Informations Professionnelles (Café N° 68)

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- A la Une : Le plan Villepin et l'apprentissage à 14 ans

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- Enseignement professionnel

Édition du 14-12-2005

- François Jarraud -

- A la Une : Le plan Villepin et l'apprentissage à 14 ans    [ Haut ]

Le plan Villepin
"C'est sur les enseignants que repose le succès de tout ce que nous pourrons entreprendre pour l'éducation de nos enfants". Dominique de Villepin a présenté comme prévu le 1er décembre son plan "pour l'égalité des chances" présenté comme un remède à la crise des banlieues. Six points concernent l'éducation.

Dans le primaire, le premier ministre souhaite généraliser l'évaluation en lecture et écriture en CE1. Celle-ci a été mise en place partiellement à la rentrée 2005. Les élèves en difficulté bénéficieront d'heures de remédiation en petit groupe dans le cadre des PPRE, un dispositif dont l'efficacité est contesté.

L'apprentissage à 14 ans sera proposé dès la rentrée 2006. "il s’agit, sans remettre en cause l’obligation de scolarité jusqu’à 16 ans qui est un droit, de donner la possibilité à des jeunes qui ne s’épanouissent pas à l’école de s’engager dans des parcours différents… La première année doit permettre aux jeunes de découvrir les métiers dans l’entreprise, tout en consolidant l’acquisition du socle commun des connaissances. A partir de 15 ans, ils pourront bénéficier d’un vrai contrat de travail. L’apprentissage junior sera ouvert aux jeunes qui le souhaitent : ils pourront retrouver à tout moment le collège s’ils le désirent" promet le ministre.

En lycée, le ministre promet de développer les BTS et de multiplier les licences professionnelles.

Les chefs d'établissement seront chargés de contrôler les familles d'absentéistes. Ils devront provoquer des "contrats de responsabilité parentale" "dans toutes les situations de défaillance familiale". Les familles pourront se voir infliger des amendes ou la perte des allocations familiales.

L'orientation était sur la sellette après deux rapports très critiques. Le gouvernement souhaite créer "un service public de l'orientation". Il associera les établissements d'enseignement, les chambres de commerce et les collectivités locales sous une forme encore imprécise mais sous pilotage des recteurs. On pourrait donc s'acheminer vers une réforme profonde des CIO, peut-être dans la direction souhaitée par le récent rapport de l'Inspection.

La carte des zep sera réformée avec l'objectif "de concentrer les moyens sur les établissements où les difficultés sont les plus lourdes". Les enseignants des zep seront encouragés financièrement. Le gouvernement aidera les élèves "méritants".
Le discours du premier ministre (en pdf)
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/flash/discours_villepin_011205.pdf
Pour lire les pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html
Rappel : L'Expresso du 29 / 11
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index291105.php

Les réactions au plan Villepin
"Quoi de neuf, docteur ?" La FCPE dénonce " la vacuité de la pensée éducative du gouvernement… On nous annonce des mesures déjà mises en œuvre ou déjà en chantier" estime la FCPE, faisant sans doute allusion à l'évaluation en CE1, à l'indemnité en zep, à la découverte des métiers en collège et aux licences professionnelles. La FCPE demande "une véritable réflexion sur l'évolution du système éducatif".

Pour le Se-Unsa, " les propositions du premier ministre ne permettent pas de répondre à l’ambition affichée qui consiste à faire de l’égalité des chances une réalité pour tous… La focalisation sur la classe de CE1 est inquiétante. Elle ignore la nécessité de mise en place d’une stratégie plus globale d’apprentissage de la lecture étalée sur l’ensemble de la scolarité obligatoire qui devrait commencer". Pour le Se-Unsa, l'apprentissage à 14 ans équivaut à une pré-orientation et "ne peut être une réponse aux difficultés scolaires des collégiens… En faisant rimer à nouveau difficultés et orientation professionnelle précoce, le gouvernement contribue à dévaloriser encore la voie professionnelle dans son ensemble". Le syndicat juge peu intéressantes les mesures pour les zep : "lorsqu’elles s’intéressent aux personnels, elles envisagent surtout des incitations financières et… occultent l’impérieuse nécessité d’aménager leurs services pour que leurs conditions de travail avec les élèves, les familles et l’environnement de l’Ecole soient améliorées".

Pour le Sgen-Cfdt, " le Premier ministre en arrive à proposer des rustines pour colmater les difficultés que rencontrent l'École et les jeunes… Une fois de plus on semble vouloir culpabiliser les "parents des enfants en grande difficulté" en oubliant que ces mêmes parents sont bien souvent eux-mêmes en grande difficulté (chômage, logement, …). Les parents ont bien entendu tout leur rôle à jouer, mais les menacer ne règlera pas leur désarroi. L'annonce d'un programme personnalisé de réussite éducative en CE1 est une fausse annonce, puisque ce programme figure déjà dans la loi Fillon".

Pour le Snuipp, "le Premier Ministre a confirmé le choix délibéré de renoncer à s'attaquer à l'échec scolaire et de favoriser une véritable politique en faveur de la réussite de tous… La multiplication des évaluations (maternelle, CE1, CE2, 6ème, ...), la confirmation du PPRE prévu par la loi Fillon ou le traitement hors de l'école des difficultés scolaires, dans le cadre des équipes de réussite éducative, ne constituent pas une politique qui vise à réduire les difficultés scolaires que connaissent environ 15 % d'enfants à l'issue de l'école élémentaire. La culpabilisation des parents et la menace de suspension du paiement des allocations familiales désignent certaines familles comme boucs émissaires et aggraveront leurs difficultés".

Selon l'AFP, les régions, qui ont en charge l'apprentissage, sont réticentes. Elles s'opposent "à cette idée de l'apprentissage à 14 ou 15 ans qui remet en cause le principe de la scolarité obligatoire à 16 ans".
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article949.html
http://www.se-unsa.org/presse/comm/page.php?id=051201
http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id=467

Le débat sur l'apprentissage à 14 ans
"On peut créer une voie de découverte des métiers ou du monde de l'entreprise, pourquoi pas à 14 ans, qui devrait conjuguer l'acquisition d'un socle commun de connaissances avec une approche plus diversifiée de l'enseignement et un suivi personnalisé". Selon l'AFP, la confédération Cfdt juge "intéressant" un projet de découverte des métiers dès 14 ans, à condition que la scolarité jusqu'à 16 ans ne soit pas remise en cause et que le jeune puisse choisir.

Pour le Snes, "évincer des jeunes, notamment ceux des quartiers défavorisés, du cursus scolaire dès 14 ans ne résoudrait pas leurs difficultés et les stigmatiserait davantage". Le syndicat demande " un tout autre budget de l’éducation nationale".

L’Unsa "n’est pas opposée à l’aménagement de parcours adaptés pour les jeunes qui rencontrent de graves difficultés au cours du collège, à condition que ne soit pas remise en cause l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans". Le syndicat demande également des moyens pour la réussite de ces jeunes.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms-- emploieducation/051129154543.1by1push.html
http://www.snes.edu/snesactu/article.php3?id_article=1830
http://www.se-unsa.org/SpIp/IMG/pdf/Communique_UNSA_apprent[...]

Le gouvernement incapable de changer le moule scolaire
"Le gouvernement persiste dans la même logique et applique à l'éducation une forme d'état d'urgence qui ne fait que repousser à demain les réponses aux questions qui se posaient hier". Pour Emmanuel Davidenkoff, dans Libération, le gouvernement s'avère incapable de changer le modèle scolaire.

"La question la plus névralgique, et aussi la plus hérétique, n'est probablement pas «comment donner plus» mais «comment donner autrement» sans brader pour autant l'intégrité des savoirs à transmettre. Le hic, c'est que poser la question induit que le système éducatif, s'il ne crée pas les inégalités, contribue au moins à les maintenir ; voire qu'il en remet une couche, dans sa propension compulsive à hiérarchiser «bonnes» et «mauvaises» filières, à classer «bons» et «mauvais» élèves.. Le recours à l'apprentissage précoce ressortit à la même logique : plutôt que d'interroger l'incapacité du collège à diversifier ses approches pédagogiques, le gouvernement externalise le problème en direction des entreprises"
http://www.liberation.fr/page.php?Article=341960

Les apprentis juniors
"Quelle qu'en soit la forme définitive, «l'apprentissage junior» signera le retour d'un palier d'orientation en fin de cinquième et la fin de l'ambition d'amener tous les élèves au brevet dans les mêmes établissements". Emmanuel Davidenkoff revient, dans Libération, sur la mise en place des "apprentis juniors" : "le classes de pré-apprentissage d'antan avaient vite acquis la réputation de "filières poubelles", ce qui risque fort de se reproduire avec les apprentis juniors".

Car le ministre a bien réaffirmé que les apprentis juniors seront sous statut scolaire. " Ils sont sous statut scolaire et s'il y a des modifications législatives, on les fera en pleine concertation avec les partenaires sociaux pour qu'il n'y ait pas la moindre ombre sur ce dispositif, c'est bien un dispositif scolaire qui ne remet pas en cause l'école obligatoire jusqu'à 16 ans". Un dispositif qui risque fort de tourner au ghetto et de ne donner accès ni à l'apprentissage ni à une réelle 4ème. Retour à la rue ?
http://www.liberation.fr/page.php?Article=338475
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://www.cafe-leblog.net/index.php?App
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/meirieu/app.php

Sur l'apprentissage à 14 ans
Dans L'Humanité, le sociologue Gilles Moreau évoque une "double peine"."Mon sentiment est que cette mesure ramène à une idéologie des années soixante. Elle reconstruit l’idée que l’apprentissage est fait pour ceux qui ratent à l’école. Or il a changé… Cela étant, plus le niveau scolaire du jeune est élevé lors de son entrée en apprentissage, plus il a de chance de réussir son CAP et de poursuivre au-delà. C’est la preuve que les capitaux scolaires ne sont pas disqualifiés par le processus d’apprentissage, au contraire. En les opposant, l’apprentissage dès quatorze ans risque d’être une double-peine sociale : après avoir échoué en classe, les gamins risquent d’échouer en apprentissage… Cette proposition n’est-elle pas un contre-feu visant à détourner le débat du problème de fond, à savoir la paupérisation dans les cités ? D’autant que des dispositifs de préapprentissages existent déjà".

La vision est toute autre pour l'éditorialiste du Figaro. "On attendait un point d'étape, on découvre une réforme de l'éducation. Réforme partielle, certes, et encore en pointillé, mais qui, par la philosophie dont elle s'inspire comme dans les mécanismes qu'elle veut mettre en œuvre, tranche nettement avec des décennies d'«éducativement correct», à peine écorné par la loi Fillon… En proposant l'apprentissage volontaire à 14 ans, Villepin rompt avec un dogme, vieux comme le plan Langevin-Wallon, qui veut que tous les élèves, quelles que soient leurs aptitudes, quels que soient leurs souhaits, doivent recevoir exactement le même enseignement. C'est le fameux «collège unique», dont on connaît les conséquences: des enfants malheureux de poursuivre des études générales qui ne mettent plus les pieds en classe ou bien empêchent leurs camarades de travailler".
http://www.humanite.presse.fr/journal/2005-12-01/2005-12-01[...]
http://www.lefigaro.fr/debats/20051202.FIG0309.html

Quelle école pour les banlieues ?
Dans Le Monde, Alain Bentolila appelle à davantage d'exigence morale pour les élèves des banlieues. "Lutter contre la ghettoïsation scolaire, c'est introduire, pas à pas, dose après dose, des éléments de mixité culturelle et sociale : faire de la différence un principe positif de la politique éducative… Il faudra, dans des écoles ayant retrouvé progressivement une mixité désirée et contrôlée, être d'abord et avant tout d'une exigence absolue sur la probité intellectuelle que tout élève devra posséder en entrant au collège : exigence vis-à-vis de soi ; de ce que je dis, de ce que j'écris ; exigence vis-à-vis des autres, de ce qu'ils me disent, de ce qu'ils m'écrivent". Un objectif louable mais que deviennent ceux qui ne répondent pas à ces conditions ? En fait ce raisonnement ressemble fort à la logique ségrégative actuelle de l'école.

Dans Le Figaro, l'ancien ministre Laurent Hénart défend l'idée de l'apprentissage mais pas à 14 ans. "En Centre de formation d'apprentis ou en lycée professionnel, les élèves acquièrent un socle de culture générale et des acquis de comportement qui leur permettront de s'insérer dans les entreprises où ils exerceront leur métier. C'est une formation exigeante". Mais il reconnaît que ce n'est pas le cas des apprentis juniors : "Commencer ce type de formation suppose d'avoir acquis au préalable les savoirs fondamentaux et la maîtrise de soi. On peut douter que cela soit toujours le cas à 14 ans… Envoyer les jeunes des quartiers défavorisés en rupture avec l'école vers l'apprentissage le plus tôt possible ne suffit pas. Encore faut-il que des mesures d'accompagnement soient mises en place pour chacun d'entre eux".
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-710755,0.html
http://www.lefigaro.fr/debats/20051116.FIG0145.html?074217
http://www.cafe-leblog.net/index.php?App

J.-Y. Rochex : l'apprentissage à 14 ans est un renoncement
"Non seulement je ne me réjouis pas de la décision de Villepin de rendre à nouveau possible l’entrée en apprentissage dès 14 ans, mais je suis très en colère, contre cette décision" annonce Jean-Yves Rochex, Paris VIII, sur le site des Cahiers pédagogiques. Pour lui, "la majeure partie de ces collégiens sont précisément ceux qui ne trouveront pas (et qui ne trouvent déjà pas quand ils sont en LP ou qu’ils cherchent à entrer en CFA) d’employeurs disposés à les accueillir, parce qu’ils sont les premières victimes de la discrimination à l’embauche (qui ne connaît nombre de nos collègues profs de LP qui ne décolèrent pas de ne pas réussir à placer leurs élèves issus des immigrations maghrébines et africaines en stage, alors que cela ne pose guère de problème pour ceux qui sont considérés comme franco-français ?)".

Pour J.-Y. Rochex, "l’issue n’est pas, est moins que jamais dans le renoncement. Elle est dans une politique sociale et scolaire d’urgence et massive, qui traite les problèmes, non en aval, quand le réalisme conduit à penser qu’il ne reste qu’à choisir entre la peste et le choléra, mais le plus précocement possible, dès les toutes premières classes et en particulier dès l’entrée en "littéracie"… Oui j’ai la rage au cœur, mais j’ai bien du mal à trouver des motifs de réjouissance, en ce jour où on nous apprend que l’état d’urgence, qui veut nous faire croire que la France est en guerre contre un ennemi de l’intérieur comme elle était supposée l’être il y a 50 ans contre un supposé ennemi extérieur, est prorogé pour trois mois".
Article des Cahiers pédagogiques
http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article[...]
Rappel : éditorial du Café pédagogique
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/meirieu/app.php

Voyage chez les pré-apprentis
Ils ont 15 ans et sont en pré-apprentissage. Catherine Rollot, du Monde, leur a rendu visite et montre un système assez dur. "Physiquement et mentalement c'est dur, on a la pression et en plus on travaille toute la journée sans être payé" témoigne un garçon de 15 ans qui préfère les cours, moins fatigants. Pour un autre, "14 ans c'est trop tôt. A cet âge là onne sait pas ce que l'on veut faire".
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-706693,36-712910@51-653571,0.html

L'apprentissage n'est pas une réponse adaptée aux jeunes non qualifiés
"Derrière une idée simple, l’apprentissage se compose en fait d’espaces divers… dont le plus dynamique actuellement n’est peut-être pas le mieux à même de répondre au principal enjeu des politiques de l’emploi : réduire le chômage des jeunes". Dans une étude qui compare rémunération et chômage après ou sans apprentissage, le Céreq met en évidence l'éclatement de l'apprentissage ne trois branches nettement différentes en terme de débouchés.

Un premier apprentissage correspond à des métiers anciens, comme la coiffure, le commerce alimentaire ou l'hôtellerie – restauration. "Centré sur les CAP, cet ensemble se situe à contre-courant de l’évolution générale de l’apprentissage. Ainsi, entre 1995 et 2003, les effectifs d’apprentis ont globalement augmenté mais ils ont diminué de 13 % dans les métiers de l’alimentation et de la cuisine, de 16 % dans l’hôtellerie-restauration. Ces métiers sont pour certains saturés, tel coiffeur ou employé de pharmacie. D’autres sont devenus peu attractifs pour les jeunes qui s’orientent aujourd’hui vers l’apprentissage". Résultat : pour les jeunes peu qualifiés l'apprentissage n'est pas ,pour le Céreq, une réponse efficace.

Mais alors comment expliquer son succès ? C'est qu'il existe deux autres formes d'apprentissage qui fonctionnent mieux. Une seconde forme "relève de la stratégie.. de branches professionnelles – le bâtiment et la mécanique automobile constituent les deux grands exemples – dont l’objectif est la production collective de qualifications négociables sur un « marché professionnel » où puisent des entreprises de différentes tailles… Quand la conjoncture d’un secteur d’activité est favorable, les effectifs d’apprentis progressent… Lorsque le secteur recrute peu, un glissement de l’apprentissage s’opère du niveau CAP et BEP vers le niveau baccalauréat, comme ce fut le cas pour l’électricité et la mécanique automobile entre 1995 et 2003".

Le troisième ensemble est le territoire du « nouvel apprentissage ». Il est investi massivement par l’enseignement supérieur : les écoles de commerce, universités. Il prépare à des professions qui auparavant étaient alimentées soit par des diplômés ayant suivi un enseignement général ou technologique par la voie scolaire, soit par la promotion interne ou la formation continue des salariés : cadres et techniciens commerciaux, cadres de gestion, métiers de la banque et de l’assurance, ingénieurs de production… C’est cet ensemble qui a connu l’expansion la plus nette". Mais il n'est pas accessible aux jeunes des banlieues.
http://www.cereq.fr/pdf/b223.pdf

Le CSE rejette l'apprentissage à 14 ans
"Avec le Premier ministre, nous avons décidé de créer une nouvelle forme d’apprentissage, « l’apprentissage junior », qui pourra commencer dès l’âge de 14 ans. Il s’agit, sans remettre en cause l’obligation de scolarité jusqu’à 16 ans, de donner la possibilité à des jeunes qui ne s’épanouissent pas à l’école de s’engager dans des parcours différents". G. de Robien a présenté le 8 décembre au Conseil supérieur de l'éducation le projet d'apprentissage à 14 ans. Selon lui, "le parcours de l’apprenti junior comprendra 2 étapes : une première étape ouverte à partir de 14 ans, qui sera un parcours d’initiation aux métiers, qui devrait durer un an, sous statut scolaire, et qui alternera enseignements généraux, technologiques, pratiques, et stages en entreprises… La deuxième étape consistera en la signature d’un contrat d’apprentissage, à partir de 15 ans".

" Loin de répondre à la demande des jeunes d’égalité des droits, loin de répondre à leurs besoins, c’est une mesure supplémentaire de renoncement et de stigmatisation pour une partie de la jeunesse", ont répondu la Fcpe, la Cgt, la Fep-Cfdt, la Fsu, la Ligue de l'enseignement, le Sgen-Cfdt, l'Unl, et l'Unsa-éducation. "Loin de constituer une voie de diversification au collège, cette mesure signe la fin du collège pour tous. Elle organise l’éviction précoce des élèves en difficulté en mettant en place une voie d’exclusion. En outre, en répondant à l’échec scolaire par l’apprentissage, on dévalorise de fait la voie professionnelle et on s’exonère de toute réflexion sur les causes de cet échec".

Le CSE a donc rejeté l'apprentissage à 14 ans. Cette décision n'a que valeur consultative. Ont voté pour le Medef et la Peep.
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200512[...]
http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id=468
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/meirieu/app.php

- Le Plan ZEP    [ Haut ]

13 décembre : Le plan Robien pour les Zep
"Aujourd'hui, on donne trop peu, à trop de monde. D'ailleurs, on ne donne pas vraiment à des « personnes », mais à des « zones », qui sont définies de manière trop vague, trop hétérogène, pour des effets qui sont, en conséquence, insuffisants". Gilles de Robien a présenté mardi 13 décembre son plan d'éducation prioritaire. Il reprend les directives du premier ministre.

Une redéfinition des zep."La nouvelle logique consiste à ne pas découper des « zones », mais à définir des publics, selon des critères homogènes et plus précis". Les zep seront réparties en trois classes. De 200 à 250 collèges, avec les écoles de leur secteur, particulièrement en difficulté deviendront des collèges "ambition réussite". Ils seront choisis selon leur composition sociale, la part d'élèves en retard, les résultats en 6ème et le nombre d'élèves non francophones. Ces établissements bénéficieront des moyens nouveaux présentés ci-dessous. Une centaine au moins d'établissements perdraient le label zep dans un délai de 1 à 3 ans. Les autres garderont les moyens actuels.

Des moyens supplémentaires dans les collèges "ambition réussite". Ces établissements bénéficieront du soutien de 1000 enseignants chevronnés, sélectionnés par les rectorats pour épauler leurs jeunes collègues. Ces postes seront prélevés sur les moyens actuels. Ils bénéficieront d'accès à la hors classe. 3000 assistants pédagogiques seront recrutés. Les enseignants exerçant dans ces collèges depuis 5 ans bénéficieraient d'une priorité lors des mutations.

Un catalogue pédagogique. Quelques dispositifs sont énumérés : des études surveillées obligatoires, un tutorat par des étudiants, des dispositifs d'encadrement éducatif parascolaires, le prêt par les collectivités locales d'ordinateurs… Un choix pédagogique paraît plus intéressant : chaque élève sera suivi à l'aide d'un "livret de compétences" et les établissements mettront en place des groupes de compétences qui permettront des parcours différenciés. Le redoublement sera banni de ces collèges. Mais comment impulser ces changements pédagogiques sans reconnaître les équipes pédagogiques ? Le plan prévoit d'accorder une grande liberté pédagogique contractuelle aux établissements avec un pilotage par les résultats. Ce catalogue pédagogique est-il crédible ? Ce qui est sur c'est que le dispositif prévoit également d'avancer les classes de découverte professionnelle en 4ème, ce qui revient à pré-orienter les élèves en fin de cinquième et à anticiper leur échec.

Des parents à éduquer. Le plan souhaite "réinvestir les parents dans l'éducation de leurs enfants". Partant de cet a priori, le ministre demande aux collèges de convoquer régulièrement les parents, et de leur faire suivre des cours de langue française...

Au bon gré des intervenants extérieurs. L'école ne sera pas son propre recours dans ces établissements. Le ministre demande à des étudiants de soutenir pédagogiquement les élèves. Il sollicite des entreprises ou institutions pour parrainer des filières d'excellence dans chacun de ces établissements.
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200512[...]
Le dossier de presse
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200512[...]

Les réactions au plan Robien
Le plan est fraîchement accueilli par les organisations syndicales à l'exception du Sgen-Cfdt. Celui-ci " acte positivement la philosophie de l'ensemble qui repose sur un « réseau de réussite » avec une notion de ciblage". En revanche, le Sgen-CFDT "regrette vivement qu'une fois de plus on ne propose aux enseignants des Zep que des mesures qui excluent totalement la notion de temps. Il faut du temps pour mettre en œuvre des projets, se concerter, rencontrer les partenaires… Les exigences demandées à l'école primaire sont à la fois indigentes, méprisantes pour les collègues (dire qu'un enseignant de maternelle doit faire parler les enfants…) et relèvent du fantasme en ce qui concerne le sujet à la mode sur la méthode globale. Par ailleurs, une fois de plus, la notion de cycle disparaît".

Le Se-Unsa partage l'appréciation positive pour la concentration des efforts sur 250 établissements et la dynamique de projet. Mais estime que "l’addition de mesures ne suffit pas à donner sens à une véritable politique de relance de l’éducation prioritaire dans notre pays…. Ce n’est pas leur nombre qui compte mais leur cohérence et les moyens dégagés pour leur mise en œuvre". Le syndicat relève particulièrement que ces mesures " ignorent l’école maternelle où pourtant tout commence et se joue, parfois très tôt ; traitent de l’école élémentaire sans qu’on comprenne véritablement de quoi elle disposera de nouveau pour mieux faire réussir les élèves" .

Pour le Snuipp " ce dispositif se caractérise par l'absence de mesures en faveur de l'école maternelle et élémentaire alors que chacun s'accorde à penser que la réussite scolaire se construit dès le plus jeune âge". Pour le Snes " c’est un véritable plan de dynamitage de la politique ZEP que propose aujourd’hui le ministre de l’éducation nationale. Ces annonces confirment l’orientation de la loi Fillon et le choix de passer d’une logique territoriale de lutte contre les inégalités à celle d’une individualisation des parcours et de la distinction de quelques élèves « méritants ». Aucun moyen nouveau pour redonner du souffle aux ZEP".
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article959.html
http://www.se-unsa.org/presse/comm/page.php?id=051213
http://www.snes.edu/snesactu/article.php3?id_article=1856

Les propositions concrètes de l'OZP
" Il faut nommer les meilleurs enseignants en ZEP, et surtout en SUPE, mais les meilleurs ne sont pas nécessairement ceux qui réussissent dans les établissements les plus favorisés. Ce sont les équipes capables de réussir dans des conditions difficiles". L'Observatoire des Zones Prioritaires revient à la charge et développe son plan pour relever le défi de l'école dans les quartiers. D'abord elle distingue les ZEP des SUPE, les Sites urbains prioritaires en éducation "cumulant un échec scolaire massif, une « fuite » des personnels et des élèves et un développement de l’exclusion sociale". Dans ces territoires, l’OZP demande des mesures beaucoup plus radicales que les ZEP actuelles. Ils concernent entre 3 et 5 % des élèves des écoles et collèges publics.

Pour l'OZP, "la ressource rare, encore plus nécessaire que les postes et les crédits, ce sont ces équipes capables de réussir dans des conditions difficiles… C’est la présence de telles équipes qui doit être assurée, en renforçant et en renouvelant les personnels en place. Les nouvelles équipes seraient formées sur la base de l’adhésion à une définition du métier d’enseignant associant le travail en équipe, dans le cadre d’un projet, la recherche de pratiques enseignantes susceptibles de mener les élèves à la réussite et l’acceptation d’un rôle d’éducateur. Le choix d’équipes de direction renforcées est stratégique, ainsi que le soutien et le pilotage de la hiérarchie de l’Education nationale pour assurer la pérennité du dispositif.
La gestion des ressources humaines est donc au centre de la politique d’éducation prioritaire".

http://www.association-ozp.net/article.php3?id_article=1733

T. Piketty veut plus de moyens pour les zep
"D'après les dernières estimations disponibles à partir du panel du ministère, réduire la taille des classes à 18 élèves en CP et CE1 en Zep permettrait de réduire de près de 40 % les écarts aux tests de compétence à l'entrée en CE2 entre Zep et non-Zep" Dans Libération, Thomas Piketty défend sa thèse sur l'efficacité d'une augmentation des moyens en zep. Il montre qu'elle serait aussi le signal d'une nouvelle politique.

"Que l'on ne s'y trompe pas : une telle politique représenterait des redéploiements considérables de moyens. Si l'on souhaitait la mettre en oeuvre à moyens constants (le primaire est globalement bien doté en France), elle entraînerait une légère hausse des effectifs hors Zep, sans impact réel sur les enfants concernés, mais qui ferait bondir les parents en question. Surtout, elle exigerait une refonte complète des procédures d'affectation de moyens actuellement appliquées par l'administration. Plus difficile à mettre en oeuvre, une telle politique aurait pourtant le mérite de dessiner une forme de discrimination positive à la française, fondée sur l'allocation de réels moyens supplémentaires aux territoires qui font face aux plus lourds handicaps, et non pas sur la seule logique de l'admission préférentielle".L'Expresso du 22 avril 2005 montrait que le débat reste ouvert entre ceux qui demandent plus de moyens et ceux qui préféreraient une autre pédagogie.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=342457
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index220405.php

Se-Unsa : s'intéresser aux apprentissages plus qu'aux moyens
"On patauge". C'est ainsi que Luc Bérille, secrétaire général du Se-Unsa, caractérise la politique gouvernementale en matière d'enseignement prioritaire. Alors que le gouvernement annonce avec précipitation une réforme des Zep, le Se-Unsa souhaite se faire entendre sur ce sujet. "On est pour une politique de la ville. Il faut effectivement traiter en même temps l'emploi, le logement, la sécurité mais il faut que les objectifs de cette politique soient affichés et que cette politique tende à la cohésion sociale" estime le Se-Unsa.

"On souhaite qu'il y ait une démarche nouvelle qui permette de fédérer les expérimentations de terrain, de les évaluer, de faire le bilan… Le plus important c'est d'avoir une équipe qui fonctionne autour d'un projet et qui ait du temps pour le faire" précise Philippe Niémec. Pour le Se-Unsa, les moyens supplémentaires ne suffiront pas. La réussite des zep passe par une réflexion collective sur les apprentissages.

C'est justement cette analyse qui a fait défaut ces dernières années, estime Nicolas Renard, président de l'Observatoire des Zep. Depuis 1999, "le dispositif est en roue libre". A preuve : il a été oublié dans la loi Fillon. Pour l'OZP il faut partir de ce qui marche, car tout ne va pas si mal, dans les établissements, voire dans les classes, qui fonctionnent bien et faire le bilan. L'Ozp distingue notamment les zones les plus en difficulté, qui nécessiteront plus d'attention, de l'ensemble des zep.

Un lycée d'excellence en banlieue
" Nous sommes partis du constat qu'il existait localement des réussites au sein d'établissements qui cumulent pourtant beaucoup d'handicaps, mais faute de moyens ou de mutualisation, elles ne sont pas systématisées". L'idée est lancée par Richard Descoings, directeur de Sciences-Po, et Gilbert Béréziat, président deParis6. Ils veulent, en mutualisant les bonnes pratiques des établissements, créer un lycée d'excellence en zep. Le lycée offrirait un fort soutien pédagogique aux élèves grâce à des bourses d'entreprises.
Article du Monde
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-716367@51-704172,0.html

Proposition de loi pour la diversité sociale en prépas
"Le recrutement dans les classes préparatoires aux grandes écoles des lycées publics… s'effectue parmi les élèves de tous les lycées de métropole et d'outre-mer". Jean-Marc Ayrault et des députés socialistes ont déposé un projet de loi visant à démocratiser l'accès aux classes préparatoires. Le principe est simple : "la détermination des meilleurs élèves bénéficiaires de ce droit s'effectue, lycée par lycée, sur la base des résultats au baccalauréat… Les bénéficiaires de cette procédure auront droit à des bourses d'études en fonction des ressources de leur famille".
Proposition de loi
http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion2688.[...]

- Le système scolaire    [ Haut ]

Le HCE déjà déstabilisé
"Les instances dirigeantes de l'Éducation Nationale sont intégralement peuplées de fous irresponsables". Dans un message daté du 16 novembre, adressé aux membres du Haut conseil de l'éducation (HCE), Laurent Lafforgue, nommé au HCE le 8, dénonce, pêle-mêle, " les experts de l'Education nationale : Inspections générales et directions de l'administration centrale,… les corps d'Inspecteurs…, les directions des administrations centrales (dont la DEP et la DESCO), les directions et corps de formateurs des IUFM…, la majorité des experts des commissions de programmes,… les syndicats, les parents d'élèves" : tous sont accusés de détruire l'Ecole. "Je suis également très sceptique en ce qui concerne les experts étrangers" ajoute-il…

Le président du HCE a demandé sa démission et L. Lafforgue a achevé un des mandats les plus courts de l'histoire de la République. Il voulait par son message protester contre la décision du HCE de consulter des experts, unanimement assimilés par lui à des " Khmers rouges".

Laurent Lafforgue, mathématicien, est un militant des milieux ultra-conservateurs. Il a rédigé, avec Marie-Christine Bellosta, Marie-Claude Brossolet, Gaëtan Cotard, Jean-Pierre Demailly, François Ewald, Marie-Thérèse Geffroy, Marc Le Bris et Pierre-François Mourier, la brochure de la "Fondation pour l'innovation politique" qui appelle à "refonder l'Ecole". Il représentait au HCE cette mouvance extrémiste.

Sa démission ne relèverait que des accidents personnels particulièrement tristes si Laurent Lafforgue n'avait été appelé à un des plus hauts conseils de la République. En effet, le HCE, mis en place par la loi Fillon, est chargé de définir le "socle commun des connaissances" et la formation des futurs enseignants. Il avait été nommé à ce poste le 26 octobre par Jacques Chirac. L'on est en droit de se demander par quel aveuglement le président de la République a pu nommer à un poste aussi important un personnage aussi extrémiste. On se demande aussi par qui il va le remplacer.
Le message de L. Lafforgue
http://www.ihes.fr/~lafforgue/dem/courriel.html

L'Inspection appelle à une refonte profonde des services d'information et d'orientation
" Face aux dangers d'un renfermement sur soi de la profession, toutes les mesures que nous préconisons sont animées par le souci de la plus large ouverture de la profession de conseil en orientation, ouverture à tous les partenaires de l'Education nationale, ouverture vers les autres acteurs du conseil en orientation, ouverture des recrutements, ouverture de la formation…" Le rapport de l'Inspection générale (Robert Denquin, Didier Bargas) sur les services d'information et d'orientation risque pourtant de susciter une forte crispation chez les conseillers d'orientation psychologues (CO-P).

C'est qu'il dresse le tableau d'une situation tellement dégradée qu'il faudrait la redresser d'urgence. L'Inspection dénonce " des emplois du temps éclatés, des activités morcelées, une présence en établissement de plus en plus réduite". Ainsi "la formation continue des personnels qui revêt une particulière importance compte tenu de leur mission d’information pêche par ses insuffisances… Pourtant, le volume des 9h10mn hebdomadaires accordées aux CO-P pour leur perfectionnement individuel devrait permettre de développer une véritable formation continue. De nombreux conseillers ont avoué par exemple une connaissance insuffisante du monde économique et du marché de l’emploi, lacune regrettable au moment où se met en place dans les collèges l’enseignement de la découverte professionnelle !.. " Le rapport laisse entendre que l'horaire de travail n'est pas toujours respecté du fait du laxisme des directeurs de centre. Une autre fustigation concerne l'accès des publics au service : " Même si l’on peut comprendre les contraintes liées à un potentiel horaire en diminution, la mission s’étonne du peu de souplesse de nombreux centres. Certes, l’équipe des conseillers est presque toujours renforcée le mercredi après-midi pour faire face à l’affluence du public mais en dehors de cette demi-journée, les heures d’ouverture du CIO coïncident très exactement avec les heures où élèves ou salariés sont indisponibles ! Ce problème ne semble pas préoccuper les services pourtant officiellement très attachés à l’accueil du public". Difficile d'être plus sévère !

Alors que propose l'Inspection ? Rien de moins que l'éclatement et la régionalisation du service. "On pourrait imaginer de créer un service académique d'aide et d'assistance psychologique distinct du service académique d'information et de conseil en orientation scolaire et professionnelle. Dans ces conditions les CO-P seraient appelés à choisir entre une affectation en qualité de psychologue du second degré dans un établissement scolaire sous la responsabilité du chef d'établissement et une affectation en qualité de conseiller d'orientation (CO) dans un centre d'information et d'orientation. Il faudrait bien sûr mettre fin à l'unicité du corps des CO-P et créer un corps de psychologues de l'enseignement secondaire et un nouveau corps de conseillers d'information et d'orientation"… Le service d'information et de conseil en orientation scolaire et professionnelle pourrait, soit demeurer au sein de l'éducation nationale avec de réelles possibilités pour établir des partenariats, soit être entièrement décentralisé aux Régions qui auraient pour mission d'organiser un réseau comprenant des facettes multiples adaptées aux différences des publics et des besoins. Dans ce cas, la logique et la cohérence voudraient d'ailleurs sans doute que le pilotage global et le financement des centres d'information jeunesse et des missions locales soient aussi confiés aux Régions".

Car l'Inspection demande la création d'Etablissements publics régionaux capables de prendre en charge la restructuration du réseau des CIO, de répondre aux besoins locaux et d'améliorer l'efficacité des centres. " La conception de ces EPR pourrait se fonder sur le modèle des établissements publics locaux d'enseignement (EPLE) qui fonctionnent en partenariat entre l'Etat qui rémunère les personnels et garantit les missions, et les Départements et Régions qui assument les financements du fonctionnement et de l'investissement. Ces établissements doivent être uniquement des outils techniques, sous l'autorité du recteur". Les nouveaux centres utiliseraient un personnel faisant plus d'heures hebdomadaires et en établissement et formé différemment. Car ce grand chambardement a aussi pour objectif de faire mieux prendre en compte par les CO-P les nécessités économiques locales et d'éviter les "dérives psychologisantes".
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/syst/igaen/rapports/sio_2005.pdf

L'Unicef demande une loi garantissant l'accès de tous aux cantines scolaires
"Dans les pays en développement mais aussi dans notre pays, la restauration scolaire offre la garantie d’un repas complet dans la journée. Assurer la cantine scolaire fait partie du droit à la santé et à la nutrition tels que définis par la Convention internationale des droits de l’enfant. Parce qu’il est indispensable à la bonne santé des enfants, parce qu’il correspond à un besoin des familles et parce que sa dimension éducative est de plus en plus forte, la restauration scolaire s’impose donc comme une nécessité".

L'Unicef relève que tous les enfants n'ont pas accès à la cantine scolaire en France. Il s'agit des enfants de chômeurs, ou dont la famille est en détresse, incapable de payer la cantine, ou les enfants des familles de sans papiers incapables de fournir les justificatifs demandés. Ainsi se crée une des pires discriminations.

"Ne pas déjeuner le midi est un problème pour un certain nombre d’enfants, payer la cantine est un problème pour un certain nombre de familles, et assumer financièrement le service de restauration scolaire est un poids pour les communes. Mais c’est un problème finalement assez simple à résoudre en comparaison des autres enjeux concernant les enfants et les jeunes dans notre pays : il s’agit de faire évoluer le droit, le dispositif, afin qu’il corresponde aux nécessités d’aujourd’hui. C’est pourquoi nous proposons de créer et d’héberger une commission qui examine une réforme, et pourquoi pas une proposition de loi, en faveur d’un accès égal au restaurant scolaire pour tous les enfants jusqu’à la fin du Primaire".
http://www.unicef.fr/index.cfm

Robien interdit la méthode globale
" Je prendrai des décisions en ce sens très prochainement". Au CSE, le ministre de l'éducation nationale a annoncé son intention d'interdire la méthode globale. "Il est temps, en effet, de tirer les conclusions de l’expérience : les conséquences négatives des méthodes globales (ou qui commencent par une approche globale) sont désormais bien documentées. Non seulement par les neurosciences, mais aussi, plus simplement, par les orthophonistes qui voient monter une « vraie-fausse » épidémie de dyslexie, simplement due à un mauvais départ en lecture ! Ces études et ces pratiques thérapeutiques montrent que les enfants les plus fragiles, et ceux qui manquent un peu de maturité en entrant au CP, sont littéralement noyés par la découverte non progressive de la langue. Ce sont ces élèves que l’on retrouve perdus en 6 ème". Le ministre a donné une semaine à l'Inspection générale pour rédiger une circulaire.

La mesure suscite l'indignation des syndicats d'enseignants qui évoquent la culpabilisation des maîtres et un faux débat. La principale organisation d'orthophonistes conteste également les propos ministériels. "Il n'existe à ce jour aucune étude menée par des orthophonistes, validée scientifiquement, mettant en évidence des liens de causalité entre méthodes de lecture et pathologies du langage écrit" déclare la Fédération nationale des orthophonistes.
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200512[...]
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/contribs/goigoux.ph[...]

Le professeur Robien et la lecture
"Il est clair qu'il faut abandonner la méthode globale ou assimilée". Selon l'AFP, le ministre de l'éducation nationale a annoncé aux députés qu'il allait "prendre contact avec les éditeurs de manuels et rencontrer aussi les maires qui les achètent pour les écoles, afin qu'une fois pour toutes, ces méthodes soient abandonnées".

Mais voilà, le Snuipp rappelle méchamment "qu'il a préfacé en septembre la nouvelle édition des programmes des écoles élémentaires élaborés en 2002 ? Celle-ci précise « L'un et l'autre aspect de la lecture doit être enseigné » : « identifier des mots écrits » et « comprendre la situation dans leur contexte ». Découverte et apprentissage du « codage alphabétique » vont de pair avec le travail sur le sens, sur la phonologie et sur l'écriture".

Les parents d'élèves de la Fcpe ironisent également. "Il ne fait que reprendre le discours aussi faux qu'éculé de ses prédécesseurs, qui avaient prétendu que cette méthode avait provoqué l'illettrisme. C'est une contre-vérité absolue et il est gênant de voir de telles contre-vérités colportées au plus haut niveau dans l'éducation".
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--culture/[...]

Vers un choc global sur la lecture ?
Le ministre de l'éducation nationale insiste. "Je vais passer de la parole aux actes en envoyant cette semaine une circulaire aux enseignants" déclare-t-il à l'AFP. Et il condamne "méthode globale et assimilée". Il annonce une réunion mardi 13 décembre avec l'Association des maires de France au sujet des manuels d'apprentissage de la lecture.

Cette insistance rencontre une incompréhension croissante. Dans La Croix, Bernard Gorce fait le point de l'interrogation des spécialistes. Ainsi Alain Bentolila explique : " le cours préparatoire est un moment important et la méthode d’apprentissage compte. Mais affirmer que le problème de la lecture se réduit à cela ressemble à un slogan pour brosser les parents dans le sens du poil". Le ministre semble s'appuyer sur un rapport de l'Observatoire national de la lecture mais ses auteurs ne reconnaissent pas leurs conclusions dans les propos ministériels.

Le Café a publié le 12 décembre une tribune d'un membre de cet Observatoire; D'autres contributions d'enseignants nous sont parvenues. Les projets ministériels ne laissent pas les enseignants et les spécialistes de marbre. Vous trouverez ces contributions sur la page spéciale du Café. Ainsi Jackie Ferey, IEN, rappelle que " le Ministère de l’Education a lancé en 95 une vaste enquête en France pour déterminer l’efficacité des méthodes de lecture au CP. Celle-ci a conclu à une différence non significative, mais attribuant à l’équation personnelle du maître la différence des réussites de l’apprentissage (regard positif sur l’enfant, encouragement, aides personnalisées, bilans individuels des acquis…)….les méthodes sont renvoyées dos à dos". Pour Evelyne Charmeux, chercheur en didactique de la lecture, " cette déclaration gouvernementale est, à coup sûr, la chose la plus bête, la plus ignorante, la plus honteuse donc pour des gens prétendument cultivés, qu'on ait pu dire depuis longtemps sur l'école et sur l'apprentissage de la lecture".

Patrice Gourdet, enseignant formateur, en appelle à la responsabilité politique. "Pour finir, les déclarations du ministre laissent donc à penser qu’à tout moment l’institution peut réformer des programmes, imposer des interdits sur des méthodes d’apprentissage. Cette immédiateté de l’injonction est dangereuse. Les programmes, j’y reviens, se construisent dans le temps à travers des instances officielles qui privilégient les échanges, les débats, les réflexions. Ces instructions officielles engagent l’Etat sur un temps qui dépasse les durées des mandats électoraux, c’est une garantie pour la démocratie car le rapport entre l’école et la société est complexe, il a besoin de sérénité que ce temps lui offre. Ne pas respecter ce rapport au temps (« sous huit jours ! ») c’est mettre en danger l’école, la formation des enseignants, les réflexions pédagogiques mais aussi la relation de confiance indispensable entre les familles et l’institution. Comment expliquer aux parents que la méthode globale n’est plus pratiquée dans les classes (elle ne l’a jamais été réellement), comment les rassurer, comment leur dire que le manuel utilisé prend en compte la complexité et la diversité des entrées pour apprendre à lire, comment reconquérir une confiance primordiale alors que le ministre parle de nocivité, de danger et utilise même le terme de « criminel ». L’enseignant devient l’assassin, pourquoi le juger, condamnons le tout de suite !" Le ministre serait-il allé vraiment trop loin ?
Article de La Croix
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2251308&rub[...]
Nos articles sur le blog du Café
http://www.cafe-leblog.net/index.php?2005/12/13/30-l-enseig[...]
La tribune de Jacques David
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/baba/

La laïcité a 100 ans
Quel est le contenu philosophique de la laïcité ? Quelles sont les propositions pour la laïcité dans l'Union européenne ? Quelles voies définir pour la préserver ? Un collectif d'associations laïques organise le 10 décembre un colloque sur "une laïcité à l'échelle du monde" à Paris. Parmi les intervenants : Jean Baubérot, Henri Pena-Ruiz, etc. L'événement s'inscrit bien sur dans la commémoration de la loi du 9 décembre 1905 séparant l'Eglise et l'Etat.

A cette occasion le Café publie un dossier spécial.
http://www.laicite-laligue.org/laligue/laicite-laligue/rubr[...]%E9cembre.pdf
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/laic/
http://www.legifrance.gouv.fr/texteconsolide/MCEBW.htm

Sarkozy veut mobiliser l'Ecole pour détecter les délinquants
"Ce n'est pas quand un adolescent de 15 ans est devenu un délinquant multirécidiviste qu'il faut commencer à se préoccuper de son cas. Il faut donc agir le plus tôt possible, en direction des enfants, mais aussi des parents, qu'il faut aider à exercer leurs responsabilités avant qu'ils ne soient totalement dépassés". Selon l'AFP, le ministre de l'intérieur devrait annoncer dans quelques jours un "plan de prévention de la délinquance" s'appuyant sur le rapport du député Bénisti et un récent rapport de l'Inserm.

Remis en février 2005, le rapport Bénisti recommandait une détection systématique des déviances chez les enfants de 3 ans accompagné d'un fichage en règle de l'enfant et de sa famille. " Si les actions de prévention veulent être efficaces, elles doivent impérativement commencer dès les prémices de déviances c'est-à-dire dès le plus jeune âge… Les actions à promulguer entre 3 et 6 ans ou entre 6 et 12 ans sont nettement moins lourdes à mettre en œuvre que celles qui devront être mises en place à l'adolescence" affirmait M. Bénisti dans des termes proches de ceux de N. Sarkozy. En septembre, un rapport de l'Inserm décrivait une nouvelle maladie : " le trouble des conduites". " Oppositions, désobéissance et colères répétées, agressivité chez l'enfant, coups, blessures dégradations, fraudes et vols chez l'adolescent : ces différents comportements caractérisent le trouble des conduites" pour l'Inserm avec d'autres symptômes : " les agressions physiques, les mensonges ou les vols d’objets"… l’absentéisme, les incivilités à l’école et les situations d’échec scolaire" ainsi que "l'absence de timidité" ou "la recherche de nouveauté". Sur la base de cet inventaire à la Prévert, l'Inserm proposait "un repérage des familles présentant ces facteurs de risque" et un dépistage systématique, dès 36 mois grâce au système de santé scolaire. Pour l'Inserm, au moins un jeune sur dix relèverait de cette nouvelle maladie.

N. Sarkozy a également souhaité la mise en place d'un fichier central sur l'absentéisme permettant aux maires d'effectuer " le croisement des informations sur l'inscription des enfants dans les écoles primaires et maternelles, leur assiduité effective, et les prestations versées aux familles"..

S'il se confirmait que le gouvernement s'oriente vers cette voie, un nouveau pas serait franchi vers la disparition des libertés fondamentales et la surveillance policière de la population. Cela concerne l'Ecole. En effet, c'est le système éducatif qui serait chargé de faire les signalements. L'Inserm envisageait "d’informer les enseignants sur les différentes expressions comportementales du trouble des conduites et de les sensibiliser à une collaboration avec les professionnels de santé pour une intervention plus précoce auprès des enfants et adolescents " et de "généraliser les interventions au sein des structures éducatives existantes (PMI, crèches, écoles…) en formant le personnel éducatif à ces méthodes de prévention (puéricultrices, éducateurs, enseignants…)".
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
Rappel : le rapport de l'Inserm
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index230905.php

Les ZEP prises en otage
"Il faut déposer le bilan des ZEP. Cette politique a échoué". A la veille de la déclaration du premier ministre sur l'Ecole, le ministre de l'intérieur tire le tapis à lui. Ce qui lui vaut, selon l'AFP, cette réponse du ministre de l'éducation nationale : "il n'y a aucune raison de demander un dépôt de bilan des ZEP".

Cette situation paradoxale suscite la colère ou l'ironie chez les syndicats. Pour le Sgen-Cfdt, "c'est effarant. Où on va ? La déclaration de Nicolas Sarkozy est proprement scandaleuse… Quelle compétence a M. Sarkozy ? Quel moyen de dire que les ZEP ont échoué ? C'est du mépris et c'est démissionner face aux difficultés scolaires d'un grand nombre de jeunes dans notre pays " . Pour le Se-Unsa, "ce sont des propos outranciers et blessants pour ceux qui travaillent dans les ZEP. Sur quelle base se fonde-t-il pour tenir ces propos ?". La FSU parle de "contresens".

Les parents d'élèves de la FCPE ne sont pas en reste. "Il est dramatique pour l'Ecole que les combats pour qui sera candidat à la présidentielle aboutissent à rendre illisibles les débats sur la question essentielle qu'est l'avenir de la jeunesse… J'ignorais que les CRS allaient devenir les nouveaux enseignants".
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]

Sarkozy et l'éducation
Selon un usage déjà bien établi, le gouvernement dispose d'un second ministre de l'éducation. C'est tout un programme éducatif qu'annonce le ministre de l'intérieur dans le cadre d'un plan de prévention de la délinquance.

N. Sarkozy y mêle les mesures préconisées par le rapport Bénisti, comme le " repérage précoce des troubles de comportement" et le dépistage précoce des "familles à risque". Celles-ci sont plutôt étrangères semble-t-il. "Le maire pourrait instituer un Conseil pour les droits et les devoirs des familles… Il pourra même proposer un apprentissage du français aux parents qui en ont besoin" ou les sermonner. Les mêmes maires seraient tenus de faire la chasse aux absentéistes en recourant à la suppression des allocations familiales.

Selon Le Figaro, " Nicolas Sarkozy entend proposer rapidement au premier ministre d'autres réformes, comme l'instruction civique jusqu'au baccalauréat". A vrai dire cet enseignement, l'ECJS, existe déjà de la seconde à la terminale. C'est pas toujours facile de devoir tout faire…
http://www.lefigaro.fr/societe/20051129.FIG0121.html?202235
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index230905.php

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Calendrier des examens
Le B.O. du 1er décembre publie le calendrier des examens 2006. Les bacs technologiques et généraux se tiendront du 12 au 16 juin (généraux) et du 12 au 20 (technologiques) pour les épreuves écrites du 1er groupe. Les épreuves écrites de maths-informatique, enseignement scientifique et français sont fixées aux 12 et 13 juin. La note fixe également les dates de l'Abitur et de l'option internationale. Les épreuves orales et pratiques et facultatives auront lieu à des dates fixées par le recteur. Les résultats du premier groupe seront communiqués à partir du 3 juillet.

Les bacs professionnels auront leurs épreuves écrites du 19 au 23 juin (Guyane, Martinique, Guadeloupe, Polynésie : du 16 au 23 juin).

Le brevet aura lieu à partir du 26 juin.

Dans tous les cas, les sessions se termineront le 8 juillet pour le brevet et le 10 juillet pour les bacs.
Un document annexe précise les dates et heures de toutes les épreuves des bacs.

Au B.O.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/44/MENE0502536N.htm
Annexe (en pdf)
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/bo/2005/44/annexes.pdf

Elections professionnelles : participation en baisse
Alors que la carte syndicale bouge peu, les élections professionnelles 2005 confirment une baisse régulière des taux de participation. Le ministère de l'éducation nationale a publié les résultats définitifs des élections professionnelles de l'enseignement public. La FSU reste la fédération la plus importante avec 45% des voix dans le primaire pour le Snuipp (+1%) et 39% des voix pour le Snes dans le secondaire (inchangé). Le Se-Unsa représente un quart des enseignants du primaire (et 7% dans le secondaire). Le Sgen Cfdt recule légèrement : il perd 2% dans le primaire, passant de 10 à 8%, et le secondaire, passant de 12 à 10%.

La principale évolution concerne la participation. Dans le primaire, le taux de participation a perdu 10 points depuis 1999, passant de 71 à 61%. Dans le secondaire la baisse est de 3%, de 65 à 62%.
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200512[...]

La Journée de solidarité n'est plus imposée aux élèves
"Pour les personnels enseignants des premier et second degrés et les personnels d'éducation : une journée, le cas échéant fractionnée en deux demi-journées, est consacrée hors temps scolaire à la concertation sur le projet d'école ou d'établissement… et, dans les établissements publics locaux d'enseignement, à la concertation sur le projet de contrat d'objectif… ainsi qu'à la définition d'un programme d'action en faveur de l'orientation et de l'insertion professionnelle des jeunes". Un arrêté publié au Journal Officiel du 17 novembre redéfinit la Journée de solidarité à l'Ecole. Les élèves seront en vacances et les enseignants réunis dans les établissements. La date sera fixée dans le premier degré par l'IEN, par le chef d'établissement dans le second degré.

Les personnels non enseignants effectueront 7 heures de travail "aux dates déterminées par l'autorité responsable de l'organisation du service".

On se rappelle le fiasco de la Journée de solidarité l'an dernier. On ne sait toujours pas quelle est la rentabilité de cette présence enseignante un jour supplémentaire dans des clases vides…
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Journée de solidarité
Le B.O. du 24 novembre apporte quelques précisions par rapport à l'arrêté annoncé dans L'Expresso du 18. La journée (éventuellement fractionnée en 2 demi-journées) sera bien consacrée " à la concertation sur le projet d'école ou d'établissement… et, dans les établissements publics locaux d'enseignement, à la concertation sur le projet de contrat d'objectif… ainsi qu'à la définition d'un programme d'action en faveur de l'orientation et de l'insertion professionnelle des jeunes". Les élèves seront donc en vacances.

Une note de service précise qu' " il conviendra de prendre en compte particulièrement toute initiative permettant l’organisation d’activités en direction des élèves (travail de soutien, information liée à l’orientation, ...) ou en direction des parents (nouvelles rencontres, entretiens avec les enseignants...)".

La ou les dates devront être fixées avant la fin du premier trimestre et le ministère demande que la concertation débute dès maintenant. Cela rappelle un peu l'échéancier de l'accord sur les remplacements…
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/43/MENF0502407N.htm

Formation à l'étranger
Programmes du CIEP, échanges franco-allemands : le B.O. du 17 novembre présente l'ensemble des échanges et actions de formation à l'étranger organisés cette année au bénéfice des enseignants.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/42/MENE0502387C.htm

Affectation dans l'enseignement supérieur
Le BO n°43 publie une note rappelant la procédure d'affectation des enseignants du secondaire dans l'enseignement supérieur et publiant la liste de ces emplois.
Au B.O.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/43/MENP0502507N.htm

Les non-titulaires campent devant la Sorbonne
Une dizaine de tentes devant la Sorbonne ont accueilli, selon l'AFP, des enseignants non-titulaires sans emploi. D'autres campent en permanence devant le rectorat de Créteil depuis octobre.
Dépêche AFP
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]

Les expulsions d'élèves continuent
Selon l'AFP, le Réseau éducation sans frontières signale l'expulsion de deux enfants kosovares scolarisés à Caluire le 2 décembre. A Paris, Juan (5 ans) et Christian (13 ans), tous deux Colombiens, pourraient connaître le même sort.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://www.educationsansfrontieres.org/

Privés de cantine ?
Selon l'AFP, le député PS du Nord Patrick Roy a interpellé le ministre de l'éducation à propos du blocage de subventions ministérielles destinées aux cantines. Le ministre assure avoir fait les efforts nécessaires pour les débloquer. Rappelons que l'Unicef France a demandé qu'une loi reconnaisse un droit à la cantine à tous les enfants. Une mesure qui aurait sans doute un impact social positif immédiat.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index181105.php

Mouvement des maîtres sous contrat
La gestion du mouvement des maîtres sous contrat est particulièrement problématique puisque des enseignants peuvent, à l'occasion d'une mutation ou d'une fermeture de classe, être licenciés de fait sans motif sérieux par le chef d'établissement privé. Une circulaire publiée au B.O. rappelle la procédure à suivre. Elle précise : " la décision par laquelle un chef d’établissement refuse la candidature d’un ou plusieurs des candidats bénéficiaires d’un contrat définitif ou, pour les maîtres ayant effectué leur année de stage, d’un contrat provisoire, sera motivée par écrit. Les motivations de caractère trop général ne sauraient être regardées comme constitutives d’un motif légitime. En pareille hypothèse, vous prendrez systématiquement l’attache du chef d’établissement pour lui préciser les raisons pour lesquelles vous considérez son refus comme illégitime au sens du décret pour éviter toute incompréhension. Si vous estimez que ce refus n’est pas légitime, aucun maître délégué ne pourra être nommé dans la discipline correspondante pour le second degré ou dans l’emploi correspondant pour le premier degré au sein de l’établissement".
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/45/MENF0502602C.htm

Régime d'invalidité des maîtres du privé
Après la réforme de l'assurance maladie, le décret réformant le régime d'invalidité des maîtres du privé est paru au Journal Officiel du 16 novembre. Il accorde l'allocation temporaire d'invalidité et un droit à une rente.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Stabilité des étudiants en IUFM
Selon une étude ministérielle, "la baisse des effectifs (en IUFM) amorcée en 2003 s'atténue à la rentrée 2004 (-2% en 204 après -4%). Le recul porte sur le nombre des stagiaires de seconde année (-8%). Le nombre d'étudiants préparant un concours d'enseignement en IUFM reste stable. L'étude confirme également la féminisation de la filière (68%) particulièrement dans le premier degré.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni/ni2005/ni0534.pdf

- Primaire    [ Haut ]

Robien interdit la méthode globale
Sur ce sujet, voir les lignes ci-dessus (dans la partie "le système scolaire"), la rubrique "enseignement primaire" de ce numéro et notre dossier spécial en rubrique pédagogie.

Direction : Des réponses concrètes ?
"La situation de la direction et du fonctionnement de l’école ont déjà fait l’objet de nombreuses réunions depuis plusieurs années. Les discussions n’ont pas abouti à ce jour en raison notamment du refus obstiné de traiter de la question du temps de décharge des directeurs et directrices. C’est pourtant un aspect incontournable de la demande de nos collègues". Alors que depuis des années la question des directions d'école se pose, le Snuipp et le Sgen-Cfdt réagissent à l'annonce par le ministère de nouveaux groupes de travail.
Communiqué commun
http://www.snuipp.fr/article2949.html

Travaux supplémentaires
La hausse des salaires intervenue en novembre entraîne le relèvement des indemnités pour travaux supplémentaires : étude surveillée, surveillance, etc.
Au B.O.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/43/MENF0502506N.htm

La roulette au CP (et en 5ème)
Une heure pour découvrir les joies de la roulette. Selon l'AFP, le ministre de la santé a annoncé le 25 novembre que des chirurgiens dentistes interviendront dans les classes de CP et de 5ème pour "dédramatiser les soins dentaires" et inciter à l'hygiène dentaire. Des examens gratuits seront proposés aux enfants de 6 et 12 ans.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]

Le Parlement des enfants 2006
Le Parlement des enfants siègera au Palais Bourbon le 10 juin 2006 annonce une note de la Desco. Elle fixe le calendrier de ce sympathique concours qui invite les écoliers de CM2 à proposer un loi et à questionner les responsables politiques.
Au B.O.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/42/MENE0502433N.htm

Eduquer les tout petits
"Nous espérons que ces articles, tout en donnant un aperçu de la recherche en science de l'éducation à la petite enfance, susciteront de nouvelles questions… susceptibles d'améliorer les programme destinés aux tout-petits". Ce nouveau numéro d'Education et francophonie, la revue de l'Acelf, est entièrement consacré à l'éducation de la petite enfance.

C'est que la situation au Canada est presque à l'opposé de celle de la France. Alors qu'ici la scolarisation à deux ans est contestée, au Canada la tendance est à la scolarisation dès 5 ans. Les états cherchent à définir leur aide éducative entre garde privée et éducation publique et ce numéro offre un panorama des recherches en ce domaine.

Ainsi, une étude établit que "la fréquentation des services de garde a un effet positif sur le développement langagier, cognitif et social de tous les enfants… Les meilleures performances sont associées à la qualité du service de garde… La qualité de l'expérience vécue par les enfants semble déterminante.. La formation des éducatrices et les relations entre les parents et le personnel de la garderie sont également des facteurs qui influencent la qualité des milieux de garde." D'autres études valident des programmes d'intervention basés sur une éducation développementale. Ainsi un article montre l'impact positif de programmes de lecture interactive où des intervenants stimulent le développement cognitif de l'enfant.

En France, Sophie Briquet-Duhazé (IUFM Rouen) montre que "dans les classes à plusieurs niveaux, les CP obtiennent des résultats significativement supérieurs" en lecture que les classes à un seul niveau du fait d'une écoute furtive" des enfants.
Education et francophonie
http://www.acelf.ca/c/revue/sommaire.php?id=18

De la nécessaire continuité cycle 3- collège
"Comment ce que je sais de la lecture littéraire au collège et au lycée informe ma compréhension des objectifs de l'éducation littéraire au cycle 3". Jean Jordy, IG, se prête au jeu du décryptage des textes officiels pour expliquer ce que doit être la lecture au cycle 3. "« il les aide à construire les articulations entre chaque séance de lecture d’un même texte». Nous sommes aux antipodes de la lecture dirigée traditionnelle. Nous sommes dans un apprentissage méthodologique de l’acte de lire. Je remémore et j’anticipe ; j’utilise le tremplin du connu pour plonger dans l’inconnu. Le maître devient au sens premier du terme un pédagogue, celui qui accompagne l’élève dans son parcours dans l’œuvre, faisant expliciter l’implicite, surlignant en quelque sorte sur la carte le chemin suivi et le chemin à suivre. Il prend aussi appui sur le texte du lecteur construit antérieurement pour projeter la curiosité et l’affect dans l’avenir du texte. C’est au sens propre du terme une leçon de lecture".

Ce document complète une série de réflexions pédagogiques publiées par l'académie de Versailles sur la continuité cycle 3 – sixième. Ils mettent en évidence des cohérences entre les programmes et les compétences de l'école et du collège en français, maths, physique-chimie et dans la maîtrise de l'oral. Des documents qui permettent d'atténuer la rupture et de faciliter l'intégration des élèves en collège.
Conférence
http://pole-pedagogique.ac-versailles.fr/article.php3?id_ar[...]
Dossier
http://pole-pedagogique.ac-versailles.fr/article.php3?id_ar[...]

L'école de proximité se pose en modèle
" L’Ecole de proximité est le socle historique de notre système éducatif. C’est le cadre le plus performant pour la réussite de tous les élèves. Elle facilite les innovations pédagogiques. Elle tisse du lien social". Le Collectif pour la défense de l’Ecole publique de proximité organise les 24 et 25 novembre un colloque à Paris sur l'école de proximité "levier du projet de territoire" et "levier pour les apprentissages : le multi-âge, un modèle pédagogique des classes rurales, repris dans les textes et en zone urbaine".
http://ecoledeproximite.free.fr/DefenseEcolePubliqueProximi[...]

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Le livret ASSR
EduScol publie le livret ASSR ainsi que les fiches pédagogiques.
http://eduscol.education.fr/D0159/actualites01.htm

Histoires croisées franco-américaines
Proposé aux collégiens de 4ème et 3ème, le concours "Histoires croisées franco-américaines" vise à renforcer la connaissance mutuelle des deux pays et à développer l'usage des TICE. Car ce sont celles-ci qui vont devenir à la fois le trait d'union entre les équipes, obligatoirement composées de deux établissements américain et français, et le support de production, puisque les candidats doivent réaliser un site web. Mais c'est dans le réel que se situent les prix, en l'occurrence, pour les jeunes français un voyage aux Etats-Unis chez leurs correspondants. Les inscriptions sont reçues jusqu'au 13 janvier. En 2004-205 ce sont les classes de 6ème D du collège Louis Pasteur de Montbard et celle de 5ème année de l'école primaire Saint Matthews à Louisville, Kentucky, qui ont remporté le concours.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/43/MENC0501934C.htm
http://www.ciep.fr/hcfrusa/index.htm
Les lauréats 2004-2005
http://sobota.free.fr/cofahc/

- Lycée    [ Haut ]

Calendrier du bac
Voir ci-dessus la partie "vie professionnelle".

Les définitions des épreuves en STG
Le B.O. du 8 décembre rappelle les références réglementaires des définitions des épreuves de français, eps, langue vivante facultative et arts facultative en série STG à compter de la session 2007.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/45/MENE0502583N.htm

Recul continu des IUT et STS
Selon une étude ministérielle, les effectifs dans les formations supérieures courtes (IUT, STS) ont continué leur déclin en 2004-2005, passant de 347 000 étudiants en 1999 à 334 000. Après le secteur de la production, c'est celui des services qui amorce une baisse.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni/ni2005/ni0533.pdf

- Enseignement professionnel    [ Haut ]

Le bac pro en 3 ans
" Au terme de quatre années qui ont suivi la création du baccalauréat professionnel en trois ans, si d’importantes réussites sont observées lorsque les conditions, d’ouvertures de sections, de recrutement des élèves, de mise en œuvre des programmes, sont respectées, le bilan de la mise en place de ce parcours de formation est toutefois fortement contrasté. Ainsi, l’enthousiasme suscité lors de la mise en place de cette expérimentation, a laissé place parfois à une certaine perplexité voire à une réticence de la part des enseignants, des élèves ou des apprentis et des responsables institutionnels, compte tenu des difficultés de recrutement et d’une insuffisance d’encadrement". Le bac pro en 3 ans est-il une solution d'avenir ? "Non, mais" semble répondre l'inspecteur général Didier Prat dans son rapport remis au ministre de l'éducation nationale.

Il souligne "un déficit d'encadrement et de contrôle dans la mise en place du parcours" avec des situations très variables d'une académie à l'autre, le bac pro en 3 ans étant parfois utilisé pour "regonfler" une filière. Pédagogiquement, " la mise en place de ce baccalauréat, sans modification des contenus des programmes implique une sérieuse réflexion pédagogique et un important travail d’adaptation des formations à partir de deux référentiels (celui du BEP et celui du Bac. Pro.). L’organisation de la formation est aujourd’hui à la charge exclusive des équipes pédagogiques qui éprouvent des difficultés de planification de leurs activités". ce qui se traduit par de sérieuses difficultés.

Pour D. Prat, " il y a lieu encore de souligner qu’une grande majorité d’élèves ne peut pas suivre un parcours vers un baccalauréat professionnel en trois ans au terme du collège". Il recommande d'établir un cadrage national sur les ouvertures et de donner des indications nationales sur les critères d'orientation en fin de 3ème.
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054[...]

Concours général des métiers
Un arrêté modifie la liste des bacs pros concernés par le Concours général des métiers.
Au J.O.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Le déclassement des bacheliers professionnels
"Les individus interrogés n'hésitent pas à se déclarer sous-payés ; ils ne se déclarent pourtant jamais sous-employés, ni même occupés à des activités sous-qualifiées. Ils recourent dans ces cas à la fameuse expression de "petit boulot" qui marque la différence d'avec le "métier". C'est dans un tout autre registre que se dit quelque chose de la distorsion qu'ils éprouvent entre la formation et l'emploi : dans celui du leurre qu'a pu constituer un diplôme dont l'issue sur le marché du travail s'avère déconcertante". Dans une étude publiée par le Céreq, Henri Eckert (Céreq) analyse le sentiment de déclassement des bacheliers professionnels du secteur industriel.

Leur insertion professionnelle se caractérise par le fait qu'ils commencent le plus souvent leur métier sur des postes d'ouvriers ce qui dévalue à leurs yeux leur diplôme. "Cette relation à l'institution scolaire est marquée par la difficulté du parcours qu'ils y ont accompli : scolarité médiocre à l'école primaire puis au collège ; orientation précoce vers l'enseignement professionnel, le plus souvent imposée et, par conséquent, subie ; parcours au lycée professionnel souvent plus flatteur mais, du fait de l'échec qui y a mené, désenchanté ; ouverture - presque - inespérée vers le baccalauréat ; obtention du titre lui-même, au coût moyen sinon au moindre effort et, ultime désillusion, impossibilité de poursuivre au-delà en vue de préparer un BTS… Parcours qui tendent à enfermer dans une destinée ouvrière". L'ouverture des BTS aux élèves de bac pro pourrait apporter une réponse à ce sentiment de déclassement.
http://www.cereq.fr/pdf/Net-Doc-19.pdf

Avec l'industrie c'est l'aventure
Plus de 20% des offres d'emploi ne sont pas satisfaites dans l'industrie constate le gouvernement alors que les salaires moyens (mais est-ce ceux de ces offres ?) dans l'industrie sont plutôt plus élevés que ceux du tertiaire. Le ministère de l'industrie, avec des partenaires industriels, lance une grande campagne à destination des jeunes de 15 à 25 ans : "avec l'industrie mon aventure commence".

Elle comprend une série de spots télévisés diffusés sur M6 ainsi qu'un jeu de découverte des métiers de l'industrie gratuit en ligne. Le jeu invite les jeunes à se mettre dans la peau de professionnels de l'industrie pour découvrir des métiers. Par exemple, ils doivent mettre sur le marché chinois un emballage stérilisateur ou développer un tissu qui soigne. Pour gagner il faut faire des choix stratégiques. Le jeu est ouvert aux individus comme aux classes. Des prix sont offerts aux gagnants. Les enseignants peuvent obtenir gratuitement le jeu, des affiches et une brochure éditée par l'Onisep. Peut-être des outils pour la découverte professionnelle ?
http://www.industrie-jeunes.fr/

Lycée des métiers
Le B.O. du 8 décembre publie le décret et une circulaire précisant les conditions d'attribution du label "lycée des métiers". Ce texte a été présenté dans L'Expresso du 14 novembre.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/45/encart.htm
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index141105.php

VAE : le rapport Benhamou
"La VAE a permis de reconnaître l'expérience non salariée voire bénvole… La VAE a provoqué une réingénierie des diplômes très rapide et profonde". Albert-Claude Benhamou dresse un bilan positif de la validation des acquis de l'expérience (VAE) et souligne la progression de la demande de VAE : +58% de dossiers acceptés de 2002 à 2003. Il recommande une campagne nationale d'information et le développement d'un portail Internet mutualisant les "bonnes pratiques" et guidant les candidats. Surtout il souhaite donner la priorité aux chômeurs dans la VAE. Des mesures qui posent des questions de financement. L'éducation nationale ne suit plus la progression de la VAE. "Est-ce aux régions de pallier l'absence de l'Etat et des organismes paritaires" demande A.-C. Benhamou ?
http://www.education.gouv.fr/rapport/rapport_benhamou_0605.[...]


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