Informations Professionnelles (Café N° 67)

Version imprimable Version imprimable

- A la Une : De la crise des banlieues à l'apprentissage à 14 ans

- Le système scolaire

- Vie professionnelle

- Primaire

- Collège

- Lycée

- Enseignement professionnel

Édition du 15-11-2005

- François Jarraud -

- A la Une : De la crise des banlieues à l'apprentissage à 14 ans    [ Haut ]

Crise des banlieues, crise de l'Ecole
Les émeutes urbaines qui ont éclaté dans près de 300 communes touchent aussi l'Ecole. Ainsi dans l'académie de Versailles, une vingtaine d'établissement ont été l'objet de tentatives d'incendies. Plusieurs académies de province déplorent également ces attaques. Devant la crise, les organisations professionnelles réagissent. Le Snes demande " que soit restaurée la confiance de la jeunesse dans la capacité de l’école à lui offrir un avenir. Les formations offertes dans les collèges et les lycées doivent être diversifiées et ouvrir sur tous les segments de l’économie. Il ne faut pas enfermer les élèves des quartiers populaires dans des filières qui les mènent à ne satisfaire que les besoins locaux en emplois peu payés et peu qualifiés. Pour les personnels de l’Education, il faut rendre les conditions d’exercice plus attractives pour maintenir dans ces quartiers des équipes éducatives stables, notamment en améliorant les conditions de travail de tous, en allégeant conséquemment les effectifs des classes, en renforçant l’encadrement pédagogique et éducatif". Le Snuipp "appelle les enseignants à mettre en place des initiatives favorisant le dialogue et des rencontres pour faire reculer l'incompréhension. Il invite les personnels des écoles et les parents d'élèves à participer aux actions et aux rassemblements pour développer les services publics et faire reculer les exclusions" et rappelle la manifestation du 19 novembre.

Pour le Se-Unsa, "face à la relégation de fractions entières de la population, il faut enfin prendre des mesures à l’échelle de la fracture sociale… Au plan éducatif, cela implique de repenser d’urgence la politique d’éducation prioritaire délaissée par la loi Fillon, en la concentrant sur les territoires les plus dégradés. A des problèmes hors norme doivent répondre des moyens hors norme mais au service d’un projet. Il faut en effet non seulement améliorer l’encadrement quantitatif des élèves mais aussi y joindre une amélioration qualitative. Celle-ci passe par la mise à disposition de compétences spécifiques (psychologues scolaires, éducateurs, personnels sociaux et de santé…), l’aménagement du service des enseignants favorisant le travail d’équipe, un effort particulier de formation, la prise en charge continue des élèves dans l’établissement". Pour le Sgen - Cfdt "dans ces banlieues… l’École de la réussite prônée par le Sgen-CFDT a un rôle fondamental à jouer pour contribuer à l’intégration, par l’éducation à la citoyenneté, par la formation, la qualification. Encore faut-il lui donner les moyens de fonctionner tout particulièrement dans ces Zep que le ministre de l’Éducation nationale délaisse totalement, après avoir déclaré à la rentrée dernière qu’il en ferait sa priorité... S’il est du devoir d’un État de rétablir l’ordre, le Sgen-Cfdt estime également urgente une politique volontariste pour lutter contre toutes formes de racisme, les discriminations à l’emploi... Donner du sens au « vivre ensemble » doit devenir la priorité des priorités".

La FCPE "dénonce le mépris et la défiance affichés à l’encontre de la jeunesse. Cette attitude concerne tous les jeunes mais plus fortement ceux qui ont le plus de difficultés à s’intégrer dans la société… Quand les responsables politiques comprendront-ils enfin que la lutte contre l’échec scolaire passe par une transformation en profondeur de l’école ? Quand les acteurs de l’Ecole accepteront-ils tous d’assumer leur mission d’éducation citoyenne ? En réduisant drastiquement le budget de l’Ecole, en mettant en péril les associations laïques qui œuvrent dans les quartiers, en privilégiant la répression plutôt que l’éducation et la prévention le gouvernement a pris un risque majeur dont on se demande s’il est aujourd’hui capable de mesurer toutes les conséquences".
http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id=459
http://www.se-unsa.org/presse/comm/page.php?id=051107
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article930.html

Le point de vue d'un pédagogue
" Ne surtout pas céder au fatalisme. Tirer le meilleur des élèves, avoir un niveau d'exigence à la fois très élevé et adapté au niveau des mômes. Les Zep doivent être efficaces : il faut absolument que 100 % des élèves arrivent au niveau 5, c'est-à-dire au CAP ou BEP". Interrogé sur la réaction à avoir au conflit des banlieues, Alain Bourgarel, fondateur de l'Observatoire des zones prioritaires, appelle l'Ecole à l'effort. "Sortir chaque année du système scolaire sans rien, c'est un crime. On multiplie les risques de chômage et de délinquance". Il demande aussi un effort à l'Etat " en rétablissant des crédits pour les associations de quartier, de lutte contre l'illettrisme, par exemple. Faute de subventions, elles ferment les unes après les autres. C'est le résultat de la politique de la Ville décidée par le ministre Borloo".
http://www.ouest-france.fr/ofinfosgene.asp?idDOC=261428&idC[...]

A 14 ans, les beurs au boulot !
"J’ai proposé que les élèves qui le souhaitent puissent entrer en apprentissage dès l’âge de 14 ans". Dans son allocution devant l'Assemblée nationale, D. de Villepin a annoncé son intention de revenir sur la scolarisation jusqu'à 16 ans, un acquis démocratique datant de 1959. " C’est une nouvelle chance pour des jeunes qui vont d’échec en échec" estime-t-il, alors que toutes les études internationales montrent justement l'échec de la sélection précoce.

"L'apprentissage est une voie ambitieuse" pour Gilles de Robien. Interrogé par le Café, le ministre estime qu'en apprentissage "on s'épanouit. Il y aura la possibilité pour ces jeunes de faire des études supérieures. On créera des passerelles." Mais est-ce vraiment possible avec un bagage en enseignement général aussi faible ? Sur ce point G. de Robien ne nous a pas répondu. Pour lui, l'apprentissage devrait éviter que les jeunes traînent dans la rue et permettre des expériences positives. On peut tout aussi bien considérer, c'est du moins l'analyse du Café, que le nouveau dispositif risque d'aggraver la ségrégation sociale. Ces jeunes des banlieues devraient avoir le droit à une véritable éducation et non être considérés à priori comme inéducables. Or c'est bien l'hypothèse gouvernementale puisque aucune autre mesure éducative importante n'est annoncée. Rappelons que les travaux de T. Piketty ont mis en évidence l'efficacité d'une politique réelle de réduction des effectifs en ZEP. Le gouvernement préfère exclure de l'Ecole plutôt que renforcer l'éducation prioritaire.

Les mesures gouvernementales sont vivement rejetées par les organisations professionnelles. Pour le Sgen-Cfdt, "les propositions du ministre aggravent l’exclusion… Ce n’est pas en rétablissant le couvre-feu qui ne peut que ramener à une période difficile de notre histoire que les banlieues vont reprendre confiance… Rétablir l’apprentissage à 14 ans pour ces jeunes en difficulté est une régression considérable. L’apprentissage n’est pas une remédiation à l’échec. Le Premier ministre ne semble plus croire au rôle fondamental de l’École dans la société. Que devient le socle commun qui figure dans la loi Fillon ? Que devient le nécessaire " vivre ensemble " ? Pendant que nous y sommes pourquoi ne pas rétablir le travail des enfants ?" Le Se-Unsa dénonce une mesure " réactionnaire et rétrograde… Pour des jeunes qui vivent au jour le jour la relégation sociale, il s’agirait donc de rétablir une voie de relégation scolaire abandonnée depuis trente ans ! L’égalité républicaine est-elle compatible avec l’orientation précoce ?" Pour la FSU "c'est lamentable. Loin d'améliorer la situation, cela va enfoncer encore plus les jeunes en situation de précarité, les mettre à l'écart de toute possibilité de vraie qualification et d'emploi… Le gouvernement veut accentuer le tri social, condamner définitivement à l'exclusion les jeunes les plus en difficulté".

La FCPE clame aussi son indignation. " Alors que les jeunes ont besoin, pour s’insérer socialement et professionnellement, de plus d’école, mais surtout de mieux d’école, le gouvernement rétablit l’apprentissage à 14 ans. Il revient 30 ans en arrière, lorsque la fin de la scolarité obligatoire était fixée à 14 ans ! Jamais encore on n’est parvenu à un tel niveau dans l’aveuglement et dans l’impuissance.".
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/interventions_p[...]
http://www.cafepedagogique.net/disci/pedago/54.php
http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id=460

Robien et les "apprentis-juniors"
[img=robien.jpg:G. de Robien, Photo Café pédagogique]" C'est une nouvelle formule d' « apprenti-junior » qu'il nous faut imaginer. Elle préservera des liens avec le collège". Alors que les critiques pleuvent sur le projet d'apprentissage dès l'âge de 14 ans lancé par le premier ministre lundi 7 novembre, G. de Robien nuance. Il annonce le 9 novembre un " l'équilibre à trouver entre l'activité en entreprise et l'enseignement aménagé des matières fondamentales, un enseignement plus moderne faisant appel aux nouvelles technologies… Il ne s'agit pas de quitter complètement le système, mais d'ouvrir un chemin différent pour certains élèves ; cette voie ne sera d'ailleurs pas forcément définitive ! L'apprentissage être l'occasion pour un jeune de reprendre confiance en soi, de reprendre goût au travail, à l'effort, et éventuellement, de poursuivre vers un BAC pro, voire une filière générale". On voit mal quand même comment avec aussi peu d'heures d'enseignement général un jeune en apprentissage dès 14 ans pourrait ambitionner une admission en lycée ou des études supérieures.

Mais le plus ahurissant est ce jumping d'une solution miracle à l'autre. Lundi le premier ministre enterrait en quelques minutes 50 ans de politique éducative sans avoir consulté personne. L'apprentissage à 14 ans était présenté comme le remède capable de domestiquer une jeunesse sauvageonne. Aujourd'hui, le ministre parle d'apprentissage et de maintien scolaire, les TICE étant mobilisées pour résoudre miraculeusement l'équation éducative.

Cette agitation qui, jour après jour, joue avec le destin des jeunes et les valeurs de l'Ecole met en évidence une absence de respect pour les uns et de projet pour l'Autre.

Après que le chef du gouvernement ait annoncé sa décision, le ministre de l'éducation nationale propose d'organiser une "grande concertation" avec les élus locaux et les organisations patronales et syndicales pour "inventer une forme d'apprentissage qui soit adaptée à ce public des 14-15 ans, qui leur fasse découvrir pleinement le monde du travail, les motive et les responsabilise, tout en leur garantissant l'acquisition des connaissances générales de base". Tout cela est-il crédible ? Il semble ne pas pouvoir imaginer pour les pauvres la même école que pour les riches.
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200511[...]

Nouvelles réactions au projet d'apprentissage
Dans Le Figaro, Thomas Piketty plaide pour la relance des ZEP. "Si cela ne fonctionne pas, c'est parce que l'on ne concentre pas suffisamment les moyens budgétaires. Actuellement, la taille moyenne des classes de CE1 est de 22 élèves en ZEP, contre 23 ailleurs. La différence est minime. Mais pour réduire l'échec scolaire, il n'y a pas pour autant besoin de passer à 10 élèves par classe. D'après mes simulations, l'inégalité de réussite scolaire pourrait être réduite de 40% avec une taille moyenne de classe de 18 élèves en ZEP et de 24 élèves hors ZEP, à budget global constant évidemment !". L'Union nationale des lycéens condamne le projet ministériel. "Monsieur le Premier ministre, votre réponse concernant l’apprentissage est scandaleuse ! Vous choisissez la voie la plus facile en décidant d’exclure les jeunes « en difficulté » du système éducatif dès 14 ans. Cette remise en cause du collège unique entretient la reproduction des inégalités sociales plutôt que de permettre à tous les jeunes d’avoir accès à un niveau de formation élevé". Les parents de la PEEP demandent que l'apprentissage soit adapté et scolarisé. "La Peep reconnaît que… l’apprentissage dès 14 ans peut être une solution adaptée à certains élèves qui ont besoin d’une « école différente »… La Peep est favorable à la diversité des parcours dès l’instant où ils sont préparés, adaptés et acceptés par les élèves et leur famille. L’apprentissage à partir de 14 ans doit avoir une organisation scolaire différente de celle qui existe actuellement et une obligation essentielle : l’acquisition du socle des fondamentaux. La Peep entend défendre ce parcours scolaire mais refuse qu’il soit réservé aux élèves en rupture scolaire".
http://www.lefigaro.fr/societe/20051109.FIG0019.html
http://www.unl-fr.org/?p=actu_view&id=91
http://www.peep.asso.fr/actualite.php?id_actu=72&PHPSESSID=[...]
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index091105.php

Les émeutes, en parler ou pas ?
En parler ou pas ? C'est la question que se posent beaucoup d'enseignants devant la gravité de la situation, ses risques politiques, les peurs ou la révolte des élèves. Certains enseignants se lancent et proposent des dossiers documentaires. C'est le cas par exemple de Claude Bordes, professeur de SES qui met enligne un copieux dossier. Le Nouvel Observateur, comme d'autres médias, propose un dossier. Le Monde agrémente le sien de documents sonores. Enfin, dans Libération, les sociologues Didier Lapeyronnie et Laurent Muchielli évoquent l'humiliation des jeunes. "L'émeute et la violence urbaine charrient toutes les déviances qu'elles mêlent au sentiment d'une humiliation démultipliée. Une humiliation scolaire. L'école n'est pas vécue par une partie de ces jeunes comme un instrument de promotion mais comme le lieu d'une sélection qui transforme leur destin social en autant d'humiliations personnelles. A leurs yeux, la promotion par l'école est réservée à d'autres, qui savent tirer tous les bénéfices et qui sont généralement des «Blancs» quand eux sont généralement des jeunes issus de l'immigration. Ne serait-ce pas ces mêmes «jeunes de banlieue» qui, au mois de mars dernier, dépouillaient et frappaient les lycéens venus manifester pour défendre leur école ?... L'émeute naît ainsi d'abord du vide politique. La violence surgit quand la politique est absente, quand il n'y a plus d'acteurs sociaux ni même de conflit, quand il ne reste plus que la défense de l'ordre et de l'identité nationale. Certes, il est urgent de rétablir un minimum de politique sociale, de lutter contre les discriminations, d'en finir avec des pratiques policières indignes d'une démocratie et surtout de stopper cette ségrégation urbaine qui structure de plus en plus nos modes de vie. Mais les émeutes nous rappellent qu'il est avant tout indispensable de reconnaître et de respecter toute une population, de considérer qu'elle ne constitue pas un problème mais qu'il s'agit bien de citoyens de notre pays".
http://press-ses.blogspot.com/
http://www.nouvelobs.com/articles/p2140/hebdo.html
http://www.liberation.fr/page.php?Article=337030


- Le système scolaire    [ Haut ]

La L.O.L.F.
"Puissant levier de réforme de l'État, la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) enclenche un processus de transformation radicale des règles budgétaires et comptables de l'État… L'ambition de cette loi est de réformer la gestion de l'État tout entière, c'est-à-dire la façon dont l'argent public est utilisé par chaque ministère. Cette réforme vise à instaurer une gestion plus démocratique et plus efficace des dépenses publiques". Le ministère ouvre un dossier spécial pour la découvrir. Elle prévoit de nouvelles modalités de gestion publique par missions et performances dont on mesure encore mal les retombées concrètes pour les enseignants. "Profession éducation" d'octobre, la revue du Sgen, y consacre un dossier qui analyse en détail l'expérimentation menée dans l'académie de Rennes. Pour B. Jaouen, à l'échelle de l'établissement, la réforme "demande un changement des mentalités.. par une autre culture de l'évaluation. Il faut que les personnels s'engagent dans ce débat car les indicateurs de performances qui nous sont proposés ne sont pas tous très pertinents. Pour ne pas les subir, faisons les modifier". La LOLF pose en termes nouveaux la question des projets d'établissement.
http://www.education.gouv.fr/dossier/lolf/
http://www.ac-rennes.fr/wlolf/actulolf.html

Selon un rapport officiel, le conseil pédagogique pourrait conforter l'autonomie des établissements
"L’enquête de terrain qui a été conduite a permis de découvrir que de nombreux établissements ont progressivement mis en place des structures légères de concertation avec les enseignants, souhaitant dynamiser leur projet d’établissement. Les établissements déjà engagés dans le conseil pédagogique dressent un bilan positif de l’expérience. Plusieurs d’entre eux font état du rôle mobilisateur de ce conseil qui a joué un rôle majeur dans la définition d’une politique pédagogique en faveur de la réussite des élèves". Le conseil pédagogique a été institué par la loi Fillon. Le rapport de l'Inspectrice générale Ghislaine Matringe s'appuie sur les expérimentations de ce conseil dans plusieurs académies. Malgré les résistances rencontrées, elle les juge positivement. "Il faut impliquer plus étroitement les enseignants dans la gestion de leur établissement, leur donner la parole, écouter leurs propositions, dépasser les clivages anciens entre l’administration et la pédagogie pour progresser. Les chefs d’établissement doivent pouvoir s’appuyer sur des enseignants reconnus par leurs pairs. Le conseil pédagogique, instance consultative et non décisionnelle, permettra d’expliciter le fonctionnement de l’établissement, de montrer ses forces et ses faiblesses, son rôle sera essentiel en terme d’évaluation de la politique suivie, d’analyse des indicateurs de fonctionnement et surtout il sera force de proposition. Le chef d’établissement tout comme le conseil d’administration pourront alors véritablement centrer leur action sur la pédagogie".

Elle préconise de "laisser l'initiative des thèmes de travail aux conseils pédagogiques dans le respect de la liberté pédagogique des enseignants" et de ne les ouvrir qu'à des enseignants volontaires choisis par le chef d'établissement, dans le cadre, assez étroit, de la loi Fillon. "Structure souple, le conseil pédagogique doit rester une instance de réflexion, de concertation entre les enseignants et de propositions. Elle ne peut se substituer à d’autres instances comme la commission permanente, le conseil d’administration ou le comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté. Sa généralisation pourra s’accompagner de quelques éléments de cadrage tout en préservant une indispensable souplesse mais nécessitera surtout aide et conseil aux équipes d’établissement". Davantage d'autonomie c'est aussi davantage de pilotage. Mais comment faire ?
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200510[...]
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/rapport/conseil_pedagogique2005.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html

Nomination du Haut Conseil de l'Education
Voulu par la loi Fillon, le Haut Conseil de l'Education émet des avis sur la pédagogie, les programmes, l'organisation du système éducatif et la formation des enseignants. Il remplace le Conseil national des programmes et le Haut conseil de l'évaluation de l'école et ses membres sont nommés par le président de la République, celui du Sénat, de l'Assemblée nationale et du Conseil économique et social.

Le HCE sera présidé par Bruno Racine, président du Centre Pompidou. Parmi les membres on remarque plusieurs personnalités proches de la Fondation pour l'innovation politique, dont les conceptions éducatives sont ultra conservatrices, et quelques acteurs confirmés de l'institution comme Alain Bouvier, ancien président de la conférence des directeurs d'IUFM et Christian Forestier, président du Haut conseil de l'évaluation de l'école.
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200510[...]
http://www.education.gouv.fr/syst/hce/

Installation du HCE
"Contre le désespoir et l'absence de perspectives, je le répète, le meilleur remède, c'est l'éducation". Gilles de Robien a installé le 8 novembre le nouveau Haut Conseil de l'éducation en rendant un vibrant hommage aux enseignants. "A l'heure où de graves troubles secouent notre pays, l'Ecole est aux avant-postes. Je pense à tous les chefs d'établissement, à tous les directeurs d'école, à tous les professeurs, et à tous les personnels de l'Education nationale, qui assurent leurs missions sans désemparer dans des conditions souvent difficiles. Au nom du gouvernement, je veux saluer leur travail… Nous le savons, au-delà de la nécessaire fermeté à l'égard des délinquants, la réponse de fond aux problèmes qu'affronte notre pays passe, comme l'a dit hier soir le Premier Ministre, par l'éducation et l'instruction".

Le Haut Conseil de l'éducation est composé de 9 membres nommés par le président de la République et ceux des assemblées. Il émettra des avis sur la pédagogie, les programmes, les résultats du système éducatif et la formation des enseignants. Le nouveau conseil réunit des acteurs chevronnés de l'Ecole, des personnalités extérieures à l'Ecole et des personnes proches de la Fondation pour l'innovation politique, dont les conceptions éducatives sont ultra conservatrices.

Le HCE est vivement critiqué par le Se-Unsa et la FCPE. Le Se-Unsa craint que l'élaboration du socle commun et du cahier des charges de la formation des maîtres échappe à la concertation. La Fcpe estime que le HCE n'est pas indépendant et déplore la disparition du Haut conseil de l'évaluation de l'école.
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200511[...]
http://www.se-unsa.org/presse/comm/page.php?id=051108a
http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id=461

Entretien avec Christian Forestier, membre du HCE
Christian Forestier présidait le Haut conseil de l'évaluation de l'école (HCEE) avant d'être nommé par le président du Conseil économique et social au Haut conseil de l'éducation.

FJ- C. Forestier, qu'attendez-vous du HCE ?

CF- Que ses neuf membres soient capables de se prononcer sur les grands enjeux. Et qu'ils le fassent dans le style du HCEE, c'est-à-dire à l'unanimité. Je crois beaucoup au consensus.

FJ- Pour le ministre le HCE représente "une certaine forme de bon sens". Est-ce que cela suffit pour se prononcer en matière éducative ?

CF- Il faudra aussi un peu de volonté politique !

FJ- Le gouvernement vient d'instaurer l'apprentissage dès 14 ans pour les élèves des banlieues. Que pensez-vous de cette mesure ?

CF- Je suis plutôt favorable à l'apprentissage. Mais s'il s'agit de quitter l'école avant 16 ans, je suis hostile à cette mesure. On peut imaginer des systèmes de pré-apprentissage où les élèves restent sous statut scolaire jusqu'à 16 ans et découvrent l'entreprise. L'apprentissage n'a pas été inventé pour régler les problèmes de violence urbaine ou d'insertion des étrangers.


Le budget à nouveau baissé
"Avant d’en venir aux chiffres, je voudrais vous dire dans quel esprit j’ai préparé ce budget. Je l’ai fait avec deux idées en tête : bien préparer l’avenir de nos enfants ; bien utiliser l’argent des Français. De cet argent, qui est le fruit de leur travail, nous devons faire un usage intelligent et efficace, tourné tout entier vers la réussite des élèves". Ce souci d'équilibre vanté par G. de Robien à l'Assemble nationale le 26 octobre n'a pas séduit la majorité parlementaire. Selon Libération, la commission des finances de l'Assemblée nationale a réduit de 80 millions le budget de l'éducation nationale proposé par le ministre. Où seront-ils pris précisément ?
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200510[...]
http://www.liberation.fr/page.php?Article=334041

Un décret sur l'organisation administrative et financière des établissements
Le Journal officiel du 27 octobre publie un décret précisant les pouvoirs du conseil d'administration des EPLE, le fonctionnement du conseil des délégués d'élèves, du conseil de la vie lycéenne et du conseil de discipline. Ils sont adaptés à la situation des TOM.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Le CNDP change de direction
Patrick Dion remplace Alain Coulon à la tête du CNDP. M. Dion arrive dans un établissement touché par plusieurs années d'un dur conflit lancé par le projet de transfert du CNDP à Chasseneuil-du-Poitou.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Réorganisation du ministère
Le ministre a annoncé une restructuration des services du ministère. Les 13 directions et mission du ministère seront ramenées à 3 directions et un secrétariat général.
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200510[...]
http://www.education.gouv.fr/syst/organigramme.htm

Un millier d'exclues par le voile ?
La loi sur le voile continue à faire parler d'elle. Selon le site musulman français Oumma, "on peut penser que les exclusions silencieuses concernent au minimum 200 ou 300 élèves au maximum 700 à 800 élèves". A ces départs dans le silence il faudrait ajouter la centaine d'exclusions officielles depuis l'application de la loi sur le voile. Le site donne des exemples de dérapages dans les établissements : par exemple des jeunes filles sommées de s'habiller autrement ou de changer de coupe de cheveux.
http://oumma.com/article.php3?id_article=1716

Piloter les ZEP ?
" Même si aujourd’hui on préfère souvent mettre en avant l’égalité des chances, ce qui se passe à l’école montre clairement qu’y réaliser cet idéal est une gageure, dès lors qu’elle accueille des élèves de fait inégaux, parce qu’ils ont grandi dans des contextes inégalement stimulants. Si, pour l’école, cela implique une mobilisation pour contrecarrer ces inégalités précoces, au niveau de la société, cela invite à ne pas oublier que l’égalité des conditions (ici entre les adultes qui forment les enfants) est aussi importante que l’égalité des chances". Marie Duru-Bellat, IREDU, pose la question de la discrimination positive dans un article publié sur inegalites.org.

Elle y défend l'idée d'un meilleur pilotage des zep. "L’expérience des ZEP montre clairement que la seule mobilisation de moyens financiers ne suffit pas. Une réelle mobilisation des personnels serait bien plus efficace, comme le montre d’ailleurs l’exemple des ZEP qui réussissent. Mais comment faire avec des enseignants qui ne sont pas forcément des militants ? Une voie, qu’ont suivie certains pays comme la Grande-Bretagne, consiste à encadrer plus strictement l’action pédagogique des maîtres, sur la base de ce que la recherche en éducation désigne comme les « bonnes pratiques ». C’est évidemment une voie qui va à l’encontre de l’autonomie des équipes pédagogiques et suppose par ailleurs que la recherche ait accumulé suffisamment de résultats fiables. Elle n’irait donc pas sans difficulté dans le contexte français. En même temps, il est clair qu’on voit mal comment des initiatives diverses, non évaluées, dépendantes des mobilisations locales et ignorant tout des quelques acquis de la recherche pourraient produire des effets positifs systématiques. Il faut donc sans doute développer dans notre pays un mixte de directives plus précises et d’initiatives laissées aux équipes sous la condition stricte d’un suivi et d’une évaluation ex post des actions entreprises. Il reste que, pour ce qui est des enseignants, la culture de ce qui serait une approche plus expérimentale de leurs pratiques, indispensable, ne remplacera jamais une forte mobilisation contre la fatalité de l’échec scolaire, qui manque singulièrement dans notre pays".
http://www.inegalites.fr/article.php3?id_article=401

- Vie professionnelle    [ Haut ]

La seconde carrière s'échoue
La gestation avait été laborieuse. Le décret, pris en application d'une loi de 2003, donnant la possibilité aux enseignants de démarrer une seconde carrière dans un autre corps de fonctionnaire, après avoir été attendu toute l'année scolaire 2004-2005, était finalement paru au J.O. en août dernier. Selon l'AFP, son application est reportée à septembre 2006 "faute de postes". Quinze postes seulement ont été proposés par les autres ministères… Peu pressés d'accueillir des profs ?
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index250805.php

Plus d'élèves par classe
" Après une quasi-stabilité entre les rentrées 2001 et 2003, l’indicateur E/S croît légèrement dans toutes les formations à la rentrée 2004, à l’exception de celles de collège". Cet indicateur calcule le nombre d'élèves dont un enseignant a la charge dans sa classe en moyenne pendant une heure. Il prend en compte les heures en mi-groupe. Selon une étude ministérielle, s'il est stable en collège à 22,7 élèves, il augmente légèrement au lycée (16 en LP, 23 en LGT). L'étude établit également le faible écart entre ZEP et non ZEP : 21 élèves contre 23.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni/ni2005/ni0527.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html

Mouvement et mutation
Le B.O. spécial n°8 plusieurs textes organisant le mouvement national du second degré. Une note précise le barème, les règles de gestion et de transmission pour les deux phases ainsi que les règles d'affectation. La saisie des demandes pour la phase interacadémique aura lieu du 25 novembre au 12 décembre et pour la phase intra-académique du 30 mars au 13 avril.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/special8/default.htm

Recrutement en Polynésie française
Le Journal officiel du 19 octobre publie un arrêté organisant le premier concours interne de recrutement de professeurs de écoles pour la Polynésie et le concours externe.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Robien promet la notation au mérite
"Je suis très attaché au paritarisme, qu'on ne s'y trompe pas, mais j'aimerais être très clair : la cogestion, pour moi, c'est non !" S'exprimant dans Le Figaro Magazine, le ministre de l'éducation nationale veut changer la gestion des personnels. "J'entends qu'elle (la gestion des ressources humaines) n'appartienne qu'à ceux qui connaissent le mieux les personnels : les recteurs, les chefs d'établissement et les corps d'inspection. Et je compte sur eux pour mieux évaluer les enseignants, en intégrant dans leurs notes des valeurs comme celles de l'engagement, de la performance, du mérite... ainsi d'ailleurs que la bonne volonté mise à appliquer les lois, comme pour les remplacements d'absence, par exemple".
http://www.lefigaro.fr/magazine/20051028.MAG0006.html?22065[...]

Remplacements : la querelle
"Que chacun prenne ses responsabilités, le législateur a pris ses responsabilités, le ministre prend ses responsabilités et je ne doute pas un instant que les professeurs prendront leurs responsabilités" a affirmé le ministre de l'éducation nationale devant l'Assemblée nationale. Selon l'AFP, G. de Robien a maintenu que la charge de travail ne sera pas lourde puisqu'ils seront "plafonnés à 5 heures par semaine et 60 heures par an".

Ce n'est pas l'avis des syndicats. Le Snes a lancé une pétition contre les remplacements Robien. Le Se-Unsa estime que le ministre " leurre les parents sur l’efficacité pédagogique annoncée. Le ministre omet de préciser comment il financera ce dispositif : le projet de budget 2006 montre que ce sera sur les crédits jusqu'à présent destinés au paiement des non-titulaires. Compte tenu de l’insuffisance de titulaires de zone de remplacement, cela va affecter les capacités en remplacements longs, avec de graves répercussions possibles sur la scolarité des élèves… En réalité, la politique du gouvernement est claire : augmenter le temps de travail au lieu de créer des emplois".
http://www.se-unsa.org/presse/comm/page.php?id=051017
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]

Remplacement : Robien fait la leçon
"Gilles de Robien ne souhaite pas voir se développer une opposition artificielle au sein de la communauté éducative, qu’il sait profondément consciente de l’importance de sa mission" annonce un communiqué ministériel. Il rappelle qu'une large majorité des parents exige cette réforme.
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200510[...]

Les parents et les remplacements
" Le nouveau texte concernant les remplacements des professeurs de collège et de lycée absents pour une durée inférieure ou égale à 2 semaines a reçu l’approbation de la PEEP. Cette solution doit permettre de régler en partie les problèmes de remplacement des professeurs absents." L'association de parents d'élèves lance une pétition pour rendre le dispositif ministériel "effectif". La FCPE Paris estime que "les préconisations de ce décret restent loin de répondre aux attentes des parents, occultent particulièrement le remplacement des absences de plus de 15 jours". Mais elle invite ses élus à "soutenir les protocoles de remplacement là où ils sont proposés et… à s'abstenir sur d'éventuelles motions d'enseignants proposant l'abrogation de ce texte".
http://www.peep.asso.fr/actualite.php?id_actu=71&PHPSESSID=[...]
http://www.cpe75.org/cdpe/pdf/051101remplacementscourtedure[...]

Manif service public le 19
"Pour des services publics qui garantissent sur l’ensemble du territoire, et dans l’égalité, le libre accès de tou(te)s les citoyen(ne)s aux droits fondamentaux et permettent de faire passer la satisfaction des besoins sociaux essentiels de la population", la Fédération nationale des collectifs de défense et de développement des services publics créée à Guéret le 26 juin 2005 appelle à manifester à Paris le 19 novembre. De son coté le Snes annonce une journée de grève dans le secondaire le 24 novembre contre le dispositif de remplacement.
http://www.snuipp.fr/article2789.html
http://www.snes.edu/snesactu/article.php3?id_article=1678

Journée d'action le 24 novembre
Selon Associated Press, le Snes, le Snep et l'Unsen-Cgt appellent à une grève nationale le jeudi 24 novembre pour protester contre le budget et le dispositif des remplacements.
http://permanent.nouvelobs.com/social/20051026.FAP1874.html[...]

Les voyages scolaires menacés
Les collégiens berrichons pourront-ils partir en voyages scolaires ? L'AFP pose cette question au vu des annulations qui se multiplient dans les collèges du Cher. Les échanges sur les listes de discussion d'enseignants montrent que l'épidémie pourrait gagner d'autres départements. A l'origine de cette affaire un courrier de la Chambre régionale des comptes de Lorraine qui a jugé non réglementaire la prise en charge par les familles des frais de voyage des enseignants accompagnateurs. Le rectorat a publié une note précisant que "Si la gratuité des accompagnateurs n'est pas prise en charge par le voyagiste le financement devra être assuré par d'autres ressources que la participation des familles". Les enseignants, qui consacrent bénévolement du temps et de l'énergie à organiser des voyages qui ont finalité éducative, ne sont pas prêts à payer. Ils annulent donc les sorties.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://www.ac-orleans-tours.fr/rectorat/documentation/files[...]

La responsabilité des enseignants à l'étude
Selon le Se-Unsa et le Snuipp, le ministère a décidé de lancer une réflexion commune avec les organisations syndicales sur la responsabilité des enseignants. Quatre thèmes de réflexion sont proposés : l'état de la jurisprudence sur les délits non intentionnels, la protection juridique des personnels, la définition de règles de sécurité, la formation. Des préoccupations importantes alors que plusieurs enseignants ont récemment été condamnés du fait d'une extension de inattendue parla justice de leur responsabilité.
http://www.snuipp.fr/article2787.html

Le Salon de l'éducation
Du 24 au 27 novembre, le Salon de l'éducation est une occasion unique pour tous les acteurs de l'Ecole. Pour les parents et les élèves c'est d'abord LE moment clé de l'année pour l'orientation : en une journée ils peuvent faire le tour des métiers et des formations. Les enseignants y découvriront des débats, conférences, des forums et aussi de multiples ressources éducatives. Dès maintenant vous pouvez télécharger le programme et des invitations gratuites pour entrer au Salon. Le Café vous donnera un avant-goût des débats programmés. Nous vous invitons à venir nous voir Hall 7.2 stand CE 963 (près du bloc 4).
http://www.salon-education.org/
http://www.salon-education.org/invit2005.pdf
http://www.salon-education.org/prog_bon_enseig.pdf

Les associations privées de MAD
"Si les programmes "LOLF" enseignement scolaire ne permettent pas la mise à disposition d'enseignants, comment permet-elle l'inscription au budget d'une subvention équivalente pour salarier des enseignants détachés ?" s'étonne Jean-François Vincent (Occe) dans Le Monde. Les associations éducatives protestent contre la suppression au budget 2006 de 800 postes d'enseignants mis à disposition. Cette mesure affectera leurs actions. Le Café est tout à fait solidaire de leur démarche. Rappelons que le Café pédagogique ne bénéficie ni de subvention ni de détachement (ou MAD). Si vous souhaitez que le Café continue il faut le soutenir, par exemple en abonnant votre établissement. Bientôt il sera trop tard.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-706889@51-653571,0.html
http://www.cafepedagogique.net/divers/nousaider.php

La violence scolaire ralentie en 2004-2005
En 2004-2005, les actes de violence signalés par les établissements secondaires ont augmenté de 1% par rapport à 2003-2004, affirme une note ministérielle. Ce ralentissement est du en partie à une baisse des actes racistes (1707) et antisémites (330). Inversement les menaces et insultes connaissent une forte augmentation. D'une façon générale, les atteintes à autrui ne cessent d'augmenter, passant de 58% des signalements en 2001-2002à 61% en 2004-2005. Le nombre d'incidents varie beaucoup d'un type d'établissement à un autre : un acte pour 100 élèves en lycée, trois fois plus en collège ou L.P. Enfin 10% des établissements font la moitié des actes.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni/ni2005/ni0530.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html

Des non titulaires campent à Créteil
Selon l'AFP, une quinzaine d'enseignants non-titulaires passe la nuit devant le rectorat de Créteil. Ils demandent à être employés à nouveau.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]

Revalorisation de carrière pour les inspecteurs
Selon l'AFP, les inspecteurs auraient obtenu une revalorisation de leurs indemnités et un avancement plus rapide.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://www.cafepedagogique.net/disci/actu/66.php#354

- Primaire    [ Haut ]

A l'université des instits
"Ce qui me fait du bien, explique Isa, enseignante en CLIS, c’est d’entendre mettre des mots sur des choses que je ressens tous les jours, de manière diffuse. C’est génial quand tu vois que l’autre arrive à mettre des mots sur ce que tu ressens !". Patrick Picard a participé pour le Café pédagogique à l'Université d'automne organisée par le Snuipp. Un moment assez unique où les enseignants peuvent échanger avec des chercheurs. Il rend compte de leurs interventions (Serge Boismare, Joëlle Gonthier, Erick Prairat, Laurent Mucchielli etc.) et du climat de ces rencontres. Un dossier à découvrir sur le site du Café.
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/univsnuipp05/

Enseignement des sciences : des progrès à poursuivre
" Ainsi observe-t-on une activité expérimentale dans 57% des classes, ce qui marquerait un progrès certain ; mais on ne relève l'utilisation d'un carnet d'expériences que dans un gros tiers des classes ; les thèmes au programme ne sont que partiellement traités". C'est ce bilan mitigé que dresse le séminaire du programme national de pilotage sur la rénovation de l'enseignement des sciences à l'école primaire.

Plusieurs interventions montrent les difficultés d'application des nouveaux programmes. Ainsi Jean-Michel Bérard, inspecteur général, invoque "l'empilement" des priorités accordées à l'école, "l'accent mis sur le lire-écrire-compter", ou l'insuffisance de la formation. Il demande à ce que le champ "sciences expérimentales" soit traité comme les autres. Pour Martine Safra, doyenne du groupe Enseignement primaire de l'Inspection, " l'enseignement des sciences, à condition qu'il ne soit pas formel et qu'il se fonde sur une réelle démarche d'investigation, constitue un domaine privilégié pour amener nos élèves à «vivre les yeux ouverts et à dialoguer». Il ne faut pas pour autant le concevoir comme un lieu isolé d'ouverture et de liberté intellectuelle. Il s'inscrit dans un projet éducatif global qui se construit au travers de bien des activités de l'école".
http://eduscol.education.fr/D0027/actes-renovation-sciences[...]

Les limites de l'équipe pédagogique
"La réussite de tous relève plus d’une injonction volontariste que d’une réelle prescription. Les critères de cette réussite ne sont pas clairement identifiés et les moyens pour y parvenir ne font pas l'objet d'une réflexion organisée. La responsabilité des enseignants est convoquée, mais sans possibilité effective d'exercer cette responsabilité dans la définition de leur travail. Du coup le travail en équipe pour réaliser une tâche prescrite, souvent perçue par les enseignants comme extérieure à leur activité, n’est pas productif". Fenêtres sur cours 275 propose un intéressant dossier sur le travail d'équipe. Pour Frédéric Saujat, IUFM d'Aix-Marseille, celui-ci n'apporte pas forcément une solution aux problèmes des enseignants. " Pour qu'il y ait collectif de travail réel, il faut que le groupe se constitue autour d’un but en rapport avec les préoccupations issues du travail quotidien… Il ne suffit pas pour cela de prescrire le travail en équipe : dans les concertations par exemple, un soutien plus affirmé de l'institution est nécessaire pour accompagner les enseignants dans l’analyse de leur travail".
http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/fsc275.pdf

Portraits d'instits
"L’enquête a permis de construire une segmentation mettant en évidence quatre grandes attitudes des enseignants du premier degré. Une première attitude qui se caractérise par des appréciations très positives de sa situation et d’ouverture à toutes propositions d’innovation, portant notamment sur les mobilités de carrière; une deuxième attitude qui se caractérise par… un jugement moins positif sur leur propre situation… Très concernés par le malaise enseignant, ils sont sensibilisés aux questions d’évolutions de carrière et ouverts; … une troisième attitude qui se caractérise par une grande satisfaction… mais cette satisfaction induit une volonté conservatrice et donc une hostilité à toute innovation; enfin une quatrième attitude se caractérise à la fois par une satisfaction moindre de sa situation professionnelle et personnelle et une attitude plutôt hostile à tout bouleversement". Au terme de cette enquête menée par la Direction de l'évaluation et de la prospective (DEP) du ministère et publiée dans un "Dossier", les enseignants du primaire sont croqués en 4 catégories d'importance à peu près égales.

Pour la DEP, cette dispersion illustre le rapport ambigu des instits au métier. Neuf sur dix s'estiment satisfaits de leur poste actuel, mais… ils sont aussi nombreux à évoquer un "malaise enseignant" et deux sur trois à le ressentir. Et isl évoquent le"manque de prise en compte des difficultés concrètes du métier,… une dégradation de l’image des enseignants dans la société". Pour la DEP, "le malaise enseignant traduit moins une insatisfaction liée au métier qu’un décalage culturel entre des enseignants qui, compte tenu de l’utilité sociale de leur profession, attendent toujours reconnaissance ou prestige et une société qui les a banalisés et pèse leur mérite et leurs avantages à l’aune de la situation des autres salariés".

L'enquête s'intéresse aussi aux pratiques pédagogiques des enseignants. Elle montre que près de la moitié enseigne dans une clase à cours multiples. Une proportion équivalente a du mal à être réellement polyvalent. Ils déclarent des difficultés en informatique, en langue ou en technologie. Une majorité serait favorable à une réforme de l'avancement et presque 4 sur 5 à la possibilité d'une seconde carrière à partir de 45 ans.

L'enquête montre aussi l'importance des TICE : la moitié des enseignants du primaire ont recours à Internet pour se former.
http://www.education.gouv.fr/stateval/dossiers/listedossier[...]

- Collège    [ Haut ]

Un ouvrage pour l'orientation en 3ème
Signalé comme "le premier ouvrage de découverte des métiers pour les collégiens", "Des métiers, mon métier" est à coup sûr un outil qui séduira les jeunes. Ce gros ouvrage (336 pages) fait découvrir pas moins de 140 professions. Et pour cela il s'appuie sur autant de témoignages vivants, agréables à lire et remarquablement mis en pages. Ainsi le collégien fait la connaissance de Tasmine, interprète, suit son parcours et découvre les avantages et inconvénients du métier. Il s'interroge sur les qualités requises. L'ensemble est réellement attirant et accessible. A l'essai, les jeunes s'emparent facilement du livre.

Malheureusement il faut aussi signaler quelques faux pas. D'abord dans la sélection des métiers. Certaines professions sont absentes alors qu'elles occupent des milliers de personnes et font rêver les enfants, comme par exemple les chauffeurs de poids lourds. Inversement on est désagréablement surpris de voir figurer des métiers qui n'en sont pas. C'est le cas par exemple pour le député européen ou le maire-adjoint. Comment ensuite expliquer aux jeunes les rouages démocratiques ? Mais plus fondamentalement l'ouvrage ne facilite que très indirectement une découverte de sa personnalité par le jeune au bénéfice d'une découverte des métiers qui est peut-être trop précoce. Enfin la dimension scolaire (les résultats exigés) est absente.

Même s'il manque encore un véritable guide de l'orientation pour les collégiens, cet ouvrage reste un outil pratique et appréciable qui a parfaitement sa place dans les CDI.
http://www.nathan.fr/en/actualites.asp?id_info=101

L'ASSR multimédia
En mai 2006, les collégiens devraient passer l'ASSR, l'attestation scolaire de sécurité routière, à l'aide d'un test multimédia. Educnet en présente les premiers éléments. La numérisation du test devrait faciliter la sauvegarde des résultats et relever le niveau d'exigence.
http://tice.education.fr/educnet/Public/contenus/priorites?[...]

- Lycée    [ Haut ]

L'orientation en seconde, un moment difficile
"Trois facteurs principaux entrent en ligne de compte dans le choix de la série de première : les résultats scolaires, les caractéristiques sociales et familiales, le fait d’être un garçon ou une fille". Consacré au suivi d'un panel de jeunes entrés au collège en 1995, le numéro 72 d'Education et formations apporte de riches informations sur les représentations des élèves et leur impact sur les stratégies scolaires.

Deux articles concernent l'orientation en fin de seconde. Le premier, rédigé par Sévane Ananian, Alice Bonnaud, Aurélie Lambertyn et Marie-Noël Vercambre, met en évidence trois facteurs pilotant l'orientation : les résultats scolaires, le sexe et la catégorie socio-professionnelle. Plus que les résultats scolaires en général, le niveau en maths reste le facteur déterminant de l'orientation. Il pilote l'entrée en S, ce qui peut paraître logique, mais détermine également le choix de la filière L. Aucune autre discipline n'a cette importance. La catégorie sociale a aussi son importance : "à résultats scolaires et autres caractéristiques comparables, les enfants de cadres, d’enseignants, mais aussi de parents exerçant une profession intermédiaire s’orientent davantage vers une première générale que les enfants d’ouvriers, d’agriculteurs ou de personnes inactives" . Des différences apparaissent aussi selon le niveau de diplôme des parents et même le type de famille. "Toutes choses égales par ailleurs, le fait d’être enfant unique s’avère favoriser l’accès en première générale. À l’opposé, les élèves en situation familiale atypique (ne vivant avec aucun de leurs parents) ont moins de chances de poursuivre leur second cycle dans l’enseignement général". L'article propose un intéressant graphique qui rend visibles les critères d'orientation. Un document qui mériterait de circuler en salle des profs.

Le sexe ne joue que modérément sur l'arbitrage entre général et technologique mais " se manifeste plus nettement au niveau du choix de la série… Ce critère sera prédominant dans l’enseignement technologique". Entre STI et STT la part des jeunes filles varie de 7 à 61% !

Comment dès lors s'étonner du vécu douloureux de cette orientation. Un second article, rédigé par Jean-Paul Caille, met en évidence de fortes inégalités devant la perception de l'orientation. L'orientation est plus contrainte que voulue pour 4 jeunes sur dix. Ainsi si 14% des enfants de cadres estiment que la décision d'orientation était injuste, ce taux monte à 26% et 22% pour les enfants d'employé de service ou d'ouvrier. "Si près de 60 % (des jeunes) sont satisfaits de l’aide apportée par leurs parents, moins de la moitié estiment avoir été bien informés par les professeurs et les conseillers d’orientation. En cas de refus d’un vœu d’orientation, un jeune sur trois juge que la décision du conseil de classe était injuste… La perception de l’orientation est plus critique lorsque les jeunes ont été orientés en dehors de la voie générale. En particulier, le sentiment d’injustice et les problèmes d’offre scolaire sont sensiblement plus fréquents parmi les lycéens professionnels et technologiques ainsi que les sortants".

Le sentiment d'injustice a aussi une dimension ethnique. " Exprimé par 24 % d’immigrés contre seulement 17 % des jeunes de familles non immigrées, (le sentiment d'injustice) grimpe à 30 % parmi les enfants d’immigrés originaires du Maghreb et à 28 % parmi ceux originaires d’Afrique subsaharienne. En revanche, il atteint seulement 15% parmi les jeunes dont les parents viennent du Portugal ou d’Espagne". Toutes ces données montrent l'importance d'un renforcement de l'éducation à l'orientation.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/revue72/article4.pdf
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/revue72/article5.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html

Option internationale du bac
Le B.O. 40 publie une note précisant les conditions d'organisation des épreuves de l'option internationale du bac. Particulièrement : épreuves orales et écrites en langue et histoire-géographie.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/40/MENE0502109N.htm

Le concours général
Les épreuves du concours général auront lieu du 7 au 24 mars, selon une note publiée au B.O. du 13 octobre. Les inscriptions sont ouvertes du 14 novembre au 30 décembre.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/37/MENE0502106N.htm

- Enseignement professionnel    [ Haut ]

Progrès sur la responsabilité des enseignants dans l'enseignement agricole
"Une première avancée". Selon le Sgen-Cfdt, suite à la condamnation d'un proviseur et d'un enseignant d'un lycée agricole après un accident intervenu lors d'un stage, le ministère de l'agriculture a annoncé des dispositions bien accueillies : les enseignants ne signeront plus les conventions de stage, le décret de 1997 sera révisé. " le Sgen-CFDT appelle donc les personnels à rester très vigilant sur les conditions dans lesquelles s’exerceront les stages durant cette période transitoire".
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article933.html

Date limite d'inscription au bac pro
L'inscription au bac pro sera close le 24 novembre pour de nombreuses spécialités dont commerce, comptabilité, secrétariat, services.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Développement vers le haut de la VAE
Selon une étude ministérielle, près de 20.000 dossiers ont été déposés en 2004 au titre de la validation des acquis de l'expérience, soit un tiers de plus qu'en 2003. Presque la moitié concernait l'obtention d'un BTS. 56% des candidats ont obtenu un diplôme complet.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni/ni2005/ni0529.pdf

BTS
Un arrêté paru au J.O. du 3 novembre fixe au 18 novembre la date de clôture des inscriptions au BTS sauf pour le BTS MUC dont la date est fixée au 4 novembre.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

CAP modifiés
Au Journal Officiel du 19 octobre, un arrêté modifie les épreuves des CAP "serrurier", "opérateur de scierie", assistant technique en instruments de musique".
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Concours général des métiers
Une note publiée au B.O. du 20 octobre précise les modalités de mise en oeuvre du Concours général des métiers en 2006. Préinscription du 14 novembre au 30 décembre.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/38/MENE0502105N.htm

Progression limitée de la VAE dans le supérieur
Selon une étude ministérielle, le CNAM et les universités auraient délivré, en 2004, 3165 validations au titre de la "validation des acquis de l'expérience" (VAE) soit 14% de plus qu'en 2003. La VAE permet de reconnaître les compétences acquises par les salariés. La quasi totalité des établissements d'enseignement supérieur ont maintenant mis en place le dispositif de validation. Cependant, l'étude souligne les limites de la VAE. D'une part les cadres et professions intermédiaires sont les principaux bénéficiaires du dispositif. D'autre part la VAP, validation des acquis pour accéder à une formation, qui concerne majoritairement des ouvriers et employés, continue sa chute (-8%) dans le supérieur.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni/ni2005/ni0528.pdf


[ Haut ]

Archives de la rubrique Informations Professionnelles :

Café  n°1 - n°2 - n°3 - n°4 - n°5 - n°6 - n°7 - n°8 - n°9 - n°10 - n°11 - n°12 - n°13 - n°14 - n°15 - n°16 - n°17 - n°18 - n°19 - n°20 - n°21 - n°22 - n°23 - n°24 - n°25 - n°26 - n°27 - n°28 - n°29 - n°30 - n°31 - n°32 - n°33 - n°34 - n°35 - n°36 - n°37 - n°38 - n°39 - n°40 - n°41 - n°42 - n°43 - n°44 - n°45 - n°46 - n°47 - n°48 - n°49 - n°50 - n°51 - n°52 - n°53 - n°54 - n°55 - n°56 - n°57 - n°58 - n°59 - n°60 - n°61 - n°62 - n°63 - n°64 - n°65 - n°66 - n°67 - n°68 - n°69 - n°70 - n°71 - n°72 - n°73 - n°74 - n°75 - n°76 - n°77 - n°78 -

 
  La rubrique Informations Professionnelles dans les archives :
 • Les dernières éditions du Café :
n°74 - n°75 - n°76 - n°77 - n°78
 • Les archives complètes


 • Envoyer une info
 • Nous écrire


 • S'abonner à cette rubrique
 • Nous connaître
 • Nous aider
 • Version imprimable