Informations Professionnelles (Café N° 57)

Version imprimable Version imprimable

Dossier spécial

Édition du 14-12-2004

- François Jarraud -

- A la Une : Loi Fillon : Coup de force conservateur sur l'Ecole     [ Haut ]

Le ministre de l'éducation nationale a longuement présenté son projet de loi d'orientation de l'éducation sur France 2 le 18 novembre. Fixant des objectifs ambitieux (100% de jeunes "qualifiés" mais aussi 80% d'une tranche bac au niveau bac et 50% de diplômés du supérieur soit 15% de plus que le taux actuel), le ministre a exposé les recettes, nettement conservatrices, qui selon lui permettront de les atteindre.

Le socle commun obligatoire. Le ministre intègre la grande section de maternelle dans la scolarité obligatoire et annonce la mise en place d'un "socle commun de connaissances" que chaque élève devra maîtriser sous peine de redoublement dès le début du primaire. Il comportera le français, les maths, la LV1, "l'outil informatique" et une culture de base comportant l'histoire-géographie, l'éducation civique, les sciences et la technologie. Les élèves en difficulté bénéficieront, au collège, de 3 heures de soutien hebdomadaires.
Le brevet redeviendra un examen complet. A coté d'épreuves obligatoires (français, maths, histoire-géo ou SVT) comptées pour 8 points, il comportera des matières évaluées en contrôle continu (LV1, histoire-géo ou SVT et 2 matières au choix de l'élève). Le brevet ne sera pas un examen d'entrée en seconde mais... sera passé avant le dernier conseil de classe de troisième...
L'apprentissage des langues sera renforcé : dédoublement des cours en terminale, enseignement de la LV1 dès le CE et de la LV2 dès la 5ème.
Le bac comportera moitié d'épreuves passées en contrôle continu.
Dans l'enseignement professionnel" le bac professionnel sera préparé en 3 ans au lieu de 4 actuellement.
Du côté des enseignants, F. Fillon souhaite les astreindre à remplacer les enseignants absents.

Un coup de force contre les innovations pédagogiques.

"Les TPE c'est très bien" affirme F. Fillon. Mais il décide leur suppression apportant comme seul argument sa volonté d'alléger l'année de terminale, avant de reconnaître que sa décision dégagera des moyens. "Mais je les conserve en seconde et en première", répète trois fois le ministre. Cela risque d'être difficile : les TPE n'ont jamais existé en seconde... ce qui pourrait faire croire que cette décision, lourde de conséquences, n'a pas vraiment été réfléchie. Seule innovation pédagogique ayant réussi à percer en lycée, les TPE ont été au bout du compte acceptés par les enseignants et sont plébiscités par les lycéens (90% des candidats les ont présenté au bac 2004). Ils sont sacrifiés sans aucun argument sérieux sur l'autel du conservatisme pédagogique au mépris de l'investissement des équipes éducatives et des souhaits des lycéens. La suppression des TPE en terminale et au bac aboutira à ne plus les proposer en première. C'est un signal clair et négatif envoyé aux enseignants qui ont essayé de faire évoluer l'école. Ce n'est pas le seul. F. Fillon rétablit la note de conduite : elle entrera dans le brevet des collèges à coté du B2i transformé à son tour en examen traditionnel. Pour les élèves faibles, il préconise le redoublement, conseillé dès le début du primaire au mépris d'études convergentes qui établissent qu'il est nocif au primaire. Il crée "le collège unique à filières différentes" qui pré-oriente dès la 4ème les élèves vers le professionnel. Enfin, pour les cas difficiles, les classes relais seront quintuplées : une étude récente du ministère montrait qu'elles fonctionnaient davantage comme des soupapes de sécurité des collèges absorbant des élèves difficiles plutôt que comme un dispositif de rescolarisation. Par ces décisions F. Fillon détruit les rares innovations pédagogiques qui ont su s'imposer dans les établissements et encourage au mépris des sciences de l'éducation. La loi Fillon marque bien une régression pédagogique.

Le texte du projet de loi Fillon
L'avant projet de la loi d'orientation pour l'avenir de l'école reprend l'essentiel des annonces de F. Fillon le 18 novembre. Ce court texte (7 pages) fixe de nombreux objectifs pour l'Ecole : 100% de jeunes qualifiés, 80% au niveau bac, 50% de diplômés du supérieur, 15% d'étudiants supplémentaires en sciences, 20% d'élèves supplémentaires en allemand, 10% en langue ancienne, 50% d'apprentis en plus, une hausse de 20% des jeunes filles dans les séries scientifiques etc. En dehors de ces objectifs pour un avenir plus ou moins lointain, on retiendra 4 décisions précises. D'une part la création d'un Haut conseil de l'éducation chargé de conseiller le ministre sur la pédagogie et les programmes, à la place du Conseil national des programmes et du Haut conseil à l'évaluation de l'école. Ce conseil sera probablement un organe plus politique que technique puisque nommé par les plus hautes instances de la République. D'autre part, chaque établissement créera un Conseil pédagogique, composé de représentants des enseignants de chaque discipline et de représentants des professeurs principaux, chargé de coordonner les enseignements et les méthodes pédagogiques. Ce conseil coexistera avec le rappel dans la loi de la liberté pédagogique des enseignants, celle-ci s'exerçant "dans le cadre des programmes et des instructions du ministre... sous le contrôle des membres des corps d'inspection". La loi prévoit également un effort pour la formation des enseignants (20% de formations supplémentaires) mais précise que "la formation des enseignants s'effectue prioritairement en dehors des obligations de service d'enseignement" , ce qui pourrait rendre le premier objectif illusoire. Enfin le projet de loi décide le passage des IUFM sous contrôle universitaire dans un délai de 3 ans. C'est donc un texte extrêmement sommaire qui est proposé au CSE.
Dans une tribune de Libération du 26 novembre, G. Dupon-Lahitte,président de la FCPE, José Fouque, président d'Education & Devenir, André Legrand, ancien recteur, et Philippe Meirieu dénoncent "une politique réactionnaire, dangereuse, en recul par rapport à toutes les réformes initiées aussi bien par la gauche que par la droite depuis Langevin Wallon". Pour eux les mesures prises par F. Fillon (suppression des TPE, instauration des punition collectives, généralisation du redoublement) sont une grave rupture. "L'objectif affiché de démocratiser l'accès au diplôme est difficile. Il ne pourra pas être atteint par des mesures démagogiques. Il implique, au contraire, une volonté politique forte et courageuse, capable d'entraîner la mobilisation de tous les acteurs dans les établissements scolaires. La véritable confiance dans les enseignants consiste à les mettre en situation d'exercer un métier ô combien! difficile avec dynamisme et inventivité. Un ministre se doit d'aider les enseignants à faire en sorte que tous leurs élèves, loin d'être pour eux des dangers, soient susceptibles de progrès et que les familles, loin d'exercer contre eux un pouvoir dangereux pour l'école, soient au contraire des partenaires. Une corporation, craintive et repliée sur elle-même ne pourra jamais réussir ce grand pari, dont les enjeux économiques, sociaux et éthiques sont déterminants pour l 'avenir de notre pays".
http://education.devenir.free.fr/Documen ts/projetdeloi25-11-04.pdf
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=257002

Après consultation, la loi Fillon inchangée
A l'issue du temps de "concertation approfondie avec l'ensemble des partenaires sociaux de l'Education", malgré des réactions hostiles et un vote négatif du Conseil supérieur de l'Education sur un premier élément de la loi, François Fillon a publié vendredi 3 décembre un projet de loi inchangé par rapport au texte communiqué fin novembre. L'Expresso du 29 novembre en avait fait l'analyse. Rappelons que le projet de loi supprime les TPE en terminale, modifie le brevet, en y introduisant notamment une note de discipline, réforme le bac en introduisant le contrôle continu ou le contrôle en cours de formation et astreint les enseignants à effectuer des remplacements. Le projet de loi sera soumis au C.S.E. le 16 décembre et proposé au conseil des ministres en janvier. Certains éléments pourraient entrer en vigueur, si le projet est adopté par le Parlement, dès la rentrée 2005.
http://www.education.gouv.fr/actu/elemen t.php?itemID=20041231440
http://www.cafepedagogique.net/expresso/ index291104.php

Des restrictions à venir
Jusqu'où iront les restrictions budgétaires ? Le "rapport annexé" au projet de loi d'orientation sur l'éducation mobilise déjà certaines catégories d'enseignants qui craignent la disparition de nombreux postes, voir de certains enseignements. Ainsi l'Apses, une association de professeurs de sciences économiques et sociales annonce "la fin programmée des SES" en seconde. En effet le rapport réduit à 1 choix l'option de spécialité (au lieu de 2). Même si le projet de loi augmente le choix d'options facultatives, certaines disciplines ne s'y retrouvent pas. Ainsi l'Apses craint que les élèves aient à choisir entre leur LV2 et l'option SES et optent pour le premier afin de préserver leur scolarité. Pour l'Apses, cette situation entraînerait "une marginalisation de la série ES par un recrutement tari". Le même problème pourrait se poser par exemple pour les SMS, l'IGC, l'ISI, l'ISP et l'EPS. Un autre motif d'inquiétude se trouve dans le "réexamen" de tous les dédoublements en lycée et dans la suppression des décharges en collège et lycée. Ainsi ce que les langues gagneraient en terminale elles le perdraient à tous les autres niveaux. "La philosophie du gouvernement n'est pas celle d'une réduction de moyens" affirme François Fillon dans une dépêche AP. Il va lui falloir le démontrer.
http://www.loi.ecole.gouv.fr/documents/u ploaded/Projet_loi%20_orientation_Liens.p df
http://permanent.nouvelobs.com/social/20 041207.FAP9026.html?1016
http://www.apses.org/article.php3?id_art icle=50

Les 14 points de la loi Fillon
Après le show télévisé ministériel, les 14 points du projet de loi Fillon ont été mis en ligne par le ministère.
http://www.loi.ecole.gouv.fr/_web/Object s/Redirect.php?NodId=69&;PHPSESSID=ba8ebb 6a7dbce7d15ab9efa15a3c273e
http://www.loi.ecole.gouv.fr/documents/u ploaded/14propositionsFFillon.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html


Consternations et indignations
Qui est satisfait du projet de loi sur l'éducation de F. Fillon ? Les critiques pleuvent sur des mesures qui ne semblent satisfaire personne.
C'est du coté des parents que la désillusion semble la plus grande. " La PEEP avait mis de grands espoirs sur cette volonté de faire évoluer notre école. Quelle désillusion ! Que de temps perdu ! Que de gâchis pour les élèves" s'exclame l'association de parents d'élèves. " La PEEP déplore, par ailleurs, le mépris total affiché pour les parents d'élèves dont le ministre n'a même pas parlé dans son intervention. Nos craintes étaient fondées, nous en avons la preuve. La PEEP a espéré une réforme concrète : nous avons concrètement un recul inacceptable". La FCPE dénonce " la vacuité du projet ministériel en matière de lutte contre les inégalités scolaires. Proposer jusqu'à 3 heures de soutien individualisé à l'école primaire n'est qu'un effet d'annonce lorsque le ministre tente de combiner cette mesure avec l'accent mis sur le redoublement, dont toutes les recherches s'accordent pour décrire l'inutilité et les conséquences néfastes... Inscrire la notion floue, ambiguë et dangereuse de "liberté pédagogique" dans la loi, ce n'est rien d'autre que renoncer à redéfinir la mission des enseignants, qui est la pierre angulaire pour lutter contre les inégalités scolaires, faire vivre la mixité sociale et faire que l'Ecole constitue son propre recours.
Passer à la trappe ce problème essentiel, c'est faire son deuil de toute évolution durable du système éducatif."

Les lycéens, particulièrement concernés par la loi, la rejettent. Ainsi la FIDL dénonce la réforme du bac et voit dans le projet Fillon "l'école de nos grands-parents".
La Ligue de l'enseignement évoque "un conservatisme patelin qui entretient une Ecole inégale.. Pas un mot sur les projets d'établissement. Rien sur le travail en équipe. Aucune mention de la place des parents. Silence sur les autres acteurs éducatifs".
Du coté syndical, le Snes estime que le ministre "n'a pas fait la démonstration qu'il se donnait les moyens d'atteindre ces objectifs en donnant un nouvel élan au système éducatif.. Le contrat personnalisé de 3 h de soutien individualisé semble correspondre à un simple redéploiement des moyens actuellement attribués aux établissements prioritaires". Le Snes manifeste son opposition aux réformes du bac et du brevet. Le Sgen estime que la conception ministérielle de la liberté pédagogique "exclut de fait toute prise en compte de l'évolution du métier indispensable à la transformation : le travail en équipe et la pratique du projet, la nécessaire concertation, le rôle des parents, des associations, ... Les annonces concernant le redoublement, l'orientation précoce s'inscrivent bel et bien dans le cadre d'une politique éducative réactionnaire. En fait de nombreuses propositions comme celles concernant l'examen du baccalauréat, qui mérite effectivement d'être revu, semblent avoir comme motivation essentielle des considérants budgétaires. Le ministre a sans doute réussi sa prestation de " communicant ", mais l'École, la réussite de tous les jeunes, la prise en compte des inégalités ont besoin d'un projet ambitieux, courageux même. Ce n'est pas le cas".
La presse est, elle aussi, critique. L'éditorialiste du Monde estime que F. Fillon "n'a pas su trouver une réponse neuve à la contradiction à laquelle est confronté le système éducatif français". Dans Libération, E. Davidenkoff voit au contraire dans la loi "un changement de cap radical" : les enseignants détiendraient "toutes les clés de la réussite scolaire" tout en estimant que cela n'arriverait pas à les convaincre de soutenir le projet. Dans un second article, il dénonce la méritocratie : " La droite a agi avec l'éducation comme avec l'insécurité. Martelant que le système partait à la dérive, que l'illettrisme gagnait du terrain, que la violence explosait, elle a convaincu une partie importante de l'opinion que ce qui est tragiquement vrai pour une minorité (d'établissements et d'élèves) vaut pour l'ensemble. Les bénéfices politiques de cette construction sont évidents : elles font croire à l'urgence de réponses pour répondre à l'urgence ainsi créée. Ses bénéfices pour le système éducatif sont beaucoup plus aléatoires. Fillon prend le risque d'ossifier la capacité mécanique du système à exclure les plus démunis et à surprotéger les mieux dotés. Et de perpétuer un consumérisme scolaire qui s'accommode fort bien des références républicaines à la méritocratie et du profond conservatisme qui se niche derrière le pragmatisme "apolitique"..
Rarement un projet aura suscité autant d'opposition. Au point que, le 21 au soir, le premier ministre intervenait pour dire qu'il souhaite "qu'une place particulière soit faite aux parents qui sont des acteurs à part entière de la communauté éducative". Un communiqué qui fustige le ministre.
http://www.peep.asso.fr/actualite.php?id _actu=33&PHPSESSID=e482547db347669fe159e7 71e9d8b088
http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id= 397
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_041119130237.ridfi6v9.html
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=254842
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=254939

Autres Réactions
Libération rend compte sous le titre "Fillon, mauvais pédagogue" des premières rencontres entre le ministre de l'éducation nationale et les syndicats après la présentation du projet de loi sur l'éducation. Le Sgen fait part de son "profond désaccord". La Fsu évoque un texte "problématique". L'Unsa, interrogée par l'AFP, est déçue : " la philosophie du texte qu'on nous propose va à l'encontre de nos positions. Il est marqué par une logique d'individualisme, il semble que les mots "travail collectif" ou "équipe éducative" soient tabous alors que l'autorité hiérarchique est développée". La dernière grande association de parents, l'Unapel, manifeste elle aussi son opposition : " nous sommes exclus des travaux préparatoires et, semble-t-il, de la pensée même du ministre. C'est surprenant et c'est révoltant... Il est dommage que la réforme n'aborde pas les questions de fond, se borne à affirmer qu'il faut amener les enfants à réussir, ce qui est évident, sans s'interroger sur les moyens d'y parvenir et sans se préoccuper de la vie, de l'état d'esprit, des acteurs de l'Ecole". Seul Le Figaro publie, sous la plume de Robert Redeker, une apologie de François Fillon, libérateur du peuple : " Influencée par les idées issues de Mai 68, l'école a pris, ces deux dernières décennies, le chemin inverse : elle s'imposa de briser le lien entre la culture et l'école, dans le but d'en priver le peuple... Le résultat de cette démagogie : empêcher les enfants des classes populaires de s'élever vers les crêtes de l'intelligence humaine. L'école ouverte sur la vie est l'école de l'enfermement, l'école qui enferme les enfants défavorisés dans leur vision du monde, l'école qui enferme le peuple dans ses préjugés. L'école ouverte sur la vie est une prison... Propriété, durant les dernières décennies, des classes moyennes, l'école est rendue, par les projets de François Fillon, au peuple". Une tribune qui ne nie pas que les sciences de l'éducation mais aussi la sociologie de l'école...
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=256109
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_041123122413.uy720uup.html
http://www.lefigaro.fr/debats/20041120.F IG0148.html

Les Cahiers pédagogiques condamnent le projet Fillon
"Le nouveau ministre avance à visage découvert : éloge de la dictée considérée comme un des beaux arts, légalisation de la punition collective, projet de suppression des TPE en terminale. Et voilà que maintenant on nous annonce l'introduction d'une note de comportement au brevet. La liste n'est pas close ; on peut s'attendre à une remise en cause des tout récents programmes du primaire, il a même été question de l'examen d'entrée en sixième. Il est frappant de voir que, animé par un louable désir de simplification et d'économie budgétaire, le ministre préconise de supprimer les contenus et les dispositifs complexes répondant aux défis du monde du XXI° siècle tandis que sont mis à l'honneur quelques éléments solidement traditionnels (les bonnes vieilles méthodes), quantitatifs (dédoublement des classes de langue en terminale) ou disciplinaires. L'idée, vieille comme la scolastique la plus formelle, est que les contenus d'enseignement renferment naturellement leurs modes de transmission et s'imposent d'eux-mêmes pour peu que les enseignants disposent de bonnes conditions pour se faire entendre et sachent utiliser l'arsenal répressif propre à réduire les gêneurs au silence..." Pierre Madiot, rédacteur en chef des Cahiers pédagogiques condamne dans un éditorial le projet Fillon. "Ignorant le rapport de l'Inspection générale qui reconnaît aux TPE le mérite d'être " une remarquable préparation à la poursuite d'études ", le ministre veut les supprimer afin que les élèves se préparent mieux à l'examen ! Merci pour la démonstration... Nous aurons une école plus sélective et une autorité plus arbitraire. Voilà une affaire résolue".
http://www.cahiers-pedagogiques.com/arti cle.php3?id_article=1252

Les parents unis contre la loi Fillon
C'est rare : les trois grandes organisations de parents d'élèves, la FCPE,la PEEP et l'UNAPEL, publient en commun une tribune dans Le Monde du 24 novembre. Ils dénoncent le "silence" sur les parents dans le projet de loi du ministre de l'éducation nationale, "l'immobilisme prétendument républicain" du texte de loi et son manque d'envergure. Pour les parents, " choisir une école sans parents, c'est choisir l'école du passé, c'est faire régresser la France en matière d'éducation, de culture et de cohésion sociale... Ce qui doit advenir, c'est une école qui place la personne de l'élève, et non une classe d'âge, au centre de ses préoccupations ; une école qui redise sa confiance à des enseignants soucieux de dispenser un savoir incarné dans le progrès humain, une école qui ne referme pas la porte de la crainte sur des parents plus désorientés que démissionnaires ; une école, enfin, qui, sans perdre sa spécificité, s'ouvre aux regards et aux richesses du monde extérieur".
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3232,36-388261,0.html

P. Meirieu dénonce le calcul pitoyable de la loi Fillon
"Vive "l'école rentable"! Dehors les "empêcheurs d'enseigner en rond" ! Si tel est le calcul, il est, tout à la fois, tragiquement politicien, déontologiquement inacceptable et terriblement régressif". Philippe Meirieu, dans une tribune publiée par Le Monde du 24 novembre, analyse sévèrement le projet de loi sur l'éducation de F. Fillon. "Une telle démarche constitue une grave régression : les enseignants pourront, en effet, s'émanciper du projet d'école ou d'établissement et mettre ainsi en péril la cohérence éducative nécessaire aux enfants les plus fragiles. Les parents, eux, au nom de l'obligation de résultats, accentueront la pression consumériste sur l'école : ils ne manqueront pas de faire circuler les palmarès nécessaires permettant aux initiés d'épargner à leurs enfants les mauvais professeurs... En réalité, un tel calcul est pitoyable : fondé sur un mépris symétrique des parents réduits à des "consommateurs d'école" et des enseignants considérés comme de piètres professionnels, ne disposant que des sanctions, redoublements et exclusions pour faire réussir leurs élèves... Restent - et c'est peut-être le plus grave - les grands chantiers oubliés : la fracture scolaire qui se creuse de plus en plus entre les établissements prestigieux et les établissements ghettos ; la concurrence entre les établissements privés et publics et, au sein de l'enseignement public, entre ceux qui jouent la carte de la mixité sociale et ceux qui lui préfèrent celle de la sélection ; la nécessité d'enrayer le développement des officines privées de soutien scolaire, qui spéculent honteusement sur l'angoisse des familles".
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3232,36-388263,0.html

Les réactions à la loi Fillon
Pour le Snes Fsu, le projet de loi"confirme les inquiétudes suscitées par ses premières annonces". Le syndicat souligne plusieurs points négatifs : " les heures de soutien du CIRE (Contrat individuel de réussite éducative) seront financées partiellement par les heures d'itinéraires de découverte (IDD) et, selon toute probabilité, par tout ou partie des moyens des ZEP, même s'il est affirmé que le principe du dispositif ZEP n'est pas remis en cause. Toutes les heures dédoublées en lycée, en dehors des langues vivantes, sont supprimées. Toutes les heures statutaires (heures de labo, de cabinet d'Histoire Géo, premières chaires) sont remises en cause dans la mesure où elles ne seraient plus " désormais justifiées ". La seconde option obligatoire de détermination (3h) est supprimée dans toutes les classes de seconde". Le Snes craint un collège à plusieurs vitesses et s'oppose à la réforme du bac. Le SE-UNSA "considère que l'avant-projet de loi d'orientation ne règlera aucun des défis d'avenir posés à l'Ecole... Ce projet apparaît en totale contradiction avec les valeurs éducatives et l'action développées depuis le début des années 80. On cherche en vain les propositions permettant de traiter les inégalités sociales et de favoriser la réussite de tous les élèves".
Une analyse que partage Philippe Meirieu. Pour lui, " l'avant-projet de loi de François Fillon révèle un changement de philosophie très important. La loi de 1989 établissait un 'droit de l'enfant à l'instruction', parlait d'éducation des élèves et concluait par l'apprentissage de l'exercice de la citoyenneté à l'école. Ainsi, l'école française était-elle une institution organique de la République et formait d'abord des personnes à la participation à la vie publique. Or, l'actuel avant-projet.. supprime la référence au droit de l'enfant, parle de formation scolaire et non plus d'éducation, place l'autorité des professeurs au premier plan, évoque le travail nécessaire et la mise en valeur des qualités personnelles et des aptitudes de l'élève: tout cela est inquiétant car on peut y lire une sorte d'idéologie des dons, une évacuation implicite de tout effort spécifiquement pédagogique et l'affirmation que les problèmes seront résolus avec simplement de l'autorité et du travail". Le directeur de l'IUFM de Lyon est "scandalisé" par la suppression des TPE (P. Meirieu a signé la pétition initiée par le Café et le CRAP). S'agissant du bac, " On devrait revoir toutes les épreuves et l'évaluation sur le modèle des TPE et développer ainsi la recherche documentaire, la démarche expérimentale, le travail en groupes. Le baccalauréat doit devenir un moyen pour faire évoluer la pédagogie vers plus d'exigence authentique. Introduire du contrôle continu pour diminuer le bachotage, c'est bien. Introduire des épreuves impliquant un vrai travail de recherche et permettant de favoriser une approche plus citoyenne des savoirs serait encore mieux". Enfin, il craint un effet négatif des mesures d'organisation des établissements. " Loin d'aller vers une mobilisation des acteurs au service de l'école, je crains que ces mesures encouragent le soupçon réciproque et suscitent bien du découragement chez ceux et celles qui se battent au quotidien, dans les situations les plus difficiles, pour l'honneur de notre institution scolaire". L'association Education & Devenir parle d'un "retour en arrière". " La notion fondamentale de projet d'établissement outil d'harmonisation et d'échange, a quasi disparu. Quel sera en effet le rôle d'un conseil pédagogique face à la reconnaissance insistante de la liberté individuelle de chaque enseignant en matière de discipline et de pédagogie ? Ne va-t-on pas accroître l'aspect " profession libérale " si souvent dénoncé du métier d'enseignant ?... Toute la dynamique issue de la création d'établissement autonome (EPLE - loi de 1985), de la loi d'orientation de 1989, du texte définissant les missions de l'enseignant (1997) et des innovations destinées à développer le travail en équipe et à donner du sens aux enseignements (TPE, IDP, PPCP) est remise en cause. La classe devient une " boîte noire " refermée sur elle-même, le tissu relationnel reliant la classe à l'établissement et à l'extérieur est déchiré". Pour l'association, " à aucun moment on a perçu dans les propositions du ministre la compréhension du vécu de l'échec scolaire. A l'heure actuelle on ne sait déjà pas aider l'élève à surmonter le premier échec qu'il rencontre. Dans un parcours parsemé d'évaluations déterminantes ne va-t-on pas reléguer radicalement et plus tôt les plus démunis ?.. L'école va-t-elle produire des êtres formatés s'adaptant parfaitement aux besoins économiques du moment ou former des citoyens engagés, autonomes et critiques ?"
http://www.se-unsa.org/_comm/041126.htm
http://www.snes.edu/snesactu/article.php 3?id_article=1245
http://education.devenir.free.fr/Tribune .htm

Les associations éducatives inquiètes de la loi Fillon
Reçues par le ministre le 29 novembre, les 8 associations du CNAECEP (Cemea, Occe, Pep, Ligue de l'enseignement, JPA, Francas, Foeven, Eedf) ont exprimé leurs craintes "sur le renforcement des inégalités scolaires et sociales pouvant résulter du contenu des différentes mesures et tout particulièrement la course au mérite, ... l'abandon programmé des TPE et des IDD".
http://www.jpa.asso.fr

L'école à deux vitesses
"Les propositions du ministre sont paradoxales. D'un côté, elles mettent le doigt là où ça fait mal, d'un autre, elles y répondent en accentuant les problèmes. Depuis plusieurs décennies, l'école a connu une démocratisation indéniable, mais malheureusement encore partielle. Ainsi, les enfants des classes populaires, majoritaires, sont toujours ceux qui ne parviennent pas à s'approprier les savoirs, dans une école où une bonne partie des programmes est toujours conçue sur le modèle, pourtant minoritaire, des enfants des classes cultivées. Dans sa réforme, Fillon occulte cette dimension. Il n'explique pas, fondamentalement, d'où viennent les difficultés des élèves en échec et ne cherche pas à les résoudre. Il se contente juste d'estimer que cela vient d'eux-mêmes, de leurs capacités. C'est le retour l'idéologie des "dons"." Dans L'Humanité du 6 décembre, Stéphane Bonnéry, Paris VIII, critique la loi d'orientation, accusant F. Fillon de créer "une sous-école... pour les gamins qui ne suivent pas".
http://www.humanite.presse.fr/journal/20 04-12-06/2004-12-06-451349

L'UMP soutient la loi Fillon
Qui accueille favorablement le projet de loi sur l'éducation de François Fillon, demandions-nous dans L'Expresso du 22 devant l'isolement du ministre. L'UMP vole au secours du ministre. "En garantissant à tous les élèves la maîtrise d'un socle commun, pour qu'aucun enfant ne sorte plus du système scolaire sans qualification, en revalorisant l'enseignement professionnel, en simplifiant le baccalauréat... le ministre replace chaque élève dans une dynamique de progrès et d'égalité des chances" a déclaré à l'AFP la porte-parole du parti présidentiel. Un soutien suffisant ?
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_041122123114.o7xezneg.html

La PEEP rassurée
A l'issue d'une rencontre avec F. Fillon, où elle a renouvelé ses propositions sur le socle commun et la place de parents à l'école, la PEEP " se félicite de voir que ses propositions sont majoritairement prises en compte". Elle rappelle " son opposition à la suppression des TPE en terminale".
http://www.peep.asso.fr/actualite.php?id _actu=27&PHPSESSID=2323ed28bfd55a8c610ae7 809a8a255d

- Le système éducatif    [ Haut ]

PISA : Mention convenable
C'est officiel : mention "convenable" pour l'Ecole française selon l'enquête internationale PISA réalisée par l'OCDE dans une quarantaine de pays. Près de 5.000 élèves français âgés de 15 ans ont participé en 2003 à une vaste enquête internationale menée par l'OCDE dans 40 pays. PISA évalue les compétences (davantage que des connaissances) en mathématiques, compréhension de l'écrit, culture scientifique. Une première étude a eu lieu en 2000, centrée sur le Français, celle de 2003 l'est sur les mathématiques. Selon les résultats, la France se situe au dessus de la moyenne, proche du Danemark ou de la Suède. Alors que la moyenne des pays est à 500,la France est en " culture mathématique " à 511, avec un point fort en algèbre et en lecture de graphiques, et un point faible lorsqu'il faut prendre des initiatives ou utiliser la démarche " essai/erreurs ". Même évaluation en culture scientifique, où le point fort est ce qui est inscrit aux programmes, mais à nouveau moins bon lorsqu'il faut utiliser une démarche d'investigation ou de recherche. En résolution de problème la France est à 519. La compréhension de l'écrit reste en retrait (à peine supérieur à la moyenne).

On ne peut pas distinguer de réelles évolutions depuis 2000, si ce n'est une légère augmentation du groupe des élèves les plus faibles (de 4,2% à 6,2%) en compréhension de l'écrit, ceux qui ne savent pas utiliser la lecture comme outil pour apprendre et comprendre. Cette tendance sera à confirmer en 2006 car la variation est faible.

Les garçons sont toujours légèrement meilleurs en maths, alors que les filles sont franchement supérieures en Français.... Peu d'écart en revanche en culture scientifique.

La Finlande est toujours bien placée partout. La Suisse se situe dans le haut du tableau. L'Allemagne, dont les résultats 2000 avaient fait jaser, fait un peu mieux, proche de la moyenne. L'Espagne, les Etats-Unis ou l'Italie obtiennent des résultats inférieurs. Tunisie, Brésil et Indonésie ferment la marche

A l'intérieur de l'échantillon français, les écarts sont évidemment importants entre les différents élèves : les élèves de 2nde sont à 580, les 3èmes à l'heure à 540, les 2ndes pro à 490, les SEGPA et les élèves en retard autour de 480 (résultat moyen d'un pays comme la Thaïlande)

Le rapport de l'OCDE permet également de mesurer la dispersion des résultats entre les catégories les plus défavorisées et les plus favorisées, ce qui montre le caractère plus ou moins démocratique de chaque domaine. L'Allemagne se distingue négativement avec une dispersion supérieure à 110 quand la Finlande est inférieure à 55. Reste à savoir (ou à étudier) quelles sont les conditions pour qu'un système éducatif soit efficace... et juste !

Cependant on retiendra trois enseignements de cette étude. D'une part, le système éducatif français n'est pas mauvais, ses résultats sont honorables. D'autre part, les systèmes éducatifs qui ont, encore une fois en 2003, les meilleurs résultats (ont pour point commun d'orienter tardivement et de ne pas miser sur le redoublement pour remédier aux difficultés. Or la loi d'orientation renforce la sélection précoce et préconise le redoublement. Enfin, l'enquête PISA 2003 met en évidence une difficulté majeure des jeunes français :" la phase d'investigation, de recherche et de formulation d'hypothèses dans une démarche scientifique pose problème aux jeunes français". Gageons que la suppression des TPE et la disparition programmée des IDD ne vont pas améliorer la situation.
http://www.pisa.oecd.org/document/55/0,2 340,en_32252351_32236173_33917303_1_1_1_1 ,00.html
http://www.education.gouv.fr/stateval/no teeval/listne2004.html

L'école inadaptée selon Allègre
"Dans l'état où nous sommes, le premier problème, pour l'école, c'est l'inadaptation de l'offre de formations à la demande d'emplois... Je peux donner les secteurs : vous avez d'un côté le bâtiment, la restauration, l'électricité, la mécanique ; et vous avez de l'autre côté les infirmières, mais aussi les chirurgiens, les anesthésistes... Et le Conseil économique et social propose, vous l'avez peut-être lu, d'importer des scientifiques ! Donc, nous traversons effectivement une crise d'inadaptation. Un chiffre en témoigne : il y a aujourd'hui trois fois plus d'étudiants inscrits dans les cursus de psychologie qu'il n'y a de psychologues en activité".
http://www.lefigaro.fr/magazine/20041126 .MAG0007.html

Vie et mort des établissements français
Selon une étude ministérielle, depuis 1996, près de 10.000 établissements scolaires (écoles, collèges, lycées, etc.) ont été fermés en France pour 7.900 ouvertures. Les académies les plus touchées sont celles où la population jeune diminue : Reims, Clermont-Ferrand, Lille, Besançon, Paris, Amiens. Un mouvement contre lequel se mobilisent des défenseurs des petites écoles rurales comme Ecole et Territoire.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/ni0434.pdf
http://perso.wanadoo.fr/ecole.et.territo ire/
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

Vade Retro Saint Nicolas !
Jusqu'où ira l'application de la loi sur la laïcité ? A Coudekerque-Branche (Nord), un millier de figurines de Saint Nicolas en chocolat destinées aux enfants des écoles primaires n'ont pas été distribuées aux écoliers...
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_041209154656.crxsda5n.html

L'antisémitisme et l'école
"Au départ, on se disait : c'est la sortie de la journée. Maintenant, je pense que ceux qui, parmi nous, ont pu taguer des graffitis racistes ou antisémites réfléchiront à deux fois." Le Monde du 30 novembre rend compte de l'efficacité du voyage à Auschwitz de 150 lycéens franciliens pour lutter contre l'antisémitisme. Mais cette initiative a forcément ses limites alors que l'Ecole connaît une multiplication des actes antisémites : l'éducation nationale en reconnaît plus de 200 depuis le début de l'année. Le 2 décembre, lors du dîner du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives), François Fillon a affirmé son intention de lutter contre eux. Il a notamment fait allusion au cas de Bruno Gollnisch en évoquant "des propos sordides... tenus récemment par un homme qui donne une image détestable du milieu universitaire lyonnais... J'ai demandé au recteur de l'académie qu'une procédure disciplinaire soit engagée à son encontre dans les plus brefs délais". Il a également rappelé les efforts de son ministère : sanctions disciplinaires dans les établissements, enseignement de la Shoah, convention avec les éditeurs. Mais dans chacun de ces domaines bien des efforts restent à faire. Ainsi, le passage de l'enseignement de la Shoah de la terminale à la première a sans doute affaibli la transmission de cet enseignement. Dans certains cas, l'agression antisémite a abouti au départ de la victime.
http://www.education.gouv.fr/actu/elemen t.php?itemID=2004122185
http://www.crif.org/index.php?dossier=1& menu=5
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/ shoah2004/index.php

- Vie professionnelle    [ Haut ]

Seconde carrière : ouverture à la rentrée 2005
Selon l'AFP, qui s'est procurée les textes, les décrets permettant aux enseignants ayant au moins 15 ans de services d'enseignement d'opter pour une autre administration de l'Etat entreront en application en septembre 2005. Les candidats à ces détachements seront sélectionnés sur leur valeur professionnelle par une commission académique. Près d'un millier d'enseignants pourraient en bénéficier.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_041209190929.2jn6s31s.html
http://www.cafepedagogique.net/disci/act u/53.php

Concours : chute des admis en 2003
Le nombre de postes mis aux concours était en baisse de 4% en 2003. Mais, selon une étude ministérielle, le nombre de reçus a connu une vraie hémorragie : -12%, principalement à cause des concours réservés, professionnels et internes.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/ni0430.pdf

Concours : Plainte d'étudiants après un bug du serveur ministériel
Le site ministériel a-t-il buggé le 25 novembre ? Le ministère le nie. Mais plusieurs candidats aux concours de recrutement d'enseignants se plaignent de n'avoir pu valider leur candidature et d'être exclus contre leur gré des concours. Le Snes parle de "cynisme" et demande la réouverture des inscriptions. Pour le SE-Unsa, "il serait incompréhensible que des étudiants, dont certains inscrits en première année d'IUFM, soient interdits de concours par un bug technique. Au moment où les besoins en recrutement sont massifs, le ministère devrait se réjouir de voir des jeunes plus nombreux attirés par le métier d'enseignant".
http://www.01net.com/article/259920.html
http://www.se-unsa.org

L'Assemblée adopte la loi sur la retraite des profs du privé
L'Assemblée nationale a adopté en première lecture, mercredi 8 décembre, la loi qui prévoit l'alignement de la retraite des professeurs de l'enseignement privé sous contrat sur la retraite des enseignants du public. Le Sénat se prononcera le 21 décembre. Le texte élimine l'ambiguïté de leur statut en en faisant des contractuels de droit public.
http://www.assemblee-nationale.fr/12/dos siers/retraite_des_maitres.asp
http://www.fep-cfdt.fr/actu/dossiers/sta tut%20de%20droit%20public/texte.htm

Un principal condamné pour non-dénonciation
Un principal de collège a été condamné par le tribunal correctionnel de Thionville à 3.000 euros d'amende pour ne pas avoir dénoncé des agressions sexuelles sur mineur. Cette décision fait jurisprudence et rappelle aux enseignants leur obligation de signalement.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_041207172450.8lfktmza.html

Un instituteur jugé pénalement responsable
La cour d'appel de Paris a condamné pour homicide involontaire à 5 mois de prison avec sursis un instituteur pour la mort accidentelle d'une fillette, tombée d'une fenêtre. La décision pose la question de la responsabilité personnelle des enseignants. Dans ce cas précis, l'administration n'avait pas sanctionné l'instituteur estimant qu'il n'y avait pas de faute. La justice en a décidé autrement.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_041202172903.hwqajcjf.html
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_041202165300.dmo37zxo.html

Des indemnités pour les enseignants de Côte d'Ivoire
"Une cellule nationale a été mise en place. Sa mission sera double : permettre de réintégrer dans les meilleures conditions les personnels d'encadrement et les enseignants qui en manifesteront le souhait." Le 10 novembre, le ministre annonçait un effort de solidarité avec les enseignants chassés de Côte d'Ivoire. Selon l'AFP, ils se sont rappelés à lui en demandant une prime de réinstallation et une indemnisation.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_041129120719.c71iyvyz.html
http://www.education.gouv.fr/actu/elemen t.php?itemID=20041112941

Postes aux concours de direction
Le Journal Officiel du 1er décembre publie le nombre de postes de direction mis aux concours : 90 pour la première classe, 610 pour la seconde.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MEND0402545A

L'école, l'autorité et les petits chefs
Les profs en ont-ils ras-le-bol de leur encadrement ? Oui, affirme Emmanuel Davidenkoff dans Libération. IEN, IPR et formateurs IUFM feraient "les frais de la colère" des enseignants, "coupables de s'être vendus aux pseudo-sciences de l'éducation". Alors tous grincheux et conservateurs les profs ? Faut-il associer la crise de l'autorité, qui est réelle dans l'éducation nationale, au conservatisme pédagogique ? Ou est-ce le conservatisme qui est au pouvoir ?
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=254268

Liste d'aptitude
Quels sont les critères pour être retenu sur une liste d'aptitude ? Le B.O. du 18 novembre précise les modalités d'accès aux corps des agrégés, de certifiés, d'Adjoints d'enseignement etc.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/42/ default.htm

La grève du 7 décembre
Selon le ministère, il y aurait eu 24% de grévistes dans les collèges, 23% en lycée et 15% en lycée professionnel.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_041207114323.itpy7rab.html

Inspections...
Comment expliquer la grogne actuelle contre l'inspection ? Libération l'évoquait il y a quelques jours. Des listes de discussion sur Internet nous arrivent l'histoire d'un prof de maths sanctionné de façon brutale dans l'est de la France. Enfin Libération du 24 novembre revient sur ce sujet à travers son courrier des lecteurs. "On peut casser en peu de temps quelqu'un qui faisait sérieusement son boulot... et qui, une fois le choc passé et le traumatisme surmonté, va continuer à la faire, parce que ce qui compte, ce sont les élèves et l'idée de les faire progresser. Et que la vraie reconnaissance pour un prof, elle vient d'eux : quand on les rencontre des années après et qu'ils se lâchent, qu'ils vous disent que vos cours étaient super et qu'ils ne vous ont pas oublié. A quand une part d'évaluation par les élèves ?" demande une enseignante. Bientôt sur la liste ?
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=256419

Enseignants du second degré dans l'enseignement supérieur
Le B.O. du 25 novembre publie une note de service publiant les emplois à pourvoir et rappelant la procédure à suivre.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/43/ MENP0402492N.htm

- Vie scolaire    [ Haut ]

Ouverture au grand public d'espaces Internet dans les établissements scolaires
L'Expresso du 9 décembre l'avait annoncé : la circulaire sur "l'ouverture d'Espaces NetPublic dans les établissements scolaires" a été publiée au B.O. Selon ce texte, " il est souhaitable que les équipements informatiques, mis en place en milieu scolaire grâce aux efforts conjoints de l'État et des collectivités locales, voient leur utilisation optimisée en dehors du temps scolaire en permettant à un large public d'accéder à une activité de sensibilisation et d'initiation à la pratique du multimédia et de l'internet". La circulaire invite les établissements de l'éducation nationale et du ministère de l'agriculture à ouvrir leurs salles multimédias au public. Un texte un peu insolite puisque l'Etat n'en est pas propriétaire et ne peut à lui seul autoriser ces ouvertures.

Consulté par Le Café pédagogique, Philippe Vincent, membre du Bureau National du Syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale, analyse le texte. "L'Etat prend là des dispositions dans un domaine qui n'est pas de sa stricte compétence : il devra donc pour ce faire, travailler en coopération avec les collectivités locales. Par ailleurs, la plus grande partie des équipements informatiques est financée par les conseils généraux ou régionaux : sur quelles bases juridiques seront-ils mis à la disposition d'activités différentes de celles pour lesquelles leur achat a été effectué (usage pédagogique, par les élèves) ? On entre là dans le champ des équilibres subtils et non clairement définis des relations entre les différents intervenants institutionnels dans les EPLE...

Si on peut penser qu'il est bon et logique que les citoyens puissent bénéficier des investissements réalisés sur des fonds publics et implantés dans des établissements publics, il faudra veiller à ce que ce ne soit pas une nouvelle fois les agents de l'Etat, et en particulier les personnels de direction, qui aient à supporter le poids des initiatives de ce même Etat. Enfin, dans tous les cas, ces initiatives devront être cohérentes avec le principe d'autonomie de l'établissement fondé par le décret 85-924 du 30 août 1985."

http://www.education.gouv.fr/bo/2004/45/ MENT0402500C.htm
http://www.snpden.org/
http://delegation.internet.gouv.fr/netpu blic/index.htm

Evaluation des personnels
Le J.O. du 24 novembre publie un arrêté relatif à la notation des conseillers d'administration scolaire, secrétaires, agents administratifs, agents de service, médecins, infirmiers, et de nombreux autres corps administratifs de l'éducation nationale. Le texte précise les critères de notation et établit la liste des chefs de service ayant pouvoir de notation. Ce texte sera appliqué cette année scolaire.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENF0402476A

Les droits des enfants et l'Ecole
Dans son rapport annuel, la Défenseure des droits des enfants souligne la croissance des plaintes concernant l'Ecole : celles-ci se situent à la seconde place. Il s'agit de refus de scolarisation d'enfants handicapés, de déscolarisations brutales d'enfants "difficiles", de mauvais traitements de la part d'enseignants. Une mission d'inspection a été diligentée à sa demande. Mais la Défenseure dénonce une lacune grave du système français : "il n'y a plus aujourd'hui de politique de l'enfance au niveau national.. Il manque donc dans notre pays un outil d'audit et de coordination des politiques départementales de l'enfance et d'alerte sur les éventuels dysfonctionnements que seule uns institution indépendante peut être en mesure d'accomplir". C. Brisset demande que ses services en soient chargés.
http://www.defenseurdesenfants.fr/defens /index4.htm

Que faire quand le maître terrorise ?
Fessées, baillons de papier adhésif, harcèlement psychologique, humiliations, gifles, morsure, étranglement, abus sexuels : c'est le triste inventaire dressé par Nicole Baldet (inspectrice) dans son rapport sur les "brutalités et (le) harcèlement physique et psychologique exercés sur des enfants par des personnels du ministère de l'éducation nationale". Bien qu'interdits depuis 1887, les brutalités contre les enfants sont rares mais elles existent encore : N. Baldet a retrouvé 81 cas signalés par la hiérarchie. Elle dénonce le manque d'encadrement des instituteurs en matière disciplinaire et dans tous les cas l'absence d'accompagnement professionnel des maîtres qui ont dévié. N. Baldet relève également que "les enfants... en règle générale victimes réelles des adultes sont ignorés voire contestés la plupart du temps pendant la procédure administrative... Les parents doivent s'attendre, quand ils s'engagent dans (une) procédure, à être amenés à chercher un autre établissement scolaire pour leur enfant". Elle recommande une refonte de la réglementation pour l'amener à préciser les gestes interdits et à intégrer la Convention sur les droits des enfants, une modification des procédures d'enquête et surtout un effort de communication supplémentaire dans les établissements. Des recommandations éloignées des préoccupations ministérielles sur les punitions collectives...
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/b rp/notices/044000570.shtml

Prévenir le sida
A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, EduScol met en ligne un document d'information sur la maladie et sa transmission. Une information intéressante mais qu'on trouvera dans une forme plus accessible aux jeunes sur le site Sida de France 5. Ce site propose également des pistes pédagogiques pour la classe.
http://eduscol.education.fr/D0060/sida.h tm
http://www.france5.fr/education/sida/

Voile : 4 nouvelles exclusions
Quatre nouvelles exclusions ont été prononcées dans un lycée alsacien, ce qui porte à 15 le nombre de lycéennes exclues dans la région.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_041124174256.vvep8bf8.html

- Primaire    [ Haut ]

L'évaluation en CE2 et en sixième
Les premiers résultats des évaluations « diagnostiques » (destinées à informer des compétences des élèves en début de CE2 et en début de 6e) sont disponibles. Il est toujours délicat (et peu recommandé) d’établir des comparaisons avec les années précédentes, les épreuves n’étant pas identiques. En Français, en CE2, la moyenne nationale est de 73% de bonnes réponses, alors qu’elle n’était que de 65,8 l’an passé. Les items évaluant la compréhension sont réussis à 76% (67% l’an passé), un peu plus que les « outils de la langue » (orthographe, grammaire…) (74%, soit dix points de plus que l’an passé). Mais la « production d’écrit » est toujours le mauvais élève avec 65% (68% en 2003). En 6ème, les résultats présentent les mêmes écarts : la compréhension monte à 78,8% (70% en 2003). Mais les compétences en maîtrise des outils de la langue chutent (54% contre 61% en 2003. La production de texte se maintient autour de 60% (63 en 2003). En maths, en CE2, le score moyen global (69,5%) est supérieur au résultat de l’an passé (65,4%). « Rechercher l’information » est réussi à 68% (73% l’an passé), « Organiser la démarche » à 69% (54% en 2003). « Produire et justifier une réponse » est réussi à 59% (52 en 2003), appliquer une technique » à 68% (60% en 2003) et « Utiliser une connaissance » à 81% (80% en 2003).
Du côté des savoirs, c’est la géométrie qui est plébiscitée (84%), devant les Mesures (76,6%), la Numération (76,5%), le Calcul (61%). La résolution de problèmes est toujours à la traîne avec 51%. En 6ème, pas de score en « Problèmes ». Le résultat est à croiser entre « Problèmes numériques » (48%) et « traitement de l’information » (75%). La Numération (70%) et les Opérations (68,6%) sont relativement réussis, alors que la géométrie plonge à 60%. Il faudra attendre les résultats plus fins pour connaître, par exemple, les écarts entre ZEP et non-ZEP.
Mais on peut à coup sûr tirer de ces premiers résultats la nécessité de centrer les efforts, en maths et en Français, sur la construction de situations pédagogiques destinées à mettre les élèves en situations de production de textes et de résolution de problèmes.
Mais que faire des évaluations ? Le débat fait rage parmi les spécialistes : on remet de plus en plus en question le principe de « remédiations » (projets personnalisés d’aide et de progrès, par exemple), pour demander aux enseignants de s’appuyer au contraire sur les résultats pour organiser des situations d’enseignement visant à anticiper et prévenir les difficultés. Il est vrai que les résultats actuels de la recherche en psychologie, demandant de travailler spécifiquement l’apprentissage de la compréhension, ou de centrer l’attention des élèves sur les procédures utilisées davantage que sur leurs résultats, va dans ce sens. Évidemment, ce débat pose avec acuité la nécessité d’un accompagnement des enseignants sans commune mesure avec ce qui est aujourd’hui possible, à la fois pour lire avec finesse les résultats statistiques disponibles, et pour travailler collectivement à la mise en œuvre de ces situations d’apprentissages…
http://evace26.education.gouv.fr/
http://educ-eval.education.fr/

Un outil pour ces évaluations
A noter : deux collègues, Claude IGLESIS ( IAI de l'Ariège) et Jean Paul Terrancle (IAI 31) ont développé un outil qui permet, à partir de l'évaluation Casimir ou Jade, de fabriquer simplement des statistiques précises sur le niveau d'un groupe d'élève. Un peu lourd à télécharger, mais très simple à utiliser !
http://www.aft-rn.net/banque/f_dld.php3? dir=casimir&idcat=2&f=extraction-ce2-nov2 004.zip

Le débat de la scolarisation à 2 ans
Plaidoyer pour la maternelle
Sous ce titre, la revue du Snuipp propose un riche dossier qui apporte des éléments favorables à la scolarisation précoce. On sait que le sujet fait débat en France et à l'étranger : un récent rapport britannique, signalé dans L'Expresso du 26 novembre, la recommande. Dans Fenêtres sur cours, Anne-Marie Gioux, inspectrice générale, y voit un outil pour lutter contre les inégalités. " Elle peut être un facteur de réduction des sources d'échecs pour une partie des enfants, s'ils sont accueillis dans de bonnes conditions avec un vrai projet éducatif et pédagogique où toutes les sections se combinent et s'articulent pour ne pas tronçonner schématiquement l'enfant et les apprentissages en autant d'étapes que de classes d'âge. Réduire les inégalités, c'est ne pas placer trop tôt l'enfant dans un système de compétition, construire sa personne et les éléments de base sur lesquels il sera en sécurité, prendra confiance en lui et élaborera l'image positive du monde et des adultes, aura envie d'apprendre à l'école. Une école qui ne soit pas un lieu de coercition ou de conditionnement mais d'écoute et d’ouverture".
http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/fsc263.pdf
http://www.cafepedagogique.net/expresso/ index261104.php

La scolarisation à 2 ans stigmatisée
"Il faut une loi qui dise que l'école est "accessible à trois ans révolus", comme on ne vote pas à 18 ans moins une semaine". Cet avis de la défenseure des enfants, repris par l'AFP, est partagé par les psychiatres participant à une conférence de l'Association française de psychiatrie. Pour eux, la troisième année de la vie achève un cycle de développement indispensable pour la construction de l'identité individuelle. La scolarisation perturberait celle-ci et serait responsable de comportements violents à l'adolescence. Une opinion soutenue également par Alain Bentolila pour qui les enfants scolarisés trop tôt manquent de vocabulaire ce qui nuit à l'apprentissage de la lecture. Des arguments qui alimentent un débat actif depuis début 2004.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_041124153232.0pi65j4k.html
http://www.cafepedagogique.net/disci/pri maire/48.php

La scolarisation dès deux ans a un impact positif
"La scolarisation avant 6 ans.. améliore le développement de l'enfant. Ses effets sur le développement social et intellectuel de l'enfant sont évidents durant les premières années de l'école primaire". Cet avis tranché résulte d'une étude menée auprès de 3000 enfants par l'Institut d'Education de l'université de Londres. Pour les chercheurs, plus la scolarisation est précoce meilleurs sont les résultats, même si elle s'effectue à temps partiel. Ils mettent en évidence des gains pour l'apprentissage de la lecture et des maths et ils démentent tout effet négatif sur les comportements. Cette étude intervient au moment où le débat est vif entre partisans et adversaires. Ainsi L'Expresso du 25 novembre signalait l'avis de psychiatres français. Deux conceptions s'opposent. D'une part ceux qui voient dans la scolarisation précoce une forme de mal-traitance pénalisant le développement social, affectif et intellectuel de l'enfant. D'autre part, ceux qui y voient un instrument de socialisation et de développement intellectuel. Ajoutons que le débat n'est pas qu'intellectuel. Le rapport diagnostic du Haut conseil d'évaluation de l'Ecole donnait à penser que les sommes attribuées à cet enseignement conflictuel pourraient bénéficier à d'autres niveaux d'enseignement comme l'université.
http://k1.ioe.ac.uk/schools/ecpe/eppe/in dex.htm
http://www.cafepedagogique.net/expresso/ index241104.php
http://cisad.adc.education.fr/hcee/docum ents/rapport_Hardouin.pdf

Professeur des écoles : un concours moins attractif
Après deux années de croissance, les effectifs des IUFM ont chuté de 4% en 2003-2004 affirme une étude du ministère. La baisse porte en totalité sur le premier degré et concerne aussi bien les étudiants préparant le concours que les stagiaires. Le second degré reste attractif.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/ni0432.pdf

La journée d'action des directeurs
A l'appel de plusieurs syndicats (Snuipp, Se-Unsa, Sgen-Cfdt), des rassemblements ont eu lieu dans toute la France pour obtenir des décharges pour les directeurs d'école. Une revendication qui met du temps à remonter : la grève administrative des directeurs a débuté il y a 5 ans…
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_041201161621.npe34ggp.html

Stage antichahut à l'IUFM de Nice
Ils sont 213 élèves enseignants de l'IUFM de Nice à en bénéficier. Un stage antichahut leur apprend à découvrir ce qu'est l'autorité, une "mayonnaise à monter soi-même" annonce un formateur. Mais pour Gilbert Castelli, "autrefois on croyait que l'autorité d'un enseignant était innée. Aujourd'hui cela s'apprend". Pour Le Parisien, " le retour de la punition collective prônée par François Fillon, ministre de l'Education nationale, ne suscite aucun enthousiasme. On lui préfère ici d'autres méthodes individuelles selon la gravité de la faute".
http://www.leparisien.fr/home/info/vivre mieux/article.htm?articleid=245925836

Des ressources pour l'enseignement des sciences et de la technologie
EduScol propose de nouveaux outils pour faciliter l'enseignement des sciences et de la technologie à l'école. Ainsi on y trouvera une "charte de l'accompagnement en sciences et technologie" qui facilite l'accompagnement du cours par un scientifique; 26 "fiches connaissances et d'application" qui correspondent au programme de "découverte du monde".
http://eduscol.education.fr/D0027/EXSREN 02.htm

L'anglais en primaire
Faut-il apprendre l'anglais dès le primaire ? L'Express du 6 décembre oppose deux opinions. Pour Claude Hagège, Collège de France, "il n'y a aucune raison de renforcer la suprématie anglophone. La vocation de l'école, c'est la transmission et l'innovation. C'est donc le plurilinguisme, l'apprentissage de deux langues étrangères, non d'une seule, qu'il faut promouvoir à l'école primaire". "Rendre son apprentissage obligatoire très tôt aiderait notre pays à retrouver son influence sur la scène mondiale, écornée par notre insuffisance en anglais" répond Jacqueline Quéniart, professeur d'anglais, membre de la commission Thélot.
http://www.lexpress.fr/info/france/dossi er/educationnation/dossier.asp

500 tableaux interactifs pour les écoles
Les tableaux blancs interactifs (TBI) vont-ils révolutionner les pratiques pédagogiques ? Educnet annonce que 500 TBI, accompagnés d'un vidéo projecteur, vont être distribués dans les écoles primaires (voir L'Expresso du 8 novembre). Le ministère publiera un guide des usages et appelle écoles et IUFM à collecter de "bonnes pratiques".
http://www.educnet.education.fr/primaire /usages/TBI/
http://www.cafepedagogique.net/disci/pra tiques/55.php
http://www.cafepedagogique.net/expresso/ index081104.php

Les défis de l'Oise
Vous voulez que vos élèves se mesurent à d'autres ? Le Cddp de l'Oise propose son service "défis" qui permet de monter des concours pédagogiques avec une quinzaine de classes de CM2 du département. C'est évidemment par Internet que cela se passe…
http://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/defis_ cddp60/presentation_classe.php3

La Londe, capitale pédagogique
Fenêtres sur cours, la revue du Snuipp, publie les actes de l'université d'été de La Londe des Maures. Bruno Sochaut, André Ouzoulias, Françoise Lorcerie, Rémi Brissiaud, Gérard Chauveau, Philippe Meirieu, et encore bien d'autres chercheurs (ils sont 40, impossible de les citer tous !) : l'université d'été a mis en contact des enseignants avec la recherche pédagogique. Parmi les thèmes évoqués : les apprentissages, le langage en maternelle, l'autorité, l'inspection, la différence culturelle. Un recueil d'une grande richesse : à déguster !
http://www.snuipp.fr/article1905.html

- Collège    [ Haut ]

Date du brevet
Le brevet aura lieu à partir du 27 juin.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/42/ MENE0402459N.htm

L'Inspection générale et le rapport Thélot
Comment l'inspection générale analyse-t-elle le rapport Thélot ? L'AFEF (association française des enseignants de français) l'a demandé à Katherine Weinland, doyenne de l'inspection générale des Lettres. Pour elle, le rattachement envisagé de la 6ème à l'école primaire " est probablement impossible dans l'état actuel des choses. Il faudrait... pour cela faire glisser vers le collège des professeurs des écoles, ce qui paraît extrêmement difficile. De plus, si l'on veut éviter l'éparpillement et l'émiettement qui caractérise souvent, pour les élèves, le passage de l'école au collège, il paraît plus simple de travailler sur la question des compétences transversales, lesquelles permettraient de mettre en place et de développer au collège une cohérence accrue entre les différentes disciplines". La Lettre de l'AFEF présente également des ressources, des actualités qui reflètent l'activité d'une association professionnelle ouverte aux innovations pédagogiques.
http://www.afef.org

- Lycée    [ Haut ]

Calendrier du bac
Les épreuves du bac général auront lieu du 9 au 17 juin pour les séries générales, du 9 au 21 pour les séries technologiques et du 20 au 24 juin pour le bac pro. La note de service, parue au BO du 18 novembre, fixe également la date de l'Abitur, de l'option internationale
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/42/ MENE0402459N.htm

Peut-on réformer le bac ?
Le Figaro du 29 novembre pose la question à deux chercheurs. Pour Georges Solaux (Iredu) : "le bac est un dispositif national et historique. Ajouter du contrôle continu... c'est introduire une évaluation locale. Cela va conduire inévitablement à opposer ceux qui se revendiquent de l'idéal républicain à ceux porteur d'une idéologie décentralisatrice". Pour Claude Lelièvre, " c'est l'opposition historique entre le public et le privé. Les enseignants du public ne peuvent admettre que le privé délivre un diplôme". En 1996, une étude de Jean-Pierre Jarousse, Alain Mingat et David Oget (Iredu), concluait : " les résultats montrent que le recours aux notes de contrôle continu doit être considéré avec prudence. Des possibilités plus nettes dans ce cadre existent dans la réduction du nombre des matières soumises à examen ; une réduction de moitié du nombre de matières apparaît envisageable ; il conviendrait sans doute de considérer des groupes de matières avec tirage au sort au moment de la passation pour cumuler les avantages du nombre réduit de celles-ci et du maintien des incitations au travail pour les professeurs et élèves dans les différentes composantes du programme. Ceci conduirait à un allègement sensible de l'institution du bac sans perte appréciable d'efficacité interne de la certification". F. Fillon semble déterminé à aller dans ce sens. Le 29 novembre au soir, il déclarait : "Je prendrai peut-être quelques mois de plus mais j'ai l'intention de faire cette réforme".
http://www.lefigaro.fr/france/20041129.F IG0227.html
http://www.lefigaro.fr/france/20041129.F IG0233.html
http://www.u-bourgogne.fr/IREDU/notes/no te965.pdf

Concours général
EduScol ouvre son site spécial pour l'inscription au concours général.
http://eduscol.education.fr/D0073/inscri ption.htm

- Enseignement professionnel    [ Haut ]

Agricole : 300 emplois supprimés
La loi de finances 2005 prévoit une diminution de moyens pour l'enseignement agricole aboutissant à la suppression de 300 emplois en 3 ans et à des fermetures de classe. Un projet contesté par le Sgen qui y voit une "politique sans cohérence, sans projet et sans autre objectif que la destruction d'un enseignement public de qualité".
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article700 .html

Les jeunes et l'industrie
Développé par le ministère de l'industrie et les fédérations industrielles, un nouveau site veut réconcilier les jeunes avec les métiers de l'industrie. Avec le soutien de M6, des jeux et des lots, il veut faire découvrir les métiers du secteur aux jeunes. Le site annonce prochainement des documents pour les enseignants.
http://www.industrie-jeunes.fr/

Bac pro et CAP
Le B.O. du 18 novembre publie l'arrêté, annoncé dans L'Expresso du 3 novembre, qui modifie le règlement du bac pro. Le même B.O. fixe la clôture des inscriptions au bac pro au 24 novembre. Enfin, le Journal Officiel du 18 novembre établit le règlement du CAP d'agent d'accueil.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/42/ MENE0401680D.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/42/ MENE0402337V.htm
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0402497A

Les CAP et BEP tertiaires et l'emploi
Que deviennent les jeunes sortant d'un CAP ou d'un BEP tertiaire ? A la demande de la Desco, le Cereq a enquêté. "Les débouchés professionnels... sont loin d'être assurés : même dans une bonne conjoncture économique, ces jeunes restent fortement exposés au risque de chômage prolongé et à la précarité de l'emploi". Le Cereq analyse précisément le positionnement de chaque formation et l'insertion des jeunes.
http://www.cereq.fr/pdf/Mailing-relief6. pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

Diplômes en baisse
Cap : -13.000 candidats en 2003. Bep: - 1.600. Bac pro : 2000 diplômés de moins. A tous les niveaux de l'enseignement professionnel le nombre de diplômés diminue, affirme une étude du ministère de l'éducation nationale. La chute est particulièrement importante en cap et bep, en partie du fait de leur réorganisation. L'étude révèle également la forte concentration des formations sur quelques spécialités : le tertiaire concentre la plus grande partie des diplômés.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/ni0431.pdf

Une enquête sur les BTS assistants
En prévision de la rénovation des BTS assistants (AD, AST, PME PMI) une enquête officielle est lancée auprès des enseignants, des étudiants et des anciens étudiants.
http://www.crcom.ac-versailles.fr/articl e.php3?id_article=102

CAP Dessinateur
Le Journal Officiel du 23 novembre publie un arrêté définissant le cap dessinateur d'exécution.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0402527A

Dossier spécial    [ Haut ]
- Sauvons les T.P.E.    

Tribune : Gardarem lou TPE ! Touchez pas aux TPE !
La suppression des TPE en Terminales, décidément non, ça ne passe pas.

Supprimer les TPE en Terminales, c'est supprimer les TPE tout court. Nous devons à nos élèves cette élémentaire correction : que l'examen qui conclut leurs études secondaires couvre l'ensemble des savoirs et des compétences susceptibles d'avoir été acquises au cours de la scolarité, sans impasse et donc sans écarter les compétences à travailler en groupe, à rechercher et à exploiter des documents, à présenter et à argumenter les résultats d'une enquête. Les études comparatives internationales montrent que c'est dans ce domaine que les élèves français sont les moins performants. Ils seront les premières victimes de la suppression des TPE.

Les enquêtes sur l'évolution des pratiques montrent également que les TPE rencontrent l'adhésion d'un nombre croissant d'élèves et d'enseignants : 90% des élèves des académies de Clermont et de Reims ont présenté une option TPE au baccalauréat et ont obtenu des notes moyennes supérieures à 13. Au cours du débat national sur l'avenir de l'école, la question des TPE n'a pas fait l'objet de controverses et le rapport de la commission Thélot ne les mentionne que pour souligner leur capacité à s'écarter de la forme traditionnelle de l'enseignement et à favoriser l'expression de l'élève, orale en particulier. Une nouvelle modalité du travail scolaire a donc été introduite avec succès dans le système éducatif français. Elle se perfectionne d'année en année, elle est en cours d'adoption par la communauté éducative.

Voilà pourquoi la suppression des TPE ne passe pas et pourquoi elle ne doit pas passer.
Serge Pouts-Lajus

Action commune pour les TPE
"Un très large consensus existe aujourd'hui dans notre pays entre les scientifiques et les pédagogues autour du constat que les lycées doivent développer des démarches interdisciplinaires sous des formes variées pour permettre l¹acquisition de compétences qui ne sont pas strictement disciplinaires (capacité à travailler en équipe, à trouver et traiter l'information en utilisant toutes les technologies et les méthodes disponibles, à mettre en relation les savoirs des différentes disciplines). Les TPE sont l'outil privilégié pour initier ces démarches et faire acquérir aux lycéens ces nouvelles compétences, jugées indispensables dans l'enseignement supérieur et la vie professionnelle. C¹est d'ailleurs en cela qu¹ils constituent l'élément le plus novateur de la réforme des lycées engagée depuis quelques années". Dans une démarche commune les principaux mouvements pédagogiques (Ceméa, le Crap, Education & Devenir, la Foeven, l'Icem, l'Occe), les grandes associations de parents d'élèves (Fcpe et Peep), plusieurs syndicats enseignants (Sgen, Unsa, Faen), les mouvements lycéens (Fidl, Unl) et la Ligue de l'enseignement demandent au ministre de surseoir à la décision de suppression des TPE. Ils rappellent le succès reconnu des TPE. Rappelons que le pourcentage de candidats au bac général présentant l'option TPE a doublé de 2002 à 2003, où il concerne 85% des candidat, et a encore augmenté en 204, passant à 9 candidats sur 10.

Une pétition initiée par le Café et le CRAP Cahiers pédagogiques
La pétition initiée par Le Café pédagogique et les Cahiers pédagogiques en faveur du maintien des TPE en terminale a réuni près de 12.000 signataires. De nombreuses organisations soutiennent notre initiative : l'AFEF (enseignants de français), le GFEN, Les Clionautes (professeurs d'histoire-géographie), le Snpden (personnels de direction), la Fadben (documentalistes), l'ICEM Freinet, le Foeven ont rejoint la FCPE, la FEP Cfdt, la Ligue de l'enseignement, l'OCCE, la PEEP, le SE-UNSA, le SGEN-CFDT, le CEPEC et Education & Devenir. Parmi les signataires, signalons Philippe MEIRIEU, directeur de l'IUFM de Lyon, qui commente ainsi sa signature : "Les TPE me semblent importants pour les nouveaux lycéens, d'une part, pour leur donner l'habitude de travailler à partir de recherches documentaires personnelles (essentiel pour la réussite en DEUG) et, d'autre part, pour les inciter à réfléchir de manière non strictement disciplinaire (crucial en sciences sociales)".
http://www.tpe-petition.net

8 Décembre : Nouvelle action en faveur des TPE
Avec près de 12.000 signatures réunies en moins de deux semaines, dont celles de nombreuses personnalités (par exemple Georges Charpak, prix Nobel), la pétition en faveur du maintien des TPE, initiée par le Café pédagogique et le CRAP Cahiers pédagogiques, a rencontré un rare succès. La pétition sera transmise au ministre. Mais ses initiateurs appellent à continuer l'action. Ils demandent aux signataires d'écrire et de rencontrer leur député. Le site de la pétition accueillera bientôt vos témoignages sur ces actions ainsi que des exemples de pratiques pédagogiques autour des TPE. Pour les initiateurs de la pétition, "alors que le début de l'année scolaire avait été marqué par un discours nostalgique et réactionnaire auquel le Ministre a donné des gages, le refus de la disparition des TPE est une heureuse nouvelle sur la santé de l'école et sur l'évolution du monde de l'école... Défendre les TPE, c'est dire au ministre que décidément, la "réac académy" ça ne passe pas..."
http://www.tpe-petition.net/index.php

Les scientifiques pour les TPE
Plusieurs associations de spécialistes scientifiques ont écrit au ministre pour demander le maintien des TPE. Il s'agit de l'APBG, l'APMEP, l'UdPPC, l'UPA, l'UPS et l'UPSTI.
http://www.sfc.fr/SocietesSavantes/nonTP E.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

Les TPE toujours en débat
Qui ignore encore ce que sont les TPE ? Rarement un dispositif pédagogique aura autant attiré l'attention. Luc Bronner, dans Le Monde du 2 décembre, signale le vote négatif du CSE et la pétition du Café et des Cahiers pédagogiques. "La mesure était censée susciter l'adhésion du monde enseignant, elle provoque un rejet unanime". Pour L. Bronner, "le ministère de l'éducation nationale n'envisage pas de tenir compte de l'avis négatif du CSE". Le Figaro donne à son tour une image positive des TPE "un véritable galop d'essai pour le bac, mais aussi pour la vie étudiante". Le grand public retiendra encore un autre message : les enseignants sont capables de faire évoluer leurs pratiques pédagogiques.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-389363,0.html
http://www.lefigaro.fr/france/20041202.F IG0229.html
http://www.tpe-petition.net/index.php

TPE : Libération met en doute les arguments du ministère
"Hier soir l'éducation nationale ne pouvait pas produire le document sur lequel elle affirme fonder son évaluation de 95% de TPE détournés (en séances de révision du bac) en terminale". Cette situation ne surprend pas les enseignants tellement ces chiffres sont éloignés des réalités observées dans les établissements et des chiffres officiels de candidats et de réussite donnés jusque là par le MEN. Cette situation montre à quel point le ministère s'avère incapable de justifier la suppression des TPE.
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=254623

Tribune : Les TPE ou la violence
On peut comprendre que le ministère veuille "récupérer des heures" pour dédoubler les classes de langues (le budget n'est pas extensible à l'infini!). On peut comprendre que le ministère trouve la terminale "trop chargée"pour les élèves.

Mais les choix qui en découlent sont un signal fort symbolique.

En quelque sorte le ministère dit au élèves, aux enseignants et parents: "Les TPE sont un gadget qui ne mérite pas d'être au Bac, ce qui est important ce sont les disciplines et ne changez rien à vos méthodes d'enseignement, on vous aidera en dédoublant les heures de langues. Ne changez pas votre manière de travailler individuellement (vous avez la liberté pédagogique !); évidemment on sera parfois obligé de vous "réquisitionner" pour remplacer des collègues".

De même le concours reste en fin de première année d'IUFM. On perpétue l'erreur initiale et en quelque sorte on admet qu'une formation professionnelle des enseignants n'est pas fondamentale.

Dire que le ministère aurait pu profiter de cette loi pour développer ces TPE qui amènent une autre façon d'enseigner plus motivante pour les élèves, une meilleure préparation de l'enseignement supérieur, une occasion d'un travail d'équipe entre enseignants. Du reste ce travail d'équipe encouragé aurait permis les remplacements sans "réquisition" mais comme allant de soi dans une équipe solidaire et responsable.

Évidemment il était nécessaire d'affronter les lobbys disciplinaires pour trouver les heures nécessaires dans une diminution des heures disciplinaires et dans la diminution en conséquence des programmes !

Doit-on garder l'espoir qu'une autre direction soit prise? Ou bien les enseignants feront-ils les frais d'un immobilisme pédagogique qui sera de plus en plus mal vécu par les élèves n'ayant plus comme ressources, pour se faire entendre, que la violence?

Jacques Nimier
http://perso.wanadoo.fr/jacques.nimier/

Le Snes contre la suppression des TPE
Selon l'AFP, le Snes demande le retrait de l'ordre du jour du CSE (Conseil supérieur de l'éducation) qui doit se tenir le 1er décembre des textes prévoyant la suppression des TPE en terminale. Le syndicat estime que celle-ci témoignerait d'un profond mépris pour le travail des équipes pédagogiques et des élèves engagés dans les TPE.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_041130165805.5tsni0pa.html

Le CSE refuse la suppression des TPE
"Nous demandons au ministre de revenir sur cette décision regrettable.. comme le demandent les milliers d'enseignants, lycéens, parents qui en quelques jours ont signé les deux pétitions complémentaires mises en ligne sur ce sujet". Cette déclaration commune de 13 organisations membres du Conseil supérieur de l'éducation (CSE) (FCPE, PEEP, UNL, FAGE, UNEF, Ligue de l'enseignement, SGEN, UNSA, SE-UNSA, SNPDEN Unsa, FEP CFDT, CFDT et CGT) montre que la pétition initiée par le Café et le CRAP-Cahiers pédagogiques a pesé sur la réunion du CSE. Pour les signataires " la suppression des TPE en classe de terminale... représenterait un recul considérable pour l'évolution de notre système éducatif. Elle serait, en outre, en complète contradiction avec les objectifs affichés dans le cadre de l'élaboration de la loi d'orientation, à savoir la double nécessité de poursuivre la démocratisation de notre système éducatif et d'augmenter l'accès à l'enseignement supérieur". Lors du CSE, un premier vote a demandé au ministre de renoncer à la suppression des TPE en terminale. Il a réuni 28 voix pour, 4 contre (CSEN) et 16 refus de vote (FSU). Un second vote a eu lieu sur le projet ministériel de supprimer les TPE en terminale : pour : 4, abstention : 1, contre 45. Pour Roland Hubert (Snes FSU), d'après l'AFP, "l'ensemble de la communauté éducative est contre la suppression des TPE donc le ministère doit l'entendre, on ne peut pas continuer à gérer l'Education nationale en traitant les innovations pédagogiques avec cette légèreté".
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article703 .html
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_041201104759.1jv8xkc9.html

[ Haut ]

Archives de la rubrique Informations Professionnelles :

Café  n°1 - n°2 - n°3 - n°4 - n°5 - n°6 - n°7 - n°8 - n°9 - n°10 - n°11 - n°12 - n°13 - n°14 - n°15 - n°16 - n°17 - n°18 - n°19 - n°20 - n°21 - n°22 - n°23 - n°24 - n°25 - n°26 - n°27 - n°28 - n°29 - n°30 - n°31 - n°32 - n°33 - n°34 - n°35 - n°36 - n°37 - n°38 - n°39 - n°40 - n°41 - n°42 - n°43 - n°44 - n°45 - n°46 - n°47 - n°48 - n°49 - n°50 - n°51 - n°52 - n°53 - n°54 - n°55 - n°56 - n°57 - n°58 - n°59 - n°60 - n°61 - n°62 - n°63 - n°64 - n°65 - n°66 - n°67 - n°68 - n°69 - n°70 - n°71 - n°72 - n°73 - n°74 - n°75 - n°76 - n°77 - n°78 -

 
  La rubrique Informations Professionnelles dans les archives :
 • Les dernières éditions du Café :
n°74 - n°75 - n°76 - n°77 - n°78
 • Les archives complètes


 • Envoyer une info
 • Nous écrire


 • S'abonner à cette rubrique
 • Nous connaître
 • Nous aider
 • Version imprimable