Claire Brisset, Défenseure, remettra le sien à Genève le 6 février. Il prend en compte les milliers de plaintes reçues par ses bureaux et analyse un thème précis mettant en lumière des dysfonctionnements. On se rappelle que C. Brisset était intervenue de façon très libre dans le débat sur le voile ou sur la violence à la télévision.
http://www.defenseurdesenfants.fr

Programme Socrates
Le programme Socrates propose plusieurs actions visant toutes à renforcer la dimension européenne de l'éducation. Le B.O. du 8 janvier détaille ces dispositifs et présente les conditions de participation. Ainsi Comenius propose des partenariats scolaires entre pays européens, l'accueil d'un assistant européen ou des bourses de mobilité pour le personnel éducatif. Grundtvig concerne la formation des adultes. La circulaire rappelle les échéanciers des différents projets.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/2/M ENC0302842C.htm

Le rapport de l'Observatoire de la sécurité des établissements
L'Observatoire de la sécurité des établissements scolaires publie son rapport annuel. Il signale la baisse des accidents graves à l'école. Au collège, l'EPS reste la discipline la plus dangereuse. Au lycée, les stages professionnels sont la principale source d'accidents. Enfin, le rapport signale que la sécurité incendie continue à être défectueuse dans un établissement sur dix.
http://www.education.gouv.fr/syst/ons/ra p03.htm

Sarkozy et la police à l'école
"Des policiers et des gendarmes référants seront proposés aux chefs d'établissements volontaires". Le ministre de l'intérieur souhaite lutter ainsi contre la violence scolaire.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040114113639.1xy24o0l.html

- Primaire    [ Haut ]

Nouveau livret "Lire au CP"
Eduscol met en ligne un nouveau livret consacré à la lutte contre l'illettrisme : "Enseigner la lecture et prévenir les difficultés dans les CP à effectifs réduits ou à encadrement renforcé". Cette brochure apporte une aide précieuse aux enseignants pour organiser le travail dans les classes à effectifs réduits ou à encadrement pédagogique renforcé. Elle explique comment dimensionner le groupement élèves, comment lier le français aux autres disciplines. Elle propose des fiches pédagogiques concrètes pour le traitement des difficultés.
http://www.eduscol.education.fr/D0135/te lechargez.htm

La dyslexie à l'école
Actuellement, 4 à 6% des enfants souffrent de dyslexie. Or, comme le souligne C. Lequette et G. Pouget, médecins scolaires, ces enfants "sont très peu identifiés et inclus dans le groupe des élèves en difficulté scolaire. Tout particulièrement, les troubles du langage écrit sont encore trop souvent mal identifiés et mal reconnus". Dans ce contexte, EduScol publie les actes d'une université d'automne sur la dyslexie à l'automne qui s'est tenue en octobre 2002 à Allevard. Parmi les communications, relevons celle de ces deux médecins qui indiquent des repères pour établir un diagnostic. M.-L. Bosse, doctorante en psychologie, montre, dans un autre article, l'importance de la communication entre parents et enseignants pour l'accompagnement des enfants ainsi que l'enjeu des réseaux d'aides, hélas trop rares.
http://www.eduscol.education.fr/index.ph p?./D0126/dyslexie_acte.htm

Indemnités des enseignants
Le B.O. n°3 publie un tableau des rémunérations des travaux supplémentaires effectués par les enseignants des écoles. Ainsi, l'heure d'étude surveillée est rémunérée 14,73 euros par un instituteur et 16,56 euros par un professeur des écoles; l'heure de surveillance varie de 9,82 à 11,04 euros.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/3/M ENF0400039N.htm

Certificat d'aptitude pour les enseignements adaptés
Le J.O. du 7 janvier publie plusieurs textes créant des certificats pour l'enseignement adapté et organisant les épreuves. Ainsi un "certificat d'aptitude professionnelle pour les aides spécialisées, les enseignements adaptés et la scolarisation des élèves en situation de handicap" est ouvert aux professeurs des écoles et instituteurs. Un certificat "complémentaire pour les enseignements adaptés et la scolarisation des élèves en situation de handicap" est également créé pour les enseignants du second degré. Ils remplacent le Caapsais qui est abrogé.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0302858D
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0302859A
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0302860A

Les arts et l'enfance à Lyon
Placer des artistes au coeur des maternelles pour enrichir les apprentissages des enfants et valoriser leur sensibilité, tel est le pari qu'a fait la ville de Lyon en développant, en partenariat avec le ministère de l'éducation nationale et le CNDP, un centre de ressources et un réseau d'établissements. Ainsi l'école Pasteur travaille sur la danse en bénéficiant de la présence d'une chorégraphe. A l'école Painlevé, un musicologue fait travailler les enfants sur les bruits de la ville. Ces travaux sur le corps, la voix, l'espace, la parole, enrichissent les apprentissages des enfants. Un site Internet rend compte de ces projets et permet un partage d'expériences.
http://www.lyon.fr/enfance/index.html

Instits et PEGC "en extinction"
"Le corps des instituteurs est placé en voie d'extinction". Un décret du 23 décembre officialise la disparition programmée de ce corps ainsi que celle des P.E.G.C. (professeurs d'enseignement général de collège). Cette mort est proclamée au moment où le débat sur le collège montre l'intérêt d'enseignants bivalents au collège. Ce qu'étaient les PEGC.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENF0302691D

- Collége    [ Haut ]

Concourir contre le tabac
L'association "Classes non fumeurs" invite les collégiens à participer à un concours qui vise à lutter contre les premières cigarettes.
http://www.classesnonfumeurs.org/

Les dispositifs en alternance
Les dispositifs en alternance, accueillent les élèves d'au moins 14 ans qui "ne tireraient pas profit des modalités traditionnelles d'enseignement". Ils visent à redonner le goût des études et à faire découvrir les métiers au sein de lycées professionnels à ces jeunes. EduScol publie les textes de référence ainsi que des ressources pour ces dispositifs.
http://www.eduscol.education.fr/D0072/di spositifsalternance.htm

- Lycée    [ Haut ]

Aménagement du bac technologique
Deux textes parus au J.O. du 9 janvier, aménagent le bac technologique. Le premier instaure une mention " section européenne " ou " section de langue orientale " dans toutes les séries. Le second donne la possibilité aux candidats au bac hôtellerie scolarisés dans les sections européennes ou de langues orientales, de choisir en épreuve facultative l'évaluation prévue pour les sections équivalentes du bac technologique.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0302815D
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0302804A

CPGE
Le B.O. n°1 fixe les conditions d'admission en CPGE. Il précise notamment que " Tout candidat en CPGE doit fournir une adresse électronique valide. Autant que possible, cette adresse électronique doit être personnelle ou familiale et consultée fréquemment ".
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/1/M ENS0302616C.htm

- Enseignement professionnel    [ Haut ]

L'Inspection envisage la disparition des BEP tertiaire
" La question de la fonction et de l'utilité de ces deux BEP est donc posée aujourd'hui". Le rapport des inspecteurs généraux Alain Séré et Brigitte Doriath sur les BEP comptabilité et secrétariat n'envisage rien moins que leur disparition.

C'est que le bilan est sévère : " moins de la moitié des élèves scolarisés en terminale (de BEP) poursuivent des études en première professionnelle. Les passages vers la série technologique en première d'adaptation fléchissent continûment. L'insertion professionnelle au niveau V dans les secteurs d'activités concernés (secrétariat et comptabilité)... n'a cessé de se restreindre jusqu'à être aujourd'hui peu repérable statistiquement" . Et l'évolution de l'emploi ne laisse pas augurer d'avenir à ces formations de niveau V : ainsi les diplômés de niveau V sont passés de 19% des aides comptables en 1995 à 8% en 2001. Le rapport évoque encore un corps enseignant vieillissant, découragé et " dont les références professionnelles sont distantes du réel des organisations". Ce n'est pas tout : les référentiels sont anciens et ne permettent plus, en s'appuyant sur une informatique maintenant dépassée, de mobiliser les élèves. Pourtant, "ces sections remplissent toujours une fonction socio-scolaire substantielle sans laquelle, il ne faut pas en douter, les rejets sans solution du système seraient bien plus importants". Mais, pour les inspecteurs, les logiques de parcours scolaire sont en conflit avec les logiques d'insertion professionnelle.

Que faire ? Alain Séré et Brigitte Doriath, proposent de "restructurer une formation professionnelle générale dans le domaine des services administratifs aux organisations... dans le but de garder au lycée professionnel une fonction de diversification scolaire s'adressant à un public d'élèves dont le profil ne permet pas d'envisager une poursuite d'études réussie et valorisante en seconde générale et technologique..., (de) permettre l'acquisition de compétences professionnelles préalables à l'acquisition de compétences métier.. dans le domaine professionnel "Gestion, administration" au niveau IV et ultérieurement au niveau III; (de) faciliter les possibilités de réorientation à l'issue de cette formation, vers la voie technologique ou vers d'autres domaines professionnels de type tertiaires". A l'issue de la troisième, un "cycle de détermination professionnelle option services aux entreprises", d'une durée maximum de 2 ans, serait mis en place, avec des compétences professionnelles en communication, législation et organisation du travail et traitement des données numériques. Il ouvrirait au bout d'un an vers un CAP ou un BEP en un an dans le secteur des services aux entreprises, au terme de la seconde année vers un bac professionnel du secteur des services aux entreprises, un bac technologique ou une insertion professionnelle. Sur le plan pédagogique, les disciplines générales seraient fortement intégrées dans les apprentissages professionnalisés, par exemple le français dans le bloc communication. La refonte de cette filière concerne près de 120.000 jeunes.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/s yst/igen/rapports/tertiaire_adm_03.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

Modification des épreuves du bac pro maintenance des matériels
Le B.O. n°2 publie un rectificatif des épreuves du bac professionnel maintenance des matériels.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/2/r ectificatif.htm

Bac pro microtechniques
Le J.O. du 6 janvier publie un arrêté créant un bac professionnel microtechniques. La première session aura lieu en 2006.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0302840A

Graine d'Entrepreneur
Organisé par le réseau CCI - Entreprendre en France, appuyée par les chambres de commerce, l'opération "Graine d'Entrepreneur" vise à sensibiliser les jeunes à la création et la reprise d'entreprise. En 2002, près de 2500 élèves ont participé à une trentaine d'actions : visites de chefs d'entreprise; projets fictifs, etc. L'opération répond particulièrement aux attentes d'étudiants de l'enseignement professionnel.
http://www.saint-etienne.cci.fr/cgi-bin/ F14_Creation.cil?faq=4

Délivrance du certificat de préparation à l'enseignement
Le B.O. du 8 janvier précise les conditions d'attribution du certificat de préparation à l'enseignement à l'issue du cycle préparatoire externe au corps des PLP. Il atteste des connaissances et compétences acquises par l'élève professeur et est délivré par l'IUFM.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/2/M ENP0302542A.htm

La sécurité des élèves lors des stages
"La formation la plus préoccupante est le Bac pro où un accident en atelier sur deux survient en stage". Selon le rapport de l'Observatoire national de la sécurité dans les établissements scolaires, annoncé par l'AFP, 14% des accidents interviennent dans des stages en CAP, 5% en BEP et 19% en bac pro. Pour l'Observatoire, "il semble nécessaire de revoir en priorité les conditions d'accueil et d'encadrement de ces jeunes".
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040114145624.txlrhtip.html

- Le Café     [ Haut ]

317.588 visiteurs
Vous avez été 317.588 à visiter le Café pédagogique durant le mois de novembre 2003. Ce qui représente plus d'un million de pages vues, de quatre millions de hits. Merci de votre fidélité au Café. Merci également de continuer à le faire connaître.

Bonne année !
François Jarraud et l'équipe du Café pédagogique vous adressent leurs meilleurs voeux pour 2004 !

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Édition du 19-01-2004

- François Jarraud -

- A la Une : La rentrée 2004    [ Haut ]

Comment faire mieux avec moins ? C'est le casse-tête qu'a du affronter Jean-Paul de Gaudemar, directeur de l'enseignement scolaire, avant de présenter à la presse, avec beaucoup de transparence, les modes de calcul employés par le ministère pour établir les moyens accordés à chaque académie à la rentrée 2004.

Dans le premier degré , 2004 verra, pour la deuxième année, une remontée du nombre d'élèves, après la grande chute des années 1990. Pour accueillir les 53.400 enfants supplémentaires, le ministère créera 1460 postes. Ils seront répartis en fonction des inégalités démographiques et sociales et des éventuels sureffectifs ou sous-effectifs des années précédantes. Globalement un croissant allant de la Bretagne à la Franche-Comté ainsi que l'Ile-de-France connaissent une croissance démographique. Certaines académies perdront des postes : c'est le cas de Nancy-Metz (-76 postes), Reims (-52), de Lille (-49), Amiens (-47), Besançon (-33), Rouen (-30), Caen (-29), Clermont (-24). D'autres en gagneront : Montpellier (183), Nantes (180), Bordeaux (150), Grenoble (149), Versailles (122), Lyon (100), Aix-Marseille (96), Nice (80), Créteil (65), Rennes (52) ainsi que les DOM à l'exception de la Martinique. Dans un communiqué, le Snuipp estime l'effort insuffisant : "la répartition des 1.460 postes prévus au budget ne permet pas de faire face à la hausse des effectifs".

La situation est plus difficile dans le secondaire. On attend 33.948 élèves en moins à la rentrée 2004, du fait de la chute des effectifs en collège (-41.293). La moitié sud du pays et l'Ile-de-France connaissent une hausse des effectifs alors que le Bassin parisien et le nord est en chute. Les emplois d'enseignants dégringolent en proportion : 2410 emplois sont supprimés (0,6% des professeurs pour une baisse de 0,7% des élèves. Les académies les plus touchées sont celles de Lille (-567 postes), Nancy-Metz (-334), Rouen (-255), Amiens (-250), Dijon et Rennes (-198 chaque), Reims (-189), Besançon (-157), Caen (-155), Nantes (-135)Lyon (-126), Clermont (-111), Paris (-98). Versailles (+109), Montpellier et Nice (+80 chaque), Toulouse (+52), Aix-Marseille et Grenoble (+45 chaque) voient leurs moyens augmenter.

Sur le plan pédagogique , M. de Gaudemar a confirmé le maintien en l'état des dispositifs innovants à la rentrée 2004 (IDD, TPE, PPCP).

"On vise une meilleure efficience de la dépense publique, mais aussi à être garant de l'équité" affirme M. de Gaudemar. Et les nombreux documents statistiques et cartographiques publiés appuient ces propos. Par exemple, les inégalités régionales ont été fortement réduites. Ainsi, dans le primaire, l'écart du rapport profs / élèves entre les départements, par exemple entre les Hauts-de-Seine et la Lozère, existe encore mais il diminue fortement. M. de Gaudemar veut privilégier le collège parce que "c'est le lieu où se joue beaucoup de choses et où tous les enfants passent". Il juge aussi nécessaire d'allouer plus de moyens à l'enseignement professionnel qui accueille davantage d'élèves en difficulté et issus de milieu modeste. Cela suffit-il à expliquer toutes les variations dans les moyens ? Par exemple, l'académie de Lille perd beaucoup d'élèves et de nombreux emplois. Mais sa population scolaire est défavorisée et son taux de redoublement en lycée élevé. Quelles priorités ont été les plus fortes entre les contraintes démographiques, l'efficacité pédagogique et la lutte contre les inégalités sociales ? Il est vrai, d'une part, que ces choix relèvent d'une politique d'éducation davantage que d'une gestion du système, d'autre part, que celle-ci est bien difficile : difficulté à déplacer les postes d'une académie à l'autre, lenteur des ajustements du fait du temps de formation des enseignants, rareté des outils de gestion dans le passé. Certains choix seront peut-être affirmés, pour la rentrée 2005, par la prochaine loi d'orientation.
http://www.education.gouv.fr/actu/elemen t.php?itemID=2004161738
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040107181145.p85fbq27.html

- Le système scolaire    [ Haut ]

Une synthèse sur le système éducatif
En 18 questions, comment mettre en évidence les risques et les enjeux du système éducatif français ? Le débat national sur l'école a permis la publication de plusieurs enquêtes sur l'école. La revue Education & formations, publiée par le ministère de l'éducation nationale, propose de nouvelles synthèses bâties autour de 18 questions. Ainsi elle s'interroge sur la nécessité de la scolarisation à deux ans. Depuis les années 1960, le pourcentage d'enfants de 2 ans scolarisés s'est fortement accru , passant de 10% à plus de 30%. Pour autant, cette scolarisation fait débat. Son efficacité n'est pas démontrée. Les psychologues sont divisés : certains estiment qu'elle est nocive. Les études ministérielles montrent qu'elle ne bénéficie, en terme de réussite scolaire, qu'aux enfants des milieux les plus défavorisés ou les plus favorisés. Cela n'incite ni à sa généralisation ni à son maintien : est-elle "plus efficiente que d'autres mesures de politique éducative, comme par exemple, une aide spécifique aux élèves en difficulté en début de primaire" ?. Dans son rapport, le HCEE a également mis en question la scolarisation à deux ans. En novembre X. Darcos soulignait que " la pré-scolarisation des enfants de 2 ans ne répond pas à des besoins scolaires mais sociaux".
Education & Formations pose également la question du collège unique : "le collège unique est-il une réalité ?". Les chiffres montrent les fortes disparités entre les établissements voire entre les classes et donc des parcours différenciés selon l'origine sociale et le sexe. Elles ont amené le ministre à introduire une filière professionnelle dès la quatrième.
L'enseignement professionnel est lui aussi mi en question dans ce numéro. On pourra retenir son rapide développement : 41% des collégiens de troisième sont orientés en CAP ou BEP. Mais le principal apport de cette étude concerne l'insertion professionnelle : "tous les domaines de formation ne sont pas égaux devant l'insertion professionnelle : 81% des bacheliers de l'hôtellerie et du tourisme ont un emploi ordinaire dans les 7 mois qui suivent leur sortie du lycée, seulement 49% des bacheliers comptabilité gestion. L'insertion est plus difficile dans les spécialités des services que dans les spécialités industrielles. On peut en déduire l'intention ministérielle d'en voir diminuer les effectifs.
Une question concerne l'avenir du système scolaire : l'Ecole réussira-t-elle a recruter alors que 43% des enseignants cesseront leur activité d'ici 2012 ?
On le voit ce numéro, par les problématiques qu'il propose, constitue une source de réflexion riche et utile pour les enseignants.
http://www.education.gouv.fr/stateval/re vue/revue.htm

Le ministre expose sa politique de la jeunesse
" L'école ne peut répondre seule aux attentes de plus en plus nombreuses et parfois contradictoires dont elle est l'objet. Pour ne pas perdre la continuité nécessaire aux apprentissages, elle doit se recentrer sur les savoirs et les savoir-faire fondamentaux. Mais, à côté des enseignements et en synergie avec eux, notre politique de jeunesse doit permettre de développer d'autres dimensions de l'éducation tout aussi décisives : il faut en effet offrir à tous les jeunes la possibilité de vivre les expériences culturelles et sociales indispensables pour bien s'orienter dans les apprentissages scolaires ou universitaires ; il faut également leur donner les moyens d'utiliser leurs connaissances et leurs talents dans des activités ou des projets qui ont un sens pour eux et pour les autres. Bref, il s'agit de s'assurer que chacun puisse bénéficier des loisirs éducatifs, des activités culturelles, des soutiens que seules certaines familles sont en mesure d'apporter à leurs enfants". Ces propos de Luc Ferry au conseil des ministres illustrent sa politique de jeunesse : il préfère parler "d'éducation partagée". Parmi les nombreuses mesures annoncées, certaines concernent l'école, comme la diffusion du cédérom CIDJ dans tous les lycées, la création d'ateliers relais pour accueillir des collégiens en rupture scolaire, l'ouverture hors temps scolaire des locaux scolaires. Mais le ministre souhaite aussi doter d'un statut les animateurs de centres de vacances et alléger la réglementation de ces structures. Et il y a "Envie d'agir" : le dispositif devrait se renforcer et devenir européen. Enfin le ministre veut créer une nouvelle décoration qui serait accessible aux jeunes pour "rendre visibles à l'ensemble de la jeunesse des modèles auxquels se référer". Ah ! Des enfants modèles...
http://www.education.gouv.fr/actu/elemen t.php?itemID=200411483
http://www.education.gouv.fr/actu/elemen t.php?itemID=2004114849

Luc Ferry contre la scolarité à 18 ans
" Certains proposent aujourd'hui, sans d'ailleurs l'avoir réalisée hier, la prolongation de la scolarité obligatoire jusqu'à 18 ans qui réglerait à leurs yeux la question de l'échec. Le mot d'ordre.. ne résout vraisemblablement rien. En effet, une très large proportion des élèves poursuit déjà de fait une scolarité jusqu'à 18 ans, y compris une partie de ceux qui sont en échec scolaire... Ce n'est pas cela qui permettra de réconcilier certains jeunes avec le système scolaire tel qu'il est. Il me paraîtrait aujourd'hui beaucoup plus fécond de créer un droit à la formation ultérieure, ouvert en priorité à ceux qui ont quitté le système scolaire sans qualification, ni diplôme. Plutôt que "l'obligation jusqu'à 18 ans", un "16 ans + 2 ans ultérieurs" constituerait une réponse sans doute mieux adaptée aux problèmes de l'échec scolaire". Dans une tribune du Figaro, le ministre défend la nécessité d'une éducation tout au long de la vie.
http://www.lefigaro.fr/debats/20040108.F IG0178.html

Ferry et ses couleuvres
"Le calendrier du gouvernement n'a pas joué pour moi." Désabusé mais pas effondré. Philosophe, en toutes circonstances. En mai dernier, en plein mouvement de contestation des enseignants, le ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche tentait d'analyser, pour mieux le conjurer, ce mauvais sort qui anéantit chacune de ses initiatives. C'est que 2003 a bien été l'année de toutes les couleuvres pour ce ministre novice de la vie politique". Mouvement des enseignants, ajournement de la réforme des universités, "sarcasmes" de Matignon : La Croix du 29 décembre fait le bilan d'une année 2003 difficile pour Luc Ferry. Le quotidien conclut sur un horizon dégagé par la perspective du projet de loi sur la laïcité. C'est oublier que le ministre, après s'être déclaré hostile à une loi dans ce domaine, a du s'y rallier.
http://www.la-croix.com/article/index.js p?docId=1144655&rubId=4076

Performances médiocres pour les universités françaises
L'université Jiao Tong de Shanghai vient de publier une liste des 500 meilleures universités du monde, établie à partir de critères de qualité : prix Nobel, qualité des chercheurs, publications etc. Sur les 100 premières universités, la France n'apparaît que deux fois : Paris 6 est 65ème et Paris 11 72ème. Le haut du tableau est accaparé par les Etats-Unis et le Royaume-Uni.
http://dbs.cordis.lu/cgi-bin/srchidadb?C ALLER=NHP_FR_NEWS&ACTION=D&ACTION&SESSION =&ACTION&SESSION&RCN=EN_RCN_ID:21411

Mouvement de recteurs
M. Marcel Morabito, précédemment recteur de l'académie de la Martinique, est nommé recteur de l'académie de Grenoble. Il est remplacé par Mme Joëlle Le Morzellec, professeure des universités.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENB0302684D
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENB0302685D

Débat à l'Assemblée avec l'intersyndicale du CNDP
Toujours mobilisée contre la délocalisation du CNDP à Chasseneuil-du-Poitou, l'intersyndicale du CNDP organise le mardi 20 janvier un débat sur le service public d'édition et son avenir dans les locaux de l'Assemblée nationale. La rencontre bénéficie du soutien d'élus verts, socialistes et communistes.
http://www.nodeloc.net

La JPA salue la politique de la jeunesse de Luc Ferry
Le 14 janvier, Luc Ferry a publié son programme en faveur de la jeunesse. La Jeunesse au Plein Air porte un jugement prudent sur ces mesures. La JPA approuve la création d'un statut des animateurs de centres de vacances et les mesures pour l'égalité des chances mais craint un recentrage des centres de loisirs. "La JPA reste particulièrement attentive aux tentatives de scolarisation des activités éducatives, notamment artistiques et culturelles, qui se déroulent sur le temps de loisirs des jeunes".
http://www.jpa.asso.fr

- Le débat sur l'école    [ Haut ]

Chirac promet la loi sur l'Ecole pour 2004
"Dans un an, l'école aura sa loi d'orientation" Dans ses voeux télévisés, le président a invité les Français à "dire quelle école (ils souhaitent ) pour l'avenir de (leurs) enfants".
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_031231191349.w7mgpgbh.html

Fantasmes autoritaires sur l'école
"Sous prétexte d'adapter l'école aux masses, l'enfant a été mis en son centre. Une nouvelle pédagogie, inspirée de mythes très anciens, a cru nécessaire d'affirmer le "droit" de l'enfant à être lui-même et à parvenir, telle une fleur, au plein "épanouissement" de sa personnalité, dans une aimable complicité avec ses éducateurs. L'important, pensait-on, était la création d'une "communauté éducative" favorable à l'éclosion des qualités latentes. Dans ce but, on a voulu effacer les frontières entre l'élève et un adulte dont la principale vertu devait être l'"esprit d'enfance". Ce lissage des âges de la vie s'est accompagné d'un gommage de la rigueur des examens et d'un effacement progressif des anciens rites de passage". Dans une tribune du Figaro, Alain-Gérard Slama additionne les peurs (le désordre, les violences, le voile) et les appétits (d'une école où les "masses" seraient absentes), puis dresse l'épouvantail du pédagogue faible, ennemi de toute autorité. C'est oublier que les écoles qui obtiennent les meilleurs résultats de l'enquête PISA de l'OCDE sont justement celles qui sont les plus égalitaires et qui misent sur l'épanouissement de l'enfant. Ces poncifs feraient sourire si leur auteur ne siégeait pas à la commission Thélot sensée proposer une réforme de l'école française.
http://www.lefigaro.fr/debats/20040105.F IG0214.html

L'Assemble débat de l'école le 20 janvier
Mardi 20 janvier, l'Assemblée nationale entamera un premier débat sur l'école. Il sera ouvert par une déclaration gouvernementale suivie d'un débat de 4 heures où chaque groupe politique se fera entendre. Il n'y aura pas de vote.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040106101612.x1b0mhc9.html

- Le débat sur le voile    [ Haut ]

Vers l'interdiction de tous les signes politiques à l'école ?
Alors que le projet de loi sur le voile n'est pas encore adopté et soulève des critiques, un député UMP, Laurent Hénart, a déposé un projet de loi visant à interdire tout signe politique. "Les obligations des élèves consistent dans l'accomplissement des tâches inhérentes à leurs études ; elles impliquent de leur part une attitude générale, un comportement et des choix vestimentaires respectueux du principe de laïcité propres aux activités et aux lieux d'enseignement public, ce qui interdit le port ostentatoire de signes d'appartenance religieuse, politique ou philosophique".
http://www.assemblee-nationale.fr/12/pro positions/pion1302.asp

Le projet de loi sur le voile est publié
"Il ne s'agit pas de déplacer les frontières de la laïcité. Il ne s'agit pas non plus de faire de l'école un lieu d'uniformité et d'anonymat, qui ignorerait le fait religieux. Il s'agit de permettre aux professeurs et aux chefs d'établissements d'exercer sereinement leur mission avec l'affirmation d'une règle claire qui est dans nos usages et dans nos pratiques depuis longtemps". Cet exposé des motifs ouvre le projet de loi relatif à l'application du principe de laïcité dans les écoles, collèges et lycées publics, dévoilé mercredi 7 janvier par le ministre. Il tient en un article : "Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, les signes et tenues qui manifestent ostensiblement l'appartenance religieuse des élèves sont interdits". Le projet précise que la loi est applicable à Mayotte, Wallis et Futuna, en Nouvelle Calédonie et dans les départements. Seule la Polynésie échapperait à la loi. Cependant elle pourrait faire l'objet d'un amendement visant à interdire parallèlement les signes politiques déposé par l'UMP. Ainsi, Le Monde du 7 janvier, publie les propos de M. Mariton, pour qui " Le foulard n'est ni uniquement ni principalement un signe religieux, mais un signe politique, comme l'ont démontré les auditions menées dans le cadre de la mission Debré". Celle-ci avait demandé l'interdiction des signes politiques avec le souci de "neutraliser" l'école.
http://www.education.gouv.fr/actu/2004/p rojet_loi_laicite.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3224,36-348248,0.html

La loi sur le voile s'appliquera aux DOM TOM
Dans un communiqué du 6 janvier, le ministère de l'éducation assure que la loi sur le voile "s'applique à tous les départements de métropole et d'outre-mer, ainsi qu'à Mayotte et à Wallis et Futuna". Cela pourrait en rendre l'application bien malaisée. En métropole, le statut du concordat perdure en Alsace-Lorraine et la loi risque d'être mal perçue. Outre-mer, de forts particularismes pouraient également s'y opposer. Ainsi à La Réunion, Mme Payet, sénatrice UDF, craint que l'application de cette loi n'aboutisse "à exacerber le sentiment communautaire". Pour elle, "La vigilance des pouvoirs publics doit plutôt s'exercer à l'égard des sectes et des mouvements intégristes.". A Mayotte, rappelle Le Monde, la loi musulmane reste la base de la législation civile pour une population quasi-exclusivement musulmane. Ailleurs, le climat généré par le projet de loi entraîne des débordements. Ainsi à Marignane, le maire (ex MNR) a supprimé les repas sans porc de la cantine scolaire.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040106175018.ny4vjoa2.html
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3208,36-348112,0.html
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040106174712.ozsbs8cy.html

La loi sur le voile et la fonction enseignante
"Si elle facilite le dialogue, l'éducation, la résolution au cas par cas par les cadres responsables que sont les enseignants et les chefs d'établissement, cette loi sera peut-être utile. Si elle transforme ces derniers en simples exécutants du renvoi de certains jeunes, elle signera le peu de cas que l'on fait des responsabilités des enseignants et des chefs d'établissement, réduits à des fonctions "d'exécution" et non de "responsabilité". Jacques Nimier montre l'enjeu de cette loi sous l'angle de la fonction enseignante, ce qui pose également la question de la mission de l'école : simple transmission des connaissances (mais alors à quoi bon une loi puisque le Conseil d'Etat avait tranché sur l'assistance à tous les cours) ou éducation des jeunes.
http://perso.wanadoo.fr/jacques.nimier/l e_voile.htm

Le CSE approuve la loi sur le voile, pas le monde enseignant
Curieux exercice jeudi 15 janvier au CSE compte tenu de l'importance du texte en débat. C'est par 16 voix (celles du SNPDEN, de la CFTC, du MEDEF, du SNALC, de l'UNAF) que le projet de loi sur la laïcité à l'école a obtenu un avis favorable du Conseil supérieur de l'éducation, un organisme qui compte 97 membres ! Neuf voix se sont prononcées contre le projet : celles de la FCPE et de l'UNL. Les autres organisations ont refusé de voter (FSU, SGEN, UNEF, FO) ou se sont abstenues (UNSA, SE, UNAPEL). Le ministre se félicite du vote de ce projet mais assure que "sa mise en oeuvre devra être assurée en usant du dialogue, de la concertation et en recourant à une démarche pédagogique fondée sur l'explication et la persuasion, soucieuse de faire partager aux élèves les valeurs de l'Ecole de la République".
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040115174339.tcgsc6fk.html

La FCPE reste hostile à la loi sur le voile
" Cette loi n'est-elle pas "un voile" posé sur les problèmes de l'école, sur la question sociale, sur l'intégration des populations issues de l'immigration, sur les inégalités et les discriminations que vivent ces jeunes au quotidien par rapport à l'insertion sociale, au travail, aux stages en entreprises au cours de leur formation professionnelle, à l'accès aux loisirs, etc ? Ne se donne-t-on pas bonne conscience ? N'a-t-on pas pour seul objectif de donner satisfaction à une certaine opinion publique qui refuse l'autre, celui qui est différent, qui n'a pas la même culture ou ne pratique pas la même religion ? N'abandonne-t-on ainsi toute ambition éducative ?" Lors de la réunion du CSE du 15 janvier, la FCPE a voté contre le projet de loi sur l'application de la laïcité à l'école. Pour l'association de parents d'élèves, la loi n'est pas seulement ségrégative. Elle est aussi inutile et inapplicable. " Le dispositif existant tiré de la jurisprudence du Conseil d'état, permet à notre sens, de résoudre les problèmes fondamentaux dans le dialogue... Qui va décider du caractère ostensiblement religieux d'un signe ou d'une tenue vestimentaire ? Dans quel cadre va se pratiquer le dialogue et la concertation comme indiqué dans l'exposé des motifs ? Quelle gradation des sanctions ? Quel changement pour les chefs d'établissement par rapport à la situation actuelle ? Comment va-t-on prévenir et condamner les dérives et abus de pouvoir ? Les décrets d'application rappelleront-ils clairement que ces mesures ne s'appliquent pas aux parents siégeant dans les instances : CA, conseils d'école, conseils de classes, etc ?"
http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id= 333

La loi sur le voile incomprise à Londres
"Chercher à interdire les symboles religieux à l'école n'est pas la bonne politique. L'interdiction systématique résonne en écho au fondamentalisme même qu'elle cherche à combattre". Dans Le Monde du 13 janvier, Anthony Giddens, conseiller de Tony Blair, passe en revue les différentes attitudes face au voile islamique en Europe et au Proche-Orient. C'est pour mieux arriver à condamner le projet de loi. "Cette politique risque d'aller à l'encontre du but recherché, à cause, précisément, des nombreuses significations du foulard, à la fois pour celles qui le portent et pour ceux qui les entourent. Quand l'interdiction entrera en vigueur, les filles que leurs parents forcent à porter le foulard risquent de sortir de l'enseignement public et d'être envoyées dans des écoles religieuses. Elles peuvent se retrouver mariées très jeunes à un homme que leurs parents jugent convenable et être mères de plusieurs enfants à 30 ans. Une telle issue ne peut guère être considérée comme désirable par ceux qui veulent plus de liberté pour les femmes. Si les filles de ces milieux doivent obtenir plus de chances de décider activement de leur avenir, seule l'éducation dans un environnement culturel plus ouvert leur donnera ces chances. Pour d'autres, le hidjab est un symbole d'identité ethnique et d'affirmation de soi dans une société où les communautés musulmanes constituent une grande partie des pauvres et des exclus. Elles peuvent rejeter l'idée que l'émancipation des femmes passe par la minijupe ou le ventre dénudé, tout en se souciant de promouvoir l'égalité des femmes. Et elles doivent être autorisées à emprunter cette voie".
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3232,36-348961,0.html

Voile et turban vus de New-York
"Quoi ! Il y a des Sikhs en France ?" Selon le New York Times, le gouvernement français avait oublié les Sikhs dans son projet de loi interdisant les signes religieux ostensibles à l'école. Ceux-ci demandent à pouvoir garder en classe leur turban traditionnel. Le quotidien américain relève qu'aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, les Sikhs peuvent garder leur couvre-chef traditionnel même dans l'armée ou la police et qu'en France la communauté sikh ne pose aucun problème d'intégration. Pour le New York Times, "la situation des Sikhs souligne les dangers qui guettent l'Etat quand il s'aventure dans le monde compliqué des pratiques religieuses".
http://www.nytimes.com/2004/01/12/intern ational/europe/12FRAN.html

L'exclusion des soeurs Levy "retirée"
Dans un communiqué, le ministère annonce que la décision d'exclusion des soeurs Levy du lycée d'Aubervilliers prise par le recteur de Créteil est "retirée". "L'administration a préféré revenir sur sa décision pour reprendre une procédure répondant aux critiques de la famille et assurer la plus grande sécurité juridique de ses décisions dans une affaire particulièrement sensible". Pour Libération, la procédure d'exclusion n'aurait pas respecté le droit. Le quotidien dénonce une "justice propre au système scolaire, ... (des) méthodes criticables".
http://www.education.gouv.fr/actu/elemen t.php?itemID=20041151137
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=171344

- Vie professionnelle    [ Haut ]

Les vacances en Europe
Ah le beau pays que la Bulgarie où la rentrée a lieu le 15 septembre et les vacances débutent le 21 mai ! Eurydice, le serveur de la commission européenne, nous fait découvrir la durée de l'année scolaire dans les 25 pays de l'Union. Le cas bulgare est exceptionnel...
http://www.eurydice.org/Documents/Time6/ en/Table%20I.pdf

Le Livre blanc des proviseurs
Selon l'AFP, les proviseurs en ont "ras-le-bol". Le SNDPEN publie un Livre blanc qui attire l'attention du public sur les difficultés du métier et les revendications de la profession. "Nous pensons que pour bien faire notre métier, nous avons besoin de dégager du temps parce que diriger nécessite de pouvoir réfléchir, de prendre de la hauteur" . affirme le SNDPEN qui réunit les deux tiers des chefs d'établissement.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040115162437.hn97ocgz.html

Evaluation des personnels de direction
Faut-il dresser un "bilan d'étape" dans la procédure d'évaluation des personnels de direction ? Le B.O. du 15 janvier ne tranche pas.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/3/M END0302683N.htm

La maladie des chefs d'établissement
Le diagnostic est établi, selon L'Express du 9 janvier, par les psychiatres de la MGEN. Les chefs d'établissement seraient menacés d'une pathologie sournoise , baptisée " syndrome vicariant ". Selon le magazine, à force de fréquenter des enseignants déprimés, les chefs d'établissement tomberaient malades et risqueraient l'épuisement. L'étude de la MGEN décrit les symptômes : maux de tête, nausées, crainte de travailler avec certaines personnes, troubles sexuels. Au pire on peut arriver à " un épuisement émotionnel et une perte d'identité professionnelle ".
http://www.lexpress.fr/express/info/fran ce/dossier/educationnation/dossier.asp

Instits et PEGC "en extinction"
"Le corps des instituteurs est placé en voie d'extinction". Un décret du 23 décembre officialise la disparition programmée de ce corps ainsi que celle des P.E.G.C. (professeurs d'enseignement général de collège). Cette mort est proclamée au moment où le débat sur le collège montre l'intérêt d'enseignants bivalents au collège. Ce qu'étaient les PEGC.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENF0302691D

D'où viennent les fonctionnaires ?
Dans quelle partie de la France a-t-on le plus de chances de devenir fonctionnaire ? Le ministère de la Fonction publique a enquêté. Ce sont l'Ariège, la Lozère, l'Aude, la Corrèze, les Hautes-Alpes et, plus généralement les départements de la "diagonale du vide" qui traverse du nord-est au sud-ouest la France, particulièrement ceux du sud-ouest, qui fournissent le plus fort taux de fonctionnaires parmi les natifs. Mais chaque grand corps a son aire de recrutement. Ainsi la police recrute de façon presque égale entre les départements du midi et ceux du Nord-Pas-de-Calais et de Lorraine. Les secrétaires d'administration centrale viennent de l'ouest. Les professeurs certifiés d'un croissant allant de Lorraine au pays basque.
http://www.fonction-publique.gouv.fr/fp/ statistiques/pointstats/origine_geo_2001. pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

Les pères de famille partiront en retraite plus tôt
L'égalité des sexes profite également aux hommes. Le code des pensions donne la possibilité aux fonctionnaires mères d'au moins trois enfants de partir en retraite après 15 ans de service. Des arrêts de la Cour de justice des communautés européennes, puis du Conseil d'Etat français, en étendent le bénéfice aux pères de famille. Selon Le Monde du 28 décembre, 750.000 fonctionnaires pourraient bénéficier de cette possibilité. Déjà une vingtaine de professeurs en ont bénéficié.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3224,36-347304,0.html

Les retraités de 50 ans
"J'avais prévu de travailler à mi-temps dès l'année prochaine. Et puis j'ai décidé de tout arrêter à la première occasion, parce que mon travail ne me permettait pas d'organiser totalement ma vie comme je le voulais... Mon emploi du temps ne correspondait jamais à l'horaire des marées pour la pêche, ou au bon moment pour retourner la terre dans le jardin." Effectivement peut-être le moment de la retraite était-il venu pour ce professeur charentais. Le Monde du 2 janvier dresse le portrait de ces enseignants pères de famille qui ont obtenu l'application à leur profit d'une mesure dérogatoire prévue pour les mères de famille et sont partis en retraite au début de leur cinquantaine.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-347761,0.html

Ethique et éducation
Comment amorcer la réforme de l'Ecole ? Pour l'association Education & Devenir, qui publie les Actes de son Colloque 2003, c'est d'abord en élaborant une véritable déontologie du métier d'enseignant. Pour Yvon Robert, IGAEN, "le service public de l'éducation n'énonce pas suffisamment d'obligations professionnelles de ses personnels.. Nous ne sommes pas assez sensibles à la culture du résultat, de l'évaluation des politiques publiques". Il invite à une redéfinition du métier en s'inspirant du modèle des pays du nord où les enseignants sont aussi les éducateurs des élèves. Jean-Piere Obin, IGEN, se pose la question du risque à terme proche d'une pénurie d'enseignants. Il propose de " refuser toute banalisation sociale du métier en le plaçant résolument sur le terrain des valeurs et en proposant aux jeunes qui s'y destinent une charte éthique clairement plus enthousiasmante que la recherche du profit, la compétition entre individus".
http://education.devenir.free.fr/cahier2 _ED.htm

Certifications complémentaires
Le J.O. du 6 janvier publie une décret précisant les conditions d'attribution de certifications complémentaires dans certaines disciplines : options cinéma audiovisuel, danse, histoire des arts, théâtre, enseignement en langue étrangère dans une discipline non linguistique, français seconde langue. Le décret définit les épreuves de l'examen de certification et la composition du jury.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENP0302665A

Certificat d'aptitude pour les enseignements adaptés
Le J.O. du 7 janvier publie plusieurs textes créant des certificats pour l'enseignement adapté et organisant les épreuves. Ainsi un "certificat d'aptitude professionnelle pour les aides spécialisées, les enseignements adaptés et la scolarisation des élèves en situation de handicap" est ouvert aux professeurs des écoles et instituteurs. Un certificat "complémentaire pour les enseignements adaptés et la scolarisation des élèves en situation de handicap" est également créé pour les enseignants du second degré. Ils remplacent le Caapsais qui est abrogé.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0302858D
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0302859A
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0302860A

Programme de pilotage
Le B.O. spécial du 8 janvier publie le programme national de pilotage de la formation continue des personnels d'encadrement, ATOS et ITRF et des dispositifs communs à la DE et la DPMA.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/spe cial1/default.htm

- Vie scolaire    [ Haut ]

Journée de la mémoire de l'Holocauste le 27 janvier
Le Café pédagogique, en partenariat avec le CIDEM, ouvre un nouveau dossier pédagogique à l'occasion de la Journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité. On sait que le 27 janvier a été retenu pour commémorer cette journée européenne. Les enseignants trouveront dans ce dossier des ressources pédagogiques ainsi que des réflexions pour mettre en oeuvre des projets pédagogiques de l'école au lycée. Par exemple : comment organiser et exploiter un voyage à Auschwitz, comment construire une séquence autour d'un témoignage. Un forum spécialisé permet d'échanger sur les pratiques liées à l'éducation contre les stéréotypes et la haine.
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/ shoah2004/
http://www.cafepedagogique.net/pdf/shoah 2004.pdf

Journée franco-allemande du 22 janvier
A quelques jours de l'échéance, les gouvernements français et allemand invitent les établissements à participer à la Journée franco-allemande du 22 janvier. "Il serait utile d'adopter des dispositions du même type que celles qui valent pour les itinéraires de découverte (IDD) et pour les travaux personnels encadrés (TPE). Mis dans une situation de recherche et accompagnés par une équipe de professeurs, les élèves pourront traiter l'un des sujets" proposés par le B.O. : découverte de la vie quotidienne dans les pays de l'Union, présentation d'une "carte postale" d'une ville allemande, rôle de l'Office franco-allemand pour la jeunesse dans le rapprochement des jeunes générations en Europe, etc.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/3/M ENC0302915X.htm
http://www.cafepedagogique.net/traite200 3/

Semaine de la langue française
Du 13 au 20 mars se déroulera la "Semaine de la langue française et de la francophonie". A cette occasion, les enseignants du primaire et du secondaire sont invités à proposer aux élèves des activités qui encouragent la créativité en français.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/1/M ENC0302772N.htm

Campagne de la Jeunesse au Plein Air
" L'école est obligatoire et gratuite, pas le temps libre ". Par cette formule, la Jeunesse au Plein Air nous rappelle que, si les loisirs sont indispensables à l'enfant, tous ne partent pas. La J.P.A. collecte des fonds qui sont reversés sous forme de bourses pour aider au départ en centres de loisirs ou en classe transplantée. Cette année, la campagne de la J.P.A., qui bénéficie du soutien du ministère de l'éducation nationale, aura lieu du 21 janvier au 8 février. Les élèves qui participent à cette opération vendront des timbres autocollants. Les enseignants qui souhaitent participer avec leur classe à cette campagne de solidarité peuvent obtenir de la J.P.A. un dossier pédagogique (école, collège et lycée) pour aider à son organisation. Enfin, la J.P.A. lance l'opération " BD Tchôlidaire ". Il s'agit d'un concours d'écriture d'un scénario sur le thème de la solidarité ouvert jusqu'au 20 mars. Le meilleur scénario sera illustré par Olivier Supiot.
http://www.jpa.asso.fr
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/1/M ENE0302829X.htm

Les élus locaux et l'hygiène scolaire
"Décrassons les lieux avant d'y élever les beaux principes républicains". Cette remarque d'une mère de famille dans Libération du 24 décembre relance le débat sur l'hygiène scolaire. Deux de ses enfants, scolarisés dans le primaire, ramènent des poux de l'école. La fille aînée, en troisième, n'a accès qu'à des sanitaires sans savon ni papier toilette. Cet article de Libération vient après la publication d'une enquête de la FCPE qui a mis en évidence la triste situation des toilettes dans les écoles parisiennes.
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=167448
http://www.cafepedagogique.net/expresso/ index.php3?express=259

Un rapport sur les droits des enfants en France
La France a adhéré à la Convention internationale des droits de l'enfant. A ce titre elle doit soumettre à l'examen d'un comité des Nations-Unies un rapport sur l'application de la Convention. Cette année, la France remplira cette obligation avec un double rapport dressé par la Défenseure des enfants et par le gouvernement. Claire Brisset, Défenseure, remettra le sien à Genève le 6 février. Il prend en compte les milliers de plaintes reçues par ses bureaux et analyse un thème précis mettant en lumière des dysfonctionnements. On se rappelle que C. Brisset était intervenue de façon très libre dans le débat sur le voile ou sur la violence à la télévision.
http://www.defenseurdesenfants.fr

Programme Socrates
Le programme Socrates propose plusieurs actions visant toutes à renforcer la dimension européenne de l'éducation. Le B.O. du 8 janvier détaille ces dispositifs et présente les conditions de participation. Ainsi Comenius propose des partenariats scolaires entre pays européens, l'accueil d'un assistant européen ou des bourses de mobilité pour le personnel éducatif. Grundtvig concerne la formation des adultes. La circulaire rappelle les échéanciers des différents projets.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/2/M ENC0302842C.htm

Le rapport de l'Observatoire de la sécurité des établissements
L'Observatoire de la sécurité des établissements scolaires publie son rapport annuel. Il signale la baisse des accidents graves à l'école. Au collège, l'EPS reste la discipline la plus dangereuse. Au lycée, les stages professionnels sont la principale source d'accidents. Enfin, le rapport signale que la sécurité incendie continue à être défectueuse dans un établissement sur dix.
http://www.education.gouv.fr/syst/ons/ra p03.htm

Sarkozy et la police à l'école
"Des policiers et des gendarmes référants seront proposés aux chefs d'établissements volontaires". Le ministre de l'intérieur souhaite lutter ainsi contre la violence scolaire.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040114113639.1xy24o0l.html

- Primaire    [ Haut ]

Nouveau livret "Lire au CP"
Eduscol met en ligne un nouveau livret consacré à la lutte contre l'illettrisme : "Enseigner la lecture et prévenir les difficultés dans les CP à effectifs réduits ou à encadrement renforcé". Cette brochure apporte une aide précieuse aux enseignants pour organiser le travail dans les classes à effectifs réduits ou à encadrement pédagogique renforcé. Elle explique comment dimensionner le groupement élèves, comment lier le français aux autres disciplines. Elle propose des fiches pédagogiques concrètes pour le traitement des difficultés.
http://www.eduscol.education.fr/D0135/te lechargez.htm

La dyslexie à l'école
Actuellement, 4 à 6% des enfants souffrent de dyslexie. Or, comme le souligne C. Lequette et G. Pouget, médecins scolaires, ces enfants "sont très peu identifiés et inclus dans le groupe des élèves en difficulté scolaire. Tout particulièrement, les troubles du langage écrit sont encore trop souvent mal identifiés et mal reconnus". Dans ce contexte, EduScol publie les actes d'une université d'automne sur la dyslexie à l'automne qui s'est tenue en octobre 2002 à Allevard. Parmi les communications, relevons celle de ces deux médecins qui indiquent des repères pour établir un diagnostic. M.-L. Bosse, doctorante en psychologie, montre, dans un autre article, l'importance de la communication entre parents et enseignants pour l'accompagnement des enfants ainsi que l'enjeu des réseaux d'aides, hélas trop rares.
http://www.eduscol.education.fr/index.ph p?./D0126/dyslexie_acte.htm

Indemnités des enseignants
Le B.O. n°3 publie un tableau des rémunérations des travaux supplémentaires effectués par les enseignants des écoles. Ainsi, l'heure d'étude surveillée est rémunérée 14,73 euros par un instituteur et 16,56 euros par un professeur des écoles; l'heure de surveillance varie de 9,82 à 11,04 euros.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/3/M ENF0400039N.htm

Certificat d'aptitude pour les enseignements adaptés
Le J.O. du 7 janvier publie plusieurs textes créant des certificats pour l'enseignement adapté et organisant les épreuves. Ainsi un "certificat d'aptitude professionnelle pour les aides spécialisées, les enseignements adaptés et la scolarisation des élèves en situation de handicap" est ouvert aux professeurs des écoles et instituteurs. Un certificat "complémentaire pour les enseignements adaptés et la scolarisation des élèves en situation de handicap" est également créé pour les enseignants du second degré. Ils remplacent le Caapsais qui est abrogé.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0302858D
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0302859A
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0302860A

Les arts et l'enfance à Lyon
Placer des artistes au coeur des maternelles pour enrichir les apprentissages des enfants et valoriser leur sensibilité, tel est le pari qu'a fait la ville de Lyon en développant, en partenariat avec le ministère de l'éducation nationale et le CNDP, un centre de ressources et un réseau d'établissements. Ainsi l'école Pasteur travaille sur la danse en bénéficiant de la présence d'une chorégraphe. A l'école Painlevé, un musicologue fait travailler les enfants sur les bruits de la ville. Ces travaux sur le corps, la voix, l'espace, la parole, enrichissent les apprentissages des enfants. Un site Internet rend compte de ces projets et permet un partage d'expériences.
http://www.lyon.fr/enfance/index.html

Instits et PEGC "en extinction"
"Le corps des instituteurs est placé en voie d'extinction". Un décret du 23 décembre officialise la disparition programmée de ce corps ainsi que celle des P.E.G.C. (professeurs d'enseignement général de collège). Cette mort est proclamée au moment où le débat sur le collège montre l'intérêt d'enseignants bivalents au collège. Ce qu'étaient les PEGC.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENF0302691D

- Collége    [ Haut ]

Concourir contre le tabac
L'association "Classes non fumeurs" invite les collégiens à participer à un concours qui vise à lutter contre les premières cigarettes.
http://www.classesnonfumeurs.org/

Les dispositifs en alternance
Les dispositifs en alternance, accueillent les élèves d'au moins 14 ans qui "ne tireraient pas profit des modalités traditionnelles d'enseignement". Ils visent à redonner le goût des études et à faire découvrir les métiers au sein de lycées professionnels à ces jeunes. EduScol publie les textes de référence ainsi que des ressources pour ces dispositifs.
http://www.eduscol.education.fr/D0072/di spositifsalternance.htm

- Lycée    [ Haut ]

Aménagement du bac technologique
Deux textes parus au J.O. du 9 janvier, aménagent le bac technologique. Le premier instaure une mention " section européenne " ou " section de langue orientale " dans toutes les séries. Le second donne la possibilité aux candidats au bac hôtellerie scolarisés dans les sections européennes ou de langues orientales, de choisir en épreuve facultative l'évaluation prévue pour les sections équivalentes du bac technologique.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0302815D
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0302804A

CPGE
Le B.O. n°1 fixe les conditions d'admission en CPGE. Il précise notamment que " Tout candidat en CPGE doit fournir une adresse électronique valide. Autant que possible, cette adresse électronique doit être personnelle ou familiale et consultée fréquemment ".
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/1/M ENS0302616C.htm

- Enseignement professionnel    [ Haut ]

L'Inspection envisage la disparition des BEP tertiaire
" La question de la fonction et de l'utilité de ces deux BEP est donc posée aujourd'hui". Le rapport des inspecteurs généraux Alain Séré et Brigitte Doriath sur les BEP comptabilité et secrétariat n'envisage rien moins que leur disparition.

C'est que le bilan est sévère : " moins de la moitié des élèves scolarisés en terminale (de BEP) poursuivent des études en première professionnelle. Les passages vers la série technologique en première d'adaptation fléchissent continûment. L'insertion professionnelle au niveau V dans les secteurs d'activités concernés (secrétariat et comptabilité)... n'a cessé de se restreindre jusqu'à être aujourd'hui peu repérable statistiquement" . Et l'évolution de l'emploi ne laisse pas augurer d'avenir à ces formations de niveau V : ainsi les diplômés de niveau V sont passés de 19% des aides comptables en 1995 à 8% en 2001. Le rapport évoque encore un corps enseignant vieillissant, découragé et " dont les références professionnelles sont distantes du réel des organisations". Ce n'est pas tout : les référentiels sont anciens et ne permettent plus, en s'appuyant sur une informatique maintenant dépassée, de mobiliser les élèves. Pourtant, "ces sections remplissent toujours une fonction socio-scolaire substantielle sans laquelle, il ne faut pas en douter, les rejets sans solution du système seraient bien plus importants". Mais, pour les inspecteurs, les logiques de parcours scolaire sont en conflit avec les logiques d'insertion professionnelle.

Que faire ? Alain Séré et Brigitte Doriath, proposent de "restructurer une formation professionnelle générale dans le domaine des services administratifs aux organisations... dans le but de garder au lycée professionnel une fonction de diversification scolaire s'adressant à un public d'élèves dont le profil ne permet pas d'envisager une poursuite d'études réussie et valorisante en seconde générale et technologique..., (de) permettre l'acquisition de compétences professionnelles préalables à l'acquisition de compétences métier.. dans le domaine professionnel "Gestion, administration" au niveau IV et ultérieurement au niveau III; (de) faciliter les possibilités de réorientation à l'issue de cette formation, vers la voie technologique ou vers d'autres domaines professionnels de type tertiaires". A l'issue de la troisième, un "cycle de détermination professionnelle option services aux entreprises", d'une durée maximum de 2 ans, serait mis en place, avec des compétences professionnelles en communication, législation et organisation du travail et traitement des données numériques. Il ouvrirait au bout d'un an vers un CAP ou un BEP en un an dans le secteur des services aux entreprises, au terme de la seconde année vers un bac professionnel du secteur des services aux entreprises, un bac technologique ou une insertion professionnelle. Sur le plan pédagogique, les disciplines générales seraient fortement intégrées dans les apprentissages professionnalisés, par exemple le français dans le bloc communication. La refonte de cette filière concerne près de 120.000 jeunes.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/s yst/igen/rapports/tertiaire_adm_03.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

Modification des épreuves du bac pro maintenance des matériels
Le B.O. n°2 publie un rectificatif des épreuves du bac professionnel maintenance des matériels.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/2/r ectificatif.htm

Bac pro microtechniques
Le J.O. du 6 janvier publie un arrêté créant un bac professionnel microtechniques. La première session aura lieu en 2006.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0302840A

Graine d'Entrepreneur
Organisé par le réseau CCI - Entreprendre en France, appuyée par les chambres de commerce, l'opération "Graine d'Entrepreneur" vise à sensibiliser les jeunes à la création et la reprise d'entreprise. En 2002, près de 2500 élèves ont participé à une trentaine d'actions : visites de chefs d'entreprise; projets fictifs, etc. L'opération répond particulièrement aux attentes d'étudiants de l'enseignement professionnel.
http://www.saint-etienne.cci.fr/cgi-bin/ F14_Creation.cil?faq=4

Délivrance du certificat de préparation à l'enseignement
Le B.O. du 8 janvier précise les conditions d'attribution du certificat de préparation à l'enseignement à l'issue du cycle préparatoire externe au corps des PLP. Il atteste des connaissances et compétences acquises par l'élève professeur et est délivré par l'IUFM.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/2/M ENP0302542A.htm

La sécurité des élèves lors des stages
"La formation la plus préoccupante est le Bac pro où un accident en atelier sur deux survient en stage". Selon le rapport de l'Observatoire national de la sécurité dans les établissements scolaires, annoncé par l'AFP, 14% des accidents interviennent dans des stages en CAP, 5% en BEP et 19% en bac pro. Pour l'Observatoire, "il semble nécessaire de revoir en priorité les conditions d'accueil et d'encadrement de ces jeunes".
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040114145624.txlrhtip.html

- Le Café     [ Haut ]

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François Jarraud et l'équipe du Café pédagogique vous adressent leurs meilleurs voeux pour 2004 !

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