La page des parents (Café N° 55)

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Édition du 21/10/2004

- François Jarraud -

- A la Une : Nos enfants et la pub    [ Haut ]

Faut-il protéger les enfants de la publicité ? Oui affirme La Croix du 28 septembre, en se basant sur des études récentes. Outre ses retombées commerciales, la publicité peut les éloigner du réel et susciter des angoisses. Ainsi "la publicité représente l'enfant tel qu'il voudrait se voir, afin de favoriser le processus d'identification. Il se rêve plus grand ? Elle va mettre en scène des enfants plus âgés consommant des produits qui le concernent directement… (Les pubs) sollicitent leur inconscient et mettent en scène leurs peurs, leurs désirs et les difficultés auxquelles ils sont confrontés au quotidien". Pour le psychanalyste Serge Tisseron, "le grand risque de la publicité n’est pas de donner à l’enfant envie d’acheter tel ou tel produit mais de créer de la confusion autour des images. Car cette confusion est source d’angoisse".
http://www.la-croix.com/Act/Par/index.js p

- Vie des établissements    [ Haut ]

Pourquoi si peu de votes ?
Alors que le rapport Thélot insiste sur l'importance d'intégrer les parents dans la vie des établissements, les récentes élections scolaires affichent encore un faible taux de participation. Le Parisien du 15 octobre en cherche les raisons."Les familles ne savent pas trop ce que nous faisons" affirme une élue FCPE. Pour une autre : "J'ai dépensé du temps et de l'énergie bénévolement et j'ai vu le peu de place que l'on faisait aux parents".
http://www.leparisien.com/home/info/vivr emieux/article.htm?articleid=241164985

La PEEP dénonce une élection mal préparée
" Y a-t-il une réelle volonté de voir les parents responsables, appartenant à des mouvements fédérés reconnus, remplir leur rôle au sein de l’Ecole ?" La PEEP en doute au vue de nombreux disfonctionnements dans l'organisation des élections des délégués des parents d'élèves. " Organiser le vote, dans beaucoup d’établissements, relève de la course d’obstacle !" C'est sans doute vrai et le doublement inopiné du nombre d'électeurs n'a pas facilité les choses. L'ANDEV avait signalé le problème cet été : " vu les délais, il est probable que les mises à jour (des logiciels scolaires), qui n’ont de toute façon pas été budgétées, ne soient pas prêtes. Mais qui s’en soucie ? De toute évidence pas le Ministère qui compte sans doute sur la résolution « sur le terrain » et au cas par cas de ce problème infinitésimal. Alors, à vos crayons et à vos cahiers, j’ai quelques milliers de nom à vous dicter !"
Communiqué PEEP
http://www.peep.asso.fr/actualite.php?id _actu=27&PHPSESSID=51eb6c3c228f9a3cdd5921 2637750678
L'ANDEV
http://www.andev.com.fr/depart.html

Les parents contre les vigiles
Le lycée A. Thierry de Blois fait appel à des vigiles privés pour assurer une partie de la surveillance de l'établissement. Pour la FCPE, "l'établissement, peut-être contre son gré, donne à la nation une bien mauvaise image de l'éducation nationale : non seulement il achète l'autorité, mais il doit en recruter les agents hors de ses murs".
http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id= 382

Le brassage social dans les établissements socialise les jeunes
Quelle influence peut avoir la tonalité sociale d'un établissement sur les attitudes et les aspirations des élèves ? Séverine Le Bastard-Landrier et Marie Duru-Bellat abordent cette question dans une étude publiée sur le site de l'IREDU. Elles établissent que "les jeunes des lycées favorisés envisagent de suivre des études supérieurs plus longues que les élèves des lycées défavorisés". La mixité sociale dans les établissements encourage également le brassage social.
http://www.u-bourgogne.fr/iredu/2004/040 78.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

Un écolier sur six maîtrise mal le français
Basée sur l'évaluation de CM2, une étude ministérielle montre la grande hétérogénéité des performances à la fin de l'école primaire. Environ 15 des élèves ne maîtrisent pas les compétences en langue française attendues. Ils représentent pourtant 12 des jeunes entrant en sixième. Un quart des élèves n'ont qu'une maîtrise très partielle et devraient rencontrer des difficultés au collège. 28% restent mal à l'aise dans des activités de synthèse ou d'analyse. Un tiers des jeunes maîtrisent de façon satisfaisante les compétences attendues en fin de primaire. Un constat qui montre la nécessité de la définition d'un "socle de compétences" à acquérir à l'école et d'une meilleure articulation entre les cycles et entre l'école et le collège. Deux soucis qui se retrouvent dans le rapport Thélot.
La maîtrise du français en fin d'école (pdf)
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/noteeval/eva0410.pdf

Un jeune sur six en échec en fin de collège
La proportion rappelle celle de l'école primaire. Selon une enquête ministérielle, 15% des jeunes ne maîtrisent pratiquement aucune des compétences attendues en fin de collège. Ils ne savent ni prélever des informations dans des documents, ni les organiser, ni les exploiter. A l'opposé, un quart des élèves ont une maîtrise parfaite.
Compétences des élèves en fin de collège (pdf)
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d pd/noteeval/eva0409.pdf

Le collège ne va pas si mal
Dans Libération, Emmanuel Davidenkoff apporte les conclusion d'une tourné dans les collèges : "Alors quoi ? Des élèves remuants, partout, mais de la discipline, partout. Un niveau qui, selon les enseignants, laisse à désirer, mais des enseignants qui n'ont pas baissé les bras et recourent aux méthodes qu'ils jugent pertinentes, y compris quand elles sont traditionnelles. S'il est vrai, comme Fillon le pense, que «l'école paie aujourd'hui la facture de vingt-cinq années d'irrésolution de notre société face à la dissolution des repères moraux et civiques», cela fait plusieurs années que les enseignants et les équipes éducatives ont commencé à «rembourser» ladite facture. Laisser entendre, fût-ce implicitement, qu'ils auraient renoncé ne relève pas du débat, légitime, sur la pertinence de telle ou telle méthode. Il s'agit d'une torsion de la réalité que vivent chaque jour des millions d'élèves et d'enseignants, et qui n'aide pas à poser la question qui fâche : pourquoi, quelles que soient les méthodes, l'école a tant de mal à répondre aux défis que pose la modernité". Libération prolonge l'article par un entretien avec Roland Goigoux (IUFM d'Auvergne) sur ces thèses conservatrices, reprises du livre de M. Le Bris. Pour l'universitaire, " Ce livre est un tissu d'erreurs et d'approximations. Et quand il avance des arguments pertinents, ils sont noyés dans la caricature".
Article de Libération
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=245463
Article de Libération
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=245464

La Ligue de l'Enseignement, la FCPE et Education & Devenir signent une plateforme pour l'Ecole
"Les récentes annonces et mesures ministérielles concernant le système éducatif ne peuvent que susciter de légitimes inquiétudes quant au contenu de la future loi d’orientation sur l’École. L’association Éducation et Devenir, la FCPE et la Ligue de l’enseignement décident de poursuivre la mobilisation de l’opinion publique.. « Pour l’École que nous voulons »". Les trois organisations publient dix fiches thématiques qui posent des principes pour la future loi d'orientation et doivent susciter la réflexion et le débat chez les enseignants. Une analyse qui se résume en 10 principes qui dessinent le contour d'une Ecole de la République rénovée. Nous en extrayons 7 points : "
- Seule une modification profonde des approches éducatives et des relations entre adultes et jeunes peut faire vivre les valeurs que l’École a pour mission de transmettre : solidarité, démocratie, entraide, coopération, respect mutuel, engagement, responsabilité, capacité à l’analyse critique…en un mot la laïcité;
- Les méthodes d’apprentissage conduisent les élèves à être actifs pour s’approprier efficacement les connaissances ; en ce sens, les élèves sont au centre du système éducatif.
- L’éducation et la formation initiales permettent à chacun d’acquérir des bases solides (au moins niveau CAP-BEP pour tous, niveau bac pour au moins 80 %)
- L’École accueille tous les enfants et les jeunes tels qu’ils sont aujourd’hui, sans discriminations, dans la diversité de leurs conditions, de leurs cultures, sans nostalgie des élèves mythifiés d’hier.
- Les projets des établissements scolaires intègrent les projets éducatifs territoriaux (REP, ZEP, CEL, volets éducatifs des contrats de ville…) réunissant État, collectivités territoriales et mouvements d’éducation populaire.
- l’École donne aux parents les moyens d’être des partenaires à part entière du système éducatif.
- L’adaptation du système au plan des pratiques pédagogiques, des structures et du fonctionnement suppose de réfléchir à une plus grande autonomie des établissements."

http://education.devenir.free.fr/platefo rme.htm

La mixité menacée
Sous ce titre, le Sénat publie un rapport de Gisèle Gauthier et de la délégation aux droits des femmes de cette assemblée, sur la mixité dans les soins hospitaliers et dans l'éducation. C'est que, si l'Ecole est officiellement mixte, "la mixité n'a été pensée ni dans ses finalités politiques ni dans ses finalités pédagogiques et éducatives" pour Nicole Mosconi (Paris X). Les recherches montrent que "les enseignants ne traitent pas les filles et les garçons de la même manière en classe. Ils réalisent un tiers de leurs interactions avec les filles contre deux tiers avec les garçons". L'évaluation avantagerait également les garçons. Et le contenu même des enseignements ne serait pas à l'abri des stéréotypes : "dans les classes et les programmes, les filles sont traitées comme étant secondaires".
http://www.senat.fr/rap/r03-448/r03-448. html

La rentrée de la déscolarisation
" Je suis fatigué d'aller mendier pour que les gamins puissent aller à l'école; je suis fatigué que l'on mente au gosse en lui disant: "Quand tu auras ton BEP, tu iras plus loin". Libération du 4 octobre interroge un animateur d'association qui recueille les jeunes déscolarisés dans une commune de banlieue. Cette année ils seraient particulièrement nombreux à être restés sans affectation scolaire affirme le quotidien, évoquant 2000 cas en Seine-Saint-Denis., " Comme un bras d'honneur que l'institution aurait autoadministré à tous ses discours sur l'équité du système, des élèves le plus souvent issus de catégories défavorisées et qui s'étaient vu reconnaître le niveau pour entrer au lycée ont été contraints au redoublement, faute de places, essentiellement en lycée professionnel". Au total, la déscolarisation toucherait environ 32.000 jeunes chaque année, soit un élève sur cent. Des jeunes venus de tous les milieux.
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=243316#
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=243318

L'Unapel achève le front commun des parents en faveur du rapport Thélot
"Nous apprécions la démarche, le débat public qui s'est déroulé et qui a permis à la Nation d'exprimer sa sensibilité, le rapport qui reflète cette sensibilité et les idées dont le gouvernement ne peut que tenir compte". Le président de l'Unapel, l'association des parents d'élèves du privé, rejoint la FCPE et de la PEEP dans un jugement favorable au rapport Thélot. L'Unapel soutient l'idée du socle commun de connaissances.
Dépêche AFP
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_041019102520.6ej3rdnz.html

Avec la PEEP les parents deviennent instits !
Le 30 septembre, la PEEP a dévoilé les résultats d'un sondage réalisé auprès de 652 parents sur l'illettrisme et l'apprentissage de la lecture. Que savent-ils de l'illettrisme ? La PEEP n'hésite pas à leur demander d'indique ce que sont les bonnes méthodes d'apprentissage de la lecture en opposant méthode globale, méthode semi-globale et méthode syllabique. Neuf parents sur dix jugent favorablement la méthode syllabique et 51% rejettent la méthode globale. Et 43% estiment qu'il revient aux parents d'apprendre à leur enfant à lire avant l'entrée au CP. Il s'agit pour la PEEP du début d'une campagne de lutte contre l'illettrisme qui devrait couvrir toute l'année scolaire. Ca laisse le temps de découvrir sur le site Bien Lire des réflexions sur l'apprentissage de la lecture qui vont au-delà de l'opposition des méthodes ainsi qu'un fascicule gratuit de conseils…
http://www.peep.asso.fr/documents/conten u/ill_etude.pdf
http://www.bienlire.education.fr/04-medi a/a-consensus.asp
http://www.bienlire.education.fr/06-lien s/document/pour_aimer_lire.pdf

La PEEP critique l'opération "un portable pour un euro"
"Oui au micro portable ! Non à l'annonce marketing !". La PEEP estime que le projet "un portable pour un euro" lancé par F. Fillon relève d'une "intention louable" , mais "s’interroge sur les modalités concrètes et les délais de mise en œuvre de cette mesure". Elle s'inquiète également du contenu pédagogique offert aux étudiants et "souhaite que le développement d’un environnement numérique de travail (ENT), comparable à celui de l’université de Lyon II, soit défini… afin que les étudiants, les enseignants et les personnels puissent s’approprier l’outil et le construire ensemble". Rappelons que le projet ministériel propose aux étudiants un portable à crédit pour environ 1100 euros avec un accès Internet par WiFi dans certains campus.
http://www.peep.asso.fr/actualite.php?id _actu=24

- Les jeunes    [ Haut ]

Moins de cannabis, plus d'alcool
Comment évoluent les consommations de drogues des adolescents ? Chaque année, l'Observatoire des drogues et toxicomanies (OFDT) interroge des milliers d'adolescents à l'occasion de la Journée d'appel de préparation à la Défense (JAPD). L'enquête 2003 montre un léger recul de la consommation de cannabis, même si 26% des filles, 38% des garçons déclarent avoir consommé du cannabis au cours du mois de la JAPD. La chute est plus nette pour le tabac : elle montre l'impact réel de la hausse des prix. Cependant un jeune sur deux a fumé dans le mois de la JAPD. Mais il y aussi des mauvaises nouvelles. La consommation d'alcool augmente : 80% des jeunes en ont consommé dans le mois. Et l'on voit monter les psychotropes, les poppers, l'extasy et les amphétamines. Cette année l'étude a tenté d'évaluer les sommes dépensées par les jeunes pour les achats de drogue : 94 millions d'euros irrigueraient chaque mois la distribution d'alcool, de tabac et de cannabis. Les moins jeunes ne sont pas forcément à la traîne. La France compterait 11 millions d'utilisateurs occasionnels de cannabis, 1 million de cocaïne, 500.000 d'extasy.
http://www.ofdt.fr/BDD/publications/fr/e scap03.htm
http://www.ofdt.fr/BDD/publications/fr/t end39.htm

- Société    [ Haut ]

L'ESSEC opte pour la discrimination positive
Après Sciences Po, l'ESSEC opte elle-aussi pour la discrimination positive et accueille des lycéens venus de ZEP, annonce Le Figaro du 30 septembre. "Nous nous sommes dits que nous passions sans doute à coté de pépites" affirme un professeur de l'école. Mais l'ESSEC a choisi un dispositif différent de Sciences PO. Les lycéens de ZEP passent le même concours que leurs camarades mais ils y sont préparés par un tutorat qui commence en seconde. Une vingtaine de jeunes suivent ce programme.
http://www.lefigaro.fr/france/20040930.F IG0297.html

Le soutien scolaire a la côte
Le Figaro consacre tout un article au "numéro 1 du soutien scolaire en France", maintenant côté en bourse. Son PDG est modeste : "nous ne prétendons pas être en concurrence avec le public ou le privé, nous faisons un travail personnalisé qui complète l'enseignement dispensé en classe". Mais culpabilisateur : "tous les élèves peuvent réussir" affirme-t-il,… à condition de passer par son entreprise et d'avoir de "bons" parents… A l'opposé, le neuropédagogue Alain Sotto, qui suit des enfants en difficulté scolaire, affiche un discours désangoissant : " il n'y a aucune méthode miracle, mais un moyen efficace, cependant: faire découvrir à l'enfant son propre fonctionnement, ses points forts, et le mettre en position de réussir, donc de le faire renouer avec le plaisir. C'est faire en sorte de reconstruire l'estime de soi. C'est aussi remettre l'école à sa juste place, faire en sorte qu'elle n'occupe pas tout l'espace relationnel dans la famille".
http://www.lefigaro.fr/education/2004100 6.FIG0029.html
http://www.lefigaro.fr/education/2004100 6.FIG0025.html

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