Édition du 11/02/2005 -
François
Jarraud - - A la Une : La FCPE dénonce
la carte
scolaire [ Haut
]
"Nous constatons que sont touchées
quasiment systématiquement les Zones
d'éducation prioritaires. C'est là que
sont supprimés des moyens". L'AFP publie
cette déclaration de Georges
Dupon-Lahitte, président de
l'association de parents d'élèves FCPE.
Il souligne les suppressions dont sont
victimes les ZEP et les lycées
professionnels. "Nous dénonçons une
grande inégalité de traitement des
élèves, une politique qui va se traduire
par des difficultés accrues pour ceux
qui, au départ, ont moins de chances de
réussite".
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp
loi_050129170329.8prz7gou.html
- Vie des
établissements [
Haut ]
Une Ecole sans drogue
"Dans toutes les classes où j'enseigne,
il y a toujours deux ou trois élèves
gravement atteints par la consommation
de cannabis. Cela concerne tous les
milieux… On n'en parle pas assez. Il y a
une sorte de fatalité. Tout le monde fait
comme si ça n'existait pas. Même les
parents". A l'occasion d'une campagne
publicitaire initiée par le ministère de
la santé, Le Monde publie plusieurs
témoignages d'enseignants qui attestent,
si besoin était, de la diffusion et de la
gravité du phénomène. Pour le quotidien,
" le plan Douste-Blazy serait encore
plus utile et efficace s'il était porté
et défendu, conjointement, par le
ministre de l'éducation nationale. De
même que pour d'autres problèmes de
comportement personnel, comme ceux qui
touchent à la sexualité, la consommation
de psychotropes devrait faire l'objet
d'une information plus large dans les
collèges et dans les lycées. Ce qui est
fait, dans ce domaine, est bien, mais
insuffisant. Cette pédagogie-là, elle
aussi, devrait être systématique". Le
plan annonce une école sans tabac, sans
complaisance vis-à-vis du cannabis et
offrant une éducation préventive. On en
est encore loin. Les établissements
n'ont souvent pas les moyens pour faire
cette éducation. Il y a pire : comment
affirmer cette politique alors que chez
plusieurs de nos voisins européens le
cannabis est toléré ou légalisé ?
http://www.drogues.gouv.fr/fr/cannabis/c
annabis.html
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@
2-3226,36-396536,0.html
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@
2-3208,36-396550,0.html
La PEEP soutient la campagne
anti-drogues
"La PEEP pense que nous devons offrir à
nos jeunes une autre ambition que celle
de ''gérer la drogue et de se droguer
propre ''. La drogue ne doit pas être
acceptée comme une fatalité.. Aussi, les
outils mis en place, ligne d’écoute,
centres de consultation cannabis,
brochures d’information seront très
utiles pour les jeunes concernés et leur
famille". Mais la PEEP attend des gestes
concrets concernant la consommation de
tabac et d’alcool.
http://www.peep.asso.fr/actualite.php?id
_actu=33&PHPSESSID=2362ba930af3ccff470384
377c247bf1
Pas d'enfants de chômeurs dans ma
cantine
A la différence de l'école, la cantine
scolaire n'admet pas tous les enfants.
Selon Le Monde du 19 janvier de
nombreuses communes franciliennes
réserveraient la cantine aux enfants
dont les deux parents travaillent. Les
municipalités se justifient en plaidant
le manque de place mais reconnaissent
aussi que les repas coûtent cher. Du
coup ce sont les enfants des parents les
plus démunis qui en sont exclus. La
Thénardier était cantinière…
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@
2-3226,36-394796,0.html
Cantines : sombre situation
Selon l'AFP, l'enquête de l'UFC Que
Choisir à paraître en février devrait
faire des vagues. Menée auprès de 2.000
cantines scolaires, elle établit que la
moitié d'entre elles n'ont aucun souci
de diététique et que la situation
empire.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emp
loi_050124193209.4fsy0upc.html
http://www.quechoisir.org/
Exclusion confirmée pour deux lycéens de
Montreuil
Le recteur de Créteil a confirmé les
sanctions qui ont frappé 2 élèves d'un
lycée de Montreuil à l'occasion d'un
voyage à Auschwitz. L'un d'eux est exclu
du lycée pour "approbation du génocide",
l'autre est renvoyé pour 15 jours pour
"comportement inconvenant et
irrespectueux".
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@
2-3226,36-395253,0.html
http://www.cafepedagogique.net/expresso/
index130105.php
L'école française peut-elle accepter le
droit à l'éducation des enfants
handicapés ? Pour de nombreuses
associations de parents il leur semble
se heurter à un mur. Le Parlement vient
d'adopter un article de loi qui donne le
dernier mot pour l'intégration des
enfants à l'école à une commission et
non aux parents.
http://www.leparisien.fr/home/info/vivre
mieux/article.htm?articleid=245968236
http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id=
411
Handicap : L'intégration et ses limites
" Il y a nécessité de partager le
principe que tout enfant en situation de
handicap ne peut être intégré en milieu
ordinaire… Dès lors que l'enfant ou
l'adolescent n'est plus en mesure de
tirer profit des objectifs de l'école ni
de répondre à ses exigences malgré son
projet individualisé, dès lors que les
aides n'arrivent plus à compenser les
désavantages liés à son handicap qui
alors le mettent en grande difficulté,
voire en souffrance… Mais aussi quand la
scolarité accentue chez l'enfant ou
l'adolescent la prise de conscience de
sa "différence". Dans les deux cas de
figure existent alors d'autres formes
d'intégration scolaire. Dans des
dispositifs comme les classes
d'intégration scolaire, où, là, c'est
une pédagogie spécialisée qui est mise
en œuvre". Dans Le Monde du 3 février,
Jean-Marc Louis, inspecteur de
l'Education nationale, critique "le
militantisme" des familles. Pour lui,
l'intégration nécessite une révolution
culturelle que l'Ecole n'a pas encore
faite.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@
2-3232,36-396548,0.html
La FCPE appelle au rétablissement des
TPE
Protestant contre les inégalités de la
carte scolaire (voir L'Expresso du
31/01/05), la FCPE demande le
rétablissement des TPE. "Les heures de
TPE en terminale sont purement et
simplement supprimées et pas du tout
affectées à des dédoublements de classes
de langue comme s’y était engagé le
ministre… La FCPE appelle.. dans les
conseils d’administration des lycées à
présenter une motion contre la
suppression des TPE".
http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id=
413
5% d'élèves absentéistes
En moyenne un élève sur vingt pratique
l'absentéisme au moins 4 demi-journées
par mois. Mais, selon une étude
ministérielle, la situation varie
beaucoup d'un établissement à l'autre.
Alors qu'un cinquième des établissements
ne connaissent pas d'absentéisme, 10% des
établissements ont un taux d'au moins
15%. Les lycées professionnels, les gros
collèges sont les plus concernés.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/d
pd/ni/ni2005/ni0504.pdf
Fillon et les TPE mobilisent les lycées
"Ca gronde dans les lycées". Sous ce
titre, Le Parisien ne fait pas allusion
à la grève des profs mais au
mécontentement des lycéens. " Le
ministre dit vouloir une école plus
juste mais il prépare le contraire"
affirme un jeune. " La suppression
prochaine des travaux personnels
encadrés (TPE) déplaît beaucoup. « Avec
les TPE, l'élève n'est plus passif mais
actif. Cela change des cours magistraux
parfois assommants" confie un lycéen au
Parisien. La réforme du bac mécontente
également.
http://www.leparisien.fr/home/info/vivre
mieux/article.htm?articleid=245971672
http://www.leparisien.fr/home/info/vivre
mieux/article.htm?articleid=245971668
http://www.leparisien.fr/home/info/vivre
mieux/article.htm?articleid=245971671
La sédentarité facteur d'obésité
" La fréquence de surpoids était plus
élevée chez les enfants qui regardaient
la télévision habituellement le soir les
jours d’école et les après-midi les jours
de repos. Le fait de regarder la
télévision ou de jouer aux jeux vidéo
plus de deux fois par jour pendant les
jours d’école était significativement
associé au surpoids". Selon une étude
publiée par l'Institut de veille
sanitaire, la sédentarité serait le
principal facteur de l'obésité chez les
collégiens de sixième. Une équipe a
suivi 963 collégiens de Haute-Savoie et
les a soumis à un questionnaire sur leur
habitudes de vie.
http://www.invs.sante.fr/beh/2005/06/beh
_06_2005.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea
dstep2.html
La sexualité dépend du milieu
" Ce n'est pas une histoire de ville,
mais de milieu familial, de moyens et de
choix éducatif.. Ce qui est sûr, c'est
que, du côté le plus populaire, tout se
fait plus tôt : vers 11-12 ans pour le
premier flirt des garçons, 12-13 ans
pour les filles d'origine française ou
africaine. La « première fois » a lieu
vers 15 ans, elle est initiatique plutôt
que romantique, comme s'il fallait à tout
prix en passer vite par là. Il n'y a que
les petites Maghrébines et Portugaises
qui revendiquent leur virginité. Alors
qu'à Vincennes filles et garçons ont
leurs premiers flirts vers 13 ans et
attendent 17 ans - et le premier amour
un peu solide - pour aller plus loin".
Le Parisien donne la parole à Marta
Maia, anthropologue, qui montre des
sexualités différentes selon l'origine
sociale. Un sujet que l'on pourra
approfondir avec certains numéros de VEI
Enjeux.
http://www.leparisien.fr/home/info/faitj
our/article.htm?articleid=245973502
http://www.leparisien.fr/home/info/faitj
our/article.htm?articleid=245973498
http://www.cafepedagogique.net/disci/bib
lio/21.php
Inquiétante hausse des suicides
Dans Le Monde du 29/01, Xavier
Pommereau, CHU de Bordeaux,signale la
hausse des suicides chez les jeunes. "
En cinq ans, l'hôpital pédiatrique de
Bordeaux, par exemple, a vu le nombre
d'adolescents accueillis pour tentative
de suicide multiplié par deux. Nous
sommes inquiets de constater que le
phénomène suicidaire chez les
adolescents ne diminue pas et concerne
des personnes de plus en plus jeunes".
Pour le psychiatre, il est urgent de
surveiller les blogs des ados. " On ne
laisse pas tout faire dans la rue, il ne
faut pas laisser tout faire sur Internet.
Cela nous regarde. Il faut comprendre ce
qui s'y joue et ce qui s'y passe".
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@
2-3226,36-396122,0.html
Le rapport Bénisti traque les voyous de
3 ans
Dans un rapport remis au ministre de
l'intérieur au nom de la Commission
prévention du groupe d'études
parlementaire sur la sécurité
intérieure, Jacques Alain Bénisti,
député UMP, propose une politique
d'enfermement et de mise à l'écart à
partir de 10 ans. "Si les actions de
prévention veulent être efficaces, elles
doivent impérativement commencer dès les
prémices de déviances c'est-à-dire dès
le plus jeune âge… Les actions à
promulguer entre 3 et 6 ans ou entre 6
et 12 ans sont nettement moins lourdes à
mettre en œuvre que celles qui devront
être mises en place à l'adolescence".
Rendons grâce à Jacques Alain Bénisti :
il n'imagine pas de prison pour nos
enfants avant 3 ans ! Son rapport
s'ouvre sur un remarquable graphique qui
représente "la courbe évolutive d'un
jeune qui au fur et à mesure des années
s'écarte du droit chemin". Car tout est
déjà écrit à la naissance, voire
avant... La "déviance" commence à 1 an :
il se trouve que des milliers de bambins
souffrent, selon M. Bénisti, d'une tare
originelle : avoir des parents étrangers
qui parlent "patois du pays" ce qui est
la seule origine de la délinquance à
venir. En effet, si les parents
négligent de parler français devant leur
enfant, à partir de 4 ans, affirme cet
éminent spécialiste de l'enfance,
"l'enfant va s'isoler dans sa classe". A
partir de 7 ans, il devra être soumis à
des "cours d'instruction civique
obligatoires" effectués par "un
enseignant spécialisé". A 10 ans il
"devra être placé dans une structure
spécialisée.. avec cours d'éducation
civique intense". A 13 ans il entre en
apprentissage mais, poursuivi par sa
tare originelle, il est enfermé à 16 ans
dans un "centre de délinquance fermé". La
Commission propose tout simplement
d'utiliser les crédits de la politique
de la ville, qui finance des actions de
prévention, pour payer des dispositifs
coercitifs de surveillance des familles
d'origine étrangère et la mise à l'écart
ultra-précoce des enfants sous le
contrôle des maires. Ce rapport nie la
Convention internationale des droits de
l'enfant et renie la tradition humaniste
dont s'honore l'Europe.
Pour la FCPE "ces considérations font
froid dans le dos. Il est inadmissible
que des élus de la nation osent produire
un tel rapport ! Pourtant, tout cela est
cohérent avec les actions engagées par
le gouvernement. On retrouve un état
d’esprit proche dans les projets de «
contrats individuels de réussite
éducative » de François Fillon et «
d’équipes de réussite éducative » de
Jean-Louis Borloo. Dans tous les cas,
les enfants « difficiles » sont écartés
du système scolaire « traditionnel »et
la responsabilité porte uniquement sur
les familles". Dans un communiqué,
Chritophe Caresche et Gisèle Stievenard
ont également condamné ce texte
"terrifiant".
http://www.rosenczveig.com/dossiers/deli
nquance/rapport_BENISTI_prevention.pdf
http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id=
414
http://www.paris.fr/fr/La_Mairie/executi
f/communiques/mandature_actuelle/COMM_ADJ
OINTS/COM03022005_1.asp
La lutte contre la pédophilie sur
Internet et l'Ecole
Comment lutter contre la pédophilie et
la pédo-pornographie sur Internet ? Le
Forum des droits sur l'internet a remis
le 25 janvier un rapport au ministre de
la santé. Il signale que "on relève peu
de cas avérés et de décisions de justice
se rapportant à des agressions sexuelles
de mineurs suite à des contacts sur
l'internet". Il est probable que le
phénomène est sous-estimé car d'une part
l'usage du réseau est massif chez les
jeunes, d'autre part un récent sondage
canadien a révélé un pourcentage élevé
de jeunes victimes de mauvaises
rencontres suite à un échange sur
Internet. Le Forum émet un certain
nombre de recommandations et certaines
concernent l'Ecole. "Il recommande que
les pouvoirs publics favorisent le
développement auprès des établissements
scolaires du premier et du second degré
d'une véritable éducation à la civilité
de l'internet à destinations des élèves
et renforcent les objectifs et les
moyens des établissements scolaires en
matière d'information et de
sensibilisation à des usages maîtrisés
de l'internet". Une recommandation que
l'on ne peut que soutenir : l'Ecole ne
doit pas se contenter de filtrer les
contenus diffusés dans les
établissements mais doit apprendre aux
jeunes comment utiliser de façon
citoyenne le réseau. Les déclarations en
faveur des TICE n'y suffiront sans doute
pas alors que le maintien des
dispositifs pédagogiques qui permettent
cet apprentissage est menacé. Le Forum
invite également les établissements à
davantage de prudence dans la diffusion
de photos d'élèves et d'informations sur
Internet.
http://www.foruminternet.org/activites_e
venements/lire.phtml?id=96&PHPSESSID=5b07
9c63d04b650f2610d09bd7b1ddc1
http://www.foruminternet.org/recommandat
ions/lire.phtml?id=844
Campagne mondiale pour l'éducation
Parce que près de 100 millions
d'enfants, dont une majorité de filles,
n'ont pas accès à l'éducation,
Solidarité Laïque, Agir ici et Aide et
Action, invitent les enseignants et les
établissements à participer à la
Campagne mondiale pour l'éducation.
L'initiative est reconnue par le
ministère et aura son point d'orgue lors
de la semaine d'action mondiale pour
l'éducation du 24 au 30 avril. Si la
promotion de l'éducation, la solidarité
internationale ou la promotion du droit
des femmes vous interpellent, soutenez
cette action.
http://www.solidarite-laique.asso.fr/dos
siercme/index.htm
La sélection professionnelle
Comment s'opère la sélection sur le
marché du travail ? Une étude du Centre
d'études de l'emploi met en évidence les
nombreux a priori posés par les
embaucheurs dans leurs petites annonces
: genre, formation mais aussi âge.
L'étude montre des variations d'un pays
à l'autre et expose les raisons du
chômage catégoriel. "En favorisant très
tôt les prises de contact directes, on
limite les risques d'une sélection basée
sur des a priori" concluent les auteurs.
http://www.cee-recherche.fr/fr/doctrav/s
election_professionnelle_approche_compara
tive.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea
dstep2.html