Pour le prof
-
Bruno Devauchelle - François Jarraud
- Patrick Picard - -
Deux revues et un ouvrage en ligne -
Bruno DevauchelleLe Monde de
l'éducation, nouvelle mouture
La nouvelle maquette du Monde de
l'éducation qui vient d'être mise en
place en ce début d'année va-t-elle
permettre de donner envie aux
enseignants de le lire ? En effet cette
nouvelle présentation apporte un plus de
lisibilité, le rédactionnel semble plus
accessible et plus adapté aux habitudes
de lecture du public constitué par les
enseignants. Cette nouvelle maquette
pourrait donc ramener la lecture du
monde de l'éducation dans les salles des
professeurs... Mais peut-on écrire sur
l'école sans risquer de déplaire à cette
école qui n'aime pas trop les regards
extérieurs ? Ce n'est pas sur.
Un article qui a retenu logiquement mon
attention pourrait servir d'exemple : il
concerne le B2i et explique la difficulté
qu'ont les établissements à le mettre en
place. La clarté du propos n'échappe à
personne : on est loin du texte à la
réalité. Disant en cela, mais sans le
citer, ce que le rapport de l'inspection
général disait en Juillet 2001,
l'argumentaire utilise ici deux points
d'ancrage : un établissement scolaire
"ordinaire" et une allusion à l'enquête
que le café a mené en Décembre 2001. On
peut donc aisément observer le propos
lucide sur le fond mais peut être pas
suffisamment argumenté pour des
enseignants mis en cause.
En fait en renouvelant sa maquette le
monde de l'éducation semble vouloir
retrouver un public de praticiens de
l'éducation qui s'éloigne
progressivement (nos sondages dans les
établissements le montrent) des lectures
pédagogiques. Souhaitons lui d'y arriver
mais aussi de trouver les partenaires
qui lui permettront d'être davantage en
phase avec "la majorité silencieuse".
Le Monde de l'éducation numéro de
Janvier 2002
Le Télémaque
La revue Le Télémaque éditée par les
Presses universitaires de Caen nous
livre dans son numéro 22 un ensemble
d'articles consacrés au thème "éducation
et médias" (revue publiée à Caen Novembre
2002). La variété des articles proposés
ici permettra d'aborder des thèmes
importants. La place de la télévision y
est prépondérante, à coté de celle des
cd rom éducatifs ou de la cyberculture.
Nous retiendrons en particulier ce
passage de l'ouverture due à Jean Louis
Weissberg et initutlée "Respirations de
la cyberculture" dans lequel il écrit :
"Notons au passage qu'il faut inclure,
dans un sens très profond, la capacité
de réparation, d'élucidation des bugs,
dans la culture du numérique. Se mouvoir
dans un univers instable, constuire des
théories locales sur ces univers en
partie opaques fait partie intégrante
des compétences cognitives induites et
exigées des manipulateurs de symboles
modernes. C'est ainsi qu'on devient un
amateur de plus en plus éclairé" (p.8)
Ainsi l'auteur nous invite à ce que
j'appellerai désormais "la culture de
l'aléa" sorte de nouvelle huile
indispensable pour faire fonctionner les
technologies actuelles de l'information
et de la communication.
Parmi les articles on pourra évoquer
ceux de Maguy Chailley : télévision et
apprentissage à l'école, Dany Robert
Dufour : Télévision école et fonction
symbolique et celui de Sébastien Pezous
: les cédéroms éducatifs, leur a propos
pédagogique. Dominique Ottavi dans son
ouverture écrit "Si les médias
audiovisuels et les nouvelles
technologies doivent devenir des
instruments d'émancipation démocratique,
l'éducation doit en intégrer l'usage dans
un contexte ou leur exploitation
commerciale est l'un des principaux
facteurs de la "crise" de l'éducation."
Ainsi les auteurs de ce dossier nous
apportent de quoi alimenter le débat
dans nos établissements scolaires et à
dépasser les premières "impressions" qui
sont souvent génératrices de débats
stérils
Le Télémaque n°22,Education et Médias,
Presses universitaires de Caen Novembre
2002
Comprendre le cerveau", un ouvrage de
l'OCDE
L'OCDE a publié en 2002 un document
intitulé "Comprendre le cerveau, vers
une nouvelle science de
l'apprentissage". L'intérêt de cet
ouvrage est en premier lieu de nous
sortir de nos débats franco français en
matière d'apprentissage et d'éducation.
Ensuite cet ouvrage bousculera aussi
bien les pédagogues que les républicains
en matière d'apprentissage. En prenant à
contre-pied les habitudes de nos débats,
cet ouvrage rassemble des travaux assez
dispersés et essaie d'en faire une
synthèse accessible. Car c'est aussi un
mérite essentiel de cet ouvrage c'est
d'être accessible à la lecture alors
qu'habituellement les gens du cénacle
des sciences cognitives utilisent un
jargon assez dissusasif pour le commun
des mortels (il suffit de lire quelques
intitulés de thèses pour s'en rendre
compte...) Pour donner le ton de
l'ouvrage il suffit de lire
l'introduction et de retenir ces
quelques phrases, provocatrices, à
dessein. "l'éducation se trouve encore à
un stade primitif de son développement,
c'est un art et non une science."(p.9)
puis plus loin "La science de
l'éducation en est encore au stade de
Linné - elle sait dresser des listes
d'exemples à suivre, trier et clarifier
des méthodes pédagogiques efficaces - et
elle attend le Darwin qui lui approtera
une théorie de l'apprentissage
puissamment explicative" (p.10). On lira
aussi : "La science de l'enseignement et
de l'apprentissage en est peut-être à
ses premiers balbutiements, mais elle
aussi se développe à grande vitesse".
L'ouvrage ainsi positionné se propose
d'éclairer dix questions qui semblent
essentielles aux chercheurs impliqués
dans ce domaine comme par esemple "1
Quel est l'équilibre entre l'inné et
l'acquis dans la promotion d'un
apprentissage réussi ?" ou encore "6
Pourquoi la remédiation est-elle si
difficile ?"etc...
Nous proposant ainsi de faire rencontrer
l'éducation avec la neuroscience
cognitive, cet ouvrage nous invite à
nous décentrer de notre tradition
pédagogique et à aller voir sur d'autres
territoires. Certes cet ouvrage donne peu
de place aux chercheurs français et
semble plus proche du monde anglo-saxon
dans son approche, c'est une raison de
plus pour essayer de le lire et
d'entendre les interrogations posées au
premier degré, pour ce qu'elles valent,
au second degré pour leur contexte
d'émergence, d'énonciation... Les
chercheurs et les praticiens pourront
ainsi essayer de comprendre pourquoi
dans la tradition éducative française
ces questions sont aussi rarement
abordées...
(Merci à René Angel de nous avoir
rappelé sa parution)
"Comprendre le cerveau - Vers une
nouvelle science de l'apprentissage"
(125 pages).
http://www1.oecd.org/publications/e-book
/9102022E.PDF
De plus il est édité en version papier
par les Editions de l'OCDE , 2 rue
André-Pascal, 75775 PARIS CEDEX 16
(23euros TTC)
- Alsic, l'enseignement du F.L.E. et
les TICLe dernier numéro de la revue
Alsic propose un intéressant article de
Jeanine Gerbault sur la diffusion du
français et les TIC. L'auteur souligne
que " si les TIC pénètrent peu à peu le
monde de la politique et de l'éducation,
nous savons que du côté des enseignants,
l'évolution technologique rapide et les
nouvelles possibilités de communication
qu'elle entraîne créent parfois la
difficulté, car elles remettent en
question les paradigmes traditionnels de
l'enseignement". Mais elle montre
également les déplacements introduits
par les nouvelles ressources d'Internet
dans l'enseignement du français langue
étrangère : "on conviendra que les TIC
proposent une image de "décentrement",
de mobilité, de virtualité, de modernité
qui peut sembler contraster avec l'image
traditionnelle du français comme langue
enracinée dans des territoires (ceux du
premier cercle) et centralisée. Les pays
du premier cercle ne sont plus les seuls
détenteurs légitimes de l'utilisation et
de la diffusion de la langue qui se
trouvent, au contraire, "distribuées".
Les TIC légitiment l'utilisation du
français par des personnes ayant des
compétences, des cultures et des
objectifs de communication très divers".
Enfin elle ose la question de la
visibilité des ressources : " Comment
rendre la Toile francophone plus lisible
et compréhensible à ses utilisateurs ?
Comment ajuster les opérations de
guidage dans la Toile francophone pour
en faciliter l'utilisation par des
personnes appartenant à différentes
cultures ?"
Le même numéro publie un article de
Fatima Sanchez Paniagua sur
l'utilisation d'un site web pour
l'apprentissage de l'espagnol à l'U.T.C.
François Jarraud
http://alsic.u-strasbg.fr/Menus/frameder
.htm
- Pour TechKnowLogia, les progrès
technique et scientifique vont
révolutionner l'enseignementPeut-on
mesurer l'efficacité de l'enseignement
assisté par informatique ? Un article de
la revue pédagogique américaine
TechKnowLogia de janvier-mars se penche
sur la question. Il souligne les gains
économiques de cet enseignement, de
moins en moins cher, son gain de
productivité du fait d'une interactivité
plus grande que l'enseignement classique,
une meilleure individualisation de
l'enseignement et arrive à estimer les
gains d'efficacité qui sont résumés dans
la règle "des trois tiers". Cet
enseignement serait moins coûteux d'un
tiers, pédagogiquement plus productif
d'un tiers et plus rapide d'un tiers.
Un autre article de la revue résume les
apports des nouvelles recherches sur le
cerveau pour l'enseignement. Il se base
principalement sur une étude publiée par
l'OCDE ("Comprendre le cerveau", le Café
en rendra compte dans le numéro 29). Ces
recherches établissent que le cerveau
reste "plastique" et évolutif jusqu'à la
mort. "L'éducation tout au long de la
vie" n'est pas un rêve : c'est possible
! Mais le cerveau est également rythmé
par des périodes de d'ouverture plus ou
moins intense aux apprentissages. Une
meilleure connaissance de ces "fenêtres"
éducatives par les enseignants pourrait
sérieusement favoriser les performances
des élèves. Par exemple; il apparaît que
le cerveau est plus réceptif à
l'apprentissage des langues avant 13 ans
qu'après. Les recherches mettent en
évidence également les effets de
l'émotion sur l'intelligence. Là encore
cela ouvre un vaste champ de réflexion
pour les enseignants. Une autre
révolution s'amorce : les découvertes
scientifiques donnent à penser qu'on
pourra prochainement mettre au point des
"médicaments" capables d'agir sur le
cerveau et de favoriser l'apprentissage
d'une langue ou d'une leçon de maths. De
quoi là aussi alimenter la réflexion
éthique et pédagogique des enseignants.
François Jarraud
http://www.techknowlogia.org/TKL_active_
pages2/TableOfContents/main.asp?IssueNumb
er=19
http://www1.oecd.org/publications/e-book
/9102022E.PDF
http://www.adobe.com/Acrobat/readstep.ht
ml
- Les revues d'Histoire - François
JarraudHistoria - L'odyssée des premiers
hommes
Décidément janvier aura été le mois de
la préhistoire ! Au moment où France 3
diffuse l'excellent documentaire
"L'odyssée de l'espèce", Historia
publie, dans son numéro de janvier, un
dossier sur les premiers hommes.
Il s'ouvre sur une préface d'Yves
Coppens et se continue avec 5 articles
rédigés par des spécialistes.
Christine Berge (CNRS) retrace
l'évolution complexe qui accompagne la
bipédie. Pascal Picq,
paléoanthropologue, réfléchit sur la
place de l'outil dans le processus
d'hominisation. Jean Chavaillon (CNRS)
retrace l'histoire du feu. Henry de
Lumley raconte l'histoire des rites
mortuaires : il y a 100.000 ans, l'homme
a commencé à croire en un au-delà. Enfin
Jean-Michel Geneste (conservateur de
Lascaux) évoque Cro-Magnon, le premier
artiste de l'humanité.
Chaque article est accompagné de fiches
vocabulaire et, souvent, d'une
bibliographie. On peut regretter
l'absence d'une webographie. Mais tels
quels ces articles sont accessibles et
apportent des éclairages sur des sujets
qui intéressent le public et les jeunes.
Le même numéro propose deux autres
dossiers liés à l'actualité. C. Courau
évoque l'histoire de la Turquie, entre
islamisme et laïcité. François Kersaudy
(Paris I) dévoile l'histoire des accords
de l'Elysée et les 40 années de l'axe
franco-allemand.
Un numéro qui permet de mieux comprendre
l'actualité et qui complète la saga de
l'Odyssée de l'espèce.
Historia, n°673, janvier 2003, en
kiosque.
Rappelons que les textes de ce numéro
sont disponibles gratuitement en ligne
ce qui constitue un bel effort pour
l'éditeur.
http://www.historia.presse.fr/sommaire.p
hp3
Les Arabes, L'Histoire n°272, janvier
2003.
Le monde arabe compte aujourd'hui près
de 300 millions de personnes. Mais
qu'est ce qu'un Arabe ? Ils ont en
commun une langue, une culture, une
histoire. Mais aussi des différences.
Ce dossier de la revue L'Histoire fait
une large place à la géopolitique et à
l'histoire récente mais n'oublie pas
l'âge d'or du monde arabe.
Ainsi Gabriel Martinez-Gros (Paris 8)
montre l'importance de l'islam dans la
construction du monde arabe. Ahmed
Djebbar (Lille I) rappelle la place du
monde arabe dans le développement
scientifique occidental. Henri Laurens
(CERMOC) évoque la naissance au XXème
siècle du nationalisme arabe et du rêve
de l'unité de Nasser à Saddam Hussein.
C'est l'occasion de tracer le portrait
des grands dirigeants arabes de ce
siècle. Un dernier article évoque les
Arabes de France : si certains
réussissent, le taux de chômage des
hommes dont les deux parents sont nés en
Algérie est de 42 % pour les 22-29 ans,
contre 11% pour les Français. Et cette
situation se dégrade. Cetet situation
d'inégalité se retrouve même chez les
diplômés : "l'écart entre les jeunes
originaires du Maghreb et le reste de la
population s'accroît à mesure que le
niveau de diplôme augmente" affirme la
sociologue R. Silberman. Cette situation
n'est pas sans conséquences. Lui doit-on
le repli identitaire, la réislamisation,
la violence machiste ?
L'Histoire, numéro 272, janvier 2003
http://www.histoire.presse.fr/
Hitler. Le nazisme et les Allemands, Les
collections de l'Histoire
Ce numéro tente de "retracer
l'irrésistible ascension d'un marginal à
la tête de l'Allemagne" et de répondre
aux questions que pose encore la mise en
place d'un système totalitaire au coeur
de l'Europe.
Pour cela, L'Histoire a fait appel à de
grands spécialistes. Ainsi Serge
Berstein raconte l'histoire de
l'ascension du nazisme. Edouard Husson
(Paris IV) fait le point sur la
personnalité d'Hitler et le débat
historiographique entre
intentionnalistes et fonctionnalistes.
Philippe Burin (Genève) pose la question
de la place d'Hitler dans la machine
totalitaire du IIIème Reich : fut-il
réellement un dictateur tout puissant ?
Henry Rousso (IHTP) évoque les
responsabilités du grand capital : sous
le régime nazi, une partie des milieux
d'affaires, par hostilité à la
république et parce que certains
pensaient pouvoir contrôler Hitler, a
suivi le mouvement. Mais la plupart
l'ont fait après 1933 et une minorité
d'entre eux seulement est devenue la
complice active du IIIème Reich".
La partie la plus novatrice peut-être de
ce dossier concerne les rapports entre
les Allemands et le nazisme. Pour Ian
Kershaw "la majorité (des Allemands)
qui apportent leur suffrage au NSDAP y
est poussée par des motivations peu
idéologiques : soucis de gagne-pain
promis, considérations locales". Mais
par la suite le "charisme" d'Hitler lui
aurait amené l'adhésion des masses.
L'antisémitisme des Allemands aurait été
"statique" et non dynamique et sans lien
avec l'attachement au régime. Mais alors
comment expliquer les multiples
manifestations violentes de cet
antisémitisme ?
Hitler. Le nazisme et les Allemands, Les
collections de l'Histoire n°18,
janvier-mars 2003.
- Dominique Natanson, J'enseigne avec
Internet la Shoah Dominique Natanson est
bien connu des enseignants d'histoire. Il
est l'auteur de l'excellent cédérom "J'ai
vécu au XVIIIème siècle" qui permet un
véritable apprentissage du métier
d'historien dès le collège. Il est aussi
l'animateur du site "Mémoire juive" qui
depuis des années apporte des réponses
accessibles et précises aux questions
des élèves sur le judaïsme,
l'antisémitisme et la Shoah.
L'ouvrage de Dominique Natanson, pose la
question du devoir de mémoire : peut-on
et doit-on enseigner la Shoah ? Sans
doute doit-on, comme le suggère
l'auteur, à la fois transmettre la
connaissance précise du génocide et la
douleur qui l'accompagne afin de
construire plus une conscience qu'une
mémoire.
Et pour cela Internet semble bien adapté
puisqu'il permet une approche active et
personnelle de la question. Mais il pose
aussi des problèmes dont le moindre n'est
pas la présence sur le réseau du
négationnisme. Dominique Natanson
n'évacue pas la question et pose avec
beaucoup de clarté les bonnes questions.
Faut-il pour travailler sur le
négationnisme emmener les élèves sur des
sites négationnistes ? Pour lui "une
telle démarche n'est pas recevable. Car
il s'agit de prévenir, de démonter la
démarche des négationnistes et non
deleur répondre terme à terme. La
question que l'on doit poser aux
négationnistes n'est pas "quelle est la
valeur de tel ou tel de vos arguments
?", c'est bien plutôt "où voulez-vous en
venir ?". Ajoutons qu'il est délicat pour
le professeur d'histoire de faire étudier
des sites qui nient l'histoire. Aussi D.
Natanson nous apprend à reconnaître dans
les réponses des moteurs de recherche les
sites à éviter.
L'ouvrage peut alors nous proposer
plusieurs démarches : constituer et
exploiter des dossiers documentaires,
inscrire cette recherche dans un projet
(voyage à Auschwitz par exemple),
utiliser la correspondance électronique
avec des témoins, construire les notions
de génocide et de crime contre
l'humanité.
L'ouvrage se termine par un recensement
de sites ayant un intérêt éducatif ainsi
que par des pistes bibliographiques et
filmographiques.
Cet ouvrage facilite la préparation de
la Journée de la Shoah mise en place par
le Conseil de l'Europe. Le déplacement de
la seconde guerre mondiale du débit de
programme en terminale vers la fin du
programme de première peut laisser
craindre que la Shoah soit moins bien
enseignée en lycée. L'ouvrage de
Dominique Natanson donne des pistes
suffisamment concrètes pour faciliter le
travail de mémoire. Cet ouvrage est
décidément indispensable.
François Jarraud
Dominique Natanson, J'enseigne avec
Internet la Shoah et les crimes nazis,
CRDP de Bretagne, 2002, 128 pages.
http://www2.ac-rennes.fr/crdp/doc/librai
rie/asp/ActuEdition.asp
http://perso.wanadoo.fr/d-d.natanson/jen
seigne.htm
Une critique de Bernard Defrance :
http://www.bernard-defrance.net/actua/in
dex.php?actu=88&PHPSESSID=ead15d38b4566f6
492d4acb23b513934
- Grammaire, conjugaison,
orthographe… au cycle 3 Cet
ouvrage arrive à point nommé, au moment
où la mise en place des nouveaux
programmes entraîne nombre de questions
existentielles, et où s'aiguisent les
débats sur les difficultés de
"démocratisation" de l'école. Totalement
ancré dans le réel et l'expérience
concrète des auteures, ce petit ouvrage
décape quelques idées toutes faites pour
ceux qui seraient tentés d'opposer les
savoirs et la pédagogie…
Volontairement provocateur, le titre est
déjà un menu : il s'agit bien de passer
en revue l'état des savoirs en matière
d'enseignement de ce qui passe souvent
pour des pensums. Interrogeant à la fois
l'histoire de la langue, l'histoire des
savoirs sur la langue et l'histoire des
apprentissages, Jeanne Dion et Marie
Serpereau fournissent une batterie de
situations concrètes qui permettent
d'engager des séances d'enseignement sur
l'acord du participe, l'attribut du sujet
ou la concordance des temps. Mais
attention : il ne s'agit pas de
recettes, mais de la mise en œuvre
volontariste qui vise à faire de
l'élève, en permanence, un interrogateur
exigeant de son environnement culturel.
"Cette collection s'adresse aux PE
débutants" indique la quatrième de
couverture. Nous prenons le pari que des
enseignant(e)s chevronné(e)s ( et pas
seulement ceux du cycle 3…) y
trouveront un terreau fertile pour
creuser davantage le sillon des idées
toutes faites…
Patrick Picard
Grammaire, conjugaison,
orthographe… au cycle 3
Jeanne Dion, Marie Serpereau. Bordas
Pédagogie, 2002, 143p.
Sommaire de l'ouvrage :
1.Grammaire
a)Faire de la grammaire, quel sens ?
(représentations et changement de
postures)
b)Les classes de mots : qu'est-ce qui se
cache derrière les définitions ?
c)La grammaire de la phrase
d)Les principales fonctions (sujet,
verbe, compléments de verbe, attribut et
compléments de phrase)
1.Comprendre le domaine du verbe : la
conjugaison
a)Des usages des modes et des temps
(apprendre à affronter le complexe)
b)Un concept clé, l'antériorité
c)L'orthographe des verbes
1.Maîtriser l'orthographe
a)Comprendre en construisant
b)Elaboration des lois orthographiques
c)Quelques étapes dans l'histoire du
français et de l'orthographe
d)Une autre pratique de la dictée
e)Et l'accord des participes passés ?