|
La page des parents (Café N° 49)
Dossier spécial
Édition du 28-04-2004 - François
Jarraud - - A la Une : Les lycées
performants et les autres
[ Haut ]La
publication des indicateurs de
performance des lycées est un événement
attendu par les enseignants, dont elle
reconnaît le travail, et par les
parents, en quête de "bons lycées".
Rappelons que ces indicateurs ne se
limitent pas au taux de réussite au bac.
Ils prennent en compte la "valeur
ajoutée" propre à chaque établissement
en comparant le taux de réussite à
l'examen au taux "attendu" compte tenu
de l'âge et de la composition sociale
des élèves. Il montrent également la
capacité du lycée à accompagner ou non
au bac une grande partie d'une tranche
d'âge. Ainsi ces statistiques donnent un
aperçu sur l'efficacité scolaire de
chaque établissement pour chacune de ses
filières.
Plus globalement, ils permettent aussi
d'évaluer l'efficacité totale des lycées
français et leur typologie. On peut ainsi
reconnaître quatre types
d'établissements. D'abord les plus
performants qui représentent 40% des
1483 lycées. Ce sont ceux qui apportent
à la fois un bon taux de réussite et un
fort taux d'accès au bac. Inversement la
France compte 13% de lycées peu
performants. Il y a aussi ceux qui
obtiennent de bons résultats en
sélectionnant leurs élèves : ce sont les
"sélectifs" : 22% des établissements.
Enfin ceux qui gardent leurs élèves plus
que la moyenne grâce à des redoublements
efficaces et finalement emmènent au bac
un fort pourcentage d'élèves entrés en
seconde : ce sont les accompagnateurs. A
ces quatre profils d'établissements
correspondent, selon une étude
ministérielle, des profils d'élèves et
d'enseignants particuliers. Ainsi les
établissements performants sont aussi
ceux qui ont le plus fort pourcentage de
lycéens favorisés. Cela confirme que
l'absence de mixité sociale est
malheureusement un facteur important de
réussite scolaire. Ces lycées sont aussi
ceux qui comptent le plus fort taux
d'agrégés et les enseignants les plus
âgés. On ne s'étonnera pas de retrouver
des caractères inverses dans les
établissements les moins performants.
Plus intéressante est la situation des
lycées "accompagnateurs" : il se
distinguent par un fort pourcentage
d'enfants de milieux défavorisés et par
des enseignants plus jeunes que la
moyenne.
Ces indicateurs ont sans doute un impact
important sur les choix des familles les
mieux informées c'est à dire qu'ils
reflètent, plus qu'ils ne renforcent
sans doute, la sélectivité sociale des
lycées performants. Et cela même si
certaines informations utilisées pour
calculer les classes d'établissements au
niveau national restent inaccessibles aux
familles, comme le profil social des
élèves qui fréquentent le lycée ou la
qualification des enseignants. Enfin les
récents travaux des sociologues de
l'éducation montrent qu'il serait
intéressant de voir si l'ethnicisation
de certains établissements est en
rapport avec leurs performances et leur
sélectivité. On peut penser que le
développement des ENT pourrait bientôt
poser différemment la question de la
transparence des établissements. Un
sujet brûlant. Enfin les stratégies
pédagogiques des établissements
performants, et particulièrement des
"accompagnateurs", restent dans l'ombre.
http://www.education.gouv.fr/actu/elemen
t.php?itemID=20043151728
http://indicateurs.education.gouv.fr/
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d
pd/noteeval/eva0403.pdf
Ailleurs…
Par comparaison, les indicateurs
accessibles aux parents en Ecosse et à
New-York vont beaucoup plus loin :
informations sociales, ethniques etc.
http://www.parentzonescotland.gov.uk/
http://maps.nycboe.net/
A Denver, les indicateurs entrent dans
la paie des profs
1000$. C'est ce que devraient rapporter
de bons résultats scolaires aux
enseignants de Denver. Ils ont accepté
qu'une partie de leur salaire dépende de
leur "mérite". Ainsi un professeur qui
passe un concours ou qui accepte de
travailler dans une école défavorisée
obtient un sur-salaire compris entre 3
et 9% Dépasser le taux de réussite moyen
rapporte 3% de paie supplémentaire, soit
les fameux 1000$ annuels pour un
débutant. Comme les avantages peuvent
s'accumuler, la municipalité y voir un
moyen d'inciter les "meilleurs"
enseignants à venir travailler dans les
établissements difficiles. Au prix moyen
de 5000$ chaque.
http://www.csmonitor.com/2004/0330/p11s0
1-legn.html
Royaume-Uni : Exigences renforcées sur
les écoles
Comment évaluer les établissements ? A
cette question, en France, on répond
depuis quelques années par une batterie
d'indicateurs des lycées dont l'édition
2004 est attendue justement ce 30 mars.
Des données qui restent sans
conséquences puisque d'un coté les
parents sont "tenus" par la carte
scolaire, de l'autre l'administration se
borne à un diagnostic sans apporter de
soutien important aux établissements en
difficulté. La philosophie est très
différente en Angleterre où le service
d'inspection des écoles vient de relever
les barèmes de réussite pédagogique : de
mauvais résultats sur 10% des matières
entraîne sanction : le déclassement de
l'école ce qui générera une réaction des
parents, l'intervention des responsables
et le risque d'une mutation pour le chef
d'établissement et une partie du
personnel. Le SHA, Secondary Heads
Association, syndicat des chefs
d'établissement, s'inquiète, dans un
article de BBC News, de ce relèvement
prévu pour septembre 2004 et s'insurge
contre ce qu'il définit comme une
ingérence bureaucratique. Il demande à
ce que les exigences soient relevées
"dans un climat qui encourage
l'innovation, la décentralisation et
l'autonomie. Ils acceptent la nécessité
du contrôle mais dans un système moins
lourd".
http://news.bbc.co.uk/1/hi/education/357
4105.stm
Que faire des décrocheurs ?
Chaque année, ils sont 150.000 à quitter
l’école sans aucun diplôme. Luc Bronner,
dans Le Monde du 27 avril, présente
plusieurs dispositifs mis en place pour
scolariser ces élèves qui, pour des
raisons très variables, s’excluent de
l’école. Ainsi à Clisthène (33) le
collège accueille une centaine de
décrocheurs. Et pour cela les collégiens
assument différents rôles éducatifs dans
et hors l’établissement. Le principal
cherche « à susciter la motivation des
élèves pour réduire l'échec scolaire, à
mener une prévention efficace de la
violence et à permettre un réel
apprentissage de la démocratie ». Mais
ces établissements expérimentaux
n’accueillent un nombre de jeunes sans
rapport avec les besoins.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@
2-3226,36-362659,0.html
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@
2-3226,36-362660,0.html
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@
2-3226,36-362661,0.html
Dossier bac brevet 2004
Comment utiliser Internet pour se
préparer au bac et au brevet ? Le Café
pédagogique met en ligne un nouveau
dossier consacré au bac et au brevet. Il
apporte des pistes pour réviser,
s'évaluer, s'entraîner aux épreuves. Il
conduit les lecteurs vers des ressources
sélectionnées par l'équipe de professeurs
du Café pour les principales disciplines
présentes dans ces examens. Un dossier
que nous espérons utile .
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/
bb2004/
Parents et enseignants, peuvent mieux
faire..
"Comme on demande aux familles tout et
son contraire, si elles se mêlent trop
de ce qui bien souvent les regarde, on
se plaint de leur intrusion, de leur
interventionnisme inopiné et
intempestif. Et on brandit une autre
menace, celle du "consumérisme""...
L'inconséquence ici, c'est de ne
reconnaître leur action que lorsqu'elle
arrange l'école. On l'apprécie quand il
faut faire pression auprès de
l'inspection académique pour obtenir des
postes, mais ensuite, chacun doit rentrer
chez soi..." Une nouvelle lettre du
"Manifeste pour un débat public sur
l'école", rédigé par un collectif de
pédagogues (J. Beillerot, C. Lelièvre,
G. Longhi, P. Meirieu, J.-F. Vincent
etc.) lance le débat sur la place des
parents à l'école. Rappelant l'inégalité
des parents devant l'école elle appelle
les enseignants à jouer la transparence
sur la vie de l'établissement et le
fonctionnement plus ou moins opaque du
système. " Les professeurs apprécient
que les parents soutiennent leurs
demandes de postes ou de crédits, qu'ils
soient attentifs aux questions de
discipline. Mais cela ne va pas sans
créer des droits en retour : dans
l'organisation de l'établissement, les
parents peuvent demander des
explications sur la façon dont celui--ci
essaie de régler les problèmes de
comportement de leur enfant, et ils ont
leur mot à dire..."
Contact : jf.vincent@occe.net
Rencontre Desco : L’accueil des élèves
handicapés en Europe
Comment répondre aux besoins éducatifs
des élèves en situation de handicap ? La
France semble avoir accumulé du retard
dans l’accueil des handicapés à l’école
et la question est une des priorités de
F. Fillon. Les pays européens ont
développé des structures et des
politiques différentes. La Direction de
l’enseignement scolaire du ministère de
l’éducation nationale organise à Paris,
le 14 mai, de 10 à 12h30, un débat entre
Anne Flaatten (hôpital de Kirkenes,
Norvège), Charles Gardou (Lyon 2) et
Marie Antonia Casanova Rodriguez
(Madrid) sur les solutions et les
difficultés à leur mise en œuvre.
http://www.eduscol.education.fr/D0122/pr
og-14-05-04.htm
Selon l’Unesco, l’éducation progresse
dans le monde
« Partout dans le monde, les enfants
passent plus de temps qu’avant à l’école
mais de différences demeurent entre les
pays et les régions ». A l’occasion de
la publication de l’édition 2004 des
Indicateurs mondiaux de l’éducation,
l’Unesco dresse un bilan de la situation
de l’école dans le monde. Certes on est
encore loin de l’éducation pour tous,
objectif qui reste fixé pour 2015. Mais
la scolarisation progresse et
particulièrement en Afrique. Ainsi aux
Comores et en Ouganda la durée moyenne
de la scolarité a augmenté de plus de 4
ans ! C’est en Europe que l’espérance de
vie scolaire est la plus forte avec 12,4
ans, 15,4 ans avec l’enseignement
supérieur. L’Afrique atteint la moitié
de ce chiffre (7,8). Mais en Europe
comme en Afrique, les écarts sont
importants d’un pays à l’autre : 10 ans
en Moldavie contre 18 en Finlande, 13
ans en Tunisie contre 3 au Niger. Des
taux qui ne sont pas forcément liés au
PIB nationaux : l’Ouganda par exemple a
une espérance de vie scolaire de 11 ans.
La parité est également loin d’être
établie : un enfant sur trois vit dans
un pays où l’accès à l’éducation
primaire pour les garçons et les filles
est inégal.
http://www.unesco.org/education/docs/FR_
GD2004_overview.pdf
http://www.unesco.org/education/docs/EN_
GD2004_v2.pdf
Progrès et reculs de la scolarisation
depuis 1985
Depuis 1985 de profonds changements se
sont opérés dans la scolarisation des
jeunes de 15 à 29 ans. Les taux de
scolarisation ont fortement augmenté
d'abord dans le secondaire puis dans le
supérieur jusqu'en 1995. Mais depuis
cette date, il sont en recul.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d
pd/ni0412.pdf
Contrôle de l'assiduité scolaire
Le B.O. publie le décret du 20 février
2004 (voir L'Expresso du 23 février). Il
stipule que "Le fait, pour l'un ou
l'autre parent d'un enfant soumis à
l'obligation scolaire.., après
avertissement donné par l'inspecteur
d'académie.., de ne pas imposer à
l'enfant l'obligation d'assiduité
scolaire sans faire connaître de motif
légitime ou d'excuse valable ou en
donnant des motifs d'absence inexacts
est puni de l'amende prévue pour les
contraventions de la 4e classe". Ce
texte précise aussi que "Le contrôle de
l'assiduité scolaire s'appuie sur un
dialogue suivi entre les personnes
responsables de l'enfant et celles qui
sont chargées de ce contrôle". . Une
note adressée aux recteurs clarifie le
rôle de l'établissement face au jeune et
ses parents. " En toute hypothèse,
l'accent doit être mis auprès des
parents sur l'importance de la
fréquentation de chaque heure de cours
pour assurer la régularité des
apprentissages et contribuer à la
réussite scolaire... Dès le repérage de
l'absence, les familles sont informées
le plus rapidement possible par tout
moyen (appel téléphonique, message écrit
sur portable.....) et invitées à faire
connaître au plus vite le motif de
l'absence. Une relation de confiance,
fondée sur le dialogue et l'échange,
doit être engagée". Elle demande
également un véritable suivi pédagogique
de l'absentéisme classe par classe. "
Dans chaque école et établissement, les
taux d'absences sont suivis classe par
classe... Dans le second degré, ce suivi
et les analyses effectuées figurent au
rapport annuel sur le fonctionnement
pédagogique de l'établissement qui est
présenté au conseil d'administration...
Dans le premier degré, le sujet pourra
être abordé en conseil d'école".
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/14/
MENE0400161D.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/14/
MENE0400620C.htm
http://www.cafepedagogique.net/expresso/
index.php3?express=306.
Les Réseaux d'accompagnement des parents
Nés à la fin des années 1990 en réponse
au thème médiatique des "parents
démissionnaires", les réseaux d'écoute,
d'appui et d'accompagnement des parents
(REAAP) sont évalués dans un rapport
réalisé par l'IGAS. Il conclue à
l'efficacité des REAAP. Non seulement
ils ont pu faire évoluer favorablement
des comportements familiaux mais ils ont
aussi réussi à créer des passerelles
entre institutions et entre ces
dernières et ces parents. Par exemple,
les REAAP facilitent l'ouverture des
écoles aux parents.
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/b
rp/notices/044000156.shtml
La scolarité obligatoire au coeur du
congrès de la FCPE
"Quels savoirs et quelles compétences
faire acquérir à tous les jeunes durant
la scolarité obligatoire ?" La FCPE
relance une question centrale du débat
sur l'école à l'occasion de son congrès
national qui se tiendra à Nantes du 29
au 31 mai.
http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id=
353
Le nouveau ministre
Dès le 2 avril, F. Fillon a fait savoir
qu'il était au travail : "le dialogue
est engagé" avec les étudiants en STAPS
affirme son cabinet. D'après Le Monde du
3 avril, le ministre aurait obtenu de
l'Elysée des moyens supplémentaires pour
l'éducation ainsi qu'une revalorisation
symbolique : l'éducation nationale
reviendrait au 3ème rang dans le
protocole juste derrière les finances.
De son coté, la PEEP, association de
parents d'élèves, lui demande de
maintenir le cap : "La PEEP demande que
les indispensables réformes de
l'Education nationale, dont l'avenir de
toute la jeunesse dépend, soient mises
en place rapidement".
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@
2-3224,36-359676,0.html
http://www.peep.asso.fr/Flash04/flash13.
htm
Solidarité bafouée à Villars
Le collège de Villars-les -Dombes (Ain)
perd deux élèves. Les deux enfants,
d'origine brésilienne, ont été expulsés
avec leurs parents. Le collège s'était
mobilisé pour garder cette famille
particulièrement bien intégrée.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp
loi_040406172425.nuc4ci2b.html
Cela vaut-il la peine de faire une prépa
?
La question s'impose, et pas seulement
au niveau individuel : un étudiant en
classe préparatoire aux grandes écoles
coûte presque le double d'une étudiant
en université. Noël Adangnikou et
Jean-Jacques Paul, de l'IREDU,
aboutissent à une conclusion. "Le
premier résultat de notre investigation
est qu'aujourd'hui... les classes
préparatoires ne conduisent qu'un élève
sur dix vers une école qui leur est
spécifiquement destinée. Les autres
poursuivent dans des écoles qui
accueillent également des titulaires de
diplômes universitaires ou de brevets de
techniciens supérieurs dans des
proportions variables... On peut dès
lors s'interroger sur le fait de savoir
si pour ceux qui transitent par une
école à recrutement mixte, le passage ..
marque la trajectoire de l'individu... Il
apparaît que la très grande majorité des
anciens élèves atteignent rapidement le
statut de cadre.. En deuxième lieu, le
passage par une classe prépa semble
conférer un léger avantage en terme de
rémunération, qui se révèle significatif
tant dans la procédure d'appariement que
dans le modèle de gains. Cet avantage
correspond, d'après nos données et trois
ans après la sortie du système éducatif,
à 3,6 % de rémunération".
http://www.u-bourgogne.fr/IREDU/sem30034
.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea
dstep2.html
La FCPE Paris proteste contre les
fermetures de classe
"Les parents et enseignants maintiennent
leur exigence de moyens pour l'école à
Paris". La FCPE de Paris proteste contre
les suppressions de postes (250 en
collège et lycée) et revendique
l'ouverture de classes en maternelle et
la création de postes en ZEP. Elle
annonce une réunion le 30 mars.
http://www.fcpe75.org
La PEP en congrès en mai
Du 20 au 22 mai, la PEEP réunira son
congrès annuel à Giens (Var). Pour
découvrir l'agenda, les ateliers, les
informations matérielles et s'inscrire :
http://www.peep.asso.fr/congres2004/Inde
x.htm
Les sucreries interdites
Après certaines écoles américaines et
l'Angleterre, la France bannit les
sucreries de l'école pour lutter contre
l'obésité chez les jeunes. L'Assemblée a
adopté le 9 avril une loi interdisant les
distributeurs de confiseries et de
boissons sucrées dans les établissements
scolaires. Une décision qui concerne un
établissement sur deux. Peut-elle
remplacer l'absence d'une éducation à
l'alimentation ?
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@
2-3226,36-360576,0.html
Le soutien paternel paie à l’école
« On devrait encourager les pères à
jouer un rôle plus actifs dans la vie de
leurs enfants ». Selon le professeur
Gregg, Bristol University, cité par The
Guardian, les écoliers suivis de près
par leur père ont de meilleurs résultats
que les autres enfants.
http://education.guardian.co.uk/higher/r
esearch/story/0,9865,1202066,00.html
Progrès des drogues chez les garçons
Deux garçons de 18 ans sur trois, une
fille sur deux ont goûté au cannabis. Le
taux est nettement supérieur pour
l'alcool : 9 garçons et filles sur dix
en consomment. Mais ce sont surtout les
usages réguliers, quasi quotidiens, de
ces drogues que révèle une étude de
l'Inserm. Un cinquième des garçons
consomme régulièrement de l'alcool et du
cannabis. Les filles sont bien plus sages
: 7% de consommatrices. La France est
devenue en dix ans un des pays européens
où la consommation de cannabis est la
plus forte.
http://www.invs.sante.fr/beh/2004/13/beh
_13_2004.pdf
http://www.ofdt.fr/BDD/publications/fr/t
end35.htm
Attention télé !
" Nous avons appris des études menées
sur les rats nouveau-nés que si vous les
exposez à différents niveaux de
stimulation visuelle, l'architecture de
leur cerveau est très différente". Du
coup, selon l'AFP, le professeur D.
Christakis (hôpital de Seattle) part en
guerre contre la télévision, accusée de
"surstimuler" le cerveau des petits et
de créer "des habitudes du cerveau
nocives à terme". Selon lui, le risque
d'avoir des problèmes d'attention à 7
ans augmenterait de 10% chez les enfants
regardant la télévision une heure par
jour entre 1 et 3 ans. Son étude
s'appuie sur un échantillon de 1345
enfants.
http://permanent.nouvelobs.com/etranger/
20040405.FAP2970.html?1616
Salon des initiatives de paix
Comment construire la paix ? Du 4 au 6
juin, à La Villette (Paris), le CCFD
(Comité catholique contre la faim et
pour le développement) et le Secours
catholique organisent, sous le patronage
de l'Unesco, le premier " Salon
international des initiatives de paix ".
Ouvert aux enfants il leur proposera des
jeux, des contes, des animations.
http://www.ccfd.asso.fr
Les filles réussissent mieux à
l'école... chez les chimpanzés
C'est un point commun inattendu aux
chimpanzés et aux humains que révèle S&T
USA du 16 avril. Selon Elizabeth Lonsdorf
et son équipe de l'Université du
Minnesota, les jeunes femelles
chimpanzés apprennent plus vite que les
jeunes mâles, plus facilement distraits.
Cette différence d'attitude liée au sexe
rappelle la différence de comportement à
l'école entre jeunes humains.
http://www.france-science.org
L'antisémitisme s'installe en France
"La violence visant la communauté juive
s'enracine dans le comportement de
certains délinquants qui, souvent issus
de quartiers sensibles, intègrent ces
agressions dans le processus de rejet
des institutions en place". Le rapport
2004 de la Commission nationale
consultative des droits de l'homme
montre l'enracinement de l'antisémitisme
et sa diffusion dans les quartiers
populaires. Si l'ensemble des faits
racistes et antisémites a sensiblement
baissé en 2003, il reste élevé et
s'oriente très majoritairement contre
les juifs : 72% des violences et
menaces. Ainsi 125 actions violentes ont
eu lieu contre des juifs en 2003, dont 70
agressions faisant 21 blessés.
L'école est particulièrement visée : 22
violences antisémites ont eu lieu en
milieu scolaire : agressions d'élèves,
parfois dans la rue, parfois à
l'intérieur d'établissements publics. Un
chiffre à comparer aux 2 cas de violences
racistes visant d'autres communautés. Sur
34 auteurs identifiés, 30 sont d'origine
maghrébine ou africaine.
S'agissant des violences et menaces
racistes non-antisémites, la majorité
ont lieu dans une seule région : la
Corse : 56 violences contre 36 pour la
France continentale. Enfin le rapport
souligne l'utilisation d'Internet dans
la diffusion des idées racistes.
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/b
rp/notices/044000129.shtml
Les jeunes Maghrébins s'insèrent plus
difficilement
"Plus nombreux à être confrontés au
chômage, les jeunes originaires
d'Afrique du Nord passent également plus
de temps à la recherche d'un emploi". Une
étude réalisée par le Cereq met en
évidence les difficultés d'intégration
des jeunes d'origine maghrébine en
France. Celles-ci reflètent les
disparités d'héritage social ou de
capital scolaire ou relationnel de ces
jeunes. Mais elles s'expliquent aussi
par des pratiques discriminatoires.
http://www.cereq.fr/cereq/b205.pdf
Plus d’un Français sur dix a des
difficultés face à l’écrit
Selon l’Insee, 12% des Français
éprouvent des difficultés face à
l’écrit. Un chiffre important mais qui
ne concerne « que » 4% des 18-24 ans et
7% des personnes nées en France et de
langue maternelle française. Pour
Marie-Thérèse Geffroy, directrice de
l’Agence nationale de lutte contre
l’illettrisme, la lutte contre
l’illettrisme passe par le monde
professionnel. « Le pari de l’Agence
c’est de réunir pour mieux agir. Nous
fédérons les moyens affectés par l’Etat,
les collectivités locales et les
entreprises ».
http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/IP95
9.pdf
http://www.lefigaro.fr/france/20040424.F
IG0009.html
Hausse de la pauvreté en France
Après une forte chute de 1970 à 2001, où
elle est passée de 15£ à 6% de la
population, la pauvreté connaît une
hausse sensible, annonce l'Observatoire
national de la pauvreté. Ainsi les
allocataires du RMI ont augmenté de 4%.
Surtout la pauvreté évolue différemment
selon les CPS. En baisse chez les
personnes âgées elle augmente chez les
ménages salariés touchés par la crise.
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/b
rp/notices/044000149.shtml
-
Le débat national sur l'écoleCommission Thélot : La récré est
sifflée
Mardi 6 avril, la Commission Thélot,
chargée d'animer le débat national sur
l'école, a rendu sa synthèse des débats.
En 600 pages l'ouvrage rend compte de
près de 26.000 réunions, 50.000
messages, 1500 lettres et 300 auditions.
C'est dire l'énorme travail de mise en
forme qui a été réalisé pour nous
proposer ce "miroir du débat" sensé
apporter l'opinion des Français sur
l'école. Que nous disent-ils ? "Des
classes moins nombreuses permettent de
mieux motiver les élèves... Le plaisir
est moteur mais l'effort est
nécessaire..." Une bonne part des
observations relève de ce qu'on
qualifiera, si l'on est gentil, de
consensus de bon sens, si on l'est
moins, d'évidences. De tout cela, C.
Thélot pense dégager quelques exigences
collectives. "Les Français.. demandent
que l'Ecole se préoccupe beaucoup plus
de la maîtrise par les élèves de ce
qu'ils doivent savoir. En ce sens
l'Ecole doit déplacer quelque peu son
accent : non plus seulement transmettre,
mais faire maîtriser... L'Ecole doit non
seulement instruire.. mais aussi éduquer
: elle doit apprendre aux élèves des
règles de comportement... L'Ecole
apparaît comme trop opaque". Ajoutons-y
que les Français ne confondent pas
l'égalité du système éducatif avec son
uniformité.
Au-delà de ces points communs, le débat
révèle bien des divisions. "Sur la
plupart des questions éducatives, les
différents membres de la communauté
éducative s'opposent. Trois pôles se
dégagent : les parents et les jeunes..,
les enseignants, les chefs
d'établissement " (un peu écartelés
entre les deux autres). Une autre
division apparaît entre les niveaux. Les
débats des écoles primaires accordent
beaucoup d'importance à l'apprentissage
des fondamentaux, parfois aux dépens de
celui d'une langue étrangère.
L'orthographe reste l'obsession. En
collège, on reste attaché au collège
unique et on souhaite une adaptation du
cursus 6ème-5ème aboutissant à un
ensemble 4ème-3ème diversifié. Au lycée,
les équipes semblent préoccupées par
l'orientation, la notation et la
motivation des élèves.
Que tirer de cet inventaire d'opinions ?
Sûrement qu'il y a consensus sur la
nécessité de changer l'école. Et, qu'au
delà des très grandes lignes fixées par
la commission, après avoir enregistré la
cacophonie des opinions où
s'entrechoquent et s'annulent les voix
de tous, experts et incompétents mêlés,
le Miroir laisse les mains libres pour
la future loi d'orientation. Dès
septembre, la Commission Thélot rendra
son rapport qui donnera un contenu
précis à cette volonté de réforme. En
décembre, F. Fillon l'a confirmé, le
gouvernement présentera au Parlement le
projet de loi d'orientation. Le travail
commence.
http://www.debatnational.education.fr/in
dex.php?rid=70
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@
2-3226,36-360144,0.html
Le Miroir du débat sous le prisme de la
presse
Présenté au ministre hier, le Miroir du
débat est regardé différemment par la
presse. Dans Le Figaro, Claude Lelièvre
(Paris V) pense qu'il " instaure une
culture du débat au sein de l'Éducation
nationale. Les Français se moquent des
querelles d'experts qui, depuis des
années, opposent les chantres de la
culture scolaire aux pédagogues ou aux
tenants d'une culture utilitaire. Autant
de combats qui ont toujours empêché le
système scolaire de progresser. Ce que
réclament les Français est beaucoup
moins dogmatique : ils souhaitent qu'on
établisse des priorités - un socle
commun de connaissances - et que l'on
fasse en sorte qu'il soit accessible à
tous ". Libération est plus critique.
Pour E. Davidenkoff et S. Huet, " cette
"consultation d'une ampleur et d'une
richesse sans précédent", selon Fillon,
recense à peu de chose près toute la
gamme des opinions, plus ou moins
élaborées, qui circulent sur le système
éducatif, sans dégager de priorités -
objectif affiché à l'origine ". Pour le
SGEN CFDT, " ce " miroir du débat " est
un miroir à plusieurs facettes, voire
parfois déformant ". Le Sgen s'inquiète
de la réduction envisagée du collège
unique aux deux premières années (6ème
et 5ème). " On ne peut mettre fortement
en avant le vivre ensemble et avoir une
conception de la scolarité obligatoire à
géométrie variable ".
http://www.lefigaro.fr/france/20040407.F
IG0162.html
http://www.liberation.fr/page.php?Articl
e=192380
La PEEP satisfaite du "Miroir du débat"
"La Fédération des Parents d'Elèves de
l'Enseignement Public (PEEP) constate
que.. (le) rapport " Miroir du débat "
aura au moins permis la rencontre entre
les acteurs du système éducatif et les "
non initiés " qui ont pu s'exprimer sur
l'avenir de l'école. Les thèmes défendus
depuis longtemps par la PEEP, sont
toujours d'actualité dans les
préoccupations des parents : réussite
scolaire, acquisition des fondamentaux,
laïcité, revalorisation du travail et du
respect, renforcement des relations entre
l'école et les parents..."
http://www.peep.asso.fr/Flash03/flash32_
com040409.htm
Archives de la rubrique La page des parents :
Café
n°1 - n°2 - n°3 - n°4 - n°5 - n°6 - n°7 - n°8 - n°9 - n°10 - n°11 - n°12 - n°13 - n°14 - n°15 - n°16 - n°17 - n°18 - n°19 - n°20 - n°21 - n°22 - n°23 - n°24 - n°25 - n°26 - n°27 - n°28 - n°29 - n°30 - n°31 - n°32 - n°33 - n°34 - n°35 - n°36 - n°37 - n°38 - n°39 - n°40 - n°41 - n°42 - n°43 - n°44 - n°45 - n°46 - n°47 - n°48 - n°49 - n°50 - n°51 - n°52 - n°53 - n°54 - n°55 - n°56 - n°57 - n°58 - n°59 - n°60 - n°61 - n°62 - n°63 - n°64 - n°65 - n°66 - n°67 - n°68 - n°69 - n°70 - n°71 - n°72 - n°73 - n°74 - n°75 - n°76 - n°77 - n°78 -
|
|
|