Informations Professionnelles (Café N° 41)

- François Jarraud -

 

- A la Une : Le HCEE rend son avis sur l'école

Le HCEE maintient le cap de 1989
Le Haut conseil à l'évaluation de l'école (HCEE) rendra public ce soir son avis sur le système scolaire français. Mais dès maintenant circulent des éléments de cet avis.
Globalement, le HCEE se situe dans la prolongation de la loi Jospin de 1989 et rend hommage au système français :"le haut niveau de performances atteint aujourd'hui par notre système éducatif explique en partie les difficultés qu'il connaît et permet certainement de les surmonter". Soulignant que "notre pays sait moins qu'un autre donner une place aux jeunes sortis précocement du système de formation initiale", le HCEE estime qu'en 2010 la société française aura besoin de 70% de bacheliers, ce qui est compatible avec l'objectif fixé en 1989 de 80% des élèves au niveau du bac. Aujourd'hui seulement 61% d'une génération ont accès au bac. Ce taux est inférieur à la moyenne des pays de l'OCDE (62%) : "contrairement à une idée reçue, nous ne formons donc pas plus de jeunes susceptibles d'accéder à l'enseignement supérieur que les autres pays", alors que la France forme davantage de diplômés du premier niveau de qualification (CAP - BEP) : 37% d'une génération, contre 9% dans les pays OCDE.

Dans le primaire, l'avis de l'OCDE rend hommage à l'école maternelle "unique au monde" et recommande les dédoublements dans tout le cycle II, de la GS au CE1. Au collège, le HCEE recommande le collège unique "au sens où tous les élèves le fréquentent et ne s'orientent.. qu'à l'issue de cette fréquentation". Le HCEE signale les mauvais résultats des systèmes éducatifs qui sélectionnent trop tôt (Allemagne par exemple) par rapport à l'efficacité des pays qui promeuvent une scolarité obligatoire continue et uniforme, "et souvent sans redoublement" Reste à définir un socle commun de connaissances pour tous les élèves.. Au lycée, pour le HCEE "l'état actuel n'est pas satisfaisant". Ainsi "la voie générale connaît un retrait très préoccupant" : effectivement elle est en baisse depuis le milieu des années 1990. La série L apparaît comme particulièrement en difficulté. En technologique, "la série STT connaît une évolution excessive". Le HCEE demande une réflexion sur le lien entre la série STT et les bacs pros tertiaires. Pour lui, la voie professionnelle courte occupe une place trop importante. Le HCEE déplore également la répartition par trop inégale entre les diplômes et un taux de sortie trop élevé en BEP.
S'agissant des enseignants, le HCEE recommande un effort de formation continue et la diffusion des recherches sur les pratiques efficaces en classe : il est nécessaire de "fournir aux enseignants des recommandations et des guides d'action issus des recherches et de les inciter à les utiliser".

Un consensus sur l'école est possible
Un accord sur l'école est possible. C'est le premier message que le Haut conseil à l'évaluation de l'école (HCEE) a voulu faire passer le 22 octobre à l'occasion de la publication officielle de son "avis". Celui-ci a été établi par consensus entre les experts, les représentants des syndicats et les responsables politiques qui composent le Haut-conseil. Si les principaux éléments en ont été rendus publics dans L'Expresso du 22, la conférence de presse de mercredi apporte des éclairages complémentaires sur ce qui fait consensus. Ainsi, si le HCEE rend hommage à l'école maternelle, il pose la question de la scolarisation à partir de deux ans, une pratique dont "l'efficacité... est sujette à débats" et qui pèse sur le budget. Au collège, le HCEE préconise un "rapprochement des pratiques enseignantes" entre collège et école ce qui pose la question de la bivalence des professeurs. Elle pourrait être proposée aux enseignants en échange de certains avantages. Plus globalement, les "sages" du HCEE mettent l'accent sur la coupure de 1995 : c'est depuis cette date que les taux de réussite baissent et que davantage de jeunes quittent l'école sans qualification. Ils n'expliquent pas ce tournant mais relèvent qu'il correspond à une période de baisse de la consommation, probablement de crise morale. Ils n'écartent pas des conséquences fâcheuses de la réforme de 1992. Alors que 15% des jeunes quittent l'école sans réelle qualification, le HCEE a aussi voulu montrer les conséquences sociales de ce phénomène : le diplôme permet de trouver beaucoup plus facilement un emploi. Il est aussi le sésame pour se former tout au long de la vie.
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index.php3?express=237
http://cisad.adc.education.fr/hcee/publications-2003.html#link1

- Le système scolaire

Formation : Vers la stabilisation du niveau de formation ?
La Commission européenne publie une étude de C. Béduwé et J.-F. Germe sur l'évolution des niveaux de formation en France. Elle montre les progrès accomplis pour les générations nées autour de 1970 et la stagnation qui s'est installée dans les années 90. Pour les auteurs, "il est probable que se dessine un rééquilibrage entre la formation initiale et la formation en cours de la vie active.. Ce rééquilibrage passera sans doute par un développement soutenu des certificats ou diplômes délivrés dans le cadre de la formation continue."
http://www.cee-recherche.fr/fr/publicationspdf/03doc27.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html

La décentralisation
Le site ministériel met à jour sa page sur la réforme de la décentralisation. On y trouvera le projet de loi ainsi que le calendrier : la loi devrait être adoptée début 2004 et entrer en vigueur en janvier 2005.
http://www.education.gouv.fr/dossier/decentralisation/decentralisation.htm

SCHENE : un nouveau souffle en faveur des contenus numériques
" Il nous faut inciter les éditeurs, publics et privés, à travailler dans une même direction pour construire un modèle français de l'économie du numérique dans l'éducation". A l'occasion du lancement du DVD "Apprendre à la télé", Xavier Darcos a annoncé jeudi 16 octobre, "un nouveau souffle.. en faveur des contenus numériques et des usages pédagogiques" avec le projet de Schéma d'édition numérique pour l'enseignement (SCHENE). Il vient, après l'ENS et l'ENT, comme une nouvelle incitation claire en direction des éditeurs français, échaudés par la crise qui a frappé le secteur des TIC et la maigreur du marché.
Le ministre se fixe un double objectif ambitieux. D'une part, "permettre l'émergence d'une industrie française du multimédia éducatif capable de rivaliser avec les modèles anglo-saxons". D'autre part, avoir en 2007 la moitié des enseignants utilisateurs des TICE en classe. L'Espace Numérique des Savoirs, en expérimentation actuellement, amène déjà les éditeurs à développer des contenus numériques pour l'éducation en bénéficiant d'un outil de diffusion dont on espère le financement des produits. Le SCHENE " permettra de faire connaître précisément (les) attentes à moyen terme, par matière et par niveau, et d'organiser de façon cohérente - en partenariat avec le secteur de l'édition - l'offre de contenus numériques pour (les) établissements scolaires. Pour la première fois, l'Education nationale fera part explicitement de ses besoins et de ses priorités".. Parallèlement, le ministre veut "stimuler la demande" chez les enseignants et passer de 20% à 50% d'utilisateurs en classe. Pour cela le C2i est mis en place dans les IUFM et "l'agence pour la promotion des usages éducatifs" chargée de repérer les "bonnes pratiques" et de les faire connaître, va être déployée.
L'Etat est dans son rôle quand il aide au déploiement d'un secteur économique encore fragile. Mais ce programme suscite de nombreuses questions. Citons-en deux. Comment financer ce décollage de l'industrie du multimédia éducatif ? Les collectivités locales, par exemple, accepteront-elles de partager le fardeau ? Si l'offre est une condition nécessaire, suffit-il de la créer pour modifier les pratiques enseignantes et faire éclore la demande ? La généralisation des TICE est d'abord une aventure culturelle pour la communauté éducative.
http://www.educnet.education.fr/plan/discourschene.htm
http://www.cafepedagogique.net/divers/hourtin2003

Les espaces numériques de travail
Qu'est que les ENT ? Quels en sont les enjeux ? Savoirs CDI publie un article de Dominique Cavet, directeur adjoint des ressources et de l'ingénierie documentaires du CNDP, sur les ENT. Il vient à point au moment où les ENT se mettent techniquement en place et où on perçoit à quel point ils pourraient modifier les conditions de l'enseignement. D. Cavet en décrit les finalités : outils d'enseignement à destination des enseignants, services orientés vers la vie scolaire, contenus pédagogiques destinés aux élèves. On trouvera dans les comptes-rendus du Café lors de l'université d'Hourtin d'autres problématiques découlant du développement des ENT. Il y a bien sûr la question du financement : les collectivités locales accepteront-elles de le prendre en charge ? Egalement les questions d'accès : qui pourra proposer des contenus pédagogiques et des applications ? Que deviendront les productions personnelles ou associatives, une bonne part des ressources éducatives numériques actuelles ? A Hourtin, François Dubet avait aussi prédit que les ENT bouleverseraient le système éducatif en le rendant plus transparent aux yeux des parents.
http://savoirscdi.cndp.fr/CulturePro/actualisation/ENT/ent.htm
http://www.cafepedagogique.net/divers/hourtin2003/

Luc Ferry veut du donnant-donnant
"Je suis prêt à ouvrir la discussion sur le problème des vacataires et des contractuels de l'Education nationale si on ouvre la totalité du dossier. On ne peut pas prendre un sujet et laisser les autres de côté. Il faut mettre tout à plat". Dans une déclaration faite à l'AFP, Luc Ferry annonce un marchandage avec les syndicats sur les salaires et les vacataires. "Si la FSU ou d'autres partenaires sociaux me proposaient l'annualisation des services pour supprimer les vacataires, alors là je dis oui, mais c'est donnant donnant car le budget ne va pas continuer à augmenter indéfiniment".
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emploi_031020181124.9mm33x0z.html

La censure d'Etat sur les manuels ?
"Revêtus d'une sorte d'autorité, les manuels scolaires, comme les encyclopédies, sont des ouvrages collectifs, donc écrit par personne en particulier. Leurs lecteurs pensent qu'ils ne peuvent pas comporter d'erreurs, qu'ils sont infaillibles. Ils sont considérés comme la référence rassemblant l'état des connaissances, d'une société à un moment donné. Enseignants, parents, et a fortiori élèves, leur font spontanément confiance. C'est pourquoi les manuels, plus que tous les autres livres, doivent être exempts de toutes représentations erronées et de tous stéréotypes". Sous couvert de recherche de la vérité, le député UMP des Yvelines Jacques Masdeu-Arus, demande à établir un contrôle étatique sur les manuels scolaires.: "Quoi de plus normal... de redonner au ministère de l'Éducation nationale le soin d'évaluer les ouvrages édités et de leur attribuer ou non un agrément ministériel au vu de leur contenu".
http://www.assemblee-nat.fr/12/propositions/pion1072.asp

L'Entente cordiale rue de Grenelle
Après la tenue d'un séminaire franco-allemand le 6 octobre, le ministre annonce le lancement de deux projets éducatifs pilotes entre la France et le Royaume-Uni. Le premier projet prévoir d'associer des écoliers, collégiens et lycéens franciliens à des échanges avec des établissements londoniens. Ainsi des lycéens de LP pourraient valoriser un parcours européen de formation en découvrant des entreprises anglaises. Un second projet concerne des écoliers de l'académie de Poitiers.
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=20031061713

- Le débat national sur l'Ecole

23 questions pour le débat national
Le Figaro du 20 octobre donne un premier aperçu sur les documents prévus pour inspirer le débat national sur l'Ecole. Pour Le Figaro, c'est 23 questions qui seront posées les réunions publiques et aussi dans les établissements. A chaque question correspond une fiche qui fait un état des lieux et développe le sujet en plusieurs sous-questions. Le Figaro en publie quelques unes : "quelles sont les valeurs de l'école et comment les conforter dans notre société ? Comment rendre l'école juste ? Comment motiver et faire travailler efficacement les élèves ? Comment prendre en charge les élèves en grandes difficultés ? Quelles doivent être les fonctions et les modalités des examens, de l'évaluation et de la notation des élèves ?". Pour Le Figaro certaines questions centrales apparaissent au second plan seulement. Murielle Court estime que "rarement le système éducatif aura été à ce point passé à la loupe. Reste à souhaiter que devant l'ampleur de la tâche les Français ne reculeront pas, laissant aux spécialistes le champ libre pour retrouver leurs bons vieux clivages stériles". Comme si l'école pouvait améliorer son efficacité sans faire appel à ses spécialistes et sans se professionnaliser.
http://www.lefigaro.fr/france/20031020.FIG0126.html

Le diagnostic du HCEE
Le Monde du 10 octobre publie une synthèse du rapport sur l'état de l'école commandé par le ministre au Haut Conseil de l'évaluation de l'école pour alimenter les travaux de la commission Thélot dans le cadre du débat national sur l'Ecole. Le diagnostic porté par le HCEE fait la synthèse de travaux antérieurs, par exemple l'enquête internationale PISA, dont le Café a rendu compte. Il questionne l'efficacité de l'Ecole. Il est le plus sévère au primaire : un élève sur dix ne sait pas lire au CE2 et cela se perpétue en 6ème où 12% des élèves ont des difficultés graves de lecture et 3% sont quasi analphabètes. Pour les auteurs, le redoublement n'apporterait pas une réponse adéquate. Le collège souffre de ruptures trop franches avec l'école et le lycée. Les auteurs recommandent la limitation du nombre des professeurs par la généralisation de la bivalence. Au lycée, ils ont beau jeu de souligner les écarts entre filières. La série L est en déclin rapide (9% des élèves du lycée général) et recueille des élèves qui sont rarement littéraires. La série STT "ne permet ni une insertion professionnelle légère ni une adaptation facile dans l'enseignement supérieur". Finalement le système échoue à démocratiser l'enseignement. D'une part, depuis 1996, la part des bacheliers dans une génération tend à baisser du fait de la baisse des bacheliers généraux. L'Ecole n'est pas capable de former les personnels qualifiés demandés par l'économie. Pire encore, les inégalités se sont accrues dans l'école : seulement 30% des enfants d'ouvriers font des études post-bac contre 80% des enfants de cadre. Pourtant la France dépense plus pour son école que la plupart des pays développés. Le diagnostic aurait pu être plus sévère, PISA révélant encore d'autres inégalités. Mais, dès maintenant, la question des remèdes est posée. Ainsi dans Le Figaro du 11, Alexis Brézet évoquait "une mise en cause du modèle égalitaire et pédagogiste". Ce que montre justement PISA, c'est qu'en Europe les systèmes les plus efficaces en terme de rendement global sont ceux qui privilégient l'épanouissement de l'enfant sur la performance (par exemple les pays nordiques). Ce sont également ceux qui arrivent à lutter le plus efficacement contre les inégalités sociales.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-337494,0.html
http://www.lefigaro.fr/debats/20031011.FIGEDIT.html
http://www.oecd.org/document/52/0,2340,fr_2649_37455_13634484_1_1_1_37455,00.html

L'état de l'école 2003
Chaque année, le ministère publie une nouvelle édition de son annuel "L'état de l'école". L'édition 2003 confirme les évolutions de ces dernières années. S'agissant des dépenses d'éducation, l'année 2002 marque un palier dans une baisse tendancielle des dépenses d'éducation dans le PIB passées de 7,4% en 1993 à 6,9% en 2002, ce taux restant supérieur à celui des années 1970 et 1980. La France se situe sensiblement au dessus de la moyenne des pays de l'OCDE, mais derrière la Corée du sud, les Etats-Unis et la Suède. A prix constants, la dépense d'éducation a doublé depuis 1975. Cela résulte pas tant d'une hausse du nombre d'élèves que d'une augmentation des dépenses par élève qui se situent actuellement à 8120 euros dans le secondaire et 4460 dans le primaire. L'état de l'école met l'accent sur les points faibles du système éducatif. Ainsi le taux de scolarisation, après avoir connu une nette hausse, est en baisse depuis 1996. 94.000 jeunes sortent encore du système éducatif sans aucun diplôme. C'est 15.000 de moins qu'en 1995 mais c'est encore beaucoup, d'autant que le nombre de bachelier a sensiblement reculé depuis 2000. De toutes les catégories sociales celle des enseignants se distingue par le fort accès au bac général de ses enfants : 80% des enfants de profs sont bacheliers généraux contre 73% des enfants de cadres et 15% des enfants d'ouvrier non-qualifié. Le système est aussi injuste envers les filles : si elles obtiennent globalement de meilleurs résultats que les garçons, elles restent minoritaires en séries scientifique et industrielle. Enfin les résultats en lecture des jeunes français, tirés de l'enquête PIRLS, restent assez faibles : 425 points pour la France alors que la moyenne générale est à 500 et le score des Etats-Unis à 542. L'école garde son utilité face au chômage et pour obtenir une rémunération élevée : en début de carrière, le salaire moyen d'un diplômé du supérieur se situe à 1800 euros, celui d'un sans-diplôme à 490.
http://www.education.gouv.fr/stateval/etat/etat.htm


Réactions syndicales et politiques

L'UNSA A&I veut saboter le débat national
Selon l'AFP, choqué par une phrase d'une des 22 fiches élaborées par la commission Thélot, l'UNSA Administration et intendance appelle ses adhérents à refuser leur concours à ce débat.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emploi_031022102430.ro2t1hsu.html

Scolarité obligatoire jusqu'à 18 ans ?
Selon Le Monde du 21 octobre, dans une brochure sur le débat national sur l'école, le SNES suggère de porter la scolarité obligatoire de 16 à 18 ans et d'augmenter de deux points la part du PIB consacrée à l'éducation. De son côté, le SGEN CFDT approuve le maintien du collège unique et les diagnostics recommandé dans l'avis du HCEE mais critique certains éléments du rapport des experts.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-338917,0.html
http://www.sgen-cfdt.org

Campagne de l'UMP sur l'école
"L'avenir de l'école et la formation des élèves sont une priorité pour la nation et l'UMP". Le parti majoritaire annonce le lancement à compter de la mi-octobre de forums dans chaque département. Ils seront suivis d'une large consultation nationale qui recueillera les avis des sympathisants. L'UMP fera ensuite des propositions au gouvernement.
http://www.u-m-p.org


Travail et uniforme...

L'école uniforme
La disparition du service national aurait pu faire oublier les charmes de l'uniforme. C'est à l'école qu'il pourrait réapparaître. Interrogé sur LCI, Xavier Darcos a déclaré que "la question mérite d'être posée". Le ministre est entré dans les détails précisant son opposition aux rangers et au string. Pour l'AFP, qui rapporte ces propos, "l'uniforme pour les écoliers, la règle en Asie et en Afrique, n'est imposé nulle part en Europe, pas même en Grande-Bretagne où l'usage en est cependant quasiment généralisé". L'AFP relève que l'uniforme reste en Europe "l'apanage du privé". Loin de gommer les différences sociales, en Europe comme en Afrique, l'uniforme fait la différence.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emploi_031009144230.kgnl1q5p.html
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emploi_031009073520.zsgdxvp1.html

Des réactions uniformes
La presse se fait l'écho des propos de X. Darcos en faveur du port de l'uniforme à l'école. Dans Libération du 10 octobre, Emmanuel Davidenkoff évoque "la tentation réac" du ministre.. et la contradiction que lui a apporté Luc Ferry estimant que "le retour à la plume Sergent-major affaiblirait l'idée républicaine". Il est vrai que personne n'avait encore sorti cette idée de sa trousse. Le Figaro relève que "la question soulève plus d'oppositions qu'elle ne suscite d'approbations". Le quotidien recueille un avis favorable : celui du député UMP F. Baroin : "parler d'uniforme conduit à examiner les pressions consuméristes et communautaristes". A l'inverse, pour une responsable du SNES, "les problèmes sociaux ne s'arrêtent pas aux portes de l'école et les masquer ne sert à rien". Georges Dupon-Lahitte,président de la FCPE, estime qu'il "vaut mieux travailler sur ce que doivent être la tenue et les règles de correction. Si l'uniforme était une solution, ça se saurait".
http://www.lefigaro.fr/france/20031010.FIG0251.html
http://www.lefigaro.fr/france/20031010.FIG0250.html

Le travail, valeur refuge de Luc Ferry
"Rien ne réussira sans une réhabilitation de la valeur travail". Dans Le Monde du 14 octobre, Luc Ferry réhabilite avec vigueur le travail. "Que l'élève doive être au cœur de notre école va de soi. Mais cette vérité basique, pour ne pas dire ce truisme, ne signifie ni que l'on doive confondre l'éducation avec un jeu, ni que l'on renonce à l'exercice d'une certaine autorité... Dès l'origine, la naissance de nos systèmes scolaires modernes fut associée à l'idée d'une pédagogie du travail et des "méthodes actives". Elle a de part en part accompagné l'émergence de l'idée républicaine... Comment respecter la liberté de l'enfant tout en lui enseignant une discipline ? Réponse : par le travail. C'est lui qui fournit le "concept synthétique", la solution de cette opposition frontale entre le jeu et le dressage. Car, en travaillant, l'enfant exerce sa liberté, mais il se heurte néanmoins à des obstacles réels, objectifs, qui, lorsqu'ils sont bien choisis par le maître, peuvent se montrer formateurs pour lui dès lors qu'il parvient à les surmonter activement. A l'anarchie du jeu et à l'absolutisme du dressage succède ainsi le "républicanisme" du travail : le citoyen, en effet, est celui qui est libre lorsqu'il vote la loi, et contraint cependant par cette même loi dès lors qu'il l'a approuvée - où l'on retrouve les deux moments, liberté et discipline, activité et passivité, que le travail réconcilie en lui". Des propos qui restent dans la continuité de sa "Lettre à tous ceux qui aiment l'école". Ainsi , pour le ministre "il existe ainsi un lien intime, d'une profondeur insoupçonnée, entre l'idée républicaine qui fonde l'école moderne et la valeur travail".
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-337946,0.html

- La question du voile

Un dossier sur le voile
Le Nouvel Observateur me en ligne une webographie sur le voile islamique. On y trouvera aussi bien des réflexions pédagogiques que des points de vue religieux, une histoire de la laïcité ou des réactions politiques. De quoi alimenter le débat avec les élèves ou en salle des profs.
http://permanent.nouvelobs.com/societe/20031013.OBS7984.html

La Ligue et la FCPE dénoncent le danger d'exclusion
"Les situations de discriminations sont dix fois plus délétères pour le pacte républicain que les manifestations d'appartenance religieuse à l'école". Selon une dépêche AFP, la Ligue des droits de l'homme et la FCPE étaient reçues le 3 octobre par la commission indépendante sur la laïcité. Michel Tubiana, président de la Ligue, a affirmé sa crainte de voir l'argument de la laïcité utilisé pour exclure les musulmans. "La République a besoin de justice, pas d'uniformité", a-t-il déclaré. Un souci que le président de la FCPE partage.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emploi_031003144908.dxabpptt.html

Le foulard et l'école
Le Monde du 13 octobre publie un intéressant dossier sur le foulard. D'abord parce qu'il rappelle les règles fixées par l'éducation nationale qui établissent " qu'une interdiction générale et absolue des signes d'appartenance religieuse au sein des établissements est illégale" mais précise les conditions d'une interdiction du port du voile. Surtout parce qu'il dresse un tableau des différents courants d'opinion chez les musulmans de France et de leur profonde division sur la question du foulard. Ainsi, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) dénonce "une situation où le corps enseignant pratique des dizaines d'exclusion dans un silence total" mais, selon Le Monde, semble favorable à une moi d'interdiction. A l'inverse, Abderrahmane Dahmane, président des démocrates musulmans de France et CPE dans un lycée parisien, s'oppose à une loi qui victimiserait les musulmans.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-337839,0.html
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-337840,0.html
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-337842,0.html

"Avec le voile tout explose"
"On peut avoir de grands principes, quand on est confronté à la réalité, tout explose. On est forcés de se remettre en question". Libération du 15 octobre, donne la parole aux instits d'une école d'Antony (92) qui ont été confrontés au voile, en CM2, il y a 3 ans. Confrontés à une situation inattendue, les enseignants de cette école ont découvert la complexité du problème et beaucoup appris. Ils se sont faits une opinion : " Maintenir l'élève en classe, c'est lui donner la possibilité de développer son esprit critique. De faire ses choix propres, en marge de ceux de la famille ou de tout autre groupe de pression".. Ils craignent qu'une loi bloque la situation et empêche le dialogue indispensable avec la famille. C'est un des éléments du dossier proposé par le quotidien. Dans un autre article, Gérard Dupuy estime que " toute exclusion d'un élève d'un établissement scolaire est problématique puisqu'elle l'écarte du projet pédagogique qui s'y déroule. Elle est parfois nécessaire dans l'intérêt même de ce projet. Comme toute sanction, elle est aussi l'aveu d'un échec, et on peut croire que les conseils de discipline ne s'y résolvent pas de gaieté de coeur. Une loi réaffirmant solennellement la laïcité ne pourra pas être très différente des directives en vigueur. Elle éviterait les annulations d'exclusion par le Conseil d'Etat et renforcerait paradoxalement les chances des compromis souhaitables". Au moins, pour Emmanuel Davidenkoff, ne laisserait-elle pas les enseignants légiférer seuls face aux familles. Avec sans doute des errements. On apprend ainsi qu'à Roissy-en-Brie, une mère de famille est exclue d'une sortie d'enfants en maternelle parce qu'elle est voilée.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=149700
http://www.liberation.fr/page.php?Article=149702
http://www.liberation.fr/page.php?Article=149697

Cohn-Bendit : la "saloperie" de loi sur le voile
"Pour nous, l'école laïque, tolérante et ouverte... se doit d'accepter tous les enfants avec ou sans voile, avec ou sans kippa, car c'est à l'école d'être laïque et non aux enfants. Notre confiance dans une école du respect est telle que nous sommes sûrs que tous les jeunes en sortiraient profondément transformés. Ceux qui veulent exclure n'ont pas confiance en cette école et ses capacités. C'est avec les jeunes filles voilées, comme avec tous les enfants issus de milieux intégristes, catholiques ou athées qu'il faut parler, en prenant le temps qu'il faut... Exclure de notre école laïque des gamines qui en auraient tant besoin, alors qu'elles n'ont commis aucun délit, est pour nous un scandale ; voter une loi qui transformerait le port du voile à l'école en délit serait une saloperie". Daniel et Gabriel Cohn-Bendit signent une tribune énergique dans Le Monde du 16 octobre.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-338277,0.html

Les profs d'Aubervilliers contre une loi sur le voile
Dans Libération du 22 octobre, 5 enseignants du lycée Henri Wallon d'Aubervilliers confirment leur décision d'exclure les soeurs Lévy mais affirment leur opposition à une loi contre le voile. "Nous refusons clairement que les événements d'Aubervilliers soient opportunément utilisés pour élaborer une loi interdisant le voile à l'école. Ce débat traverse largement la société française, en dépassant les clivages idéologiques traditionnels. Pour ce qui nous concerne, nous pensons qu'une telle loi apparaîtrait comme humiliante et discriminatoire envers une partie de nos élèves et aurait pour conséquence de renforcer de manière redoutable les discriminations et donc les communautarismes".
http://www.liberation.fr/page.php?Article=151516

La chasse au foulard gagne les profs
Selon l'AFP, un professeur membre du SNES se serait élevé contre le port du foulard par une collègue d'un lycée de Tourcoing. Une enquête a été ouverte par le rectorat de Lille. Le proviseur de l'établissement a précisé qu'elle n'avait pas demandé à la collègue de retirer son couvre-chef.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emploi_031017152318.mu7ak6d5.html

- Vie professionnelle

L'IUFM, ascenseur social
Près de 12% des étudiants en IUFM à Créteil portent un prénom d'origine maghrébine. Selon l'AFP, qui publie cette information, un étudiant sur cinq viendrait de collèges classés en ZEP. Pour J.L. Auduc, directeur-adjoint de l'IUFM, celui-ci permettrait à des jeunes issus de l'immigration de progresser socialement. "Cela veut dire que dans une académie de banlieue comme Créteil, on commence à avoir des élèves de la deuxième ou troisième génération d'immigrés qui rendent à l'école ce que l'école leur a apporté... Ce type de résultat est la meilleure réponse à apporter au sujet du foulard islamique".
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emploi_031019071844.dds99wrp.html

Effectifs en hausse en IUFM
Le ministère publie les premiers chiffres sur la fréquentation des IUFM en 2002-2003. Près de 90.000 étudiants et stagiaires ont suivi les formations l'an dernier, soit 6% de plus qu'en 2001-2002. C'est la seconde année consécutive où les effectifs sont en hausse. Celle-ci ne touche pas toutes les préparations : si les candidats au Capes restent les plus nombreux, leur nombre va diminuant (-2% en première année) alors que le premier degré augmente. La féminisation du métier est constante : les femmes représentent 7 étudiants sur 10. L'étude fait également apparaître des variations régionales. Certains IUFM, par exemple Montpellier, Limoges, La Réunion, Paris, Lyon, attirent plus que d'autres. En Ile-de-France, une ligne invisible oppose Paris et sa banlieue : "à l'IUFM de Paris, les préparations au Capes représentent 80% de ses effectifs de première année alors que dans les IUFM de Créteil et de Versailles, ce sont les préparations au professorat des écoles qui concernent le plus d'étudiants".
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni0354.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html

Mutation dans un poste à l'étranger
C'est une question qui revient régulièrement sur le forum "expatriés" du café. Comment obtenir un poste de direction à l'étranger ? Le B.O. du 9 octobre précises les conditions de candidature aux postes de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE).
http://www.education.gouv.fr/bo/2003/37/MEND0302150N.htm

Le personnel du CNDP lance un appel
L'intersyndicale du CNDP estime que "la survie du CNDP en question". La réorganisation de deux directions est difficile et l'accompagnement social des personnels "est proche du degré zéro". Opposés à la délocalisation, le personnel du CNDP appelle les enseignants à soutenir leur action.
http://www.nodeloc.net

Classement des établissements
Le B.O. du 16 octobre publie le classement des établissements du 2d degré.
http://www.education.gouv.fr/bo/2003/special6/default.htm

Liste des établissements français à l'étranger
Le B.O. du 16 octobre publie la liste des établissements français à l'étranger.
http://www.education.gouv.fr/bo/2003/38/MENE0301906A.htm

Homologation des établissements à l'étranger
EduScol publie un dossier d'homologation pour les établissements scolaires français à l'étranger.
http://eduscol.education.fr/D0040/sommaire.htm

- Vie scolaire

Un effort pour les handicapés à l'école
A l'occasion du colloque "Apprendre ensemble", Luc Ferry a annoncé sa décision d'ordonner 12 millions de dépenses pour faciliter l'accueil des handicapés dans les établissements. Cet argent bénéficiera notamment au secondaire où l'accueil des handicapés est déficient. Le rapport Lachaud relatif à l'intégration des enfants handicapés en milieu scolaire est publié sur le site du ministère.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emploi_031013173101.zi6577tf.html
http://www.education.gouv.fr/rapport/handicapes0103.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html

Montée en puissance d'Envie d'agir en 2004
Le ministre remettait le 8 octobre leurs prix aux 36 lauréats du concours national Envie d'agir 2003. C'était aussi l'occasion d'annoncer les objectifs d'Envie d'agir en 2004. Pour le ministère; il s'agit à la fois d'inciter les jeunes à "réinvestir ce qu'ils ont appris dans des projets" et de les mobiliser dans des actions utiles aux autres et développant leurs aspirations. Deux temps forts sont prévus en 2004. Le premier aura lieu le 15 décembre, où France 3 consacrera sa soirée à une émission sur des actions Envie d'agir. Le mois de mars 2004 sera "le mois de l'engagement". Le CIDEM publiera à cette occasion la deuxième édition des "Routes de l'engagement". Enfin le site Envie d'agir doublera son offre d'actions et mettra en place un service d'aide en ligne et par téléphone.
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=20031081116

Education à la sécurité routière
L'éducation à la sécurité routière est "un chantier prioritaire" pour le gouvernement. Une note de service publiée au B.O. du 9 octobre, récapitule les obligations des écoles et des collèges en la matière. A l'école l'Attestation de première éducation à la route (APER), au collège l'ASSR poursuivent leur mise en oeuvre. La note rappelle les programmes. Même les GRETA sont mobilisés pour une "attestation de sécurité routière". Dans les écoles, un nouveau livret sur la sécurité routière sera diffusé début 2004. Au collège, la préparation aux épreuves des deux ASSR est obligatoire. Un nouveau livret sera distribué ce mois-ci. Une session exceptionnelle d'examen sera proposée aux élèves nés entre le 1er janvier et le 15 mars 1988 non titulaires d'une ASSR. La note de service rappelle les conditions d'examen des différentes attestations.
http://www.education.gouv.fr/bo/2003/37/MENE0302149N.htm

Classe relais, "kifeton" ?
Qu'est ce qu'une classe relais ? Celle de Montluçon affiche sur le web ses ambitions et ses activités. Elle s'adresse temporairement à des jeunes en rupture ou refus scolaire et vise prioritairement à redresser l'image de soi du jeune et à développer l'individu social. La classe relais est également un exemple de partenariat entre l'éducation nationale et les collectivités locales puisqu'elle est soutenue par l'agglomération de Montluçon et ancrée dans le réseau de prévention local.
http://classe-relais-montlucon.planet-allier.com/

Une manif contre le bizutage
Parfois ce sont les élèves qui donnent le cours d'éducation civique. C'est ce qui s'est produit à Beaurepaire (Isère) où, selon l'AFP, une cinquantaine de lycéens de BEP ont manifesté pour obtenir l'exclusion de quatre de leurs camarades, auteurs d'un bizutage sordide.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emploi_031009075154.oeygrtvl.html

18.500 enfants maltraités
Selon les chiffres de l'ODAS, publiés par Le Monde, l'Observatoire national de l'action sociale, la maltraitance enfantine se stabilise en France avec 18.500 cas. Par contre le nombre d'enfants en danger ne cesse de croître. Il se situerait à environ 67.500 cas, soit 25.000 enfants de plus qu'il y a 10 ans. Pour l'ODAS, " la précarité économique n'intervient plus qu'en quatrième position dans les facteurs de risque pour l'enfant.. Le RMI a joué un rôle majeur dans la protection de l'enfance. Aujourd'hui, pour empêcher le nombre d'enfants "en risque" de croître, il faut agir sur la précarité relationnelle. Il nous faut reconstruire du lien social, des solidarités de quartiers, de rue, d'escalier, comme pour les personnes âgées. Il faut resocialiser les familles en les sortant de l'inoccupation et de l'isolement."
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-338123,0.html

Les parents cherchent leur place à l'école
En cette semaine d'élection des représentants de parents dans les établissements, Le Monde du 16 octobre publie deux articles qui illustrent le risque de malentendu entre parents et enseignants. Le premier sujet de friction concerne les conseils de discipline. Le ministre souhaite renforcer le poids des enseignants pour "restaurer leur autorité". La FCPE reproche au ministre de " flatter dans le sens du poil le corps enseignant " et dénonce une "vision rétrograde et conservatrice de l'école". La réforme est actuellement en consultation au CSE. Le second risque de durer davantage. Il s'agit de la place des représentants de parents dans les établissements. " Que ce soit dans les conseils de classe ou les conseils d'administration, notre présence est vécue comme une obligation mais pas comme un désir de l'équipe enseignante" affirme une déléguée FCPE.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-338258,0.html
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-338259,0.html

- Primaire

Poursuite des dédoublements en CP
Selon l'AFP, Luc Ferry a reçu le 13 octobre à Paris une soixantaine d'enseignants en CP. Il leur a annoncé le maintien des classes dédoublées en CP malgré leurs résultats mitigés. La réunion a montré la complexité de l'apprentissage de la lecture. Certains enseignants ont pu critiquer aussi bien l'efficacité du redoublement que celui des dédoublements. Pour le ministre "cela confirme l'idée que ce n'est pas uniquement le dédoublement des classes qui compte, mais les méthodes pédagogiques que l'on développe".
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emploi_031013162258.cx04i2gf.html

Attention aux jeux dangereux
Cette année encore, le ministère attire l'attention sur la diffusion de jeux dangereux dans les cours de récréation. "Nous avons été, encore récemment, alertés par la persistance de pratiques dangereuses de la part d'enfants et d'adolescents et notamment de ces jeux de strangulation qui peuvent entraîner des malaises, des évanouissements et même, dans des cas extrêmes, aller jusqu'à la mort".
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emploi_031013115452.6cxym9wd.html

Les réseaux d'écoles confirmés
Dans un communiqué, Xavier Darcos a confirmé l'intention du gouvernement de regrouper les écoles en réseaux. Pour le ministre, un service public de qualité ne pourra être maintenu que par"une mise en commun des actions, dans le cadre de réseaux d'écoles s'appuyant sur le développement de l'intercommunalité. L'Education nationale est prête à susciter et à accompagner ce mouvement, par la définition d'un cadre réglementaire pour l'organisation des réseaux d'écoles, ainsi que par la mise à disposition d'emplois destinés à assurer leur bon fonctionnement". Les premiers réseaux pourraient être mis en lace à la rentrée 2004.
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=20031031158

Mouvement interdépartemental des enseignants
Le B.O. du 9 octobre publie les instructions relatives à l'organisation du mouvement interdépartemental des enseignants du premier degré. La note fixe les dates de saisie des demandes du 7 au 25 novembre. Le mouvement prend en compte l'échelon, l'ancienneté dans le département, les enfants à charge, et la séparation d'avec le conjoint.
http://www.education.gouv.fr/bo/2003/37/MENP0302164N.htm

Le Parlement des enfants 2004
Le 5 juin 2004, Jean-Louis Debré recevra au Palais-Bourbon des élèves de CM2 dans le cadre du "Parlement des enfants". Une circulaire fixe les conditions pour participer à cette opération qui permet à de jeunes enfants de découvrir le rôle de l'Assemblée. Les dossiers de candidature doivent parvenir avant le 21 octobre.
http://www.education.gouv.fr/bo/2003/37/MENE0302158C.htm

Education à la sécurité routière
L'éducation à la sécurité routière est "un chantier prioritaire" pour le gouvernement. Une note de service publiée au B.O. du 9 octobre, récapitule les obligations des écoles et des collèges en la matière. A l'école l'Attestation de première éducation à la route (APER), au collège l'ASSR poursuivent leur mise en oeuvre. La note rappelle les programmes. Même les GRETA sont mobilisés pour une "attestation de sécurité routière". Dans les écoles, un nouveau livret sur la sécurité routière sera diffusé début 2004. Au collège, la préparation aux épreuves des deux ASSR est obligatoire. Un nouveau livret sera distribué ce mois-ci. Une session exceptionnelle d'examen sera proposée aux élèves nés entre le 1er janvier et le 15 mars 1988 non titulaires d'une ASSR. La note de service rappelle les conditions d'examen des différentes attestations.
http://www.education.gouv.fr/bo/2003/37/MENE0302149N.htm

- Collège

Plus d'interdisciplinarité dans les programmes du collège ?
Les listes de discussion pédagogiques bruissent des échos d'une déclaration faite à l'AEF par Jean-Didier Vincent, président du Conseil National des Programmes. Interrogé sur la réforme des programmes des collèges, J-.D. Vincent aurait déclaré son intention de faire une relecture des programmes du collège "afin de travailler davantage à l'interdisciplinarité". Concernant les sciences, les programmes seraient réécrits, particulièrement en SVT. Les programmes de langues seraient entièrement revus ainsi que celui de technologie, jugé encore insuffisamment ouvert sur les autres disciplines. Ces déclarations, qui visent à renforcer l'interdisciplinarité au collège, sont en opposition avec les propos ministériels qui tendent à renforcer les disciplines. Si le collège veut renforcer l'interdisciplinarité, les IDD en sont le meilleur outil. Or on sait que le ministre souhaite les rendre facultatifs.

Classe relais, "kifeton" ?
Qu'est ce qu'une classe relais ? Celle de Montluçon affiche sur le web ses ambitions et ses activités. Elle s'adresse temporairement à des jeunes en rupture ou refus scolaire et vise prioritairement à redresser l'image de soi du jeune et à développer l'individu social. La classe relais est également un exemple de partenariat entre l'éducation nationale et les collectivités locales puisqu'elle est soutenue par l'agglomération de Montluçon et ancrée dans le réseau de prévention local.
http://classe-relais-montlucon.planet-allier.com/

- Lycée

Progression des drogues chez les lycéens
L'Office français des drogues et des toxicomanies publie son rapport annuel sur les consommations chez les adolescents de 17 à 19 ans. Au hit-parade des drogues, l'alcool tient la première place : 88% des jeunes l'ont expérimenté et 12% sont devenus des consommateurs réguliers, dont un garçon sur cinq. Depuis 2000 la consommation régulière a augmenté. C'est aussi le cas du cannabis : 7% des filles et 18% des garçons en consomment régulièrement, un chiffre en progression depuis 2000. 54% des jeunes l'ont expérimenté. Les solvants à inhaler, les hallucinogènes, l'ectasy, les poppers connaissent une hausse plus rapide mais ils concernent encore moins de 5% des jeunes. Seul le tabac est en légère régression : 77% des jeunes l'ont expérimenté, à égalité entre les deux sexes, et 40% en font un usage régulier. L'enquête révèle le cumul des usages réguliers de tabac et de cannabis touche plus d'un garçon sur dix. Voilà qui devrait encourager les lycées à interdire la cigarette dans l'établissement.
http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/epfxfbja.pdf
http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/epdxjaja.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html

Concours général 2004
Le calendrier des épreuves du concours général des lycées est paru au B.O. Elles s'organisent du 9 au 31 mars. Les inscriptions de candidatures sont ouvertes du 1er décembre au 12 janvier.
http://www.education.gouv.fr/bo/2003/38/MENE0302157N.htm

Le bac 2004
Quelles sont les nouveautés du bac 2004 ? Le B.O. du 16 octobre publie une note de service faisant le point sur les adaptations apportées aux bacs généraux et technologiques à la session 2004. La note donne pour chaque série générale le grille des épreuves applicables. Elle précise pour chaque discipline les textes réglementaires organisant chaque épreuve.
http://www.education.gouv.fr/bo/2003/38/MENE0302182N.htm

Mauvaise année pour le BTS
Pour la première fois depuis des années, le taux de réussite au BTS a été en baisse sensible en 2003. 63% es candidats seulement ont obtenu ce diplôme, soit 2% de moins qu'en 2002. La baisse est plus forte dans les services (60% de reçus) que dans la production (71% de reçus). L'origine scolaire des candidats reste le premier facteur de réussite : 77% des bacheliers généraux candidats ont été admis contre 63% des bacheliers technologiques et 40% des bacheliers professionnels.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni0352.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html

Bac technologique "musique danse"
L'arrêté fixant la nature de épreuves et publié au J.O. du 23/9/2003 (voir L'Expresso de ce jour) vient de paraître au B.O.
http://www.education.gouv.fr/bo/2003/37/MENE0301976A.htm

Epreuve d'EPS au bac
Une note ajuste le référentiel national d'évaluation de l'EPS aux bacs général et technologique. Les tableaux référentiels sont modifiés.
http://www.education.gouv.fr/bo/2003/37/MENE0302027N.htm

Tertiaire : Nouveaux programmes en BTS
Un B.O. hors-série publie les arrêtés de création, les horaires et règlements d'examen des nouveaux programmes des BTS rénovés : Négociation et relation client, Management des unités commerciales, Design de mode, textile et environnement, Communication et industries graphiques, Conception et industrialisation en microtechniques, Responsable de l'hébergement à référentiel commun européen. Le même numéro publie les définitions de certaines spécialités de diplôme des métiers d'art.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/bo/2003/hs9/hs9.pdf

Tertiaire : Séminaire sur la rénovation STT
L'Association des professeurs de communication de l'enseignement public, en collaboration avec l'association des professeurs d'économie-gestion, organise les 21 et 22 novembre à Paris des journées pédagogiques sur la rénovation de la première STT. Au programme : des conférences sur le management des organisations et le comportement des individus.
Contact : apcep.jps2003@laposte.net

Trois semaines de service
Claude Greff, député UMP de l'Indre-et-Loire, propose l'établissement d'un "temps citoyen" pour tous les jeunes âgés de 18 ans. Ils devraient travailler trois semaines pour la collectivité nationale. Selon la député, " La contestation de la notion d'autorité, en général, et de toutes les formes de contrainte, en particulier, a peu à peu émietté les sociabilités, démonétisé les valeurs familiales et dilué le lien social. L'incivisme ronge la République" . Elle propose en remède l'instauration d'un "temps-citoyen" où " pendant trois semaines, ou l'équivalent de cent heures, les jeunes s'engageront auprès de l'Etat, des collectivités territoriales, des associations pour des actions dans les secteurs suivants : cohésion sociale et solidarité, secteur humanitaire et caritatif, prévention, éducation, environnement et développement durable".
http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion1084.asp

Les IUT restent dominés par les bacs généraux
Selon une étude ministérielle, la part des bacheliers technologiques augmente légèrement en IUT. Mais les IUT accueillent encore 2 fois plus de bacheliers généraux que de bacs technologiques. L apart des femmes tend à y augmenter (40%).
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni0353.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html

- Enseignement professionnel

Les bacs pro pénalisés en cas d'échec en post bac
On sait que près de 4 bacheliers professionnels sur 5 échouent à leur DEUG. Le pourcentage d'échec est également élevé en BTS ou DUT. Une étude du Cereq établit que les jeunes issus d'une filière professionnelle ne tirent pas d'avantages d'études post-bac s'ils sortent sans diplôme. Ils diffèrent des bacheliers généraux pour qui même l'échec en enseignement supérieur se traduit en gain salarial.
http://www.cereq.fr/cereq/b200.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html

Un Livre blanc pour moderniser l'apprentissage
Renaud Dutreil, secrétaire d'Etat aux PME, a présenté le 16 octobre le Livre blanc pour la modernisation de l'apprentissage. Il demande une meilleure information des jeunes sur les métiers, la création de "parcours personnalisés" permettant d'assouplir les temps et contenus de formation et une refonte du statut d'apprenti. Il s'agit à la fois d'améliorer les conditions matérielles de l'apprentissage et d'encourager l'ouverture sur l'Europe. Le rôle du formateur d'entreprise serait revalorisé. Ce texte reprend les grands principes annoncés en septembre.
http://www.pme.gouv.fr/user/framegnale.php?var=10&rep=une&file=6
http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html
http://www.cafepedagogique.net/disci/archives.php3?numero=39&discipline=actu

De nouveaux CAP
Le Journal Officiel du 7 octobre publie des arrêtés créant de nouveaux CAP et supprimant de plus anciens. Sont concernés les CAP constructeur en ouvrages d'art, constructeur en canalisations des travaux publics, ressortier, solier-moquettiste et étancheur du bâtiment et des travaux publics.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0302105A
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0302107A
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0302106A

Clôture des inscriptions au bac
Un avis publié au J.O. du 22 octobre fixe la date de clôture des inscriptions du bac professionnel au 21 novembre.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0302224V

Tertiaire : Nouveaux programmes en BTS
Un B.O. hors-série publie les arrêtés de création, les horaires et règlements d'examen des nouveaux programmes des BTS rénovés : Négociation et relation client, Management des unités commerciales, Design de mode, textile et environnement, Communication et industries graphiques, Conception et industrialisation en microtechniques, Responsable de l'hébergement à référentiel commun européen. Le même numéro publie les définitions de certaines spécialités de diplôme des métiers d'art.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/bo/2003/hs9/hs9.pdf

Tertiaire : Séminaire sur la rénovation STT
L'Association des professeurs de communication de l'enseignement public, en collaboration avec l'association des professeurs d'économie-gestion, organise les 21 et 22 novembre à Paris des journées pédagogiques sur la rénovation de la première STT. Au programme : des conférences sur le management des organisations et le comportement des individus.
Contact : apcep.jps2003@laposte.net

- Le Café

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- François Jarraud -

- A la Une : Le HCEE rend son avis sur l'école    [ Haut ]

Le HCEE maintient le cap de 1989
Le Haut conseil à l'évaluation de l'école (HCEE) rendra public ce soir son avis sur le système scolaire français. Mais dès maintenant circulent des éléments de cet avis.
Globalement, le HCEE se situe dans la prolongation de la loi Jospin de 1989 et rend hommage au système français :"le haut niveau de performances atteint aujourd'hui par notre système éducatif explique en partie les difficultés qu'il connaît et permet certainement de les surmonter". Soulignant que "notre pays sait moins qu'un autre donner une place aux jeunes sortis précocement du système de formation initiale", le HCEE estime qu'en 2010 la société française aura besoin de 70% de bacheliers, ce qui est compatible avec l'objectif fixé en 1989 de 80% des élèves au niveau du bac. Aujourd'hui seulement 61% d'une génération ont accès au bac. Ce taux est inférieur à la moyenne des pays de l'OCDE (62%) : "contrairement à une idée reçue, nous ne formons donc pas plus de jeunes susceptibles d'accéder à l'enseignement supérieur que les autres pays", alors que la France forme davantage de diplômés du premier niveau de qualification (CAP - BEP) : 37% d'une génération, contre 9% dans les pays OCDE.

Dans le primaire, l'avis de l'OCDE rend hommage à l'école maternelle "unique au monde" et recommande les dédoublements dans tout le cycle II, de la GS au CE1. Au collège, le HCEE recommande le collège unique "au sens où tous les élèves le fréquentent et ne s'orientent.. qu'à l'issue de cette fréquentation". Le HCEE signale les mauvais résultats des systèmes éducatifs qui sélectionnent trop tôt (Allemagne par exemple) par rapport à l'efficacité des pays qui promeuvent une scolarité obligatoire continue et uniforme, "et souvent sans redoublement" Reste à définir un socle commun de connaissances pour tous les élèves.. Au lycée, pour le HCEE "l'état actuel n'est pas satisfaisant". Ainsi "la voie générale connaît un retrait très préoccupant" : effectivement elle est en baisse depuis le milieu des années 1990. La série L apparaît comme particulièrement en difficulté. En technologique, "la série STT connaît une évolution excessive". Le HCEE demande une réflexion sur le lien entre la série STT et les bacs pros tertiaires. Pour lui, la voie professionnelle courte occupe une place trop importante. Le HCEE déplore également la répartition par trop inégale entre les diplômes et un taux de sortie trop élevé en BEP.
S'agissant des enseignants, le HCEE recommande un effort de formation continue et la diffusion des recherches sur les pratiques efficaces en classe : il est nécessaire de "fournir aux enseignants des recommandations et des guides d'action issus des recherches et de les inciter à les utiliser".

Un consensus sur l'école est possible
Un accord sur l'école est possible. C'est le premier message que le Haut conseil à l'évaluation de l'école (HCEE) a voulu faire passer le 22 octobre à l'occasion de la publication officielle de son "avis". Celui-ci a été établi par consensus entre les experts, les représentants des syndicats et les responsables politiques qui composent le Haut-conseil. Si les principaux éléments en ont été rendus publics dans L'Expresso du 22, la conférence de presse de mercredi apporte des éclairages complémentaires sur ce qui fait consensus. Ainsi, si le HCEE rend hommage à l'école maternelle, il pose la question de la scolarisation à partir de deux ans, une pratique dont "l'efficacité... est sujette à débats" et qui pèse sur le budget. Au collège, le HCEE préconise un "rapprochement des pratiques enseignantes" entre collège et école ce qui pose la question de la bivalence des professeurs. Elle pourrait être proposée aux enseignants en échange de certains avantages. Plus globalement, les "sages" du HCEE mettent l'accent sur la coupure de 1995 : c'est depuis cette date que les taux de réussite baissent et que davantage de jeunes quittent l'école sans qualification. Ils n'expliquent pas ce tournant mais relèvent qu'il correspond à une période de baisse de la consommation, probablement de crise morale. Ils n'écartent pas des conséquences fâcheuses de la réforme de 1992. Alors que 15% des jeunes quittent l'école sans réelle qualification, le HCEE a aussi voulu montrer les conséquences sociales de ce phénomène : le diplôme permet de trouver beaucoup plus facilement un emploi. Il est aussi le sésame pour se former tout au long de la vie.
http://www.cafepedagogique.net/expresso/ index.php3?express=237
http://cisad.adc.education.fr/hcee/publi cations-2003.html#link1

- Le système scolaire    [ Haut ]

Formation : Vers la stabilisation du niveau de formation ?
La Commission européenne publie une étude de C. Béduwé et J.-F. Germe sur l'évolution des niveaux de formation en France. Elle montre les progrès accomplis pour les générations nées autour de 1970 et la stagnation qui s'est installée dans les années 90. Pour les auteurs, "il est probable que se dessine un rééquilibrage entre la formation initiale et la formation en cours de la vie active.. Ce rééquilibrage passera sans doute par un développement soutenu des certificats ou diplômes délivrés dans le cadre de la formation continue."
http://www.cee-recherche.fr/fr/publicati onspdf/03doc27.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

La décentralisation
Le site ministériel met à jour sa page sur la réforme de la décentralisation. On y trouvera le projet de loi ainsi que le calendrier : la loi devrait être adoptée début 2004 et entrer en vigueur en janvier 2005.
http://www.education.gouv.fr/dossier/dec entralisation/decentralisation.htm

SCHENE : un nouveau souffle en faveur des contenus numériques
" Il nous faut inciter les éditeurs, publics et privés, à travailler dans une même direction pour construire un modèle français de l'économie du numérique dans l'éducation". A l'occasion du lancement du DVD "Apprendre à la télé", Xavier Darcos a annoncé jeudi 16 octobre, "un nouveau souffle.. en faveur des contenus numériques et des usages pédagogiques" avec le projet de Schéma d'édition numérique pour l'enseignement (SCHENE). Il vient, après l'ENS et l'ENT, comme une nouvelle incitation claire en direction des éditeurs français, échaudés par la crise qui a frappé le secteur des TIC et la maigreur du marché.
Le ministre se fixe un double objectif ambitieux. D'une part, "permettre l'émergence d'une industrie française du multimédia éducatif capable de rivaliser avec les modèles anglo-saxons". D'autre part, avoir en 2007 la moitié des enseignants utilisateurs des TICE en classe. L'Espace Numérique des Savoirs, en expérimentation actuellement, amène déjà les éditeurs à développer des contenus numériques pour l'éducation en bénéficiant d'un outil de diffusion dont on espère le financement des produits. Le SCHENE " permettra de faire connaître précisément (les) attentes à moyen terme, par matière et par niveau, et d'organiser de façon cohérente - en partenariat avec le secteur de l'édition - l'offre de contenus numériques pour (les) établissements scolaires. Pour la première fois, l'Education nationale fera part explicitement de ses besoins et de ses priorités".. Parallèlement, le ministre veut "stimuler la demande" chez les enseignants et passer de 20% à 50% d'utilisateurs en classe. Pour cela le C2i est mis en place dans les IUFM et "l'agence pour la promotion des usages éducatifs" chargée de repérer les "bonnes pratiques" et de les faire connaître, va être déployée.
L'Etat est dans son rôle quand il aide au déploiement d'un secteur économique encore fragile. Mais ce programme suscite de nombreuses questions. Citons-en deux. Comment financer ce décollage de l'industrie du multimédia éducatif ? Les collectivités locales, par exemple, accepteront-elles de partager le fardeau ? Si l'offre est une condition nécessaire, suffit-il de la créer pour modifier les pratiques enseignantes et faire éclore la demande ? La généralisation des TICE est d'abord une aventure culturelle pour la communauté éducative.
http://www.educnet.education.fr/plan/dis courschene.htm
http://www.cafepedagogique.net/divers/ho urtin2003

Les espaces numériques de travail
Qu'est que les ENT ? Quels en sont les enjeux ? Savoirs CDI publie un article de Dominique Cavet, directeur adjoint des ressources et de l'ingénierie documentaires du CNDP, sur les ENT. Il vient à point au moment où les ENT se mettent techniquement en place et où on perçoit à quel point ils pourraient modifier les conditions de l'enseignement. D. Cavet en décrit les finalités : outils d'enseignement à destination des enseignants, services orientés vers la vie scolaire, contenus pédagogiques destinés aux élèves. On trouvera dans les comptes-rendus du Café lors de l'université d'Hourtin d'autres problématiques découlant du développement des ENT. Il y a bien sûr la question du financement : les collectivités locales accepteront-elles de le prendre en charge ? Egalement les questions d'accès : qui pourra proposer des contenus pédagogiques et des applications ? Que deviendront les productions personnelles ou associatives, une bonne part des ressources éducatives numériques actuelles ? A Hourtin, François Dubet avait aussi prédit que les ENT bouleverseraient le système éducatif en le rendant plus transparent aux yeux des parents.
http://savoirscdi.cndp.fr/CulturePro/act ualisation/ENT/ent.htm
http://www.cafepedagogique.net/divers/ho urtin2003/

Luc Ferry veut du donnant-donnant
"Je suis prêt à ouvrir la discussion sur le problème des vacataires et des contractuels de l'Education nationale si on ouvre la totalité du dossier. On ne peut pas prendre un sujet et laisser les autres de côté. Il faut mettre tout à plat". Dans une déclaration faite à l'AFP, Luc Ferry annonce un marchandage avec les syndicats sur les salaires et les vacataires. "Si la FSU ou d'autres partenaires sociaux me proposaient l'annualisation des services pour supprimer les vacataires, alors là je dis oui, mais c'est donnant donnant car le budget ne va pas continuer à augmenter indéfiniment".
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_031020181124.9mm33x0z.html

La censure d'Etat sur les manuels ?
"Revêtus d'une sorte d'autorité, les manuels scolaires, comme les encyclopédies, sont des ouvrages collectifs, donc écrit par personne en particulier. Leurs lecteurs pensent qu'ils ne peuvent pas comporter d'erreurs, qu'ils sont infaillibles. Ils sont considérés comme la référence rassemblant l'état des connaissances, d'une société à un moment donné. Enseignants, parents, et a fortiori élèves, leur font spontanément confiance. C'est pourquoi les manuels, plus que tous les autres livres, doivent être exempts de toutes représentations erronées et de tous stéréotypes". Sous couvert de recherche de la vérité, le député UMP des Yvelines Jacques Masdeu-Arus, demande à établir un contrôle étatique sur les manuels scolaires.: "Quoi de plus normal... de redonner au ministère de l'Éducation nationale le soin d'évaluer les ouvrages édités et de leur attribuer ou non un agrément ministériel au vu de leur contenu".
http://www.assemblee-nat.fr/12/propositi ons/pion1072.asp

L'Entente cordiale rue de Grenelle
Après la tenue d'un séminaire franco-allemand le 6 octobre, le ministre annonce le lancement de deux projets éducatifs pilotes entre la France et le Royaume-Uni. Le premier projet prévoir d'associer des écoliers, collégiens et lycéens franciliens à des échanges avec des établissements londoniens. Ainsi des lycéens de LP pourraient valoriser un parcours européen de formation en découvrant des entreprises anglaises. Un second projet concerne des écoliers de l'académie de Poitiers.
http://www.education.gouv.fr/actu/elemen t.php?itemID=20031061713

- Le débat national sur l'Ecole    [ Haut ]

23 questions pour le débat national
Le Figaro du 20 octobre donne un premier aperçu sur les documents prévus pour inspirer le débat national sur l'Ecole. Pour Le Figaro, c'est 23 questions qui seront posées les réunions publiques et aussi dans les établissements. A chaque question correspond une fiche qui fait un état des lieux et développe le sujet en plusieurs sous-questions. Le Figaro en publie quelques unes : "quelles sont les valeurs de l'école et comment les conforter dans notre société ? Comment rendre l'école juste ? Comment motiver et faire travailler efficacement les élèves ? Comment prendre en charge les élèves en grandes difficultés ? Quelles doivent être les fonctions et les modalités des examens, de l'évaluation et de la notation des élèves ?". Pour Le Figaro certaines questions centrales apparaissent au second plan seulement. Murielle Court estime que "rarement le système éducatif aura été à ce point passé à la loupe. Reste à souhaiter que devant l'ampleur de la tâche les Français ne reculeront pas, laissant aux spécialistes le champ libre pour retrouver leurs bons vieux clivages stériles". Comme si l'école pouvait améliorer son efficacité sans faire appel à ses spécialistes et sans se professionnaliser.
http://www.lefigaro.fr/france/20031020.F IG0126.html

Le diagnostic du HCEE
Le Monde du 10 octobre publie une synthèse du rapport sur l'état de l'école commandé par le ministre au Haut Conseil de l'évaluation de l'école pour alimenter les travaux de la commission Thélot dans le cadre du débat national sur l'Ecole. Le diagnostic porté par le HCEE fait la synthèse de travaux antérieurs, par exemple l'enquête internationale PISA, dont le Café a rendu compte. Il questionne l'efficacité de l'Ecole. Il est le plus sévère au primaire : un élève sur dix ne sait pas lire au CE2 et cela se perpétue en 6ème où 12% des élèves ont des difficultés graves de lecture et 3% sont quasi analphabètes. Pour les auteurs, le redoublement n'apporterait pas une réponse adéquate. Le collège souffre de ruptures trop franches avec l'école et le lycée. Les auteurs recommandent la limitation du nombre des professeurs par la généralisation de la bivalence. Au lycée, ils ont beau jeu de souligner les écarts entre filières. La série L est en déclin rapide (9% des élèves du lycée général) et recueille des élèves qui sont rarement littéraires. La série STT "ne permet ni une insertion professionnelle légère ni une adaptation facile dans l'enseignement supérieur". Finalement le système échoue à démocratiser l'enseignement. D'une part, depuis 1996, la part des bacheliers dans une génération tend à baisser du fait de la baisse des bacheliers généraux. L'Ecole n'est pas capable de former les personnels qualifiés demandés par l'économie. Pire encore, les inégalités se sont accrues dans l'école : seulement 30% des enfants d'ouvriers font des études post-bac contre 80% des enfants de cadre. Pourtant la France dépense plus pour son école que la plupart des pays développés. Le diagnostic aurait pu être plus sévère, PISA révélant encore d'autres inégalités. Mais, dès maintenant, la question des remèdes est posée. Ainsi dans Le Figaro du 11, Alexis Brézet évoquait "une mise en cause du modèle égalitaire et pédagogiste". Ce que montre justement PISA, c'est qu'en Europe les systèmes les plus efficaces en terme de rendement global sont ceux qui privilégient l'épanouissement de l'enfant sur la performance (par exemple les pays nordiques). Ce sont également ceux qui arrivent à lutter le plus efficacement contre les inégalités sociales.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-337494,0.html
http://www.lefigaro.fr/debats/20031011.F IGEDIT.html
http://www.oecd.org/document/52/0,2340,f r_2649_37455_13634484_1_1_1_37455,00.html

L'état de l'école 2003
Chaque année, le ministère publie une nouvelle édition de son annuel "L'état de l'école". L'édition 2003 confirme les évolutions de ces dernières années. S'agissant des dépenses d'éducation, l'année 2002 marque un palier dans une baisse tendancielle des dépenses d'éducation dans le PIB passées de 7,4% en 1993 à 6,9% en 2002, ce taux restant supérieur à celui des années 1970 et 1980. La France se situe sensiblement au dessus de la moyenne des pays de l'OCDE, mais derrière la Corée du sud, les Etats-Unis et la Suède. A prix constants, la dépense d'éducation a doublé depuis 1975. Cela résulte pas tant d'une hausse du nombre d'élèves que d'une augmentation des dépenses par élève qui se situent actuellement à 8120 euros dans le secondaire et 4460 dans le primaire. L'état de l'école met l'accent sur les points faibles du système éducatif. Ainsi le taux de scolarisation, après avoir connu une nette hausse, est en baisse depuis 1996. 94.000 jeunes sortent encore du système éducatif sans aucun diplôme. C'est 15.000 de moins qu'en 1995 mais c'est encore beaucoup, d'autant que le nombre de bachelier a sensiblement reculé depuis 2000. De toutes les catégories sociales celle des enseignants se distingue par le fort accès au bac général de ses enfants : 80% des enfants de profs sont bacheliers généraux contre 73% des enfants de cadres et 15% des enfants d'ouvrier non-qualifié. Le système est aussi injuste envers les filles : si elles obtiennent globalement de meilleurs résultats que les garçons, elles restent minoritaires en séries scientifique et industrielle. Enfin les résultats en lecture des jeunes français, tirés de l'enquête PIRLS, restent assez faibles : 425 points pour la France alors que la moyenne générale est à 500 et le score des Etats-Unis à 542. L'école garde son utilité face au chômage et pour obtenir une rémunération élevée : en début de carrière, le salaire moyen d'un diplômé du supérieur se situe à 1800 euros, celui d'un sans-diplôme à 490.
http://www.education.gouv.fr/stateval/et at/etat.htm


Réactions syndicales et politiques

L'UNSA A&I veut saboter le débat national
Selon l'AFP, choqué par une phrase d'une des 22 fiches élaborées par la commission Thélot, l'UNSA Administration et intendance appelle ses adhérents à refuser leur concours à ce débat.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_031022102430.ro2t1hsu.html

Scolarité obligatoire jusqu'à 18 ans ?
Selon Le Monde du 21 octobre, dans une brochure sur le débat national sur l'école, le SNES suggère de porter la scolarité obligatoire de 16 à 18 ans et d'augmenter de deux points la part du PIB consacrée à l'éducation. De son côté, le SGEN CFDT approuve le maintien du collège unique et les diagnostics recommandé dans l'avis du HCEE mais critique certains éléments du rapport des experts.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-338917,0.html
http://www.sgen-cfdt.org

Campagne de l'UMP sur l'école
"L'avenir de l'école et la formation des élèves sont une priorité pour la nation et l'UMP". Le parti majoritaire annonce le lancement à compter de la mi-octobre de forums dans chaque département. Ils seront suivis d'une large consultation nationale qui recueillera les avis des sympathisants. L'UMP fera ensuite des propositions au gouvernement.
http://www.u-m-p.org


Travail et uniforme...

L'école uniforme
La disparition du service national aurait pu faire oublier les charmes de l'uniforme. C'est à l'école qu'il pourrait réapparaître. Interrogé sur LCI, Xavier Darcos a déclaré que "la question mérite d'être posée". Le ministre est entré dans les détails précisant son opposition aux rangers et au string. Pour l'AFP, qui rapporte ces propos, "l'uniforme pour les écoliers, la règle en Asie et en Afrique, n'est imposé nulle part en Europe, pas même en Grande-Bretagne où l'usage en est cependant quasiment généralisé". L'AFP relève que l'uniforme reste en Europe "l'apanage du privé". Loin de gommer les différences sociales, en Europe comme en Afrique, l'uniforme fait la différence.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_031009144230.kgnl1q5p.html
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_031009073520.zsgdxvp1.html

Des réactions uniformes
La presse se fait l'écho des propos de X. Darcos en faveur du port de l'uniforme à l'école. Dans Libération du 10 octobre, Emmanuel Davidenkoff évoque "la tentation réac" du ministre.. et la contradiction que lui a apporté Luc Ferry estimant que "le retour à la plume Sergent-major affaiblirait l'idée républicaine". Il est vrai que personne n'avait encore sorti cette idée de sa trousse. Le Figaro relève que "la question soulève plus d'oppositions qu'elle ne suscite d'approbations". Le quotidien recueille un avis favorable : celui du député UMP F. Baroin : "parler d'uniforme conduit à examiner les pressions consuméristes et communautaristes". A l'inverse, pour une responsable du SNES, "les problèmes sociaux ne s'arrêtent pas aux portes de l'école et les masquer ne sert à rien". Georges Dupon-Lahitte,président de la FCPE, estime qu'il "vaut mieux travailler sur ce que doivent être la tenue et les règles de correction. Si l'uniforme était une solution, ça se saurait".
http://www.lefigaro.fr/france/20031010.F IG0251.html
http://www.lefigaro.fr/france/20031010.F IG0250.html

Le travail, valeur refuge de Luc Ferry
"Rien ne réussira sans une réhabilitation de la valeur travail". Dans Le Monde du 14 octobre, Luc Ferry réhabilite avec vigueur le travail. "Que l'élève doive être au cœur de notre école va de soi. Mais cette vérité basique, pour ne pas dire ce truisme, ne signifie ni que l'on doive confondre l'éducation avec un jeu, ni que l'on renonce à l'exercice d'une certaine autorité... Dès l'origine, la naissance de nos systèmes scolaires modernes fut associée à l'idée d'une pédagogie du travail et des "méthodes actives". Elle a de part en part accompagné l'émergence de l'idée républicaine... Comment respecter la liberté de l'enfant tout en lui enseignant une discipline ? Réponse : par le travail. C'est lui qui fournit le "concept synthétique", la solution de cette opposition frontale entre le jeu et le dressage. Car, en travaillant, l'enfant exerce sa liberté, mais il se heurte néanmoins à des obstacles réels, objectifs, qui, lorsqu'ils sont bien choisis par le maître, peuvent se montrer formateurs pour lui dès lors qu'il parvient à les surmonter activement. A l'anarchie du jeu et à l'absolutisme du dressage succède ainsi le "républicanisme" du travail : le citoyen, en effet, est celui qui est libre lorsqu'il vote la loi, et contraint cependant par cette même loi dès lors qu'il l'a approuvée - où l'on retrouve les deux moments, liberté et discipline, activité et passivité, que le travail réconcilie en lui". Des propos qui restent dans la continuité de sa "Lettre à tous ceux qui aiment l'école". Ainsi , pour le ministre "il existe ainsi un lien intime, d'une profondeur insoupçonnée, entre l'idée républicaine qui fonde l'école moderne et la valeur travail".
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3232,36-337946,0.html

- La question du voile    [ Haut ]

Un dossier sur le voile
Le Nouvel Observateur me en ligne une webographie sur le voile islamique. On y trouvera aussi bien des réflexions pédagogiques que des points de vue religieux, une histoire de la laïcité ou des réactions politiques. De quoi alimenter le débat avec les élèves ou en salle des profs.
http://permanent.nouvelobs.com/societe/2 0031013.OBS7984.html

La Ligue et la FCPE dénoncent le danger d'exclusion
"Les situations de discriminations sont dix fois plus délétères pour le pacte républicain que les manifestations d'appartenance religieuse à l'école". Selon une dépêche AFP, la Ligue des droits de l'homme et la FCPE étaient reçues le 3 octobre par la commission indépendante sur la laïcité. Michel Tubiana, président de la Ligue, a affirmé sa crainte de voir l'argument de la laïcité utilisé pour exclure les musulmans. "La République a besoin de justice, pas d'uniformité", a-t-il déclaré. Un souci que le président de la FCPE partage.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_031003144908.dxabpptt.html

Le foulard et l'école
Le Monde du 13 octobre publie un intéressant dossier sur le foulard. D'abord parce qu'il rappelle les règles fixées par l'éducation nationale qui établissent " qu'une interdiction générale et absolue des signes d'appartenance religieuse au sein des établissements est illégale" mais précise les conditions d'une interdiction du port du voile. Surtout parce qu'il dresse un tableau des différents courants d'opinion chez les musulmans de France et de leur profonde division sur la question du foulard. Ainsi, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) dénonce "une situation où le corps enseignant pratique des dizaines d'exclusion dans un silence total" mais, selon Le Monde, semble favorable à une moi d'interdiction. A l'inverse, Abderrahmane Dahmane, président des démocrates musulmans de France et CPE dans un lycée parisien, s'oppose à une loi qui victimiserait les musulmans.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-337839,0.html
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-337840,0.html
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-337842,0.html

"Avec le voile tout explose"
"On peut avoir de grands principes, quand on est confronté à la réalité, tout explose. On est forcés de se remettre en question". Libération du 15 octobre, donne la parole aux instits d'une école d'Antony (92) qui ont été confrontés au voile, en CM2, il y a 3 ans. Confrontés à une situation inattendue, les enseignants de cette école ont découvert la complexité du problème et beaucoup appris. Ils se sont faits une opinion : " Maintenir l'élève en classe, c'est lui donner la possibilité de développer son esprit critique. De faire ses choix propres, en marge de ceux de la famille ou de tout autre groupe de pression".. Ils craignent qu'une loi bloque la situation et empêche le dialogue indispensable avec la famille. C'est un des éléments du dossier proposé par le quotidien. Dans un autre article, Gérard Dupuy estime que " toute exclusion d'un élève d'un établissement scolaire est problématique puisqu'elle l'écarte du projet pédagogique qui s'y déroule. Elle est parfois nécessaire dans l'intérêt même de ce projet. Comme toute sanction, elle est aussi l'aveu d'un échec, et on peut croire que les conseils de discipline ne s'y résolvent pas de gaieté de coeur. Une loi réaffirmant solennellement la laïcité ne pourra pas être très différente des directives en vigueur. Elle éviterait les annulations d'exclusion par le Conseil d'Etat et renforcerait paradoxalement les chances des compromis souhaitables". Au moins, pour Emmanuel Davidenkoff, ne laisserait-elle pas les enseignants légiférer seuls face aux familles. Avec sans doute des errements. On apprend ainsi qu'à Roissy-en-Brie, une mère de famille est exclue d'une sortie d'enfants en maternelle parce qu'elle est voilée.
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=149700
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=149702
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=149697

Cohn-Bendit : la "saloperie" de loi sur le voile
"Pour nous, l'école laïque, tolérante et ouverte... se doit d'accepter tous les enfants avec ou sans voile, avec ou sans kippa, car c'est à l'école d'être laïque et non aux enfants. Notre confiance dans une école du respect est telle que nous sommes sûrs que tous les jeunes en sortiraient profondément transformés. Ceux qui veulent exclure n'ont pas confiance en cette école et ses capacités. C'est avec les jeunes filles voilées, comme avec tous les enfants issus de milieux intégristes, catholiques ou athées qu'il faut parler, en prenant le temps qu'il faut... Exclure de notre école laïque des gamines qui en auraient tant besoin, alors qu'elles n'ont commis aucun délit, est pour nous un scandale ; voter une loi qui transformerait le port du voile à l'école en délit serait une saloperie". Daniel et Gabriel Cohn-Bendit signent une tribune énergique dans Le Monde du 16 octobre.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3232,36-338277,0.html

Les profs d'Aubervilliers contre une loi sur le voile
Dans Libération du 22 octobre, 5 enseignants du lycée Henri Wallon d'Aubervilliers confirment leur décision d'exclure les soeurs Lévy mais affirment leur opposition à une loi contre le voile. "Nous refusons clairement que les événements d'Aubervilliers soient opportunément utilisés pour élaborer une loi interdisant le voile à l'école. Ce débat traverse largement la société française, en dépassant les clivages idéologiques traditionnels. Pour ce qui nous concerne, nous pensons qu'une telle loi apparaîtrait comme humiliante et discriminatoire envers une partie de nos élèves et aurait pour conséquence de renforcer de manière redoutable les discriminations et donc les communautarismes".
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=151516

La chasse au foulard gagne les profs
Selon l'AFP, un professeur membre du SNES se serait élevé contre le port du foulard par une collègue d'un lycée de Tourcoing. Une enquête a été ouverte par le rectorat de Lille. Le proviseur de l'établissement a précisé qu'elle n'avait pas demandé à la collègue de retirer son couvre-chef.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_031017152318.mu7ak6d5.html

- Vie professionnelle    [ Haut ]

L'IUFM, ascenseur social
Près de 12% des étudiants en IUFM à Créteil portent un prénom d'origine maghrébine. Selon l'AFP, qui publie cette information, un étudiant sur cinq viendrait de collèges classés en ZEP. Pour J.L. Auduc, directeur-adjoint de l'IUFM, celui-ci permettrait à des jeunes issus de l'immigration de progresser socialement. "Cela veut dire que dans une académie de banlieue comme Créteil, on commence à avoir des élèves de la deuxième ou troisième génération d'immigrés qui rendent à l'école ce que l'école leur a apporté... Ce type de résultat est la meilleure réponse à apporter au sujet du foulard islamique".
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_031019071844.dds99wrp.html

Effectifs en hausse en IUFM
Le ministère publie les premiers chiffres sur la fréquentation des IUFM en 2002-2003. Près de 90.000 étudiants et stagiaires ont suivi les formations l'an dernier, soit 6% de plus qu'en 2001-2002. C'est la seconde année consécutive où les effectifs sont en hausse. Celle-ci ne touche pas toutes les préparations : si les candidats au Capes restent les plus nombreux, leur nombre va diminuant (-2% en première année) alors que le premier degré augmente. La féminisation du métier est constante : les femmes représentent 7 étudiants sur 10. L'étude fait également apparaître des variations régionales. Certains IUFM, par exemple Montpellier, Limoges, La Réunion, Paris, Lyon, attirent plus que d'autres. En Ile-de-France, une ligne invisible oppose Paris et sa banlieue : "à l'IUFM de Paris, les préparations au Capes représentent 80% de ses effectifs de première année alors que dans les IUFM de Créteil et de Versailles, ce sont les préparations au professorat des écoles qui concernent le plus d'étudiants".
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/ni0354.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

Mutation dans un poste à l'étranger
C'est une question qui revient régulièrement sur le forum "expatriés" du café. Comment obtenir un poste de direction à l'étranger ? Le B.O. du 9 octobre précises les conditions de candidature aux postes de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE).
http://www.education.gouv.fr/bo/2003/37/ MEND0302150N.htm

Le personnel du CNDP lance un appel
L'intersyndicale du CNDP estime que "la survie du CNDP en question". La réorganisation de deux directions est difficile et l'accompagnement social des personnels "est proche du degré zéro". Opposés à la délocalisation, le personnel du CNDP appelle les enseignants à soutenir leur action.
http://www.nodeloc.net

Classement des établissements
Le B.O. du 16 octobre publie le classement des établissements du 2d degré.
http://www.education.gouv.fr/bo/2003/spe cial6/default.htm

Liste des établissements français à l'étranger
Le B.O. du 16 octobre publie la liste des établissements français à l'étranger.
http://www.education.gouv.fr/bo/2003/38/ MENE0301906A.htm

Homologation des établissements à l'étranger
EduScol publie un dossier d'homologation pour les établissements scolaires français à l'étranger.
http://eduscol.education.fr/D0040/sommai re.htm

- Vie scolaire    [ Haut ]

Un effort pour les handicapés à l'école
A l'occasion du colloque "Apprendre ensemble", Luc Ferry a annoncé sa décision d'ordonner 12 millions de dépenses pour faciliter l'accueil des handicapés dans les établissements. Cet argent bénéficiera notamment au secondaire où l'accueil des handicapés est déficient. Le rapport Lachaud relatif à l'intégration des enfants handicapés en milieu scolaire est publié sur le site du ministère.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_031013173101.zi6577tf.html
http://www.education.gouv.fr/rapport/han dicapes0103.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

Montée en puissance d'Envie d'agir en 2004
Le ministre remettait le 8 octobre leurs prix aux 36 lauréats du concours national Envie d'agir 2003. C'était aussi l'occasion d'annoncer les objectifs d'Envie d'agir en 2004. Pour le ministère; il s'agit à la fois d'inciter les jeunes à "réinvestir ce qu'ils ont appris dans des projets" et de les mobiliser dans des actions utiles aux autres et développant leurs aspirations. Deux temps forts sont prévus en 2004. Le premier aura lieu le 15 décembre, où France 3 consacrera sa soirée à une émission sur des actions Envie d'agir. Le mois de mars 2004 sera "le mois de l'engagement". Le CIDEM publiera à cette occasion la deuxième édition des "Routes de l'engagement". Enfin le site Envie d'agir doublera son offre d'actions et mettra en place un service d'aide en ligne et par téléphone.
http://www.education.gouv.fr/actu/elemen t.php?itemID=20031081116

Education à la sécurité routière
L'éducation à la sécurité routière est "un chantier prioritaire" pour le gouvernement. Une note de service publiée au B.O. du 9 octobre, récapitule les obligations des écoles et des collèges en la matière. A l'école l'Attestation de première éducation à la route (APER), au collège l'ASSR poursuivent leur mise en oeuvre. La note rappelle les programmes. Même les GRETA sont mobilisés pour une "attestation de sécurité routière". Dans les écoles, un nouveau livret sur la sécurité routière sera diffusé début 2004. Au collège, la préparation aux épreuves des deux ASSR est obligatoire. Un nouveau livret sera distribué ce mois-ci. Une session exceptionnelle d'examen sera proposée aux élèves nés entre le 1er janvier et le 15 mars 1988 non titulaires d'une ASSR. La note de service rappelle les conditions d'examen des différentes attestations.
http://www.education.gouv.fr/bo/2003/37/ MENE0302149N.htm

Classe relais, "kifeton" ?
Qu'est ce qu'une classe relais ? Celle de Montluçon affiche sur le web ses ambitions et ses activités. Elle s'adresse temporairement à des jeunes en rupture ou refus scolaire et vise prioritairement à redresser l'image de soi du jeune et à développer l'individu social. La classe relais est également un exemple de partenariat entre l'éducation nationale et les collectivités locales puisqu'elle est soutenue par l'agglomération de Montluçon et ancrée dans le réseau de prévention local.
http://classe-relais-montlucon.planet-al lier.com/

Une manif contre le bizutage
Parfois ce sont les élèves qui donnent le cours d'éducation civique. C'est ce qui s'est produit à Beaurepaire (Isère) où, selon l'AFP, une cinquantaine de lycéens de BEP ont manifesté pour obtenir l'exclusion de quatre de leurs camarades, auteurs d'un bizutage sordide.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_031009075154.oeygrtvl.html

18.500 enfants maltraités
Selon les chiffres de l'ODAS, publiés par Le Monde, l'Observatoire national de l'action sociale, la maltraitance enfantine se stabilise en France avec 18.500 cas. Par contre le nombre d'enfants en danger ne cesse de croître. Il se situerait à environ 67.500 cas, soit 25.000 enfants de plus qu'il y a 10 ans. Pour l'ODAS, " la précarité économique n'intervient plus qu'en quatrième position dans les facteurs de risque pour l'enfant.. Le RMI a joué un rôle majeur dans la protection de l'enfance. Aujourd'hui, pour empêcher le nombre d'enfants "en risque" de croître, il faut agir sur la précarité relationnelle. Il nous faut reconstruire du lien social, des solidarités de quartiers, de rue, d'escalier, comme pour les personnes âgées. Il faut resocialiser les familles en les sortant de l'inoccupation et de l'isolement."
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-338123,0.html

Les parents cherchent leur place à l'école
En cette semaine d'élection des représentants de parents dans les établissements, Le Monde du 16 octobre publie deux articles qui illustrent le risque de malentendu entre parents et enseignants. Le premier sujet de friction concerne les conseils de discipline. Le ministre souhaite renforcer le poids des enseignants pour "restaurer leur autorité". La FCPE reproche au ministre de " flatter dans le sens du poil le corps enseignant " et dénonce une "vision rétrograde et conservatrice de l'école". La réforme est actuellement en consultation au CSE. Le second risque de durer davantage. Il s'agit de la place des représentants de parents dans les établissements. " Que ce soit dans les conseils de classe ou les conseils d'administration, notre présence est vécue comme une obligation mais pas comme un désir de l'équipe enseignante" affirme une déléguée FCPE.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-338258,0.html
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-338259,0.html

- Primaire    [ Haut ]

Poursuite des dédoublements en CP
Selon l'AFP, Luc Ferry a reçu le 13 octobre à Paris une soixantaine d'enseignants en CP. Il leur a annoncé le maintien des classes dédoublées en CP malgré leurs résultats mitigés. La réunion a montré la complexité de l'apprentissage de la lecture. Certains enseignants ont pu critiquer aussi bien l'efficacité du redoublement que celui des dédoublements. Pour le ministre "cela confirme l'idée que ce n'est pas uniquement le dédoublement des classes qui compte, mais les méthodes pédagogiques que l'on développe".
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_031013162258.cx04i2gf.html

Attention aux jeux dangereux
Cette année encore, le ministère attire l'attention sur la diffusion de jeux dangereux dans les cours de récréation. "Nous avons été, encore récemment, alertés par la persistance de pratiques dangereuses de la part d'enfants et d'adolescents et notamment de ces jeux de strangulation qui peuvent entraîner des malaises, des évanouissements et même, dans des cas extrêmes, aller jusqu'à la mort".
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_031013115452.6cxym9wd.html

Les réseaux d'écoles confirmés
Dans un communiqué, Xavier Darcos a confirmé l'intention du gouvernement de regrouper les écoles en réseaux. Pour le ministre, un service public de qualité ne pourra être maintenu que par"une mise en commun des actions, dans le cadre de réseaux d'écoles s'appuyant sur le développement de l'intercommunalité. L'Education nationale est prête à susciter et à accompagner ce mouvement, par la définition d'un cadre réglementaire pour l'organisation des réseaux d'écoles, ainsi que par la mise à disposition d'emplois destinés à assurer leur bon fonctionnement". Les premiers réseaux pourraient être mis en lace à la rentrée 2004.
http://www.education.gouv.fr/actu/elemen t.php?itemID=20031031158

Mouvement interdépartemental des enseignants
Le B.O. du 9 octobre publie les instructions relatives à l'organisation du mouvement interdépartemental des enseignants du premier degré. La note fixe les dates de saisie des demandes du 7 au 25 novembre. Le mouvement prend en compte l'échelon, l'ancienneté dans le département, les enfants à charge, et la séparation d'avec le conjoint.
http://www.education.gouv.fr/bo/2003/37/ MENP0302164N.htm

Le Parlement des enfants 2004
Le 5 juin 2004, Jean-Louis Debré recevra au Palais-Bourbon des élèves de CM2 dans le cadre du "Parlement des enfants". Une circulaire fixe les conditions pour participer à cette opération qui permet à de jeunes enfants de découvrir le rôle de l'Assemblée. Les dossiers de candidature doivent parvenir avant le 21 octobre.
http://www.education.gouv.fr/bo/2003/37/ MENE0302158C.htm

Education à la sécurité routière
L'éducation à la sécurité routière est "un chantier prioritaire" pour le gouvernement. Une note de service publiée au B.O. du 9 octobre, récapitule les obligations des écoles et des collèges en la matière. A l'école l'Attestation de première éducation à la route (APER), au collège l'ASSR poursuivent leur mise en oeuvre. La note rappelle les programmes. Même les GRETA sont mobilisés pour une "attestation de sécurité routière". Dans les écoles, un nouveau livret sur la sécurité routière sera diffusé début 2004. Au collège, la préparation aux épreuves des deux ASSR est obligatoire. Un nouveau livret sera distribué ce mois-ci. Une session exceptionnelle d'examen sera proposée aux élèves nés entre le 1er janvier et le 15 mars 1988 non titulaires d'une ASSR. La note de service rappelle les conditions d'examen des différentes attestations.
http://www.education.gouv.fr/bo/2003/37/ MENE0302149N.htm

- Collège    [ Haut ]

Plus d'interdisciplinarité dans les programmes du collège ?
Les listes de discussion pédagogiques bruissent des échos d'une déclaration faite à l'AEF par Jean-Didier Vincent, président du Conseil National des Programmes. Interrogé sur la réforme des programmes des collèges, J-.D. Vincent aurait déclaré son intention de faire une relecture des programmes du collège "afin de travailler davantage à l'interdisciplinarité". Concernant les sciences, les programmes seraient réécrits, particulièrement en SVT. Les programmes de langues seraient entièrement revus ainsi que celui de technologie, jugé encore insuffisamment ouvert sur les autres disciplines. Ces déclarations, qui visent à renforcer l'interdisciplinarité au collège, sont en opposition avec les propos ministériels qui tendent à renforcer les disciplines. Si le collège veut renforcer l'interdisciplinarité, les IDD en sont le meilleur outil. Or on sait que le ministre souhaite les rendre facultatifs.

Classe relais, "kifeton" ?
Qu'est ce qu'une classe relais ? Celle de Montluçon affiche sur le web ses ambitions et ses activités. Elle s'adresse temporairement à des jeunes en rupture ou refus scolaire et vise prioritairement à redresser l'image de soi du jeune et à développer l'individu social. La classe relais est également un exemple de partenariat entre l'éducation nationale et les collectivités locales puisqu'elle est soutenue par l'agglomération de Montluçon et ancrée dans le réseau de prévention local.
http://classe-relais-montlucon.planet-al lier.com/

- Lycée    [ Haut ]

Progression des drogues chez les lycéens
L'Office français des drogues et des toxicomanies publie son rapport annuel sur les consommations chez les adolescents de 17 à 19 ans. Au hit-parade des drogues, l'alcool tient la première place : 88% des jeunes l'ont expérimenté et 12% sont devenus des consommateurs réguliers, dont un garçon sur cinq. Depuis 2000 la consommation régulière a augmenté. C'est aussi le cas du cannabis : 7% des filles et 18% des garçons en consomment régulièrement, un chiffre en progression depuis 2000. 54% des jeunes l'ont expérimenté. Les solvants à inhaler, les hallucinogènes, l'ectasy, les poppers connaissent une hausse plus rapide mais ils concernent encore moins de 5% des jeunes. Seul le tabac est en légère régression : 77% des jeunes l'ont expérimenté, à égalité entre les deux sexes, et 40% en font un usage régulier. L'enquête révèle le cumul des usages réguliers de tabac et de cannabis touche plus d'un garçon sur dix. Voilà qui devrait encourager les lycées à interdire la cigarette dans l'établissement.
http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs /epfxfbja.pdf
http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs /epdxjaja.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

Concours général 2004
Le calendrier des épreuves du concours général des lycées est paru au B.O. Elles s'organisent du 9 au 31 mars. Les inscriptions de candidatures sont ouvertes du 1er décembre au 12 janvier.
http://www.education.gouv.fr/bo/2003/38/ MENE0302157N.htm

Le bac 2004
Quelles sont les nouveautés du bac 2004 ? Le B.O. du 16 octobre publie une note de service faisant le point sur les adaptations apportées aux bacs généraux et technologiques à la session 2004. La note donne pour chaque série générale le grille des épreuves applicables. Elle précise pour chaque discipline les textes réglementaires organisant chaque épreuve.
http://www.education.gouv.fr/bo/2003/38/ MENE0302182N.htm

Mauvaise année pour le BTS
Pour la première fois depuis des années, le taux de réussite au BTS a été en baisse sensible en 2003. 63% es candidats seulement ont obtenu ce diplôme, soit 2% de moins qu'en 2002. La baisse est plus forte dans les services (60% de reçus) que dans la production (71% de reçus). L'origine scolaire des candidats reste le premier facteur de réussite : 77% des bacheliers généraux candidats ont été admis contre 63% des bacheliers technologiques et 40% des bacheliers professionnels.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/ni0352.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

Bac technologique "musique danse"
L'arrêté fixant la nature de épreuves et publié au J.O. du 23/9/2003 (voir L'Expresso de ce jour) vient de paraître au B.O.
http://www.education.gouv.fr/bo/2003/37/ MENE0301976A.htm

Epreuve d'EPS au bac
Une note ajuste le référentiel national d'évaluation de l'EPS aux bacs général et technologique. Les tableaux référentiels sont modifiés.
http://www.education.gouv.fr/bo/2003/37/ MENE0302027N.htm

Tertiaire : Nouveaux programmes en BTS
Un B.O. hors-série publie les arrêtés de création, les horaires et règlements d'examen des nouveaux programmes des BTS rénovés : Négociation et relation client, Management des unités commerciales, Design de mode, textile et environnement, Communication et industries graphiques, Conception et industrialisation en microtechniques, Responsable de l'hébergement à référentiel commun européen. Le même numéro publie les définitions de certaines spécialités de diplôme des métiers d'art.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/b o/2003/hs9/hs9.pdf

Tertiaire : Séminaire sur la rénovation STT
L'Association des professeurs de communication de l'enseignement public, en collaboration avec l'association des professeurs d'économie-gestion, organise les 21 et 22 novembre à Paris des journées pédagogiques sur la rénovation de la première STT. Au programme : des conférences sur le management des organisations et le comportement des individus.
Contact : apcep.jps2003@laposte.net

Trois semaines de service
Claude Greff, député UMP de l'Indre-et-Loire, propose l'établissement d'un "temps citoyen" pour tous les jeunes âgés de 18 ans. Ils devraient travailler trois semaines pour la collectivité nationale. Selon la député, " La contestation de la notion d'autorité, en général, et de toutes les formes de contrainte, en particulier, a peu à peu émietté les sociabilités, démonétisé les valeurs familiales et dilué le lien social. L'incivisme ronge la République" . Elle propose en remède l'instauration d'un "temps-citoyen" où " pendant trois semaines, ou l'équivalent de cent heures, les jeunes s'engageront auprès de l'Etat, des collectivités territoriales, des associations pour des actions dans les secteurs suivants : cohésion sociale et solidarité, secteur humanitaire et caritatif, prévention, éducation, environnement et développement durable".
http://www.assemblee-nationale.fr/12/pro positions/pion1084.asp

Les IUT restent dominés par les bacs généraux
Selon une étude ministérielle, la part des bacheliers technologiques augmente légèrement en IUT. Mais les IUT accueillent encore 2 fois plus de bacheliers généraux que de bacs technologiques. L apart des femmes tend à y augmenter (40%).
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/ni0353.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

- Enseignement professionnel    [ Haut ]

Les bacs pro pénalisés en cas d'échec en post bac
On sait que près de 4 bacheliers professionnels sur 5 échouent à leur DEUG. Le pourcentage d'échec est également élevé en BTS ou DUT. Une étude du Cereq établit que les jeunes issus d'une filière professionnelle ne tirent pas d'avantages d'études post-bac s'ils sortent sans diplôme. Ils diffèrent des bacheliers généraux pour qui même l'échec en enseignement supérieur se traduit en gain salarial.
http://www.cereq.fr/cereq/b200.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

Un Livre blanc pour moderniser l'apprentissage
Renaud Dutreil, secrétaire d'Etat aux PME, a présenté le 16 octobre le Livre blanc pour la modernisation de l'apprentissage. Il demande une meilleure information des jeunes sur les métiers, la création de "parcours personnalisés" permettant d'assouplir les temps et contenus de formation et une refonte du statut d'apprenti. Il s'agit à la fois d'améliorer les conditions matérielles de l'apprentissage et d'encourager l'ouverture sur l'Europe. Le rôle du formateur d'entreprise serait revalorisé. Ce texte reprend les grands principes annoncés en septembre.
http://www.pme.gouv.fr/user/framegnale.p hp?var=10&rep=une&file=6
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html
http://www.cafepedagogique.net/disci/arc hives.php3?numero=39&discipline=actu

De nouveaux CAP
Le Journal Officiel du 7 octobre publie des arrêtés créant de nouveaux CAP et supprimant de plus anciens. Sont concernés les CAP constructeur en ouvrages d'art, constructeur en canalisations des travaux publics, ressortier, solier-moquettiste et étancheur du bâtiment et des travaux publics.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0302105A
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0302107A
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0302106A

Clôture des inscriptions au bac
Un avis publié au J.O. du 22 octobre fixe la date de clôture des inscriptions du bac professionnel au 21 novembre.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnT exteDeJorf?numjo=MENE0302224V

Tertiaire : Nouveaux programmes en BTS
Un B.O. hors-série publie les arrêtés de création, les horaires et règlements d'examen des nouveaux programmes des BTS rénovés : Négociation et relation client, Management des unités commerciales, Design de mode, textile et environnement, Communication et industries graphiques, Conception et industrialisation en microtechniques, Responsable de l'hébergement à référentiel commun européen. Le même numéro publie les définitions de certaines spécialités de diplôme des métiers d'art.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/b o/2003/hs9/hs9.pdf

Tertiaire : Séminaire sur la rénovation STT
L'Association des professeurs de communication de l'enseignement public, en collaboration avec l'association des professeurs d'économie-gestion, organise les 21 et 22 novembre à Paris des journées pédagogiques sur la rénovation de la première STT. Au programme : des conférences sur le management des organisations et le comportement des individus.
Contact : apcep.jps2003@laposte.net

- Le Café    [ Haut ]

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