Informations Professionnelles (Café N° 69)

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- A la Une : ZEP : arrêt de mort ?

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Édition du 21-01-2006

- François Jarraud -

- A la Une : ZEP : arrêt de mort ?    [ Haut ]

Les Zep survivront-ils à Robien ? Le 12 janvier, le Snes et le ministère ont croisé leurs communiqués. Ils sont contradictoires. Le Snes affirme que "il a été précisé au Comité Technique Paritaire Ministériel du 9 janvier que tous les établissements ZEP seraient a priori dotés comme les autres au moment de la répartition des moyens dans l’académie, les 1000 postes d’enseignants "ambition réussite" étant ensuite répartis entre les 220 collèges relevant de ce label". Et le syndicat diffuse une liste arrêtée des 164 établissements "ambition réussite". Il conclut : " Près de 800 collèges, aujourd’hui classés ZEP, et qui sont dans leur quasi-totalité des établissements extrêmement difficiles vont être exclus du dispositif de l’Education prioritaire et vont donc se voir privés des 10 % de moyens supplémentaires dont ils bénéficiaient à ce titre".

En réponse, le ministère a publié un communiqué affirmant que "la liste des collèges "Ambition réussite" n'est pas arrêtée" et que le dispositif zep serait revu mais plus tardivement. Le ministère distinguerait parmi les établissements actuellement classés en zep 3 catégories. "Le niveau « EP1 » correspondra aux 200 à 250 collèges « Ambition Réussite » et aux écoles primaires de leur secteur… Des moyens supplémentaires seront donnés dès la prochaine rentrée à ce niveau « EP1 » de l’Education prioritaire qui en a le plus besoin : 1 000 enseignants expérimentés supplémentaires, 3 000 assistants pédagogiques, au moins une infirmière scolaire à plein temps dans chacun des collèges… Le niveau « EP2 » regroupera des établissements scolaires qui ont vocation à demeurer dans l’Education prioritaire et conserveront donc tous les moyens accordés à ce titre. Le niveau « EP3 » concernera les établissements qui ont vocation à sortir progressivement du champ de l’Education prioritaire en trois ans, et non à la rentrée 2006".

Aucune indication n'est donnée sur le nombre des établissements EP2 ni sur le calendrier des sorties "progressives". Le communiqué n'apporte donc pas de démenti clair aux inquiétudes du snes.
http://www.snes.edu/snesactu/article.php3?id_article=1878
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200611[...]

Zep : le "doit faire ses preuves" de l'OZP
"Le ministre déclare qu’il ne veut plus agir sur des territoires mais sur les individus… Pour l’OZP, si une action axée sur les individus est nécessaire et évidente, elle doit être complétée, dans les ZEP, par une action globale en direction du territoire : la recherche l’a amplement démontré ces dernières années, mais aussi le bon sens des enseignants qui ont fait progresser globalement la réussite scolaire là où des succès individuels ne suffisent pas à l’enclencher". L'Observatoire des zones prioritaires avait présenté à la mi-novembre son projet pour les ZEP. Dans un communiqué elle salue le retour d'une volonté de pilotage et de recentrage de l'enseignement prioritaire

Elle est plus critique sur d'autres points comme la faible place accordée aux écoles. "Les propositions n’envisagent pas de relance des cycles alors qu’on sait que ceux-ci constituent justement un moyen efficace pour favoriser la réussite scolaire de tous : cette absence est à la fois étonnante et grave. Il ne s’agit pas d’inverser la place des écoles par rapport au collège, mais de considérer l’ensemble".

L'OZP met en doute les capacités ministérielles à fournir le millier de professeurs annoncé. "L’expérience montre que les avantages financiers ne sont suffisent pas pour susciter des candidatures en nombre. En revanche, la conscience des enjeux sociaux et éducatifs peut intéresser des enseignants jeunes ou expérimentés si un projet local cohérent, interdegrés et partenarial, est établi et proposé. Les recrutements prévus risquent donc de n’être qu’une annonce".
Communiqué OZP
http://www.association-ozp.net/article.php3?id_article=1917

Les politiques et les ZEP
Double tribune dans Libération qui publie des textes de N. Sarkozy et J. Lang. Le premier en profite pour critiquer le plan Robien. " Plutôt que d'envoyer les meilleurs collégiens de ZEP dans les lycées de centre ville, ce qui aggravera la situation des établissements défavorisés, il faut fermer les établissements où se concentre un pourcentage très élevé d'élèves en difficulté". Il fait allusion à un point très critiqué du plan Robien : la possibilité donnée aux "bons élèves" des zep de les quitter.

Jack Lang critique l'apprentissage à 14 ans. " La crise des cités a servi de prétexte pour casser le collège pour tous. Au lieu d'apporter de l'espoir dans les quartiers, le gouvernement fait la seule chose qu'il sait faire : de l'idéologie. Le modèle du casseur fait des émules là où on ne l'attend pas. Au lieu de diversifier les voies d'excellence au collège et de favoriser en milieu scolaire les pédagogies de l'alternance, la droite préfère organiser le plus tôt possible le tri social. En remettant en cause l'âge de la scolarité obligatoire, la droite fabrique une nouvelle machine à exclure et à précariser. Les jeunes en échec scolaire méritent mieux que cette invention d'une nouvelle voie de relégation scolaire. L'apprentissage est une voie noble. Elle doit être un choix et non une punition. Ce rôle de l'apprentissage, le gouvernement ne l'a pas compris".
N. Sarkozy
http://www.liberation.fr/page.php?Article=345064
J. Lang
http://www.liberation.fr/page.php?Article=345065

- Le système scolaire    [ Haut ]

Robien veut alléger les programmes
"Comme les cartables, (les programmes) sont beaucoup trop chargés" a déclaré le ministre de l'éducation nationale au Parisien. "L'allégement des programmes, c'est une de mes priorités".
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]

Libération annonce un socle commun allégé
"Gilles de Robien a annoncé hier dans le Parisien-Aujourd'hui qu'il allait «revoir les programmes» scolaires. A la baisse : le ministre de l'Education nationale est effaré par «la somme de connaissances que les élèves doivent ingurgiter» ; il préférerait «des têtes bien faites que bien pleines» et des programmes «simplifiés, éclairés»… En fait, son administration travaille depuis plusieurs semaines sur cette hypothèse". Dans Libération du 6 janvier, Emmanuel Davidenkoff donne des extraits d'une note interne envoyée par le ministère (Desco) au Haut Conseil de l'Education, censé élaborer les programmes du socle commun.

Le tour de passe-passe de la note est simple : formuler les connaissances et les compétences requises en termes suffisamment vagues pour qu'ils puissent correspondre aussi bien à un niveau de fin d'école primaire qu'au niveau du baccalauréat le plus exigeant. Ainsi au chapitre «Maîtrise de la langue française», il est proposé que les élèves sachent «déchiffrer tout mot de la langue [...], lire à haute voix, de façon expressive, un texte en prose ou en vers» ou encore «maîtriser les normes qui permettent de copier un texte sans faute, d'écrire un texte sous la dictée et de produire un texte», objectifs que l'on retrouve quasiment mot pour mot dans les actuels programmes de l'école élémentaire".

Chargé de concevoir un socle commun pour une scolarité ramenée de fait de 16 à 14 ans, le ministre est soupçonné de préparer de larges coupes.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=349361
Sur le socle commun : L'Expresso du 5 janvier
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index050106.php

Robien relance le débat sur la bivalence
Gilles de Robien était-il malade lundi 9 janvier ? Nous l'ignorons mais nous nous interrogeons après 24 heures passées sans l'annonce par le ministre de l'éducation nationale d'une réforme d'envergure. C'est que, sur un rythme sarkozien, G. de Robien a lancé les médias début janvier dans une course folle, annonçant la mise en place de policiers dans les établissements, une réforme miraculeuse de la lecture, la refonte des programmes et, le 8 janvier, le retour de la bivalence.

"L'enseignement unique est une particularité française. En Allemagne, c'est le contraire" a affirmé le ministre au Grand jury Le Figaro - RTL – LCI le 8 janvier. "On va dire aux profs d'histoire qu'ils doivent connaître une langue étrangère, nous pourrions dire que la formation des enseignants doit leur permettre de savoir enseigner deux matières, peut-être l'histoire et le français, ou les sciences et les mathématiques". Le ministre affirme pourtant qu'il n'a pas l'intention de créer un nouveau corps comparable à celui des PEGC. L'AFP souligne de son coté qu'un candidat sur sept au capes a opté pour présenter une "option supplémentaire" (en fait une seconde matière) au concours.

L'idée peut donc séduire et pourrait appuyer une formation plus professionnelle des enseignants. Mais il semble bien qu'elle ne soit avancée que pour des raisons comptables par le ministre.

Curieuse est également sa perception des systèmes éducatifs européens. Voici remis à l'honneur le système (on devrait sans doute dire les systèmes) allemand, où l'on connaît également l'apprentissage précoce, alors que l'enquête internationale PISA a mis en évidence ses mauvais résultats éducatifs. En Europe, et souvent en Allemagne, la spécialisation des enseignants est la règle, comme l'affirme une enquête européenne d'Eurydice. Cependant, il est vrai qu'elle comprend parfois deux matières (comme physique – chimie ou histoire – géographie chez nous). "La formation initiale des enseignants de l’enseignement secondaire inférieur est hautement spécialisée dans une ou deux matières… Dans bon nombre de pays, l’obtention d’un diplôme d’enseignant est liée à une forte spécialisation et les enseignants dispensent des cours dans d’autres matières que les leurs uniquement dans le cadre de mesures d’urgence adoptées en cas de pénuries d’enseignants. Dans quelques pays seulement, les enseignants qualifiés pour dispenser plusieurs matières font partie de la norme. Assurément, la bonne maîtrise des matières est un élément inhérent à la formation des enseignants et la spécialisation disciplinaire y contribue certainement.. Parmi les 25 pays où les enseignants sont formés comme spécialistes, 10 limitent la spécialisation à une seule matière. Dans les autres, les enseignants spécialistes sont qualifiés pour dispenser une ou deux autres matières tout au plus… En Allemagne, certains Länder imposent des combinaisons de matières aux élèves enseignants, d’autres pas".

Le Se-Unsa a dénoncé "la volonté gestionnaire d’économie qui obsède le Ministre". Pour le Snes, " tout est bon pour rentabiliser au mieux les postes d’enseignants, ce que facilitera la généralisation de la bivalence".
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://www.eurydice.org/Documents/KeyTopics3/fr/FrameSet1.h[...]
http://www.se-unsa.org/presse/comm/page.php?id=060109

La bivalence, c’est pour le collège
"Je souhaiterais que la bivalence se passe pour les professeurs de collège" a affirmé, selon l'AFP, le ministre de l'éducation nationale. Avec elle, un collégien aura "trois ou quatre professeurs, il sera moins surpris car il aura des profs moins nombreux"."

Le 8 janvier, G. de Robien avait annoncé son intention d'instituer des professeurs bivalents en affirmant qu'il ne voulait pas créer un nouveau corps.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index100106.php

Egalité des chances ou discrimination
"Egalité des chances" ou renforcement des inégalités ? Le Conseil des ministres du 11 janvier a adopté le projet de loi sur "l'égalité des chances". Deux mesures concernent directement l'Ecole.

D'une part l'instauration de l'apprentissage à 14 ans : " Favoriser l’emploi des jeunes résidant dans les zones urbaines sensibles ou connaissant des difficultés d’insertion sociale et professionnelle. Le projet de loi institue l’apprentissage junior qui comporte deux phases : l’apprentissage junior initial, qui offre une initiation aux métiers, et l’apprentissage junior confirmé, durant lequel le jeune se trouve sous contrat d’apprentissage. Ce cadre nouveau permet un retour à l’enseignement général, si le jeune apprenti en formule la demande". Ce projet a suscité de nombreuses critiques. Le retour à l'enseignement général, si la future loi l'autorise, risque bien d'être un leurre puisque, du fait de la maigreur de l'horaire d'enseignement, le jeune n'aura pas le niveau lui permettant de suivre. De fait ces jeunes seront exclus de l'Ecole très tôt sans avoir acquis le minimum de connaissances permettant à la fois un apprentissage efficace et une évolution professionnelle. Car l'accès à un réel apprentissage semble également bouché à des jeunes en grande difficulté. De nombreux spécialistes s'interrogent sur cette mesure de sélection précoce alors que les études internationales, comme PISA, ont démontré leur nocivité sur le plan éducatif et sur celui des discriminations sociales. L'Allemagne, qui pratique la sélection précoce, est en train d'y remédier.

L'autre mesure concerne les parents. " Aider les parents à exercer leur autorité parentale Le projet de loi institue un contrat de responsabilité parentale confié aux conseils généraux en liaison avec les services académiques. Ce contrat permet d’assigner des objectifs aux parents et décrit le dispositif d’action sociale qui y est associé lorsque la situation de la famille le justifie. S’il n’est pas respecté par la famille, les autorités compétentes pourront prononcer la suspension provisoire de certaines allocations". Très clairement elle transforme un droit, les allocations familiales, en un privilège qui pourrait être remis en question. Cette mesure est très critiquée également parce qu'elle stigmatise certaines familles et fait peser sur une famille les fautes d'un seul de ses membres. Cette mesure semble inspirée de l'Angleterre où les parents peuvent être poursuivis, punis d'une amende voire emprisonnés en cas d'absentéisme répété Elle ne semble pas avoir réussi. En Angleterre, malgré des dépenses énormes (900 millions de livres) et un appareil répressif unique, l'absentéisme a encore progressé. Un élève du secondaire sur quatre a séché l'année dernière. Un jeune sur trois décroche à 17 ans.
Le Conseil des ministres
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/gouvernement/co[...]
Le dossier spécial du Café sur l'apprentissage à 14 ans
http://www.cafepedagogique.net/disci/actu/68.php#0
Rappel : l'absentéisme anglais – Café 66
http://www.cafepedagogique.net/disci/europe/66.php

Violence : de Robien et Sarkozy pour les permanences policières
"Pourquoi trouverait-on aberrant qu’un policier ou un gendarme référent soit présent un peu plus souvent dans un collège ou un lycée ou y tienne, s’il le faut, une permanence si le besoin s’en fait sentir et si les équipes le souhaitent ? Les professeurs eux-mêmes ont besoin de sérénité pour enseigner ! C’est la raison pour laquelle, partout où c’est nécessaire et souhaité, il doit aussi être possible de développer les systèmes de vidéosurveillance ou d’installer des portiques de sécurité". Dans La Croix, le ministre de l'éducation nationale maintient le projet de permanences policières dans les établissements.

Il fait ainsi écho aux déclarations du ministre de l'intérieur. " Ce n'est pas une proposition de généralisation de mettre des policiers dans les écoles", a-t-il affirmé. "Il parait curieux que chacun demande un policier sur le trottoir devant l'école mais se choquerait beaucoup d'avoir le même policier derrière la grille… Police et gendarmerie, nous sommes à la disposition de la communauté éducative pour trouver, s'ils le souhaitent, au cas par cas, des solutions adaptées".

Cette déclaration fait réagir le Se-Unsa : "En investissant des champs de compétence qui ne sont pas les siens, Monsieur Sarkozy n’est pas dans l’interministériel mais dans la toute puissance. Celle-là même qu’il prétend combattre lorsqu’elle affecte le comportement de certains enfants ou de certains jeunes…"

Le syndicat critique également la "note de vie scolaire" que le ministre veut introduire au collège. " L’acquisition de valeurs éthiques et morales ne se mesure pas par une note. On ne respecte pas la loi ou le règlement intérieur parce que cela « rapporte des points » ! Le non-respect d’une règle importante impose une sanction et non pas une mauvaise note…De plus, il y a risque que cette note constitue une prime aux enfants issus des milieux les plus proches de la culture de l’Ecole et de ses attentes, souvent implicites, en terme d’attitudes et de comportements. Elle pénalisera ceux qui sont les plus éloignés de ses codes de fonctionnement et qui vivent déjà, pour la plupart, leurs résultats scolaires comme une sanction".
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2254800&rub[...]
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://www.se-unsa.org/presse/comm/page.php?id=060112b
http://www.se-unsa.org/presse/comm/page.php?id=060112

Violence : Debarbieux appelle à former les enseignants
"Il existe, en France, une légende extraordinaire, portée par les partis conservateurs, qui consiste à faire croire que nous avons fait du tout-préventif. C’est complètement faux. Nous avons déjà fait du tout-répressif, jamais du tout-préventif. L’un de nos problèmes les plus flagrants est justement l’instabilité des équipes dans les quartiers sensibles. L’absence de formation à la gestion d’un groupe aussi. Une hôtesse de l’air apprend à gérer les passagers qui pètent les plombs, un prof, non. C’est-à-dire que l’adulte, amené à passer des années face à des groupes d’élèves qui n’ont pas toujours envie d’être là, n’y est pas préparé".

Interrogé par L'Humanité, Eric Debarbieux critique aussi le projet d'installer des policiers dans les établissements. "C’est une sombre erreur. La violence à l’école est très rarement une violence d’intrusion. Il ne s’agit donc pas de se protéger du dehors. De plus, penser que des policiers peuvent régler le problème, c’est croire qu’il n’y a aucune causalité pédagogique. Or, les facteurs scolaires sont, eux aussi, déterminants".
http://www.humanite.presse.fr/journal/2006-01-12/2006-01-12[...]
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index130106.php

L'enseignante d'Etampes met en cause sa hiérarchie
Selon Le Monde, la professeure d'arts plastiques blessée dans un lycée d'Etampes va mieux et devrait sortir prochainement de l'hôpital Son avocat met en cause l'administration de l'éducation nationale. Le lycée devrait être fermé les 3 et 4 janvier. Suite à cet incident, le ministre de l'éducation nationale a demandé la mise en place de "permanences" de police dans les établissements scolaires. Le maire UMP d'Etampes appelle à l'exclusion : "il faut que le ministre dise quoi faire de ces élèves qui ont le statut d'élèves mais qui ne veulent rien faire et perturbent la vie des établissements".
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-726427@51-629717,0.html
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index221205.php

Et celle-ci lui répond : la proviseure a fait son travail
"La hiérarchie a fait son boulot. Elle aurait peut-être pu le faire mieux, mais nous n'avons trouvé aucune faute caractérisée. Ni de la proviseure, ni de l'inspection académique de l'Essonne, ni du rectorat de Versailles". L'Inspection générale affirme que le lycée est bien géré et que le chef d'établissement remplit son rôle. " Nous avons été aussi traumatisés que tout le monde par cette agression. Nous avons entendu des dizaines de personnes et les entretiens ont parfois été rudes. Nous cherchions vraiment la faute, la faille. Et cela aurait été plus facile si nous en avions trouvé une… Mais nous ne pouvons pas laisser accuser des collègues par voie de presse si nous estimons que c'est injuste".

Le ministre appelle les enseignants à porter plainte en cas d'agression et en même temps annonce la publication d'une circulaire.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=351965

Violence : Il faut plus d'adultes dans les établissements
"Dans le cas d’Etampes, comme dans d’autres, ce n’est pas la qualité du bâti qui est cause, mais le manque de personnel. En Ile-de-France, il y a des établissements de 600 ou 1 000 élèves, avec un seul surveillant. A Conflans-Sainte-Honorine, j’ai l’exemple d’un lycée avec six entrées, qui ne compte que deux surveillants". Pour Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d'Ile-de-France, l'encadrement éducatif est insuffisant. "L’augmentation de la violence est surtout due à la suppression de postes d’assistants sociaux dans les établissements. Cela, c’est de la responsabilité de l’Education nationale, la région ne peut rien".
http://www.20minutes.fr/journal/france/article.php?ida=6967[...]

Robien n'a pas peur
"Je n'ai pas peur du passage à l'acte. Je ne dis pas ça par rapport à mes prédécesseurs, mais c'est ainsi : pour moi, la politique consiste à agir, pas à décrire. C'est mon côté paysan, les pieds dans la tourbe. Nous avons une obligation de mouvement plus que de résultat. On doit montrer qu'on se défonce, qu'on se donne du mal". Dans Libération, le ministre de l'éducation nationale se construit une image d'homme fort.

Pour Emmanuel Davidenkoff, "la réformite est de retour à l'Education nationale". Gilles de Robien serait bien en train de changer l'école. "Les mesures Robien font système… Elle s'exprime d'abord par le regard porté sur l'élève, sommé de se soumettre ou de se démettre. Paradoxalement, la politique de Robien entérine les dysfonctionnements du système. D'abord, elle externalise les réponses aux difficultés : recours aux associations (via les ateliers relais) ou aux entreprises (apprentissage à 14 ans) pour les collégiens en difficulté ; recours à la police pour lutter contre la violence (policiers «référents» dans les établissements, incitation aux enseignants à porter plainte contre les élèves) ; recours aux subsides et à la politique du ministère de la Cohésion sociale pour répondre à la détresse sociale (plan Borloo)... Dit autrement : l'échec scolaire n'est pas celui de l'école ; c'est celui de l'élève et de sa famille… Ensuite cette politique renonce aux exigences culturelles les plus ambitieuses : les apprentis de 15 ans devront maîtriser le futur «socle de connaissances» qui sera donc moins exigeant que le brevet des collèges, et Robien prévoit «l'allègement des programmes»".

Robien serait donc en train de réussir là où ses prédécesseurs ont échoué. Reste à savoir si le désengagement fait réforme.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=352123
http://www.liberation.fr/page.php?Article=352124

La dépense d'éducation recule
Selon une étude ministérielle, "la France a consacré 116,3 milliards d'euros en 2004 à son système éducatif, soit 7,1% du PIB". En euros constants, elle aurait augmenté de 1% de 2003 à 2004. Mais sa part dans le PIB est passée de 7,6% en 1995 à 7,2 en 2003 et finalement 7,1% en 2004. Elle reste cependant supérieure à la moyenne des pays de l'Ocde. L'Etat reste le premier financeur (63%) devant les collectivités territoriales (20%).

L'étude rappelle également les forts contrastes entre les niveaux d'enseignement : on dépense en moyenne 4600 euros pour un écolier, 8530 pour un collégien ou lycéen et 8630 pour un étudiant.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni/ni2005/ni0539.pdf

Lecture : la circulaire Robien
" Il est nécessaire que l’élève identifie les sons de la langue française ainsi que la relation qui les relie aux lettres et groupes de lettres correspondants. Il comprendra alors que les lettres codent du son et non du sens. Il apprendra à assembler les lettres pour constituer des syllabes prononçables, puis des mots qu’il rapprochera de ceux dont il a déjà l’image auditive dans sa mémoire. La syllabe est un point d'appui essentiel : savoir segmenter la parole en unités, retrouver les syllabes qui constituent un énoncé sont des premiers pas vers la prise de conscience des sons élémentaires de la langue". Le ministre de l'éducation nationale a présenté le 5 janvier sa circulaire sur l'apprentissage de la lecture.

Le texte invite à abandonner la méthode globale et s'appesantit sur une découverte des phonèmes et des sons. " L'automatisation de la reconnaissance des mots nécessite des exercices systématiques de liaison entre les lettres et les sons et ne saurait résulter d’une mise en mémoire de la photographie de la forme des mots qui caractérise les approches globales de la lecture : j'attends donc des maîtres qu'ils écartent résolument ces méthodes qui saturent la mémoire des élèves sans leur donner les moyens d'accéder de façon autonome à la lecture". Et il fixe un objectif : "A la fin du CP, tous les élèves doivent avoir acquis les techniques du déchiffrage et les automatismes qui permettent la lecture autonome et le plaisir de lire". Après tout qui pourrait s'opposer à cet objectif ?

Beaucoup moins lisse est le discours qui accompagne ce texte. G. de Robien maintient que "Oui, la méthode globale existe toujours". Il promeut allusivement " une célèbre méthode syllabique" fort contestée par les enseignants. Et il se présente comme un ministre de rupture. "L'apprentissage de la lecture doit commencer par le son et la syllabe. Il faut le dire clairement, nettement, explicitement et le faire savoir à l'ensemble du système éducatif. Cela, je le dis avec force, n'a jamais été fait. Les instructions ont jusqu'ici prêté à confusion ; elles sont demeurées ambiguës… Je veux dire aussi clairement quel type de démarche doit être résolument écarté. Cela n'avait jusqu'ici jamais été fait".

Pourtant la position de G. de Robien prolonge celle de F. Fillon. Le ministre donne tort aux spécialistes des sciences de l'éducation. Il désavoue sa propre administration qui continue à produire des analyses et des études fort éloignées des propos ministériels. Ainsi par exemple la méthode vantée par le ministre a fait l'objet d'une critique sévère de l'inspecteur général Jean Hébrard ( http://www.bienlire.education.fr/01-actualite/a-interview21[...]). De façon de moins en moins allusive, le ministre promeut la mouvance ultra-conservatrice de l'Ecole. Ainsi, devant la presse, il fait une allusion flatteuse à Rachel Boutonnet. Surtout, en laissant croire aux parents que les difficultés de lecture viennent uniquement des "mauvais maîtres", il jette le discrédit sur les enseignants et l'inquiétude chez les parents.

Si le ministre lisait les études de son ministère, il saurait que bien d'autres éléments alimentent les difficultés de lecture. Et d'abord des facteurs sociaux que ce gouvernement, en général, préfère ignorer. Il saurait aussi que creuser le fossé entre l'Ecole et les parents n'est certainement pas profitable aux apprentissages des enfants.
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200615[...]
Le dossier d'Education et Devenir
http://education.devenir.free.fr/Tribune.htm
La tribune de R. Goigoux
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/contribs/goigoux2.p[...]

Lecture : les syndicats appellent au boycott
Les trois principaux syndicats de l'enseignement primaire, le Se-Unsa, le Snuipp, le Sgen-Cfdt, appellent les enseignants à ignorer la circulaire ministérielle sur la lecture. Ils considèrent qu'elle " ignore la réalité des pratiques mises en oeuvre dans les écoles, officialise une prise de position quasi-idéologique, totalement contre-productive en matière pédagogique".

Aussi ils appellent les enseignants à s'en tenir aux programmes de 2002 et à signer l'appel " Apprentissage de la lecture : assez de polémiques, des réponses sérieuses !".
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article978.html
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index060106.php
http://www.snuipp.fr/article3019.html

Lecture : une pétition unitaire
Le B.O. du 12 janvier publie la circulaire Robien sur la lecture. Une dizaine d'organisations, l'Agiem, l'Airdf, le Crap, l'Icem, la Fcpe, le Gfen, la Ligue de l'enseignement, le Snuipp, le Se-Unsa, le Sgen-Cfdt, l'Afef, appellent à signer la pétition " Apprentissage de la Lecture : Assez de polémiques, des réponses sérieuses !". Une démarche à laquelle nous nous associons.
Le circulaire Robien
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/2/MENB0600023C.htm
Rappel : Sur la circulaire Robien
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index060106.php
La pétition
http://www.snuipp.fr/article3019.html

Lecture : les réactions des syndicats
"Il est plus facile de pointer l’échec scolaire sur des problèmes de méthodes qui ne coûtent rien, plutôt que de mettre en avant les effectifs qui ne cessent d’augmenter, le manque de moyens, le refus de prendre en compte l’évolution du métier, le temps de concertation, la politique des cycles, le suivi individuel..." affirme le Sgen-Cfdt. Pour le syndicat "ce débat quasi-lunaire sur l’apprentissage de la lecture pourrait être risible. Mais il dénote une ignorance totale du travail des collègues du premier degré qui se sentent montrés du doigt, voire méprisés, et il ne contribuera aucunement à conduire tous les élèves à la réussite scolaire".

Le Se-unsa condamne également la circulaire ministérielle. " Cette circulaire renforce la priorité déjà donnée au déchiffrage dans l’apprentissage de la lecture mais en insistant sur la seule phase syllabique. Or, le meilleur dispositif que préconisent les programmes de 2002 est celui qui combine de manière rigoureuse l’enseignement du code et de la compréhension, ce que font la plupart des manuels utilisés dans les écoles. Ce texte omet la nécessaire complémentarité entre exercices de lecture et exercices d’écriture. Il laisse totalement de côté l’importance de la démarche et des activités choisies par le maître".

Pour le Snuipp, "cet apprentissage nie tout simplement la complexité de l’apprentissage de la lecture, les apports de la recherche, la compétence des maîtres… C’est une vision réductrice et tronquée des programmes de l’école élémentaire, une vision simplificatrice de l’acte de lecture et par là, de la mission de l’école dans son ensemble".
http://www.se-unsa.org/presse/comm/page.php?id=060105
http://www.snuipp.fr/article3037.html
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article970.html

Quand le ministre ne sait pas lire…
"Le ministre déforme les conclusions d'une étude sur l'apprentissage de la lecture" affirme, dans Libération, Emmanuel Davidenkoff. G. de Robien aurait caviardé habilement un extrait d'un rapport de l'Inspection générale et de l'Observatoire national de la lecture pour le mettre au profit de sa circulaire.

On peut ajouter que, dans le dossier de presse distribué le 5 janvier, G. de Robien s'appuie sur un ensemble documentaire habilement fabriqué. Par exemple, il propose des citations d'A. Bentolila ou de Franck Ramus dont la signification est faussée. Le dossier "oublie" aussi la multitude de travaux qui mettraient en évidence l'absurdité de la circulaire ministérielle.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=350195
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200615[...]

A. Ouzoulias accuse Robien de rompre avec les valeurs démocratiques
"Ne nous y trompons pas, avec la campagne contre la «méthode globale», il ne s'agit pas de travailler à une plus grande efficacité de l'école et à l'intérêt des enfants, mais de faciliter la mise en oeuvre d'un programme politique de refondation de l'éducation, en réaction contre les valeurs d'égalité, de solidarité, d'éducabilité et de démocratisation du savoir". Dans une tribune de Libération, André Ouzoulias, spécialiste des difficultés dans l'apprentissage de la lecture, met en accusation la politique gouvernementale.

"C'est une rupture historique avec les principes républicains et laïcs" affirme-t-il, mettant en parallèle les propos des tenants de la méthode syllabique et les actes du ministre. "Ces principes veulent en effet que les maîtres soient libres de choisir leurs outils à condition de viser effectivement les objectifs formulés par les programmes officiels. En contrepartie, leur travail est contrôlé par des inspecteurs et non par les notables ou des groupes de parents. Ainsi, tout à la fois, l'école peut travailler en sécurité, à l'abri des intérêts, des opinions ou des caprices des pouvoirs économique, politique ou religieux, et la nation peut être sûre que les maîtres transmettent les connaissances définies par les programmes".

Il invite les enseignants à dialoguer avec les parents "ceux-ci doivent savoir que, massivement, les maîtres respectent les enfants qui leur sont confiés et ont le souci de leur réussite ; quand ils choisissent une méthode de lecture, ce n'est pas selon des penchants idéologiques ou la mode du moment, mais de façon professionnelle et pragmatique".

L'article d'A. Ouzoulias a l'intérêt de mettre en évidence l'émergence d'une pensée conservatrice sur l'éducation qui a souvent été évoquée dans les pages du Café. Celle-ci se traduit par l'exaltation du mérite, le tri élitiste et l'obsession de l'exclusion des "élèves qui dérangent". L'enjeu est bien la démocratisation de l'Ecole et, au-delà, la construction d'une société démocratique et pluriculturelle.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=348717
Poursuivez le débat sur le blog du Café
http://www.cafe-leblog.net/

R. Goigoux : La syllabique, c'est pas automatique !
"Quand une campagne de santé publique est lancée, sur les antibiotiques par exemple, le premier interlocuteur proposé aux français est le médecin généraliste. Quand il s’agit de lecture, on minimise le rôle de l’instituteur, on décide à sa place ou l’on caricature son action. Pire, on le suspecte d’être le complice de ceux qui depuis trente ans s’acharneraient à empêcher les enfants d’apprendre à lire. Au mieux, on le plaint d’être victime de la tyrannie de sa hiérarchie ou des lubies de la recherche pédagogique".

Dans une tribune accordée au Café pédagogique, Roland Goigoux dénonce le mépris ministériel envers les enseignants. " Si, comme l’affirme le ministre, une simple circulaire, rédigée à la va-vite et portant sur le seul cours préparatoire, avait le pouvoir de faire baisser de manière significative le pourcentage d’illettrés dans notre pays, c’est que le travail actuel des instituteurs serait d’une grande médiocrité". Bien au contraire, pour R. Goigoux, " il faut faire confiance aux instituteurs et renoncer à instaurer le couvre-feu pédagogique".
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/contribs/goigoux2.p[...]
Rappel : Tribune de J. Bernardin
http://www.cafepedagogique.net/disci/tribune/68.php
Rappel : Tribune de J. David
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/baba/index.php

Lecture : Lettre ouverte de Bernard Devanne
"L'exemple que je prends est celui d'une grande section en ZEP… La maîtresse demande aux enfants les plus régulièrement scolarisés, en décembre d'essayer d'écrire certains mots sans modèle. Pour H…, c'est le mot "chocolat". Après une aide ponctuelle pour faire retrouver, à partir d'écrits connus, la graphie de la première syllabe, la maîtresse s'éloigne ; lorsqu'elle revient près de H…, celui-ci a écrit "chocola". Dès que la maîtresse commente "C'est bien, mais il y a encore une lettre après le a… ", le voisin d'H…., F…, jette un coup d'œil et lance "Ben oui, à chocolat, y a un t à la fin !". Bernard Devanne, professeur à l’IUFM de Basse-Normandie, nous emmène ainsi en grande section de maternelle.

Sa "Lettre ouverte au ministre" met en évidence l'absurdité de la dernière circulaire ministérielle sur la lecture. Bien loin de faciliter les apprentissages, elle les remet en question. "Cet instant de grande section montre… que quelques-uns (c'est le cas de F…) peuvent, dès ce moment, avoir l'intuition qu'au-delà de la réalisation phonographique, se pose le problème de la conformité orthographique. Oui, avant Noël de grande section, F… sait déjà tout cela… D'autres le suivent… Parce qu'il s'agit d'H…, de F…, et de tous ceux qui les accompagnent dans les mêmes apprentissages, parce que se pose pour eux - plus que pour d'autres - le problème de la perte de sens de l'année de CP, et qu'ils courent donc le risque d'un "décrochage" dont on connaît les conséquences, j'imagine que vous, Monsieur le Ministre, pas plus que moi, ne pouvez demeurer insensible.". Nous suivrons, avec Bernard Devanne, les progrès et les difficultés de ces enfants, ballottés par une décision absurde. "Dans le contexte actuel, je me ferai un devoir de publier les résultats individuels, avec les réussites et les difficultés, de ces enfants de grande section en ZEP, afin qu'il soit clair pour tous que leur imposer, l'année scolaire suivante, une méthode " purement syllabique " serait une aberration". Rendez-vous est pris.
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/contribs/i2l.php

Sauvons la lecture !
"Le ministre se propose de démontrer en quoi la « méthode » qu’il met en cause est dangereuse et en quoi la syllabique s’impose à l’évidence. En ce moment pathétique où la rue de Grenelle rejoint le Café du commerce, le fou rire le dispute à la consternation. Mais il est blessant, pour les maîtres, les formateurs et les chercheurs, de voir ainsi mises en doute leurs compétences professionnelles et la réalité de leurs connaissances par un responsable politique qui aborde des questions, dont à l’évidence il ne soupçonne même pas la technicité : les recherches en la matière, d’une extrême précision, sont publiées dans des articles qui se comptent par milliers. Comment peut-on les balayer ainsi d’un simple revers de main ?

A l'initiative d'un collectif qui regroupe des spécialistes des sciences de l'éducation (Jacques Bernardin, Rémi Brissiaud, Eveline Charmeux, Gérard Chauveau, Jacques Fijalkow, Roland Goigoux, Philippe Meirieu, André Ouzoulias, etc.), la pétition nationale "Sauvons la lecture" est lancée. Elle conteste l'argumentation ministérielle et montre les dangers de sa campagne.

"Le plus inquiétant n’est-il pas qu’après que le Parlement a légiféré sur la bonne façon d’enseigner l’histoire de la colonisation, en lieu et place des historiens, un ministre s’arroge le droit de trancher sur la bonne façon d’enseigner la lecture, en lieu et place des professionnels ? A-t-il conscience qu’il dénie aux enseignants ce que l’école laïque leur a toujours reconnu : la pleine responsabilité de leurs démarches pédagogiques ? A-t-il même conscience d’ébranler gravement la confiance des parents dans l’école ? Dénuée de toute valeur scientifique, en rupture avec la tradition républicaine, la campagne du ministre suscite notre indignation et nourrit nos inquiétudes".

Le Café pédagogique vous invite à signer cette pétition. Le site qui héberge la pétition appelle à une validation par téléphone : celle-ci n'est pas indispensable, une validation par mail (totalement gratuite) est possible.
http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1058
Le 4 pages du Snuipp sur la lecture (en pdf)
http://www.snuipp.fr/article3035.html

Lecture : Les inspecteurs soulignent la qualité du travail des enseignants
" La réussite scolaire ne s’impose pas par décret, elle ne se décide pas rue de Grenelle, elle se construit au jour le jour, patiemment et selon des voies diverses, par des enseignants aidant des élèves à prendre confiance en eux, travaillant en étroite relation avec les parents reconnus comme co-éducateurs. Ces enseignants méritent d’être aidés et respectés ; c’est ce que leur doit un ministre ! Puisse M. De Robien en prendre conscience au plus vite, en faisant cesser la pitoyable pantomime à laquelle se livrent des donneurs de leçons de tout poil… " Patrick Roumagnac, secrétaire général du syndicat des inspecteurs (SI-EN) Unsa-Education, juge une clarification nécessaire.

" Au fil de nos visites, nous rencontrons des enseignants pratiquant des méthodes différentes avec des réussites variables. Il est clair cependant que leur efficacité n’est que faiblement corrélée aux supports utilisés ou aux démarches d’apprentissage mises en œuvre. Ajoutons, mais ce ne sera vraiment une surprise pour personne, sauf peut-être pour le ministre, qu’il y a bien longtemps que nous n’avons vu pratiquer la méthode globale ! En revanche, nous voyons très souvent des enseignants remarquablement motivés qui s’appliquent à faire réussir tous leurs élèves, et ce dans des conditions parfois critiques. Ces efforts accomplis depuis des années pour répondre aux difficultés des élèves méritent mieux que d’être balayés d’un revers de main par un ministre qui n’hésite pas à établir un lien de causalité directe entre la méthode d’apprentissage de la lecture au CP et les problèmes que rencontrent des élèves en 6ème. Entendue dans un Café du Commerce, cette assertion ferait sourire, émanant de la rue de Grenelle, elle fait frémir !...

C’est plutôt la confiance vis-à-vis des enseignants qui semble pertinente : confiance dans leur capacité à développer en équipe des approches prenant en compte les besoins spécifiques liés aux caractéristiques des élèves hic et nunc, à analyser avec lucidité les ressources disponibles et à en optimiser l’usage, à renforcer les échanges professionnels en s’appuyant, en particulier, sur les nouvelles technologies, à prendre en compte les évolutions de la société et les avancées de la recherche dans le champ de la construction des savoirs, à développer des contacts avec les parents d’élèves pour une plus grande cohérence de la co-éducation, à solliciter en toute confiance des aides pour parfaire leurs pratiques… bref, à se comporter comme de véritables professionnels plutôt qu’à se soumettre comme des girouettes à des injonctions ou à des oukases. Plutôt que de vilipender une méthode inappliquée et d’encenser une autre qui ne va pas sans poser un certain nombre de problèmes, il serait préférable de renforcer la formation continue et de favoriser le développement de projets locaux répondant à des exigences soigneusement évaluées"
.
http://www.unsa-education.org/sien/dossiers/systeduc/premie[...]

Un dossier spécial du Café sur la lecture
Dans ce numéro, la rubrique pédagogie abrite un dossier spécial sur la circulaire Robien sur la lecture et les réactions des spécialistes.
http://www.cafepedagogique.net/disci/pedago/69.php

60 342 accidents dans les établissements en 2005
Quels sont les facteurs de risque dans les établissements ? Le rapport annuel de l'Observatoire de la sécurité des établissements scolaires remis au ministre par Robert Chapuis et Jean-Marie Schléret apporte quelques réponses.

60 342 accidents ont été relevés en 2004-2005 dont 1 418 accidents d'une certaine gravité. A l'école, le risque semble augmenter du CP au CM2. Deux lieux sont accidentogènes : la cour de récréation et les sanitaires. Au collège, la 6ème est la classe où se produisent le plus d'accidents et l'EPS la discipline la plus risquée. Au lycée, la fréquence des accidents est comparable à celle du collège mais elle est beaucoup plus forte en CAP, BEP et bac pro. Sont particulièrement impliques les activités scientifiques.

L'Observatoire souligne également des failles dans la sécurité incendie : les avis défavorables des commissions de sécurité sont en hausse. Plus préoccupant est l'accueil des élèves handicapés : s'il y a des progrès, ils s'accompagnent de disparités fortes selon les types de handicap.

L'Observatoire recommande la conception d'un guide pour faciliter l'accueil des élèves handicapés, l'information des enseignants des matières scientifiques sur la réglementation relative à la protection des personnes et le renforcement de la sécurité dans les installations sportives (et particulièrement lors des trajets).
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/064[...]

Le décret sur la scolarisation des élèves présentant un handicap est paru
"Tout enfant ou adolescent présentant un handicap… est inscrit dans une école ou dans l'un des établissements mentionnés au premier alinéa de l'article L. 351-1 du code de l'éducation… Cette école ou cet établissement constitue son établissement scolaire de référence. Le parcours de formation de l'élève s'effectue en priorité en milieu scolaire ordinaire, dans son établissement scolaire de référence ou, le cas échéant, dans une autre école ou un autre des établissements scolaires". Le J.O. du 31 décembre publie un décret pris en application de la loi "pour l'égalité des droits et des chances" du 11 février 2005.

Le décret précise la procédure suivie pour l'élaboration d'un "projet personnalisé de scolarisation". Il prévoit des "unités d'enseignement" dans les établissements de santé ou médico-sociaux. Il cherche l'équilibre entre un nouveau principe de droit qui est la scolarisation dans les établissements scolaires des enfants handicapés et la réalité d'établissements et d'une culture professionnelle peu adaptés. L'équilibre est-il atteint ?
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Les premiers secours enseignés dans les établissements scolaires
"Dans les établissements scolaires publics et privés sous contrat sont assurés une sensibilisation à la prévention des risques et aux missions des services de secours, une formation aux premiers secours ainsi qu'un enseignement des règles générales de sécurité". Un décret publié au Journal Officiel du 13 janvier institue cette formation aux premiers secours.

Cela concerne les collèges et les lycées ainsi que les écoles où devront être enseignés des "principes simples pour porter secours". Cet enseignement devrait être assurée par des organismes habilités. "Au cours de leur formation initiale et continue, les enseignants sont préparés à dispenser aux élèves des principes simples pour porter secours. Les personnels d'enseignement, d'éducation et les personnels de santé peuvent être formés au brevet national de moniteur des premiers secours".
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Sgen et Snes contre "le démantèlement" de la Mission d'insertion de l'Education nationale
"Le Sgen-CFDT et le Snes-FSU dénoncent une diminution du nombre de jeunes accueillis, du nombre des actions, parfois de leur durée avec augmentation du nombre d’élèves à prendre en charge par action ; le renvoi de jeunes aux équipes éducatives de leur établissement d’origine sans moyens supplémentaires; l’aggravation de la situation des personnels précaires ; le mépris des droits (mutation, promotion, etc.) des professeurs certifiés et PLP « coordination pédagogique et ingénierie de formation » ; l’absence de perspectives" .

Les deux syndicats appellent à une mobilisation des personnels de la mission le 25 janvier. La Mission d'insertion accueille annuellement près de 80 000 jeunes, de 16 à 18 ans, et les conseille pour se réinsérer en formation scolaire ou professionnelle ou pour s'insérer socialement. La Mission est donc une pièce importante de la politique de la ville.
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article972.html


- Vie professionnelle    [ Haut ]

Appel à la grève le 2 février
Les fédérations Fsu, Faen, Unsa-Education, Sgen-Cfdt er Ferc-Cgt appellent à faire grève le 2 février "pour les salaires et la refonte indiciaire".
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article981.html

Forte chute des postes aux concours
Le ministère annonce une nouvelle baisse des recrutements en 2006. "Ces ouvertures de postes répondent à la fois à l'exigence d'une bonne gestion des personnels de l'Education nationale, de la continuité du service public de l'enseignement et de l'accomplissement des missions des enseignants". Pourtant le ministère annonce une nouvelle baisse des postes mis aux concours.

Ainsi, dans le primaire, 11 250 postes sont offerts (dont 11 000 au concours externe). C'est inférieur aux chiffres de 2005(12 750) et aux départs en retraite prévus (environ 15 000), alors même que le nombre d'élèves continuera à augmenter jusqu'en 2010.

Dans le secondaire, le ministère ouvre 12 000 postes aux concours (dont 10 000 à l'externe). Il y aura 2200 postes à l'agrégation (1440 à l'externe), 6862 au capes (5947), 440 au capeps (400), 405 au capet (345), 1818 au caplp (1450). En 2005 c'était près de 17 000 postes. Là aussi les recrutements sont inférieurs aux départs en retraite attendus. Certaines disciplines sont particulièrement touchées. Ainsi le chinois, l'arabe, le portugais, l'hébreu disparaissent de l'agrégation interne. Les postes en sciences et en lettres diminuent d'un cinquième à un quart.

Cette gestion est-elle compatible avec la sollicitude affichée pour l'éducation en zone prioritaire, la réussite de tous les élèves, la sécurité dans les établissements ? Les choix budgétaires semblent bien contredire les politiques annoncées par le ministre.
http://www.education.gouv.fr/siac/default.htm
http://www.education.gouv.fr/siac/siac2/postes/poste.htm
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200512[...]%20

Les décrets sur les concours sont parus
Le Journal Officiel du 31 décembre publie les arrêtés établissant définitivement le nombre de postes. On trouvera ci-dessous le détail.

Professeurs des écoles
Les arrêts publiés le 31 décembre fixent à 10 450 postes les postes de professeurs des écoles aux concours externes, à 550 ceux du 3ème concours, à 250 ceux du second concours.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Agrégation : 2200 postes
1440 postes sont proposés à l'agrégation externe, 760 à l'interne. Un second arrêté en fixe la répartition.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
Répartition
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Capes – Capet : 7267 postes
La répartition des postes est publiée : 405 pour les Capet, 6752 pour les capes.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
Répartition Capes
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
Et Capet
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

CPE : 220 postes seulement
Deux arrêtés fixent le nombre de postes de CPE et de conseillers d'orientation (55) aux concours internes et externes.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
Les CIO
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

EPS : 440 postes offerts en 2006
400 postes sont proposés au concours externe du Capeps, 40 à l'interne. Qui dit moins?
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Carte scolaire : l'assommoir pour le Se-Unsa
"Dans le premier degré, 694 emplois sont créés pour accueillir 34000 élèves supplémentaires, soit un poste pour près de 50 élèves. Cette pénurie organisée va notamment inciter les départements à diminuer encore la scolarité des deux ans. Avec moins d’un enfant de deux ans sur quatre scolarisé aujourd’hui, c’est l’objectif même de développer l’école maternelle en ZEP qui est remis en cause". Pour le Se-Unsa, la répartition des postes mis aux concours "met ainsi la communauté éducative en situation de légitime défense… A tous les niveaux du système éducatif, ce sont les conditions de travail des élèves et de leurs enseignants qui vont être gravement dégradées".

Le syndicat souligne que ces mesures rendront impossible une mise en place effective des Programmes personnalisés de réussite éducative (PPRE). "Quant aux 1000 emplois des collèges ZEP classés « ambition réussite », ils seront dégagés en ponctionnant d’une demi-heure chaque classe de 5ème et chaque classe de 4ème des autres collèges". Il a beau jeu d'affirmer : "le ministère a abdiqué".
http://www.se-unsa.org/presse/comm/page.php?id=060104

Les postes aux concours du privé
Le J.O. du 14 janvier publie plusieurs arrêtés fixant le nombre de postes proposés aux concours de l'enseignement privé sous contrat (Caer, Cafep etc.). En 2006 il n'y aura que 797 postes au caer pc, 71 au caer technique, 146 pourle caer plp.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Promotions dans le second degré
Le B.O. n°47 publie des notes précisant les conditions et les modalités d'accès par promotion aux corps des agrégés, des agrégés hors-classe, des certifiés, certifiés hors-classe, des A.E. etc. Les textes annoncent un calendrier : candidatures du 12 au 27 janvier généralement.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/47/encart.htm

Concours des personnels de direction
Le J.O. du 29 décembre publie un arrêté fixant à 700 le nombre de postes mis aux concours de personnels de direction (dont 600 pour la seconde classe).
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Directions : liste d'aptitude et intégration
Le B.O. du 19 janvier publie deux notes précisant les modalités et le calendrier pour l'inscription sur la liste d'aptitude au grade de personnel de direction de 2ème classe et pour l'intégration et le détachement dans le corps des personnels de direction. Date limite de transmission des dossiers : le 3 avril.
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/3/MEND0600019N.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/3/MEND0600018N.htm

Handicap et examens
Le B.O. n°3 publie le décret prévoyant des aménagements au bénéfice des candidats handicapés se présentant aux examens et concours de l'éducation nationale. Ce texte est applicable à compter du 1er janvier 2006.
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/3/MENS0502560D.htm

Saint-Pierre-et-Miquelon – Mayotte
Le B.O. n°1 publie une note indiquant les conditions de candidature à des postes à Saint-Pierre-et-Miquelon et Mayotte.
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/1/MENP0502733N.htm

Généralisation du C2i enseignant
Expérimenté en 2004-2005, le C2i enseignant sera généralisé en 2006-2007, annonce le B.O. du 5 janvier. . " Tous les IUFM entrent dans le processus de formation et de validation des compétences du C2i niveau 2 “enseignant”, en vue de préparer la généralisation à tous les stagiaires des premier et second degrés en 2006-2007 aux fins de certification, dans le cadre de la validation de leur formation". En 2005-2006, "les IUFM déterminent la population de stagiaires concernés".

Le référentiel comprend 27 compétences réparties en 7 domaines : maîtrise de l'environnement numérique, développement des compétences, responsabilité professionnelle, travail en réseau, préparation de contenus d'enseignement, mise en œuvre pédagogique, évaluation.
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/1/MENT0502170C.htm

Fêtes religieuses
Le B.O. 46 publie la liste des fêtes religieuses donnant lieu à autorisation d'absence en 2006.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/46/MENA0502664C.htm

Entrée en vigueur du remplacement obligatoire
Le quotidien 20 Minutes le rappelle : le décret obligeant les enseignants à remplacer les collègues absents entre en vigueur.
http://www.20minutes.fr/journal/france/article.php?ida=6873[...]

De la révocation d'un proviseur à l'Affaire Garfieldd
Homophobe le ministère ? Le doute s'installe et même s'internationalise. L'Expresso du 18 janvier faisait part de ses "interrogations" sur la révocation d'un proviseur gestionnaire du blog Garfieldd. Pour l'administration il aurait commis "des fautes professionnelles graves que l'administration ne peut pas ignorer". Etaient évoqués des " propos et des photos à caractère pornographique".

Or, si le blog a été fermé par son auteur, sa trace ne s'est pas perdue sur le web et a été conservée sur Web Archive. Si l'on ne peut juger des photos, les textes présents sur le blog montrent un homme réfléchissant à sa fonction, à sa vie professionnelle et à sa vie personnelle. Le proviseur se plaint parfois d'un de ses collaborateurs, sans le nommer, ce qui est évidemment une erreur. Mais la révocation semble disproportionnée à la faute.

L'affaire a été révélée par E. Davidenkoff sur son blog. Elle est en train de faire le tour des blogs. Et elle suscite maintenant des réactions à l'étranger. Sur son blog, le québécois Mario Asselin estime que "les gens qui ont pris la décision de révoquer le chef d’établissement ont fait preuve d’une méconnaissance du domaine. Le fait qu’il soit homosexuel et que son blogue lui ait servi d’exutoire, le fait qu’il ait blogué de façon imprudente en mélangeant les styles et en se faisant accroire qu’il était bien caché derrière son pseudo, justifie-t-il un renvoi ? Plusieurs blogueurs, dont je suis, croient que cette affaire est allée beaucoup trop loin malgré une responsabilité évidente du principal intéressé"

L'intéressé estime que "la sanction qui le frappe relève d'un contexte particulier, celui du "fonctionnaire d'autorité" qui représente l'Etat". Est-ce ce mélange, affiché sur le blog, de réflexions professionnelles et de récits de vie personnels qui explique la sanction ? Devant sa dureté et l'absence de documents pornographiques dans l'archive du site, certains blogueurs dénoncent un retour à l'ordre moral voire une réaction homophobe. Une pétition de soutien est ouverte.
http://web.archive.org/web/*/garfieldd.com
http://carnets.opossum.ca/mario/archives/2006/01/laffaire_g[...]
http://new.petitiononline.com/Garf/petition.html

- Primaire    [ Haut ]

Concours de Professeurs des écoles
Les arrêts publiés le 31 décembre fixent à 10 450 postes les postes de professeurs des écoles aux concours externes, à 550 ceux du 3ème concours, à 250 ceux du second concours.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

41 000 élèves supplémentaires en 2005
Selon une étude ministérielle, le nombre d'élèves dans l'enseignement primaire a augmenté de 0,6% à la rentrée 2005, soit 41 000 écoliers supplémentaires. Une hausse qui est gommée par la baisse de la scolarisation à 2 ans : le taux de scolarisation à 2 ans est passé de 26 à 24% de 2004 à 2005.

Le nombre d'écoles continue également à décroître : 56 158 écoles en 2005 contre 59 242 en 1999 (-5%). En revanche le nombre d'écoles privées augmente particulièrement pour les maternelles (+ 3%).

L'enquête révèle également de fortes disparités entre académies. L'ouest et le sud connaissent une hausse rapide des effectifs.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni/ni2005/ni0541.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html

L'intégration et ses problèmes
C'est le premier problème grave depuis que la loi impose la scolarisation des élèves handicapés. Selon l'AFP, une institutrice de Provins (Seine-et-Marne) est convoquée devant le conseil de discipline pour avoir refusé la scolarisation d'en élève handicapé. La plainte des parents est soutenue par le ministre de la Fonction publique, élu municipal de la ville, qui a demandé le déplacement de l'enseignante.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]

Indemnité de logement
"L'instituteur divorcé ou séparé au domicile duquel la résidence d'au moins un enfant est fixée en alternance en application de l'article 373-2-9 du code civil bénéficie également de la majoration prévue à l'alinéa précédent. Cette disposition s'applique aux deux parents s'ils sont tous les deux instituteurs". Un décret publié au J.O. du 10 janvier reconnaît aux instituteurs divorcés le bénéfice de la majoration de l'indemnité représentative de logement.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Prix La Map
Les prix "La main à la pâte" sont proposés aux établissements français de France ou de l'étranger. Ils récompensent des activités scientifiques expérimentales menées en classe.
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/1/MENE0502735X.htm

Organisation des commissions d'appel
Le J.O. du 15 décembre publie un arrêté organisant les "commissions départementales d'appel des décisions relatives à la poursuite de la scolarité à l'école primaire". Chargée de statuer sur les appels des parents devant les décisions de redoublement prévues par la loi Fillon, ces commissions comprendront 14 membres dont 4 représentants des parents.
Au J.O.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

L'appel d'un chercheur
" Afin de conclure mes observations de classe, je recherche deux enseignants volontaires de CE1 pour participer à une recherche, que je mène dans le cadre d’un doctorat de formation des adultes au CNAM Paris, sur la pratique enseignante en grammaire à l’école élémentaire. Il s’agit de filmer le déroulement d’un cours de grammaire sur les notions de Groupe Sujet / Groupe Verbal, de déterminants ou de compléments. Et dans un second temps, d’analyser avec l’enseignant titulaire de la classe son travail, actions et interactions lors d’une projection du film après-coup (méthodes empruntées à l’analyse du travail en ergonomie)". Philippe Clauzard, doctorant au Cnam souligne que "cette démarche offre la possibilité de voir le film de son activité enseignante pour mieux comprendre son travail, non pas l’évaluer. C’est permettre une distance sur son « agir » en classe".
Contact : philippe.clauzard@free.fr

- Collège    [ Haut ]

Les collèges s'allègent un peu
A la rentrée 2005, l'enseignement secondaire français a accueilli 5 485 400 élèves, soit 55 000 de moins qu'en 2004. C'est le collège qui perd l'essentiel de cet effectif, alors que les lycées professionnels connaissent une nouvelle hausse (+ 4700).
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni/ni2005/ni0542.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html

- Lycée    [ Haut ]

Le bac 2006
Quelles épreuves sont applicables en 2006 ? Quels textes les régissent ? Une note publiée au B.O. du 5 janvier présente les modifications survenant au bac en 2006 ainsi que les dispositions réglementaires. Ainsi en série L elle rappelle la nouvelle épreuve de spécialité "arts du cirque", en série STG l'épreuve anticipée de français, en séries générales les nouvelles épreuves de TPE.
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/1/MENE0502737N.htm

Organisation du bac à l'étranger
Le B.O. n°1 publie une note précisant les modalités d'organisation de la session 2006 du bac dans les centres ouverts à l'étranger.
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/1/MENE0502741N.htm

Vers une "rationalisation" du bac ?
Selon l'AFP, le ministère pourrait "rationaliser l'organisation des examens, allonger le temps scolaire, diminuer le coût d'organisation et économiser de 300 à 450 emplois". Ces recommandations figurent dans un audit réalisé par l'Inspection des finances et l'Inspection générale de l'éducation nationale. Il propose de réduire le nombre d'épreuves.

Plutôt que de refonder le bac en proposant d'autres formes d'évaluation, c'est le projet Fillon d'un simple allègement comptable du bac qui refait surface.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]

Les maths dominent toujours la réussite au bac
"Certaines épreuves, lorsqu’elles sont réussies, assurent une forte probabilité de succès. A l’inverse, lorsque le candidat obtient une note insuffisante dans une autre matière, sa probabilité d’échec peut être plus ou moins forte… Il apparaît que dans la spécialité sciences économiques et sociales de la série ES , un candidat qui a réussi l’épreuve de mathématiques a une probabilité de réussite supérieure à la moyenne (graphique 6 a)) : près de 90 % des candidats qui ont eu plus de 10 en mathématiques réussissent dès le premier groupe. C’est aussi le cas dans la spécialité mathématiques de la série S (96 %)…". L'étude ministérielle sur la docimologie du baccalauréat de la session 2003 permet ainsi d'identifier, pour chaque bac, les matières "à ne pas louper".

On pourra retenir de cette étude que, très souvent, les maths et les sciences déterminent la réussite, même quand elles n'ont pas un coefficient écrasant. Car à coefficient égal, la situation des matières peut différer. L'étude se situe également au moment où le ministère envisage un bac "allégé". C'était un projet de F. Fillon, gelé depuis les manifestations lycéennes. Ce bac continuerait à s'appuyer sur des épreuves traditionnelles mais moins nombreuses et donc coûteuses. Elle met en évidence ces matières incontournables.

Mais, dans l'immédiat, il apporte des informations et des perspectives de débats précieuses aux lycéens et à leurs enseignants.
http://www.education.gouv.fr/stateval/dossiers/listedossier[...]

Un bac S peut en cacher un autre
"Les 4 spécialités du bac scientifique se caractérisent par des populations différentes en nombre, taux de réussite, sexe, âge et origine sociale" affirme une étude ministérielle sur "la docimologie du bac scientifique". Au sein de la filière d'élite du système éducatif français, la sélection sociale s'opère violemment. Un univers sépare les bacheliers des sciences de l'ingénieur ou des SVT des purs matheux. Ceux-ci sont majoritairement masculins et de milieu très favorisé alors que la spécialité SVT accueille majoritairement des filles et comptent un plus fort pourcentage d'élèves de milieux défavorisé ou moyen. Les sciences de l'ingénieur se caractérisent par leur très forte masculinité (90 % !) et leur plus large ouverture sociale (20% de défavorisés). Au sein de l'élite, ségrégation sociale et préjugés perdurent…
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni/ni2005/ni0538.pdf

Inscription en CPGE
Les inscriptions pour les classes préparatoires aux grandes écoles se dérouleront du 20 janvier au 20 mars 2006 et du 20 janvier au 20 avril 2006 pour le cycle préparatoire intégré des écoles de chimie et de génie chimique de la Fédération Gay-Lussac, le cycle préparatoire polytechnique des instituts nationaux polytechniques, les écoles nationales d’ingénieurs et les écoles du groupement d’écoles d’ingénieurs publiques à parcours intégré. Toutes ces inscriptions se feront sur internet uniquement.
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200611[...]

- Enseignement professionnel    [ Haut ]

Concours PLP : 1818 postes
Le J.O. publie la répartition des 1818 postes proposés aux concours de recutement PLP (dont 1450 à l'externe).
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
Répartition
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

- Le Café    [ Haut ]

Un forum pour les "expatriés"
Le Café rouvre un forum spécial pour les enseignants des établissements français à l'étranger, qu'ils soient expatriés, de recrutement local etc. Utilisez le pour garder le contact, proposer des annonces, nous transmettre des informations ou simplement échanger avec le Café.
http://www.cafe-leblog.net/index.php?2006/01/02/31-pour-les[...]

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