Édition du 15-01-2007
- François Jarraud -
Selon un sondage CSA commandé par l'Union nationale des lycéens, un syndicat lycéen, près d'un jeune sur cinq a exercé une activité rémunérée durant ses années de lycée. Au moment du sondage, 6% des lycéens exerçaient une profession. Pour plus de la moitié cela les occupe plus de 5 heures par semaine et c'est au noir.
Pour l'UNL ces chiffres justifient le lancement d'une campagne pour les droits des lycéens. "Parce que nous ne pouvons pas accepter, en 2007 de telles conditions de vie pour les lycéens nous réagissons en lançant une campagne pour que les lycéens aient une réelle protection dans tous les domaines de leur vie. Nous revendiquons une véritable reconnaissance des lycéens !" Cette campagne se déroulera sous la forme de cinq volets : Aides Sociales, Droits Civiques, Accès à la Culture, Santé, Vie lycéenne.
Les parents de la Fcpe demandent "de relancer les réflexions sur le statut social de la jeunesse et sur la création d’une allocation autonomie jeunesse. Les bourses au mérite doivent être supprimées au profit de l’augmentation des bourses sur critères sociaux."
http://unlyceens.jexiste.fr/?p=actu_view&id=173
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploieducation/Un-jeune-sur-cinq-travaille-pendant-le-lycee-selon-une-etude.html
http://www.fcpe.asso.fr/ewb_pages/a/actualite-fcpe-1859.php?PHPSESSID=onsqg43vu8hj6obl3ek7ualln6
S'orienter avec Les Métiers.net
Comment aider les jeunes franciliens à s'y retrouver dans le maquis des métiers et des formations ? Le site régional lesmetiers.net, ouvert depuis la rentrée 2003, a pour vocation de répondre à cette question, grâce à un ensemble de vidéos et de fiches d'informations sur les métiers, présentées de manière attractive, et à un outil de réponse en ligne. Découvrez-le dans cet article du Café Francilien.
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/francilien_12_06/gen7.php
De nouvelles règles d'orientation au collège et au lycée
Gilles de Robien a présenté aujourd'hui de nouvelles procédures d'orientation pour les collégiens et lycéens. Elles font suite au rapport Hetzel. Il s'agit de lutter contre l'échec des étudiants dans l'enseignement supérieur : 80 000 sorties par an sans diplôme supérieur, un taux de chômage de 11% après la sortie de l'université. Pour cela, Robien croit en la professionnalisation des formations supérieures. Il a d'ailleurs annoncé l'ouverture de 225 nouvelles licences professionnelles en 2007.
Le nouveau dispositif comprend 4 niveaux :
- en troisième : un entretien d'orientation obligatoire aura lieu dès cette année lors du second trimestre entre le professeur principal, l'élève et la famille. Il sera précédé d'une réunion entre les professeurs principaux et les représentants des entreprises locales (Chambre de commerce et d'industrie, chambre d'agriculture etc.). "On a besoin de rapprocher les entreprises et le système éducatif" a déclaré le ministre, "pour échanger des informations, mieux accorder les apprentissages aux métiers qui ont le vent en poupe,… créer une culture commune".
- en première : une procédure identique sera mise en place en première dès la rentrée 2007.
- en terminale : les lycéens rempliront un dossier unique d'orientation contenant leurs demandes. Il sera soumis à un avis du conseil de classe en janvier. Celui-ci sera transmis à l'université qui exprimera elle aussi son avis. Le système est expérimenté dans les académies de Nantes et Poitiers dès cette année. Il sera étendu pour la rentrée 2008 à toutes les académies hors Ile-de-France.
- en université : "l'université délivrera un avis sur les choix d'inscription souhaités par l'élève. Il ne s'agit évidemment pas de sélection, mais d'un conseil, pour éviter les inscriptions dans des filières inadaptées. Le choix final restera sous l'entière responsabilité du bachelier". Cette procédure concernera 180 000 jeunes dès cette année. Parallèlement les universités sont invitées à "porter une plus grande attention à l'insertion professionnelle de leurs diplômés, à mieux identifier les gisements d'emplois existants ou en voie d'émergence. Le but est de mettre en place à l'université des systèmes d'orientation et d'insertion professionnelle qui soient en prise avec le monde de l'emploi et le tissu socio-économique local".
- STS IUT : le ministre a annoncé une réglementation qui aura pour objectif de faciliter l'entrée des bacheliers professionnels et technologiques en STS. "Il y a éviction (de ces jeunes) par les bacs généraux. On travaille à des mesures qu'il est encore trop tôt pour décrire. Il doit y avoir une réalité de la présence des bacheliers professionnels et technologiques dans ces sections". Le ministre souhaite utiliser toutes les capacités des STS qui ne sont pas assez remplies. Imposer l'entrée de ces bacheliers en IUT semble plus difficile.
Discours
http://www.education.gouv.fr/cid4360/debat-universite-emploi-les-suites-du-rapport-hetzel.html
Communiqué
http://www.education.gouv.fr/cid4376/debat-universite-emploi-les-suites-du-rapport-hetzel.html
Rapport Hetzel : de l'orientation au sens unique
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index251006.php
Un bachelier sur cinq arrête ses études supérieures dans les trois ans
"Près de neuf bacheliers 2002 sur dix ont poursuivi leurs études après l’obtention de leur baccalauréat. Trois ans après, les poursuites d’études restent importantes puisque 80% de ces jeunes suivent toujours une formation" précise une étude ministérielle. "À l’université, 45%des bacheliers 2002 qui s’étaient inscrits en licence LMD (ou en DEUG) sont parvenus en troisième année sans redoubler. 71%des bacheliers entrés en instituts universitaires de technologie (IUT) et 63%de ceux inscrits en sections de techniciens supérieurs (STS) sont diplômés en deux ans. Six jeunes titulaires d’un DUT sur dix poursuivent leurs études et un tiers des étudiants reçus au BTS".
L'étude met en évidence le taux d'échec ou de réorientation selon les filières et l'origine des étudiants.
http://www.education.gouv.fr/cid4326/que-sont-devenus-les-bacheliers-2002-trois-ans-apres-l-obtention-du-bac.html
L'Angleterre remet à sa place l'examen
Décidément l'Angleterre ne finit pas de nous surprendre. Alors que la France s'englue dans la tradition, nos voisins expérimentent à tout va, presque furieusement, en matière éducative. On sait par exemple que les établissements scolaires dépensent 100 fois plus – oui 100 fois plus ! – en logiciels pédagogiques que les nôtres. On a vu Tony Blair investir l'Etat dans un domaine qui était jusque là le champ clos des autorités locales. On l'a vu inventer de nouvelles institutions scolaires et secouer la domination des Grammar Schools. On le voit tout récemment imaginer d'utiliser les TIC pour rapprocher les parents de l'Ecole.
Le gouvernement anglais a donc, lui, des idées. La plus récente peut se résumer ainsi : un examen n'est pas un concours. Le ministre de l'éducation anglais a annoncé que l'Angleterre expérimenterait pendant deux ans une réforme des examens de fin du primaire et du collège.
Aujourd'hui les écoliers anglais passent des tests nationaux à 7, 11 et 14 ans. L'idée avancée par le gouvernement est toute simple : au lieu d'attendre le fatidique troisième trimestre, les enseignants pourront présenter leurs élèves aux tests nationaux quand ils les estimeront prêts. Pour simplifier les choses et garder des tests indépendants de l'établissement, on pourra se présenter à l'examen en décembre et en juin.
Pour le ministre de l'éducation, Alan Johnson, il ne s'agit pas d'abaisser le niveau. "Je veux que les enfants puissent se présenter à un examen contrôlé de l'extérieur de l'établissement quand ils sont prêts plutôt qu'à la fin d'une longue période scolaire. Ca ne veut pas dire qu'on détruit les examens. Ca signifie que l'on s'assure que tous les élèves sont capables de réussir". Et les élèves en difficulté, L'Expresso l'avait signalé le 8 janvier, pourront bénéficier d'un accompagnement scolaire individuel gratuit pris en charge par l'Etat.
Simple aménagement donc ? Certainement pas. En instaurant l'examen à la carte, les autorités anglaises en déplacent la représentation. Elles affirment que l'examen n'est pas la sanction d'un cycle mais la reconnaissance de savoirs et de compétences. Ce faisant elles invitent à modifier radicalement, si l'on y réfléchit un peu, la façon d'enseigner. Au lieu que l'année, si ce n'est le cycle, soit conçue comme la préparation interminable d'un examen sanction, elle redevient une année de formation.
Mieux encore, dans un pays où un élève sur quatre échoue au GSCE, elles prétendent que tous peuvent réussir. Elles rappellent ainsi ce postulat fondamental de l'enseignement qui, on le sait, bénéficie d'abord aux enfants des classes populaires. Jamais sans doute les politiques éducatives n'auront été aussi opposées des deux cotés de la Manche.
http://education.guardian.co.uk/sats/story/0,,1985565,00.html
http://education.guardian.co.uk/sats/story/0,,1985282,00.html
L'éducation sexuelle a du mal à être acceptée en Europe
"Cette étude sur l'éducation à la sexualité dans les pays européens montre que les programmes sont rarement évalués. Pourtant on sait maintenant que cette éducation à l'école peut être efficace pour réduire les comportements sexuels risqués et n'entraîne pas une augmentation de l'activité sexuelle ou la prise de risque en ce domaine".
Cette étude du réseau européen du planning familial (IPPF) montre comment l'éducation sexuelle prend place dans les différents pays européens. Souvent elle est associée à la biologie, plus rarement à une approche des relations humaines. "Partout elle est sujet à controverse" et l'étude décrit les interventions des églises et de mouvements comme par exemple Pro Choix pour l'enrayer. Inversement les crises épidémiques, et au premier lieu la peur du sida, font beaucoup pour son renforcement. On en a eu une illustration en France avec le B.O. du 14 décembre qui publie une circulaire sur les distributeurs de préservatifs.
A noter que cette étude présente d'intéressants tableaux sur la vie sexuelle des jeunes, les législations en vigueur etc.
http://www.ippfen.org/site.html?page=34
Les bourses des lycées
Le dossier de demande de bourse doit être déposé au cours du premier trimestre de l'année civile. Le formulaire et les conditions à remplir sont publiées sur Service Public.
http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F616.xhtml
Prix de l'éducation
Proposé aux lycéens, le Prix de l'éducation récompense des jeunes qui réussissent à lier un bon niveau général, un palmarès sportif et un engagement personnel au service de la collectivité. Des lycéens modèles ! Le B.O. du 11 janvier fixe les conditions d'inscription et d'attribution du prix.
http://www.education.gouv.fr/bo/2007/2/MENE0603254N.htm
Le concours national des journaux scolaires et lycéens
Proposé par le Clémi et la Fondation Varenne, le concours national de journaux scolaires et lycéens d'adresse à tous : écoliers, collégiens et lycéens. Les sélections académiques auront lieu en mars et les vainqueurs nationaux recevront une aide financière intéressante.
Le concours
http://www.clemi.org/medias_scolaires/concours/concoursVarenne07.html
L'argent de poche ne concerne qu'un ado sur deux
Selon un sondage CSA, la moitié des 7-15 ans perçoit de l'argent de poche. Le montant moyen est de 23 euros par mois. Il augmente avec l'âge : 12 euros à 7 ans, 16 à 12 ans et 30 à 15 ans. Mais qui a pu commander cette étude ? Le Crédit lyonnais qui s'intéresse semble-t-il à l'argent des jeunes.
http://www.csa-fr.com/dataset/data2006/argentdepoche_dossierpresse200607.pdf
Les jeunes aiment-ils la politique ?
" Les jeunes ont une piètre image des hommes politiques et ont le sentiment de ne pas être suffisamment écoutés par ces derniers". C'est ce qu'établit un sondage Ipsos, réalisé après des 18-25 ans pour l'association "Graines de citoyen", une association qui incite les jeunes à lire la presse quotidienne.
Selon cette étude, "79% des jeunes âgés de 18 à 25 ans ont une mauvaise image des hommes et femmes politiques, contre seulement 21% qui en ont une bonne image. Ce sentiment est partagé par l’ensemble des jeunes, quel que soit leur sexe, leur âge, leur niveau d’étude ou leur origine sociale. Ce déficit d’image s’accompagne d’un manque de légitimité. En effet, les jeunes se révèlent également très critiques à l’égard du système représentatif actuel et considèrent largement (79%) que « les personnes qui sont élues pour représenter les Français ne sont pas à l’image de la société actuelle ». Jugés peu représentatifs de la société, les hommes et femmes politiques sont également massivement perçus (87%) par les 18-25 ans comme sourds à leurs préoccupations. Un jeune sur trois (32%) l’affirme avec certitude".
Une petite majorité (57%) s'intéresse à la politique et 79% estiment que les partis sont indispensables dans une démocratie. Les jeunes sont pourtant convaincus à 75% que "les responsables économiques ont plus de pouvoir que les responsables politiques".
Enfin l'étude confirme des sondages précédents : 56% des jeunes préfèrent Ségolène Royal contre 44% à Nicolas Sarkozy.
http://www.grainesdecitoyens.net/v4_1_0/interface/home.html
http://www.cafepedagogique.net/disci/ecjs/78.php#133
Les générations Internet à Autrans
Du 10 au 13 janvier les 11èmes Rencontres de l'Internet se penchent sur "les générations Internet". Isabelle Bréda (Clemi), Arielle Granon (Greco), Julien Rsanvallon (Médiamétrie) et Thierry de Smedt (Université de Louvain) feront le point sur ce qu'on sait d'elles. Il sera ensuite beaucoup question des jeux et de l'économie Internet.
http://autrans.net/2007/
Sénégal : les délégués élèves entre gouvernement et syndicats
Alors que la crise de l'école sénégalaise s'enlise, les élèves réagissent différemment. Selon Sud Quotidien, des élèves se déclarent en vacances. A Dakar, une délégation du collectif des lycées de la ville s'est invitée à la rencontre entre gouvernement et syndicats pour exiger une prochaine reprise des cours.
http://www.sudonline.sn/social3.php
http://www.sudonline.sn/social4.php
En Afrique, les filles sont la cible de violences et d'abus sexuels
"Il existe un lien direct entre le châtiment corporel et les abus sexuels: plus un enseignant est autoritaire, plus il punira ses élèves et plus il commettra d’abus sexuels sur les filles. Il ne s’agit pas de pauvreté, mais d’abus d’autorité". Jean-Claude Legrand, conseiller régional de l'Unicef, cité par Irin News, n'en revient pas : selon une étude de l'Unicef les viols et les violences seraient très répandus dans les écoles de l'Afrique de l'ouest. Ainsi, au Ghana, 24% de écoliers auraient participé à des viols et 14% des écolières en auraient été victimes.
" En Afrique de l’Ouest et du Centre, les enseignants qui abusent sexuellement des élèves justifient leurs actes par le fait que les vêtements et les attitudes des jeunes filles sont provocateurs et qu’ils ont besoin d’assouvir leurs désirs sexuels car ils vivent loin de leur foyer" estime M. Legrand. Un comportement qui freine la scolarisation des filles, un enjeu important de l'éducation pour tous et du développement de ces pays.
Le problème est d'abord pédagogique. "Si l’on s’arrête aux sanctions, nous ne résolvons pas le problème. « Nous nous sommes rendu compte qu’avec l’autonomisation des enfants, les sévices disparaissaient d’eux-mêmes".
http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=7377&SelectRegion=Afrique_de_l'ouest&SelectCountry=Afrique_de_l_ouest