Informations Professionnelles (Café N° 49)

Édition du 28-04-2004

- François Jarraud -

- A la Une : Commission Thélot : La récré est sifflée    [ Haut ]

Mardi 6 avril, la Commission Thélot, chargée d'animer le débat national sur l'école, a rendu sa synthèse des débats. En 600 pages l'ouvrage rend compte de près de 26.000 réunions, 50.000 messages, 1500 lettres et 300 auditions. C'est dire l'énorme travail de mise en forme qui a été réalisé pour nous proposer ce "miroir du débat" sensé apporter l'opinion des Français sur l'école. Que nous disent-ils ? "Des classes moins nombreuses permettent de mieux motiver les élèves... Le plaisir est moteur mais l'effort est nécessaire..." Une bonne part des observations relève de ce qu'on qualifiera, si l'on est gentil, de consensus de bon sens, si on l'est moins, d'évidences. De tout cela, C. Thélot pense dégager quelques exigences collectives. "Les Français.. demandent que l'Ecole se préoccupe beaucoup plus de la maîtrise par les élèves de ce qu'ils doivent savoir. En ce sens l'Ecole doit déplacer quelque peu son accent : non plus seulement transmettre, mais faire maîtriser... L'Ecole doit non seulement instruire.. mais aussi éduquer : elle doit apprendre aux élèves des règles de comportement... L'Ecole apparaît comme trop opaque". Ajoutons-y que les Français ne confondent pas l'égalité du système éducatif avec son uniformité.
Au-delà de ces points communs, le débat révèle bien des divisions. "Sur la plupart des questions éducatives, les différents membres de la communauté éducative s'opposent. Trois pôles se dégagent : les parents et les jeunes.., les enseignants, les chefs d'établissement " (un peu écartelés entre les deux autres). Une autre division apparaît entre les niveaux. Les débats des écoles primaires accordent beaucoup d'importance à l'apprentissage des fondamentaux, parfois aux dépens de celui d'une langue étrangère. L'orthographe reste l'obsession. En collège, on reste attaché au collège unique et on souhaite une adaptation du cursus 6ème-5ème aboutissant à un ensemble 4ème-3ème diversifié. Au lycée, les équipes semblent préoccupées par l'orientation, la notation et la motivation des élèves.
Que tirer de cet inventaire d'opinions ? Sûrement qu'il y a consensus sur la nécessité de changer l'école. Et, qu'au delà des très grandes lignes fixées par la commission, après avoir enregistré la cacophonie des opinions où s'entrechoquent et s'annulent les voix de tous, experts et incompétents mêlés, le Miroir laisse les mains libres pour la future loi d'orientation. Dès septembre, la Commission Thélot rendra son rapport qui donnera un contenu précis à cette volonté de réforme. En décembre, F. Fillon l'a confirmé, le gouvernement présentera au Parlement le projet de loi d'orientation. Le travail commence.
http://www.debatnational.education.fr/in dex.php?rid=70
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-360144,0.html

Le Miroir du débat sous le prisme de la presse
Présenté au ministre hier, le Miroir du débat est regardé différemment par la presse. Dans Le Figaro, Claude Lelièvre (Paris V) pense qu'il " instaure une culture du débat au sein de l'Éducation nationale. Les Français se moquent des querelles d'experts qui, depuis des années, opposent les chantres de la culture scolaire aux pédagogues ou aux tenants d'une culture utilitaire. Autant de combats qui ont toujours empêché le système scolaire de progresser. Ce que réclament les Français est beaucoup moins dogmatique : ils souhaitent qu'on établisse des priorités - un socle commun de connaissances - et que l'on fasse en sorte qu'il soit accessible à tous ". Libération est plus critique. Pour E. Davidenkoff et S. Huet, " cette "consultation d'une ampleur et d'une richesse sans précédent", selon Fillon, recense à peu de chose près toute la gamme des opinions, plus ou moins élaborées, qui circulent sur le système éducatif, sans dégager de priorités - objectif affiché à l'origine ". Pour le SGEN CFDT, " ce " miroir du débat " est un miroir à plusieurs facettes, voire parfois déformant ". Le Sgen s'inquiète de la réduction envisagée du collège unique aux deux premières années (6ème et 5ème). " On ne peut mettre fortement en avant le vivre ensemble et avoir une conception de la scolarité obligatoire à géométrie variable ".
http://www.lefigaro.fr/france/20040407.F IG0162.html
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=192380

- Le système éducatif    [ Haut ]

Le nouveau ministre
Dès le 2 avril, F. Fillon a fait savoir qu'il était au travail : "le dialogue est engagé" avec les étudiants en STAPS affirme son cabinet. D'après Le Monde du 3 avril, le ministre aurait obtenu de l'Elysée des moyens supplémentaires pour l'éducation ainsi qu'une revalorisation symbolique : l'éducation nationale reviendrait au 3ème rang dans le protocole juste derrière les finances. De son coté, la PEEP, association de parents d'élèves, lui demande de maintenir le cap : "La PEEP demande que les indispensables réformes de l'Education nationale, dont l'avenir de toute la jeunesse dépend, soient mises en place rapidement".
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3224,36-359676,0.html
http://www.peep.asso.fr/Flash04/flash13. htm

Une nouvelle politique rue de Grenelle ?
Dans Le Monde du 6 avril, Luc Bronner et Virginie Malingre se penchent sur les marges de manoeuvre dont dispose F. Fillon pour désamorcer les conflits. Le nouveau ministre pourrait augmenter le nombre de postes aux concours de recrutement d'enseignants, quitte à ne pas les pourvoir tous, et supprimer moins de postes qu'annoncés. Par contre la loi d'orientation et le transfert des TOS ne seraient pas remis en question.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-360142,0.html

Réformera, réformera pas ?
« Le gouvernement veut-il encore réformer l'école ? Le débat national sur l'avenir du système éducatif a survécu au changement de gouvernement. Mais la volonté politique de réviser la loi d'orientation de 1989, rédigée par Lionel Jospin, et de donner un nouveau cap à la scolarité obligatoire apparaît moins claire ». Martine Laronche, dans Le Monde du 27 avril, pose la question de l’avenir de la réforme depuis le changement de gouvernement.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3232,36-362516,0.html

La décentralisation en panne ?
Le report du vote de la loi sur la décentralisation permettra-t-il d'annuler le transfert des TOS (techniciens, ouvriers et personnels sociaux) aux collectivités territoriales ? Le passage à l'opposition de la quasi-totalité des régions, responsables des lycées, et de la majorité des départements, responsables des collèges, rend plus difficile l'application de la loi. Selon le Nouvel Observateur, l'intersyndicale FSU, SGEN, UNSA et FERC-CGT, demandent aux collectivités locales de gauche de bloquer le projet. "Il serait en effet impensable que ce projet, qui est censé s'appuyer sur les conseils régionaux, puisse être adopté dans son état actuel alors qu'aujourd'hui, la majorité qui dirige la plupart de ces conseils a très clairement contesté des parties importantes du projet gouvernemental"
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040402154529.btf9t7m9.html
http://permanent.nouvelobs.com/social/20 040401.FAP2131.html?1704

Progrès et reculs de la scolarisation depuis 1985
Depuis 1985 de profonds changements se sont opérés dans la scolarisation des jeunes de 15 à 29 ans. Les taux de scolarisation ont fortement augmenté d'abord dans le secondaire puis dans le supérieur jusqu'en 1995. Mais depuis cette date, il sont en recul.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/ni0412.pdf

50.000 signatures contre le transfert des TOS
L'Intersyndicale des personnels TOS a déposé à l'Assemblée nationale une pétition contre le transfert des TOS aux régions.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040407114511.9ngok2wb.html

TOS : Fillon promet des garanties
« Des garanties (seront) données pour que rien ne change dans l'exercice de leurs fonctions ». Le ministre confirme le transfert des TOS mais promet « un cadre d’emploi spécifique dans la territoriale ».
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040427140902.oknboxmb.html

Etablissements français à l’étranger
Le B.O. du 22 avril publie la liste des établissements français à l’étranger.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/16/ MENE0400644A.htm

Le CNDP demande un moratoire
Dans un communiqué, l'intersyndicale du CNDP demande un moratoire sur le transfert du CNDP. "La situation politique vient de changer avec la remise en question de l'arbitraire gouvernemental par le peuple français". Parmi les changements, la région Poitou - Charentes est passée à gauche, ce qui devrait rendre plus difficile le transfert à Chasseneuil-du-Poitou.
http://www.nodeloc.net

Un nouveau recteur à Poitiers
M. Frédéric Cadet, professeur des universités, est nommé recteur de l'académie de Poitiers. Il remplace Mme Marie-Jeanne Philippe.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENB0400680D

- Vie professionnelle    [ Haut ]

Le programme national de pilotage est complété.
Universités d’été, séminaires interacadémiques, journées nationales d’information : le programme national de pilotage 2003-2004 est paru sur le site de la Desco. Signalons quelques priorités : la lecture et l’écriture à l’école primaire, l’actualisation du programme des séries STT, l’inscription des valeurs républicaines, l’accueil des handicapés.
http://www.eduscol.education.fr/index.ph p?./D0033/FXNPNP.htm

Internet fait évoluer les pratiques audiovisuelles des enseignants
Le ministère publie les résultats d'un sondage réalisé auprès de 800 enseignants sur leurs pratiques audiovisuelles. Elle établit que 39% des enseignants utilisent au moins une fois par mois un support audiovisuel. Près de 5% des productions audiovisuelles utilisées ont été obtenues en streaming ou téléchargées sur Internet. Un chiffre susceptible d'évoluer puisque 19% des personnes n'utilisant pas de support audiovisuel ont eu recours à Internet ou à un logiciel. On le voit : le développement du multimédia devrait sensiblement modifier l'utilisation de l'audiovisuel dans les classes. Une bonne nouvelle pour la web TV développée par France 5. France 5 est déjà classé second parmi les éditeurs de supports audiovisuels utilisés par les enseignants.
http://www.educnet.education.fr/actua/ht ml/arts/G20040322.htm
http://www.educnet.education.fr/res/audi o.htm

Coup de pouce aux profs de CPGE
"Il convient d'aligner tous les enseignements sur le régime le plus favorable". Une circulaire rédéfinit les maxima de service des enseignants en CPGE.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/15/ MENS0400254C.htm

- Vie scolaire    [ Haut ]

La loi sur le voile est-elle applicable ?
« Aberration ». « Inapplicable ». « Impraticable ». Le projet de circulaire d’application de la loi sur le voile ne passera probablement pas le cap de la réunion du Conseil Supérieur de l’Education le 6 mai. Le texte rencontre l’hostilité de la plupart des organisations syndicales qui ne s’étaient pas opposées au projet de loi. Et il renforce celle des opposants de la loi. Ainsi la FCPE, qui craint les dérapages, souligne « l’incapacité à définir juridiquement ce qu’est un signe religieux ostensible ». En effet, le texte autorise une « tenue traditionnelle…, une tenue qui, même s’ils peuvent être portés dans certains cas pour des motifs d’ordre religieux sont aussi communément portés par des élèves en dehors de toute signification religieuse ». Pour José Fouque, proviseur et président d’Education & Devenir, « C'est le retour à la case départ ! A la porte de mon établissement, il me reviendra, comme à tous mes collègues, la charge de juger si j'ai affaire ou non à des cas de prosélytisme. Comme avant, quoi ! ». Philippe Guittet, secrétaire du SNPDEN, un syndicat de chef d’établissement, craint d’avoir à « compter le nombre de centimètres carrés des tenues ou mesurer la partie du front qui est couverte par un voile ». Quant au SGEN, il confirme son opposition : « Cet avant-projet de circulaire ne résout rien tout au plus s'efforce-t-il -en vain- d'apporter des solutions à l'inextricable : il y a des vêtements cultuels qui peuvent être culturels, il y a des croix de dimension excessive, il y a des couvre-chefs religieux, d'autres pas. Nous sommes totalement dans l'ordre du subjectif voire de l'arbitraire ». Le 22 avril, F. Fillon a annoncé son intention d’amender ce texte avec les partenaires sociaux, assurant « Ce n’est pas facile de rédiger un mode d’emploi de la loi ». Pas facile de faire une circulaire d’application pour une loi inapplicable ?
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-361913,0.html
http://www.leparisien.fr/home/info/vivre mieux/article.htm?articleid=240981252
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-361912,0.html

Contrôle de l'assiduité scolaire
Le B.O. publie le décret du 20 février 2004 (voir L'Expresso du 23 février). Il stipule que "Le fait, pour l'un ou l'autre parent d'un enfant soumis à l'obligation scolaire.., après avertissement donné par l'inspecteur d'académie.., de ne pas imposer à l'enfant l'obligation d'assiduité scolaire sans faire connaître de motif légitime ou d'excuse valable ou en donnant des motifs d'absence inexacts est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 4e classe". Ce texte précise aussi que "Le contrôle de l'assiduité scolaire s'appuie sur un dialogue suivi entre les personnes responsables de l'enfant et celles qui sont chargées de ce contrôle". . Une note adressée aux recteurs clarifie le rôle de l'établissement face au jeune et ses parents. " En toute hypothèse, l'accent doit être mis auprès des parents sur l'importance de la fréquentation de chaque heure de cours pour assurer la régularité des apprentissages et contribuer à la réussite scolaire... Dès le repérage de l'absence, les familles sont informées le plus rapidement possible par tout moyen (appel téléphonique, message écrit sur portable.....) et invitées à faire connaître au plus vite le motif de l'absence. Une relation de confiance, fondée sur le dialogue et l'échange, doit être engagée". Elle demande également un véritable suivi pédagogique de l'absentéisme classe par classe. " Dans chaque école et établissement, les taux d'absences sont suivis classe par classe... Dans le second degré, ce suivi et les analyses effectuées figurent au rapport annuel sur le fonctionnement pédagogique de l'établissement qui est présenté au conseil d'administration... Dans le premier degré, le sujet pourra être abordé en conseil d'école".
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/14/ MENE0400161D.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/14/ MENE0400620C.htm
http://www.cafepedagogique.net/expresso/ index.php3?express=306.

Moins d'élèves dans le secondaire
La baisse des effectifs d'élèves du second degré devrait s'amplifier en 2004, annonce une étude ministérielle. Le premier cycle devrait perdre 50.000 élèves par an en 2004 et 2005 du fait de la baisse démographique. En revanche, le second cycle professionnel devrait accepter 7.000 élèves supplémentaires.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/ni0409.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

Progrès des drogues chez les garçons
Deux garçons de 18 ans sur trois, une fille sur deux ont goûté au cannabis. Le taux est nettement supérieur pour l'alcool : 9 garçons et filles sur dix en consomment. Mais ce sont surtout les usages réguliers, quasi quotidiens, de ces drogues que révèle une étude de l'Inserm. Un cinquième des garçons consomme régulièrement de l'alcool et du cannabis. Les filles sont bien plus sages : 7% de consommatrices. La France est devenue en dix ans un des pays européens où la consommation de cannabis est la plus forte.
http://www.invs.sante.fr/beh/2004/13/beh _13_2004.pdf
http://www.ofdt.fr/BDD/publications/fr/t end35.htm

Risque d’incendie
Le B.O. du 22 avril publie le règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/16/ INTE0400049A.htm

Protocole d'accord sur la reprographie
"Le service public de l'enseignement doit enseigner le respect du droit d'auteur, trop souvent méconnu voire contesté, alors qu'il est essentiel à la vitalité de la création littéraire et artistique. Cela suppose d'abord que l'éducation nationale montre l'exemple en le respectant pleinement elle-même". Le B.O. du 8 avril publie une circulaire veillant à l'application du protocole d'accord passé entre le ministère et le centre d'exploitation du droit de copie. L'accord assure une rémunération des auteurs et interdit les pratiques abusives. Mais il va au-delà et fonde une réflexion éthique. "Si l'accord traite principalement la question des droits patrimoniaux des auteurs et de leurs ayants droit, il faut rappeler sans cesse l'importance cruciale du respect du droit moral qui est profondément enraciné dans la conception française du droit d'auteur et qui la distingue du copyright anglo-saxon. Il impose de rappeler, à l'occasion de toute utilisation d'une œuvre protégée, le nom de l'auteur, et interdit de porter atteinte à l'intégrité de l'œuvre. Ces principes, qui sont inscrits dans les dispositions législatives du code de la propriété intellectuelle, constituent également des principes pédagogiques de base, inscrits dans l'éthique de l'enseignement. Ils se rattachent à l'exigence de rigueur et d'honnêteté intellectuelle qui est au cœur de la mission du service public de l'enseignement".
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/15/ MENG0400637C.htm

Les sucreries interdites
Après certaines écoles américaines et l'Angleterre, la France bannit les sucreries de l'école pour lutter contre l'obésité chez les jeunes. L'Assemblée a adopté le 9 avril une loi interdisant les distributeurs de confiseries et de boissons sucrées dans les établissements scolaires. Une décision qui concerne un établissement sur deux. Peut-elle remplacer l'absence d'une éducation à l'alimentation ?
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-360576,0.html

Turgot et le communautarisme
"On nous a menti". La diffusion sur France 3 d'un documentaire sur la montée du communautarisme au lycée Turgot à Paris suscite l'indignation d'une partie des lycéens et enseignants de l'établissement. Selon Le Monde, des élèves ont le sentiment de "s'être fait avoir". Un sentiment qui s'est exprimé dimanche dans l'émission Arrêt sur image sur France 5 où s'affrontaient la proviseure, une enseignante et le réalisateur du documentaire. On pourra voir sur le site de France 5 l'émission en entier ou en retrouver les moments les plus forts.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-360010,0.html
http://www.france5.fr/asi/

Polémique sur l'antisémitisme à Montreuil
"Je n'ignore pas ce qui se passe dans certains collèges et lycées : violences, trafics, replis sur des communautarismes ethniques ou religieux... Mais ces phénomènes ne touchent heureusement pas, loin s'en faut, l'ensemble des établissements scolaires de notre pays ! ". Après la diffusion à la télévision d'un reportage sur l'antisémitisme à Montreuil, le ministre de l'éducation nationale est allé sur place pour affirmer son soutien aux équipes éducatives de ces établissements et aussi pour affirmer l'intention du gouvernement de lutter contre l'antisémitisme et relativiser son importance.
http://www.education.gouv.fr/actu/elemen t.php?itemID=2004416131*
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040415153654.nz4x31hn.html

Du gâchis à Montaigne ?
Le lycée parisien est au coeur d'une polémique dont se fait écho Le Monde du 8 avril. La Ligue des Droits de l'Homme dénonce des dysfonctionnements dans le traitement par l'administration du lycée d'une affaire de violences antisémites effectuées par deux élèves d'origine maghrébine. Le lycée aurait tardé à sanctionner les agresseurs. L'enquête aurait été menée de façon irrégulière voir sordide. De son coté, le rectorat juge que l'affaire a été traitée de façon impartiale.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-360412,0.html
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040408114626.uj63018r.html

Les petits jobs et la réussite professionnelle
Le travail en cours d'études a-t-il une valeur professionnelle ? Alors qu'un pourcentage croissant d'étudiants , voir de lycéens, ont recours à ces emplois précaires, le Cereq pose la question des compétences professionnelles apportées, ou non, par ces petits boulots.
http://www.cereq.fr/pdf/NEF7-8.pdf

- Primaire    [ Haut ]

Quel rôle pour les maîtres surnuméraires ?
Il sont environ 3700 affectés en surnombre dans les écoles primaires françaises. Une étude ministérielle essaie de connaître et évaluer leur action. Parfois chargés de l'enseignement d'une ou plusieurs disciplines spécifiques (les langues par exemple), les maîtres surnuméraires ont aussi parfois en charge des projets spécifiques. L'enquête établit que la coordination des rôles, entre ce maître et l'enseignant chargé de la classe, est souvent difficile. "Nombreux sont les enseignants qui évoquent la difficulté d'identifier les effets de la présence d'un maître surnuméraire sur les performances et sur les progrès des élèves, même si des améliorations significatives sont perçues dans les domaines du langage et de la compréhension des consignes".
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/noteeval/eva0404.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

Nouveaux documents d'accompagnement sur Eduscol
EduScol enrichit les ressources accessibles aux enseignants des écoles pour mettre en oeuvre les nouveaux programmes. Ainsi on trouvera sur son site les documents d'application en EPS et maths, de la maternelle au cycle 3.
http://www.eduscol.education.fr/index.ph p?./D0048/primacc.htm

La scolarisation à deux ans et la Maternelle en ZEP
Partout la maternelle vise à "permettre une scolarisation réussie". Mais en ZEP sans doute est-elle davantage utile pour remédier aux inégalités culturelles. Le CNDP nous propose une remarquable dossier qui apporte de nombreux éléments au débat sur la scolarisation à deux ans et l'école maternelle en général. Il s'articule en 4 grandes parties. La première propose une série de témoignages français et étrangers sur l'école maternelle : recherches universitaires, point de vue d'élu etc. Elle est renforcée par une sélection d'articles sur ces sujets qui permet d'approfondir la réflexion particulièrement sur la scolarisation à 2 ans. Suit une sélection de fiches pédagogiques sur l'accueil des enfants de 2 ans et les activités en maternelle. Le dossiers e clôt sur une riche webographie. Un remarquable travail, vivement recommandé !
http://www.cndp.fr/zeprep/maternelle/fra meset.asp?Rub=1

L'AGIEM pour la scolarisation à 2 ans
" Même si la prise en compte de l'intérêt de l'enfant de 2 ans ne nous conduit pas à envisager l'école maternelle comme seul lieu d'accueil possible et systématique pour tous, en revanche nous ne pouvons ignorer les nombreux témoignages positifs de nos militants corroborés par les analyses " conduites sur les résultats des élèves(qui) montrent un léger avantage au bénéfice des enfants scolarisés à 2 ans". Notre association d'enseignants, professionnels de l'éducation... se porte en faux contre l'ensemble des arguments négatifs développés". L'AGIEM réagit ainsi au livre de Béatrice Guerville qui affirme "J''ai vu trop de petits souffrir... Aucun enfant de 2 ans ne devrait aller à l'école plus de deux ou trois heures par jour. Avant 3 ans, lorsque l'espace et les conditions d'encadrement ne sont pas adaptés, c'est du malmenage, il n'y a pas d'autre mot".
http://www.agiem.fr/
http://www.cafepedagogique.net/disci/pri maire/

Modification de l'épreuve d'Eps au concours
La course à pied, prévue dans l'épreuve d'EPS du concours de professeur des écoles, a connu des difficultés en 2003. Une note de service la modifie pour cette session 2004. Elle introduit la communication du temps réalisé à chaque tour de piste et allonge les temps maximums.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/13/ MENP0400495N.htm

Occupations d'écoles à Paris
Mardi 23 mars, selon la FCPE 75, 400 personnes occupaient l'école de la rue Tandou pour protester contre la menace d'expulsion pesant sur une famille. Une semaine plus tard, Libération rend compte de plusieurs occupations de collège pour obtenir le maintien de postes à la prochaine rentrée. Ainsi dans le 18ème arrondissement, des parents occupent la loge de la concierge du collège Le tac pour récupérer 37 heures. D'autres établissements du primaire comme du secondaire sont touchées par des mouvements identiques.
http://www.fcpe75.org
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=190249

- Collège    [ Haut ]

Consultation sur les nouveaux programmes
"A l'issue de ses études au collège, l'élève doit s'être construit une première représentation globale et cohérente du monde dans lequel il vit. Il doit pouvoir apporter des éléments de réponse simples mais cohérents aux questions "Comment est constitué le monde dans lequel je vis ?", "Quelle y est ma place ?". Un travail de réécriture des programmes est engagé en EPS, maths, physique-chimie, SVT et langues au collège. On le voit, il fait largement appel au questionnement et à la démarche d'investigation. Dès maintenant, les enseignants peuvent consulter les projets de programme dans ces disciplines (sauf les langues). Ils sont invités à donner leur avis directement sur le forum spécial ouvert par EduScol.
http://www.eduscol.education.fr/D0082/co nsultecoll.htm

Dossier bac brevet 2004
Comment utiliser Internet pour se préparer au bac et au brevet ? Le Café pédagogique met en ligne un nouveau dossier consacré au bac et au brevet. Il apporte des pistes pour réviser, s'évaluer, s'entraîner aux épreuves. Il conduit les lecteurs vers des ressources sélectionnées par l'équipe de professeurs du Café pour les principales disciplines présentes dans ces examens. Un dossier que nous espérons utile .
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/ bb2004/

Un brevet 2003 marqué par les inégalités
En 2003, 808.100 candidats se sont présentés au brevet et 613.043 l'ont obtenu, soit 78%, un taux comparable à celui de 2002. Ces taux cachent deux fortes inégalités. D'abord entre les sexes : le taux de réussite des filles est de 81,2% alors que celui des garçons atteint à peine 74,7%. Des disparités encore plus fortes s'observent entre les régions. Si les académies de Nantes, Rennes, Toulouse dépassent 82% de reçus, celles des DOM sont en dessous de 72% et Clermont et Reims de 75%.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/ni0410.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

Solidarité bafouée à Villars
Le collège de Villars-les -Dombes (Ain) perd deux élèves. Les deux enfants, d'origine brésilienne, ont été expulsés avec leurs parents. Le collège s'était mobilisé pour garder cette famille particulièrement bien intégrée.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040406172425.nuc4ci2b.html

- Lycée    [ Haut ]

Les sujets du bac 2004... à Pondichéry
Chaque année, Pondichéry connaît en premier les affres du bac. Les sujets de toutes les épreuves des bacs généraux et STT sont en ligne. Ils donnent parfois une indication intéressante sur les thèmes retenus par les concepteurs de sujets. Ainsi en 2003, l'épreuve de maths de Pondichéry témoignait d'une évolution qui s'est retrouvée nationalement. Il n'est donc pas vain d'en prendre connaissance.
http://pedagogie.ac-toulouse.fr/lyc-fran cais-pondichery/

Dossier bac brevet 2004
Comment utiliser Internet pour se préparer au bac et au brevet ? Le Café pédagogique met en ligne un nouveau dossier consacré au bac et au brevet. Il apporte des pistes pour réviser, s'évaluer, s'entraîner aux épreuves. Il conduit les lecteurs vers des ressources sélectionnées par l'équipe de professeurs du Café pour les principales disciplines présentes dans ces examens. Un dossier que nous espérons utile .
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/ bb2004/

Les lycées performants et les autres
La publication des indicateurs de performance des lycées est un événement attendu par les enseignants, dont elle reconnaît le travail, et par les parents, en quête de "bons lycées". Rappelons que ces indicateurs ne se limitent pas au taux de réussite au bac. Ils prennent en compte la "valeur ajoutée" propre à chaque établissement en comparant le taux de réussite à l'examen au taux "attendu" compte tenu de l'âge et de la composition sociale des élèves. Il montrent également la capacité du lycée à accompagner ou non au bac une grande partie d'une tranche d'âge. Ainsi ces statistiques donnent un aperçu sur l'efficacité scolaire de chaque établissement pour chacune de ses filières.
Plus globalement, ils permettent aussi d'évaluer l'efficacité totale des lycées français et leur typologie. On peut ainsi reconnaître quatre types d'établissements. D'abord les plus performants qui représentent 40% des 1483 lycées. Ce sont ceux qui apportent à la fois un bon taux de réussite et un fort taux d'accès au bac. Inversement la France compte 13% de lycées peu performants. Il y a aussi ceux qui obtiennent de bons résultats en sélectionnant leurs élèves : ce sont les "sélectifs" : 22% des établissements. Enfin ceux qui gardent leurs élèves plus que la moyenne grâce à des redoublements efficaces et finalement emmènent au bac un fort pourcentage d'élèves entrés en seconde : ce sont les accompagnateurs. A ces quatre profils d'établissements correspondent, selon une étude ministérielle, des profils d'élèves et d'enseignants particuliers. Ainsi les établissements performants sont aussi ceux qui ont le plus fort pourcentage de lycéens favorisés. Cela confirme que l'absence de mixité sociale est malheureusement un facteur important de réussite scolaire. Ces lycées sont aussi ceux qui comptent le plus fort taux d'agrégés et les enseignants les plus âgés. On ne s'étonnera pas de retrouver des caractères inverses dans les établissements les moins performants. Plus intéressante est la situation des lycées "accompagnateurs" : il se distinguent par un fort pourcentage d'enfants de milieux défavorisés et par des enseignants plus jeunes que la moyenne.
Ces indicateurs ont sans doute un impact important sur les choix des familles les mieux informées c'est à dire qu'ils reflètent, plus qu'ils ne renforcent sans doute, la sélectivité sociale des lycées performants. Et cela même si certaines informations utilisées pour calculer les classes d'établissements au niveau national restent inaccessibles aux familles, comme le profil social des élèves qui fréquentent le lycée ou la qualification des enseignants. Enfin les récents travaux des sociologues de l'éducation montrent qu'il serait intéressant de voir si l'ethnicisation de certains établissements est en rapport avec leurs performances et leur sélectivité. On peut penser que le développement des ENT pourrait bientôt poser différemment la question de la transparence des établissements. Un sujet brûlant. Enfin les stratégies pédagogiques des établissements performants, et particulièrement des "accompagnateurs", restent dans l'ombre.
http://www.education.gouv.fr/actu/elemen t.php?itemID=20043151728
http://indicateurs.education.gouv.fr/
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/noteeval/eva0403.pdf

Jusqu'où la transparence des lycées ?
Par comparaison, les indicateurs accessibles aux parents en Ecosse et à New-York vont beaucoup plus loin : informations sociales, ethniques etc.
http://www.parentzonescotland.gov.uk/
http://maps.nycboe.net/

- Enseignement professionnel    [ Haut ]

Guide du parrainage avec le milieu professionnel
Les académies de Créteil, Amiens et Montpellier ont expérimenté de 2000 à 2002 l’appel à des partenaires venus du milieu économique pour accompagner des jeunes en difficulté. Cette expérience est maintenant généralisée et la Desco publie un guide donnant des exemples de parrainage et proposant un modèle de charte.
http://www.eduscol.education.fr/D0170/gu ide-parrainage.htm

Trois nouveaux bacs pros
Le B.O. publie 3 arrêtés créant 3 nouveaux bacs pros : modeleur, outilleur, usinage.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/13/ MENE0400287A.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/13/ MENE0400288A.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/13/ MENE0400284A.htm

Trois CAP
Le B.O. publie 3 nouveaux CAP : reliure industrielle, armurerie, opérateur de scierie.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/13/ MENE0400261A.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/13/ MENE0400289A.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/13/ MENE0400286A.htm

Un rapport sur la V.A.E.
Le Haut comité éducation-économie-emploi étudie dans un rapport la validation des acquis de l'expérience (VAE). Il montre à la fois l'intérêt et les problèmes soulevés par elle. Il propose des solutions : professionnalisation des acteurs de la VAE, accompagnement des moins diplômés etc.
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/b rp/notices/044000137.shtml

Formation tout au long de la vie et égalité des chances
"Si les jeunes sans qualification sont absents des dispositifs de formation cela ne traduit pas seulement une inégalité face à la formation tout au long de la vie. Ce sont les principes mêmes sur lesquels (elle) repose..qui organisent et expliquent leur absence. En dernière analyse il faudrait peut-être renverser l'interrogation de ce numéro : l'échec des dispositifs d'insertion traduit-il seulement l'inégalité face à la formation tout au long de la vie ? N'assiste-t-on pas plutôt à la construction des inégalités par les principes que promeuvent les organisateurs de la formation tout au long de la vie ?". Cette phrase d'Elisabeth Dugué (GRIOT-CNAM) illustre l'esprit de ce nouveau numéro de VEI Enjeux (numéro 136 de mars 2004). Ouvert par un entretien "décapant" entre Marie Raynal et Bertrand Schwartz, VEI Enjeux questionne les nouveaux dispositifs de formation : validation des acquis de l'expérience et droit individuel à la formation (DIF). Il en montre les failles. Ainsi ces formations restent souvent difficilement accessibles aux publics très peu qualifiés, aux femmes, aux personnes d'origine étrangère. Là dessus le témoignage de Bertrand Schwartz, simple, humble et humain, est éclairant. Marie Raynal termine son éditorial en montrant l'enjeu pour l'école. "C'est bien dès l'école que nous devrions imaginer à quoi ressemblera un parcours qui durera toute notre vie... Cette nouvelle ère éducative.. apaiserait les tensions provoquées par les échecs précoces.. Mais comment faire en sorte que nous basculions dans cette culture de la connaissance si ceux qui la transmettent, les enseignants, n'en sont pas les premiers défenseurs ?.. Une formation professionnelle adaptée des futurs enseignants semble incontournable". On pourrait y ajouter une autre question : quels systèmes éducatifs européens sont les mieux adaptés à cette révolution et pourquoi ? Mais ce nouveau numéro de VEI Enjeux est extrêmement riche et éclairant. Il devrait prochainement être présenté sur le site du CNDP.
http://www.cndp.fr/vei/

Adoption de la loi sur la formation
La loi sur la formation professionnelle a été adoptée hier définitivement. Elle crée le droit individuel à la formation et met en place un contrat de professionnalisation en lieu et place des contrats de qualification.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040407164127.5an85x1k.html

Édition du 28-04-2004

- François Jarraud -

- A la Une : Commission Thélot : La récré est sifflée    [ Haut ]

Mardi 6 avril, la Commission Thélot, chargée d'animer le débat national sur l'école, a rendu sa synthèse des débats. En 600 pages l'ouvrage rend compte de près de 26.000 réunions, 50.000 messages, 1500 lettres et 300 auditions. C'est dire l'énorme travail de mise en forme qui a été réalisé pour nous proposer ce "miroir du débat" sensé apporter l'opinion des Français sur l'école. Que nous disent-ils ? "Des classes moins nombreuses permettent de mieux motiver les élèves... Le plaisir est moteur mais l'effort est nécessaire..." Une bonne part des observations relève de ce qu'on qualifiera, si l'on est gentil, de consensus de bon sens, si on l'est moins, d'évidences. De tout cela, C. Thélot pense dégager quelques exigences collectives. "Les Français.. demandent que l'Ecole se préoccupe beaucoup plus de la maîtrise par les élèves de ce qu'ils doivent savoir. En ce sens l'Ecole doit déplacer quelque peu son accent : non plus seulement transmettre, mais faire maîtriser... L'Ecole doit non seulement instruire.. mais aussi éduquer : elle doit apprendre aux élèves des règles de comportement... L'Ecole apparaît comme trop opaque". Ajoutons-y que les Français ne confondent pas l'égalité du système éducatif avec son uniformité.
Au-delà de ces points communs, le débat révèle bien des divisions. "Sur la plupart des questions éducatives, les différents membres de la communauté éducative s'opposent. Trois pôles se dégagent : les parents et les jeunes.., les enseignants, les chefs d'établissement " (un peu écartelés entre les deux autres). Une autre division apparaît entre les niveaux. Les débats des écoles primaires accordent beaucoup d'importance à l'apprentissage des fondamentaux, parfois aux dépens de celui d'une langue étrangère. L'orthographe reste l'obsession. En collège, on reste attaché au collège unique et on souhaite une adaptation du cursus 6ème-5ème aboutissant à un ensemble 4ème-3ème diversifié. Au lycée, les équipes semblent préoccupées par l'orientation, la notation et la motivation des élèves.
Que tirer de cet inventaire d'opinions ? Sûrement qu'il y a consensus sur la nécessité de changer l'école. Et, qu'au delà des très grandes lignes fixées par la commission, après avoir enregistré la cacophonie des opinions où s'entrechoquent et s'annulent les voix de tous, experts et incompétents mêlés, le Miroir laisse les mains libres pour la future loi d'orientation. Dès septembre, la Commission Thélot rendra son rapport qui donnera un contenu précis à cette volonté de réforme. En décembre, F. Fillon l'a confirmé, le gouvernement présentera au Parlement le projet de loi d'orientation. Le travail commence.
http://www.debatnational.education.fr/in dex.php?rid=70
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-360144,0.html

Le Miroir du débat sous le prisme de la presse
Présenté au ministre hier, le Miroir du débat est regardé différemment par la presse. Dans Le Figaro, Claude Lelièvre (Paris V) pense qu'il " instaure une culture du débat au sein de l'Éducation nationale. Les Français se moquent des querelles d'experts qui, depuis des années, opposent les chantres de la culture scolaire aux pédagogues ou aux tenants d'une culture utilitaire. Autant de combats qui ont toujours empêché le système scolaire de progresser. Ce que réclament les Français est beaucoup moins dogmatique : ils souhaitent qu'on établisse des priorités - un socle commun de connaissances - et que l'on fasse en sorte qu'il soit accessible à tous ". Libération est plus critique. Pour E. Davidenkoff et S. Huet, " cette "consultation d'une ampleur et d'une richesse sans précédent", selon Fillon, recense à peu de chose près toute la gamme des opinions, plus ou moins élaborées, qui circulent sur le système éducatif, sans dégager de priorités - objectif affiché à l'origine ". Pour le SGEN CFDT, " ce " miroir du débat " est un miroir à plusieurs facettes, voire parfois déformant ". Le Sgen s'inquiète de la réduction envisagée du collège unique aux deux premières années (6ème et 5ème). " On ne peut mettre fortement en avant le vivre ensemble et avoir une conception de la scolarité obligatoire à géométrie variable ".
http://www.lefigaro.fr/france/20040407.F IG0162.html
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=192380

- Le système éducatif    [ Haut ]

Le nouveau ministre
Dès le 2 avril, F. Fillon a fait savoir qu'il était au travail : "le dialogue est engagé" avec les étudiants en STAPS affirme son cabinet. D'après Le Monde du 3 avril, le ministre aurait obtenu de l'Elysée des moyens supplémentaires pour l'éducation ainsi qu'une revalorisation symbolique : l'éducation nationale reviendrait au 3ème rang dans le protocole juste derrière les finances. De son coté, la PEEP, association de parents d'élèves, lui demande de maintenir le cap : "La PEEP demande que les indispensables réformes de l'Education nationale, dont l'avenir de toute la jeunesse dépend, soient mises en place rapidement".
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3224,36-359676,0.html
http://www.peep.asso.fr/Flash04/flash13. htm

Une nouvelle politique rue de Grenelle ?
Dans Le Monde du 6 avril, Luc Bronner et Virginie Malingre se penchent sur les marges de manoeuvre dont dispose F. Fillon pour désamorcer les conflits. Le nouveau ministre pourrait augmenter le nombre de postes aux concours de recrutement d'enseignants, quitte à ne pas les pourvoir tous, et supprimer moins de postes qu'annoncés. Par contre la loi d'orientation et le transfert des TOS ne seraient pas remis en question.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-360142,0.html

Réformera, réformera pas ?
« Le gouvernement veut-il encore réformer l'école ? Le débat national sur l'avenir du système éducatif a survécu au changement de gouvernement. Mais la volonté politique de réviser la loi d'orientation de 1989, rédigée par Lionel Jospin, et de donner un nouveau cap à la scolarité obligatoire apparaît moins claire ». Martine Laronche, dans Le Monde du 27 avril, pose la question de l’avenir de la réforme depuis le changement de gouvernement.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3232,36-362516,0.html

La décentralisation en panne ?
Le report du vote de la loi sur la décentralisation permettra-t-il d'annuler le transfert des TOS (techniciens, ouvriers et personnels sociaux) aux collectivités territoriales ? Le passage à l'opposition de la quasi-totalité des régions, responsables des lycées, et de la majorité des départements, responsables des collèges, rend plus difficile l'application de la loi. Selon le Nouvel Observateur, l'intersyndicale FSU, SGEN, UNSA et FERC-CGT, demandent aux collectivités locales de gauche de bloquer le projet. "Il serait en effet impensable que ce projet, qui est censé s'appuyer sur les conseils régionaux, puisse être adopté dans son état actuel alors qu'aujourd'hui, la majorité qui dirige la plupart de ces conseils a très clairement contesté des parties importantes du projet gouvernemental"
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040402154529.btf9t7m9.html
http://permanent.nouvelobs.com/social/20 040401.FAP2131.html?1704

Progrès et reculs de la scolarisation depuis 1985
Depuis 1985 de profonds changements se sont opérés dans la scolarisation des jeunes de 15 à 29 ans. Les taux de scolarisation ont fortement augmenté d'abord dans le secondaire puis dans le supérieur jusqu'en 1995. Mais depuis cette date, il sont en recul.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/ni0412.pdf

50.000 signatures contre le transfert des TOS
L'Intersyndicale des personnels TOS a déposé à l'Assemblée nationale une pétition contre le transfert des TOS aux régions.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040407114511.9ngok2wb.html

TOS : Fillon promet des garanties
« Des garanties (seront) données pour que rien ne change dans l'exercice de leurs fonctions ». Le ministre confirme le transfert des TOS mais promet « un cadre d’emploi spécifique dans la territoriale ».
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040427140902.oknboxmb.html

Etablissements français à l’étranger
Le B.O. du 22 avril publie la liste des établissements français à l’étranger.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/16/ MENE0400644A.htm

Le CNDP demande un moratoire
Dans un communiqué, l'intersyndicale du CNDP demande un moratoire sur le transfert du CNDP. "La situation politique vient de changer avec la remise en question de l'arbitraire gouvernemental par le peuple français". Parmi les changements, la région Poitou - Charentes est passée à gauche, ce qui devrait rendre plus difficile le transfert à Chasseneuil-du-Poitou.
http://www.nodeloc.net

Un nouveau recteur à Poitiers
M. Frédéric Cadet, professeur des universités, est nommé recteur de l'académie de Poitiers. Il remplace Mme Marie-Jeanne Philippe.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENB0400680D

- Vie professionnelle    [ Haut ]

Le programme national de pilotage est complété.
Universités d’été, séminaires interacadémiques, journées nationales d’information : le programme national de pilotage 2003-2004 est paru sur le site de la Desco. Signalons quelques priorités : la lecture et l’écriture à l’école primaire, l’actualisation du programme des séries STT, l’inscription des valeurs républicaines, l’accueil des handicapés.
http://www.eduscol.education.fr/index.ph p?./D0033/FXNPNP.htm

Internet fait évoluer les pratiques audiovisuelles des enseignants
Le ministère publie les résultats d'un sondage réalisé auprès de 800 enseignants sur leurs pratiques audiovisuelles. Elle établit que 39% des enseignants utilisent au moins une fois par mois un support audiovisuel. Près de 5% des productions audiovisuelles utilisées ont été obtenues en streaming ou téléchargées sur Internet. Un chiffre susceptible d'évoluer puisque 19% des personnes n'utilisant pas de support audiovisuel ont eu recours à Internet ou à un logiciel. On le voit : le développement du multimédia devrait sensiblement modifier l'utilisation de l'audiovisuel dans les classes. Une bonne nouvelle pour la web TV développée par France 5. France 5 est déjà classé second parmi les éditeurs de supports audiovisuels utilisés par les enseignants.
http://www.educnet.education.fr/actua/ht ml/arts/G20040322.htm
http://www.educnet.education.fr/res/audi o.htm

Coup de pouce aux profs de CPGE
"Il convient d'aligner tous les enseignements sur le régime le plus favorable". Une circulaire rédéfinit les maxima de service des enseignants en CPGE.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/15/ MENS0400254C.htm

- Vie scolaire    [ Haut ]

La loi sur le voile est-elle applicable ?
« Aberration ». « Inapplicable ». « Impraticable ». Le projet de circulaire d’application de la loi sur le voile ne passera probablement pas le cap de la réunion du Conseil Supérieur de l’Education le 6 mai. Le texte rencontre l’hostilité de la plupart des organisations syndicales qui ne s’étaient pas opposées au projet de loi. Et il renforce celle des opposants de la loi. Ainsi la FCPE, qui craint les dérapages, souligne « l’incapacité à définir juridiquement ce qu’est un signe religieux ostensible ». En effet, le texte autorise une « tenue traditionnelle…, une tenue qui, même s’ils peuvent être portés dans certains cas pour des motifs d’ordre religieux sont aussi communément portés par des élèves en dehors de toute signification religieuse ». Pour José Fouque, proviseur et président d’Education & Devenir, « C'est le retour à la case départ ! A la porte de mon établissement, il me reviendra, comme à tous mes collègues, la charge de juger si j'ai affaire ou non à des cas de prosélytisme. Comme avant, quoi ! ». Philippe Guittet, secrétaire du SNPDEN, un syndicat de chef d’établissement, craint d’avoir à « compter le nombre de centimètres carrés des tenues ou mesurer la partie du front qui est couverte par un voile ». Quant au SGEN, il confirme son opposition : « Cet avant-projet de circulaire ne résout rien tout au plus s'efforce-t-il -en vain- d'apporter des solutions à l'inextricable : il y a des vêtements cultuels qui peuvent être culturels, il y a des croix de dimension excessive, il y a des couvre-chefs religieux, d'autres pas. Nous sommes totalement dans l'ordre du subjectif voire de l'arbitraire ». Le 22 avril, F. Fillon a annoncé son intention d’amender ce texte avec les partenaires sociaux, assurant « Ce n’est pas facile de rédiger un mode d’emploi de la loi ». Pas facile de faire une circulaire d’application pour une loi inapplicable ?
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-361913,0.html
http://www.leparisien.fr/home/info/vivre mieux/article.htm?articleid=240981252
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-361912,0.html

Contrôle de l'assiduité scolaire
Le B.O. publie le décret du 20 février 2004 (voir L'Expresso du 23 février). Il stipule que "Le fait, pour l'un ou l'autre parent d'un enfant soumis à l'obligation scolaire.., après avertissement donné par l'inspecteur d'académie.., de ne pas imposer à l'enfant l'obligation d'assiduité scolaire sans faire connaître de motif légitime ou d'excuse valable ou en donnant des motifs d'absence inexacts est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 4e classe". Ce texte précise aussi que "Le contrôle de l'assiduité scolaire s'appuie sur un dialogue suivi entre les personnes responsables de l'enfant et celles qui sont chargées de ce contrôle". . Une note adressée aux recteurs clarifie le rôle de l'établissement face au jeune et ses parents. " En toute hypothèse, l'accent doit être mis auprès des parents sur l'importance de la fréquentation de chaque heure de cours pour assurer la régularité des apprentissages et contribuer à la réussite scolaire... Dès le repérage de l'absence, les familles sont informées le plus rapidement possible par tout moyen (appel téléphonique, message écrit sur portable.....) et invitées à faire connaître au plus vite le motif de l'absence. Une relation de confiance, fondée sur le dialogue et l'échange, doit être engagée". Elle demande également un véritable suivi pédagogique de l'absentéisme classe par classe. " Dans chaque école et établissement, les taux d'absences sont suivis classe par classe... Dans le second degré, ce suivi et les analyses effectuées figurent au rapport annuel sur le fonctionnement pédagogique de l'établissement qui est présenté au conseil d'administration... Dans le premier degré, le sujet pourra être abordé en conseil d'école".
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/14/ MENE0400161D.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/14/ MENE0400620C.htm
http://www.cafepedagogique.net/expresso/ index.php3?express=306.

Moins d'élèves dans le secondaire
La baisse des effectifs d'élèves du second degré devrait s'amplifier en 2004, annonce une étude ministérielle. Le premier cycle devrait perdre 50.000 élèves par an en 2004 et 2005 du fait de la baisse démographique. En revanche, le second cycle professionnel devrait accepter 7.000 élèves supplémentaires.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/ni0409.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

Progrès des drogues chez les garçons
Deux garçons de 18 ans sur trois, une fille sur deux ont goûté au cannabis. Le taux est nettement supérieur pour l'alcool : 9 garçons et filles sur dix en consomment. Mais ce sont surtout les usages réguliers, quasi quotidiens, de ces drogues que révèle une étude de l'Inserm. Un cinquième des garçons consomme régulièrement de l'alcool et du cannabis. Les filles sont bien plus sages : 7% de consommatrices. La France est devenue en dix ans un des pays européens où la consommation de cannabis est la plus forte.
http://www.invs.sante.fr/beh/2004/13/beh _13_2004.pdf
http://www.ofdt.fr/BDD/publications/fr/t end35.htm

Risque d’incendie
Le B.O. du 22 avril publie le règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/16/ INTE0400049A.htm

Protocole d'accord sur la reprographie
"Le service public de l'enseignement doit enseigner le respect du droit d'auteur, trop souvent méconnu voire contesté, alors qu'il est essentiel à la vitalité de la création littéraire et artistique. Cela suppose d'abord que l'éducation nationale montre l'exemple en le respectant pleinement elle-même". Le B.O. du 8 avril publie une circulaire veillant à l'application du protocole d'accord passé entre le ministère et le centre d'exploitation du droit de copie. L'accord assure une rémunération des auteurs et interdit les pratiques abusives. Mais il va au-delà et fonde une réflexion éthique. "Si l'accord traite principalement la question des droits patrimoniaux des auteurs et de leurs ayants droit, il faut rappeler sans cesse l'importance cruciale du respect du droit moral qui est profondément enraciné dans la conception française du droit d'auteur et qui la distingue du copyright anglo-saxon. Il impose de rappeler, à l'occasion de toute utilisation d'une œuvre protégée, le nom de l'auteur, et interdit de porter atteinte à l'intégrité de l'œuvre. Ces principes, qui sont inscrits dans les dispositions législatives du code de la propriété intellectuelle, constituent également des principes pédagogiques de base, inscrits dans l'éthique de l'enseignement. Ils se rattachent à l'exigence de rigueur et d'honnêteté intellectuelle qui est au cœur de la mission du service public de l'enseignement".
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/15/ MENG0400637C.htm

Les sucreries interdites
Après certaines écoles américaines et l'Angleterre, la France bannit les sucreries de l'école pour lutter contre l'obésité chez les jeunes. L'Assemblée a adopté le 9 avril une loi interdisant les distributeurs de confiseries et de boissons sucrées dans les établissements scolaires. Une décision qui concerne un établissement sur deux. Peut-elle remplacer l'absence d'une éducation à l'alimentation ?
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-360576,0.html

Turgot et le communautarisme
"On nous a menti". La diffusion sur France 3 d'un documentaire sur la montée du communautarisme au lycée Turgot à Paris suscite l'indignation d'une partie des lycéens et enseignants de l'établissement. Selon Le Monde, des élèves ont le sentiment de "s'être fait avoir". Un sentiment qui s'est exprimé dimanche dans l'émission Arrêt sur image sur France 5 où s'affrontaient la proviseure, une enseignante et le réalisateur du documentaire. On pourra voir sur le site de France 5 l'émission en entier ou en retrouver les moments les plus forts.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-360010,0.html
http://www.france5.fr/asi/

Polémique sur l'antisémitisme à Montreuil
"Je n'ignore pas ce qui se passe dans certains collèges et lycées : violences, trafics, replis sur des communautarismes ethniques ou religieux... Mais ces phénomènes ne touchent heureusement pas, loin s'en faut, l'ensemble des établissements scolaires de notre pays ! ". Après la diffusion à la télévision d'un reportage sur l'antisémitisme à Montreuil, le ministre de l'éducation nationale est allé sur place pour affirmer son soutien aux équipes éducatives de ces établissements et aussi pour affirmer l'intention du gouvernement de lutter contre l'antisémitisme et relativiser son importance.
http://www.education.gouv.fr/actu/elemen t.php?itemID=2004416131*
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040415153654.nz4x31hn.html

Du gâchis à Montaigne ?
Le lycée parisien est au coeur d'une polémique dont se fait écho Le Monde du 8 avril. La Ligue des Droits de l'Homme dénonce des dysfonctionnements dans le traitement par l'administration du lycée d'une affaire de violences antisémites effectuées par deux élèves d'origine maghrébine. Le lycée aurait tardé à sanctionner les agresseurs. L'enquête aurait été menée de façon irrégulière voir sordide. De son coté, le rectorat juge que l'affaire a été traitée de façon impartiale.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-360412,0.html
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040408114626.uj63018r.html

Les petits jobs et la réussite professionnelle
Le travail en cours d'études a-t-il une valeur professionnelle ? Alors qu'un pourcentage croissant d'étudiants , voir de lycéens, ont recours à ces emplois précaires, le Cereq pose la question des compétences professionnelles apportées, ou non, par ces petits boulots.
http://www.cereq.fr/pdf/NEF7-8.pdf

- Primaire    [ Haut ]

Quel rôle pour les maîtres surnuméraires ?
Il sont environ 3700 affectés en surnombre dans les écoles primaires françaises. Une étude ministérielle essaie de connaître et évaluer leur action. Parfois chargés de l'enseignement d'une ou plusieurs disciplines spécifiques (les langues par exemple), les maîtres surnuméraires ont aussi parfois en charge des projets spécifiques. L'enquête établit que la coordination des rôles, entre ce maître et l'enseignant chargé de la classe, est souvent difficile. "Nombreux sont les enseignants qui évoquent la difficulté d'identifier les effets de la présence d'un maître surnuméraire sur les performances et sur les progrès des élèves, même si des améliorations significatives sont perçues dans les domaines du langage et de la compréhension des consignes".
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/noteeval/eva0404.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

Nouveaux documents d'accompagnement sur Eduscol
EduScol enrichit les ressources accessibles aux enseignants des écoles pour mettre en oeuvre les nouveaux programmes. Ainsi on trouvera sur son site les documents d'application en EPS et maths, de la maternelle au cycle 3.
http://www.eduscol.education.fr/index.ph p?./D0048/primacc.htm

La scolarisation à deux ans et la Maternelle en ZEP
Partout la maternelle vise à "permettre une scolarisation réussie". Mais en ZEP sans doute est-elle davantage utile pour remédier aux inégalités culturelles. Le CNDP nous propose une remarquable dossier qui apporte de nombreux éléments au débat sur la scolarisation à deux ans et l'école maternelle en général. Il s'articule en 4 grandes parties. La première propose une série de témoignages français et étrangers sur l'école maternelle : recherches universitaires, point de vue d'élu etc. Elle est renforcée par une sélection d'articles sur ces sujets qui permet d'approfondir la réflexion particulièrement sur la scolarisation à 2 ans. Suit une sélection de fiches pédagogiques sur l'accueil des enfants de 2 ans et les activités en maternelle. Le dossiers e clôt sur une riche webographie. Un remarquable travail, vivement recommandé !
http://www.cndp.fr/zeprep/maternelle/fra meset.asp?Rub=1

L'AGIEM pour la scolarisation à 2 ans
" Même si la prise en compte de l'intérêt de l'enfant de 2 ans ne nous conduit pas à envisager l'école maternelle comme seul lieu d'accueil possible et systématique pour tous, en revanche nous ne pouvons ignorer les nombreux témoignages positifs de nos militants corroborés par les analyses " conduites sur les résultats des élèves(qui) montrent un léger avantage au bénéfice des enfants scolarisés à 2 ans". Notre association d'enseignants, professionnels de l'éducation... se porte en faux contre l'ensemble des arguments négatifs développés". L'AGIEM réagit ainsi au livre de Béatrice Guerville qui affirme "J''ai vu trop de petits souffrir... Aucun enfant de 2 ans ne devrait aller à l'école plus de deux ou trois heures par jour. Avant 3 ans, lorsque l'espace et les conditions d'encadrement ne sont pas adaptés, c'est du malmenage, il n'y a pas d'autre mot".
http://www.agiem.fr/
http://www.cafepedagogique.net/disci/pri maire/

Modification de l'épreuve d'Eps au concours
La course à pied, prévue dans l'épreuve d'EPS du concours de professeur des écoles, a connu des difficultés en 2003. Une note de service la modifie pour cette session 2004. Elle introduit la communication du temps réalisé à chaque tour de piste et allonge les temps maximums.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/13/ MENP0400495N.htm

Occupations d'écoles à Paris
Mardi 23 mars, selon la FCPE 75, 400 personnes occupaient l'école de la rue Tandou pour protester contre la menace d'expulsion pesant sur une famille. Une semaine plus tard, Libération rend compte de plusieurs occupations de collège pour obtenir le maintien de postes à la prochaine rentrée. Ainsi dans le 18ème arrondissement, des parents occupent la loge de la concierge du collège Le tac pour récupérer 37 heures. D'autres établissements du primaire comme du secondaire sont touchées par des mouvements identiques.
http://www.fcpe75.org
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=190249

- Collège    [ Haut ]

Consultation sur les nouveaux programmes
"A l'issue de ses études au collège, l'élève doit s'être construit une première représentation globale et cohérente du monde dans lequel il vit. Il doit pouvoir apporter des éléments de réponse simples mais cohérents aux questions "Comment est constitué le monde dans lequel je vis ?", "Quelle y est ma place ?". Un travail de réécriture des programmes est engagé en EPS, maths, physique-chimie, SVT et langues au collège. On le voit, il fait largement appel au questionnement et à la démarche d'investigation. Dès maintenant, les enseignants peuvent consulter les projets de programme dans ces disciplines (sauf les langues). Ils sont invités à donner leur avis directement sur le forum spécial ouvert par EduScol.
http://www.eduscol.education.fr/D0082/co nsultecoll.htm

Dossier bac brevet 2004
Comment utiliser Internet pour se préparer au bac et au brevet ? Le Café pédagogique met en ligne un nouveau dossier consacré au bac et au brevet. Il apporte des pistes pour réviser, s'évaluer, s'entraîner aux épreuves. Il conduit les lecteurs vers des ressources sélectionnées par l'équipe de professeurs du Café pour les principales disciplines présentes dans ces examens. Un dossier que nous espérons utile .
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/ bb2004/

Un brevet 2003 marqué par les inégalités
En 2003, 808.100 candidats se sont présentés au brevet et 613.043 l'ont obtenu, soit 78%, un taux comparable à celui de 2002. Ces taux cachent deux fortes inégalités. D'abord entre les sexes : le taux de réussite des filles est de 81,2% alors que celui des garçons atteint à peine 74,7%. Des disparités encore plus fortes s'observent entre les régions. Si les académies de Nantes, Rennes, Toulouse dépassent 82% de reçus, celles des DOM sont en dessous de 72% et Clermont et Reims de 75%.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/ni0410.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

Solidarité bafouée à Villars
Le collège de Villars-les -Dombes (Ain) perd deux élèves. Les deux enfants, d'origine brésilienne, ont été expulsés avec leurs parents. Le collège s'était mobilisé pour garder cette famille particulièrement bien intégrée.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040406172425.nuc4ci2b.html

- Lycée    [ Haut ]

Les sujets du bac 2004... à Pondichéry
Chaque année, Pondichéry connaît en premier les affres du bac. Les sujets de toutes les épreuves des bacs généraux et STT sont en ligne. Ils donnent parfois une indication intéressante sur les thèmes retenus par les concepteurs de sujets. Ainsi en 2003, l'épreuve de maths de Pondichéry témoignait d'une évolution qui s'est retrouvée nationalement. Il n'est donc pas vain d'en prendre connaissance.
http://pedagogie.ac-toulouse.fr/lyc-fran cais-pondichery/

Dossier bac brevet 2004
Comment utiliser Internet pour se préparer au bac et au brevet ? Le Café pédagogique met en ligne un nouveau dossier consacré au bac et au brevet. Il apporte des pistes pour réviser, s'évaluer, s'entraîner aux épreuves. Il conduit les lecteurs vers des ressources sélectionnées par l'équipe de professeurs du Café pour les principales disciplines présentes dans ces examens. Un dossier que nous espérons utile .
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/ bb2004/

Les lycées performants et les autres
La publication des indicateurs de performance des lycées est un événement attendu par les enseignants, dont elle reconnaît le travail, et par les parents, en quête de "bons lycées". Rappelons que ces indicateurs ne se limitent pas au taux de réussite au bac. Ils prennent en compte la "valeur ajoutée" propre à chaque établissement en comparant le taux de réussite à l'examen au taux "attendu" compte tenu de l'âge et de la composition sociale des élèves. Il montrent également la capacité du lycée à accompagner ou non au bac une grande partie d'une tranche d'âge. Ainsi ces statistiques donnent un aperçu sur l'efficacité scolaire de chaque établissement pour chacune de ses filières.
Plus globalement, ils permettent aussi d'évaluer l'efficacité totale des lycées français et leur typologie. On peut ainsi reconnaître quatre types d'établissements. D'abord les plus performants qui représentent 40% des 1483 lycées. Ce sont ceux qui apportent à la fois un bon taux de réussite et un fort taux d'accès au bac. Inversement la France compte 13% de lycées peu performants. Il y a aussi ceux qui obtiennent de bons résultats en sélectionnant leurs élèves : ce sont les "sélectifs" : 22% des établissements. Enfin ceux qui gardent leurs élèves plus que la moyenne grâce à des redoublements efficaces et finalement emmènent au bac un fort pourcentage d'élèves entrés en seconde : ce sont les accompagnateurs. A ces quatre profils d'établissements correspondent, selon une étude ministérielle, des profils d'élèves et d'enseignants particuliers. Ainsi les établissements performants sont aussi ceux qui ont le plus fort pourcentage de lycéens favorisés. Cela confirme que l'absence de mixité sociale est malheureusement un facteur important de réussite scolaire. Ces lycées sont aussi ceux qui comptent le plus fort taux d'agrégés et les enseignants les plus âgés. On ne s'étonnera pas de retrouver des caractères inverses dans les établissements les moins performants. Plus intéressante est la situation des lycées "accompagnateurs" : il se distinguent par un fort pourcentage d'enfants de milieux défavorisés et par des enseignants plus jeunes que la moyenne.
Ces indicateurs ont sans doute un impact important sur les choix des familles les mieux informées c'est à dire qu'ils reflètent, plus qu'ils ne renforcent sans doute, la sélectivité sociale des lycées performants. Et cela même si certaines informations utilisées pour calculer les classes d'établissements au niveau national restent inaccessibles aux familles, comme le profil social des élèves qui fréquentent le lycée ou la qualification des enseignants. Enfin les récents travaux des sociologues de l'éducation montrent qu'il serait intéressant de voir si l'ethnicisation de certains établissements est en rapport avec leurs performances et leur sélectivité. On peut penser que le développement des ENT pourrait bientôt poser différemment la question de la transparence des établissements. Un sujet brûlant. Enfin les stratégies pédagogiques des établissements performants, et particulièrement des "accompagnateurs", restent dans l'ombre.
http://www.education.gouv.fr/actu/elemen t.php?itemID=20043151728
http://indicateurs.education.gouv.fr/
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/noteeval/eva0403.pdf

Jusqu'où la transparence des lycées ?
Par comparaison, les indicateurs accessibles aux parents en Ecosse et à New-York vont beaucoup plus loin : informations sociales, ethniques etc.
http://www.parentzonescotland.gov.uk/
http://maps.nycboe.net/

- Enseignement professionnel    [ Haut ]

Guide du parrainage avec le milieu professionnel
Les académies de Créteil, Amiens et Montpellier ont expérimenté de 2000 à 2002 l’appel à des partenaires venus du milieu économique pour accompagner des jeunes en difficulté. Cette expérience est maintenant généralisée et la Desco publie un guide donnant des exemples de parrainage et proposant un modèle de charte.
http://www.eduscol.education.fr/D0170/gu ide-parrainage.htm

Trois nouveaux bacs pros
Le B.O. publie 3 arrêtés créant 3 nouveaux bacs pros : modeleur, outilleur, usinage.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/13/ MENE0400287A.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/13/ MENE0400288A.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/13/ MENE0400284A.htm

Trois CAP
Le B.O. publie 3 nouveaux CAP : reliure industrielle, armurerie, opérateur de scierie.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/13/ MENE0400261A.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/13/ MENE0400289A.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/13/ MENE0400286A.htm

Un rapport sur la V.A.E.
Le Haut comité éducation-économie-emploi étudie dans un rapport la validation des acquis de l'expérience (VAE). Il montre à la fois l'intérêt et les problèmes soulevés par elle. Il propose des solutions : professionnalisation des acteurs de la VAE, accompagnement des moins diplômés etc.
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/b rp/notices/044000137.shtml

Formation tout au long de la vie et égalité des chances
"Si les jeunes sans qualification sont absents des dispositifs de formation cela ne traduit pas seulement une inégalité face à la formation tout au long de la vie. Ce sont les principes mêmes sur lesquels (elle) repose..qui organisent et expliquent leur absence. En dernière analyse il faudrait peut-être renverser l'interrogation de ce numéro : l'échec des dispositifs d'insertion traduit-il seulement l'inégalité face à la formation tout au long de la vie ? N'assiste-t-on pas plutôt à la construction des inégalités par les principes que promeuvent les organisateurs de la formation tout au long de la vie ?". Cette phrase d'Elisabeth Dugué (GRIOT-CNAM) illustre l'esprit de ce nouveau numéro de VEI Enjeux (numéro 136 de mars 2004). Ouvert par un entretien "décapant" entre Marie Raynal et Bertrand Schwartz, VEI Enjeux questionne les nouveaux dispositifs de formation : validation des acquis de l'expérience et droit individuel à la formation (DIF). Il en montre les failles. Ainsi ces formations restent souvent difficilement accessibles aux publics très peu qualifiés, aux femmes, aux personnes d'origine étrangère. Là dessus le témoignage de Bertrand Schwartz, simple, humble et humain, est éclairant. Marie Raynal termine son éditorial en montrant l'enjeu pour l'école. "C'est bien dès l'école que nous devrions imaginer à quoi ressemblera un parcours qui durera toute notre vie... Cette nouvelle ère éducative.. apaiserait les tensions provoquées par les échecs précoces.. Mais comment faire en sorte que nous basculions dans cette culture de la connaissance si ceux qui la transmettent, les enseignants, n'en sont pas les premiers défenseurs ?.. Une formation professionnelle adaptée des futurs enseignants semble incontournable". On pourrait y ajouter une autre question : quels systèmes éducatifs européens sont les mieux adaptés à cette révolution et pourquoi ? Mais ce nouveau numéro de VEI Enjeux est extrêmement riche et éclairant. Il devrait prochainement être présenté sur le site du CNDP.
http://www.cndp.fr/vei/

Adoption de la loi sur la formation
La loi sur la formation professionnelle a été adoptée hier définitivement. Elle crée le droit individuel à la formation et met en place un contrat de professionnalisation en lieu et place des contrats de qualification.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_040407164127.5an85x1k.html

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