Informations Professionnelles (Caf N 55)


Dossier spécial

Édition du 21/10/2004

- François Jarraud -

- A la Une : L'école légitime et l'école autoritaire    [ Haut ]

"Quand un ministre n’a guère d’argent à distribuer ni de politique clairement définie, il lui reste une ressource : jouer la nostalgie, rappeler les « fondamentaux » (lire, écrire, compter), et promettre que « l’autorité » sera rétablie sur les estrades. C’est rassurant, c’est populaire, et cela occulte l’urgence de choix courageux… Le propos ministériel est doublement infondé. L’autorité, par les temps qui courent, ne se décrète plus. Il ne suffit pas de frapper sur la table pour que le lundi suivant, à 8 heures, la réalité change… Une école où l’autorité s’exerce, où la loi est dite, est une école légitime aux yeux de ceux qui la fréquentent et de ceux qui y travaillent". Dans L'Humanité, Hervé Hamon, auteur de "Tant qu'il y aura des élèves", Seuil, plaide pour une véritable démocratisation de l'Ecole ce qui passe pour lui par une réforme profonde de son organisation. "Une école légitime, c’est une école capable de renouveler sa culture professionnelle. La gestion des ressources humaines, dans l’éducation nationale, est tout simplement absente : on nomme à l’aveuglette, sur un barème de points et non sur des critères de compatibilité entre le talent du maître et le profil du poste.. On recrute l’encadrement sur dissertation. On n’évalue pas, ou mal, et sans en tirer les conséquences. Et l’on persiste à définir l’obligation de service des enseignants en nombre d’heures de cours magistral dont les élèves sont gavés".
http://www.humanite.presse.fr/jou rnal/2004-09-30/2004-09-30-401574

- Le système éducatif    [ Haut ]

L'état de l'Ecole 2004
Publication annuelle, L'état de l'Ecole reste le recueil statistique de référence sur le système éducatif. S'il fait le point chaque année sur l'évolution budgétaire de l'éducation, il met l'accent en 2004 sur ses performances. Ainsi, s'il souligne que "l'Ecole a assuré une élévation considérable des niveaux de formation et de qualification", il rappelle que 7% des élèves sortent sans qualification, c'est-à-dire sans atteindre une classe de seconde, de CAP ou de BEP. Près de 100.000 partent sans aucun diplôme. Ces inégalités de réussite "comportent une dimension sociale forte". L'ouvrage rend compte de travaux récents sur les points faibles du système éducatif. Ainsi l'enquête réalisée lors de la Journée d'appel de la défense montre que près d'un jeune sur dix a des difficultés de lecture. L'état de l'Ecole rappelle également que 15% des élèves du premier degré sont en grande difficulté, proportion qu'on retrouve en fin de collège. Il décrit deux évolutions récentes : la reprise démographique, déjà sensible dans le primaire, et la dégradation des conditions d'insertion pour les jeunes peu ou pas diplômés.
L'Etat de l'école
http://www.education.gouv.fr/stat eval/etat/etat.htm
L'ouvrage intégral en pdf
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/e dutel/dpd/etat14/etat.pdf

La rentrée de la déscolarisation
" Je suis fatigué d'aller mendier pour que les gamins puissent aller à l'école; je suis fatigué que l'on mente au gosse en lui disant: "Quand tu auras ton BEP, tu iras plus loin". Libération du 4 octobre interroge un animateur d'association qui recueille les jeunes déscolarisés dans une commune de banlieue. Cette année ils seraient particulièrement nombreux à être restés sans affectation scolaire affirme le quotidien, évoquant 2000 cas en Seine-Saint-Denis., " Comme un bras d'honneur que l'institution aurait autoadministré à tous ses discours sur l'équité du système, des élèves le plus souvent issus de catégories défavorisées et qui s'étaient vu reconnaître le niveau pour entrer au lycée ont été contraints au redoublement, faute de places, essentiellement en lycée professionnel". Au total, la déscolarisation toucherait environ 32.000 jeunes chaque année, soit un élève sur cent. Des jeunes venus de tous les milieux.
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=243316#
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=243318

Carton rouge au gouvernement
Pour protester contre le budget 2005 de l’Education nationale, la FAEN, la FCPE, la FERC-CGT, la FIDL, la FSU, le SGEN-CFDT, l’UNL et l’UNSA-Education ont décidé ensemble d’une journée d'actions le 6 octobre. Ce jour, elles ont recueilli des signatures sur des "cartons rouges" envoyés au gouvernement pour appuyer la demande d'un meilleur budget. Ainsi à Paris, les organisations signataires dénoncent la suppression de 2000 heures d'enseignement hebdomadaires dans le secondaire et le nombre insuffisant de maîtres au primaire.
http://www.fcpe.asso.fr/article.a spx?id=381
http://www.fcpe75.org

L'Assemblée s'informe sur les savoirs scolaires
Selon l'AFP, la commission des affaires sociales et culturelles de l'Assemblée nationale crée une mission d'information sur les savoirs enseignés à l'école.
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_041005122020.8hg71ws7.html

Règlement de comptes à l'inspection
Sous le titre "Rififi à l'inspection générale", Le Monde rend publique une affaire de déstabilisation programmée lancée par deux inspecteurs généraux contre une de leurs collègues.
http://www.lemonde.fr/web/article /0,1-0@2-3208,36-381732,0.html

Des patrons et l'école
" Il n'apparaît pas totalement iconoclaste d'associer, sous une forme ou sous une autre, les chefs d'entreprise à la définition des programmes scolaires, trop axés sur les connaissances académiques". C'est ce que demande, dans Le Figaro du 11 octobre, et pour favoriser l'emploi des jeunes, le député UMP E. Courtial.
Tribune du Figaro
http://www.lefigaro.fr/debats/200 41011.FIG0371.html

- Vie professionnelle    [ Haut ]

14.000 postes aux concours PLC
Selon l'AFP, le ministre a confirmé le chiffre de 14.000 postes mis aux concours de professeurs des lycées et collèges en 2005. Un chiffre qui avait été avancés lors de la conférence de presse sur le budget 2005 le 22 septembre.
Dépêche AFP
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_041011070238.dg2irlwu.html
Rappel : L'Expresso du 23 septembre
Communiqué officiel de septembre
http://www.education.gouv.fr/actu /element.php?itemID=2004922145#2

Les présidents des concours
Le B.O. du 7 octobre publie la liste des présidents des jurys des concours de recrutement en 2005.
http://www.education.gouv.fr/bo/2 004/36/default.htm

L'adaptation et l'intégration scolaires en 2003
A la rentrée 2003, on recensait 36.777 postes spécialisés soit 1% de plus qu'en 2002. C'est un des enseignements du rapport officiel publié par EduScol. Parmi les déséquilibres mis en évidence dans ce document : trois postes sur quatre sont dans le primaire, les écarts entre départements sont élevés : 6% des postes dans l'Ain contre 12% dans la Creuse.
Sur EduScol
http://eduscol.education.fr/D0199 /default.htm

Mutation à l'étranger
Le B.O. du 30 septembre publie une note de service rappelant les conditions de dépôt de demandes de postes à l'étranger dans les établissements de l'AEFE.
http://www.education.gouv.fr/bo/2 004/35/MEND0401636N.htm

Enseigner hors de France
C'est le rêve de nombreux collègues. L'Enseignant, la revue du Se-Unsa, offre un supplément "Enseigner hors de France" qui mêle conseils, témoignages et présentation des particularités des établissements français à l'étranger.
L'Enseignant n°76
http://www.se-unsa.org/_publicati on/enseignant/076/page_fichiers/index.htm

L'Académie des technologies veut des enseignants issus du monde professionnel
L'Académie des technologies est un organisme privé, issu de l'Académie des sciences, qui regroupe des ingénieurs, scientifiques, médecins, économistes etc. souhaitant réfléchir à l'usage et à l'impact des technologies. Consultée par la commission Thélot, elle vient de publier son "avis sur l'enseignement des technologies". Dénonçant la sélection précoce et l'orientation par l'échec, elle recommande particulièrement de varier les modes de recrutement des enseignants. Nostalgique des anciennes ENNA, elle souhaite voir revenir les "professeurs professionnels" d'antan qui avaient acquis une expérience en entreprise et pouvaient valoriser des profils d'élèves peu académiques. L'académie demande également que "les connaissances, l'expérience et el profil des professeurs de technologie des collèges (soient) clairement définis" et qu'ils bénéficient d'un recrutement et d'une formation singuliers.
http://www.academie-technologies. fr/pdf/ecole_lycee.pdf
http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep2.html

Afrique : REPTA pour l'éducation sans frontières
L'originalité de REPTA est d'abord de faire travailler ensemble des acteurs aussi différents que des entreprises, des associations de solidarité internationale, des collectivités territoriales en partenariat avec les pouvoirs publics et des institutions internationales". Ainsi REPTA (Réseau éducation pour tous en Afrique) met en contact une association africaine, une ONG internationale, le directeur du développement durable d'un grand groupe industriel français, des enseignants retraités français, et le conseil général de la Gironde pour ouvrir une école gratuite pour les enfants des rues de Bobo-Dioulasso (Burkina Fasso). Animée par l'infatigable Gabriel Cohn-Bendit, au carnet d'adresses bien rempli, l'association Repta jette des passerelles pour permettre l'éducation pour tous. Un autre projet soutient le développement des classes bilingues au Niger avec le soutien de la région Bretagne.
http://www.repta.net

Les profs du privé veulent l'égalité
Plusieurs milliers d'enseignants du privé sous contrat ont manifesté samedi à Paris pour exiger des retraites et un salaire équivalents à ceux du public.
Dépêche AFP
http://permanent.nouvelobs.com/so cial/20041009.FAP5322.html?1733

La retraite des profs du privé
Yves Censi, député UMP, a déposé un projet de loi pour la revalorisation de la retraite des professeurs de l'enseignement privé sous contrat. Ils envisagent la mise en place d'un régime additionnel permettant de rapprocher leur retraite de celle des enseignants du public.
http://www.assemblee-nationale.fr /12/propositions/pion1757.asp

Les jeunes profs examinés par les sociologues
Alors que la moitié des enseignants quitteront le métier dans les 15 prochaines années, le profil des nouveaux enseignants intéresse les sociologues de l'éducation. Le Monde rend compte de l'ouvrage d'Agnès Van Zanten et Patrick Rayou (Enquête sur les nouveaux enseignants, Bayard). Attachés à leur discipline il seraient plus souples que leurs ainés : "ils sont beaucoup plus acquis.. à l'idée qu'il faut prendre les élèves comme ils sont".
http://www.lemonde.fr/web/article /0,1-0@2-3226,36-381765,0.html

Journée mondiale des enseignants
En France, on ne s'en est pas aperçu ! Le 5 octobre était la "Journée mondiale des enseignants", initiée par l'Unesco pour soutenir et reconnaître leurs efforts. " Nous vous sommes très reconnaissants de vous être engagés dans cette profession, si essentielle pour toute société, et de continuer à l'exercer, en dépit - et souvent en raison - des défis que vous devez relever. Nous reconnaissons le mérite des initiatives que vous prenez pour ouvrir les portes du savoir et de la tolérance à chaque fille et chaque garçon. Nous sommes conscients de ce que votre profession exige de vous, ainsi que de vos responsabilités et de vos droits. Nous reconnaissons la difficulté de votre mission, et le fait que la formation professionnelle et un environnement de travail satisfaisant sont indispensables à un enseignement de qualité" précise le secrétaire générale de l'organisation. L'Unesco demande que l'on améliore les conditions de travail des enseignants. La Journée est fériée dans de nombreux pays.
http://portal.unesco.org/educatio n/en/file_download.php/b9e3b75eea9f4c22e9 35f514d3979790wtd_messaje_francais.pdf
http://www.ei-ie.org/camp/french/ wtd/2004/index.htm

Mouvement des inspecteurs
Le J.O. du 7 octobre publie les nominations d'inspecteurs d'académie, directeurs des services départementaux de l'éducation, dans 17 départements.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAs pad/UnTexteDeJorf?numjo=MEND0401927D

R. Veuillet a cessé sa grève de la faim
Au 38ème jour, Roland Veuillet, ce CPE qui refuse une mutation disciplinaire, a cessé sa grève de la faim en échange de la promesse d'une médiation avec le ministère de l'éducation nationale.
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_041007070616.ypmy5h3f.html

- Vie scolaire    [ Haut ]

Simplification des actes des EPLE
Déjà signalés par le Café lors de leur parution au J.O., le B.O. n°37 publie trois textes simplifiant le contrôle des actes d'autorité des établissements scolaires.
Au B.O.
http://www.education.gouv.fr/bo/2 004/37/encart.htm

Révision du code de l'éducation
Le B.O. spécial n°10 fait le point sur les modifications apportées au code de l'éducation.
http://www.education.gouv.fr/bo/2 004/special10/default.htm

Forte montée des actes de violence
Après une année de décrue, la violence scolaire a augmenté de 12% en 2003-2004, selon une enquête publiée par le ministère. 81.366 actes ont été signalés cette année, dont un tiers de violences physiques sans armes, un quart d'insultes ou menaces et 10% de vols. A ces chiffres il faut ajouter près de 1400 violences à caractère sexuel, 1800 rackets et près de 500 tentatives de suicide. Près de 3% de ces violences ont une motivation raciste ou antisémite. Ces actes restent concentrés : 10% des établissements déclarent la moitié des signalements et 5% un tiers. Il s'agit souvent,mais pas toujours, d'établissement en ZEP (60%) ou ZUS (35%). Mais le pourcentage d'établissements vierges d'incidents a décru de 23 à 18%. Les premières victimes de ces violences sont les élèves : ils représentent 60% des victimes. Parmi le personnel de l'éducation nationale, les chefs d'établissement et les CPE sont quatre fois plus exposés que les enseignants.
Les actes de violence (en pdf)
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/e dutel/dpd/ni0425.pdf
Auteurs et victimes (en pdf)
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/e dutel/dpd/ni0424.pdf

Partenariat police – école
F. Fillon et D. de Villepin, ministre de l'intérieur, ont signé un accord qui vise à "améliorer la sécurité des établissements scolaires" en assurant une meilleure coopération entre la police et les établissements. Dans son article 7, l'accord prévoit que "dans chaque circonscription de police, brigade de proximité ou communauté de brigades comprenant au moins un établissement scolaire, un correspondant « police ou gendarmerie – sécurité de l’école » est nominativement désigné et identifié comme interlocuteur du chef d’établissement". Ils pourront échanger des informations et prévoir des actions de prévention. Cet accord intervient après une augmentation sensible des actes de violence dans les établissements. Mais il arrive également après des faits divers qui ont montré que la nécessaire coopération est parfois difficile. Ainsi, à Rennes, la police avait piégé une mère d'élève en situation irrégulière en utilisant les fichiers académiques.
http://www.education.gouv.fr/actu /element.php?itemID=2004101122
http://www.cafepedagogique.net/ex presso/index.php?express=411

Moins de cannabis, plus d'alcool
Comment évoluent les consommations de drogues des adolescents ? Chaque année, l'Observatoire des drogues et toxicomanies (OFDT) interroge des milliers d'adolescents à l'occasion de la Journée d'appel de préparation à la Défense (JAPD). L'enquête 2003 montre un léger recul de la consommation de cannabis, même si 26% des filles, 38% des garçons déclarent avoir consommé du cannabis au cours du mois de la JAPD. La chute est plus nette pour le tabac : elle montre l'impact réel de la hausse des prix. Cependant un jeune sur deux a fumé dans le mois de la JAPD. Mais il y aussi des mauvaises nouvelles. La consommation d'alcool augmente : 80% des jeunes en ont consommé dans le mois. Et l'on voit monter les psychotropes, les poppers, l'extasy et les amphétamines. Cette année l'étude a tenté d'évaluer les sommes dépensées par les jeunes pour les achats de drogue : 94 millions d'euros irrigueraient chaque mois la distribution d'alcool, de tabac et de cannabis. Les moins jeunes ne sont pas forcément à la traîne. La France compterait 11 millions d'utilisateurs occasionnels de cannabis, 1 million de cocaïne, 500.000 d'extasy.
http://www.ofdt.fr/BDD/publicatio ns/fr/escap03.htm
http://www.ofdt.fr/BDD/publicatio ns/fr/tend39.htm

Voile : Trois sikhs portent plainte
"On passe toute la journée à la cantine. On essaie de travailler. Parfois on est aidé par un professeur". Selon l'AFP, exclus des cours depuis la rentrée, 3 lycéens sikhs ont porté plainte contre l'Etat. Ils demandent soit d'être intégrés en classe avec leur turban, soit de passer en conseil de discipline. Mais refusent leur enfermement dans un purgatoire culinaire.
Dépêche AFP
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_041019141632.9sf2xby4.html

Voile : Tête rasée pour respecter la loi sur le voile
"J'ai dit "Bonjour"... On m'a répondu : "Tu enlèves cela tout de suite." J'ai refusé. La proviseure m'a convoquée dans son bureau. Elle m'a expliqué la loi. J'ai refusé d'enlever mon bonnet. On m'a enfermée dans une salle sans fenêtre. On m'a interdit de sortir en récréation. Ils me traitent comme un monstre. Mais je ne suis pas un monstre !". Le Monde du 1er octobre raconte l'histoire de Cenet, 15 ans, élèves de seconde dans un lycée de Strasbourg. Refusant d'ôter son voile, elle a décidé de se raser les cheveux pour concilier l'interdit religieux et la loi de l'Etat. L'administration du lycée "ne communique pas sur un élève". Une enseignante d'un lycée professionnelle strasbourgeois a également démissionné pour protester contre l'application qui est faite de la loi. Intervenant le même jour devant les nouveaux chefs d'établissement, F. Fillon a évoqué la circulaire sur la laïcité : "Cette dernière est aujourd’hui comprise de tous. Elle n’autorise aucune transaction sur les principes car la loi de la République ne se marchande pas. Elle vous laisse en revanche, à vous, chefs d’établissements, le soin de mener un dialogue explicatif, et d’aménager, pendant ce dialogue, une application judicieuse des sanctions. Elle vous offre donc une véritable responsabilité de terrain. Je sais que certains voudraient abréger cette phase de dialogue qui suit encore, ici ou là, son cours, pour en venir au stade disciplinaire. La décision relève du chef d’établissement. Nous devons être conscients que l’exclusion est toujours un échec pour le service public ; même si cette hypothèse ultime donne sa forme exécutive à la loi. Je compte sur la détermination et de le discernement de chacun pour faire respecter l’esprit de fraternité et d’égalité qui préside notre action en faveur de la laïcité". Selon Le Monde, un délégué de l'association "Une école pour toutes et tous", opposé à la loi, a dénoncé l'arbitraire régnant d'un établissement à un autre.
http://www.lemonde.fr/web/article /0,1-0@2-3226,36-381349,0.html
http://www.education.gouv.fr/actu /element.php?itemID=20041011012

Voile : L'école catholique remède à la loi sur le voile ?
Selon Le Monde du 8 octobre, 4 jeunes sikhs de Seine-Saint-Denis seraient toujours exclus des cours en application de la loi sur la laïcité. L'académie les aurait invité à s'inscrire dans un établissement… catholique.
http://www.lemonde.fr/web/article /0,1-0@2-3226,36-382223,0.html

Semaine de la sécurité routière
Au moment où s'ouvre la "semaine de la sécurité routière", EduScol fait le point sur l'éducation à la sécurité routière et invite les enseignants à proposer leurs actions. EduScol signale la diffusion gratuite d'un livret de préparation à l'ASSR.
Sur EduScol
http://eduscol.education.fr/D0159 /actualites01.htm

Le Ramadan et la vie scolaire
"Le Ramadan est toujours une période plus fatigante, une broutille peut se transformer en conflit". Dans Le Parisien, Laurence Le Fur et Philippe Baverel enquêtent sur l'impact du Ramadan, qui commence aujourd'hui, sur la vie des établissements. Hanifa Cherifi, inspectrice générale, affirme que "la question est prise en compte dans la vie des établissements". Dans un collège parisien, une jeune fille attend des enseignants un peu de patience : " Le jeûne que je suivrai à partir de demain, c'est une épreuve. C'est pourquoi j'aimerais que pendant cette période, les profs ne soient pas trop exigeants. Mais s'abstenir de manger permet de ressentir ce que les pauvres ressentent eux-mêmes". En 2001, le rapport du Haut conseil à l'intégration recommandait une adaptation des établissements scolaires au moment du Ramadan en ce qui concerne les absences le jour de l'Aïd et la rupture symbolique du jeûne et le refus de toute adaptation systématique des rythmes scolaires.
Article du Parisien
http://www.leparisien.fr/home/inf o/vivremieux/article.htm?articleid=241164 023
Article du Parisien
http://www.leparisien.fr/home/inf o/vivremieux/article.htm?articleid=241164 019
Rapport du haut conseil à l'intégration
http://www.ladocfrancaise.gouv.fr /brp/notices/014000017.shtml

La lutte contre le racisme dans les établissements
Après l'affaire du lycée Montaigne, l'éducation nationale peut-elle réagir efficacement contre la montée des actes antisémites et racistes ? Le B.O. du 14 octobre publie une circulaire appelant les établissements à la lutte. Elle rappelle l'obligation qu'ont les fonctionnaires de signaler de tels actes aux autorités de justice. Elle demande au chef d'établissement de prendre en charge les victimes et de leur indiquer les démarches entreprises. Enfin elle encourage les établissements sensibles à mettre en place des actions d'éducation en s'appuyant sur le "Guide républicain". Ces prescriptions, assez générales, seront-elles suffisantes ?
Au B.O.
http://www.education.gouv.fr/bo/2 004/37/MENE0402224C.htm

- Primaire    [ Haut ]

Un écolier sur six maîtrise mal le français
Basée sur l'évaluation de CM2, une étude ministérielle montre la grande hétérogénéit& eacute; des performances à la fin de l'école primaire. Environ 15 des élèves ne maîtrisent pas les compétences en langue française attendues. Ils représentent pourtant 12 des jeunes entrant en sixième. Un quart des élèves n'ont qu'une maîtrise très partielle et devraient rencontrer des difficultés au collège. 28% restent mal à l'aise dans des activités de synthèse ou d'analyse. Un tiers des jeunes maîtrisent de façon satisfaisante les compétences attendues en fin de primaire. Un constat qui montre la nécessité de la définition d'un "socle de compétences" à acquérir à l'école et d'une meilleure articulation entre les cycles et entre l'école et le collège. Deux soucis qui se retrouvent dans le rapport Thélot.
La maîtrise du français en fin d'école (pdf)
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/e dutel/dpd/noteeval/eva0410.pdf

Changement de département dans le premier degré
Une note parue au B.O. n°35 présente la procédure de mutation d'un département à un autre pour les enseignants du premier degré. La saisie des vœux aura lieu du 8 au 26 novembre. Dans la moitié des départements elle pourra se faire sur Internet. La note présente le barème utilisé et fixe le calendrier complet des opérations.
http://www.education.gouv.fr/bo/2 004/35/MENP0402129N.htm

La carte scolaire 2004
Cette année encore, le ministère publie les éléments permettant de comprendre comment les répartitions d'emplois d'enseignants des écoles sont faits entre régions, puis entre départements. Une longue suite d'indicateurs sont pris en compte (ruralité, précarité sociale...). S vous voulez savoir comment est jaugé le vôtre... Le ministère reste prudent sur les chiffres, notant que les indicateurs 2004 n'ont que très peu variés par rapport à l'an passé, à cause du manque de données précises : en effet, la grève administrative des écoles empêche de recueillir les éléments totalement exacts. Autres éléments importants qu'il est possible de lire dans les tableaux (en particulier les annexes) : le pourcentage d'emplois consacrés, par exemple à l'AIS ou au remplacement, ou même l'évolution du taux d'absentéisme, département par département (un bon indicateur de la pénibilité locale ?). Les cartes révèlent également des inégalités dans la répartition des moyens d'un département à l'autre, héritage de l'histoire et des évolutions démographiques.
http://www.eduscol.education.fr/D 0038/accueil.htm

Comment se préparer à l'école ?
Sous le titre "Les enfants de Los Angeles sont-ils prêts pour l'école ?", une étude de la Rand Corporation étudie les facteurs d'une intégration réussie à l'école. Elle montre l'importance du niveau culturel et social des parents. Les enfants de familles riches et éduquées réussissent mieux à l'école. Plus intéressant, l'étude montre que les enfants de familles autoritaires sont plus anxieux et plus violents que les autres. D'où la proposition de développer des campagnes en priorité vers les mères peu éduquées et les enfants des quartiers pauvres.
Etude (en pdf)
http://www.rand.org/publications/ MG/MG145/MG145.pdf
Pour lire les pdf
http://www.adobe.fr/products/acro bat/readstep2.html

C. Hagège plaide pour deux langues dès le primaire
Alors que le ministre met l'accent sur les fondamentaux, Claude Hagège (Collège de France) montre, dans Le Monde, que l'apprentissage du seul anglais au primaire risque de faire disparaître l'allemand du système éducatif. "Comment (la France) pourrait-elle être le pays qui préparerait à la domination de l'anglais un tunnel arc-bouté sur l'enseignement primaire, et où seront immolées, à moyenne échéance, toutes les autres langues?".
Article du Monde
http://www.lemonde.fr/web/article /0,1-0@2-3232,36-382987,0.html

Un outil pour traiter J'Ade
Robert Burgniard propose un outil qui permet une sortie graphique des champs disciplinaires des tests nationaux de J'Ade en CE2 et en sixième. Cela facilitera la communication des résultats aux parents.
Kits pour l'évaluation
http://www.rep-annemasse.edres74. ac-grenoble.fr

Solidarité avec le directeur de Villeneuve-d'Ascq
Victime d'une tentative d'incendie volontaire et de tags déshonorants, le directeur de l'école Calmette de Villeneuve d'Ascq sait qu'il peut compter sur la solidarité des parents. Plusieurs centaines d'entre eux ont manifesté en sa faveur.
Dépêche AFP
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_041019193713.pgxep4ge.html

- Collège    [ Haut ]

Un jeune sur six en échec en fin de collège
La proportion rappelle celle de l'école primaire. Selon une enquête ministérielle, 15% des jeunes ne maîtrisent pratiquement aucune des compétences attendues en fin de collège. Ils ne savent ni prélever des informations dans des documents, ni les organiser, ni les exploiter. A l'opposé, un quart des élèves ont une maîtrise parfaite.
Compétences des élèves en fin de collège (pdf)
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/e dutel/dpd/noteeval/eva0409.pdf

L'alternance au collège
EduScol met en ligne un dossier destiné aux enseignants des classes de collège qui fonctionnent en alternance entre le collège et une formation hors collège, souvent professionnelle selon les instructions de 2003 et 2004. Le ministère préconise une pédagogie individualisée qui vise à reconstruire le rapport de confiance avec l'école. Des instructions sont également fournies dans chaque discipline. Ainsi, en histoire-géographie par exemple, elle invite chaque enseignant à "faire ses propres choix de contenus et de méthodes" : "l'ampleur des questions inscrites dans les trois programmes d'histoire, de géographie et d'éducation civique de la classe de 4ème conduit à opérer des choix pertinents dans els contenus à enseigner". Au risque de préjuger de l'orientation en fin de collège.
Le dossier
http://eduscol.education.fr/D0188 /default.htm

Le collège ne va pas si mal
Dans Libération, Emmanuel Davidenkoff apporte les conclusion d'une tourné dans les collèges : "Alors quoi ? Des élèves remuants, partout, mais de la discipline, partout. Un niveau qui, selon les enseignants, laisse à désirer, mais des enseignants qui n'ont pas baissé les bras et recourent aux méthodes qu'ils jugent pertinentes, y compris quand elles sont traditionnelles. S'il est vrai, comme Fillon le pense, que «l'école paie aujourd'hui la facture de vingt-cinq années d'irrésolution de notre société face à la dissolution des repères moraux et civiques», cela fait plusieurs années que les enseignants et les équipes éducatives ont commencé à «rembourser» ladite facture. Laisser entendre, fût-ce implicitement, qu'ils auraient renoncé ne relève pas du débat, légitime, sur la pertinence de telle ou telle méthode. Il s'agit d'une torsion de la réalité que vivent chaque jour des millions d'élèves et d'enseignants, et qui n'aide pas à poser la question qui fâche : pourquoi, quelles que soient les méthodes, l'école a tant de mal à répondre aux défis que pose la modernité". Libération prolonge l'article par un entretien avec Roland Goigoux (IUFM d'Auvergne) sur ces thèses conservatrices, reprises du livre de M. Le Bris. Pour l'universitaire, " Ce livre est un tissu d'erreurs et d'approximations. Et quand il avance des arguments pertinents, ils sont noyés dans la caricature".
Article de Libération
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=245463
Article de Libération
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=245464


- Lycée    [ Haut ]

Bac STT
Les élèves issus de L.P. pourront continuer à remplacer l'épreuve de LV2 par une épreuve de LV1 renforcée en 20o5 et 2006.
Arrêté au J.O.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAs pad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0402191A

Calendrier du concours général
Le concours général aura lieu du 8 au 18 mars. La préinscription des établissements est ouverte du 29 novembre au 31 décembre.
Au B.O.
http://www.education.gouv.fr/bo/2 004/37/MENE0402192N.htm

- Enseignement professionnel    [ Haut ]

Rénovation des diplômes
Un B.O. hors série reprend les arrêtés de rénovation des diplômes professionnels parus au J.O. durant l'été. Cela concerne de très nombreux CAP mais aussi des BEP et des bacs pros.
http://www.education.gouv.fr/bo/2 004/hs7/default.htm

Dates d'inscription aux BTS
Un arrêté publié par le J.O. du 8 octobre fixe au 26 novembre la date limite d'inscription aux BTS.
Au J.O.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAs pad/UnTexteDeJorf?numjo=MENS0402075A

Création du bac pro cultures marines
Le J.O. du 14 octobre publie un arrêté définissant le bac professionnel "cultures marines". Première session en 2007.
Au J.O.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAs pad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0402202A

Dossier spécial    [ Haut ]
- Dossier spécial : Le rapport Thélot

Le rapport Thélot
Claude Thélot a remis le 12 octobre son rapport au premier ministre. Il orientera en partie les choix du gouvernement pour le projet de loi d'orientation sur l'école qui devrait être adopté en 2005. Le texte définitif est fidèle au pré-rapport diffusé fin août. La commission fait 8 propositions :
- S’assurer que chaque élève maîtrise un socle commun des indispensables : "l’École a pour mission principale de dispenser à tous les élèves des enseignements communs qui correspondent à la culture que la Nation souhaite transmettre à chaque génération et de permettre à chacun de trouver sa voie de réussite. Pour consolider cette ambition, il est d’abord nécessaire de garantir la maîtrise des connaissances, des compétences et des règles de comportement indispensables pour toute la vie". Pour la commission, ce socle est la base nécessaire à "l'élévation souhaitable de la formation et de la qualification" : il ne s'agit pas d'une culture au rabais mais au contraire d'élever le niveau culturel. Ce socle serait composé "des fonctions primordiales suivantes : lire, écrire, maîtriser la langue et les discours, compter, connaître les principales opérations mathématiques, s’exprimer y compris en anglais, se servir de l’ordinateur, vivre ensemble dans notre République". On notera l'importance accordée aux TIC : " La maîtrise des technologies de l’information et de la communication constitue la seconde compétence fondamentale dont l’introduction dans le socle est indispensable. Comme le recommande l’Académie des sciences dans son avis de juillet 2004, portant sur « L’enseignement scientifique et technique dans la scolarité obligatoire : école et collège », il faut « donner à l’emploi de l’ordinateur et à la fréquentation du monde numérique par les enfants une attention beaucoup plus soutenue ». L’usage élémentaire de l’ordinateur fait partie du bagage culturel que l’École doit assurer à tous les élèves, non seulement parce que l’essor de l’utilisation des technologies informatiques dans la société a transformé la manière de travailler, mais aussi parce qu’elles seront une des voies privilégiées de la formation tout au long de la vie, et enfin parce que de futurs citoyens doivent pouvoir exercer un regard critique sur le flux d’informations non contrôlées accessibles sur Internet."
- Redécoupage des cycles : la scolarité obligatoire commencerait dès 5 ans et le jeune élève traverserait 3 cycles : le cycle d'apprentissage de base allant de la grande section de maternelle au CE1; le cycle d'approfondissement allant du CE2 à la 6ème; le cycle de diversification de la 5ème à la 3ème. L'accent est donc mis sur les transitions.
- Au collège travailler l'orientation ce qui passe par un nouveau dossier scolaire respectant le projet de l'élève.
- De nouvelles séries au lycée : les voies devraient être différenciées dès la seconde, ce qui redonne à la 3ème son rôle d'orientation. Il y aurait "trois grands ensembles de voies, définis par leur finalité différente : les voies professionnelles préparant directement à une insertion dans la vie professionnelle, les voies préparant prioritairement à des études supérieures courtes articulées à des professions ou des domaines identifiés, enfin les voies préparant à des études supérieures longues". La commission souhaite redéfinir les filières. Ainsi dans les séries technologiques, 4 voies seraient distinguées : technologie industrielle, commerce et sciences de la gestion, design et arts appliqués et santé et action sociale. Dans l'enseignement professionnel, elle souhaite " élargir les baccalauréats professionnels et réduire leur nombre". Dans l'enseignement général, on distinguerait 3 voies : sciences, sciences sociales et économiques et humanités. Cette dernière engloberait 5 séries : lettres classiques - littératures, lettres – langues, lettres mathématiques, lettres communication, incluant l'outil informatique, et lettre – arts.
- Favoriser la mixité sociale : "L’École doit favoriser la mixité sociale et mobiliser l’ensemble de ses moyens dans une lutte contre les ségrégations de toutes sortes. Dans cette perspective, la sectorisation des établissements publics doit être maintenue, mais à condition que chaque famille trouve dans l’établissement de son secteur de bonnes conditions d’étude et de vie pour ses enfants. Pour tendre vers l’égale qualité des établissements, il faudrait mettre en place.. une politique plus ambitieuse qu’aujourd’hui de différenciation maîtrisée, c’est-à-dire de réduction volontariste des inégalités, en allouant des moyens nettement accrus à ceux qui sont confrontés à de réels problèmes"
- Renforcer l'autonomie des établissements : en créant des établissements dans l'enseignement primaire, en renforçant l'encadrement dans le secondaire et l'action éducative des établissements, dotés d'un "conseil de la communauté éducative" et d'une direction de la vie éducative.
- Redéfinir le métier d'enseignant : "Les enseignants sont au cœur de l’évolution de l’École ; ils doivent être reconnus et respectés en qualité de professionnels de l’enseignement. Pour instruire, éduquer, accompagner et orienter les élèves, le service de l’enseignant du XXIe siècle devrait explicitement inclure, outre la mission, fondamentale, de l’enseignement, d’autres missions telles que le suivi des élèves, les relations avec les parents, le travail en équipe, etc. Cette nouvelle organisation implique un allongement du temps de présence dans l’établissement scolaire pour les professeurs des lycées et collèges, allongement à prendre en compte dans leur rémunération ; la mesure s’appliquerait à tous les jeunes recrutés et serait proposée au choix aux autres enseignants".
- Renforcer l'action des partenaires de l'école : qu'il s'agisse des parents , des élus, des associations, des entreprises, des services de l'Etat : leur place dans l'école devrait être revalorisée.
http://www.ladocumentationfrancai se.fr/brp/notices/044000483.shtml

De Thélot à la loi, un cahier des charges
Interrogé par Emmanuel Davidenkoff dans Libération, Pierre-André Périssol, président de la commission parlementaire sur l'éducation, décrit le processus pour l'adoption de la loi d'orientation sur l'école. "Le processus proposé par la commission Thélot est clair : la représentation nationale fixerait d'abord une sorte de cahier des charges sur ce que tout élève doit acquérir pendant la scolarité obligatoire… Il reviendra ensuite à une autorité de le mettre en musique sur le plan technique. Elle devra travailler dans le cadre du cahier des charges ainsi défini".
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=246365

C. Thélot parle
Sur le site Vousnousils, Claude Thélot s'exprime sur son rapport tout au long d'une interview vidéo d'une vingtaine de minutes.
L'entretien vidéo
http://www.vousnousils.fr/page.ph p?P=data/ca_vous_parle/l_invite/&key=itm_ 20041015_173019_claude_thelot_reformer_en _profon.txt

Un site officiel sur la loi d'orientation
Comment est préparée la loi ? Quelles orientations seront retenues parle gouvernement ? Le ministère de l'éducation nationale ouvre aujourd'hui un site spécifique qui devrait permettre de suivre "dans la transparence" la rédaction de la loi d'orientation sur l'école. Le site devrait réunir "toute l'information" sur le projet de loi. Une façon pour F. Fillon de lancer u nouveau débat pour faire oublier le travail de la commission ?
Le site Loi Ecole
http://www.loi.ecole.gouv.fr


Les premières réactions le 12 octobre

La presse salue différemment la publication du rapport Thélot. Pour Libération, "le rapport Thélot.. pourrait faire une bonne base de discussion avant la loi d'orientation promise pour l'an prochain. Mais compte-tenu de la façon dont Fillon a engagé le débat, le pire est à craindre". Libé a estimé que l'application du rapport coûterait 10 milliards d'euros. Le Figaro, qui a fait campagne contre la Commission Thélot, est déçu : "un rapport prudent où l'on amende plutôt que l'on réforme. Au lieu de la confier à un atelier de haute couture, on a déposé l'école dans une boutique de retoucheur" affirme l'éditorialiste du Figaro sous le titre "occasion manquée".
Les associations de parents d'élèves saluent le rapport. La PEEP y retrouve nombre de ses revendications. La FCPE est plus ferme : " La FCPE estime que les recommandations majeures du rapport de la Commission Thélot constituent une base de travail novatrice et courageuse de nature à faire évoluer le système éducatif dans l’intérêt de chaque jeune… Dans une belle unanimité, les tenants de l’immobilisme venant de tout bord s’insurgent et s’indignent…Ceux qui assimilent le socle commun à un SMIC culturel pour le dénigrer oublient que le SMIC est une conquête sociale ! Il faut défendre le principe d’une base de connaissances garanti à tous".
Du côté des syndicats, l'accueil est prudent ou hostile. Le SNES dénonce "une conception réductrice des savoirs" et "conteste l'essentiel". La FSU prédit de "grosses colères" à l'idée d'augmenter le temps de travail des enseignants pour assurer le suivi des élèves. Le SGEN, "partage le principe des 8 programmes d'action exprimés dans le rapport de la commission Thélot. Mais les intentions affichées ne sont pas toujours suffisantes.. Le Sgen-CFDT se félicite de la mise en avant du principe d'un socle commun dans le cadre de la scolarité obligatoire. Mais le contenu de ce socle ne doit pas être étriqué.. L'ambition de mener tous les élèves à la réussite passe nécessairement par une reconnaissance institutionnelle des tâches de l'enseignant et leur inscription dans le service (travail en équipe, relation avec les parents, suivi individualisé). Mais cette prise en compte doit concerner les enseignants du premier et du second degré et ne doit aucunement alourdir le service des enseignants".
Communiqué FCPE
http://www.fcpe.asso.fr/article.a spx?id=385
Communiqué SGEN
http://www.sgen-cfdt.org/actu/art icle638.html
Article du Monde
http://www.lemonde.fr/web/article /0,1-0@2-3226,36-382634,0.html


Les tribunes du Café

Claude Lelièvre : Le rapport Thélot met à jour ce qu'il n'est pas permis d'ignorer
La Commission Thélot a osé fonder son rapport sur ce que les autres rapports précédents avaient seulement évoqué ( sous les espèces d’un « minimum culturel commun » dans le rapport du Collège de France de 1985 signé Pierre Bourdieu, d’un « socle commun de connaissances et de compétences » à assurer à la fin du collège dans le rapport de Conseil national des programmes de 1994 signé Luc Ferry et dans celui de 1999 sur le collège signé François Dubet ) : la nécessité de la maîtrise par tous d’un « socle commun de connaissances, de compétences et de règles de comportements » à la fin de la scolarité obligatoire.

Et la Commission Thélot a inscrit précisément cela dans le cadre de la scolarité obligatoire, en inscrivant le « socle des indispensables » dans le tempo de trois cycles enjambant les types d’établissements scolaires actuels (qui restent en place tels qu’ils existent actuellement ), afin d’assurer une continuité maximale et une scansion de progression contrôlée quant à la maîtrise effective par tous de ce qui est « indispensable » pour s’insérer dans la société au XXI° siècle et être prêt à « apprendre tout au long de la vie ».

Elle s’est même risquée à donner des indications ( qui ne sont pas à proprement parler des propositions ) pour éclairer les choix à faire. Et cela avec un double souci : ne pas confondre « les indispensables » à maîtriser avec une simple réduction des programmes en cours : il s’agit dans le même temps où est repris la règle fondatrice de l’école obligatoire de Jules Ferry ( « ne pas embrasser, sur les matières qu’elle touche, tout ce qu’il est possible de savoir ; mais bien apprendre ce qu’il n’est pas permis d’ignorer » ), de mettre parallèlement à jour « ce qu’il n’est pas permis d’ignorer » au XXI° siècle ( d’où les indications qui inscrivent l’informatique, l’anglais international’’, des notions d’économie et de droit dans le socle même des indispensables, lequel est le noyau prioritaire des « enseignements communs fondamentaux » ).

Ce ne sont que des indications, parce que la Commission considère que la détermination de ce socle est une question éminemment politique qui relève en dernière analyse de la représentation nationale ( qui devrait fixer en quelque sorte un « cahier des charges », devant être précisé et « mis en musique » par une « Haute autorité indépendante » ). Logique avec elle-même, la Commission ( qui n’avait, à ses propres yeux, ni la légitimité ni la compétence pour le faire ) ne prétend pas avoir déjà résolu la question de la définition du « socle commun » ; mais elle a voulu ne pas en rester aux déclarations de principes et s’est risquée avec courage ( et peut-être témérité ) à énoncer quelques indications qu’il faut prendre pour ce qu’elles sont, ni plus ni moins.
Claude Lelièvre
Claude Lelièvre, membre de la Commission Thélot, est l'auteur de « La scolarité obligatoire : pour quoi faire ? » paru chez Retz en février 2004.


L'AFEF : Le parti pris intenable des dissidents de la commission
Sur fond de publication officielle du rapport Thélot, les dissidents, après avoir quitté les travaux de la commission Thélot avec grand bruit, en profitent pour rameuter leurs troupes autour d’un colloque anti-IUFM. Entrée sécurisée pour limiter le débat aux partisans d’un retour à l’âge d’or « d’une bonne instruction de base » garantie par le « niveau de savoir disciplinaire indispensable des enseignants ».

Pourtant ces mêmes dissidents ont eu l’occasion de faire valoir leur point de vue au sein de la commission, ce qui n’a pas été le cas des associations de spécialistes. S’ils n’ont pas réussi, ne doivent-ils pas en tirer courtoisement la conclusion que leur parti pris n’est pas tenable dans notre société ?

Le rapport Thélot fait la part belle aux « fondamentaux » ; mais, vouloir fixer un socle commun minimum que l’on peut garantir à tous les élèves est-il plus utopique que de fixer des programmes pléthoriques dont seuls les happy few peuvent profiter ? L’hypocrisie est facile : si tous les enfants de la République ont droit à l’instruction et à l’éducation, peut-on encore croire que le seul empilement de connaissances permettra aux enseignants de tenir leur classe et de faire progresser tous leurs élèves ? Peut-on à la fois développer un discours sécuritaire et autoritariste, et penser que cette autorité ne passera que par les contenus d’enseignement ?

Les associations de spécialistes, qui n’ont pas été consultées en tant que telles dans le Débat National sur l’école, ne peuvent pas rester insensibles devant ces tentatives régressives de saper les efforts entrepris pour professionnaliser le métier d’enseignant. Pour maîtriser la langue et la littérature, les enseignants de français sont bien convaincus que les élèves ont besoin de professeurs dotés de connaissances universitaires solides, mais aussi de compétences didactiques et pédagogiques que les IUFM leur permettent de développer dans la formation initiale.

Certes, il ne faut pas nous voiler la face : les IUFM ont connu des errements. Certes, ils ont besoin d’évoluer pour faire mieux face aux besoins des jeunes collègues, les premiers à en relever les dysfonctionnements. Mais ne soyons pas trop pessimistes, les améliorations sont non seulement nécessaires, mais possibles. Passer d’une vocation, d’un métier à une profession suppose une réflexion sur les pratiques, qui peut se mener dans différentes instances : les associations comme la nôtre offrent un cadre moins institutionnel pour un espace de débat qu’il serait dommage de négliger.

Viviane YOUX
Présidente de l’Association des Enseignants de Français
L'AFEF
http://www.afef.org/index.htm


Enseignants et chercheurs

Chavagnes, Thélot et la pédopsychiatre
" Que peuvent-ils vouloir ces ingrats qui ne semblent pas connaître leur chance ? Enfants trop gâtés, adolescents sans limites et sans repères, voilà le leitmotiv repris par les médias. Et s'ils voulaient simplement qu'on leur apprenne à se servir de tout ce qu'on a mis à leur disposition, alors que les adultes pensaient, eux, qu'il leur appartenait d'en trouver seuls le mode d'emploi ? Quatre ans pour se construire, n'est-ce pas un défi que le collège pourrait relever ?" Dans Libération, Nicole Catheline, pédopsychiatre, s'en prend à la nostalgie passéiste ambiante. "Les années-collège correspondent à l'arrivée de la puberté et l'entrée dans l'adolescence. Il est donc logique que le collège écope des turbulences inhérentes à cette période faite d'affirmation de soi et de recherche identitaire. Modifier, simplifier le contenu des programmes n'apportera pas de solution. Recourir à l'autorité, à la parole muselée, non plus. Cela fait des années que nous le disons… Ce n'est pas à l'Education nationale de prendre en charge cet aspect, diront les plus sceptiques ou les plus conservateurs, c'est le rôle des parents. Pourquoi se renvoyer ainsi la balle alors que, précisément, les adolescents n'aiment rien tant que confronter les opinions des adultes qui les entourent ? L'organisation actuelle du collège recèle tous les ingrédients pour faire de ces années-collège un lieu fécond pour le développement des adolescents. Au plan du cadre scolaire, la diversité des matières et des enseignants, les heures de vie de classe, les itinéraires de découverte sont autant de points forts. Il est dommage de ne pas les utiliser pour faciliter l'émergence d'une capacité propre à l'adolescence : le développement de la pensée abstraite et de la pensée réflexive."
Article de Libération
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=247115

Dubet plaide pour le rapport Thélot
"Imaginons que demain, par une sorte de miracle, les élèves des grandes écoles soient exactement à l'image de la société française, que les filles, les enfants d'ouvriers, d'employés, d'immigrés y soient proportionnellement aussi présents qu'ils le sont dans l'ensemble de la société. Cette école serait sans doute beaucoup plus juste qu'elle ne l'est aujourd'hui, le pur mérite des individus serait reconnu, les inégalités sociales neutralisées et l'arbitrage scolaire, parfaitement impartial. Rien ne nous invite à abandonner cet idéal. Mais cette école de rêve serait-elle parfaitement juste ? Elle ne serait meilleure que dans la mesure où les vaincus de cette sélection parfaitement équitable ne seraient pas abandonnés, relégués, humiliés et dépourvus de toutes ressources". Dans Libération, le sociologue François Dubet soutient la réflexion menée par la commission Thélot. "Il ne faut pas se poser le problème de la justice scolaire uniquement du point de vue des «vainqueurs», mais aussi de celui des «vaincus», des plus faibles, des plus fragiles et peut-être des moins bons. C'est là le véritable sens d'une culture commune, celui d'une exigence de justice consistant à garantir aux plus faibles des élèves ce à quoi ils ont droit pour mener une vie personnelle, civique, sociale, acceptable, pour faire que leur scolarité ne ferme pas bien plus de portes qu'elle ne leur en ouvre". D'où la définition du "socle commun de connaissances" demandé par la commission. Pour F. Dubet, "les résistances qui se manifestent aujourd'hui sont aussi d'une tout autre nature car elles rejettent le principe même d'une culture commune au nom de l'excellence, de la grande culture et du droit de chaque élève de se préparer à l'Ecole polytechnique dès la classe de CP… Au fond, il y a là l'acceptation d'une sorte de darwinisme scolaire dans lequel l'immense majorité des élèves, confrontés aux ambitions les plus hautes, ne seront définis que par leurs lacunes, leurs faiblesses… Le débat sur la culture commune n'oppose pas les «républicains» aux «pédagogues»... Il oppose l'incantation méritocratique considérant que l'école juste est un vaste mécanisme de distillation fractionnée dans lequel l'excellence exigée de tous conduit pratiquement à la relégation du plus grand nombre (surtout des plus pauvres et des plus démunis) à ceux qui considèrent que si l'école doit, bien sûr, hiérarchiser les compétences et le mérite, cela ne peut se faire au prix du «massacre» des plus faibles. Ce sont là les véritables termes de l'alternative et celle-ci est lourde de conséquences car elle conduit, soit à accepter que l'école ne soit en fait que le lieu d'une concurrence brutale dans laquelle chacun vient chercher les diplômes qui garantissent une position sociale honorable, soit à considérer que ce jeu inévitable et peut-être nécessaire doit être neutralisé durant la scolarité obligatoire".
Article de Libération
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=246847

C. Lelièvre : Changer notre vision de l'école
"Quand Giscard, à l'époque, évoquait ce «savoir minimal», on l'accusait déjà de niveler par le bas! Résultat: on s'est contenté de raisonner en termes de structures (collège unique), de quantités, d'objectifs chiffrés (80% au bac). Pas de contenus". Dans L'Express du 11 octobre, l'historien Claude Lelièvre revient sur la recommandation phare de la commission Thélot : l'exigence d'un "socle commun de connaissances". "Dans notre tradition élitiste, seule l'exigence maximale est définie, jamais l'essentiel. On dit: voilà ce qui devrait être maîtrisé au bac, et tout le reste en découle, de haut en bas. C'est politiquement plus facile: on n'est jamais accusé de rabaisser le niveau, de sacrifier telle ou telle discipline. Mais les enseignants, eux, ne peuvent pas faire le programme. Donc ils l'adaptent, chacun dans leur coin. C'est la pire des solutions".
Article de L'Express
http://www.lexpress.fr/info/franc e/dossier/educationnation/dossier.asp?ida =429808

Dubet : Le socle commun pour une école plus juste
Le rapport Thélot demande la maîtrise par tous d'un socle commun de connaissances indispensables. Pour François Dubet (Bordeaux II) c'est la garantie d'une école plus juste. "Puisque l’école produit fatalement des inégalités, celles-ci seront d’autant plus « justes » qu’elles n’affecteront pas le sort des plus faibles. Dans le monde du travail, on a inventé le Smic : le plus mal payé des salariés a au moins droit à cela. Je crois que l’école doit garantir au plus mauvais des élèves ce à quoi il a droit pour mener une vie sociale normale, et que l’on pourrait appeler la « culture commune » : qu’il sache évidemment lire, écrire, compter, qu’il ait appris à se servir d’un ordinateur et qu’il parle un peu d’anglais parce qu’il en faut pour vivre... C’est pour cela que je défends vigoureusement le collège unique, dont l’objectif majeur est de divulguer cette culture commune dans une classe d’âge. Ensuite, que la diversité des compétences et des talents opère !".
Article de 20 Minutes
http://www.20minutes.fr/journal/i mpr_article.php?ida=32424


Mouvements et syndicats

La Ligue de l'Enseignement, la FCPE et Education & Devenir signent une plateforme pour l'Ecole
"Les récentes annonces et mesures ministérielles concernant le système éducatif ne peuvent que susciter de légitimes inquiétudes quant au contenu de la future loi d’orientation sur l’École. L’association Éducation et Devenir, la FCPE et la Ligue de l’enseignement décident de poursuivre la mobilisation de l’opinion publique.. « Pour l’École que nous voulons »". Les trois organisations publient dix fiches thématiques qui posent des principes pour la future loi d'orientation et doivent susciter la réflexion et le débat chez les enseignants. Une analyse qui se résume en 10 principes qui dessinent le contour d'une Ecole de la République rénovée. Nous en extrayons 7 points : "
- Seule une modification profonde des approches éducatives et des relations entre adultes et jeunes peut faire vivre les valeurs que l’École a pour mission de transmettre : solidarité, démocratie, entraide, coopération, respect mutuel, engagement, responsabilité, capacité à l’analyse critique…en un mot la laïcité;
- Les méthodes d’apprentissage conduisent les élèves à être actifs pour s’approprier efficacement les connaissances ; en ce sens, les élèves sont au centre du système éducatif.
- L’éducation et la formation initiales permettent à chacun d’acquérir des bases solides (au moins niveau CAP-BEP pour tous, niveau bac pour au moins 80 %)
- L’École accueille tous les enfants et les jeunes tels qu’ils sont aujourd’hui, sans discriminations, dans la diversité de leurs conditions, de leurs cultures, sans nostalgie des élèves mythifiés d’hier.
- Les projets des établissements scolaires intègrent les projets éducatifs territoriaux (REP, ZEP, CEL, volets éducatifs des contrats de ville…) réunissant État, collectivités territoriales et mouvements d’éducation populaire.
- l’École donne aux parents les moyens d’être des partenaires à part entière du système éducatif.
- L’adaptation du système au plan des pratiques pédagogiques, des structures et du fonctionnement suppose de réfléchir à une plus grande autonomie des établissements."

http://education.devenir.free.fr/ plateforme.htm

CFDT : Le rapport Thélot, choix historique
" Le rapport Thélot nous met devant un choix historique : l'école est enfin invitée à prendre toute sa place dans une formation tout au long de la vie conçue comme une éducation et un apprentissage permanents". Dans Libération, Annie Thomas, secrétaire nationale de la CFDT, et Vincent Merle (Cnam) voient dans le rapport Thélot " une occasion historique… En débloquant les parcours, en permettant à chacun de se situer dans une dynamique d'apprentissage tout au long de sa vie, c'est la société que l'on débloque.. c'est la République que l'on vivifie". Ils défendent l'idée du "socle commun" de connaissances : "L'associer à un abaissement des exigences, c'est méconnaître son véritable enjeu, qui est au contraire de faire du rapport aux savoirs le centre des parcours, et de reconnaître dans le savoir la condition de base de l'insertion sociale".
Article de Libération
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=245976

L'Agiem contre le rapport Thélot
Association d'enseignants de l'école maternelle, l'Agiem fait part de ses craintes devant le rapport Thélot. "Que signifient la proposition de scolarité obligatoire à 5 ans et la place donnée à la Grande section dans le cycle 1 ? Le silence sur les liens de la Grande section avec la Moyenne section et la Petite section ne nous semble pas de nature à calmer les inquiétudes de nos militants, acteurs d'une école maternelle de qualité. Le risque est grand de déstructurer l'Ecole Maternelle qui a largement fait ses preuves et sert de modèle à beaucoup de pays. Décapiter l'Ecole maternelle de sa Grande section conduirait inéluctablement la Petite et la Moyenne section à changer de nature et de statut… La proposition faite nous semble une très mauvaise solution pour les enfants, pour les familles et pour l'Ecole".
L'Agiem
http://www.agiem.fr

Pagestec en accord avec des propositions Thélot
"L'association Pagestec pense que le technologie à sa place dans les orientations proposeés". Faisant allusion à la place reconnue aux TIC, parmi les disciplines fondamentales par la commission Thélot, Pagestec, qui regroupe des centaines de professeurs de technologie, estime que ceux-ci ont " su faire entrer l'outil dans l'école de la république. La Technologie est la discipline porteuse de cette réussite et on ne peut lui retirer les fruits de son travail". Pagestec relaie la campagne "Carton jaune" qui demande une refonte des nouveaux programmes.
Pagestec
http://www.pagestec.org/


Les parents

L'Unapel achève le front commun des parents en faveur du rapport Thélot
"Nous apprécions la démarche, le débat public qui s'est déroulé et qui a permis à la Nation d'exprimer sa sensibilité, le rapport qui reflète cette sensibilité et les idées dont le gouvernement ne peut que tenir compte". Le président de l'Unapel, l'association des parents d'élèves du privé, rejoint la FCPE et de la PEEP dans un jugement favorable au rapport Thélot. L'Unapel soutient l'idée du socle commun de connaissances.
Dépêche AFP
http://actu.voila.fr/Depeche/depe che_emploi_041019102520.6ej3rdnz.html


Au gouvernement…

Thélot : Raffarin applaudit, Fillon négocie
"Le rapport.. va naturellement peser dans l'élaboration de la loi, même si le gouvernement reste entièrement libre par rapport à ce document". Dans Le Figaro, François Fillon prend quelques distances par rapport au rapport de la commission Thélot, particulièrement pour les propositions qui ont un coût. Il rejette l'idée d'un statut du lycéen professionnel rémunéré "n'est-ce pas risquer de voir les jeunes, en particulier des milieux défavorisés, s'y engouffrer pour un gain immédiat au détriment de toute tentative dans les filières générales ?". Même distance s'agissant de la formation des maîtres : " Il faut se poser la question du temps de formation. La nouvelle loi que j'ai défendue et fait voter au Parlement permet aux salariés du privé de se former en partie en dehors de leur temps de travail en bénéficiant d'une indemnité. On peut tout à fait s'inspirer de cet accord interprofessionnel signé par l'ensemble des syndicats du privé. Actuellement, faire fonctionner un système de formation pour 800 000 enseignants avec des remplaçants est beaucoup trop lourd". Par contre il se dit favorable à une aide plus ciblée pour les ZEP. Le premier ministre a été plus positif, affirmant que le rapport "fonde la nouvelle loi d'orientation sur l'école" et qu'il s'agit d'une "contribution centrale". Surtout il a écarté la vague passéiste chère à son ministre : " nous avons tous été des praticiens, nous avons tous vécu dans l’école. Il faut veiller à ce que notre réflexion soit tournée sur les quinze ans à venir et que l’on ne laisse pas nos nostalgies guider notre pensée". L'allusion est assez transparente. J.P. Raffarin a annoncé lui aussi une réforme de la formation continue des enseignants.
Entretien de F. Fillon
http://www.lefigaro.fr/france/200 41013.FIG0208.html
Discours du premier ministre
http://www.premier-ministre.gouv. fr/acteurs/discours_9/discours_monsieur_j ean_pierre_51339.html

Thélot mis en question par Fillon ?
"Que recherche François Fillon en ouvrant un nouveau site Internet dédié à la préparation et à la mise en œuvre de la loi d’orientation sur l’Ecole ?" La FCPE voit dans l'ouverture du site loi.ecole.gouv.fr une manœuvre ministérielle pour contester la légitimité de la consultation menée par la commission Thélot. La FCPE a beau jeu de rappeler que "le site Internet de la commission du débat sur l’avenir de l’école a reçu 50 000 messages résultant de la participation de 15 000 internautes, et ce sur une période d’environ huit mois. Cela doit sembler insuffisant ou incomplet au Ministre de l’Education nationale. On croît rêver". L'association de parents d'élèves pose une question : "Les citoyens ont-ils répondu de travers ? Se sont-ils trompés de priorité ?"
Communiqué FCPE
http://www.fcpe.asso.fr/article.a spx?id=386


La presse

Le Figaro contre Thélot
"Le «grand débat» fut mené, sans réel diagnostic, autour de questions fumeuses, incompréhensibles au commun des Français, n'autorisant aucun écart ni aucune discussion sur le fond, avant d'être «synthétisé» dans un épais volume qui n'avait d'autre utilité que de permettre d'accoler l'épithète «démocratique» au rapport qui suivrait. Mais la ficelle était énorme". Chaque semaine, Le Figaro Magazine continue sa campagne contre le rapport Thélot et pour les "républicains" qui "aspirent à une école égalitaire et non pas égalitariste" .
Article du Figaro
http://www.lefigaro.fr/magazine/2 0041015.MAG0019.html

Le Figaro pour Thélot
Prenant le contre-pied des affirmations du Figaro Magazine, Alain-Gérard Slama, dans une tribune du Figaro, affirme que "au sein de la commission, les quelques intellectuels proches de l'opposition qui ont participé, même par intermittence, aux séances plénières ont pu se faire entendre. Des accords substantiels ont pu être acquis sans difficulté, dans la concertation". Pour A.-G. Slama, le rapport Thélot est "un texte qui représente…, avec une légitimité sans précédent, une formidable avancée" Soulignons cet hommage aux enseignants : "c'est en dernier ressort aux maîtres que reviendra, comme toujours, l'initiative de développer en chacun l'essentiel, autrement dit les ressources d'une pensée autonome".
Article du Figaro
http://www.lefigaro.fr/debats/200 41018.FIG0323.html


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