La page des parents (Café N° 58)

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Édition du 18-01-2005

- François Jarraud -

- A la Une : Travail scolaire : les parents souffrent    [ Haut ]

Pas de réduction du temps de travail pour les parents ! Selon une étude de l'INSEE, les parents consacrent en moyenne 15 heures par mois à aider les enfants dans leur travail scolaire, soit une demi-heure de plus qu'en 1992. Un volume horaire qui décroît avec l'âge de l'enfant : 19 heures au primaire, 14 au collège et 6 au lycée. Une tâche qui incombe d'abord aux mères : elles y consacrent 3 fois plus de temps que les pères à l'école et au collège, "seulement" deux fois plus au lycée. Autre inégalité : les enfants d'agriculteurs sont les moins soutenus, ceux des employés et des professions intermédiaires sont les plus soutenus, les enfants de profs sont les plus suivis par leur père. Sont-ils pour autant satisfaits ces parents ? Certes les trois quarts d'entre eux ont le sentiment de bien jouer leur rôle mais la moitié d'entre eux sont dépassés au lycée et déjà un sur cinq dès l'école.
http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/IP99 6.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

- Vie des établissements    [ Haut ]

La FCPE alerte les parents sur la loi Fillon
"Rien dans cette loi ne permettra d'améliorer le système scolaire... La loi ne s'attaque pas à ce qui fonctionne mal, ne touche pas à l'essentiel, ignore les zones où se concentrent les difficultés". La FCPE avertit les parents à propos de la loi d'orientation de l'école. "Elle confie la décision finale d'orientation aux enseignants, les parents n'ayant plus leur mot à dire. On risque fort de voir ainsi augmenter le nombre d'orientations précoces et non choisies".
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp loi_050112155025.nlscr60d.html

La PEEP veut que le Parlement modifie la loi Fillon
" Si le parlement dont nous attendons beaucoup, voire un miracle, ne modifie profondément cette loi d'orientation nous ne changerons rien aux problèmes récurrents de notre système éducatif et ce pour les dix années qui viennent". Josette Daniel, présidente de la PEEP, association de parents d'élèves de l'enseignement public, a vivement condamné la loi Fillon. "Cette loi d'orientation aurait dû être une opportunité pour faire réellement évoluer notre système éducatif. Il s'avère que pour l'instant ce n'est pas le cas... Très peu des propositions du rapport de la commission Thélot sont reprises dans le projet de loi et, si elles le sont, elles sont vidées du sens premier que la commission Thélot leur avait donné". Elle a rappelé que le rapport Thélot avait été approuvé par les 3 fédérations de parents d'élèves et par nombre de syndicats d'enseignants et regretté que le ministre ait laissé passer cette opportunité d'une réforme réelle. "Nous sommes inquiets quant à l'avenir de notre système éducatif car, une fois de plus, on nous a promis une réforme qui n'aura pas lieu".
http://www.peep.asso.fr/contenu.php?affi chage=3&id_niv1=30&id_niv2=55&id_niv3=&id _contenu=617

En finir avec le racket
Le Parisien du 7 janvier invite les parents à lutter contre le racket, un fléau en augmentation dans les établissements. Pour Didier Lauru, psychanalyste, " aucun n'indique spécifiquement le racket mais un brusque repli sur soi, la peur d'aller à l'école ou la baisse du rendement scolaire doivent alerter ".
http://www.leparisien.fr/home/info/vivre mieux/article.htm?articleid=245954022

Exonérés de lundi de Pentecôte
" Les parents ne devraient donc pas se voir reprocher l'absence de leurs enfants s'ils ne vont pas à l'Ecole ce jour-là". Ce jour-là c'est bien sur le lundi de Pentecôte, ou, pour le Gard et le Territoire de Belfort, le lundi de Pâques. Analysant l'arrêté du ministre de l'éducation nationale, la FCPE en conclue que réglementairement ce texte ne concerne que les personnels de l'éducation nationale et que les élèves ne sont pas tenus de venir en cours ce jour là !
http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id= 409

L'Ecole ignore l'entreprise. Les élèves aussi
"Excepté pour les enseignements spécialisés des orientations tertiaires ou comptables, il ressort globalement que l'approche de l'entreprise relève plus de l'évocation que de l'explication. Elle se fait au détour de l'apprentissage de la technologie, des métiers, parfois de l'histoire et de la géographie. L'entreprise est un univers supposé connu : la connaissance semble aller de soi dans le meilleur des cas, mais il ressort de cette analyse que cet univers est le plus souvent ignoré". Pour l'Observatoire des PME, une structure crée par la Caisse des Dépôts et la Banque de développement des PME, l'ignorance de l'entreprise est d'autant plus choquante que 75% des élèves y travailleront. L'Observatoire publie une étude qui analys els programmes et les manuels scolaires. Elle demande l'introduction du thème de l'entreprise dans les IDD, les TPE et les PPCP; l'information des enseignants par les entrepreneurs et une "inflexion des manuels scolaires pour mieux saisir les opportunités de présenter le fonctionnement de l'entreprise, notamment dans le cadre de matières classiques comme l'histoire et la géographie". Pour G. Dupon-Lahitte,président de la FCPE, "aujourd'hui, le monde de l'école et celui de l'entreprise ne peuvent plus s'ignorer si l'on veut offrir à tous les jeunes d'autres perspectives que le chômage et la précarité".
http://www.portailpme.fr/Observatoire_de s_PME/telecharger/Connaissance_entreprise _par_eleves.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html


- Les jeunes    [ Haut ]

Samuel, collégien, menacé d'expulsion
9h45 le 18 novembre. "Une jeune CPE a frappé à la porte, a demandé Samuel. Il s'est levé, s'est avancé. Elle lui a dit de prendre ses affaires, il faisait froid, il a pris sa veste. Elle a précisé : "Toutes tes affaires". Un jeune élève de 13 ans, tchadien, a aussitôt compris et s'est exclamé : "Samuel ! Tu es expulsé !". Samuel Johnson, orphelin, est Ghanéen, réfugié et collégien à Pau. Il a été arrêté en novembre au sein de son collège. Mineur selon ses papiers d'identité, il est considéré comme majeur par la police française et semble-t-il par le consulat ce qui permet son expulsion. Il a refusé de s'embarquer le 16 décembre et est depuis incarcéré. Pour Isabelle Larrouy, professeure de Samuel, interrogée par le Café, "il est extrêmement difficile d'avoir un discours enseignant et pédagogue lorsque les adultes sont discrédités dans leur rôle de protecteurs. Cette structure non francophone a pour objectif, outre de reverser rapidement les élèves dans les classes banales, qui reste l'objectif premier, de sécuriser, d'apaiser celui qui a vécu des traumatismes - le déracinement est le premier -, puis d'amener l'élève à se projeter vers l'avenir, pour construire son orientation, débarrassé des angoisses du présent, au moins le temps de l'école. Comment peut-on rester serein, lorsque l'angoisse de la moitié de nos élèves se concrétisent par l'arrestation de l'un des leur dans le lieu même de l'école ?"
Contact : aider.samuel@netcourrier.com

Cinq lycéens exclus pour blog insolent
Le respect c'est aussi sur Internet. Pour avoir publié la photo du postérieur d'une enseignante sur leur blog, 5 lycéens ont été exclus 5 jours de leur établissement de Nancy. Une mesure qui reste tout à fait exceptionnelle : dans un récent Expresso nous signalions que de très nombreux blogs publiés sur le site de Skyrock, par exemple, brocardent des enseignants dont les noms et les photos sont exposés. Mais ce sont les jeunes eux-mêmes qui sont les principales victimes de ces actions haineuses. Si la caricature et les lazzi ont toujours été présents à l'école, Internet ouvre une nouvelle dimension aux petits rigolos les transformant, parfois sans qu'ils en prennent conscience, en véritables tortionnaires. Rien n'est plus facile que de prendre une photo avec un téléphone portable et de la publier avec commentaire sur Internet en lui donnant ainsi une très large audience. Le phénomène n'existe pas qu'en France. Aux Etats-Unis le "Cyberbullying" a déjà traumatisé des centaines d'adolescents. Au Canada, au Royaume-Uni des sites spéciaux s'adressent aux victimes, à leurs camarades et à leurs parents. Comment lutter contre ces dérives ? Ces sites misent sur l'éducation à Internet et à ses dangers, une formation largement insuffisante en France. On ne peut se contenter de filtrer les contenus dans les établissements et laisser les jeunes se débrouiller avec Internet dès qu'ils ont quitté l'école.
http://www.atelier.fr/article.php?artid= 28855&catid=8
http://www.cyberbullying.ca/
http://www.parentcentre.gov.uk/publishCo ntent.cfm?topicAreaId=283


- Société    [ Haut ]

La banlieue a une histoire
Issu d'une exposition ouverte à Saint-Denis (93), le site "copains de banlieue" raconte l'histoire de la banlieue nord de Paris. D'où sont venus ses habitants ? Dans quel type d'habitat se sont-ils installés ? Comment vivaient-ils ? Où travaillaient-ils ? Comment se sont passées les guerres ? Cette histoire est racontée aux enfants de façon très ludique. Les enfants sont invités à accompagner des personnages : Marco est le fils d'un Italien d'Aubervilliers au début du 20ème siècle, Najette est la fille d'un Algérien et vit en cité etc. C'est ainsi en jouant que les jeunes découvrent le passé d'une population un peu oubliée dans les manuels. Le site est accessible à tous mais les archives de Saint-Denis proposent des ateliers pédagogiques et des dossiers complémentaires.
http://www.copainsdebanlieue.com

Asie : un tiers des victimes sont des enfants
Selon l'Unicef, un tiers des morts et disparus, victimes du tsunami qui a frappé l'Asie du sud, sont des enfants. En effet, aux Maldives les moins de 18 ans représentent la moitié de la population, 39% en Inde, 35% en Indonésie et 30% au Sri Lanka. D'autre part beaucoup d'enfants ont été séparés de leurs parents. L'organisation, qui a des équipes sur place, a déjà fait parvenir des citernes et des dispositifs de purification d'eau, des médicaments, des biscuits protéinés. Elle lance un appel à la solidarité envers les victimes de cette catastrophe.
http://www.unicef.fr

DEI France dénonce l'utilisation des écoles pour arrêter des jeunes
"DEI-France dénonce vivement la pratique de plus en plus fréquente qui consiste pour la Police à venir arrêter les enfants dans les écoles, avec la complicité des autorités académiques... Autre forme de déportation pour des gamins qui avaient commencé à oublier la souffrance et la peur du lendemain, vivaient dans l'espérance d'un nouvel avenir par delà les traumatismes subis". Un communiqué qui est lié à l'expulsion de Samuel Johnson, un jeune réfugié Ghanéen, arrêté dans son collège de Pau et menacé d'expulsion alors qu'il pourrait être mineur.
http://www.dei-france.org/
http://www.cafepedagogique.net/expresso/ index261204.php

Mobilisation pour les enfants victimes
" Il y a quatre mesures de base qui doivent être mises en œuvre pour donner à la jeune génération frappée par le tsunami une chance de survie. Les 4 urgences pour les enfants que tous les acteurs de l'aide doivent prendre en compte sont : la survie des enfants, l'assistance aux enfants isolés, la protection des enfants contre l'exploitation et les trafics et le retour à l'école pour retrouver un peu de normalité". La directrice générale de l'Unicef a annoncé l'ouverture d'un premier centre d'accueil pour enfants non-accompagnés à Banda Aceh (Indonésie). De son côté l'Unesco aide à la remise en marche des écoles. Enfin Solidarité laïque lance également un appel à la solidarité avec les victimes du raz de marée.
http://www.unicef.fr
http://portal.unesco.org/education/fr/ev .php-URL_ID=15200&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SEC TION=201.html
http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id= 405

L'Unicef envoie des kits d'école au Sri Lanka
Pour faciliter le redémarrage des écoles dans les zones dévastées par le tsunami au Sri Lanka, l'Unicef distribue une centaine de kits qui permettent un redémarrage des écoles en plein air. Chaque kit contient du matériel scolaire pour 80 écoliers et un tableau noir.
http://news.bbc.co.uk/1/hi/education/414 8563.stm

Campagne de la Jeunesse au plein air
Avec le soutien du ministère de l'éducation nationale, la Jeunesse au Plein Air lance le 12 janvier sa campagne nationale de solidarité pour aider les enfants à partir en vacances. Trois enfants sur dix restent encore privés de vacances. En 2004, la JPA a pu financer 20.000 départs en vacances.
http://www.jpa.asso.fr
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/1/M ENE0402875X.htm

Consultation gratuite contre l'obésité
Samedi 8 janvier, 600 pédiatres offrent des consultations gratuites pour lutter contre l'obésité des enfants. Organisée à l'initiative de L'Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA), cette journée de consultations gratuites vise à alerter et informer les familles sur ce problème majeur de santé publique dont la difficulté repose en grande partie sur l'insuffisance du dépistage précoce et sur la représentation négative que le public s'en fait. Elle correspond à la volonté de cette profession d'insister sur l'importance du suivi systématique des enfants qu'elle exerce quotidiennement pour prévenir l'ensemble des pathologies infantiles. En France, un enfant sur six est touché par l'obésité, soit deux fois plus qu'il y a 10 ans. Et deux enfants obèses sur trois deviendront des adultes obèses. On trouvera sur le site de l'AFPA les adresses des 600 pédiatres qui participent à cette campagne.
http://www.afpa.org/

La Peep collecte pour l'Asie
La Peep lance sa propre opération de solidarité avec les victimes d'Asie. Les dons récoltés seront versés à l'Unicef.
http://www.peep.asso.fr/actualite.php?id _actu=39

Parrainer avec Aide et Action
Apolitique et non confessionnelle, reconnue d'utilité publique, Aide et Action bénéficie de la confiance de plus de 50.000 parrains et donateurs. L'association propose de parrainer un enfant ou de soutenir un projet éducatif par exemple en faveur de la scolarisation des filles. Elle intervient en Afrique, en Inde, en Asie du sud-est et en Haïti. Aide et Action dispose d'une mallette pédagogique pour faire découvrir aux élèves la situation des enfants du Tiers-Monde.
Contact : info@aide-et-action.org

Mineurs isolés : un appel de la Défenseure des enfants
Descente à la police des frontières, Roissy, le 11 janvier. Claire Brisset, la Défenseure des enfants, a visité la "zone d'attente" où sont retenus les étrangers en attente d'expulsion. Elle y a trouvé 6 enfants mineurs, âgés de 14 à... 1 an ! En effet, une orpheline centrafricaine d'un an, sans papiers est en zone d'attente depuis plusieurs jours. Elle "devrait être admise sous peu sur le territoire à titre humanitaire". Une autre fillette a 4 ans. Ces enfants sont hébergés au milieu des adultes et sont parfois renvoyés vers des lieux totalement étrangers. C'est un effrayant début dans la vie. Pour la Défenseure, "la place des mineurs étrangers isolés n'est pas dans une zone d'attente et leur accueil devrait relever des instances judiciaires et départementales de protection de l'enfance".
http://www.defenseurdesenfants.fr

L'insécurité alimentaire commence à l'école
"Les efforts déployés pour lutter contre la faim chronique dans les pays en développement sont loin d'atteindre le niveau nécessaire pour diminuer de moitié le nombre des personnes sous-alimentées d'ici 2015 au plus tard. Si la proportion de personnes souffrant de sous-alimentation chronique a continué à baisser faiblement entre 1995-1997 et 2000-2002, en revanche leur nombre effectif a augmenté de 18 millions". Dans son rapport 2004 sur "L'insécurité alimentaire dans le monde", la FAO, une organisation internationale proche de l'ONU, souligne à la fois la réduction de la sous-alimentation dans de nombreux pays (une trentaine) et la lenteur des efforts. Comment lutter contre la sous-alimentation ? Pour la FAO ça commence à l'école. "La faim, la malnutrition et l'insécurité alimentaire érodent les capacités cognitives et diminuent la fréquentation scolaire. À l'inverse, l'illettrisme et l'absence d'études empêchent de gagner sa vie et contribuent directement à aggraver la faim et la pauvreté... Accroître et améliorer l'éducation, surtout parmi les habitants des zones rurales et les femmes, peut être un des moyens les plus efficaces de réduire la faim et la malnutrition. L'accroissement du niveau d'alphabétisation chez les femmes rurales s'accompagne d'un accroissement du taux d'inscription des petites filles à l'école primaire et d'une baisse du taux de malnutrition".
http://www.fao.org/documents/show_cdr.as p?url_file=/docrep/007/y5650f/y5650f00.ht m
ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/007/y5650f/ y5709f00.pdf


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