Informations Professionnelles (Café N° 65)

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- A la Une : Le Guide pratique de rentrée

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Édition du 16-09-2005

- François Jarraud -

- A la Une : Le Guide pratique de rentrée    [ Haut ]

Quand on débute, que dire le premier jour ? Quand on a plus d'expérience, comment vivre sa "prise de fonctions" ? Mais aussi quels nouveaux textes s'appliquent à la rentrée ? Quelles évolutions, quels débats sont en cours à l'école et dans ma discipline ? Avec ce "Guide pratique de la rentrée" l'équipe du Café pédagogique souhaite aider les enseignants et les cadres éducatifs débutants et les autres à passer le cap. Vous trouverez dans ce guide des ressources utiles pour chaque discipline du primaire et du secondaire. Mais aussi l'actualité et les débats qui traversent l'Ecole à un moment particulier de sa longue histoire.
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/r2005/index.php

- La rentrée    [ Haut ]

Le ministre présente sa première rentrée
La rentrée est évidemment un moment chargé de sentiments, même pour un ministre. Mais c'est aussi l'instant où annoncer une politique. Et celle-ci risque de mobiliser les enseignants.

Confiant, je le suis car j'ai vu le formidable travail effectué par l'Education nationale pour préparer cette rentrée dans les meilleures conditions". Charmeur, affable et souriant, Gilles de Robien a présenté le 31 août sa première rentrée en rendant un vibrant hommage à l'Ecole qui réussit beaucoup mieux que ce que l'on veut parfois nous faire croire" et aux enseignants : "je les admire et… j'ai profondément confiance en eux pour relever les défis qui nous attendent".

Le ministre a présenté ses priorités pour cette rentrée : égalité des chances et insertion professionnelle. La première passe par la scolarisation des handicapés, la politique des langues, les emplois vie scolaire et la mise en place des "programmes personnalisés de réussite éducative" (PPRE).

Ainsi l'apprentissage des langues sera étendu à tous les élèves de CE2 en attendant les CE1 en 2007. Le ministre a annoncé qu'au moins un collège par département mettra en place une opération "école ouverte en langue" durant les petites vacances. Au lycée, le dédoublement en terminale générale est confirmé mais sans calendrier : où trouver les emplois nécessaires ? Une campagne en faveur de l'allemand sera lancée en janvier et à l'horizon 2007 toutes les académies devraient compter au moins un établissement préparant l'Abibac (le bac franco-allemand). G. de Robien annonce 45.000 nouveaux emplois et le déploiement des PPRE. Mais ces derniers restent au stade expérimental cette année.

Il insiste sur l'effort pour l'insertion professionnelle des jeunes. Cela passe par les heures de "découverte professionnelle" mise en place au collège, par de nouveaux diplômes professionnels, par la réforme de la série technologique tertiaire (ouverture de la filière STG à la place des STT) et par le développement de l'apprentissage en L.P. Le ministre souhaite également multiplier les "lycées des métiers".

A son programme de travail annuel, il a inscrit 4 chantiers : la définition du socle commun "la chance donnée à tous les élèves de maîtriser, à la sortie de la scolarité obligatoire, le bagage indispensable pour poursuivre des études, pour recevoir une formation professionnelle ou pour s'adapter à l'emploi tout au long de la vie", la réforme de la formation initiale en IUFM, l'éducation prioritaire ("voyons ce que nous pouvons améliorer") et la place des parents dans le système éducatif.

Mais le discours ministériel annonce également des points conflictuels. C'est le cas par exemple des remplacements des professeurs absents qui est pour le ministre "amélioré" parce que rendu obligatoire. Ce point là mobilise déjà les syndicats. Cela sera peut-être le cas à propos des décharges horaires. A la demande du Café, il a été précisé que le maintien des décharges horaires (heures de première chaire, heures de laboratoire etc.) dépendra des arbitrages budgétaires qui seront faits lors des conseils des ministres des 21 et 28 septembre. L'avenir des ZEP reste problématique. Le ministre est un "farouche partisan" des ZEP mais leur nombre pourrait être réduit ce qui économiserait des moyens. Même l'annonce de l'embauche des 45.000 emplois d'assistants d'éducation interroge. G. de Robien est amené à reconnaître que le solde réel est d'environ 25.000 et compte 16.000 emplois décentralisés renouvelés pour 6 mois.
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200583[...]
http://www.education.gouv.fr/actu/2005/rentree_scolaire/abe[...]
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/actu/2005/rentree_handicap/rentree_2005_handicap.pdf

45.000 emplois vie scolaire
Annoncés par le ministre dans "Le guide du jeune professeur", 45.000 "emplois vie scolaire" devraient être créés dans les établissements primaires et secondaires. Il s'agit d'emplois aidés qui faciliteront l'encadrement des élèves et, selon l'AFP, la maintenance informatique et l'accompagnement des élèves handicapés. Pour le Se-Unsa, " après avoir mis fin aux emplois-jeunes et au statut de surveillant, le gouvernement redécouvre l’importance de la présence d’adultes, aux côtés des enseignants, pour accompagner, prévenir, encadrer. Ce retour des aides-éducateurs sous une autre forme ne peut masquer le fait que les budgets précédents ont supprimé plus de 5000 postes d’enseignants dans le second degré qui feront défaut en cette rentrée 2005". L'AFP annonce également un autre soutien ministériel : chaque enseignant devrait recevoir, chez lui, une lettre affirmant le soutien de G. de Robien.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://www.se-unsa.org
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]

Réactions au discours de rentrée
Pour le Snes, G. de Robien " a choisi le conflit avec la profession". Le syndicat rappelle " fermetures de sections, suppressions d'options, regroupements, suppression des TPE au profit d'un pseudo-dédoublement en langues vivantes". Le Se-Unsa estime qu'il y a "beaucoup de paroles, peu de réalisation", dénonce également les suppressions de postes et appelle les enseignants à ne pas être candidats pour assurer les remplacements. Il craint que ceux-ci débouchent sur "de la garderie".
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://www.se-unsa.org/presse/comm/page.php?id=050831
http://www.se-unsa.org/presse/comm/page.php?id=050830

La Ligue demande une autre politique éducative
" Ce n’est pas comme cela que la démocratisation de l’Ecole deviendra une réalité et que le service public remplira ses missions. Par contre, c’est comme cela qu’on renforcera les écoles privées et les officines parascolaires qui vivent de l’angoisse des familles et des jeunes". La Ligue de l'enseignement aurait voulu une autre rentrée et rappelle au ministre ses exigences de démocratisation de l'Ecole. Les emplois annoncés par G. de Robien ne doivent pas "occulter les applications de la « loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’Ecole » de François Fillon, reprise telle quelle par l’actuel ministre sans tenir aucun compte de l’avis de la communauté éducative exprimé par les votes négatifs du conseil supérieur de l’éducation. Citons, entre autres applications, la réhabilitation du redoublement. Ou, au lycée, la fin des « travaux personnels encadrés – TPE » en classe de terminale. Ou, au collège, parmi d’autres points, l’abandon des « Itinéraires de découverte – IDD »".

Une nouvelle circulaire de rentrée
Le B.O. du 25 août publie une seconde circulaire de rentrée qui apporte quelques instructions de dernière minute. S'agissant des Programmes personnalisés de réussite éducative, le texte confirme la minceur du dispositif pour cette année scolaire.

A l'école, la grande innovation c'est l'enseignement obligatoire de l'hymne national qui est à faire dans le cycle des apprentissages fondamentaux. Cela ne manque pas d'interpeller nos voisins européens. Ainsi la TSR rappelle qu'" il n'existe aucune obligation de ce type pour le "Sur nos monts quand le soleil" helvétique, le "God Save the Queen" britannique, la "Brabançonne" belge ou le Wilhelmus (Wilhelmus van Nassouwe, Guillaume de Nassau) néerlandais. En Espagne, ce type d'enseignement a été supprimé car il évoquait la dictature".

Au collège, " la session 2006 se tiendra sur les principes et le format du brevet actuel" : le nouveau brevet est reporté. La circulaire introduit deux nouveautés : la mise en place de mentions à partir des notes 12,14 et 16 qui seront nécessaires pour l'attribution des bourses au mérite prévues par la loi Fillon et la prise en compte de l'option de découverte professionnelle et du module de découverte professionnelle. Le brevet reste donc basé sur les évaluations de quatrième et troisième. Le report du nouveau brevet pourrait poser problème dans certains établissements où les bordereaux de 4ème n'ont pas été remplis. La circulaire de rentrée annonce une expérimentation en ZEP. " Cette expérimentation portera essentiellement sur les modalités d’organisation, les méthodes et innovations pédagogiques de nature à permettre aux élèves de ZEP d’acquérir les savoirs de base et de prétendre aux filières d’excellence". Là aussi un texte devrait détailler les modalités de cette expérimentation qui se cadre donc au niveau de l'établissement.

En lycée, la circulaire revient sur la situation des TPE. Elle annonce la publication d'instructions sur leur évaluation dans le cadre de l'épreuve anticipée de 1ère. En effet comment maintenir l'évaluation d'une épreuve totalement nouvelle dont la durée d'apprentissage a été divisée par deux ?

Dans la voie professionnelle, la grande innovation concerne l'admission de droit des bacheliers professionnels avec mention Bien ou T.B. en STS. Elle est confirmée par un arrêté publié au J.O. du 27 août. Là aussi une circulaire apportera des précisions par exemple sur les champs d'application. La circulaire de rentrée annonce également la publication d'un texte sur le développement de l'apprentissage dans les établissements.
Plusieurs textes réglementaires concernant ces décisions sont déjà publiés au J.O.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/30/MENE0501720C.htm
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200002&sid=604059[...]
http://www.cafepedagogique.net/disci/actu/64.php#229

Loi Fillon : passage en force
"Le ministère a encore une fois consulté extrêmement formellement les instances représentatives". A l'issue du Comité technique paritaire mixte du 13 juillet, Luc Berille, Se-Unsa, a dénoncé le "passage en force" des textes sur le remplacement des enseignants et les assistants pédagogiques.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://www.liberation.fr/page.php?Article=311297

Un nouveau décret applique la loi Fillon dans les établissements
Le J.O. du 11 septembre publie un nouveau décret modifiant le fonctionnement des établissements scolaires en application de la loi Fillon. Il évoque la mission de liaison avec les collectivités locales du gestionnaire, le fonctionnement et l'élection des conseils, la possibilité de choisir le président du conseil d'administration "parmi les personnalités extérieures à l'établissement". Tous ces points refusés par le CSE sont mis en œuvre par le ministre.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

En juillet, le CSE a rejeté la majorité des décrets d'application de la loi Fillon
" Sur l’ensemble de nos dénonciations, concernant à la fois les décrets d’application, les conditions de la rentrée et la préparation du budget 2006, qu’apportez-vous, Monsieur le ministre, comme réponse au CSE ?" Lors de la réunion du Conseil supérieur de l'éducation, le 7 juillet, dans une déclaration commune, l'intersyndicale regroupant les principaux syndicats d'enseignants (Fsu, Cfdt, Cgt, Unsa), les parents d'élèves de la Fcpe, les lycéens de l'Unl, l'Unef, la Ligue de l'enseignement et la JPA, a vivement critiqué la démarche ministérielle. Estimant que "l'ouverture affichée (par G. de Robien) relève du faux-semblant", l'intersyndicale considère que sa politique " va à l’encontre des intentions que vous affichez sur l’égalité des chances et sur la réussite des élèves… Lorsqu’un déficit d’encadrement conduit à une dégradation de la vie collective dans les établissements scolaires, lorsque la continuité pédagogique est rompue par le manque de personnels remplaçants, lorsque la suppression de filières réduit le choix des élèves engagés dans la voie professionnelle, alors c’est bien la qualité du service public d’éducation, c’est-à-dire sa capacité à assurer la réussite de tous les élèves, qui est en jeu.".

L'intersyndicale a demandé le rétablissement des TPE en terminale, un collectif budgétaire pour la rentrée, un autre budget pour 2006 et le maintien des mises à disposition pour les associations complémentaires.

Seuls les textes concernant la facilité d'accès des candidats handicapés aux examens, l'introduction d'une langue étrangère dès le CE1 en 2007, l'accès de droit aux STS des bacheliers professionnels ayant une mention et le décret sur la mise en place des lycées des métiers ont eu un avis majoritairement favorable.

Que va faire G. de Robien ? Le ministre a déclaré en ouvrant le CSE "j'accorderai un grand crédit à vos avis et surtout je serai attentif au contenu de vos échanges". Mais il a aussi reconnu que "les moyens mis en place… pourront… paraître insuffisants". De fait l'essentiel de la loi Fillon est reporté. Sine die ?
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200575[...]
http://www.snuipp.fr/article2516.html

Inquiétude des associations
"En récupérant quelques centaines d'enseignants, l'Education nationale perdrait des partenaires qui participent depuis des dizaines d'années aux missions du service public d¹éducation et qui jouent un rôle majeur dans et à côté de l'Ecole". A l'origine de ce communiqué de Jean-François Vincent, président de l'OCCE, l'annonce par G. de Robien de la suppression de 800 postes de mis à disposition.
http://www.occe.coop/federation/index.htm

La loi Fillon accouche d'une souris : le PPRE
Le grand remède de la loi Fillon ne serait-il que de la poudre de Perlimpinpin ? " La loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école du 23 avril 2005 prévoit dans son article 16 qu'" à tout moment de la scolarité obligatoire, lorsqu'il apparaît qu'un élève risque de ne pas maîtriser les connaissances et les compétences indispensables à la fin d'un cycle, le directeur d'école ou le chef d'établissement propose aux parents ou au responsable légal de l'élève de mettre en place un programme personnalisé de réussite éducative" (PPRE)… Le programme personnalisé de réussite éducative est l'un des dispositifs qui doit permettre de conduire la totalité d'une classe d'âge à la maîtrise des connaissances et compétences constitutives du « socle commun », à la fin de la scolarité obligatoire. Il constitue tout autant une modalité de prévention de la grande difficulté scolaire, visant à empêcher un redoublement, qu'un accompagnement de celui-ci lorsqu'il n'a pu être évité, afin de lui donner davantage d'efficacité. ". Deux décrets devraient prochainement définir les modalités de mise en œuvre du PPRE. Mais EduScol publie dès maintenant un "Guide pratique pour l'expérimentation des programmes personnalisés de réussite éducative".

Plutôt léger le "Guide pratique" ! 4 pages de consignes vagues ! Tout au plus y apprend-on qu'à l'école il sera appliqué au cycle des apprentissages fondamentaux et au CE2. Les enseignants utiliseront les outils d'évaluation existants (livrets d'accompagnement, évaluations nationales) sous la responsabilité du directeur d'école et de l'inspection. Au collège, le PPRE sera mis en œuvre en 6ème sous la responsabilité du chef d'établissement et des professeurs principaux. Les PPRE prendront la forme de documents écrits.

Le document n'apporte pas d'information sur l'articulation du PPRE avec les moyens extérieurs à l'école comme les "dispositifs de réussite pédagogique". Tout au plus sait-on que " Le programme personnalisé de réussite éducative peut intégrer des activités existant hors du temps scolaire, en particulier dans le cadre des dispositifs de réussite éducative, qui peuvent être utiles et complémentaires à l'action de l'école ou du collège. Ces activités n'ont pas un caractère obligatoire ; elles sont proposées et expliquées aux parents qui conservent le droit de décider de la participation de leur enfant". Les questions pédagogiques sont complètement évacuées par le document. La mesure sensée réduire l'échec scolaire se bornerait-elle à un imprimé ?
http://eduscol.education.fr/D0072/PPRE_experimentation.htm

Socle commun et PPRE au J.O.
Le J.O. du 25 août publie deux décrets relatifs au programme personnalisé de réussite éducative et au socle commun. Les deux sont associés : " A tout moment de la scolarité, une aide spécifique est apportée aux élèves qui éprouvent des difficultés dans l'acquisition du socle commun… Ce dispositif définit un projet individualisé qui doit permettre la progression de l'élève et son évaluation. Les parents sont associés au suivi de ce dispositif. Le programme personnalisé de réussite éducative prévu par l'article L. 311-3-1 du code de l'éducation est mis en place dans ce cadre. Il s'articule, le cas échéant, avec un dispositif de réussite éducative." ce qui tend à donner une vision étroite du socle commun (toujours pas défini).
Le dispositif de réussite éducative est défini ainsi : " Les dispositions pédagogiques mises en oeuvre pour assurer la continuité pédagogique, en particulier au sein de chaque cycle, prennent en compte les besoins de chaque élève afin de permettre le plein développement de ses potentialités, ainsi que l'objectif de le conduire à l'acquisition des éléments du socle commun de connaissances et compétences fondamentales correspondant à son niveau de scolarité. A tout moment de la scolarité élémentaire, lorsqu'il apparaît qu'un élève ne sera pas en mesure de maîtriser les connaissances et les compétences indispensables à la fin du cycle, le directeur d'école propose aux parents ou au représentant légal de l'enfant de mettre en place un dispositif de soutien, notamment un programme personnalisé de réussite éducative. Un document, préalablement discuté avec les parents de l'élève ou son représentant légal, précise les formes d'aides mises en oeuvre pendant le temps scolaire ainsi que, le cas échéant, celles qui sont proposées à la famille en dehors du temps scolaire. Il définit un projet individualisé qui devra permettre d'évaluer régulièrement la progression de l'élève. Dans les zones d'éducation prioritaire, ces dispositifs se conjuguent avec les dispositifs existants. Des aides spécialisées et des enseignements adaptés sont mis en place au profit des élèves qui éprouvent des difficultés graves et persistantes. Ils sont pris en charge par des maîtres spécialisés, en coordination avec le maître de la classe dans laquelle l'élève continue à suivre une partie de l'enseignement. Des actions particulières sont prévues pour les élèves non francophones nouvellement arrivés en France". Mais les textes confirment le report des PPRE à 2006 sans doute faute de moyens. Sont applicables des procédures formelles à mettre en œuvre avec les parents dès cette année.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index250805.php

Langues : La nouvelle politique reportée
Le J.O. du 25 août publie le décret relatif à l'enseignement des langues annoncé dans L'Expresso du 7 juillet. Le décret est divisé en deux parties. La seconde s'applique dès cette année : il s'agit de la création d'une " commission académique sur l'enseignement des langues vivantes étrangères" mise en place dans chaque académie et composée de représentants de l'administration, des enseignants, des élèves et aussi des élus locaux et sociaux.

La première partie, qui prévoit une importante réforme des langues, ne sera appliquée qu'à partir de 2007-2008. Le décret introduit dans l’organisation de l’enseignement des langues vivantes étrangères les niveaux définis au sein du Conseil de l’Europe par le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL). A partir de 2007, les niveaux de compétence des élèves seront fixés en référence au Cadre du Conseil de l'Europe : niveau A1 en fin d'école élémentaire, B1 en fin de scolarité obligatoire en LV1 et A2 pour la LV2, niveau B2 en LV1 en terminale et B1 en LV2. L'enseignement ne se fera plus dans le cadre de la classe mais de groupes de niveaux " les enseignements de langues vivantes étrangères peuvent être dispensés en groupes de compétences, indépendamment des classes ou divisions ; les principes de constitution de ces groupes sont adoptés par le conseil d'école sur proposition du conseil des maîtres, dans le cadre du projet d'école, ou par le conseil d'administration dans le cadre du projet d'établissement". Un dispositif dont on connaît pourtant bien les limites.

La certification intégrera des organismes extérieurs à l'éducation nationale : " Les connaissances et compétences acquises en langues vivantes étrangères au cours de la scolarité font l'objet de certifications spécifiques… Ces certifications sont organisées par le ministère chargé de l'éducation nationale dans un cadre défini, le cas échéant, conjointement avec des organismes délivrant des certifications étrangères internationalement reconnues et avec lesquels l'Etat a passé une convention". Mais les certifications restent délivrées par l'autorité académique.

Le décret n'apporte pas de précision sur les dédoublements en LV1 annoncés en terminale par la loi Fillon et qui sont, eux aussi, remis.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index070705.php

Création du Haut Conseil de l'Education
Prévu par la loi Fillon, le HCE est mis en place par un décret paru au J.O. du 23 août. Composé de 9 membres nommés par les présidents de la République, du Sénat, de l'Assemblée nationale et du Conseil économique et social, il définira le "socle commun de connaissances" établi par la loi Fillon ainsi que le cahier des charges des IUFM. Il réalisera chaque année un "bilan des résultats obtenus par le système éducatif". Le HCE remplace le Conseil national des programmes et le Haut conseil à l'évaluation de l'Ecole (HCEE). Le HCE fait donc passer le pilotage de l'école du contrôle des experts ministériels au pouvoir politique national et élimine le HCEE qui a multiplié les interventions pour faire avancer l'Ecole. Comment dans ces conditions avoir une politique éducative qui ne soit pas que gestionnaire ? Le gouvernement a fait une seule concession : la création à coté du HCE d'un "comité consultatif" "composé de personnalités qualifiées choisies parmi des représentants des organisations syndicales, professionnelles, de parents d'élèves, d'élèves, des associations et toutes autres personnes ayant une activité dans les domaines qui sont de sa compétence".
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://cisad.adc.education.fr/hcee/

L'application de la loi Fillon au B.O.
Un encart spécial du B.O. du 1er septembre récapitule les nouveaux textes publiés durant les vacances en application de la loi Fillon.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/31/encart.htm

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La France doit améliorer son enseignement universitaire révèle une étude de l'OCDE
La France va devoir améliorer son enseignement supérieur. C'est la grande leçon de l'édition 2005 des "Regards sur l'éducation" de l'OCDE. L'ouvrage publie les résultats de l'enquête PISA 2003 sur l'enseignement des mathématiques, analyse les ressources et les résultats des systèmes éducatifs : taux de réussite, conditions d'apprentissage etc.

Il confirme ce que l'on savait déjà sur les méfaits de la sélection précoce : "Les résultats du PISA montrent que dans les pays qui orientent les élèves à un âge précoce entre différents types d’établissement, le milieu social des élèves tend à être fortement lié à leurs performances. Les élèves socialement désavantagés sont plus souvent placés dans des établissements moins réputés et avec un programme de cours moins exigeant, et donc des attentes moins grandes en ce qui concerne leur apprentissage. Ces élèves obtiennent alors plus souvent des performances relativement mauvaises. Les élèves d’un milieu social plus aisé, eux, sont plus souvent placés dans des établissement réputés avec des programmes de cours exigeant et ils obtiennent plus souvent des performances de relativement meilleure qualité. Dans ces conditions, les établissements tendent à reproduire l’organisation sociale existante. Dans les pays qui laissent les élèves ensemble dans les établissements secondaires, la relation entre le milieu social et les performances est plus faible, même si elle n’est pas absente. Cette plus faible relation laisse à penser que les établissements jouent un rôle pour les générations suivantes en ce qui concerne la modification, plutôt que la reproduction, des structures sociales". Une leçon à méditer au moment où on met en place des 3èmes "à module professionnel" qui pré- orientent de fait.

L'enquête met aussi en évidence d'autres particularités françaises. Et d'abord les fortes disparités entre enseignants, par exemple pour l'écart de temps de travail entre le primaire et le secondaire ou l'écart de revenu entre début et fin de carrière.

D'autres disparités concernent la vie scolaire : l'écolier français a autant d'heures de cours que ses voisins, mais le collégien et le lycéen en ont beaucoup plus (1032 h contre 922 h), phénomène aggravé par un nombre réduit de semaines. Cela n'empêche pas la France de compter un nombre élevé de jeunes de 20-24 ans ayant un niveau de formation faible et au chômage.

On retiendra également le faible taux d'accès à l'enseignement supérieur. Seulement 39% des jeunes entament des études de niveau universitaire soit presque moitié moins que le taux américain ou polonais. Et seulement un étudiant sur deux (59%) termine ses études universitaires soit 11% de moins que la moyenne OCDE. Résultat le taux d'obtention d'un diplôme supérieur (27%) est inférieur en France à la moyenne OCDE.
http://www.oecd.org/document/34/0,2340,fr_2649_34515_35289762_1_1_1_1,00.html

Des repères sur l'Ecole
Des données statistiques détaillées sur 140 thèmes relatifs à l'éducation : c'est ce qu'offre l'édition 2005 des "Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche". On y trouve les réponses à de nombreuse questions sur l'Ecole : évolution du nombre d'élèves, taille des établissements, actes de violence, CSP des lycéens, l'orientation, réussite aux examens etc. Indispensable !
http://www.education.gouv.fr/stateval/rers/rers2005.htm

Un signe religieux rue de Grenelle
Quelle mouche pique le ministre ? Mardi, jeudi puis samedi, G. de Robien est intervenu à propos de l'enseignement catholique, prêchant pour "l'égalité des chances" entre les deux Ecoles. "Je dois me préoccuper de l'ensemble des enfants de France" a-t-il ajouté samedi. Pour le Se-Unsa, "le ministre s’inscrit dans une politique continue favorisant la concurrence au profit de l’enseignement privé. Le Se-Unsa rappelle que ce dernier a déjà bénéficié d’une revalorisation de ses frais de fonctionnement assumés sur fonds publics, de l’annulation de ses suppressions de postes en 2004, et désormais, d’un financement municipal sans restriction pour les élèves fréquentant une école privée hors de leur commune de résidence". Pour le Sgen-Cfdt " il n'est bien entendu pas question de nier l'existence de l'enseignement privé et encore moins de nier les missions éducatives des collègues de l'enseignement privé sous contrat. Mais il est bon de rappeler la notion de caractère propre de l'enseignement privé qui, contrairement à l'enseignement public, n'est pas tenu d'accueillir tous les élèves d'un secteur donné. Certes, la «guerre» n'existe plus mais la concurrence parfois sauvage , en particulier dans certaines régions, perdure entre le privé et le public. Qu'un ministre de l'Éducation nationale reconnaisse l'enseignement privé, c'est la moindre des choses mais de là à faire l'apologie d'une école confessionnelle particulière est pour le moins scandaleux". Les arbitrages du budget 2006 devraient être arrêtés fin septembre.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article888.html
http://www.se-unsa.org/presse/comm/page.php?id=050909

Des signes religieux dans les établissements
Selon l'AFP, les foulards n'ont pas disparu à la rentrée et une douzaine de cas seraient en instruction. La rentrée 2004 avait constaté 639 signes religieux ostensibles, dont un tiers dans l'académie de Strasbourg. Rappelons que la loi de 1905 ne s'applique pas en Alsace. On ignore combien de jeunes ne sont plus scolarisés ou suivent des cours en dehors de l'enseignement public. Un sondage récent, réalisé par CSA pour Le Monde des religions, établit que si pour 56% des Français les religions occupent une place plus importante qu'il y a 10 ans, 59% d'entre eux estiment qu'elle est trop importante. La France reste un pays peu intéressé par les questions religieuses : elles sont importantes pour 41% des Français.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://www.csa-tmo.fr/dataset/data2005/opi20050622e.htm

Mobilisation syndicale
"Le Sgen-Cfdt en a assez : il est temps de réagir" s'exclame Jean-Luc Villeneuve. "Ce ministère de l’Éducation nationale doit abandonner les vieilles lunes comme le redoublement ou les heures de soutien quand l’échec est avéré. Une politique éducative ambitieuse commence par respecter et reconnaître l’importance de l’école maternelle. Une politique éducative ambitieuse ne supprime par les TPE ou les IDD. Une politique éducative ambitieuse ne considère pas l’enseignement professionnel comme un remède à l’échec. Une politique éducative ambitieuse a le courage de mener un débat de fond sur l’évolution du métier enseignant, mettant en avant le travail en équipe et le suivi individualisé des élèves. Une politique éducative ambitieuse reconnaît le rôle spécifique des parents, des associations pédagogiques et périscolaires". Pour le Snes, " les enseignants ne se laisseront pas abuser" par le discours ministériel. Le syndicat annonce une mobilisation le 7 septembre.
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article883.html
http://www.snes.edu/snesactu/article.php3?id_article=1511

L'armée fait ses classes
L'armée est-elle la mieux placée pour résoudre l'échec scolaire ? Le gouvernement semble le penser. En quelques semaines, depuis une annonce en juin 2005, il a créé un établissement public et défini des structures d'accueil paramilitaires pour accueillir des jeunes sans qualification, à l'image de ce qu'a mis en place Poutine en Russie. Dans quelques jours le premier internat ouvrira à Montry (77). Selon le ministère de la Défense, il offrira "une formation de six mois à un an adaptée… comprenant à la fois un apprentissage des règles de la vie en société, un rappel des principaux acquis scolaires, des activités sportives et une formation professionnelle, sanctionnée par un diplôme pouvant servir pour l'obtention du CAP.. . Les jeunes bénéficieront d'un encadrement important et permanent, principalement composé d'anciens militaires ayant l'expérience de l'autorité et du dépassement de soi". Selon La Croix, il y aura un militaire pour deux jeunes. Et un prof pour 10. A terme l'armée souhaite accueillir 20.000 jeunes par an.
http://www.defense.gouv.fr/sites/sga/votre_espace/jeunes_et[...]
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2242964&rub[...]
http://www.defense.gouv.fr/portal_repository/893303724__000[...]

Les Français divisés sur l'Ecole ?
51% des Français seraient mécontents de l'Ecole. Mais pas pour les mêmes raisons ! C'est ce qu'affirme une enquête TNS Sofres. Le mécontentement résulterait d'attentes opposées. Alors que les personnes âgées attendent de l'Ecole qu'elle multiplie les "pensionnats de Sarlat", les catégories sociales aisées veulent une école de l'épanouissement. La France ouvrière attend elle de son Ecole un enseignement pratique. Ces oppositions ont-elles vraiment une signification autre que pour le discours politique ?
http://www.tns-sofres.com/etudes/pol/020905_ecole.htm

Des enseignants appréciés mais jugés fermés
Huit Français sur dix jugent que les enseignants sont compétents révèle un sondage de CSA pour Le Monde de l'éducation. Et le métier fait encore rêver : 33% des français recommanderaient ce métier à leur enfant contre 43% pour celui de médecin et seulement 6% pour celui d'homme politique.

Mais la cote d'amour a ses limites. Si les profs sont compétents, une majorité de sondés (48%) jugent qu'ils ne dialoguent pas assez avec les parents et ne sont pas assez ouverts au monde extérieur de l'école. Le pire est à venir : les profs sont trop souvent absents et ne savent pas se faire respecter des élèves.
http://www.csa-fr.com/dataset/data2005/opi20050629f.htm


Nouveaux recteurs
Neuf nouveaux recteurs ont été nommés au Conseil des ministres du 20 juillet : à Lille Nicole Bensoussan, à Rouen Jean-Jacques Pollet, à Rennes Serge Guinchard, en Guadeloupe Alain Miossec, à Orléans-Tours Claire Lovisi, à Dijon Olivier Dugrip, à Nice Jean-Claude Hardouin, et à Grenoble Jean Sarrazin. Jean-Michel Lacroix est nommé recteur directeur du Cned.
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200572[...]

- Vie professionnelle    [ Haut ]

Le remplacement devient obligatoire
" Le chef d'établissement élabore, en concertation avec les équipes pédagogiques, un protocole pour les remplacements de courte durée… Pour la mise en oeuvre de ce protocole, le chef d'établissement recherche en priorité l'accord des enseignants qualifiés à même d'effectuer un remplacement de courte durée. Lorsque cela est nécessaire… le chef d'établissement désigne les personnels chargés d'assurer des enseignements complémentaires pour pallier une absence de courte durée". Le texte limite à 65 heures et 5 heures par semaine ces heures imposées. Elles sont rémunérées à un taux particulier.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Les nouvelles règles du remplacement
On le sait le remplacement peut maintenant être imposé. Mais sur quelle base : garderie ? Cours dans une autre discipline que la sienne ? Un texte ministériel précise que la nouvelle mesure "permet de faire appel aux professeurs disponibles qui effectueront des enseignements conformes à leur qualification et selon les besoins des élèves : le professeur utilise les créneaux horaires rendus vacants pour enseigner dans “la ou les disciplines dans lesquelles il intervient dans le cadre de ses obligations de service statutaires“.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/flash/0905_remplacement.pdf

Pas de remplacements forcés pour le Snpden
"Nous comprenons la demande des familles et nous en sommes soucieux mais nous affirmons que le décret d'application de la loi Fillon qui vient de paraître est non seulement ressenti comme une brutale provocation culturelle par les enseignants mais qu'il est techniquement impossible à mettre en œuvre". Le syndicat de chefs d'établissement Snpeden est hostile au système de remplacement imposé des enseignants mis en place par G. de Robien.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]

Vers la disparition des heures de première chaire ?
"Le décret sur le remplacement des professeurs en cas d’absence sera publié à la rentrée… De leur côté les établissements d’enseignement disposeront des moyens nécessaires pour remplir les nouveaux objectifs qui leur ont été fixés en matière de soutien scolaire et d’enseignement des langues." Lors de sa conférence de presse le 30 juin, D. de Villepin a affirmé sa volonté d'appliquer la loi Fillon, pratiquement annulée par le Conseil constitutionnel. Son ministre avait proposé de négocier l'application avec les syndicats. Il semble bien que le vent ait changé.

Comment dégager des moyens supplémentaires alors même que le ministère annonce 3.000 suppressions de postes ? D. de Villepin a une solution : il faut faire travailler davantage les enseignants. "Il y a 6.000 décharges à l'Education nationale, j'ai proposé aux fonctionnaires concernés de pouvoir effectuer une heure supplémentaire par semaine, ce qui représente une charge plus importante". Le ministère envisage d'échanger les 100.000 heures de première chaire accordées aux enseignants contre une prime de 40 euros par semaine. Cela correspondrait à 6.000 emplois à temps plein.

La mesure est critiquée par les syndicats. Pour le secrétaire général de la FSU, "il faut d'abord donner aux enseignants un peu plus de temps pour travailler mieux". Le Se-Unsa soulève une contradiction : "Alors que des milliers de jeunes diplômés sont au chômage, les professeurs titulaires d’un emploi devraient travailler davantage !".

Le "rapport annexe" de la loi sur l'école, avant son annulation, avait anticipé la difficulté et stipulait la suppression des décharges. Il précisait : "en raison de l'évolution des conditions d'enseignement, le fondement de décharges spécifiques désormais non justifiées devra être réexaminé". Est-ce vers cette direction que le gouvernement s'oriente ?
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/interventions_p[...]
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://www.se-unsa.org/presse/comm/page.php?id=050701

Le décret sur la seconde carrière
Annoncé depuis un an, le décret ouvrant aux enseignants, en application de l'article 77 de la loi du 21 août 2003, la possibilité d'une seconde carrière dans un autre corps de fonctionnaire est publié au J.O. du 10 août. L'article 77 précisait que : " Les membres des corps enseignants pourront, sur leur demande et après agrément donné par le ministre chargé de l'éducation nationale ou le ministre chargé de l'agriculture et soit par le ministre intéressé, soit par les représentants des collectivités locales ou des établissements publics à caractère administratif, occuper, en position de service détaché, des emplois correspondant à leurs qualifications, nonobstant les règles relatives au recrutement de ces emplois dans les administrations de l'Etat ou des collectivités locales et les établissements publics à caractère administratif. Ils percevront dans cette position une rémunération globale au moins égale à celle qu'ils auraient perçue s'ils étaient restés dans leur corps. Après une année de service dans leur nouvel emploi, ces personnels pourront, sur leur demande, être intégrés dans le corps de fonctionnaires titulaires dont relève l'emploi considéré, sous réserve d'une vérification de leur aptitude dans des conditions qui seront fixées par décret en Conseil d'Etat". Le décret annonce la publication de listes d'emplois ouverts par les administrations aux enseignants. Il ne contient ni calendrier ni indication de volume du nombre d'emplois offerts. Un autre décret ouvre l'avantage de cette mesure aux enseignants détachés. Le texte ne concerne évidemment pas les enseignants contractuels.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SO[...]

Les concours 2006
Le B.O. 32 publie les arrêtés précisant les modalités d'inscription aux concours (agrégation, capes, capet, capeps, plp, cafep. Ces textes ont été signalés dans L'Expresso du 23 août.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/32/default.htm

Calendrier des concours
Une suite d'arrêtés publiés au J.O. du 18 août met en place le calendrier des concours. L'agrégation aura lieu du 28 mars au 12 avril pour l'externe, du 31 janvier au 3 février pour l'interne; inscriptions avant le 27 octobre. Le Capes aura lieu du 2 au 17 mars à l'externe, le 18 janvier à l'interne, du 2 au 17 mars pour le 3ème concours. Les dates du Capet sont respectivement les 14 et 15 février et le 24 janvier. Inscriptions avant le 27 janvier. Pour le Capeps les épreuves sont fixées les 9 et 10 février à l'externe, le 19 janvier à l'interne, inscriptions avant le 27 octobre.
http://www.journal-officiel.gouv.fr/

Mentions complémentaires
Le J.O. du 10 août publie un arrêté permettant la délivrance de mentions complémentaires aux CAPES et CAPEPS. Ainsi un professeur de langues pourrait avoir une mention en français, un historien en langues. Un pas vers la bivalence.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Les troisièmes concours
Le J.O. du 10 août modifie l'organisation des troisièmes concours de recrutement dans de nombreuses disciplines : EPS, Lettres, Histoire-géo, SES, SVT, langues, maths, etc. pour le capes, capet, PLP.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Concours du privé
Un arrêté paru au J.O. du 18 août fixe les dates des concours du privé (Cafep, Caer). Inscription avant le 27 octobre.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Le calendrier des concours du secondaire
A la demande générale, l'adresse précise des arrêtés relatifs au calendrier des concours annoncés par L'Expresso du 23 août.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

CPE et profs stagiaires
Un décret publié au J.O. du 25 août et quatre arrêtés publiés le 27 août définissent les modalités du stage des agrégés, certifiés, PLP, PEPS et CPE stagiaires.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Concours
A voir dans le B.O. 30 : un additif au programme de l'agrégation de grammaire et lettres classiques et un rectificatif au programme du capes de catalan.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/30/MENP0501584X.htm

Postes relevant de l'AEFE
Plusieurs textes parus au B.O. 32 précisent les conditions de dépôt de candidatures pour exercer dans des postes de l'AEFE à l'étranger.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/32/MENP0501673N.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/32/MEND0501674N.htm

Affectation dans les TOM
Une note, publiée au B.O. 32, précise les modalités de candidatures à des postes de direction et d'enseignants spécialisés en Nouvelle Calédonie, Wallis-et-Futuna, Polynésie et Mayotte.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/32/MEND0501678N.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/32/MENP0501658N.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/32/MENP0501659N.htm

La responsabilité des enseignants renforcée
Deux jugements viennent de renforcer la responsabilité des enseignants. La Cour de cassation a confirmé la condamnation d'un instituteur pour homicide volontaire à la suite de la chute d'une élève par une fenêtre de la classe. Un proviseur et un enseignant d'un lycée agricole sont condamnés suite à un accident durant un stage en entreprise. Pour le Se-Unsa, " dans un contexte de judiciarisation croissante des rapports sociaux, le législateur avait voulu, avec la loi Fauchon, clarifier la responsabilité pénale des décideurs et acteurs publics. En validant, dans l’affaire Boubet, l’interprétation de la loi effectuée par le tribunal correctionnel de Bobigny puis par la cour d’appel de Paris, la cour de cassation vient de jeter le trouble". Le Sgen-Cfdt évoque son inquiétude devant la condamnation des deux collègues. Les deux organisations demandent aux ministères concernés un réexamen des conditions de responsabilité des enseignants. " Toutes et tous, nous aurions pu et nous pourrions nous trouver condamnés à leur place".
http://www.se-unsa.org/presse/comm/page.php?id=050907
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article885.html

Adieu, lundi de Pentecôte
" Le Premier ministre souhaite que le dispositif soit appliqué désormais avec davantage de souplesse, comme la loi le permet… (Il) demande au ministre de l’éducation nationale de lui faire des propositions avant la rentrée scolaire sur les modalités d’application du dispositif par les personnels de son ministère en dehors du temps scolaire". Le lundi de Pentecôte restera férié en 2006. Le rapport Léonetti, remis au premier ministre le 19 juillet, préconise davantage de souplesse dans la définition de la journée de solidarité avec les personnes âgées et "une meilleure répartition de l'effort de solidarité". C'est que celle-ci a reposé sur les seuls salariés, encore 44% d'entre eux y ont-ils échappé. L'effet économique de cette journée de travail a été nul, ou plus précisément, "on peut estimer que l'effet jours ouvrables sur la croissance de 2005 se situe autour de 0,0%".

Le rapport Léonetti préconise donc pour l'éducation nationale de " demander aux enseignants de participer à une journée ou à deux demi-journées de travail, sans la présence des élèves. Ce temps pourrait par exemple être consacré à l’étude du projet d’école et d’établissement ainsi qu’aux "contrats d'objectifs" liant l'établissement et l'autorité académique, aux termes de la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’École du 23 avril 2005".

Une proposition rejetée par la FSU et le SE-UNSA. Ce dernier estime que "à cours d'arguments sur le bien-fondé du dispositif et faute de convaincre l'opinion publique après le fiasco de mai 2005, le rapport se retourne contre les enseignants et en fait la cible pour l'année 2006".
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/communiques_4/r[...]
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054[...]
http://www.se-unsa.org/presse/comm/page.php?id=050719

SOS Profs
"Il y a donc urgence à poser les questions de fond: est-il normal de continuer à envoyer les jeunes professeurs dans les établissements les plus difficiles, contre leur gré et sans leur dispenser de formation spécifique? Ne doit-on pas développer massivement les dispositifs de reconversion en direction des personnes qui, après une expérience professionnelle, voudraient rejoindre l'enseignement et pourraient y apporter des compétences nouvelles? N'est-il pas temps de redonner aux professeurs un statut social digne des missions qui leur sont confiées?" dans L'Express, Philipe Meirieu s'alarme de la baisse des inscriptions aux concours du secondaire et interpelle le gouvernement.
http://www.lexpress.fr/idees/tribunes/dossier/tribune/dossi[...]

Les profs précaires
"En trois ans, l'équivalent de 17 000 emplois de non-titulaires a été supprimé à l'Education nationale. Mettant sur le carreau environ 20 000 personnes, si l'on tient compte des temps partiels" dénonce E. Davidenkoff dans Libération. Et la situation se détériore avec les restrictions budgétaires et les suppressions de postes.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=321783

Que sont devenus les aides-éducateurs ?
De 1997 à 2002, 105.000 contrats d'aides-éducateurs ont été signés. On en comptait 60.000 en juin 2002. Selon une étude ministérielle, seulement la moitié des sortants de 2003 ont retrouvé immédiatement un emploi. 10% ont été repris comme assistant d'éducation. Seuls les plus diplômés ont tiré profit du contrat pour pré parer un concours ou gagner en expérience professionnelle.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni/ni2005/ni0523.pdf

Revalorisation des indemnités
La revalorisation des traitements au 1er juillet entraîne celle des indemnités et avantages sociaux. Le B.O. du 28 juillet en publie la liste et les nouveau taux : rémunération des études dirigées, ISO, indemnité de prof principal, indemnité ZEP, indemnité de maître formateur, activités péri-éducatives etc.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/29/MENF0501552N.htm

Promotion des enseignants du privé
Le J.O. du 17 juillet publie les contingents de promotions pour 2005-2006.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

L'école du burn-out
"Le burn-out existe dans tous les métiers, mais les enseignants sont une population à risque". Selon une enquête de Libération, du 2 septembre, les profs sont malades. Plus que les conditions de travail, c'est le sentiment de déclassement qui rendrait le métier douloureux. Les élèves souffrent aussi affirme le quotidien.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=320770
http://www.liberation.fr/page.php?Article=320771

Régime maladie des maîtres du privé
Les maîtres contractuels du privé sous contrat restent sous le régime général pour leur retraite mais bénéficient du régime spécial des fonctionnaires pour la maladie. Une circulaire précise les procédures d'application. Par exemple, " En cas de maladie, de maternité ou d’invalidité non définitive, hors AT-MP, les maîtres du privé bénéficieront du maintien de leur rémunération par l’administration, au titre des prestations en espèces, dans les mêmes conditions que les fonctionnaires. Ils ne percevront donc plus d’indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS) des caisses primaires d’assurance maladie (CPAM)".
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/31/MENF0501633C.htm

Les pensions
Le B.O. n°32 publie une note de service sur le rachat des années d'études, les pensions d'ancienneté, la validation de services auxiliaires, la mise en paiement des pensions etc.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/32/MENF0501640N.htm

Retraite des profs du privé
Un projet de décret crée un régime de retraite additionnel pour les professeurs du privé en application de la loi de janvier 2005. Il devrait permettre un relèvement progressif, sur 20 ans, de leur retraite qui restera cependant inférieure à la pension des enseignants du public.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/actu/2005/CSE_07072005/projet_decret_regime_additionnel_retraite.pdf

Les inspecteurs en grève
Le Si-EN Unsa appelle les inspecteurs de l'éducation nationale, mécontents de leur déroulement de carrière, à la grève administrative.
http://www.unsa-education.org/sien/

- Primaire    [ Haut ]

Des projets pour la rentrée
"C'est modeste mais ça vient de Suisse… et du cœur !". J.-P. Nater présente ainsi la 4ème édition de "Futés Puissance 2", un jeu d'énigmes entre classes, base d'échanges entre enfants de 9 à 12 ans. L'année dernière 865 enfants y ont participé. C'est l'occasion de rappeler "Le registre classe @ classe" : une banque québécoise de projets éducatifs qui vont de 'Les fêtes en tête" pour les 7-10 ans aux "jeux des cours d'écoles" pour les 8-12. 53 projets vous y attendent !
http://www.ecolemartigny.ch/rubrique.php3?id_rubrique=33
http://www.cslaval.qc.ca/prof-inet/aai/collab/aai_registre.[...]

Concours
Le J.O. du 18 août fixe les 11 et 12 mai pour les épreuves des concours de professeurs des écoles. Inscriptions avant le 27 octobre. Les premiers concours internes de recrutement de professeurs des écoles stagiaires auront lieu le 22 mars pour l'épreuve d'admissibilité.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Les langues au CE1 reportées à 2007
Le J.O. du 5 août a publié Édition du 16-09-2005

- François Jarraud -

- Primaire    [ Haut ]

Des projets pour la rentrée
"C'est modeste mais ça vient de Suisse… et du cœur !". J.-P. Nater présente ainsi la 4ème édition de "Futés Puissance 2", un jeu d'énigmes entre classes, base d'échanges entre enfants de 9 à 12 ans. L'année dernière 865 enfants y ont participé. C'est l'occasion de rappeler "Le registre classe @ classe" : une banque québécoise de projets éducatifs qui vont de 'Les fêtes en tête" pour les 7-10 ans aux "jeux des cours d'écoles" pour les 8-12. 53 projets vous y attendent !
http://www.ecolemartigny.ch/rubrique.php3?id_rubrique=33
http://www.cslaval.qc.ca/prof-inet/aai/collab/aai_registre.[...]

Concours
Le J.O. du 18 août fixe les 11 et 12 mai pour les épreuves des concours de professeurs des écoles. Inscriptions avant le 27 octobre. Les premiers concours internes de recrutement de professeurs des écoles stagiaires auront lieu le 22 mars pour l'épreuve d'admissibilité.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Les langues au CE1 reportées à 2007
Le J.O. du 5 août a publié un arrêté confirmant le report à 2007 l'apprentissage des langues vivantes au CE1.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Le faux débat des méthodes de lecture
" La guerre des méthodes a fait long feu. Certes, des réglages et des améliorations restent nécessaires, mais il est incontestable que les principaux équilibres ont été trouvés. Les maîtres s'accordent sur les grandes orientations, les recherches scientifiques confortent leurs savoirs d'expérience et permettent de nouveaux progrès, les directives ministérielles sont plus précises que par le passé et les manuels scolaires d'une qualité croissante". Roland Goigoux, dans Libération, dénonce les nostalgiques de la sélection sociale. " Ceux qui réclament aujourd'hui le retour des méthodes syllabiques, avec des arguments idéologiques touchant au sens de l'effort et à la nécessaire austérité des apprentissages, n'ont souvent affaire qu'à des élèves issus de milieux sociaux favorisés : ils veulent réduire l'enseignement de la lecture au seul déchiffrage car ils savent que les familles de ces élèves peuvent transmettre elles-mêmes toutes les autres connaissances".
http://www.liberation.fr/page.php?Article=320724
http://www.cafepedagogique.net/disci/tribune/61.php

Le bilan des classes réduites
"Que différentes études, tout aussi sérieuses les unes que les autres, conduisent à des conclusions divergentes, nous oblige à être prudents. Celle de la DEP montre malgré tout que la réduction des CP a un effet au cours du CP et en début de CE1, ce n’est pas nul ! L’étude de Piketty, elle, établit l’existence d’un effet fin CE1 d’une réduction des classes au CE1 et au CP. Je pense, pour ma part, que tout cela doit nous inciter à prendre le risque politique de réduire à 18 élèves, ce qui n’est pas irréaliste, les CP et les CE1 dans les zones défavorisées". Dans Fenêtres sur cours, la revue du Snuipp, Denis Meuret fait le point sur plusieurs années de recherches et d'expérimentations sur l'effet de la réduction des effectifs. Conclusion : "il faut tenter le coup !".
http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/fsc272.pdf
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/r2005/gen4.php

TICE : Le sous-équipement informatique persiste dans le primaire
La décentralisation peut-elle combler la fracture digitale ? Avec plus de 20 élèves par ordinateur au primaire, les écoles françaises semblent avoir régressé depuis 2000 dans leur équipement informatique . L'enquête ETIC de 1997-2002 avait trouvé de 23 à 100 élèves en moyenne par ordinateur dans les écoles primaires françaises. Educnet publie de premiers chiffres, partiels il est vrai, d'une enquête menée en 2005. Ils évaluent entre 11 et 21 le nombre d'élèves par ordinateur dans le primaire. Dans le secondaire, la situation s'est améliorée en lycée (4 ou 5 élèves par ordinateur). En collège le nombre d'ordinateurs a doublé : 7 élèves par ordinateur. POur autant les établissements offrent encore peu de services aux élèves et aux parents : un collège sur 6, un lycée sur 4 offre des informations de vie scolaire sur le web. Mais moins de 2% mettent en ligne les notes ou les absences.
http://tice.education.fr/EducNet/Public/plan/etic
http://www.eurydice.org/Documents/KDICT/fr/FrameSet.htm
http://tice.education.fr/educnet/Public/services/programme?[...]

Travaux supplémentaires
Le B.O. n°30 publie le tableau des taux de rémunération des travaux supplémentaires (directeurs, exercice en collège, études surveillées, surveillance etc.) des enseignants des écoles.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/30/MENF0501604N.htm

Journée intersyndicale le 21 septembre
Pour protester contre l'absence des propositions jugées insuffisantes dans le dossier des directeurs d'école, le Sgen Cfdt, le SE-Unsa et le Snuipp-Fsu appellent à la grève administrative et à une journée d'action le 21 septembre.
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article884.html

Accès à la hors-classe
Une note publiée au B.O. du 28 juillet précise les conditions requises pour accéder à la hors-classe de professeur des écoles. Tous les P.E. ayant atteint le 7ème échelon sont promouvables. Les effectifs ont été envoyés aux inspecteurs d'académie.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/29/MENP0501548N.htm


- Collège    [ Haut ]

Pas de réforme du brevet
Le CSE se prononcera bien sur un texte relatif au brevet. Mais la modification proposée ne concerne que l'introduction de la découverte professionnelle au brevet. Le nouveau brevet envisagé par la loi Fillon, avec sa note de conduite, est reporté.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/actu/2005/CSE_07072005/projet_decret_brevet.pdf

Le brevet en module découverte professionnelle
Un arrêté publié au J.O. du 28 août précise l'organisation du brevet pour les élèves ayant suivi l'enseignement du module découverte professionnelle de 6 heures. Ils peuvent se présenter à la série de leur choix. Rappelons que le nouveau brevet est reporté.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Des mentions au brevet
Un décret paru au J.O. du 25 août institue des mentions au brevet.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Les nouveaux programmes
Deux numéros spéciaux du B.O. présentent les nouveaux programmes de langues vivantes au palier 1 du collège ainsi que les programmes de sciences (maths, SVT, physique-chimie) du cycle central (4ème, 5ème).
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/hs6/default.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/hs5/default.htm

La formation en alternance au collège
Le rapport de Philippe Forstmann, René Cahuzac, Michel Georget et Michèle Metoudi analyse les dispositifs en alternance mis en place au collège pour lutter contre les sorties sans qualification. Il analyse les pratiques pédagogiques et identifient deux modes d'organisation, l'une pour les élèves peu motivés, l'autre pour les élèves en difficulté. Parmi les conditions de succès de ces dispositifs, les auteurs identifient le "climat scolaire" de l'établissement, le soutien hiérarchique, le lien avec un lycée professionnel et la qualité de l'implication des entreprises. Pour eux, ces filières sont complémentaires du module découverte professionnelle. " La mise en place, dès la prochaine rentrée, des options et des modules de découverte professionnelle en classe de troisième… ne doit pas occulter la nécessité d’inscrire dans la durée les dispositifs en alternance de la classe de quatrième et leur accompagnement, en veillant à leur cohérence avec l’évolution de la classe de 3ème".
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054[...]

Technologie : L'Assetec demande des moyens
"Cette rénovation de programmes nécessite un fort accompagnement pour être mis en œuvre de manière cohérente". L'Assetec est une des rares organisations d'enseignants de technologie à avoir soutenu le nouveau programme mis en place à cette rentrée. Dans une lettre ouverte au ministre, elle n'en demande pas moins des moyens supplémentaires pour le mettre en place. "Le programme fait plusieurs fois référence à des documents d’accompagnement. Or ces documents, prêts selon les sources syndicales, ne sont toujours pas parus sur le site du ministère. L’application de ce programme nécessite un budget indispensable pour l’achat de matériel et maquettes. Or ce budget promis lors de la consultation des programmes, l’an dernier, n’est toujours pas arrivé dans les collèges. De même, l’achat de ce matériel, pour être cohérent, doit suivre les indications d’un guide d’équipement qui devait aussi être publié en même temps que les documents d’accompagnement. Or ce guide n’est toujours pas paru".

L'Assetec organise le 24 septembre son 5ème colloque à Paris.
http://perso.wanadoo.fr/assetec/ressources/lettre%20ministre%20070905%20final.pdf
http://perso.wanadoo.fr/assetec/infos.htm


- Le lycée    [ Haut ]

Le bac STG
Un tableau présente les coefficients et la nature des épreuves du bac STG. A noter les épreuves en contrôle continu (langues, EPS, spécialité). L'épreuve d'histoire-géographie devient écrite.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/31/MENE0501605A.htm

STG : Premières lueurs sur le nouveau bac STG
On sait que la filière STG remplace à compter de la rentrée les anciens STT. Mais personne ne sait encore comment les élèves seront évalués au bac. Le Snes publie un projet d'arrêté fixant les épreuves du bac STG. Selon ce document non-officiel, le bac STG comporterait plusieurs nouveautés par rapport au bac STT. D'abord l'entrée du contrôle en cours de formation en langues, en EPS et dans les disciplines technologiques. L'épreuve d'histoire-géographie deviendrait écrite.
http://www.snes.edu/clet/article.php3?id_article=1037

L'épreuve de TPE
Un arrêté publié au J.O. du 5 août définit l'épreuve de TPE : " L'épreuve de travaux personnels encadrés répond aux caractéristiques suivantes :
- seuls sont pris en compte, pour le calcul de la note comptant pour l'obtention du baccalauréat, les points supérieurs à la moyenne de 10 sur 20 affectés du coefficient 2 ;
- pour les candidats scolaires des établissements publics et privés sous contrat, la note attribuée à chaque candidat au titre de cette épreuve prend en compte, pour un maximum de 8 points sur 20, la note attribuée par les professeurs ayant encadré les travaux personnels encadrés ;
- l'épreuve de travaux personnels encadrés se déroule dans l'établissement scolaire du candidat pendant l'année de première. L'évaluation des candidats est assurée par des examinateurs, membres du jury ou des examinateurs adjoints, réunis au sein d'une commission d'évaluation et nommés par le recteur en nombre nécessaire pour faire passer l'épreuve aux élèves de l'établissement ;
- pour les candidats scolaires des établissements privés hors contrat, la note attribuée à chaque candidat ne résulte que de la seule interrogation orale"
.
Rappelons que la nouvelle circulaire de rentrée annonce un futur texte précis sur l'évaluation des TPE.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/30/MENE0501720C.htm

Les nouveaux programmes
Le B.O. hors série n°7 publie les nouveaux programmes, prévus pour la rentrée 2006, des lycées : arts du cirque et maths en L, maths et histoire-géographie en 1ère STG, philo en série technologique.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/hs7/default.htm

Les textes sur les TPE au B.O.
Le B.O. 31 publie les textes sur les TPE signalés dans L'Expresso du 25 août et le dossier de rentrée.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/31/MENE0501639D.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/31/MENE0501645A.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/31/MENE0501606A.htm

Bac 2005 : L'année des records
Double record rue de Grenelle. Le bac atteint un niveau historique. La langue de bois aussi. Avec un taux de réussite de 80,2%, le bac atteint un niveau record, dépassant le pourcentage de 2003. 610.000 candidats se sont présentés à l'examen et 489.500 ont été reçus. Cela ne représente que 62,5% d'une tranche d'âge, un chiffre en retrait par rapport aux 62,7% de 1995. Le taux de réussite a été porté par la progression des bacs généraux : 85% de reçus au bac S, 84% en ES, 82% en L. Un jeune sur trois (33,7%) a obtenu un bac général. Les résultats sont moins bons aux bacs technologiques (76,3%) et professionnel (75,4%). On y observe de légers reculs (-0,8 en technologique, -1 en professionnel). Cette dernière série est affectée par le recul du nombre de reçus dans les services : -2,2%.

Les écarts entre académies restent stables. L'académie de Créteil n'obtient que 77% de reçus au bac général, Amiens et Lille que 80%, alors que Rennes et Grenoble galopent à 89%. En séries technologiques, Créteil est à 66%, Rouen, Paris et Amiens à 70% de reçus quand Rennes, Grenoble, Strasbourg et Nantes plafonnent à 84%.

"Je ne vois pas de corrélation entre ces événements et ces résultats". Pour le directeur de l'enseignement scolaire, R. Debbasch, le mouvement lycéen n'a pas eu d'effet sur le bac : il n'aurait affecté que "quelques établissements et quelques jours"… Interrogé sur l'effet du nouveau mode d'évaluation des TPE au bac 2006, il estime qu'il "n'aura pas d'impact". Or la note de TPE en 2006 sera basée sur les seules épreuves écrites du bac, les plus traditionnelles. Elle n'aura paradoxalement aucun lien avec le TPE réalisé. En 2003, la direction de l'enseignement scolaire avait pu chiffrer l'impact des TPE au bac à hauteur d'un point de moyenne. En 2006, si ce nouveau mode d'évaluation est maintenu, il est aisé de prévoir que la grande majorité des candidats ne gagnera pas de points ou très peu. Cela se ressentira fatalement dans le pourcentage de reçus, au détriment des élèves qui ont du mal avec les épreuves les plus classiques. On voit mal comment il pourrait en être autrement.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/actu/2005/bac2005/bac2005_stats_provisoires.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html
Le bac 2003
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index3df4.php?expre[...]

Bac international
Des inspecteurs ou enseignants étrangers pourront participer aux jurys du bac option internationale.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Programmes des classes prépas
Le Journal Officiel du 13 juillet publie les programmes de français et philosophie des classes préparatoires scientifiques et celui des secondes années voie BCPST et TB.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Le boom des prépas
Selon une étude ministérielle, "après 4 années de croissance consécutives, les effectifs d'étudiants en classes préparatoires aux grandes écoles atteignent leur point le plus élevé depuis 1995". 9% des bacheliers généraux et technologiques entrent en CPGE… mais 1 sur 5 abandonne. Les prépas sont marquées par un recrutement différencié mais plutôt privilégié.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni/ni2005/ni0522.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html

Evaluation des arts du cirque
Une note de service fixe les modalités d'évaluation de l'enseignement de spécialité "arts du cirque" au bac L. Application à la session 2006.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/29/MENE0501410N.htm

Arts du cirque : Le programme de L
Un arrêté du 4 août a fixé le programme pour la terminale L.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

- Enseignement professionnel    [ Haut ]

Echange de jeunes en formation professionnelle
Un accord franco-allemand prévoit des échanges de jeunes et d'adultes en formation professionnelle entre les deux pays. Sont concernés les élèves des L.P. , des lycées technologiques, des STS et des CFA.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/32/MENC0501904N.htm

Accès des bacs pro en STS, lycée des métiers
Un projet de décret donne accès de droit aux sections de STS à compter de la session 2006 aux bacheliers professionnels ayant une mention bien ou très bien. Le texte prévoit deux restrictions : le bac doit correspondre à la section de STS, le bachelier peut être inscrit en liste supplémentaire…
Un autre texte fixe les conditions pour obtenir le label "lycée des métiers" qui était jusque là délivré par les autorités académiques.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/actu/2005/CSE_07072005/projet_decret_bts.pdf
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/actu/2005/CSE_07072005/projet_decret_lycee_metiers.pdf

Nouveaux bacs pros
Les J.O. des 21 et 22 juillet publient les arrêtés créant les bacs pros technicien-menuisier-agenceur, technicien constructeur bois et artisanat et métiers d'art option verrerie scientifique et métiers de l'enseigne. Premières sessions en 2007.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Création du bac pro "services en milieu rural"
Un arrêté paru au J.O. du 31 août crée ce bac pro qui correspond à de nouvelles demandes professionnelles. Première session en 2007.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Bacs pro bâtiment
Deux arrêtés ont créé les bacs pros "travaux publics" et "technicien du bâtiment : études et économie". Première session en 2007.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Les dates du PLP
Le J.O. du 18 août fixe les dates des épreuves au 16 et 17 février pour l'externe, 25 et 26 janvier pour l'interne et 16 et 17 février pour le 3ème concours. A noter que le J.O. du 10 août a modifié l'organisation du concours PLP des sections génie chimique et mathématiques-physique.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.journal-officiel.gouv.fr/

Une campagne pour l'apprentissage
Porter le nombre d'apprentis de 350 000 à 500 000 en 2009. Tel est l'objectif fixé par le gouvernement qui lance ces jours ci une vaste campagne de promotion de l'apprentissage. Elle s'appuie sur les mesures du Plan de cohésion sociale : assouplissement de la durée des contrat, rémunération plus attractive, crédit d'impôt pour les entreprises. Derrière ces mesures, la volonté de diminuer les sorties du système éducatif sans formation mais aussi, par la promotion de filières supérieures, de promouvoir une Ecole préparant directement à l'insertion professionnelle. Une évolution jugée divergente par le Cereq qui estimait que l'apprentissage est "à la croisée du chemin". On ne trouvera pas sur le nouveau site spécial gouvernemental cette réflexion mais de nombreux documents pour appuyer la campagne de promotion.
Pour relever le défi de cette évolution, signalons le site du Crera de l'académie de Toulouse qui mutualise de nombreux documents pédagogiques et accompagne les enseignants dans leur formation.
http://www.apprentissage.gouv.fr/
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index310505.php
http://pedagogie.ac-toulouse.fr/crera/

Apprentissage, professionnalisation : le Guide de la CCIP
Des réformes importantes ont touché la formation en alternance. Dans les nouveaux dispositifs, contrat d'apprentissage et contrat de professionnalisation, quelles qualifications peuvent être préparées ? Quelles sont les formalités et le public ? Quelles conditions de travail s'appliquent ? Quelles aides sont disponibles ? Adeline Toullier, juriste de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris, propose dans cet ouvrage des réponses claires et concrètes qui intéresseront aussi bien les employeurs que les organismes de formation ou les stagiaires.
Contrat d'apprentissage et contrat de professionnalisation, Paris, CCIP – Gualino éditeur, 2005, 188 pages.

Développement de l'apprentissage
Un projet de décret présenté au CSE propose de nouvelles règles de collecte de la taxe d'apprentissage. Il s'agit d'augmenter de 40% en 2009 le nombre d'apprentis.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/actu/2005/CSE_07072005/projet_decret_ce_apprentissage.pdf

Le DUT européanisé
Un arrêté publié au J.O. du 13 août précise l'organisation du diplôme universitaire de technologie dans le cadre de l'Espace européen de l'enseignement supérieur.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

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