Édition du 02-07-2005 -
François
Jarraud - - A la Une : Enseigner les
SES entre savoirs et
pratiques"Trente-cinq ans. C’est l’âge
du baccalauréat de la série B, devenue
la filière E.S. en 1992. En juin 1969,
en effet, la première génération
d’élèves de la série B passait un
baccalauréat économique et social.
Trente-cinq ans. Encore jeunes, les
sciences économiques et sociales ont
cependant atteint l’âge d’une certaine
maturité et d’un certain épanouissement…
Il semble alors important à l’équipe de
formateurs de la filière SES de
l’I.U.F.M. d’Aix-Marseille de faire le
point sur cette discipline qui attire
aujourd’hui à la fois tant d’élèves et
de nombreuses critiques et remises en
cause". L'IUFM d'Aix – Marseille
consacre un numéro complet de sa revue,
Skholê, à la didactique des SES.
Plusieurs regards s'y croisent. Il y a
d'abord ceux des universitaires qui ont
largement contribué à l'évolution des
SES : Jacques Guin, président du GTD SES
et Jean-Luc Gaffard, président du Groupe
d'experts. Il y a ceux des didacticiens.
Par exemple, Alain Beitone part de
l'exemple la définition de la population
active pour montrer les difficultés
d'apprentissage d'une notion de base et
l'importance des représentations des
élèves. Caroline Blayer et Jean Renaud
Lambert montrent l'intérêt des documents
audiovisuels pour les SES. Florence
Thomann voit en le travail de groupe un
outil pour modifier le rapport des
élèves au savoir.
La troisième partie de ce numéro fait
appel aux mémoires professionnels des
stagiaires, par exemple sur le débat en
ECJS ou les enquêtes en SES.
http://www.aix-mrs.iufm.fr/services/info
rmation/skole/2005_HS_1/Numero_complet.pd
f
- L'économie française "La croissance
mondiale a été encore plus rapide en
2004 qu’en 2003. Toutefois, le rebond de
l’activité a été contrasté selon les
zones : fort aux États-Unis (+4,4 %
après +3,0 %), au Japon (+2,6 % après
+1,4 %) et au Royaume-Uni (+3,1 % après
+2,2 %), hétérogène en zone euro (+1,8 %
après +0,5 %). Par ailleurs, la
croissance restait très forte en Asie et
en particulier en Chine (+9,5 %)… En zone
euro, le PIB a crû de 1,8 % après 0,5 %
en 2003. Au premier semestre, la zone
euro a tiré profit du dynamisme du
commerce mondial et d’une pause dans
l’appréciation de l’euro. La demande
intérieure s’est ressaisie de façon
inégale selon les pays". L'édition 2005
de "L'économie française" de l'Insee
permet de dresser un tableau complet de
la situation de la France. Cette année
trois thèmes font l'objet
d'approfondissements : les
délocalisations (voir L'Expresso du 6
juin), le marché du travail après 50 ans
et le passage en base 2000 des comptes
nationaux.
L'ouvrage propose toujours ses pages
thématiques qui font le point sur
l'emploi, le chômage, le revenu, la
compétitivité, la dette etc. ainsi que
les tableaux (valeur ajoutée,
investissements). Chaque article est
agrémenté de graphiques et de tableaux.
L'ensemble est téléchargeable
gratuitement.
Des chiffres qu'on peut mettre à jour
directement sur les sites officiels.
Ainsi le ministère des finances publie
les derniers chiffres de la balance des
paiements 2005 : sur les 4 premiers mois
de l'année, le compte de transactions
courantes est en déficit de 11,5
milliards, soit 10,4 milliards de plus
que l'an dernier. Un changement de cap ?
http://www.insee.fr/fr/indicateur/cnat_a
nnu/base_2000/documentation/publications/
ecofranc_2005.htm
http://www.minefi.gouv.fr/presse/communi
ques/c0506171.htm
- L'économie française vue par
l'OCDE"La France se caractérise par une
forte productivité par heure travaillée
et par un système de protection sociale
très élaboré, mais elle souffre
également d'un faible taux d'activité et
d'un chômage structurel élevé. Cette
performance médiocre du marché du
travail contribue à la persistance d'un
déficit budgétaire qui ne fait
qu'aggraver les pressions exercées par
le vieillissement de la population sur
les finances publiques. Le creusement de
la dette publique menace la soutenabilité
budgétaire. Il résulte en partie d'une
maîtrise insuffisante des dépenses
publiques, et du manque de compréhension
par l'opinion de la nécessité de
s'atteler à des questions de long terme
tout en respectant des objectifs à court
terme". Coïncidence : l'OCDE publie
également son "Etude économique de la
France 2005". L'organisation
internationale conseille des changements
de politique. " La forte protection de
l'emploi et le coût minimum élevé du
travail ont pour effet que l'emploi de
beaucoup de personnes peu qualifiées
entraîne des coûts supérieurs à leur
productivité malgré les allègements de
charges consentis sur les bas salaires.
La France devrait sensiblement atténuer
les contraintes inhérentes au contrat de
travail… l'ouverture seulement graduelle
des marchés dans les industries de
réseau, la protection de certaines
professions du secteur des services et
le manque de concurrence dans certains
secteurs du commerce de détail en France
réduisent le potentiel de croissance,
d'innovation et d'emploi. Les réformes
devraient viser à pondérer davantage le
bien-être des consommateurs, face à
l'opposition de certains groupes
défendant des intérêts particuliers".
http://www.oecd.org/document/56/0,2340,f
r_2649_201185_34984504_1_1_1_1,00.html