Informations Professionnelles (Café N° 70)

Version imprimable Version imprimable

- A la Une : Sorties scolaires : une mise au point invite les établissements à… se débrouiller

- Le système scolaire

- Vie professionnelle

- Primaire

- Lycée

- Enseignement professionnel

- Le Café

Dossier spécial - ZEP : quelle politique ?

Édition du 25-02-2006

- François Jarraud -

- A la Une : Sorties scolaires : une mise au point invite les établissements à… se débrouiller    [ Haut ]

Plusieurs Chambres régionales des comptes ont remis en question une pratique fréquente pour financer les voyages scolaires : faire bénéficier les accompagnateurs des voyages de la gratuité, le coût de leur voyage étant pris en compte dans les versements des familles. Ces décisions ont fait grand bruit, les enseignants refusant de payer pour accompagner leurs élèves.

Le ministère publie une mise au point où elle rappelle les décisions des Chambres régionales des comptes. "Il est important de rappeler que ces observations ne constituent, en aucune façon, une remise en cause de la gratuité de ces voyages pour les accompagnateurs, qu'ils soient enseignants ou bénévoles" affirme la Desco. "En effet, les enseignants accompagnateurs, qui exercent une mission au service de l'établissement, sont considérés comme étant en activité de service, tout comme les accompagnateurs bénévoles qui contribuent occasionnellement au fonctionnement du service public. Le financement des voyages pour les accompagnateurs doit donc être recherché parmi les modalités mentionnées précédemment (à l'exception de la participation des familles)".

Comprenez que les établissements sont invités à puiser dans les fonds du Foyer socio-éducatif (en clair : les enseignants doivent se débrouiller pour organiser des animations qui rapportent pour financer le voyage), demander l'aide d’une collectivité locale, ou "les subventions d'entreprises privées" !. En effet, à qui d'autre un établissement scolaire pourrait-il demander de financer une sortie éducative…
http://eduscol.education.fr/D0176/seconddegre.htm
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index201005.php

- Le système scolaire    [ Haut ]

Sarkozy veut moins d'Etat pour l'Ecole
"Il faut donner leur autonomie aux établissements scolaires". L'UMP tenait mercredi 22 février sa convention nationale sur l'Ecole en présence de Nicolas Sarkozy, des ministres Robien, Fillon et Ferry et des chantres de l'école d'autrefois (M Le Bris, M.-C. Bellosta, L. Lafforgue etc.).

Nicolas Sarkozy a présenté un programme pour l'Ecole où reviennent deux mots : autonomie et liberté. C'est d'abord l'autonomie des établissements présentée comme "un facteur clé de la réussite". Dans l'esprit de N. Sarkozy elle doit permettre une offre scolaire variée et mieux adaptée aux élèves. "C'est une réforme qui doit nous permettre… de supprimer la carte scolaire" annonce le président de l'UMP. "Je crois dans le libre choix des établissements par les parents". Et il invite déjà l'Etat à favoriser et à autoriser l'ouverture de nouveaux établissements privés sous contrat dans les quartiers. "Pourquoi la possibilité de choisir l'enseignement privé serait-elle réserver aux beaux quartiers ?".

Sur le terrain pédagogique, N. Sarkozy souhaite davantage de sport et de langues (dès le CP). Il demande aussi que les enseignants soient rémunérés "au résultat" et par exemple qu'on paye davantage ceux qui font des études dirigées. Il semble d'ailleurs que ce soit déjà le cas depuis quelques décennies…

La convention a été aussi l'occasion pour l'UMP de promouvoir les théories des ultra-conservateurs de l'Ecole, qui s'affichent comme les experts pédagogues de l'UMP : Marc Le Bris, M.-C. Bellosta.

Que retenir du plan Sarkozy ? D'abord ses contradictions. Les établissements privés sont implantés plutôt dans les beaux quartiers parce qu'ils sont payants. Si l'Etat autorise de nouvelles ouvertures, il diminuera le pourcentage d'élèves de milieu favorisé dans les établissements publics. Il n'augmentera pas le pourcentage d'élèves défavorisés dans le privé. Quoiqu'en dise N. Sarkozy supprimer la carte scolaire et développer le privé augmentera la ségrégation sociale. C'est visiblement l'objectif recherché. Que dire de l'autonomie des établissements ? Peut-elle vraiment permettre le développement de projets pédagogiques originaux adaptés à des publics scolaires différents ? En théorie, oui. Dans la réalité on voit bien que très peu d'établissements privés ont su développer des projets originaux. Si l'autonomie administrative peut se décréter, l'innovation et la créativité pédagogique ne peuvent être propulsés hiérarchiquement.

Pour en savoir plus sur cette journée, nous vous invitons à lire le reportage illustré de Patrick Picard qui a assisté pour le Café à cette journée de l'UMP.
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/ump/index.php
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://www.lefigaro.fr/france/20060222.FIG000000254_nicolas[...]

Les réactions syndicales à la convention UMP
Pour le Sgen-CFDT, Nicolas Sarkozy… apparaît bien comme le chantre du libéralisme avancé. Alors que l’absence de mixité sociale dans les écoles et établissements se fait de plus en plus criante, il veut supprimer toute carte scolaire. Il contribuerait ainsi à renforcer la ghettoïsation de certains établissements : c’est sans doute sa conception de « l’apprendre à vivre ensemble". Le Sgen dénonce le refus de voir les réalités sociales en face : " il est manifestement plus simple de considérer échec ou réussite scolaire comme une « affaire d’individu » que de prendre en considération l’environnement familial, social, économique…" Enfin le Sgen s'oppose à des rémunérations différentes pour les enseignants : "la mise en avant de rémunérations différenciées des enseignants, de sa conception de la liberté pédagogique montrent qu’il considère le métier enseignant comme une profession libérale alors que l’urgence aujourd’hui c’est de former les enseignants au travail en équipe et de leur en donner les moyens".

Le Se-Unsa a une réaction encore plus forte : " le plan de Nicolas Sarkozy ne vise pas à moderniser mais à casser le service public d’éducation… La suppression des ZEP ne réglerait en rien la question de l’insuffisante mixité sociale dans les établissements. Elle porterait un coup fatal aux efforts accomplis jusqu’alors par les différents acteurs de l’école pour agir ensemble sur un même territoire dans l’objectif de réduire les inégalités dans et hors l’école. L’individualisme exacerbé ne saurait tenir lieu de politique éducative. La suppression de la carte scolaire au profit d’une concurrence généralisée entre établissements ne ferait qu’étendre l’absence d’hétérogénéité sociale. Le phénomène de ghettoïsation qui touche certains établissements s’en trouverait renforcé".
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article.php3?id_article=1020
http://www.se-unsa.org/presse/comm/page.php?id=060222

275 millions pour le privé selon le Se-Unsa
Selon l'AFP, le Se-Unsa s'insurge contre la loi du 13 août 2004 qui fait obligation aux communes de contribuer au financement de la scolarité d'enfants qui fréquentent une école privée dans une autre commune. Pour le Se-Unsa, cette loi concerne 300 000 enfants et pourrait amener 275 millions d'euros dans les caisses des écoles privées, soit "trois fois le budget du plan Robien pour les collèges réussite".

"Une commune comme Clichy-sous-Bois en Seine-Saint-Denis qui n'a pas d'école privée devra financer la ségrégation sociale et payer pour ses résidents fréquentant l'école Saint-Louis ou Sainte-Clotilde du Raincy, commune riche limitrophe" déplore le Se-Unsa.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]

La Plan violence de Robien
"D'ici la fin de l'année, chaque établissement devra être muni d'un plan de prévention contre les violences scolaires". Une idée apparemment de "bon sens", présentée, selon l'AFP, par le ministre de l'éducation nationale dans le cadre d'un plan gouvernemental contre la violence scolaire.

Hélas tout se gâte quand le ministre parle du plan : il s'agit de mettre en place "des rapprochements et un partenariat plus resserré avec la police ici, la gendarmerie là". Le ministre est favorable "à la présence d'un policier - ou d'un gendarme en zone gendarmerie - en permanence ou plusieurs fois par semaine dans les établissements".

Le premier ministre, lui, envisage "un véritable partenariat avec la police qui permette de répondre aux demandes des établissements scolaires, de répondre aux demandes de la communauté éducative".

Nicolas Sarkozy est lui aussi intervenu dans le débat affirmant "Il faut que l'école ait une loi: le règlement intérieur… On a le devoir de saluer son professeur, de ne pas garder son blouson et sa casquette en classe".

Des déclarations dont on peut pour le moins souligner la légèreté. Les établissements ont déjà des règlements intérieurs. Ils ne résolvent pas toutes les difficultés. Le partenariat avec la police est déjà effectif dans la quasi-totalité des établissements et il aide les établissements à gérer les difficultés quotidiennes.

Mais on peut douter des effets bénéfiques du mélange des genres entre éducateurs et policiers. Une politique de lutte contre la violence scolaire ne se réduit pas au maintien de l'ordre. Comme le montre l'enquête du Café sur la violence scolaire, elle engage toute une communauté. Son succès dépend justement d'une bonne coordination entre les différents acteurs (éducation nationale, associations, élus, police etc.) ce qui suppose que chacun soit dans son rôle. Faire croire qu'on va faire face au problème uniquement par la présence policière, c'est encore aggraver la situation dans les établissements. En fait cette mesure participe de la dislocation des zep engagée par le gouvernement. Enfin comment ne pas souligner l'incohérence d'une politique qui supprime les aides éducateurs mais est prête à financer des policiers dans les écoles.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/violence/index.php

Violence et médiatisation
"Depuis le drame d’Etampes (Essonne), j’observe une construction politique et médiatique autour d’un fait divers absolument exceptionnel, qui n’est pas représentatif du tout. Et cet incident a entraîné le recueil d’un certain nombre d’autres faits divers moins graves…" Dans le quotidien 20 Minutes, Maryse Hedibel, IUFM Nord-Pas-de-Calais, souligne la médiatisation de la violence scolaire et ses risques. "Les appels au secours des enseignants ne sont pas entendus par la hiérarchie, alors qu’il suffit d’un simple coup de pied d’un élève pour que tout s’arrête et que les profs exercent leur droit de retrait. Je ne les critique pas, car le ministre de l’Education lui-même les incite à porter plainte. Ce qui revient à déléguer à l’extérieur la gestion disciplinaire des élèves".

Face à cet usage médiatique de la violence scolaire, il n'est peut-être pas inutile de rappeler quelques chiffres, tirés d'une étude officielle. "On enregistre ainsi une hausse de 1% (en 2004-2005) par rapport à l’année scolaire 2003-2004, beaucoup plus modérée que celle de 12%enregistrée en 2003-2004. Comme les années précédentes, seule une proportion limitée d’établissements a signalé un grand nombre d’actes : la moitié des incidents sont déclarés par 10% des établissements seulement… Les auteurs et les victimes des actes de violence signalés sont en très grande majorité des élèves".
http://www.20minutes.fr/journal/paris/article.php?ida=71225
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni/ni2005/ni0530.pdf
http://www.liberation.fr/page.php?Article=354856

Sarkozy et le carnet de comportement
"Il faut détecter les troubles du comportement dès 6 ans. Et pas se contenter de contrôler, comme il y a quarante ans, poids, taille et vaccins". Selon Libération, Nicolas Sarkozy souhaite ainsi créer un "carnet de comportement… de la naissance à l'entrée dans la vie d'adulte". Des recommandations qui font froid dans le dos mais qui s'appuient sur le rapport de l'Inserm.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=356751
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index230905.php

Bilan positif de la loi sur le voile pour le ministère
"Tous les requérants ont été déboutés". Dans le rapport remis au ministre, Hanifa Chérifi dresse un bilan positif de l'application de la loi du 15 mars 2004 sur le port de signes religieux ostensibles dans les établissements scolaires. D'abord parce que le nombre de cas signalés a fortement chuté : 639 en 2004-2005 contre 1465 un an plus tôt. Ensuite parce qu'au bout du compte il n'y a eu "que"47 exclusions. Pour Hanifa Cherifi, "la première observation que nous retiendrons ici est celle d’un « effet loi »… Cet effet a été amorcé dès l’année précédente avec la préparation de la rentrée 2004 dans la perspective de l’application de la loi. Nombre d’élèves voilées avaient alors informé de leur intention de retirer leurs voiles avec l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation. Beaucoup d’observateurs ont attribué ce résultat à un « effet otages », et à lui seul. Assurément, l’une et l’autre de ces causes ont contribué à ce résultat. Mais, faut-il écarter la part de travail fourni par les équipes pédagogiques en direction des élèves dans le cadre du dispositif mis en place dès le mois de mai ? Plus généralement, les mentalités ont évolué. Mieux comprise, la laïcité est aujourd’hui mieux acceptée".

Elle se félicite également que " les dispositions de la nouvelle loi introduisent une rupture et rétablissent l’autorité des chefs d’établissement… Par ailleurs, les clarifications introduites dans les nouvelles règles du jeu ont fait disparaître (quasiment) les conflits opposant les enseignants à leur hiérarchie sur cette question".

Le rapport permet également une géographie du voile en France : 208 cas pour l'académie de Strasbourg, 118 à Lille 70 à Créteil et 31 à Montpellier.

Mais il reste muet sur certains effets de la loi. Combien d'élèves sont parties à l'étranger ? Combien sont déscolarisés ?
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/rapport/rapport_cherifi.pdf

La règle de droit
Dans quel cas l'administration doit-elle protection à ses agents ? Comment établir le harcèlement moral ? A-t-on le droit de distribuer aux enseignants d'un établissement des documents administratifs en utilisant une chemise portant un logo publicitaire ? Autant de cas concrets analysés par les experts juridiques de l'ESEN.

Vous avez un doute ? La première affaire établit que l'administration ne doit pas protection dans tous les cas. Dans la dernière, le principe de neutralité du service public devrait l'emporter. Mais l'affaire est en appel…
http://www.esen.education.fr/documentation/liste.phtml?idRP[...]

Comptabilité des établissements
Le B.O. n°5 consacre un encart à 5 textes qui concernent la constatation et l'apurement des débets des comptables publics et leur responsabilité personnelle.
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/5/encart.htm

Un nouveau recteur pour la Corse
Gilles Prado est nommé recteur de Corse.
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200628[...]

L'affaire Garfieldd bouscule le ministre
"Au vu de son dossier, le ministre arrêtera prochainement une décision mieux proportionnée à la faute commise par ce fonctionnaire". Dans un communiqué de presse, Gilles de Robien laisse entrevoir une issue positive au recours déposé par le proviseur révoqué pour son blog. C'est que l'affaire Garfieldd pourrait se transformer en "proviseurgate".

Le Monde du 20 janvier apporte quelques éclaircissements sur l'attendu de la décision de révocation. Elle serait motivée par le fait que le proviseur aurait " diffusé des textes et des photos évoquant ses expériences sexuelles, parfois de manière explicitement obscène ou pornographique… Par ce blog il rend publiques des correspondances (...) avec d'autres détenteurs de blog qui lui répondent sur des thèmes manifestement pornographiques, l'un des correspondants, au moins, diffusant des photos où des mineurs sont représentés à côté d'adultes".

Or la consultation des archives du blog permet de constater que celui-ci ne contient pas de documents pornographiques. Son auteur ne saurait être tenu pour responsable des publications sur d'autres sites. Lui-même affirme dans Le Monde "Je veux bien admettre que j'ai agi avec légèreté et que j'aurais dû être plus prudent, car par recoupement on a réussi à m'identifier mais en aucun cas on ne peut m'accuser de diffamation ou d'atteinte aux bonnes moeurs."

De cette affaire on peut déjà tirer deux conclusions. La première c'est l'instrument de liberté que constitue Internet. C'est grâce à "Internet Archive", une association américaine, que le public a accès au contenu du blog Garfieldd et peut constater les failles de l'accusation. La seconde c'est, malgré tant de déclarations, l'inadaptation de la culture administrative française à l'Internet. Celui-ci bouleverse ses repères et conteste ses usages. Cet incident révèle l'opposition entre la culture du silence et de l'autorité verticale, qui est celle de l'administration, et celle d'Internet qui repose sur la diffusion de l'information par des réseaux horizontaux. Cette culture de réseaux, l'éducation nationale échoue à l'intégrer tant elle lui est étrangère, même si elle est particulièrement importante pour la diffusion de la formation pédagogique et son propre fonctionnement.

L'affaire Garfieldd pose clairement les questions de l'égalité des droits des homosexuels dans l'administration et de la liberté d'expression de ses agents. A ces deux questions, il faudra une réponse ministérielle. Il n'est pas indifférent de voir à nouveau le ministre déjuger son administration.
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200612[...]
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-732900@51-727021,0.html
http://www.archive.org

Le proviseur blogger suspendu
Selon l'AFP, le proviseur révoqué pour avoir tenu un blog jugé scandaleux par sa hiérarchie, sera finalement suspendu un an (dont 6 mois avec sursis). Au terme de cette suspension il sera réintégré sur un autre poste. L'administration lui reprochait d'avoir tenu un blog pornographique. La consultation des archives du site a mis en évidence quelques maladresses vis-à-vis de ses collègues mais contesté le caractère pornographique de son blog. Reste que ce proviseur évoque son homosexualité…
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]

Les éditeurs scolaires se rebiffent
"Qu'il s'agisse de l'antisémitisme, de la mémoire de l'esclavage ou de la colonisation, de la place des femmes dans la société ou de l'illettrisme en France, il ne se passe plus un jour sans que les manuels scolaires soient attaqués publiquement. Ils deviennent responsables de tous les maux de la société, boucs émissaires faciles". Selon une dépêche de l'AFP, 15 éditeurs scolaires français (Hachette, Hatier, Bordas, Delagrave, Magnard, Nathan, Retz, etc.) manifestent leur résistance aux pressions exercées sur eux.

"Le choix des manuels est fait collectivement par les enseignants après consultation de l'intégralité des ouvrages proposés. Cela garantit une indépendance certaine vis-à-vis des groupes de pression qui se manifestent régulièrement auprès des maisons d'édition".

Qui peuvent bien être ces "groupes de pression" ? Des élus UMP ont vilipendé les manuels d'histoire sur la place, "pas assez positive", qui y serait faite au colonialisme français. Plus récemment, le ministre de l'éducation nationale a critiqué les manuels de lecture et convoqué les éditeurs.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]


- Vie professionnelle    [ Haut ]

Formation : Les propositions du Cdiufm sur l'intégration des IUFM à l'université
La conférence des directeurs d'IUFM (CDIUFM) a transmis au ministre des propositions pour faciliter l'intégration des IUFM dans les universités. La Cdiufm demande le maintien de moyens de direction pour les Iufm, la maîtrise du recrutement et des programmes de formation ainsi que la délivrance des certifications. A l'entrée dans le métier, le Cdium envisage "la poursuite d'une formation à l'Iufm adossée à un portfolio de compétences, liée… aux conditions réelles de l'exercice du métier".

Le Cdiufm souhaite aussi maintenir le mémoire professionnel : l'évaluation des professeurs-stagiaires s'appuierait sur une formation disciplinaire et didactique, des stages, et la production d'un mémoire professionnel.
http://www.amue.fr/Actu/Actu.asp?Id=1069&Inst=CDIUFM

Les sujets des concours
Le Crdp de Nice met enligne les sujets proposés aux Capes internes 2006. Vous y trouverez, par exemple, l'épreuve d'admissibilité de documentation, les commentaires guides d'anglais, d'espagnol ou d'italien, la composition de géographie et le commentaire d'histoire, l'épreuve de didactique de lettres modernes, la composition de maths et de SVT, la composition de Ses etc. L'EPS n'est pas oubliée.
Sujets Capes 2006
http://www.crdp-nice.net/bouquet/doc_ad/listing_sujets.php?[...]
Composition d'EPS
http://www.crdp-nice.net/bouquet/doc_ad/listing_sujets.php?[...]

Report de deux épreuves des concours
Deux arrêtés parus au J.O. du 16 février reportent une épreuve de l'agrégation interne d'art plastique et du concours de CPE au 6 mars. Cette dernière a été annulée suite à une erreur dans un jury.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
caerpa
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Intégration des C.E. et AECE
Le J.O. du 21 février fixe le contingent d'intégration des chargés d'enseignement et AECE : 17 chez les professeurs certifiés et 1 en PEPS.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

La grève du 2 février
Traditionnelle bataille de chiffres à l'issue de la journée. Le ministère annonce 22 à 28% de grévistes (22 en lycée, 29 en collège, 28 dans le primaire). Le Snes parle de 41% dans le secondaire et le Snuipp de 40 à 50% dans le primaire.

La presse a remarqué une forte représentation des enseignants dans les cortèges (20 000 personnes à Paris).

Pour le Snuipp, "les opérations de carte scolaire ont lieu dans tous les départements : elles ont renforcé la participation des enseignants du premier degré à cette journée… Par ailleurs, sur la prétendue relance des ZEP, non seulement la plus grande part des 7 115 écoles actuellement situées en zone prioritaire ne sont pas concernées par le dispositif « réseau ambition réussite », mais celles qui font partie du dispositif EP1 sont écartées des mesures prévues. La création de 740 postes, alors que plus de 34 000 élèves supplémentaires sont attendus, amplifiera les difficultés déjà rencontrées notamment en maternelle".
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200622[...]
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]

La grève du 93
Selon les syndicats, 50 à 60% des enseignants de Seine Saint-Denis ont fait grève le 26 janvier. Ils protestent contre la nouvelle carte scolaire, le manque de moyens dans l'académie et la remise en question des Zep par Gilles de Robien. "Comment peut-on dire qu'on va aider les lycées à rattraper leur retard si on sort les meilleurs?" fait remarquer, selon l'AFP, une CPE, faisant allusion à une mesure annoncée par Robien : la possibilité pour les bons élèves de zep de déroger à la carte scolaire. Une mesure gouvernementale assez typique puisque sacrifiant les établissements zep en exaltant la méritocratie et l'individualisme.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]

Journée anti-CPE le 7 mars
Quatorze organisations de l'éducation (la Fsu, la Cgt, la Cfdt, l'Unsa, la Fcpe, l'Unl, la Fidl, l'Unef, la Ligue de l'enseignement etc.) appellent à participer à la journée nationale de mobilisation contre le Contrat Première Embauche. "Avec la loi égalité des chances, on s'attaque de deux manières aux jeunes, d'une part en remettant en cause la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans avec l'instauration de l'apprentissage junior dès 14 ans, qui autorise le travail de nuit dès cet âge, d'autre part en tentant de mettre en place le CPE qui vise à généraliser la précarité de l'emploi et des conditions de vie…. Parce que nous sommes attachés à une politique éducative qui permette à tous l’accès à un emploi durable et une pleine insertion dans la société, parce que nous sommes attachés à construire un avenir pour notre jeunesse, nous assurerons le succès du 7 mars".
http://www.snes.edu/snesactu/article.php3?id_article=1950

La pétition contre le "trouble des conduites" dépasse les 20 000 signataires
" En stigmatisant comme pathologique toute manifestation vive d’opposition inhérente au développement psychique de l’enfant, en isolant les symptômes de leur signification dans le parcours de chacun, en les considérant comme facteurs prédictifs de délinquance, l’abord du développement singulier de l’être humain est nié et la pensée soignante robotisée". La pétition lancée par des psychologues, pédopsychiatres et psychiatres pour dénoncer le rapport de l'Inserm sur les "troubles du comportement" vient de franchir le cap des 20 000 signatures.

Elle bénéficie du soutien du Syndicat National des Psychologues de l'Education Nationale Unsa qui estime que "l’approche scientifique y est détournée pour des conclusions inquiétantes qui ressemblent parfois aux propositions du rapport Benisti. Les caractéristiques de l’adolescence (transgression, opposition à l’autorité…) sont parfois assimilés à des symptômes. L’enfance, dans cette expertise, est déjà suspectée alors que tout individu a le droit d’évoluer et de changer".
http://snpsyen.site.voila.fr/aufildesjours/zero_de_conduite[...]
http://www.pasde0deconduite.ras.eu.org/index.php
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index230905.php

Occupations dans le 93
"On veut ainsi exprimer notre sentiment que la violence des propositions Robien est pire que celle des violences urbaines". Selon l'AFP, des enseignants occupent leur collège la nuit pour manifester leur opposition. Quatre établissements de Drancy seraient occupés.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]

Semaine d'action pour les frais de déplacement
"Sous-estimation des enveloppes budgétaires et kilométriques, suppression de remboursements pour la participation aux actions de formation, insuffisance du taux kilométrique dans un contexte de hausse du carburant". Le Snuipp, le Se-Unsa et le Sgen-Cfdt appellent à une semaine d'action du 23 au 28 janvier en faveur des personnels amenés à se déplacer (remplaçants, membres des Rased, conseillers pédagogiques etc.
http://www.snuipp.fr/article3050.html

- Primaire    [ Haut ]

La Lecture en débat
Le Café dédie un dossier spécial au débat sur la lecture. On le trouvera en rubrique "actualité pédagogique".
http://www.cafepedagogique.net/disci/pedago/70.php

Lecture : Le point de vue de scientifiques
" Dans le débat sur "les méthodes de lecture", la Science a bon dos. Invoquée à la fois par le Ministre de l'Education Nationale et par ses opposants, elle semble se plier aux différents points de vue. Pourtant, après maints débats alimentés de citations tronquées, les nuances d'un point de vue qui vise à l'objectivité scientifique n'ont toujours pas réussi à se faire entendre. Il nous paraît donc important de clarifier ce que les recherches scientifiques permettent (ou pas) de dire". Franck Ramus, Liliane Sprenger-Charolles et nombre d'autres chercheurs signent ensemble dans le Café pédagogique un texte qui éclaire le débat sur la lecture

Faut-il revenir, comme le ministre l'exige, aux vieilles méthodes enseignant exclusivement le B-A-BA de manière répétitive et dénuée de sens ? "Certainement pas" répondent les chercheurs. "Sur ce point nous rejoignons largement l'avis du monde enseignant pour dire que les méthodes qui, dans l'état actuel de l'art, semblent optimales, initient l'enfant non seulement au déchiffrage, mais également à la morphologie, à la syntaxe, à la compréhension de textes ayant un sens, ainsi qu'à l'écriture. Simplement, le déchiffrage doit être présent dès le début du CP".

Ce texte vient après la publication par d'autres chercheurs de textes qui critiquent la circulaire ministérielle sur la lecture. On verra par exemple, dans le Café, les articles de R. Goigoux, A. Ouzoulias ou B. Devanne. La particularité de cette contribution c'est qu'elle est signée par cinq chercheurs dont les travaux étaient cités par G. de Robien à l'appui de sa décision. Quelle caution scientifique lui reste-il ?
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/contribs/ramus.php
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/actu/2006/apprendre_a_lire_reference.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html

Lecture : B. Devanne ouvre son Journal d'un Grande Section en Zep
" Comment se fait-il qu'on puisse rencontrer en ZEP des enfants aussi nombreux à un tel niveau de compétences dès le mois de janvier de la grande section ? L'explication en est simple, du moins dans son principe : alors que d'ordinaire on traque en ZEP tous les risques potentiels de difficultés de façon à prévenir l'échec annoncé, et que l'on consacre de ce fait, et de plus en plus tôt, l'essentiel de son énergie à des remédiations, les enfants de cette classe ont, depuis la petite section, été considérés comme courant le risque de la réussite".

Sa "Lettre au ministre" l'avait annoncé : Bernard Devanne nous fait partager les progrès et le quotidien d'une classe de Grande Section. Et il met en évidence le fait que la réussite du petit S…, originaire de Mayotte, ou de H…, d'origine syrienne, contredit les idées de G… de Robien. A suivre…
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/contribs/i3l.php
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/contribs/i2l.php

Les prix La main à la pâte
Gilles de Robien et Edouard Brézin, président de l'académie des sciences, ont remis le 31 janvier les prix La main à la pâte à 10 classes d'école élémentaire et 4 classes de maternelle. Le prix récompense des démarches pédagogiques qui font découvrir aux enfants les raisonnements de la science à partir d'expériences concrètes.

Ainsi l'école maternelle Berniolle de Sainte-Savine (Aube) est récompensée pour des expérimentations pendant des activités de jardinage : les enfants ont mené des expériences et échangé avec des scientifiques et des lycéens. A l'école élémentaire de l'Islet (Ille-et-Vilaine), les élèves ont réalisé un dispositif solaire pour chauffer l'eau de façon continue.

Le jury a aussi récompensé deux jeunes enseignants pour leur mémoire professionnel. Mme Maitre a travaillé sur le cahier d'expériences en sciences. Mme Doucet est récompensée pour son mémoire sur La démarche scientifique de séparation des variables au cycle 3.

Depuis 1996, La main à la pâte œuvre pour faire découvrir l'esprit scientifique aux élèves. Le dispositif s'est acquis une reconnaissance internationale.
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200613[...]
http://www.lamap.fr/

Tice et premier degré
"On assiste à l'émergence chez les enseignants du primaire d'une vraie culture de réseau. La mutualisation des ressources (sites perso, partage des ressources documentaires, échanges par messagerie, blogs professionnels…) est une conséquence de cette évolution". Dans son introduction à ce numéro 43 de Ac-Tice, Bernard Usé (Crdp Poitiers) montre bien l'enjeu du développement des TICE dans le premier degré. Et ce n'est pas le moindre des intérêts de ce numéro que d'être totalement consacré à des expériences collaboratives.

Ainsi sont présentés les "défis Internet" du Pas-de-Calais, le réseau Tice de la Vienne, ou l'encyclopédie multimédia des animaux. Autant de projets qui associent grâce aux Tice des enseignants et leurs élèves.
http://ciel5.ac-nancy-metz.fr/ac-tice/
http://www.cafepedagogique.net/disci/pratiques/29.php

Sciences en ligne continue
Sciences en ligne aide les enseignants du primaire à se familiariser avec la mise en œuvre des démarches d'investigation et de construction des savoirs. Une didacticienne et un maître ressource en sciences accompagnent les enseignants qui souhaitent se lancer dans cette démarche. Parmi les thèmes proposés cette année : l'air, la matière en cycles 2 et 3, ombres et lumières en cycle 3, l'électricité en cycle 3, les mouvements respiratoires en cycle 2 etc.
http://www.educasciences.org/sciences_en_ligne/
http://www.cafepedagogique.net/disci/article/31.php

PrimLangues lance un concours en cycle 3
La poésie est un bon moyen pour découvrir la beauté d'un langue. PrimLangues, le site d'accompagnement pour l'enseignement des langues vivantes au primaire, s'associe au Printemps des poètes. Il lance le 31 janvier le concours "le printemps des poètes en langue étrangère". Les écoliers de cycle 3 sont invités à dire et illustrer des poèmes de la langue étrangère enseignée.
http://www.primlangues.education.fr/php/actualites.php


- Lycée    [ Haut ]

Un collectif défend les lycées ruraux
"Nous nous sommes aperçus que tous les lycées ruraux de la région, et sans doute de France, étaient concernés par des fermetures de sections. Cette attaque s'inscrit dans une politique générale d'abandon des services publics : faut-il y voir la volonté d'une désertification des territoires ruraux?" Parti de Bourgogne, un collectif interpelle l'opinion publique sur le devenir des lycées ruraux et sur l'aménagement du territoire.

"D'autres services publics, tels les hôpitaux, l'Equipement, sont aussi sur la sellette, alors même que les collectivités locales et les contribuables ont consenti des investissements lourds dans ces structures. Les projets gouvernementaux visent à rendre inutiles tous ces efforts par une politique qui va à contre-courant du mouvement de retour aux petites villes et au monde rural qui s'amorce aujourd'hui… Luttons ensemble pour lui garder ses écoles, ses collèges et ses lycées, dans un véritable service public de l'Education Nationale".

Le mouvement s'appuie sur les derniers chiffres du recensement qui montrent une vive croissance de la population dans les communes rurales.
http://soslyceesruraux.hautetfort.com/

BTS Banque et BTS électrotechnique
Le B.O. n°8 publie la liste des diplômes permettant des dispenses d'unités au BTS Banque. Le même B.O. fixe les conditions de délivrance du BTS électrotechnique, première session en 2008.
Bts banque
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/8/MENS0600092A.htm
Bts electrotechnique
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/8/MENS0600100A.htm

Un second lycée musulman
"C'est le résultat de la loi sur le voile, qui a exclu de nombreuses jeunes filles de l'enseignement public" déclare dans Libération le recteur de la grande mosquée de Lyon. Un second lycée musulman, piloté par l'UOIF, ouvrira à Décines près de Lyon. Il accueillera jusqu'à 500 élèves.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=361179

Modèle de convention pour le C2i en lycée
Le C2i concerne tous les étudiants y compris ceux des STS et des CPGE de lycée. Pour l'organiser une validation universitaire est indispensable. Le ministère publie une convention modèle entre université et établissement ou rectorat.
http://www.educnet.education.fr/actu/actualite.php?th=actu#[...]

Calendrier des bacs
Une note publiée au B.O. n°5 modifie le calendrier de l'Abitur et des bacs technologiques STI et hôtellerie.
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/5/MENE0600116N.htm

Epreuves de langues rares
Un arrêté publié au Journal officiel du 2 février publie la liste des académies où peuvent être subies les épreuves de langues vivantes rares (arabe littéral, arménien, cambodgien, chinois, hébreu, persan etc.) en 2006.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Les langues régionales au bac
Deux arrêtés fixent la liste des langues régionales aux bacs technologique et général à la session 2007. "L'épreuve… n'est autorisée que dans les académies où il est possible d'adjoindre au jury un examinateur compétent"
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

BTS MUC et NRC
Deux arrêtés parus au Journal Officiel présentent de nouvelles épreuves commerciales aux BTS MUC et NRC. Application à la session 2007.
Muc
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
Nrc
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

- Enseignement professionnel    [ Haut ]

1ères Assises de l'apprentissage
Organisées par la Chambre de commerce et d'industrie de Paris, lundi 27 février, ces 1ères Assises de l'apprentissage veulent lever les freins au développement de l'apprentissage. Cinq présidents de grandes entreprises sont conviés à l'événement durant lequel président de la CCIP donnera son point de vue sur les moyens de favoriser le développement de l'apprentissage.
http://www.ccip.fr/index.asp?idlangue=5&idmetapage=131

L'enseignement modulaire en BEP
Professeur stagiaire, P. Rodier réalise une enquête sur l'enseignement modulaire en BEP. Il invite les collègues de cette filière à répondre à une enquête en ligne la perception et les objectifs des modules.
http://www.toulouse.iufm.fr/cgi-bin/questionnaires/quest.ph[...]

Les lycées des métiers
Le B.O. n°4 publie la nouvelle liste des lycées des métiers.
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/4/MENE0600020A.htm

- Le Café    [ Haut ]

Un nouveau fil RSS
Vous pouvez maintenant intégrer à votre page web un fil RSS qui annonce les nouveaux dossiers spéciaux mis enligne par le Café. Ce troisième fil complète une offre qui propose déjà d'inscrire sur votre site ou dans votre navigateur les titres de L'Expresso et les articles mis "à la une" dans les disciplines du Café.
http://www.cafepedagogique.net/rss/rss.php

Dossier spécial    [ Haut ]
- ZEP : quelle politique ?

ZEP : Une "relance" du bout des doigts...
"Il faut donner vraiment plus à ceux qui en ont vraiment besoin. Et le faire selon des critères nationaux, précis et pertinents. Des critères sociaux et scolaires, qui traduisent la situation concrète des élèves". C'est avec ces fortes paroles que Gilles de Robien a entamé sa présentation de son "Plan de relance des ZEP – 1ère étape".

"A la rentrée 2006, tout établissement actuellement "zep" conservera les moyens qu'il reçoit à ce titre". Le ministre s'est voulu d'abord rassurant à un moment où la contestation fait rage dans certains établissements. Jusqu'à la rentrée 2007, les établissements sont divisés en deux catégories : EP1, les "plus prioritaires" et EP2 : les autres qui gardent les moyens acquis. Après cette date, un nombre indéfini d'établissements sera classé "EP3", c'est-à-dire destinés à quitter les ZEP. Pour le moment, il annonce l'entrée de 18 nouveaux établissements, principalement des DOM, en zone prioritaire.

La "relance" ne concerne donc que les établissements EP1. Le ministre a retenu 249 collèges auxquels s'ajoutent près de 1600 écoles. Ces établissements bénéficieront de moyens accrus : 3000 assistants d'éducation et 1000 enseignants. Ces derniers "conservant une charge d’enseignement à temps partiel, ont aussi pour mission d’accompagner les élèves dans le cadre des programmes personnalisés de réussite éducative et de participer à l’accompagnement des jeunes enseignants. L’affectation de ces personnels supplémentaires permettra aussi de donner de la souplesse à l’emploi du temps des professeurs pour favoriser le travail en équipe et la concertation". Collèges et écoles primaires seront organisés en réseaux pilotés par un "comité exécutif" constitué du principal et des directeurs.

Les TIC sont elles aussi mobilisées : "le ministère lancera un appel à projet visant à soutenir des initiatives de communes ou de groupements de communes, d'associations, de partenaires de l'Éducation nationale, pour la mise en œuvre de services d'accompagnement à la scolarité utilisant les TIC. Les projets présentés concerneront en priorité les élèves de la fin de l'école primaire en difficulté scolaire pour des raisons diverses : maîtrise insuffisante de la langue, absence de méthode de travail, lacunes disciplinaires ; ils prendront en compte la nécessaire transition entre l’école et le collège".

Le ministre semble avoir entendu plusieurs remarques amenées par les mouvements pédagogiques, comme l'OZP, ou les syndicats. Il a enfin compris que la politique ZEP devait impliquer à égalité les écoles. Il y a l'amorce d'une volonté de stabiliser les équipes, en donnant aux enseignants de ZEP quelques avantages (priorité pour les mutations).

Mais ces avancées sont contrariées par d'autres choix. Ainsi le ministre abandonne le souhait de voir arriver en zep des enseignants chevronnés. Les 1000 "professeurs expérimentés" seront choisis parmi les plus anciens, ou les moins récents, des enseignants actuels en zep. Les équipes pédagogiques sont mentionnées mais les professeurs ne bénéficieront pas de temps de concertation. Alors que les travaux de T. Piketty ont établi qu'une baisse sensible des effectifs élèves aurait un impact positif sur les résultats des élèves les plus en difficulté en zep, les moyens annoncés ne permettent pas de l'envisager. Enfin, ces quelques moyens supplémentaires sont fournis par prélèvement sur les dotations des autres collèges, y compris, sans doute, les EP2.

Sur d'autres points le ministre assume totalement ses choix idéologiques. Ainsi quand il évoque les parents des élèves en zep. "Pour que les parents soient mieux impliqués dans le suivi scolaire de leurs enfants, l'école ou le collège devront expliquer aux parents le règlement intérieur". On retrouve là les préjugés négatifs du ministre.

Car, finalement, la définition sociale des zep n'est qu'une façade. "Mon action pour l'éducation prioritaire doit être comprise dans cette perspective : il ne s'agit pas d'une énième politique de zonage, il s'agit de l'application du même principe d'aide personnalisée , adapté à proportion du nombre d'élèves en difficultés !" affirme le ministre. L'échec scolaire reste une affaire individuelle. Ainsi il annonce la multiplication des bourses au mérite. Il maintient sa décision de permettre aux collégiens bien notés des zep de choisir leur lycée, c'est-à-dire de pouvoir sortir de leur banlieue, écrémant ainsi les établissements du secteur. Pour Gilles de Robien, la réussite individuelle vaut toujours mieux qu'une politique sociale. On atteint là la limite de ce qui est présenté comme une "relance".
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200628[...]
http://www.cafepedagogique.net/disci/pedago/54.php

Les réactions au plan Zep
"Le ministre affirme que les moyens des établissements actuellement ZEP seront maintenus à la rentrée 2006. Mais aucune garantie n’est donnée pour 2007. Et surtout les éléments concrets connus pour la préparation de la rentrée 2006 montrent que beaucoup des collèges ZEP perdront des moyens à effectifs constants (-12 postes pour les Yvelines par exemple)" affirme le Snes.

Le Se-Unsa"constate que les arbitrages rendus prennent en compte certaines de ses demandes" mais présente " quatre défauts majeurs (qui) hypothèquent toujours la relance annoncée par le ministre" : pas de détermination à combattre les inégalités, pas d'articulation avec la politique de la ville, "aucune mesure ne vise l'objectif d'une plus grande mixité sociale", peu de chance de voir les équipes se stabiliser vraiment faute de moyens.

Le Snuipp évoque "un rendez-vous manqué" : "sous couvert d'« individualisation des parcours », c'est une école à deux vitesses qui est organisée. Pour certains élèves, la découverte et le projet professionnels dès la quatrième préparent les sorties précoces du système scolaire. Pour d'autres, seront réservés la possibilité de déroger à la carte scolaire ou le développement des bourses au mérite. Ces mesures vont à l'encontre d'une politique de mixité sociale".

Le Sgen-Cfdt "conteste fortement l'abandon de la notion « territoire » qui prend en compte la situation sociale, économique au profit d'une logique de « public »…, regrette… l'absence réelle de moyens nouveaux…., constate le peu de prise en compte des partenaires (parents, collectivités, associations, …) dans le cadre de projet".

Pendant que le ministre tenait sa conférence de presse, le directeur de l'école élémentaire Chevreul-Gay du Petit-Quevilly (76), située en zep, entamait son troisième jour de grève de la faim pour empêcher la fermeture d'une classe CLIS.
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article.php3?id_article=1007
http://www.se-unsa.org/presse/comm/page.php?id=060208
http://www.snuipp.fr/article3167.html

L'OZP approuve sous réserves les mesures Robien
"L’OZP estime que les mesures sur les ZEP annoncées le 8 février constituent un ensemble cohérent susceptible de donner un nouveau souffle à l’éducation prioritaire. Le dispositif de pilotage, l’annonce d’un accompagnement par des enseignants expérimentés affectés dans l’établissement, l’amorce d’une politique de gestion des ressources humaines constituent des avancées importantes". Mouvement pédagogique regroupant de nombreux acteurs des ZEP, l'Observatoire des Zones Prioritaires assortit cette approbation de réserves.

"L’OZP est foncièrement opposé à la mesure… qui prévoit un écrémage au niveau des lycées : cette mesure renforce les difficultés des lycées situés en ZEP ou à proximité, et elle peut placer les élèves transplantés dans des contextes où leur intégration sera malaisée". Elle suggère un renforcement de quelques lycées situés en ZEP pour accueillir ces élèves.

Mais, plus globalement, l'OZP estime que d'autres mesures ministérielles peuvent "brouiller le message". C'est le cas des interventions du ministre sur la lecture, du silence sur les cycles à l’école, de la suppression des moyens pour une mise en place efficace des IDD au collège et de l’apprentissage à 14 ans. "Ces différents éléments peuvent apparaître en contradiction avec les mesures spécifiques prises pour l’éducation prioritaire".
http://www.association-ozp.net/article.php3?id_article=2173

Penser équipes
"L’important, c’est le travail en équipe pour éviter que chacun ne travaille dans son coin. Les enseignants ont véritablement besoin de temps de concertation, pour la cohérence de leur travail. Les équipes doivent pouvoir, face à certaines difficultés, bénéficier du travail et de l’inventivité des autres". Dans Fenêtres sur cours, Nicolas Renard, président de l'Observatoire des zones prioritaires, demande une politique nouvelle pour les ZEP.

Point commun avec les déclarations ministérielles : la reconnaissance de situations hétérogènes dans les ZEP. "Il y a vraiment urgence pour une centaine de sites tout à fait prioritaires". L'analyse semble diverger dans la priorité accordée au travail d'équipes enseignantes. "Il faut rehumaniser ces lieux par un investissement particulier avec par exemple au niveau de l'école, des enseignants volontaires qui viennent par rapport à un projet précis. Il faut aussi des enseignants supplémentaires et bien réfléchir à la façon dont on les utilise. Pas pour abaisser de façon mécanique et résiduelle l'effectif des classes mais pour pouvoir travailler à certains moments en plus grand groupe, à d’autres avec 20, 15 ou 12 élèves ou en tout petits groupes".

Pour l'OZP, "le débat actuel, aide individuelle aux élèves ou aide aux territoires est stérile… Mais on ne peut faire travailler un élève sans tenir compte de ses problèmes de santé, familiaux ou autres. On est obligé de travailler de manière concertée et cohérente avec les différents intervenants du quartier, du territoire. Il s'agit d'aider un élève dans un territoire".
http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/fsc279.pdf
http://www.cafepedagogique.net/disci/tribune/69.php

L'appel d'une zep : les professeurs de Clichy
" Pourquoi ne pas avoir consulté ceux qui habitent, connaissent et travaillent dans ces quartiers ?... Pourquoi finance-t-on ces mesures en supprimant dans les 5e et 4e de France une demi-heure consacrée le plus souvent au soutien alors que l'échec scolaire est un véritable fléau national ? Pourquoi prive-t-on à terme un certain nombre d'établissements des avantages octroyés par l'Education prioritaire au prétexte que certains sont encore plus difficiles ? Pourquoi finance-t-on ces mesures en supprimant dans les 5e et 4e de France une demi-heure consacrée le plus souvent au soutien alors que l'échec scolaire est un véritable fléau national ?"

Pour les professeurs et parents de Clichy, signataires de cet appel paru avant l'annonce du plan Zep, c'est "parce que les choix éducatifs sont toujours des choix de société". Les 3 collèges de Clichy sont maintenant classés EP1. http://www.liberation.fr/page.php?Article=357275

Inégalité sociale à l'école : Piketty propose une solution
"Après une période d'échanges quasi théologiques sur la notion même de discrimination positive et sur le dilemme égalité/équité, il est plus que temps aujourd'hui que le débat français entre dans une seconde phase, avec des discussions plus techniques et plus précises sur le contenu même des politiques susceptibles d'être mises en oeuvre, ici et maintenant". Thomas Piketty présente dans Le Monde du 20 février ses propositions pour lutter contre l'inégalité sociale à l'école. Pour lui réduire la taille des classes en Zep serait efficace.

Des idées déjà présentées dans le Café en septembre 2004 et que T. Piketty expose ainsi dans Le Monde. "Au niveau du CE1, on constate par exemple que les écoles obtiennent généralement une seconde classe au-delà de 30 élèves inscrits, si bien que la taille moyenne de classe chute de façon importante dans les écoles comptant 32-33 enfants inscrits plutôt que 28-29. Or on observe que ces variations aléatoires des tailles de classe, conséquence des hasards de la démographie locale, engendrent à l'entrée en CE2 des variations parfaitement symétriques de la réussite aux tests de mathématiques… Les effets sont sensiblement plus importants pour les enfants défavorisés. Les coefficients obtenus sont quantitativement importants : par exemple, une réduction de la taille des classes à 17 élèves en CP et CE1 en ZEP (au lieu de 22 actuellement) permettrait de réduire de près de 45 % l'inégalité en mathématiques à l'entrée en CE2 entre écoles ZEP et hors ZEP…. Contrairement à une idée tenace en sciences de l'éducation, les instituteurs semblent tout à fait capables de tirer eux-mêmes parti de classes plus réduites".

Interrogé par le Café lors de la conférence de presse sur le plan Zep le 8 février, Gilles de Robien avait écarté cette proposition.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-743162@51-653571,0.html
http://www.cafepedagogique.net/disci/pedago/54.php

Une proposition de loi pour l'égalité d'accès aux CPGE
"La détermination des meilleurs élèves bénéficiaires de ce droit d'effectue lycée par lycée". Yannick Bodin, sénateur PS, propose que l'accès aux CPGE soit décidé dans chaque établissement, ce qui ouvrirait ainsi la porte aux jeunes de banlieue.
http://www.senat.fr/leg/ppl05-182.html

Les enseignants, levier essentiel pour M. Duru-Bellat
"Il faut choisir d’agir sur les leviers les plus efficaces : les personnels, leur pédagogie et l’enseignement. Ce n’est pas simplement en mettant un peu d’argent dans un établissement qu’on va y arriver. Il faut qu’on arrive à mobiliser les enseignants, à les former, à attirer en ZEP les plus expérimentés. Le plus important, ce sont les « ressources humaines » qu’on met dans les ZEP". Pour Marie Duru-Bellat, dans Fenêtres sur cours n°280, la politique ZEP doit s'appuyer sur les enseignants.

"Il faut aussi qu’on réfléchisse aux pratiques pédagogiques qui se sont révélées les plus efficaces en regardant par exemple dans les pays étrangers. Il y a des pays comme le Royaume Uni qui ont réussi bien mieux que nous avec des méthodes pédagogiques bien précises, avec un pilotage fort et une évaluation sérieuse".

Elle rejette l'idée d'une politique basée uniquement sur le suivi individualisé et souligne une erreur du plan Robien : l'accent mis sur le collège au détriment de l'école. " Les politiques scolaires doivent se centrer sur les premiers niveaux. Dans les débats européens, on en revient toujours à cette idée d’intervenir le plus tôt possible. Sortir quelques élèves des zep pour les faire entrer en Sciences-po, c’est intéressant, mais c’est beaucoup trop tard pour avancer vers l’égalité des chances". A noter également, dans ce numéro, un dossier qui met en valeur les zep qui réussissent.
http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/fsc280.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html

Ne pas oublier l'école et les équipes
" Je fais des réserves sur l’entrée prioritaire par les collèges, qui « avec les écoles primaires de leur secteur formeront des réseaux de réussite ». Les ZEP ont permis un vrai travail en continuité avec le premier degré et cette dimension interdegrés risque de passer à la trappe". Nicola Renard, président de l'OZP, critique lui aussi le dispositif Robien dans un débat mené par l'Observatoire des zones prioritaires (OZP). De riches échanges où des acteurs de terrain décortiquent les mesures gouvernementales.

Le Sgen-Cfdt a également pris position sur la loi Robien. Si le syndicat reconnaît qu'il faut " partir d’un ciblage des territoires où les difficultés sociales et scolaires sont les plus graves", il demande davantage de moyens. Surtout il estime que les équipes pédagogiques sont une clé de la lutte contre l'échec scolaire. "Engager cette dynamique au bénéfice des élèves sans modifier quoi que ce soit au service enseignant relève de l’incohérence. Le Sgen-CFDT demande qu’une mesure significative concernant le temps de concertation sur le temps de service soit prise pour les personnels de ces réseaux ambition réussite. Cette mesure, dont on pourrait évaluer les effets, constituerait un signe important pour l’évolution du métier enseignant et pourrait ensuite être étendu à l’ensemble des personnels de l’éducation prioritaire".
http://www.association-ozp.net/article.php3?id_article=2059
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article988.html

Claude Lelièvre dénonce les dérapages idéologiques du ministre
"Je suis frappé par ce qui se passe aujourd’hui, y compris au regard des précédentes politiques de droite. Pendant la période gaullienne, il y a eu des innovations : la création du collège d’enseignement secondaire, la prolongation de la scolarité à seize ans, les IUT. Durant la période giscardienne, il y a eu le collège unique, plus ou moins abouti, mais dont la perspective est importante... Autrement dit, il y a eu du neuf. À chacun de juger si c’était synonyme de progrès, mais, quoi qu’il en soit, on cherchait de nouvelles solutions. Ce que fait de Robien est très différent. Il puise dans le passé pour répondre aux dysfonctionnements actuels. De tout temps, des gens ont occupé les estrades publiques avec une telle demande. En revanche, que les politiques s’inscrivent dans cette rhétorique, et uniquement dans cette rhétorique, c’est une première".

Historien de l'éducation, Claude Lelièvre s'exprime dans L'Humanité du 2 février. " Quand (de Robien) ne puise pas dans le passé, ses seules propositions sont d’externaliser les problèmes. Ce sont des solutions rustines et idéologiquement rustiques. Non seulement il n’y a plus d’ambition par l’école, mais il n’y en a plus pour l’école. L’idée qu’une série de questions qui lui sont normalement dévolues doivent être résolues en dehors est, elle aussi, une première".
http://www.humanite.presse.fr/journal/2006-02-02/2006-02-02[...]

[ Haut ]

Archives de la rubrique Informations Professionnelles :

Café  n°1 - n°2 - n°3 - n°4 - n°5 - n°6 - n°7 - n°8 - n°9 - n°10 - n°11 - n°12 - n°13 - n°14 - n°15 - n°16 - n°17 - n°18 - n°19 - n°20 - n°21 - n°22 - n°23 - n°24 - n°25 - n°26 - n°27 - n°28 - n°29 - n°30 - n°31 - n°32 - n°33 - n°34 - n°35 - n°36 - n°37 - n°38 - n°39 - n°40 - n°41 - n°42 - n°43 - n°44 - n°45 - n°46 - n°47 - n°48 - n°49 - n°50 - n°51 - n°52 - n°53 - n°54 - n°55 - n°56 - n°57 - n°58 - n°59 - n°60 - n°61 - n°62 - n°63 - n°64 - n°65 - n°66 - n°67 - n°68 - n°69 - n°70 - n°71 - n°72 - n°73 - n°74 - n°75 - n°76 - n°77 - n°78 -

 
  La rubrique Informations Professionnelles dans les archives :
 • Les dernières éditions du Café :
n°74 - n°75 - n°76 - n°77 - n°78
 • Les archives complètes


 • Envoyer une info
 • Nous écrire


 • S'abonner à cette rubrique
 • Nous connaître
 • Nous aider
 • Version imprimable