International (Café N° 75)

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- A la Une : L'Education Pour Tous : un rêve inaccessible ?

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Édition du 15-09-2006

- François Jarraud -

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Le programme d'Education pour Tous (EPT) peut-il être relancé ? Du 19 au 21 juillet, l'Unesco accueille la 7ème réunion du Groupe de travail sur l'éducation. Elle intervient à un moment critique. Depuis 2000, des progrès ont été accomplis : le nombre d'enfants scolarisés a augmenté de 20 millions en Afrique et en Asie, 47 pays ont achevé l'éducation primaire universelle, la parité s'est améliorée dans les écoles.

Mais on est loin des objectifs de l'EPT en 2015. L'objectif de parité en 2005 a déjà été loupé et 86 pays risquent de ne pas l'atteindre en 2015. 771 millions de personnes restent illettrées. Enfin la qualité de l'enseignement primaire baisse dans de nombreux pays. Il faut donc un effort supplémentaire et mettre davantage d'argent dans ce programme : 7 milliards de dollars par an.

Début juillet la Banque mondiale arrivait aussi à cette conclusion d'une augmentation des investissements. Mais elle mettait des conditions : " L’aide de la Banque dans le secteur de l’enseignement primaire doit être ciblée sur les facteurs les plus susceptibles d’influer sur les résultats scolaires dans le contexte national. Cela demandera une analyse plus approfondie des résultats scolaires de l’enfant, des contraintes locales et des éléments de facilitation… Les programmes d’amélioration de la gestion du secteur et de la gouvernance doivent reposer sur des analyses saines de l’action politique et institutionnelle qui tiennent compte des incitations encourageant les officiels et les enseignants à améliorer la qualité de l’enseignement et les résultats scolaires".
Etude Unesco (en pdf)
http://www.unesco.org/education/efa/WG2006/Globalaction[...]
Rappel : L'Expresso du 17 juillet
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index170706.php
Pour lire les pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html


Améliorer la qualité et la gestion : les deux urgences de la Banque mondiale pour ses programmes d'éducation
"Les pays en développement et les organisations partenariales telles que la Banque mondiale devraient centrer leurs efforts sur l’obtention de meilleurs résultats scolaires, notamment parmi les enfants défavorisés, afin d’engranger les retours sur l’investissement dans l’enseignement primaire". Le rapport d'évaluation de la politique éducative de la Banque mondiale propose une réorientation sensible du programme suivi par l'organisation.

Certes, la Banque relève les progrès accomplis à travers plus de 700 projets et une forte augmentation des prêts accordés à l'enseignement primaire depuis 1990 (14 milliards de dollars). "Dans la plupart des régions du monde, les investissements de la Banque et des nations ont permis d’élargir l’accès à l’enseignement primaire par le biais de la construction de nouvelles écoles et la réduction du nombre d’obstacles physiques, financiers et sociaux. Cependant, des dizaines de millions d’enfants dans le monde en développement – principalement les filles, les pauvres et autres groupes défavorisés – ne fréquentent pas l’école ; des centaines de millions abandonnent l’école avant la fin du cycle primaire et, parmi ceux qui terminent ce cycle, une grande partie n’arrive pas à assimiler les connaissances et compétences désirées, notamment dans les pays les plus pauvres de l’Asie du Sud et de l’Afrique subsaharienne". Aussi, pour la Banque, " le dernier défi EFA à relever consiste à assurer que tous les enfants, en particulier les enfants défavorisés, acquièrent les connaissances et les compétences de base nécessaires pour assurer la réduction de la pauvreté".

La Banque souligne les progrès dans l'accès à l'école et dans la parité et l'équité. Mais la qualité de l'enseignement n'a pas progressé dans la même proportion. " Bien des stratégies utilisées pour élargir l’accès rapidement, telles que les réductions « de choc » des frais, l’utilisation d’enseignants contractuels, le double horaire et le passage automatique d’un niveau à l’autre, ont eu des effets négatifs sur les résultats scolaires, tout au moins dans le court terme, et certaines stratégies sont difficiles à maintenir en place". Ainsi au Ghana seulement 10% des enfants atteignent les niveaux nationaux en maths, 5% en anglais; en Inde 50% des enfants de 7 à 10 ans sont incapables de lire un petit paragraphe simple. Encore s'agit-il de pays qui ont fait l'effort d'une évaluation des performances.

La Banque revoit donc sa politique et met en avant de nouveaux critères d'attribution de prêts. " L’aide de la Banque dans le secteur de l’enseignement primaire doit être ciblée sur les facteurs les plus susceptibles d’influer sur les résultats scolaires dans le contexte national. Cela demandera une analyse plus approfondie des résultats scolaires de l’enfant, des contraintes locales et des éléments de facilitation… Les programmes d’amélioration de la gestion du secteur et de la gouvernance doivent reposer sur des analyses saines de l’action politique et institutionnelle qui tiennent compte des incitations encourageant les officiels et les enseignants à améliorer la qualité de l’enseignement et les résultats scolaires".

La Banque intervient donc dans un débat qui secoue les systèmes éducatifs des pays les plus pauvres pris entre l'ambition d'assurer l'éducation pour tous (EFA) et les contraintes budgétaires. Beaucoup choisissent de recruter des enseignants non formés et de surcharger les classes au risque d'une baisse de la qualité et d'une montée des décrochages. La solution pourrait être trouvée dans un effort financier plus important. Pour la Banque, "les estimations de coût et des écarts de financement doivent être révisées afin de refléter les coûts d’obtention des résultats scolaires de base (et non seulement l’achèvement du cycle primaire) ; et tenir compte de l’augmentation des coûts unitaires de l’élargissement d’accès et de l’amélioration des résultats scolaires des enfants venant de milieux défavorisés".
http://www.worldbank.org/ieg/education/documents/primar[...]
http://www.cafepedagogique.net/disci/inter/73.php


- Etats-Unis    [ Haut ]

Privé – Public : quelle question !
Selon une étude du National Center for Education Statistics, les écoles privées n'apportent pas de plus value éducative. Certes, les établissements privés en CM1 et en 4ème obtiennent de meilleurs résultats que leurs homologues du public. Mais une fois ces résultats corrigés compte tenu de l'origine sociale des élèves, les établissements privés ne font pas mieux que ceux du public en lecture en CM1 et moins bien en calcul. En 4ème, leurs résultats sont meilleurs en lecture mais identiques en maths.

Pour les auteurs, "les écoles privées sont une catégorie hétérogène et sont différentes entre elles autant que les écoles publiques. Par suite une comparaison des deux types d'école est d'une modeste utilité".
http://nces.ed.gov/pubsearch/pubsinfo.asp?pubid=2006461

Internet fait évoluer l'évaluation en Californie
Selon le Los Angeles Times, les enseignants sont amenés à modifier leurs évaluations du fait d'Internet. Ils remplacent les devoirs de fin d'année, faits à la maison, par des oraux ou des devoirs réalisés en classe. Ceux qui ont maintenu les longs devoirs faits à la maison, exigent que l'élève justifie de ses recherches.
http://www.latimes.com/news/printedition/front/la-fi-te[...]

Les angoisses de Bill Gates mécène des écoles américaines
"Les visites des 22 écoles fondées par B. Gates dans le pays montrent que si le couple Gates mérite des remerciements pour attirer l'attention du public sur la crise des lycées américains et pour voir permis la création de quelques écoles remarquables, ils ne méritent pas mieux qu'un 10/20 quand il s'agit d'améliorer les performances scolaires". Business Week enquête sur les déboires de la Fondation en matière scolaire. Le couple Gates a donné 29 milliards de dollars à une fondation qui intervient essentiellement dans le Tiers Monde.

Mais la fondation consacre également 1 milliard de dollars aux lycées américains. Bill Gates fait part des difficultés inattendues. L'argent, la division des grandes écoles en plus petites, ne suffisent pas à rendre les écoles plus performantes. "On commence à se rendre compte qu'il faut davantage aider les enseignants, améliorer leur formation, les aider davantage à faire le programme".
http://www.businessweek.com/magazine/content/06_26/b399[...]
http://www.businessweek.com/investor/content/jun2006/pi[...]

Une fondation privée pour réfléchir à l'avenir de l'Ecole
"Ce que les Américains ne réalisent pas c'est que notre supériorité économique repose sur notre supériorité éducative". Selon Education Week, le National Center on Education and the Economy, une fondation privée financée par du mécénat (Flora Hewlett Foundation, Bill & Melinda Gates Foundation, etc.), va réunir une nouvelle commission sur les défis à relever par l'Ecole américaine. En 1990 elle avait rendu un rapport qui incitait les Américains à élever le niveau de compétences de la population pour affronter la compétition internationale. La nouvelle commission devra dire dans quelle mesure l'éducation doit changer pour affronter la concurrence des puissances émergentes comme la Chine ou l'Inde.
Article Education Week
http://www.edweek.org/ew/articles/2006/06/21/41brief-1.[...]
Le NCEE
http://www.ncee.org/index.jsp;jsessionid=a5bOWrDu4l84?s[...]

Réforme des catégories raciales
Comment répartir "racialement" les jeunes Américains ? Traditionnellement les statistiques fédérales prennent en compte la "race" des élèves dans le calcul des taux de réussite. Mais ces données posent problème à la fois pour les "latinos", qui ne se reconnaissent pas comme une race, et pour les enfants d'un pays où le brassage est fréquent.

Le ministère de l'éducation américain vient donc de rafistoler ses catégories. On demandera dorénavant aux élèves de dire s'ils sont latinos ou non, puis d'indiquer une ou plusieurs "races" au choix entre 5 catégories : indien américain, asiatique, noir, hawaïen et blanc. Pour la première fois, les statistiques reconnaîtront l'existence d'enfants "multiraciaux". Le recensement de la population de 2000 avait mis en évidence l'existence de près de 7 millions de personnes se définissant comme appartenant à 2 ou plusieurs races.

La réforme n'est pas anodine. D'abord au niveau des représentations. Mais aussi pour le pilotage du système éducatif puisque les établissements perçoivent des aides fédérales, dans le cadre de la loi No Child Left Behind, en fonction des taux de réussite par "race".
Article d'Education Week
http://www.edweek.org/ew/articles/2006/08/08/44race_web[...]

Aux Etats-Unis l'Ecole permet de lutter contre la fracture digitale
Les deux tiers des élèves de maternelle américains utilisent des ordinateurs et un sur 4 Internet. La publication des dernières statistiques sur l'usage des TIC par les élèves aux Etats-Unis témoigne de leur banalisation.

Mais elle montre également le maintien de la fracture digitale. Par exemple, les écoliers du privé utilisent davantage l'ordinateur familial, ceux du public les machines de l'école. Car "l'école aide à réduire la fracture digitale". Les enfants de familles défavorisées n'accèdent souvent à internet que grâce à l'école.
http://nces.ed.gov/pubsearch/pubsinfo.asp?pubid=2006065

La moitié des états a un véritable système de partage d'information pédagogique
Où en sont les états américains dans l'intégration des TICE ? Education Week apporte des informations qui montrent d'importants contrastes tant dans la formation des enseignants que dans le partage de l'information pédagogique.

Alors que les investissements en ordinateurs et en connexions Internet sont devenus massifs, leur utilisation varie d'un état à l'autre. Ainsi seulement 21 états demandent aux élèves professeurs de prendre des cours d'informatique. Un nombre équivalent fait passer des examens en ligne et 22 ont établi des centres de formation à distance. L'enquête révèle des écarts identiques dans le partage de l'information électronique. Mais déjà 28 états donnent accès aux professeurs aux résultats scolaires de leurs élèves.

Toujours selon Education Week, les états essaient de construire des systèmes informatiques permettant le recueil et l'échange d'information sur les élèves de la maternelle au supérieur. Mais ils se heurtent à de nombreux obstacle : compatibilité mais aussi légalité.
Article Education Week
http://www.edweek.org/media/ew/tc/2006/TC06_press.pdf
Article Education Week
http://www.edweek.org/ew/articles/2006/06/21/41align.h2[...]
Rappel : Expresso du 30 juin
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index300606.php

Qu'est ce qui fait le succès de certains établissements ? Une enquête américaine
Pourquoi certains établissements obtiennent-ils des résultats bien meilleurs que les scores attendus ? L'association américaine "Just for the Kids" a enquêté auprès de plusieurs dizaines d'écoles, de collèges et de lycées dans une vingtaine d'états. Tous ont pour point commun d'avoir des résultats nettement supérieurs aux chiffres attendus. Comment font-ils ?

Au démarrage une attention aux droits des élèves : les équipes font le pari de l'éducabilité pour tous, quelque soit l'origine sociale, ethnique ou culturelle. Ainsi à Central Union High School (Californie) "tout le monde est d'accord avec le fait que jusqu'à ce chaque étudiant ait réussi son examen final on ne se repose pas". Concrètement cette position veut dire que les établissements font attention aux résultats de tous et s'équipent de tests d'évaluation. Dans les écoles du Tennessee on définit ainsi "un nombre limité d'objectifs basé sur les résultats des élèves, les programmes et le savoir – faire de l'école". En Californie certains districts scolaires fournissent des tests locaux. Dans un lycée, les enseignants ont réalisé des supports pédagogiques et des tests pour mieux suivre les élèves.

Les établissements qui réussissent sont donc ceux qui connaissent leurs élèves et qui savent différencier les approches. Dans un district new-yorkais, tous les enseignants ont suivi une formation à la pédagogie différenciée et pratiquent des groupes de compétences. "Les enseignants gardent trace tous les jours des résultats des élèves". Dans le même état, pour l'école élémentaire de Lockport City ce qui compte c'est "la différenciation pas la remédiation". C'est comme cela qu'ils ont pu s'adapter à une population scolaire assez mobile.

C'est dire que certaines écoles n'hésitent pas à bouleverser l'organisation. Cela peut concerner l'emploi du temps. Dans une école de Postdam (New York), l'emploi du temps suit une organisation par sujet d'étude. Dans une autre on a bloqué la matinée pour la lecture et l'écriture. Mais cela intéresse également la répartition des enseignants. Dans une école californienne le principe de base est que "tous les niveaux d'élèves doivent avoir accès aux enseignants les plus expérimentés". Souvent les districts scolaires mettent en place des tuteurs pour accompagner les enseignants débutants. Dans le Tennessee, à Memphis, ils se rencontrent chaque semaine.

Mais ce qui revient le plus fréquemment c'est l'importance de la communication entre enseignants. "On va dans la clase d'un collègue tous les jours" affirme ce professeur du Tennessee. En Californie on reconnaît que "les enseignants n'ont pas envie de perdre leur indépendance". Mais les directions impulsent des groupes de communications où on partage les expériences parce que "atteindre ses objectifs est vu comme une activité collective et coopérative" (Californie).

Des résultats où on reconnaîtra des interrogations qui ont cours également en France. Ainsi, en novembre 2005, le Café rendait compte de la réussite de certains établissements nantais qui mettaient en avant le respect des droits des élèves, le travail collaboratif et la communication avec les parents.
Les études
http://www.just4kids.org/jftk/twenty_states.cfm
Rappel : les établissements nantais
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index041105.php

Les surveillants ont du flair
Selon Education Week, les écoles américaines vont davantage appel à des chiens renifleurs pour la traque anti-drogue. Ainsi dans la banlieue d'Oklahoma City, un lycée loue les services d'une agence de gardiennage spécialisée et fait inspecter les voitures des élèves.
http://www.edweek.org/ew/articles/2006/06/21/41dogs.h25[...]


- Canada    [ Haut ]

Les ministres de l'éducation pour l'exception éducative
"Puisque la loi sur le droit d’auteur influe directement sur nos politiques et nos pratiques en classe à l’échelle du Canada, il nous importe au plus haut point que la population étudiante et le personnel enseignant aient un accès équitable et raisonnable à Internet dans leurs activités scolaires". Au Canada, les ministres de l'éducation du Canada anglophone demandent une adaptation de la loi sur le droit d'auteur. "La population étudiante et le personnel enseignant ont besoin d’un accès équitable aux ressources Internet - et nos lois doivent fournir le cadre et la clarté nécessaires à cet accès".
http://www.profetic.org/article.php3?id_article=8234

- Québéc    [ Haut ]

La chute des effectifs relance la guerre privé –public
Pour la 5ème année consécutive, l'école publique québécoise verra diminuer ses effectifs élèves : on attend une baisse de 16 614 élèves en 2006-2007, une chute assez significative puisque l'Ecole publique québécoise compte 928 000 élèves.

La cause première est la baisse de la natalité : 90 000 naissances en 1994, 76 000 en 2005. Mais le privé s'en sort mieux : depuis 5 ans il a augmenté régulièrement son nombre d'élèves qui atteint actuellement 122 000. Des voix s'élèvent pour demander la fin des subventions au privé ce que le gouvernement refuse.
Article Canoë
http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2006/[...]

Nouveau programme d'éducation à la sexualité
"Comment intervenir auprès d'une amie qui a bu lors d'une party et se dévêt en public ? Ma blonde peut-elle tomber enceinte si ses menstruations sont irrégulières ? Quels sont les dangers du cybersexe ?". Selon Cyberpresse, Québec met en place un nouveau programme d'éducation à la sexualité : l'Espar : l'éducation à la sexualité fondée sur le pouvoir d'agir et de réfléchir. Il s'agit de faire agir les adolescents plutôt que leur asséner un enseignement théorique.
http://www.cyberpresse.ca/article/20060628/CPACTUEL/606[...]

- Afrique    [ Haut ]

Algérie : 51% de reçus au bac
" Les résultats du Bac en Algérie session 2006 ont été exceptionnels" Selon Algérie-dz, le taux de réussite devrait atteindre 51%, un chiffre record. Seul le bac technique dépasse la barre des 50%.
Article Algérie Dz
http://www.algerie-dz.com/article5833.html

Burkina: L'Unicef finance de nouvelles écoles
"Maintenant j'aime l'école plus que jamais". Le Faso donne la parole à une écolière de CP de Djiguerra. A la rentrée 2006 elle bénéficiera d'une nouvelle école. Le complexe scolaire, construit en deux mois seulement, comporte 6 classes, des magasins, un centre pour la petite enfance, une cantine, des latrines et des points d'eau. L'ensemble a coûté 194 000 dollars, offerts par l'Unicef. L'organisation ouvre également deux autres complexes scolaires à Bobo-Dioulasso.

Ces réalisations visent à la fois l'Education pour Tous (EPT) et la parité. Deux objectifs que le Burkina Faso est loin d'atteindre faute de moyens : seulement 58% des garçons et 46% des filles intègrent le CP. La situation est aggravée par la crise ivoirienne.
Article du Faso
http://www.lefaso.net/article.php3?id_article=15392

Burkina : La Banque mondiale donne 18 millions pour l'Ecole
La Banque mondiale a mis à la disposition du Burkina Faso 81 milliards de francs CFA dont 12,5 (18 millions d'euros) pour développer l'enseignement post-primaire particulièrement pour les filles, annonce L'Observateur Paalga..
http://fr.allafrica.com/stories/200606230016.html

Burkina : Trois candidats sur quatre rejetés au bac
La session 2006 du bac burkinabé rompt avec l'évolution de ces dernières années. Alors qu'en 20o5 33% des candidats avaient été reçus, le bac 2006 ne reconnaît que 26% des candidats. Les résultats au Bepc ne sont guère meilleurs : 38% de reçus. Ces taux ont un impact certain sur la politique de scolarisation. Ils découragent les jeunes à poursuivre des études secondaires dans un pays où le décrochage est déjà massif dès le primaire.
Article de Grioo
http://www.grioo.com/info7498.html

La rentrée au Cameroun
" Sans faire le tour des problèmes qui attendent les écoliers et élèves du Cameroun dès lundi prochain, 4 septembre, le décor est déjà planté pour une année scolaire à problèmes". Dans Le quotidien Mutations, un lecteur énumère les éléments de la crise scolaire camerounaise : nominations au denier moment dans les établissements désorganisant la rentrée et encourageant à la vente des places dans des établissements surchargés. La crise touche particulièrement les instituteurs vacataires, recrutés pour faire face aux progrès de la scolarisation mais payés avec retard. Ils sont en grève pour la rentrée. " Nous avons des conditions de vie inimaginables alors que nous avons des diplômes d'instituteurs".
Article du Quotidien Mutations
http://fr.allafrica.com/stories/200609010223.html
http://fr.allafrica.com/stories/200609010221.html

Congo : La scolarisation des filles régresse dans certaines régions
"Des cris se sont élevés après le constat amer fait lors de la passation de la dernière session du test national de fin d'études primaires (Tenafep) dont les statistiques révèlent qu'à peine deux filles seulement sur une trentaine de candidats ont présenté l'épreuve dans les zones rurales, surtout dans les sites d'exploitation artisanale du diamant". Selon Le Potentiel, de Kinshasa, la scolarisation des filles reculerait au Kasaï, une région du pays. En cause : le mariage précoce des filles, lui-même imposé par la pauvreté des parents.
Article Le Potentiel
http://fr.allafrica.com/stories/200607060350.html

Rentrée repoussée au Gabon
La rentrée scolaire est repoussée du 15 septembre au 2 octobre au Gabon, annonce Gabonews. En cause : une montée de la scolarisation qui n'est pas accompagnée par un effort d'équipement suffisant. Aux 35 000 élèves admis en 6ème le ministère ne pourrait offrir que 10 000 places selon Gabonews.
http://fr.allafrica.com/stories/200608290946.html

Maroc : 38% de reçus au bac
Selon Libération (de Casablanca) 38% des candidats au bac ont été reçus cette année au Maroc, soit 1% de moins qu'en 2005.
http://fr.allafrica.com/stories/200606260795.html

Niger : Pas d'état-civil, pas d'école
"Ma fille Safoura, âgée de 12 ans, ne va pas à l'école par ma faute. Je n'ai pas déclaré sa naissance, et elle paie les frais de ma négligence que je regrette amèrement". Pour Inter Press Service seulement un quart des naissances seraient enregistrées officiellement au Niger. La cause principale est la misère : un enregistrement revient à environ 7 dollars, une forte somme pour un paysan pauvre. De plus, "dans certains milieux de notre société, on croit que le nom de l'enfant ne doit pas être divulgué avant le baptême". Faute d'acte d'état civil, ces enfants n'ont aucune chance d'être inscrit à l'école.
http://fr.allafrica.com/stories/200606270844.html

Sénégal : La crise des examens s'enlise
Au moment où vont commencer les examens du brevet de fin d'études moyennes (BFEM), le 18 juillet et où on attend la publication des résultats du bac, la crise des examens semble s'enliser. Le Cusems (syndicats de l'enseignement moyen et secondaire) a annoncé qu'il ne participerait pas à la correction de cet examen. Une intersyndicale d'enseignants retient des notes du bac et des jurys semblent bloqués dans plusieurs grandes villes. Elle accuse le gouvernement de faire appel à des correcteurs non qualifiés et met en doute le niveau de l'examen. Une autre intersyndicale, représentant des enseignants du primaire, dénonce une "prise en otage des élèves". A l'origine de la crise la demande des syndicats de revalorisation de l'indemnité de logement.
http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=13951
http://fr.allafrica.com/stories/200607140646.html
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index050706.php

ONG et Education pour tous
"On le sait depuis longtemps : pour réussir, le mouvement de l’Education pour tous (EPT) a besoin du soutien des décideurs politiques et d’un bon usage des compétences disponibles au plan local, national et international… Ce numéro de L’éducation aujourd’hui examine une autre inconnue cruciale de l’équation de l’EPT : le rôle de la société civile et des organisations non gouvernementales (ONG)… Depuis six ans, nous avons vu les groupes les plus divers – des ONG aux syndicats d’enseignants, des associations de femmes et de parents aux organisations de type confessionnel – former des coalitions nationales et internationales inédites pour défendre ensemble le droit à l’éducation pour tous. Nous les avons vu s’exercer au suivi des progrès, participer au débat sur les politiques, proposer d’autres formules d’apprentissages et ouvrir des perspectives nouvelles pour l’éducation et le développement".

La revue de l'Unesco souligne l'importance des ONG et des associations dans le progrès éducatif et en donne des exemples. Le numéro évoque également les autres défis de l'EPT : le manque d'enseignants et leur formation insuffisante.
http://portal.unesco.org/education/fr/ev.php-URL_ID=490[...]

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