Informations Professionnelles (Café N° 73)

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- A la Une : Le décret sur le socle commun

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Édition du 27-05-2006

- François Jarraud -

- A la Une : Le décret sur le socle commun    [ Haut ]

"Il s'agit là d'un acte refondateur. Pour la première fois depuis les lois scolaires de Jules Ferry, en 1882, la République va indiquer clairement le contenu impératif de la scolarité obligatoire". Gilles de Robien présentait le 10 mai à la presse le projet de décret sur le socle commun des connaissances et compétences. Le socle est une obligation de la loi Fillon et a fait l'objet fin mars de recommandations du Haut Conseil de l'Education. Pour le ministre son décret ouvre une ère nouvelle, fondatrice, puisque le socle "ne décrit pas l’ambition maximale de notre système éducatif ; il décrit ce qu’il a l’obligation absolue de transmettre à tous les adolescents avant 16 ans, quel que soit le parcours de l’élève, y compris l’apprentissage. Et quand je dis obligation, je veux dire obligation de résultat, dont le ministre de l’Education nationale sera directement comptable ! C’est cela, la nouvelle gestion publique !"

Conformément aux recommandations du HCE, le socle comporte 7 piliers. Le premier concerne "la maîtrise de la langue française" réduite à la lecture, l'apprentissage de l'orthographe et la grammaire, c'est-à-dire aux dictées et à la leçon de grammaire, des procédés dont la performance est contestée. Le pilier mathématique concerne les 4 opérations, le calcul mental, les théorèmes de la géométrie plane, les équations du premier degré. Le troisième pilier concerne "la culture humaniste" : "il s’agit de donner des repères solides. Ce qui suppose évidemment un apprentissage de la chronologie en histoire et de la cartographie en géographie". Viennent ensuite la langue étrangère, la maîtrise des TIC, des compétences civiques et sociales, enfin, à la demande du HCE, le développement de l'autonomie et l'initiative de l'élève.

Pour le ministre, "la définition du socle commun est un acte capital pour l’avenir de notre système éducatif ! Ce socle sera la base culturelle commune à tous les Français, en même temps que la première étape du processus de formation tout au long de la vie. Il engagera très fortement l'Education nationale, à commencer par le ministre. Car il lui imposera une véritable obligation de résultat".

Oui mais comment passer de l'objectif au résultat ? Le ministre annonce des évaluations régulières en Ce1, Cm2 et au brevet. Et une réforme des programmes du collège. Le socle sera atteint par tous les élèves parce que les enseignants pour la première fois seront "responsabilisés". A croire que les professeurs jusque là ne travaillaient pas. Pourtant, par exemple, les repères en géographie et histoire sont évalués au brevet depuis déjà quelque temps…

Autonomie, initiative : comment les promouvoir quand le ministère s'attaque aux IDD et aux TPE ? "Il n'y a pas de lieu pour l'apprentissage de l'autonomie, c'est un principe qui peut se retrouver partout". Ou bien nulle part s'il n'a pas de place reconnue dans le système éducatif.

Le socle permettra-t-il d'assurer un niveau minimum à tous les élèves ? Le Café a demandé au ministre comment il comptait assurer la réussite des apprentis juniors. Ces jeunes de 14 ans, issus de milieu populaire, en échec scolaire, ne disposeront que de 15 heures de cours pendant deux trimestres sur trois durant leur première année de formation. Encore moins l'année suivante. Ils auront deux fois moins de cours que leurs camarades. Comment dans ces conditions rattraper leur retard et atteindre les objectifs du socle ? Le ministre affirme "Oui c'est possible !". Il semble que le socle soit simplement incantatoire ou pas si commun.
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200651[...]
decret
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/actu/2006/projet_decret_annexe.pdf
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index030406.php

Les réactions au décret sur le socle commun
Pour la FSU, selon l'AFP, "ce projet reste marqué par les faiblesses et les contradictions du concept même de socle contenu dans la loi Fillon sur l'Ecole et la volonté de renoncement qu'elle traduit". La fédération critique "les choix de contenus contestables".

Le Se-Unsa, "apprécie l’importance donnée à la résolution de problèmes en mathématiques, à l’observation, la manipulation et l’expérimentation dans le domaine scientifique. Par contre, le SE-UNSA conteste la vision trop compartimentée de l’enseignement de la langue. L’apprentissage de la grammaire et de l’orthographe est en effet indissociable de la maîtrise de l’expression écrite. Il désapprouve également la place insuffisante faite dans ce projet aux compétences liées à la pratique de l’éducation physique et sportive et des arts". Pour le syndicat, "les choix de renoncement de ce gouvernement (abandon des TPE, rétablissement de l’apprentissage à 14 ans, asphyxie budgétaire…) vont à l’opposé de l’ambition affichée".
http://www.se-unsa.org/presse/comm/page.php?id=060510b
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]

Le HCE approuve le décret Robien sur le socle commun
"Le Haut Conseil constate que le Ministre a très largement retenu les recommandations qui lui ont été transmises le 23 mars dernier.. (Il) émet un avis favorable au projet de décret qui lui a été soumis". A ce satisfecit du Haut Conseil de l'Education répond celui du ministre : "Gilles de Robien, ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, se félicite de l'avis favorable rendu le 22 mai 2006 par le Haut Conseil de l'éducation sur le projet de décret définissant le socle commun de connaissances et de compétences".

Pourtant, le HCE ajoute que le décret doit permettre "un soutien efficace, assurant l’acquisition du socle commun, sans filière de relégation". Une allusion aux apprentis juniors ?
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200652[...]
http://www.hce.education.fr/index.php?p=6&art_id=11&args=Y2[...]%3D%3D
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index110506.php

Socle commun : pas de nouveaux programmes annonce Robien
"Il ne faudra pas reprendre les programmes à zéro. A travers ces piliers, ça veut dire que chaque professeur, qu'il enseigne le français, l'histoire-géographie, les mathématiques ou les sciences, aura à coeur de donner ces valeurs de la République ou, en même temps, l'épanouissement de la personnalité". Selon l'AFP, Gilles de Robien a annoncé que l'instauration du socle commun n'entraînerait pas la mise en place de nouveaux programmes.

Le ministre avait annoncé de nouveaux programmes pour le collège le 10 mai en présentant son projet de décret sur le socle commun…
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]


- Le système scolaire    [ Haut ]

Les décharges horaires des enseignants menacées
"Des textes de niveaux juridiques différents se conjuguent avec des pratiques non (ou mal) contrôlées et profuses dont le rapport avec l’acte d’enseigner, même apprécié selon une approche large est, dans certains cas, soit distendu soit inexistant…. La complexité actuelle est le produit de l’empilement de textes successifs plus ou moins cohérents entre eux". Rédigé par Pierre Lepetit (IG Finances), Franck Avice (Finances) et Pierre Renaudineau (IGAEN), le "rapport sur les décharges statutaires des enseignants du second degré" demande tout simplement leur abrogation.

Sont visées par le rapport la totalité des décharges horaires du second degré : heures de première chaire en lycée et pondérations de STS en lycée, associations sportives, coordination CCPN, heures de laboratoire, coordination EPS, etc. L'ensemble représente 518 000 heures, soit 1,6 milliard et 28 192 équivalents temps plein.

Pour les auteurs, ces décharges ne sont pas contrôlées, s'appuient sur des textes fragiles légalement et ne sont pas justifiées par l'évolution du système éducatif. Ainsi, " avec l’ouverture très large de l’enseignement du second degré depuis la fin des années soixante à des publics nouveaux, socialement et culturellement moins favorisés que ceux du lycée d’antan, les défis pédagogiques à relever et l’obligation de résultat assignée aux enseignants ne se concentrent plus dans la phase ultime de la scolarité secondaire : les difficultés à surmonter se rencontrent, pour les élèves comme pour les professeurs, tout au long de celle-ci" et, par conséquent l'heure de première chaire n'est pas légitime. Pour la pondération en STS, " le régime dont bénéficient les enseignants dans les sections de techniciens supérieurs (STS) trouve sa justification initiale dans le travail supplémentaire demandé aux enseignants du fait du public de ces classes. Cependant, le dispositif ne tient pas compte de la durée réelle de la période d’enseignement. En effet, l’année scolaire (36 semaines) est amputée, en premier lieu, du fait des examens qui sont organisés tout au long du mois de mai et, en second lieu, par les stages des étudiants d’une durée moyenne autour de huit semaines (quatre à seize semaines selon les spécialités)". Les heures d'animation d'association sportive "ne recouvrent pas toutes une activité réelle ou suffisante" ce qui justifie leur suppression.

Le rapport demande " la rénovation du système des décharges de service pour en faire un instrument souple de gestion des ressources humaines au service des projets des académies et des établissements". Ils souhaitent le transfert des moyens pour de nouvelles tâches : coordination disciplinaire, soutien aux IPR, formation des enseignants, utilisation des TICE, aide aux élèves. En clair, la suppression des décharges pourrait financer le déploiement des PPRE, augmenter les moyens de l'administration pédagogique de l'éducation nationale et donner un nouveau levier aux chefs d'établissement qui pourraient répartir librement "en vertu de leurs priorités" un contingent annuel subsidiaire d'heures de décharge. Le rapport estime que la suppression des décharges ne donnerait pas un gain immédiat de 100% mais qu'elle pourrait "créer des surnombres dans un système déjà saturé en ressources enseignantes" et qu'elle "entraînerait une perte de rémunération pour les enseignants concernés" évaluée à 1480 euros. Les rapporteurs estiment que le gain immédiat pourrait être de 40% soit 11 880 postes récupérés.

Le Café avait attiré l'attention sur ce rapport dans L'Expresso du 22 avril, à un moment où seul son résumé circulait. Ce n'est pas seulement la publication du rapport et la campagne médiatique qui l'entoure qui justifient que nous revenions sur cette information.

C'est d'abord la réaction du ministre et le calendrier. Le ministère, "estime souhaitable que la mise en œuvre de certaines des pistes d’évolution du dispositif évoquées par la mission d’inspection fasse assez rapidement l’objet de discussions avec les organisations représentatives des personnels enseignants et des chefs d’établissements". L'application de ce rapport d'audit est prévue pour la rentrée 2007.

C'est ensuite qu'il renvoie à une volonté affirmée de la majorité actuelle de réduire d'environ un quart la dépense d'éducation dans le secondaire. Elle a été clairement affichée lors de la discussion sur la loi Fillon (qui envisageait déjà dans son annexe annulée la suppression des décharges) et régulièrement renouvelée depuis. Pour atteindre ce but il n'y a que 4 moyens : réduire les salaires des enseignants, diminuer le temps scolaire, retirer de la formation de base certaines disciplines et augmenter le temps de travail. Les deux premières solutions sont déjà effectives : l'Ocde souligne la faiblesse des salaires des enseignants et leur perte de pouvoir d'achat, les horaires des 5èmes et 4èmes viennent d'être réduits d'une demi-heure pour raison comptable. La publication, peut-être cette semaine, des décrets sur le socle commun amorcera-t-elle la troisième voie ?
Le rapport
http://www.performance-publique.gouv.fr/pdf/audit/audit_2/r[...]
Vu par Le Figaro
http://www.lefigaro.fr/france/20060505.FIG000000218_un_rapp[...]
Rappel : L'Expresso du 22 avril
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index220406.php

Le guide pédagogique de l'apprenti junior
Le ministère publie le "guide pédagogique de l'apprenti junior" qui décrit la mise en place de ce nouveau dispositif prévu par la loi sur "l'égalité des chances". Il concerne des jeunes à partir de 14 ans et se décompose en deux périodes : une où l'élève est sous statut scolaire (jusqu'à 15 ans) et une seconde où l'apprentissage commence (à partir de 15 ans).

Evidemment la première difficulté rencontrée est d'assurer au jeune le "socle commun" prévu par la loi. Le guide a beau répéter que ce nouveau dispositif offre "une modalité différente d'accès au socle commun", on voit mal comment concrètement le cas. Prenons le cas, le plus favorable, de l'année sous statut scolaire. Voici notre jeune censé faire deux stages dans deux entreprises différentes, soit 8 à 16 semaines selon le guide. Suivons-le : il reste en moyenne 360 heures de cours pour l'ensemble des disciplines d'enseignement général (français, histoire-géo, maths, sciences, langues vivantes, eps). On voit mal comment, avec environ 60 heures annuelles de français par exemple, ces élèves, déjà présentés par le guide comme en échec, pourraient atteindre, en 3 années seulement, le niveau demandé à leurs camarades en 4 ans avec un horaire double ! Il est évident que ces jeunes quitteront le statut scolaire avec un niveau très inférieur au socle commun. L'horaire en première année d'apprenti junior devrait comprendre, pour le temps passé au collège, 15 heures hebdomadaires d'enseignement général, 9 heures de droit du travail et d'activités professionnelles, 3 heures de découverte des métiers et 3 autant d 'activités individualisées.

Le guide s'intéresse d'ailleurs beaucoup au cas des apprentis juniors qui voudront retourner au collège plutôt que poursuivre en apprentissage. Il prévoit quatre difficultés : "dans le cas de l’intégration dans une classe de 3ème DP 6h, un niveau scolaire trop bas pour assimiler les connaissances du socle commun du programme de 3ème ; dans le cas de l’intégration dans une classe de 4ème, difficultés à pallier d’inévitables lacunes et à se réadapter au rythme du collège ; difficulté à respecter les règles du comportement du collégien,… retour en collège motivé par le désir de fuir la difficulté du travail en entreprise". Le guide demande dans ces cas de prévoir un projet personnalisé et une aide individualisée.

L'autre difficulté que pourrait rencontrer le dispositif c'est qu'il nécessite un accord entre les régions et les rectorats dans le cadre des plans régionaux de développement des formations professionnelles.
Le guide
http://eduscol.education.fr/D0228/guide-apprenti-junior.pdf
Page EduScol
http://eduscol.education.fr/D0228/accueil.htm

Le CSE rejette l'apprentissage à 14 ans
" C'est là une régression historique de plus de cinquante ans, un véritable renoncement à donner à chacun, pour dépasser les déterminismes sociaux, un niveau élevé de connaissances et de culture communes. Le CSE s'élève aujourd'hui contre ce qui constitue une véritable discrimination sociale, et une aberration économique. Alors que les jeunes ont besoin pour leur insertion professionnelle d'être toujours mieux armés en terme de connaissances diversifiées et de culture, l'apprentissage dès 14 ans enferme les jeunes trop tôt dans une filière, avec bien peu de possibilités de retour en arrière". Cette opinion de l'Union nationale lycéenne a été partagée par la grande majorité des organisations siégeant au Conseil supérieur de l'éducation. Par 38 voix contre 10, le 18 mai, il a rejeté le projet de décret d'application de la loi "pour l'égalité des chances" sur l'apprentissage à 14 ans. Pour le Snes, "Ce décret ne fait que décliner une loi qui institutionnalise l’éviction précoce du collège en construisant sur 2 ans une véritable filière dès l’âge de 14 ans et qui remet, de fait, en cause la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans et le collège pour tous. Le principe du volontariat des élèves, qui n’est même pas rappelé dans le texte, relève d’un simple effet d’affichage, d’autant que la gratification prévue pour les stages d’initiation en entreprise (20% du SMIC horaire) peut séduire un certain nombre de familles confrontées à de graves difficultés financières. Le principe de réversibilité affiché par la loi n’est qu’un leurre".

Le CSE a également rejeté, par 41 voix contre 3 et 7 abstentions, le décret sur le contrat de responsabilité parentale. Ce texte prévoit de suspendre les allocations familiales aux familles dont les enfants seraient absentéistes.
Communiqué
http://www.snes.edu/snesactu/article.php3?id_article=2128
Communiqué
http://www.unl-fr.org/?p=actu_view&id=150
Rappel : L'apprentissage à 14 ans
http://www.cafepedagogique.net/disci/actu/68.php

Robien veut 30 000 apprentis juniors dès 2006
Selon l'AFP, le ministre de l'éducation nationale souhaite compter 20 à 30 000 apprentis juniors dès 2006. Il s'inquiète quand même des réticences des professionnels à accueillir des élèves si jeunes et en échec scolaire.
Dépêche AFP
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
Rappel : Les apprentis juniors
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index090506.php

Des moyens pour les établissements français à l'étranger
"Trop d’enfants français sont encore écartés de nos établissements pour des raisons de coût, d’éloignement, ou d’inadéquation d’une formation conduisant à des études longues et négligeant les enseignements techniques et professionnels. Les frais de scolarité sont loin d’être stabilisés, ce qui crée une inquiétude permanente chez les parents. La faiblesse de l’enveloppe destinée aux bourses et les incertitudes quant à leur pérennité excluent trop de familles de classe moyenne pour lesquelles un enseignement payant peut représenter une très lourde charge". Ce constat dressé par la Fcpe, l'Adfe Mdm, le Se-Unsa, le Sgen Cfdt, le Snes et le Snuipp Fsu, concerne l'enseignement français à l'étranger.

Les signataires demandent une baisse des charges demandées aux familles, plus de démocratie dans les conseils d'administration et un effort du ministère.
http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id=512

Proposition de loi contre les discriminations à l'école
" Ils initient des actions de prévention favorisant une lutte active contre les actes, écrits et propos racistes ou porteurs de toute autre discrimination". La sénatrice Udf Françoise Férat a déposé une proposition de loi visant à imposer des actions de lutte contre les discriminations dans les établissements scolaires.
http://www.senat.fr/leg/ppl05-321.html

Les assistants d'éducation davantage précarisés ?
Selon L'Humanité, les assistants d'éducation marseillais pourraient voir leur contrat mué en assistant pédagogique ou en CAE (contrat d'accès à l'emploi). Le rectorat, qui manque de moyens financiers, a confirmé que la mesure est à l'étude. Les assistants pédagogiques ne bénéficient que de contrats d'un an et les CAE de 6 mois seulement.
http://www.humanite.presse.fr/journal/2006-05-24/2006-05-24[...]

20 000 jeunes confiés à la Défense
Selon l'AFP, la ministre de la Défense a annoncé le 13 mai la multiplication par 25 des centres "Défense deuxième chance" d'ici fin 2007. De 4 ils passeraient à 100 et accueilleraient 20 000 jeunes. Ces centres s'adressent à des jeunes en échec scolaire et visent à "acquérir les règles de vie et le respect d’autrui ; compléter leur formation en termes de lecture, écriture et calcul ; avoir des moyens d’accéder à l’apprentissage d’un métier". L'adjudant est censé réussir là où le prof a échoué…
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://www.premier-ministre.gouv.fr/bataillepourlemploi/art[...]

Adoption du texte sur les délégués départementaux
Le Sénat a adopté en deuxième lecture la proposition de loi relative aux délégués départementaux de l'éducation nationale. Le nouveau texte permet aux délégués d'exercer leur mission dans les écoles de leur commune, sauf quand ils sont élus de cette commune.
http://www.senat.fr/dossierleg/ppl04-511.html

Le futur calendrier scolaire rejeté par le CSE
Le CSE a été consulté le 18 mai sur le projet de calendrier scolaire 2007-2008, 2008-2009 et 2009-2010. Il a été rejeté par 41 voix et 3 abstentions, ce qui ne devrait pas empêcher le ministre de l'appliquer. Les syndicats considèrent que le premier trimestre est trop long.

En 2007-2008, l'année débutera le 3 septembre pour les enseignants. Les vacances de la Toussaint auront lieu du 27 octobre au 8 novembre et celles de Noël du 22 décembre au 7 janvier. Les vacances d'hiver auront lieu pour la zone A du 16 février au 3 mars, pour la zone B du 9 au 25 février et pour la zone C du 23 février au 10 mars. Les vacances de printemps s'étaleront en zone A du 12 au 28 avril, en B du 5 au 21 avril, en C du 19 avril au 5 mai. Les vacances d'été débuteront le 3 juillet.
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=200651[...]

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Le ministère teste la correction en ligne
Selon l'AFP, près de 1500 copies de l'examen de certification d'allemand sont corrigées enligne avec le logiciel e-Marker. Pas de miracle ! Il ne s'agit pas d'une correction automatique. Le logiciel permet d'annoter et commenter des copies d'élèves préalablement scannées. Le procédé, encore en test, pourrait être utilisé dans d'autres épreuves l'année prochaine. Quel avenir peut-il avoir ? Certes il pourrait à terme permettre de faire l'économie de certains frais de déplacement. Par contre la correction sur écran génère une fatigue visuelle importante.

Pourtant les robots correcteurs de copie existent bien. Près de 400 écoles américaines testent depuis 2003 des programmes informatiques capables de corriger des compositions. Ces programmes, tel IntelliMetric, utilisent les dernières trouvailles en matière d'intelligence artificielle. L'accueil des professeurs reste mesuré. Certains se réjouissent du temps gagné et de la rapidité avec laquelle ils peuvent rendre les travaux corrigés. D'autres estiment que le programme ne peut évaluer la qualité de l'expression et de la réflexion.
Dépêche AFP
http://actu.voila.fr/Article/mmd--francais--journal_interne[...]
IntelliMetric
http://www.vantage.com/demosite/demo.html

Les femmes majeures numériquement, mineures hiérarchiquement dans l'éducation
De toute la fonction publique, c'est l'Education nationale qui est le ministère le plus féminisé : 64% des effectifs sont féminins. C'est particulièrement vrai pour les postes d'enseignants : sept enseignants sur dix sont des femmes.

Pour autant les inégalités ont la vide dure : c'est le cas seulement de 3 recteurs sur 31, d'un IPR sur trois. Si 80% des professeurs des écoles sont des femmes, c'est seulement le cas de 49% des agrégés. Résultat : l'écart salarial entre femmes et hommes dans l'éducation est important.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni/ni2006/ni0614.pdf

Une enquête sur les nouveaux enseignants
Réalisée par la Mgen et les syndicats (Unsa Education, Se-Unsa, Snpden, Fsu, Sgen Cfdt, Snes, Sniupp), une enquête en ligne cherche à mieux connaître les nouveaux entrants dans l'Education nationale. Au moment où elle renouvelle ses personnels, quelques questions permettent d'évaluer leur approche du métier, les difficultés, l'emploi du temps et les besoins de ces nouveaux arrivants.
http://www.mgen.fr/mgen/questionnaire/EnqueteNouveauxEntran[...]

Les programmes des concours 2007
Le B.O. spécial n°3 fait connaître les programmes des concours de l'agrègation(externe et interne), du capes, du caplp, de Cop et de Cpe pour la session 2007. Un document à consulter de suite pour être prêt au printemps prochain.
Les programmes
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/special3/default.htm

Mention complémentaire aux concours
Des mentions complémentaires, élargissant les compétences des enseignants, sont maintenant attribuables au capes et capeps. Une note de service parue au BO 18 présente le dispositif de délivrance de la mention et précise les modalités de mise en œuvre de la formation en iufm.
Au B.O.
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/18/MENP0601142N.htm

Les professeurs des écoles redessinent leur formation
Selon une étude ministérielle, 41% des professeurs des écoles estiment que le programme du concours CRPE n'est pas en "en phase avec le métier". Interrogés sur la formation nécessaire avant le concours, ils plébiscitent une formation à la psychologie de l'enfant" (48%), la connaissance des différents cycles et degrés de l'enseignement (39%), la difficulté scolaire (20%) et la diversité des publics scolaires. Une demande qu'on retrouve quand il s'agit de la formation de début de carrière.

L'étude montre également l'élévation du niveau universitaire des professeurs des écoles (56% ont au minimum une licence) et de leur origine sociale : un quart des jeunes professeurs viennent de milieu aisé. 62% sont d'anciens bons élèves.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni/ni2006/ni0617.pdf

Des enseignants empêchent une expulsion
" Compte tenu de l'émotion suscitée dans la communauté éducative et de la position des élus de la ville, j'ai accepté qu'il n'y ait pas d'expulsion". Selon l'AFP, une mère de famille angolaise, sans papiers, menacée d'expulsion avec sa fille, élève à Evreux, devrait pouvoir rester en France. Le préfet annonce le réexamen de son dossier mais ne promet pas des papiers.

Le collège Henri Dunand d'Evreux était en grève lundi pour empêcher cette expulsion.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]

Des milliers d'élèves menacés d'expulsion
" La nouvelle réforme du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) conduit à une négation radicale des droits fondamentaux de la personne. Elle restreint encore plus radicalement le droit au séjour pour les familles, les conjoints, les enfants, de toutes celles et ceux qui construisent leur vie en France. Elle entérine la quasi-disparition de cet outil d’« intégration » qu’était la carte de résident. Elle s’attaque au séjour des malades étrangers. Si ce projet est adopté, il ne fera pas bon s’aimer entre Français-e-s et étranger-e-s, vouloir vivre avec sa famille ou avoir des enfants". A l'appel d'une centaine d'organisations, dont les Verts, le PS, le PCF, la Ligue des droits de l'homme, la Cimade, Emmaüs, Dal, l'Unl, l'Unef etc., une pétition est lancée pour s'opposer au projet de loi sur "l'immigration choisie". Une manifestation contre "l'immigration jetable" est organisée à Paris le 13 mai.

Elle est lancée au moment où la menace de l'expulsion plane sur les élèves sans papiers scolarisés. Ils seraient près de 10 000 selon Education sans frontières.
Pétition
http://www.contreimmigrationjetable.org/
Article de 20 Minutes
http://www.20minutes.fr/articles/2006/05/05/actualite_franc[...]

Une pétition contre les expulsions
"Pour des milliers d’enfants et de jeunes majeurs, le 30 juin 2006 ne marquera pas le début des vacances d’été, mais bien le commencement d’un calvaire. En effet, à cette date, le sursis que M. Sarkozy avait dû accorder aux jeunes majeurs sans papiers scolarisés et aux parents d’enfants scolarisés tombera. Suspendues parce que les mobilisations d’écoles et de lycées se multipliaient, les expulsions reprendront". La pétition du Réseau Education sans frontières compte plus de 20 000 signatures. Le Sgen-Cfdt appelle les enseignants à la signer parce que "le droit à l’éducation est un droit fondamental".
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article.php3?id_article=1091
http://www.educationsansfrontieres.org/article.php3?id_arti[...]

L'école ensemble : intégrer les enfants handicapés
"20.000 enfants et adolescents, en situation de handicap mental, sont actuellement sans prise en charge scolaire ou éducative. Près de 10.000 d’entre eux pourraient être scolarisés dans une école". L'Unapei, association de parents d'enfants handicapés, rappelle que depuis la loi de février 2005, chaque enfant handicapé à droit à " un parcours de formation qui fait l’objet d’un projet personnalisé de scolarisation assorti des ajustements nécessaires, en favorisant, chaque fois que c’est possible, la formation en milieu scolaire ordinaire".

Reste que cette loi a du mal à s'appliquer. Aussi l'Unapei propose à chaque directeur d'école primaire et chaque responsable d'IUFM de recevoir gratuitement un DVD interactif offrant des ressources pédagogiques pour favoriser l'intégration des enfants handicapés. Le DVD peut servir à amorcer des débats avec les élèves sur la différence, la tolérance, la génétique etc.

Les contenus sont aussi disponibles enligne sur le site "L'école ensemble".
http://www.lecole-ensemble.org/
http://www.unapei.org


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Accès des professeurs des écoles à la hors classe
Le B.O. du 18 mai publie une note sur l'avancement à la hors classe des professeurs des écoles. Tous les professeurs ayant atteint le 7ème échelon au 31 décembre 2005 sont promouvables.
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/20/MENP0601293N.htm

Lecture : Le Se-Unsa et le Si.en mettent en garde la hiérarchie
"Le SI.EN et le SE-UNSA favoriseront, dans leurs démarches et leur engagement respectifs, l’autonomie professionnelle des enseignants et, notamment, la liberté du choix de la méthode d’apprentissage ainsi que celle des supports utilisés. Ils s’opposeront ensemble à toute pression exercée sur les maîtres à ce sujet". C'est un avertissement sans frais qu'adresse le syndicat des inspecteurs de l'éducation nationale au ministre : pas question de le suivre dans sa croisade pour la méthode syllabique.

Les deux syndicats rappellent que "ce n’est pas le choix de telle ou telle méthode qui fait la qualité des pratiques mais la combinaison de plusieurs facteurs" comme le développement d'activités d'écriture ou la richesse du vocabulaire acquis avant l’entrée au CP. Ils précisent également que "l’enseignement systématique du code est indispensable mais le sens et le code sont en interaction permanente. Les programmes du primaire de 2002, avant et après les modifications apportées par le ministère en mars 2006, vont tout à fait dans ce sens".

Cette déclaration répond à la fois à des propos de Gilles de Robien qui vont bien au-delà de ce que ses propres circulaires disent et à quelques excès de zèle de la hiérarchie comme nous avons pu en signaler dans le Café. Ils signifient également le décalage entre les propos médiatiques du ministre, les textes officiels et le consensus professionnel.
http://www.se-unsa.org
http://www.cafepedagogique.net/disci/primaire/72.php
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/lecture/index.php

Le langage à l'école maternelle
" Pour la première fois dans les programmes et/ou les instructions officielles, le langage constitue à l’école maternelle le premier des domaines d’activités. Si une place déterminante lui est ainsi reconnue c’est parce qu’il est attesté que les inégalités scolaires et les difficultés ultérieures de nombre d’élèves ont leur source dans le maniement du langage et de la langue. L’école maternelle joue pleinement son rôle dans la prévention de l’échec scolaire en accordant à ce domaine toute l’attention qu’il requiert sans précipiter les acquisitions". Ce document d'accompagnement des programmes de l'école maternelle "vise à donner des compléments d'explication pour fonder une pédagogie d langage très structurée à l'école maternelle". Il montre l'importance du langage "vecteur de développement" et donne ensuite des exemples et des illustrations pour chaque domaine d'activité. Un document important à télécharger !
http://www.cndp.fr/doc_administrative/essentiel/b_le_langag[...]

Directions d'école : Certains signent, d'autres pas
Le Se-Unsa et le ministre ont signé le 10 mai le protocole d'accord sur les directions d'école. Ce texte prévoit une décharge partielle pour les directeurs, une revalorisation de l'indemnité de sujétion et une aide administrative. Pour le Se-Unsa, il s'agit "d’acter des avancées dont pourront bénéficier les directeurs d’école dès la rentrée 2006". Mais " ce protocole est une étape et non une fin en soi. Les directeurs d’école exercent une fonction clé dans le système éducatif. Elle n’est toujours pas reconnue à la hauteur des missions qui leur sont confiées".

Le Snuipp n'a pas signé. "Le Snuipp ne lève pas le mot d’ordre de grève administrative et décide de poursuivre les actions et les interventions sur le dossier pour faire entendre les exigences de la profession". Estimant que les mesures proposées par le ministre en faveur des directeurs d'école "ne sont assorties d’aucune création de postes et remettent en cause la formation continue et initiale des enseignants du premier degré" et que "le recrutement d’un E.V.S.(Emploi de Vie Scolaire) renforce la précarité", le Snuipp a décidé de ne pas signer le protocole d'accord sur les directions d'école.

Refus identique du Sgen. "Certes, le ministre a eu le mérite de relancer un dossier enlisé depuis des années… Mais, pour le Sgen-CFDT, deux propositions ministérielles ne sont pas acceptables". Il incrimine deux points : la décharge des directeurs sera comblée par des stagiaires ce qui diminuera leur temps de formation, le ministère envisage d'embaucher des travailleurs précaires (en CDD) pour aider les directeurs. "Le Sgen-CFDT ne peut accepter que se mette en place une telle précarité, sans la moindre perspective d’avenir pour ces personnels".
Le texte
http://www.se-unsa.org/SpIp/IMG/pdf/ProtoMesDirEcole.pdf
Communiqué Se-Unsa
http://www.se-unsa.org/presse/comm/page.php?id=060510a
Communiqué Snuipp
http://www.snuipp.fr/article.php3?id_article=3355
Communiqué Sgen
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article.php3?id_article=1079

Le Snuipp et le Sgen appellent à la poursuite de la grève administrative
" Le SNUipp et le Sgen-CFDT rappellent que les consignes de blocage administratif sont toujours en vigueur et ils invitent l’ensemble de la profession à se réunir pour débattre des actions et des interventions à mettre en œuvre en faveur de la direction et du fonctionnement de l’école". Les deux syndicats ont refusé de signer le protocole d'accord sur les directions et entendent poursuivre le mouvement.
Communiqué
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article.php3?id_article=1097
Rappel : L'Expresso du 11 mai
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index110506.php

Direction : Le recrutement des EVS contesté
"Le Sgen-CFDT se refuse à cautionner de quelque manière que ce soit le recrutement de personnels aussi précaires : contrat de 10 mois non renouvelable, 26 heures/semaine, Smic horaire, sans formation, … bref, sans la moindre perspective d’avenir. Le gouvernement veut avant tout faire du chiffre pour baisser artificiellement et provisoirement le taux de chômage". Prévus dans le protocole d'accord sur les directeurs d'école, les 50 000 emplois vie scolaire doivent assister les directeurs dans leurs tâches administratives. Le Sgen, qui n'a pas signé cet accord, dénonce le statut précaire de ces salariés.

Il est rejoint, selon l'AFP, par le SNPDEN, principal syndicat des chefs d'établissement du secondaire. Ceux-ci seront réglementairement signataires des contrats des EVS et ils s'inquiètent des suites judiciaires possibles de ces contrats précaires.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article.php3?id_article=1098

Un délégué d'école au conseil des maîtres ?
"Le délégué d'école siège au conseil d'école… Les délégués de classe et leurs suppléants, qui ont pour mission de recueillir les préoccupations de leurs camarades, se réunissent aussi souvent que nécessaire, pour faire la synthèse des problèmes recensés et les rapportent au délégué d'école. Les problèmes recensés et les questions abordées sont exposés au conseil d'école par le délégué d'école". Le député Ump François Vannson a déposé une proposition de loi créant un "délégué d'école". Pour lui, "la démocratie s'apprend dès le plus jeune âge".
Proposition de loi
http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion3045.[...]

Premiers Entretiens de la petite enfance
Contexte social et destins scolaires, l'impact des différents modes de garde des jeunes enfants, la place des jeunes enfants dans la ville, celle de l'école maternelle dans le système éducatif, la gestion des apprentissages : autant de thèmes qui seront évoqués le 21 juin, à Paris, lors des Premiers entretiens de la petite enfance organisés par l'Observatoire de l'enfance. Parmi les intervenants : Eric Maurin, Anne-Marie Chartier, Agnès Florin, Viviane Bouysse, Mireille Brigaudiot etc.
Le programme
http://www.observatoiredelenfance.org/accueil.htm

"Les petites lanternes magiques" à Toulouse
Organisé par le Grape (Groupe de Recherche et d’Action Pédagogiques et Educatives) et les cinémas Utopia Toulouse et Tournefeuille, le festival « Les petites lanternes magiques » sera un grand moment de partage. Du 6 au 11 juin, 18 courts métrages scolaires seront projetés : 10 adaptations de contes et histoires en papier découpé par des élèves de cycle 2 de l’école Billières, une adaptation du « Petit Chaperon Rouge » en pâte à modeler par des élèves de cycle 3 de l’école Billières, un film d’animation réalisé grâce à la technologie des marionnettes virtuelles à partir d’un conte écrit par les élèves de la classe unique de l’école de Castillon (CP au CM2) et un film constitué de trois histoires courtes dont les personnages sont des animaux, réalisé à l’aide de marionnettes par les élèves de CP de l’école Jolimont.

Le festival est aussi un moment fort pour renforcer un véritable réseau de création audiovisuelle en milieu scolaire. Son site propose d'ailleurs de nombreuses fiches pédagogiques et techniques pour réaliser avec sa classe des films d'animation.
http://festival.inattendu.org/

L'école tisse sa toile
"L'école doit prendre en charge le « devenir- auteur hypermédia » des enfants, comme Célestin Freinet avait pris en charge leur « devenir auteur » à travers la fabrication de journaux. Si hier tout le monde n'était pas appelé à écrire dans un journal, demain tout le monde aura plus ou moins à se mouvoir dans le milieu « téléinformatique »". Dans Fenêtre sur cours n°285, Jean-Louis Weissberg évoque les bouleversements pédagogiques initiés par l'irruption des TICE à l'école.

Mais les TICE ont aussi un impact politique qui va plus loin que l'apprentissage et le respect du droit d'auteur. " Il y a un enjeu éducatif, bien sûr, mais plus fondamentalement politique dans le sens où Internet, le travail en réseau construisent des formes symboliques nouvelles. Ces outils deviennent les modes d'expression de la vie collective en général et de la démocratie en particulier. Cette dimension doit être reconnue dans les politiques éducatives. L'enseignant est partie prenante de cette construction collective dans une communauté particulière".

Autour de ce témoignage, un dossier de ce numéro 285 présente plusieurs ressources pédagogiques importantes pour l'enseignement primaire.
http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/fsc285.pdf


- Collège    [ Haut ]

Note de vie scolaire
Le Journal Officiel du 12 mai publie un décret et un arrêté fixant les conditions d'attribution de la note de vie scolaire de la 6ème à la 3ème. " La note de vie scolaire… prend en compte l'assiduité de l'élève et son respect des dispositions du règlement intérieur dans des proportions égales. La participation de l'élève à la vie de l'établissement et aux activités organisées ou reconnues par l'établissement est valorisée par l'attribution de points supplémentaires… La note de vie scolaire est attribuée trimestriellement et portée au bulletin de chaque élève". C'est le chef d'établissement qui fixera la note sur propositions du professeur principal et du CPE. Rappelons que le CSE a voté massivement contre cette note qui participera de l'évaluation du brevet.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Ateliers relais : convention avec les associations
EduScol publie le texte de la convention conclue entre le ministère et 8 associations complémentaires de l'Ecole (Ligue de l'enseignement, Cemea, Francas etc.) pour permettre leur intervention dans le cadre des ateliers relais. Le document contient une convention type entre un recteur et une organisation.
La convention
http://eduscol.education.fr/D0049/CXJREF01.htm

Collèges en ébullition dans le 93
"Le 9-3 va craquer" titre L'Express. En cause : le collège Travail de Bagnolet où les enseignants ont voté la grève pour le 23 mai. Ils demandent davantage de surveillants pour encadrer un établissement où les violences se multiplient. A Bobigny, le collège République (1200 élèves !) est en grève depuis le 2 mai. Ils demandent une réduction sensible du nombre d'élèves par classe : 18 élèves maximum.

Leur revendication rejoint presque le seuil mis en évidence par Thomas Picketty pour avoir un effet positif sur la scolarité des élèves en ZEP. Il a établi que la réduction à 16 élèves par classe des effectifs en zep aurait un effet significatif sur les résultats. Publiée début avril par le ministère, cette étude, le dossier 173 de la DEP, a immédiatement été retirée. Qu'est devenu le dossier 173 ?
Article L'Express
http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/violencecole/do[...]
Dépêche AFP
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]
Rappel : le dossier 173
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index050406.php


- Lycée    [ Haut ]

2005 : une bonne année bachelière
79,9% : selon une étude ministérielle, le bac 2005 a frôlé le record de 2003 (80,1% d'admis). Du coup la proportion de bacheliers dans une génération est en hausse : 62,1% dont 33 % en série générale, 17% en technologique et 11% en professionnelle. Ce qui a poussé les résultats vers le haut ce sont les bons scores des séries ES et S : 11 400 reçus supplémentaires.

Il y a aussi des ombres au tableau : les écarts entre académies se creusent. Si 86,7% des candidats ont été reçus à Grenoble et Rennes, ils ne sont que 65% en Guyane, 68% en Martinique et 71% à Créteil et en Guadeloupe.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni/ni2006/ni0616.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html

65% de reçus au BTS 2005
Selon une étude ministérielle, 2 candidats sur 3 ont été reçus au BTS en 2005, un taux stable même si le nombre de diplômes recule du fait de la baisse du nombre de candidats. Ce taux moyen masque des écarts assez forts : 3 reçus sur 4 candidats dans le secteur scolaire public ou privé sous contrat, un sur deux en formation continue, un sur trois en enseignement à distance. Le taux de réussite est meilleur pour les bacheliers de l'enseignement général (77%) que pour les bacheliers technologiques (67%) ou professionnels (45%) même si leur taux progresse. De forts écarts demeurent entre académies, celles d'Ile-de-France obtenant des résultats particulièrement faibles.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni/ni2006/ni0613.pdf

Succès des CPGE
Selon un article du Monde, les CPGE attirent cette année encore davantage les lycéens : les candidatures ont augmenté de 6,9%.
Article du Monde
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-772278@51-770157,0.html


- Enseignement professionnel    [ Haut ]

CAP conducteur d'engins
Le B.O. publie l'arrêté créant le CAP "conducteurs d'engins, travaux publics et carrières". Première session en 2008. Le CAP "conduite d'engins de travaux publics" disparaîtra en 2007. Ce texte a été annoncé dans L'Expresso du 6 avril.
Au B.O.
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/17/MENE0600557A.htm
Rappel : L'Expresso du 6 avril
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index060406.php

Bac pro systèmes électroniques
Le Journal Officiel annonce la création d'un nouveau bac pro "systèmes électroniques numériques" remplaçant celui défini en 2005. Première session en 2008.
Au J.O.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Trois nouveaux bacs pros dans le bâtiment
Le Journal Officiel du 18 mai publie les arrêtés créant 3 nouveaux bacs pros du secteur du bâtiment : "aménagement et finition", "ouvrage du bâtiment métallerie", "aluminium, verre et matériaux de synthèse". Première session en 2008.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Bac pro sécurité
L'ancien bac pro sécurité police nationale sera remplacé à partir de 2008 par un nouveau bac "sécurité prévention".
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

Trois nouveaux bacs pros au J.O.
Le Journal Officiel du 16 mai publie les arrêtés de création de trois nouveaux bacs pros : technicien du froid, technicien en installation des systèmes énergétiques et climatiques et technicien de maintenance des systèmes énergétiques et climatiques. Première session en 2008.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ME[...]

La réforme de la formation professionnelle mieux connue mais pas encore adoptée
"La notoriété des contrats de professionnalisation progresse mais l'intention d'y avoir recours est encore peu élevée". Selon une enquête Ipsos réalisée pour la CGPME, 91% des patrons de PME ont entendu parler des contrats de professionnalisation mais seulement un sur trois sait de quoi il retourne. Un chiffre qui montre une forte progression : c'était seulement 18% en 2005.

Patrons et salariés qui ont recours à ce dispositif en sont satisfaits, mais seulement un tiers des patrons envisagent son utilisation. Les autres mesures (droit individuel à la formation, formation en dehors du temps de travail) ne sont utilisées que par un tiers des patrons. La réforme est encore jugée par 45% des patrons comme "inadaptée à l'entreprise".
http://www.cgpme.org/actualites.php?actu_id=192

Un lycéen victime de ses maîtres de stage
Selon l'AFP, un jeune lycéen de Pauillac (33) a été victime de sévices de la part de deux entrepreneurs chez qui il effectuait son stage.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploied[...]

Agricole : L'enseignement agricole menacé
"Subissant depuis 4 ans des régressions sans précédent, l’enseignement agricole public traverse la situation la plus difficile qu’il ait jamais connue. Les moyens déjà insuffisants actuellement vont encore être amputés à la prochaine rentrée avec une nouvelle baisse de la Dotation Globale Horaire". Le syndicat de l'enseignement agricole donne des exemples.

"Pour la rentrée 2006, nous apprenons que dans de nombreux établissements, les redoublements ne seront plus assurés notamment pour les élèves de terminale qui ne seront plus scolarisés dans leur établissement d’origine faute de place. L’administration a décidé de plafonner les effectifs par classe à 24 ou parfois à 16 afin de ne pas financer les dédoublements prévus par les programmes. Pour ces mêmes raisons de plafonnement d’effectifs, des établissements se voient contraints de refuser des élèves souhaitant s’inscrire dans une filière de formation de l’établissement… Des filières de formation sont supprimées, obligeant ainsi les élèves à changer de région, ce qui engendre des coûts supplémentaires pour les familles".

Le Snetap appelle à manifester le 17 mai à Paris. Il bénéficie du soutien de la Fcpe.
http://www.snetap-fsu.fr/article.php3?id_article=793
http://www.snetap-fsu.fr/article.php3?id_article=812


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