Informations Professionnelles (Café N° 60)

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Édition du 15-03-2005

- François Jarraud -

- A la Une : La loi d'orientation    [ Haut ]

Un dossier du Café
Que prévoit la Loi Fillon ? Quels sont ses enjeux ? Le Café pédagogique met en ligne un dossier documentaire qui mêle sélection de ressources et analyses sur les principaux enjeux de la loi d'orientation de l'école. A lire en ligne ou à télécharger.
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/ loifillon/index.php
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/ loifillon/loifillonaff.pdf

15 février : La loi Fillon à l'épreuve de la manif
"Sur le bac, et seulement sur cette question-là, nous ne passerons pas en force". Le propos tient un peu du défi. François Fillon a annoncé que le projet de loi sur l'orientation de l'école serait amendé de façon à ne pas inclure la réforme du bac. Mais il maintient le reste de son projet de loi. Les organisations lycéennes, UNL et FIDL, ainsi que le Snes appellent à manifester mardi 15 février tandis que l'intersyndicale (FSU, Unsa, Ferc-Cgt, Sgen-Cfdt et Faen) demandent de "poursuivre l'action" c'est-à-dire d'obtenir le retrait du projet de loi Fillon et le rétablissement des TPE en terminale. La mobilisation sera de toutes façons limitée : seules les académies d'Ile-de-France et de Bordeaux ne sont pas encore en vacances.
Dépêche AFP
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_050213163550.mu9o54n8.html

19 février : Le texte définitif est prêt
Les députés ont maintenu les principales dispositions de la loi Fillon. L'Assemblée nationale a terminé le 19 février l'examen de la loi d'orientation pour l'avenir de l'école. Du fait de la procédure d'urgence, le texte ne bénéficiera pas d'une seconde lecture et devrait être adopté par l'Assemblée le 2 mars.
Les députés ont ajouté trois dispositions. En premier lieu, l'article 15bis de la loi établit l'apprentissage de la Marseillaise à l'école. Il s'agit de favoriser "l'assimilation des populations extérieures venues sur le territoire national", une question sérieuse qui mériterait peut-être des élus du peuple une réponse un peu plus complexe… Deuxième ajout : l'enseignement du fait religieux : il fera partie des obligations de l'Ecole. Les députés ont estimé que sa place actuelle dans les programmes est insuffisante. Troisième apport : une série de mesures qui privilégient systématiquement l'apprentissage par rapport à l'enseignement professionnel.
Les députés ont maintenu les principaux points du texte. Le CIRE est simplement rebaptisé "programme personnalisé de réussite scolaire". Le brevet intègre une épreuve d'EPS ("oubliée" dans le texte précédent) et garde sa "note de vie scolaire". L'article 16 garde toujours la possibilité du contrôle continu au bac. Il inclura une évaluation du B2i. Sur le plan professionnel, le projet de loi ouvre la voie à la suppression des décharges horaires (heures de première chaire, de laboratoire, etc.) : "le fondement des décharges spécifiques désormais non justifiées devra être réexaminé". En lycée, il prévoit la réduction des horaires et la suppression de toutes les heures dédoublées à l'exception des langues en terminale.
Les revendications des grévistes et des manifestants n'ont pas été entendues.
http://www.assemblee-nat.fr/12/dossiers/ ta-report/ecole.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

F. Fillon défend son texte
"Tout indique, jusqu’à preuve du contraire, que le chemin tranquille et consensuel de la réforme de l’École n’existe malheureusement pas". Devant l'Assemblée nationale; F. Fillon a défendu son projet de loi en mettant en avant son écoute des lycéens. "J'ai déjà eu l'occasion de leur démontrer que je n'étais pas insensible à leurs interrogations. Sur la question des options autour de laquelle certains percevaient un risque pour les sciences économiques et sociales, j'ai répondu favorablement. Sur les points acquis dans le cadre des TPE - qui, je le rappelle, sont maintenus en 1 ère – j'ai indiqué, qu’ils seront pris en compte dans la notation du bac. Sur la réforme du bac elle-même, j'ai dit que je n’avancerai pas tant que les craintes et les malentendus ne seraient pas dissipés". Mais il donne la clé de son projet. "Ce projet de loi est construit autour d’un principe : celui de la responsabilité. Responsabilité des élèves, dont l’envie d’apprendre, le sens de l’effort et le respect des règles de la vie en commun doivent être soutenus, reconnus et encouragés. C’est le sens de la création des contrats individuels de réussite éducative, de la note de vie scolaire et de l’attribution de bourses au mérite. Responsabilité si importante des parents… Responsabilité des enseignants, dont la liberté pédagogique est inscrite dans la loi".
http://www.education.gouv.fr/actu/elemen t.php?itemID=20052151240

La loi Fillon en urgence
Le gouvernement a déclaré l'urgence sur le projet de loi d'orientation de l'école. Une mesure mal accueillie par les lycéens de la FIDL pour qui "c'est une énorme peur qui les amène" à déclarer l'urgence. La FIDL estime que "ce n'est pas normal quand on parle d'Ecole (de) passer en force pour éviter les contestations". De son coté, le SE Unsa s'interroge : "Le gouvernement est-il si peu sûr de lui-même et de ses arguments ? Se méfie-t-il à ce point de la jeunesse de ce pays pour court-circuiter ainsi la procédure parlementaire ? Par cette décision, il creuse lui-même le fossé avec la communauté éducative, sans laquelle aucune évolution réelle de l’Ecole n’est pourtant possible".
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_050216153522.3tlezlhv.html

Mobilisation annoncée le 10 mars
"Le monde de l’éducation est bien décidé à aller maintenant plus loin. Le 10 mars, où toute l’éducation est appelée à la grève et à manifester, s’annonce comme la prochaine grande étape de la mobilisation pour l’abandon de la loi Fillon et l’ouverture de véritables négociations". La FSU n'est pas la seule à manifester son opposition à la loi Fillon. Les fédérations Faen, Ferc-CGT, FSU, Sgen-CFDT, Unsa Éducation appellent les personnels à manifester le 10 mars "contre les suppressions de postes qui compromettent l’avenir ; pour l’emploi et les salaires ; pour un service public d’Éducation qui assure véritablement la réussite de tous, ce qui implique l’ouverture de véritables négociations pour une autre loi". Le SE-Unsa souligne "le manque d’ambition" de la loi et "les risques de dilution des IUFM dans les universités". Les lycéens de l'UNL et de la FIDL seront aussi dans les cortèges. Quand aux parents de la FCPE, ils annoncent une journée "écoles mortes".
http://www.snes.edu/snesactu/article.php 3?id_article=1336
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article778 .html
http://www.se-unsa.org/presse/comm/page. php?id=050302

10 mars : manifestations et grèves
Selon le ministère, l'Education nationale a compté 41% de grévistes dans le primaire, 40% en collège, 36% dans les lycées et 31% en L.P. Des chiffres contestés par les syndicats qui annoncent 60%, 58% et 48%. Les cortèges, auxquels participaient également de nombreux salariés d'autres secteurs, ont réuni entre 570.000 personnes (selon la police) et 1.040.000 (selon les syndicats). Ainsi Paris a vu défiler entre 35.000 (police) et 150.000 (syndicats) personnes, Marseille de 20 à 100.000, Bordeaux de 35 à 50.000, Lille de 14 à 25.000, Toulouse de 22 à 40.000, Lyon, Rouen, Rennes et Clermont-Ferrand entre 10.000 et 30.000.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_050310180535.j0vk09c2.html
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=281499
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_050310134822.fl9b50pe.html

Réactions et déclarations
Pour Jean-Luc Villeneuve, secrétaire-général du Sgen Cfdt, interrogé par l'AFP, "(Le) projet de loi… est en train de devenir un non-événement. Nous demandons maintenant un collectif budgétaire pour la rentrée et le rétablissement immédiat des TPE en terminale et là dessus, nous ne lâcherons pas".
Pour Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, "le récent sondage selon lequel une grande majorité d'enseignants sont favorables à une réforme du système mais pas à la sienne devrait faire réfléchir (le gouvernement).
Le premier ministre est justement à l'écoute : "On est attentifs aux inquiétudes exprimées aujourd'hui". On devrait savoir vendredi soir si de nouvelles manifestations seront organisées mardi 15 mars.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_050310140854.obeummcg.html
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_050310110835.xmoiah41.html
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_050310174624.mee9pn1a.html

La manifestation de Paris
Le 10 mars : une photo du cortège parisien, Boulevard de l'Hôpital, avec 30 secondes de fond sonore !
http://www.cafepedagogique.net/divers/ma nif.php

14 mars : Sénat : révolution conservatrice pour l'Ecole
Voulant passer d'une "logique de répartition des moyens à une logique d'efficacité et de résultats", le Sénat engage une transformation profonde de l'Ecole. La publication des rapports de la commission des finances et de la commission des affaires culturelles du Sénat éclaire sur les amendements que la haute assemblée souhaite apporter à la loi d'orientation. Tous visent à faire passer l'Ecole du statut d'institution à celui de service.
Sur le plan social, les deux commissions envisagent de mettre à la tête des conseils d'administration des LT et LP des "personnalités extérieures" comme si n'importe qui pouvait devenir chef d'établissement. Elles soutiennent la nouvelle conception de l'aide pédagogique qui prévoit qu'"aucun public n'est ciblé de façon prioritaire : l'aide est centrée sur l'élève, quel que soit son établissement, et non plus sur une zone géographique". Cette conception, qui repose sur l'idée que l'élève et ses parents sont seuls responsables de l'échec scolaire annonce la remise en question des Zep. Ce sont " les notions de travail et de promotion par le mérite qui sont la condition de la réussite individuelle et du respect de l'égalité des chances", une phrase qui annule tout les apports des sociologues de l'éducation. Logique avec elle-même, la commission des affaires culturelles supprime dans la loi un alinéa qui demandait aux communes de répartir les élèves entre les écoles avec un souci d'équité. Les ghettos scolaires pourront perdurer en toute légalité.
Sur le plan pédagogique, elles demandent de payer les enseignants "au résultat" : " L'évaluation des enseignants et des équipes pédagogiques par les corps d'inspection prend notamment en compte les résultats des élèves dans l'acquisition du socle commun". On comprend qu'il vaudra mieux enseigner dans le 6ème que dans le 93. Le Sénat renforce également la "liberté pédagogique" des enseignants en déchargeant le conseil pédagogique d'établissement de toute mission de coordination. Ajoutons qu'il raye d'un trait les efforts en faveur des langues régionales. Nos sénateurs trouvent leur inspiration dans Sauver les lettres et Marc Le Bris et font profession d'ignorer toute la recherche pédagogique française et mondiale.
Le Sénat étudiera la loi d'orientation et se prononcera sur les amendements proposés par les rapporteurs du 15 au 17 mars.
http://www.senat.fr/dossierleg/pjl04-221 .html
http://www.senat.fr/rap/a04-239/a04-2391 .pdf
http://www.senat.fr/rap/l04-234/l04-2341 .pdf


Réactions

L'Appel des 14 pour une autre loi
"Nous dénonçons l’incapacité de l’actuel projet de loi à transformer l’Ecole, à lui donner une ambition à la hauteur des défis éducatifs, politiques, économiques, écologiques et sociaux que les citoyens du XXIème siècle vont devoir affronter". Quatorze organisations (Cemea, Crap, Education & Devenir, Fcpe, Foeven, Gfen, Icem Freinet, Ligue de l'enseignement, Occe, Peep, Se-Unsa, Sgen-Cfdt, Snpden) lancent un appel pour "une école où chaque jeune pourra construire son avenir". Il dénonce la ringardise pédagogique "faire porter aux familles et aux élèves la responsabilité de l’échec est inacceptable. Permettre de recourir au redoublement, chaque année, dès le cours préparatoire, ne résoudra ni la question de l’apprentissage diversifié des élèves ni la question de l’échec scolaire. Confondre, avec la note de vie scolaire, sanction et éducation, respect des règles et engagement citoyen, est un retour en arrière" ainsi que la sélection précoce du projet Fillon. Et rappelle que "de nombreuses pratiques innovantes, peu valorisées par l’Education nationale, fonctionnent avec succès dans des écoles, des collèges et des lycées".
http://www.cahiers-pedagogiques.com/arti cle.php3?id_article=1435

L'analyse du Sgen
"La genèse de cette future loi était très pertinente. Pendant dix mois, plus de 20 000 débats ont réuni des centaines de milliers de personnes et la commission, à la composition très ouverte, présidée par Monsieur Thélot a élaboré, après un travail très important, un rapport salué par une très grande partie de la communauté éducative. Or, le projet de loi dont vous allez débattre ignore ou dénature les propositions ou suggestions tant des débats nationaux que de la commission. Ce n’est pas ainsi que l’on contribue à réconcilier le citoyen avec la chose publique". Le Sgen Cfdt fait connaître son analyse du projet de loi Filllon aux parlementaires. On relèvera par exemple ce point. "Si l’on veut prévenir l’échec dans les apprentissages, c’est en amont qu’il faut concentrer les efforts et les moyens - plutôt que dans des dispositifs de soutien, autres que ponctuels ou ciblés, or tout ce qui avait été difficilement mis en place ces dernières années pour restaurer le sens des apprentissages et le goût d’apprendre, favoriser des acquisitions en termes d’autonomie intellectuelle a été mis à mal, qu’il s’agisse des itinéraires de découverte (IDD) en collège ou des travaux personnels encadrés (TPE) en lycée sans compter toutes les démarches de projets, travaux en groupes, activités culturelles, démarches éducatives personnalisées que les dispositions des lois de finances de ces trois dernières années ont de fait condamnées".
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article772 .html
http://www.snes.edu/snesactu/article.php 3?id_article=1308

Faut-il revoir le métier d'enseignant ?
" La redéfinition du service doit se traduire par une réduction du nombre d’heures de cours pour permettre la prise en compte de tâches indispensables à la réussite des élèves : coordination de projets, tutorat, suivi individualisé, relations avec les parents et l’ensemble des partenaires de l’École". C'est un des éléments de réflexion qu'avance le Sgen dans sa lecture critique du projet Fillon.
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article770 .html

Pour H. Hamon une occasion de perdue
"François Fillon fait preuve d'une méconnaissance ahurissante de la réalité des établissements. Prenez les travaux personnels encadrés, qu'il supprime en terminale. Ces TPE sont une des rares expériences pédagogiques qui a pris dans les lycées. Les enseignants n'en voulaient pas. Ils les ont découverts, appréciés, et les élèves aussi. Les supprimer pour réaliser des économies de bouts de chandelle et pour obéir à une idéologie réactionnaire révèle la légèreté avec laquelle les questions d'éducation sont traitées". Hervé Hamon, membre du Haut Conseil d'Evaluation de l'Ecole, justifie la mobilisation lycéenne devant une loi "réactionnaire". Pourtant il est favorable au contrôle continu au bac et craint le blocage de réformes nécessaires.
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=274979

Copie à revoir pour 10 organisations
"Chaque année, 160 000 jeunes, en grande majorité issus de familles défavorisées, sortent du système éducatif sans diplôme. Les auteurs de cette déclaration attendent de l’Ecole qu’elle n’aggrave pas les inégalités mais trouvent les moyens de les contrebalancer. L’une des voies pour y parvenir est la mise en place d’un socle commun de connaissances et de compétences, base sur laquelle pourra se construire une formation tout au long de la vie réussie… Le projet qui sera examiné à partir de mardi à l’Assemblée nationale n’est pas à la hauteur de l’ambition d’une école de la réussite pour tous. Il doit, pour les signataires, être profondément amendé". Dix organisations, ATD Quart Monde, la Fnars, la Ligue de l'enseignement, la Fcpe, la CSF, la Cnafal, la Joc, le MRJC, la Confédération étudiante et la Cfdt appellent les députés à amender largement le texte du projet de loi Fillon. Ils demandent "de réels moyens" pour les Zep, des pratiques pédagogiques renouvelées, le développement de nouvelles capacités : "le travail en équipe, la gestion du temps, la créativité", soit quelque chose qui ressemble aux TPE.
http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id= 419

Impossible changement pour A. Giordan
" un peu de recul sur un passé récent montrerait que le changement de l'école ne se légifère pas... et que le changement ne vient jamais d'en haut !" André Giordan (Université de Genève) n'est pas étonné des difficultés rencontrées par le ministre à mener son projet de loi. Pour lui, " Le changement réussi est de l'ordre de l'informel et du complexe. C'est une transformation du regard qu'il s'agit de mettre en place en premier. Le changement s'opère d'autant mieux qu'il s'effectue inconsciemment, un peu comme les modifications du rythme cardiaque qui se produisent à notre insu". Justement, l'inconscient ne se pilote pas…
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=275705

Le Socle commun est un cadeau
" Le socle commun, c'est au fond le paquet cadeau qu'une société s'apprête à faire à tous les malchanceux de l'égalité des chances républicaine, dès lors qu'elle a renoncé aux fondations d'une école émancipatrice pour tous et fraternelle". Pour Bruno Mattei, IUFM de Lille, dans une tribune de Libération, le socle commun semble s'opposer à l'idéal de démocratisation.
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=275703

Vu du PS
"L'éducation nationale doit avoir le courage de rompre avec les méthodes uniformes… pour encourager une logique de soutien plus ciblée… Boutons l'uniformité hors des classes. On n'enseigne pas dans un collège défavorisé d'Evry comme on professe dans un établissement prestigieux du centre de Paris". Dans Libération, Jean-Marc Ayrault,président du groupe PS de l'Assemblée nationale, esquisse un autre projet pour l'Ecole.
Article de Libération
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=275422

- Le système scolaire    [ Haut ]

400 millions en moins pour l'Ecole
Un nouveau tour de vis budgétaire frappe l'Ecole. Révélé par Le Figaro le 19 février, ce nouveau "gel" des dépenses publiques affecte prioritairement l'Ecole. Le budget de l'éducation nationale est amputé de 827 millions. La recherche perd 393 millions ce qui paraît difficilement compatible avec les engagements pris par l'Etat envers les chercheurs. L'enseignement scolaire en perd 280 et le supérieur 152. L'Intérieur, la Justice et la loi de programmation militaire sont préservés.
http://www.lefigaro.fr/eco-monde/2005021 9.FIG0126.html

La démission de la rectrice de Toulouse
" La raison de ma démission réside, aujourd'hui, dans la difficulté de plus en plus certaine à assurer une continuité dans le discours pédagogique que j'ai porté (...) et dans la capacité à affirmer une cohérence entre des ambitions affichées et des actes posés concrètement". Par ces propos, rapportés par Le Monde, la démission de Mme Belloubet-Frier, rectrice de l'académie de Toulouse, acte particulièrement rare et courageux, met en cause directement la politique ministérielle. Il est vrai que si le récent rapport de l'inspection générale sur l'académie saluait une réussite pédagogique de l'académie, il annonçait des temps difficiles : " Une autre contrainte pesante qui risque d’hypothéquer l’accomplissement d’un objectif d’amélioration de l’efficacité des apprentissages des élèves est liée au poids du passé : il s’agit de l’impératif d’un retour à l’équilibre budgétaire dans un délai de trois ans, ce qui requiert de résorber environ 550 emplois ETP (équivalent temps pleins). Or, ces mesures risquent d’être incompatibles avec un souci d’aménagement du territoire". Un autre motif a pu jouer dans cette démission. En 2002, Mme Belloubet-Frier avait rédigé un rapport sur la réforme des lycées particulièrement ambitieux qui misait sur la pédagogie de projet et l'interdisciplinarité. " Les modes de transmission des savoirs doivent s'appuyer sur une approche moins abstraite et déductive, plus inductive et expérimentale, sur des pratiques et des productions pluridisciplinaires". Des choix aux antipodes du conservatisme pédagogique impulsé par F. Fillon. Mme Belloubet-Frier est remplacée par M. Christian Merlin.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-400330,0.html
http://www.cafepedagogique.net/expresso/ index070205.php
http://www.cafepedagogique.net/disci/ped ago/19.php

Mission "crise" au ministère
Le ministre a donné mission à Martine Storti, inspectrice générale, " de faire des propositions visant à doter le ministère de l’éducation nationale, au plan central et académique, d’un dispositif et de procédures lui permettant de contribuer, rapidement et efficacement, à l’aide et l’appui éducatifs, en situations de crise et de post-crise". Cette mission fait suite au rapport rédigé par Mme Storti sur "l'éducation en situation d'urgence" dont L'Expresso a rendu compte en janvier. Cela devrait aider le ministère à définir sa politique d'aide aux pays touchés par le séisme en Asie.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/7/M ENB0500294Y.htm
http://www.cafepedagogique.net/expresso/ index170105.php

32.000 profs feignants ?
"Le grand gaspillage" : c'est ce que titre Le Figaro du 11 mars qui "révèle" 32.000 professeurs inutilisés, soit 1,5 milliards d'euros que le contribuable pourrait économiser. L'article se réfère au rapport annuel de la Cour des comptes encore inédit. Il faut ajouter qu'il tombe à point pour stigmatiser les enseignants au moment où ils sont en conflit avec leur ministre et où ils dénoncent un manque de moyens. C'est peut-être ce qui explique cette publication hâtive. Car ces révélations n'en sont pas. D'une part chaque année la Cour des comptes dénonce la mauvaise gestion de l'éducation nationale. Elle a déjà dénoncé les années précédentes les mêmes fautes de gestion. Mais le rapport est traditionnellement publié début avril; cette année il a 15 jours d'avance… D'autre part un minime effort d'analyse ramène à 1.900 postes le nombre d'enseignants en surnombre. On est loin des 32.000 ! La gestion approximative de F. Fillon coûte quand même près de 2.000 postes aux contribuables. Dans les 32.000, la Cour déplore les décharges statutaires (heures de laboratoires, majoration BTS, première chaire etc.) qui représentent 7.800 postes. Là-dessus F. Fillon devrait la satisfaire : la loi d'orientation prévoit leur suppression.
http://www.lefigaro.fr/france/20050311.F IG0197.html
http://www.cafepedagogique.net/expresso/ index9e19-2.php?express=138
http://www.cafepedagogique.net/expresso/ index5681.php?express=137

Loi sur l'engagement éducatif
Le conseil des ministres a adopté un projet de loi qui prévoit un statut spécial pour les personnels pédagogiques occasionnels des centres de vacances et des centres de loisirs. " Cet aménagement de la législation du travail est justifié par l’intérêt social qui s’attache à la préservation de ce secteur d’activité ainsi que par la situation des animateurs et directeurs occasionnels, qui s’inscrivent dans une logique d’engagement éducatif pour un temps limité (inférieur à 80 jours par an) et non de collaboration permanente avec les organisateurs de centres".
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acte urs/gouvernement/conseils_ministres_35/co nseil_ministres_2_mars_455/volontariat_as sociatif_engagement_educatif_52436.html

Un collège musulman à Marseille
Selon l'AFP, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) annonce l'ouverture d'un collège musulman privé à la rentrée 2005 à Marseille. L'UOIF souhaite que l'établissement passe sous contrat avec l'Etat.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_050228104536.ohldlghi.html

- Vie professionnelle    [ Haut ]

Le malaise des enseignants existe bien
Neuf enseignants sur dix perçoivent un "malaise" dans la profession et 60% se sentent personnellement concernés. C'est là un des résultats d'une intéressante enquête menée par le ministère auprès d'un échantillon de 1000 enseignants. A l'origine de ce malaise : les difficultés du métier, la dégradation de l'image des enseignants, le sentiment d'impuissance face à l'idéal de réussite des élèves. Certes 81% des professeurs sont "satisfaits" du métier. Mais, affirme cette étude, "la perception de la difficulté grandit avec le vieillissement". Parmi les motifs qui rendent ce travail difficile sont évoqués le comportement des élèves, la difficulté de les faire progresser et la "complexité des missions demandées à l'enseignant". En conséquence, ils sont généralement favorables à une prise en compte de la difficulté d'exercer dans des contextes difficiles sous forme de points pour une mutation ou d'avancement plus rapide.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/ni/ni2005/ni0507.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

Indemnités
La revalorisation des traitements des fonctionnaires entraîne celle des indemnités : rémunération des études dirigées, ISO, ISS ZEP, activités péri-éducatives etc. Le B.O. n°9 publie le tableau des nouveaux taux.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/9/M ENF0500371N.htm

Formation et conditions de travail en Europe
Quels changements ont affectés les enseignants européens ces 20 dernières années ? La Commission européenne publie une étude qui met en évidence quelques évolutions générales des systèmes éducatifs européens. La plupart des pays de l'Union ont réformé la formation initiale des enseignants (18 pays) en en prolongeant la durée. L'étude dégage également une tendance générale à la hausse des salaires, à l'exception des Pays-Bas et de l'Espagne. Mais parallèlement de nouvelles exigences, en matière de performances, de mérite, de qualification, ont été prises en compte dans le salaire. La plupart des états doivent faire face à une pénurie d'enseignants.
http://www.eurydice.org/Documents/CC_Ref ormes/FR/KT3SRFR.pdf

Les vacataires, vaches à lait du système
"Les vacataires… ont-ils des droits ?.. Car si nous travaillons pour l'Education nationale, en tant que vacataires, est-ce raison ou folie de notre part ? Puisque le système fait, ou croit faire,.. ce qu'il veut de nous." Dans une lettre ouverte à un recteur, un vacataire expose sa situation : des conditions de travail qui dérogent au Code du travail.
http://vacataire.free.fr/article.php3?id _article=22

Epreuves du Capes perturbées
Du fait des grèves dans les transports publics, une soixantaine de candidats aux capes d'arts plastiques et de musique sont arrivés trop tard au centre d'examen d'Arcueil. Ils n'ont pas été admis à composer.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_050310121208.fjw671q5.html


- La question de la formation    [ Haut ]

L'intersyndicale et la réforme des IUFM
"Le projet de loi d’orientation propose une modification de structure mais ignore les contenus de la formation, la rénovation des concours, la pré professionnalisation et le nécessaire allongement de la formation". L'intersyndicale (Fsu, Unsa-Education, Sgen-Cfdt) fait part de ses inquiétudes sur la réforme des IUFM, un des éléments de la loi Fillon. "Il est indispensable que la formation des maîtres soit universitaire et professionnelle. De ce point de vue, les IUFM, même s'ils ne sont pas exempts de tout défaut demeurent les seuls lieux pensés et construits en vue de cette articulation théorie/pratique… Le projet de loi d'orientation actuellement présenté à l'assemblée nationale prévoit un changement de la nature juridique des IUFM par leur intégration dans les universités. Mais aucune garantie n'est donnée sur le maintien de l'identité des IUFM".
http://www.se-unsa.org/presse/comm/page. php?id=050216a

Pétition pour la formation des enseignants
" Les formateurs et chercheurs dont les noms suivent entendent affirmer leur opposition à l'ensemble du projet de loi Fillon. Sur le volet de la formation des enseignants, s'ils ne rejettent pas le principe de l'intégration à l'Université, ils refusent les modalités prévues par le texte qui ne garantissent pas aux IUFM les moyens de leur autonomie (pédagogie, budget, emplois) pour assurer une formation universitaire professionnelle de qualité, à la hauteur des enjeux du renouvellement massif des enseignants. Ils s'inquiètent d'un projet de cahier des charges qui remettrait en cause d'une part, les équilibres entre les stages dans les établissements scolaires et la formation et d'autre part, le travail en équipes pluri-catégorielles. Les formateurs et chercheurs redoutent dans le projet Fillon une réduction masquée des moyens de la formation des enseignants. Ils exigent que les formateurs et chercheurs soient associés à un véritable projet d'amélioration de la formation des maîtres". 273 formateurs ont déjà signé ce texte en opposition au projet de loi Fillon qui prévoit la perte de l'autonomie des IUFM.
http://www.sauvons-les-iufm.net/
http://www.cafepedagogique.net/disci/art icle/58.php

- Vie scolaire    [ Haut ]

Semaine de la coopération à l'Ecole
Les 21.000 entreprises coopératives sont présentes dans la vie de tous les jours et dans tous les secteurs d'activité. Elles font le pari de concilier performance économique et performance sociale. La Semaine de la coopération vise à faire connaître le secteur coopératif et à préparer les futurs citoyens à la construction d'un monde plus solidaire. C'est ce que les écoliers, collégiens et lycéens peuvent découvrir durant la "Semaine de la coopération", du 21 au 26 mars. Des documents pédagogiques sont mis à leur disposition sur le site de la Semaine. Mais les écoles et collège peuvent aussi saisir l'occasion pour mettre en place un conseil de coopérative, par exemple pour gérer le foyer, ou prendre contact avec les entreprises coopératives de leur région.
http://www.semaine.coop/

La CCIP marie entreprise et orientation
Peut-on orienter sans impliquer les entreprises ? Non affirme la Chambre de commerce et d'industrie de Paris qui publie un sondage d'opinion sur l'orientation et propose 14 mesures pour l'améliorer. L'enquête montre que "les élèves sont sous-informés sur les filières professionnelles" et particulièrement sur l'apprentissage et les débouché professionnelles, et que "dans l'orientation des élèves, les résultats scolaires sont privilégiés au détriment des perspectives d'emploi". La CCIP milite donc pour l'ouverture de l'Ecole aux entreprises. Sous quelle forme ? D'abord un stage obligatoire des enseignants en entreprise : cette mesure fait partie des amendements à la loi Fillon qui ont été rejetés par la commission des affaires culturelles. Ensuite l'immersion des élèves en milieu professionnel grâce à des correspondants des entreprises dans les établissements scolaires. La CCIP souhaite aussi que l'éducation à l'orientation soit inscrite à l'emploi du temps des élèves et la généralisation de la pratique de l'orientation concertée élève / parent / professeur / chef d'établissement.
http://www.ccip.fr/index.asp?idmetapage= 126#press9

- Primaire    [ Haut ]

Liste d'aptitude prof des écoles
Au titre de 2005, 20.735 emplois de professeurs des écoles seront pourvus par listes d'aptitude et concours internes. Le B.O. publie une note précisant les conditions d'inscription sur les listes ainsi que le barème.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/7/M ENP0500203N.htm

Temps partiel
" Les personnels relevant d'un régime d'obligations de service défini en heures hebdomadaires qui exercent dans les écoles du premier degré bénéficient du travail à temps partiel soit en accomplissant une durée hebdomadaire de service, organisée dans un cadre mensuel, égale à la moitié de la durée des obligations de service définies pour leur corps, soit en accomplissant un service hebdomadaire réduit de deux demi-journées par rapport à un service à temps complet. Ils peuvent également exercer selon une quotité de 80 % dans un cadre annuel sous réserve de l'intérêt du service" affirme un arrêté publié au J.O. du 25 février.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENF0402899D

Travaux supplémentaires
Le B.O. n°7 publie le tableau des taux de rémunération des travaux supplémentaires effectués en dehors du temps de service par les enseignants des écoles : étude surveillée, surveillance, etc.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/7/M ENF0500193N.htm

Un nouveau forum sur Primlangues
Primlangues, le site officiel pour l'apprentissage des langues à l'école primaire, lance un nouveau forum sur l'apprentissage des langues en cycle 3 avec les TIC. Le site propose dès maintenant une bibliographie et invite les enseignants à échanger sur ce sujet du 28 février au 25 avril. Ils pourront poser des questions à des experts : IPR, inspecteurs d'académie, IEN, conseillers pédagogiques.
http://www.primlangues.education.fr/php/ bibliographie.php#4

Instituteurs du privé
Le Journal Officiel publie un tableau présentant la répartition du nombre de postes d'instituteurs dans les établissements privés sous contrat mis en place en 2004-2005.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENF0500190A

Le TBI à l'école élémentaire
Pour P. Weber, école des Canetons de Beaucourt, "c'est un vrai bonheur". Cet enthousiasme salue l'arrivée d'un tableau interactif (TBI). Il est utilisé pour travailler avec des albums de lecture, faire des calculs etc.
http://gbbeaucourt.nerim.net/tbi/tbipres entation1.htm

Un projet d'ENT pour le primaire
EduScol présente le système d'information de l'enseignement primaire expérimenté actuellement par le ministère.
http://eduscol.education.fr/D0202/
http://www.cafepedagogique.net/disci/ead /59.php
http://www.cafepedagogique.net/disci/ead /55.php

Un appel pour l'école maternelle
Les parents de la FCPE et les enseignants du Se-Unsa, du Sgen, du Snuipp et de l'Agiem publient un communiqué commun où ils dénoncent le recul de la scolarisation des enfants de 2-3 ans et les suppressions de postes. "Le projet de loi d’orientation pour l’avenir de l’école ne manifeste aucune ambition ni pour l’école maternelle ni pour la formation des enseignants confirmant ainsi le recul amorcé… Nous appelons l'ensemble de la communauté éducative et les élus à défendre l'école maternelle, sa place dans le système éducatif, l’amélioration des conditions de scolarisation des enfants, ce qui contribue à leur garantir des chances égales de réussite".
http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id= 425

Un livre sur l'école des Bourseaux
Ouverte en 1980, l'école ouverte des Bourseaux, à Saint-Ouen-l'Aumône (95), donne à voir un mode d'organisation co-gestionnaire alliant travail en équipe, répartition des enfants en cycles multi-âge, perception de l'enfant dans sa globalité et une forte attention au travail en petits groupes. L'école fait partie des "écoles différentes" évoquées dans le dernier numéro du Café. Un ouvrage collectif, publié par le CDDP du Val d'Oise, évoque un quart de siècle de pratiques "innovantes" au service des élèves et d'un projet de société.
http://www.crdp.ac-versailles.fr/cddp95
http://www.inrp.fr/Acces/Innova/Savoirs_ nouveaux/Etudes_de_cas/Egalite_chances/Rf rance_1_07.htm
http://www.cafepedagogique.net/disci/art icle/59.php

Constituer les classes au primaire
On le sait : le fait d'appartenir à telle classe plutôt qu'à telle autre influe sur les résultats scolaires. Christine Leroy-Audoin et Bruno Suchat (Iredu) ont étudié la constitution des classes dans les écoles. Ils analysent le rôle du directeur et des enseignants et mettent en évidence des pratiques différentes mais aussi une représentation commune."C’est clairement la similitude des groupes d’élèves qui est recherchée, qu’elle concerne un équilibre des effectifs, des niveaux scolaires ou des comportements dans la classe, les « faveurs » accordées aux cours multiples n’ayant d’autre fonction que de rétablir cet équilibre mis en péril par leur constitution particulière. Si les conditions d’enseignement ont été explicitement évoquées par les directeurs, en revanche, aucune mention aux élèves, pourtant « au cœur du système », n’a jamais été faite".
http://www.u-bourgogne.fr/upload/site_12 0/publications/2005/05004.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

Netecole
Netécole qui se définit comme "le premier environnement numérique de travail pour le primaire" a été présenté publiquement le 15 février par les sociétés Jériko, Itop et Microsoft. La société Jériko, éditeur et distributeur de produits éducatifs a conçu la partie pédagogique de netécole, Itop y a intégré son outil de gestion d'école Geprim et Microsoft fournit les solutions d'hébergement. NetÉcole "est une solution intranet clef en main, utilisable par tous (enseignants, direction, gestionnaire, élèves, parents...), sans formation préalable, immédiatement opérationnelle, tant au sein de l'école que dans un réseau d'écoles ou dans les familles". Netécole est actuellement testé dans trois écoles de la ville d'Orsay et sera très prochainement proposé à l'ensemble des services éducatifs des municipalités.
http://www.netecole.fr

- Collège    [ Haut ]

Option découverte professionnelle
Le J.O. du 25 février publie deux arrêtés définissant les orientations pédagogiques de l'option et du module de découverte professionnelle en 3ème. Les textes seront publiés au B.O. du 17 mars.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0500301A
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0500302A

Prévenir le tabagisme
"C'est en France qu'on trouve la plus grande proportion de jeunes fumeurs (en Europe) (53 % des 15-24 ans). Les jeunes Espagnols suivent à 45,8 % alors que la Suède et le Portugal détiennent la plus faible proportion de fumeurs dans cette catégorie d'âge (21 % et 24,7 % respectivement). Depuis 1999, on observe une tendance à l'augmentation de la prévalence tabagique chez les jeunes filles" nous apprend l'Inpes. Pour lutter contre ce fléau, l'Inpes a réalisé le coffret "Libre comme l'air". Il comprend un cédérom, des brochures, un livret pédagogique ainsi que des fiches d'animation et est envoyé sur demande aux professionnels de collèges. Une autre initiative mérite d'être signalée : le concours "Classes Non Fumeurs". Il propose à tous les collèges de France et d'Algérie d'engager leurs classes dans un combat contre le tabac : elles doivent s'engager collectivement à ne pas fumer pendant 6 mois. Un jeu pédagogique aide les jeunes à comprendre la loi Evin. Ceux qui maintiennent leur engagement peuvent gagner de nombreux lots.
http://www.inpes.sante.fr/70000/cp/05/cp 050304.htm
http://www.classesnonfumeurs.org/


- Lycée    [ Haut ]

Concours général
Le calendrier des épreuves de la deuxième partie du Concours général est paru au B.O. du 10 mars.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/10/ MENE0500367N.htm

La réussite en licence
Qui réussit et qui échoue en université ? Cette étude ministérielle apporte des chiffres et des analyses. Elle montre d'abord la sélectivité sociale des filières : un quart des enfants d'ouvriers s'inscrivent en sciences humaines, 16% choisissent les langues, 10% les Staps. Ce sont souvent les filières où les interruptions d'études sont les plus fréquentes. Autre critère d'échec ou de réussite, le bac d'origine. Les titulaires du bac ES ont plus de chances d'avoir la licence en un an (73%) que les autres bacs. "Les chances de succès sont beaucoup plus faibles pour les lauréats d'un bac technologique (52%) ou professionnel (47%). Rappelons qu'il s'agit là de réussite en licence : un important tri a déjà été fait jusqu'au Deug. L'effet établissement a aussi sa part : les taux de réussite varient beaucoup d'une université à l'autre.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/dossiers/dossier161/dossier161.pdf

Bac dans les centres étrangers
Le B.O. du 17 février publie une note sur l'organisation du bac dans les centres étrangers : calendrier des épreuves, composition des jurys.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/7/M ENE0500097N.htm

Calendrier DECF, DPECF et DESCF
Le J.O. du 13 mars publie un arrêté fixant les dates du calendrier d'inscription et d'épreuves à ces examens. La date limite d'inscription est fixée au 18 avril 17 heures. Le J.O. publie un tableau du calendrier des différentes épreuves.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENS0500440A

- Enseignement professionnel    [ Haut ]

Diplômes et chômage
Quels diplômes permettent de mieux résister au risque du chômage ? De 2001 à 2003 la situation de l'emploi s'est détériorée. Selon une étude du Céreq portant sur les jeunes ayant quitté l'Ecole en 2001, "les titulaires d'un CAP ou d'un BEP et les diplômés d'un deuxième cycle universitaire ont mieux résisté que les autres jeunes" à l'aggravation de la crise. Une constatation qui ne remet pas en cause la hiérarchie des diplômes mais qui montre une meilleure insertion de certains diplômés du professionnel.
http://www.cereq.fr/cereq/b214.pdf

CAP sertissage
Le B.O. du 10 mars publie l'arrêté du 9 février créant le CAP "sertissage en haute joaillerie". Première session en 2006.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/10/ MENE0500220A.htm

CAP petite enfance
Un arrêté publié le 11 mars définit le CAP "petite enfance".
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0500401A

Agricole : Vers la décentralisation
"La décentralisation doit s'accompagner d'une déconcentration parallèle des services de l'Etat. Les élus locaux, dotés de nouvelles compétences, doivent pouvoir s'adresser à un représentant de l'Etat, au niveau local, doté d'attributions lui permettant d'engager l'Etat sans en référer systématiquement à l'échelon central. Si demain, les Présidents de Conseils régionaux signent avec les recteurs les conventions annuelles de mise en œuvre du Plan régional de développement des formations, il faudra que les DRAF, en tant qu'autorité académique pour l'enseignement agricole, puissent les signer. C'est de cette manière que nous pourrons assurer la cohérence entre les différents dispositifs de notre système : la formation scolaire, la formation par apprentissage et la formation professionnelle continue…Vous le constatez : ce contexte nous conduit aujourd'hui à renforcer l'échelon régional, si nous voulons que l'enseignement agricole garde toute sa place dans l'effort national de formation". Le 7 mars, devant le Conseil national de l'enseignement agricole, N. Forissier, secrétaire d'Etat à l'Agriculture, a annoncé un plan de décentralisation de l'enseignement agricole tout en affirmant son souci de maintenir un "pilotage national".
http://www.agriculture.gouv.fr/spip/lemi nistere.lesecretairedetat.discoursdusecre taire_a4561.html

Agricole : Préférence Formations
Avec "Préférence Formations" l'enseignement agricole public se dote d'une structure de formation à distance efficace, riche de près de 70 dispositifs de FOAD, reposant sur des valeurs humaines et pédagogiques et la mutualisation. Le Café consacre un dossier spécial à cette nouvelle structure.
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/ foad/index2.php


- Le Café    [ Haut ]

100.000 abonnés !
Le Café pédagogique vient de passer le cap des 100.000 abonnés à ses éditions. Un résultat qui témoigne de l'intérêt de la communauté éducative pour les questions pédagogiques et aussi, il faut le souligner, de la large informatisation du corps enseignant. Un autre chiffre vient de tomber : la fréquentation du site du Café continue à progresser avec 453.221 visiteurs uniques en février 2005. Merci de votre fidélité. Le Café est fait par des profs en plein exercice. Nous essaierons de continuer l'aventure avec votre soutien.
http://www.cafepedagogique.net/divers/st ats.php

Tous nos dossiers spéciaux
Dans chaque discipline, le Café pédagogique publie des dossiers spéciaux qui font le point à un moment donné sur des thèmes importants. Vous y trouverez les meilleurs sites pour traiter ces sujets dans ces dossiers.
http://www.cafepedagogique.net/liens/ind ex.php

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