La page des parents (Café N° 76)

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- A la Une : Les parents et l'école : attentes et salle d'attente

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Édition du 15-10-2006

- François Jarraud -

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Avec un potentiel de 24 millions d'électeurs, soit à peine moins que les votants de la présidentielle, c'est une des plus importantes élections françaises. Les 13 et 14 octobre, les parents ont voté pour élire leurs représentants dans les différentes instances éducatives et, d'abord, dans l'établissement de leur enfant.

Pourtant l'événement reste bien modeste. Ni flonflon, ni cérémonie, alors que pour certains parents c'est la seule occasion où ils peuvent avoir le sentiment d'appartenir à la communauté française. Cette retenue interpelle et nous amène,à quelques jours des élections, à poser deux questions. Qu'attendent les parents de l'Ecole ? Quelles réponses l'Ecole apporte-elle ?

Selon un sondage BVA – France Inter La Tribune, paru en mai 2006, 8 parents sur 10 sont satisfaits de l'éducation fournie par les établissements publics. Alors tout va bien ? Pas exactement. Selon ce sondage, les parents ont aussi des plaintes. 30% déplorent la mauvaise qualité de l'enseignement ou des programmes, 26% l'incompétence des professeurs, 14% l'absentéisme, 13% le manque de suivi des élèves et 25% le manque de moyens dans l'éducation nationale. A vrai dire ces paramètres sont à peu près stables d'une année sur l'autre. Alors que veulent-ils ces parents ? Probablement une école assez conservatrice : elle doit transmettre des connaissances, donner aux enfants le sens de la discipline. Mais les parents demandent également que l'Ecole favorise l'insertion professionnelle et améliore l'orientation.

Une autre étude, réalisée par La Croix et les Apel (parents d'élèves de l'enseignement privé) au même moment faisait remonter une attente éducative des parents. 49% d'entre eux attendent aussi de l'Ecole qu'elle les aide à élever leur enfant. C'est particulièrement vrai des parents de milieu modestes, peu diplômés et urbains. Quelles valeurs l'Ecole devrait-elle transmettre ? Nos parents attendent qu'on apprenne le respect et la politesse, loin devant la confiance en soi, le travail d'équipe et la solidarité.

On le voit les parents attendent beaucoup de l'Ecole. Est-elle à même d'écouter ces demandes ? On sait que le gouvernement a publié en juillet un décret sur les droits des parents. Il accorde le droit de vote aux deux parents. Il impose aux établissements d'organiser deux rencontres enseignants – parents par an.

Le texte encadre également les droits des associations de parents d'élèves en ce qui concerne leur communication, qui reste soumise au chef d'établissement, et le calendrier des conseils de classe. " Les heures de réunion des conseils d'école, des conseils d'administration, des conseils de classe et des conseils de discipline sont fixées de manière à permettre la représentation des parents d'élèves. Dans le second degré, le calendrier de ces réunions doit tenir compte des horaires des classes et, selon les périodes, des spécificités de l'établissement, du calendrier des activités scolaires, du calendrier de l'orientation et des examens. Le chef d'établissement, lorsqu'il doit procéder à des adaptations en fonction de ces contraintes, organise une concertation préalable avec les représentants des parents d'élèves après consultation des représentants des enseignants et des élèves". La formule est assez alambiquée pour que rien ne vienne perturber les habitudes…

Apparemment la place des parents progresse un peu dans l'établissement. En fait elle régresse relativement. D'une part parce que F. Fillon avait réduit la représentation parentale dans les instances importantes comme les conseils de discipline. Et Gilles de Robien n'a pas modifié les textes. D'autre part parce que les parents sont exclus des nouvelles instances comme le conseil pédagogique.

Depuis Jules Ferry, la France a construit son système éducatif sur une certaine méfiance envers les parents. L'Ecole était là pour affranchir l'élève de l'influence familiale et fabriquer un jeune citoyen sensible aux valeurs de l'Etat. Une position qui a pu aller jusqu'à la négation des identités régionales au profit des mythes nationaux. Plus d'un siècle plus tard les parents ont encore du mal à être associés à la vie d l'Ecole. Une raison de plus pour voter.
http://www.education.gouv.fr/cid2659/les-parents.html
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/r2006/indexp.ph[...]

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La carte scolaire
Faut-il supprimer, relativiser ou maintenir la carte scolaire ? Un dossier spécial de ce numéro du Café dans la rubrique Actualités professionnelles.
http://www.cafepedagogique.net/disci/actu/76.php

L'enseignement préélémentaire oublié du débat scolaire
"Un nombre croissant de pays accorde une priorité élevée à l'éducation des tout jeunes enfants ainsi qu'à la qualité des services. Les premières années sont de plus en plus considérées comme l'une des clés de la réussite des politiques sociales, familiales et éducatives". Avec une nouveau rapport sur la préscolarisation, "Petite enfance, Grands défis", l'Ocde met aujourd'hui l'accent sur le développement de l'enseignement préélémentaire dans les pays membres de l'organisation.

Ce consensus est porteur de motivations parfois bien différentes, souligne l'Ocde. En effet, se mêlent dans cet intérêt pour la petite enfance des préoccupations économiques, favoriser le travail des femmes, démographiques, faciliter la natalité, et sociales, lutter contre l'inégalité devant l'école. Car tous les pays reconnaissent que la préscolarisation a un effet bénéfique sur les résultats scolaires des enfants des milieux défavorisés. Alors que la pauvreté des enfants augmente dans 17 pays de l'Ocde (sur 24), le rapport rappelle que "l'enseignement préscolaire facilite l'intégration des familles qui ont de jeunes enfants. Elle contribue fortement à préparer l'enfant à l'école". Et l'organisation recommande le développement de systèmes nationaux pour le préélémentaire, même si elle critique la conception française trop proche de l'école et pas assez attentive à la psychologie du petit enfant, et invite à utiliser du personnel formé et bien payé.

C'est clairement demander un effort financier. L'Ocde cite en exemple les pays scandinaves qui consacrent 1,5 à 2% de leur PNB (Danemark) à la préscolarisation. Pour une fois la France apparaît bien classée avec 1% du PNB (loin devant les Etats-Unis ou les grands pays d'Europe qui n'y consacrent que 0,5% du PIB), un taux de scolarisation de 100% à partir de 3 ans et l'utilisation d'enseignants diplômés pour s'occuper des plus petits. Cette particularité française est historique : on frôlait déjà les 90% en 1980. L'école maternelle est d'ailleurs souvent citée comme l'un des points forts de notre système éducatif.

Pourtant c'est oublier une autre spécificité française : la France est le seul pays développé où le taux de scolarisation en préélémentaire régresse. Depuis 2003, la France va à rebours des efforts des autres pays. Cela s'explique par la baisse de la scolarisation à deux ans : le taux est passé de 35% en 2000-2001 à 24% en 2005-2006 (chiffres MEN).

Cette régression s'explique d'abord par des nécessités budgétaires. Pour un gouvernement qui veut réduire le budget de l'éducation nationale, la tentation est forte d'opérer une ponction sur un enseignement qui n'est pas obligatoire et qui n'est pas considéré comme un dû par les familles. On peut ici prélever des crédits pour les utiliser ailleurs, par exemple dans une université mise à mal par le développement concurrentiel des prépas.

Elle s'explique également, il faut le dire, par une vive contestation de son principe même. L'association française de psychiatrie et l'ancienne défenseure des enfants se sont élevés contre elle, l'assimilant pratiquement à un mauvais traitement infligé à l'enfant. Pour eux, la troisième année de la vie achève un cycle de développement important pour la construction de l'identité. La scolarisation précoce perturberait celle-ci et serait responsable de comportements violents à l'adolescence. Pour le linguiste Alain Bentolila, les enfants scolarisés trop tôt manquent de vocabulaire ce qui nuit à l'apprentissage de la lecture.

Pourtant d'autres travaux ont mis en évidence les retombées positives de la scolarisation à deux ans. Une étude de l'Institut d'éducation de l'université de Londres affirme que " La scolarisation avant 6 ans.. améliore le développement de l'enfant. Ses effets sur le développement social et intellectuel de l'enfant sont évidents durant les premières années de l'école primaire". En France plusieurs travaux (J.P. Caille par exemple) insistent sur ses retombées scolaires positives. L'enfant entré après 3 ans à l'école maternelle a beaucoup plus de chance de redoubler son CP. "En ce qui concerne l’impact sur la scolarité élémentaire, entrer à l’école maternelle à deux ans au lieu de trois améliore les chances d’accès au CE2 sans redoublement, mais ne le fait que faiblement… S’agissant des évaluations des acquis cognitifs à l’entrée du CP, cette scolarisation précoce apparaît comme globalement bénéfique. Cet avantage, qui se retrouve dans plusieurs domaines : compréhension orale, familiarité avec l’écrit, familiarité avec le nombre, est cependant faible".

Si l'impact global est positif mais faible, il est très nettement favorable pour les enfants des milieux défavorisés. "À l’entrée en CP, les évaluations cognitives des élèves montrent que ce sont les élèves des catégories sociales défavorisées, mais aussi ceux des catégories sociales les plus favorisées qui bénéficient le plus de la scolarisation précoce. Elle est également plus bénéfique en ZEP que hors ZEP. Concernant l’accès au CE2 sans redoublement, également, l’effet positif associé à une scolarisation à deux ans s’observe principalement chez les enfants de cadres et d’ouvriers, et bénéficie particulièrement aux élèves de nationalité étrangère ou de parents immigrés".

L'effondrement de la scolarisation à deux ans se fait donc globalement aux dépens des familles les plus modestes. D'autant, on le sait, que leurs enfants entrent déjà moins souvent à l'école maternelle : " parmi les élèves en cours préparatoire en 1997, les enfants de père ou de mère immigré n’étaient qu’un sur quatre à avoir été scolarisés à deux ans, alors que c’était le cas de près de un sur trois de leurs condisciples" affirme une étude officielle. Il faudrait donc veiller à ce que l'offre soit au minimum maintenue dans les banlieues et les zones urbaines. Un simple regard à la carte publiée par Education & formations fin 2003 montre que c'est la France rurale qui bénéficie d'un bon taux de scolarisation à deux ans. Avec un peu de méchanceté on pourrait insinuer qu'exclu de l'école à 2 ans grâce à Fillon, le gosse des cités à quelque chance de bénéficier de l'apprentissage à 14 ans grâce à Robien…

Terminons par une note plus positive. Un sondage Sofres publié lui aussi le 19 septembre, montre que 87% des mamans ayant scolarisé leur enfant de moins de trois ans sont satisfaites. 45% des mères souhaiteraient le faire.
http://www.oecd.org/document/55/0,2340,fr_2649_201185_3[...]
http://www.cafepedagogique.net/disci/primaire/57.php#29[...]
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/revue66/ques[...]
http://www.tns-sofres.com/etudes/consumer/190906_scolar[...]

Un débat qui ne mène qu'au désordre
" Un inspecteur fait l'objet d'une procédure disciplinaire, motivée par un manquement grave à ses obligations. Les cadres de la fonction publique doivent appliquer les instructions, et les faire appliquer". Quelques jours après l'éviction de Roland Goigoux, en lançant cette annonce au Sénat, le 5 octobre, Gilles de Robien savait très bien qu'il relancerait un conflit avec les acteurs de l'école.

La réaction ne s'est pas fait attendre. L'Unsa Education et le Sien-Unsa, puis le Snuipp, ont dénoncé son "autoritarisme" et promis "un conflit majeur" si le ministre ne renonçait pas aux sanctions.

Alors qu'il s'oppose déjà aux enseignants sur de nombreux sujets (les décharges récemment), le ministre est en train de s'aliéner les cadres du système éducatif.

Ce combat est-il justifié ? Le jour même où le ministre parlait au Sénat, ses services publiaient les résultats d'une enquête sur la lecture.

Les statistiques des évaluations en lecture réalisées dans le cadre de la Journée d'appel de préparation à la défense offrent une vision unique des compétences des jeunes. En effet, elles concernent tous les jeunes Français sans exception, garçons et filles, scolarisés et déscolarisés.

Que nous apprennent-elles ? 80% des jeunes n'ont aucune difficulté de lecture, 10% sont des lecteurs médiocres et 11% ont des difficultés de compréhension dont 4% ont des difficultés très grandes.

A la lecture de ces chiffres on se rend compte qu'ils n'ont de signification que relative. On remarquera d'abord leur stricte stabilité depuis 2000. On pourrait également comparer ces données aux scolaires des générations précédentes : 13% des 40-54 ans sont en très grande difficulté, 19% des 55-65 ans.

Mais l'enquête 2005 apporte des précisions géographiques et scolaires éclairantes. On a d'autant plus de chance d'être en difficulté qu'on quitte tôt le collège : c'est le cas d'un jeune sur quatre qui n'a pas fini le collège. La remarque a un sens au moment où le gouvernement supprime la scolarité jusqu'à 16 ans. Certains département se distinguent : le 93, la Somme, l'Yonne…

Qui oserait prétendre que ce sont des départements qui appliquent davantage la méthode globale ? Comment ne pas voir le lien entre ces résultats et les origines sociales de ces jeunes. Ainsi, dans une étude sur les jeunes de Segpa, Roland Goigoux avait pu montrer que 97% des mauvais lecteurs sont issus de catégories sociales défavorisées. Une variable que le ministère reconnaît d'ailleurs comme déterminante pour les résultats aux évaluations nationales.

Cette réalité sociale, le ministre s'acharne à la nier dans son discours sur la lecture. Hors de toute approche scientifique, le débat sur l'apprentissage de la lecture n'est plus qu'un faire- valoir électoral. Point de ministre, il n'y a plus qu'un candidat.
http://media.education.gouv.fr/file/01/1/3011.pdf
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index300806.php
http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html

L'école de proximité est-elle l'école de l'avenir ?
"L’Ecole de proximité est le socle historique de notre système éducatif. C'est le cadre le plus performant pour la réussite de tous les élèves". Du passé à l'avenir, les partisans de l'école de proximité mobilisent aussi bien Jules Ferry que Célestin Freinet. Ils ont une certitude :le modèle d'école qui leur tient tant à cœur est à même de répondre aux problèmes de l'école française. Et si c'était vrai ?

L'école de proximité c'est l'école au village, souvent avec sa classe unique, immortalisée récemment dans un film populaire. Pendant longtemps cette école villageoise avait mauvaise presse. Yves Alpe, président de l'Observatoire de l'école rurale, rappelait récemment qu'en 1963 seulement 42% des ruraux entraient en 6ème à une époque où c'était le cas de 72% des petits Parisiens. En clair, l'école du village c'était celle de l'échec scolaire et du travail à la ferme ou du départ à l'usine. Dans une France en modernisation accélérée, les lumières de la ville étaient autrement attirantes. Les classes uniques des villages semblaient condamnées.

Deux générations plus tard, les défenseurs de l'école de proximité ne manquent pas d'arguments. Ils relèvent que l'école rurale n'a plus à rougir. En 1995, les évaluations de CE2 et de 6ème montrent que leurs élèves ont d'aussi bons résultats que les citadins. Mieux encore, les résultats des élèves des classes uniques seraient supérieurs, les redoublements plus rares ! L'efficacité semble avoir basculé du côté des champs.

Mais l'école de proximité a encore bien d'autres arguments. Mettant en contact des enfants d'âge différent, elle faciliterait l'autonomie. Elle ferait face plus facilement à l'hétérogénéité des classes. Elle mobiliserait plus facilement la communauté et encouragerait la solidarité. C'est qu'au village toute fermeture de classe ou de section remet en question l'avenir de la communauté. En ce sens l'école de proximité participe de l'aménagement du territoire c'est-à-dire de l'équité républicaine.

Cette dimension citoyenne est d'ailleurs fortement déclinée dans un mouvement international, particulièrement développé dans le monde anglo-saxon : le "community based learnig" (CBL). Ses adeptes souhaitent des écoles où l'enfant apprend de la communauté dans laquelle il se trouve. Ils militent pour des méthodes actives capables de lutter contre l'ennui scolaire et d'offrir un apprentissage au rythme personnel de l'élève.

Sans partager forcément tous les idéaux du mouvement CBL, les partisans français de l'école sont souvent également des citoyens actifs soucieux de leur communauté. Et l'évolution de l'école rurale reflète des changements sociologiques profonds dans le pays. L'école rurale est souvent devenue une école périurbaine, qui accueille de plus en plus d'enfants de ménages qui ont un mode de vie urbain même s'ils l'abritent dans un cadre rural et même s'ils sont (rarement) agriculteurs. Sous cet angle, l'école rurale n'échappe pas à la fois aux utopies collectives et au repli sur l'entre-soi qui marquent la société française.

Face à cette école qui marche, ses adversaires passent pour d'affreux technocrates qui brandissent l'argument de l'amélioration de l'offre scolaire grâce aux regroupements pour mieux diminuer les services publics en zone rurale.

Les défenseurs de l'école de proximité tiendront congrès à Paris le 18 octobre avant d'inviter les Français à (re)découvrir leurs écoles au Salon de l'éducation le 19 novembre. De bonnes occasions pour écouter leurs arguments et comprendre ce qui motive ce mouvement.
Le site de l'école deproximité
http://ecoledeproximite.free.fr/
Colloque sur l'école rurale
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/ecolerurale/ind[...]
Le mouvement CBL
http://www.communityschools.org/

Malgré les amendes l'absentéisme explose en Angleterre
L'absentéisme continue sa progression en Angleterre. Selon BBC News, en 2005-2006, le taux d'absentéisme a légèrement (de 1%) dans le secondaire. Mais il connaît une hausse de 7% dans le primaire. La stabilisation dans le secondaire n'est pas un bon résultat puisque le nombre d'absentéistes est passé de 566 664 élèves en 2001-2002 à 794 877 en 2005-2006.

Des chiffres qui ont un grand intérêt puisque l'Angleterre est le modèle dont s'inspire le gouvernement français sur ces questions. Bien avant l'adoption, ici, du "contrat parental",le gouvernement anglais a créé des sanctions financières pour les parents des absentéistes. Il est même allé plus loin puisque ceux-ci sont passibles de prison. L'échec de ces mesures de responsabilité familiale est patent.
http://news.bbc.co.uk/1/hi/education/5365416.stm
http://news.bbc.co.uk/1/hi/education/5367240.stm
Quatre mois de prison…
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index140806.php

Contre l'absentéisme, l'école ouverte
"On va tout organiser autour de l'élève". La directrice du Bridgemary Community Sports College, à Gosport dans le Hampshire, a décidé d'ouvrir son établissement 24h / 24h. Les locaux accueilleront les élèves de 7h à 22 heures. A ce moment là c'est Internet qui prendra le relais pour diffuser des cours aux élèves qui ne viennent pas aux autres heures.

Il s'agit de scolariser des élèves décrocheurs, en grande difficulté sociale ou simplement d'adapter l'école à des rythmes de vie différents. L'expérience sera mise en place sur deux ans. On en attend à la fois une forte baise du taux d'absentéisme et une intégration heureuse de l'école dans la ville.

Il n'est pas sans rappeler le "Lycée du temps choisi" ,un des dispositifs pur décrocheurs du lycée Lurçat à Paris. " Le Lycée du temps choisi est une réponse à un besoin de scolarité différente. Il établit un contrat moral entre les élèves et l’équipe pédagogique. Les jeunes qui rencontrent des problèmes en première ou en terminale ne sont pas tous irrémédiablement démotivés. Certains ne sont plus adaptés au rythme des études standard, ils ont tout simplement besoin de maîtriser leur temps et de vivre une autre forme « d’école » et/ou de relation avec les enseignants. Ils recherchent une nouvelle approche du savoir et de la vie en collectivité".
Article BBC News
http://news.bbc.co.uk/1/hi/education/5377520.stm
Le lycée Bridgemary
http://www.bridgemary.hants.sch.uk/
Le lycée Lurçat
http://lvpe-li.scola.ac-paris.fr/site/index.php?option=[...]

Les élections des représentants
Cette année, les parents éliront leurs délégués les 13 et 14 octobre. La Fcpe propose un dossier spécial d'une quarantaine de pages qui aborde très concrètement les différents points des opérations électorales : procédure électorale, calcul des sièges, textes officiels etc. Attention ! Cette année les deux parents votent et sont éligibles !
Le dossier de la Fcpe
http://www.fcpe.asso.fr/ewb_pages/l/liste_textes_de_ref[...]
Rappel : le Guide du Café
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/r2006/genp41.ph[...]

Cantine ou cantoche ?
En programmant "Vive la cantine !", M6 attire l'attention médiatique sur l'état des cantines scolaires françaises. Du coup, la presse traite le sujet parfois avec des conclusions opposées. Ainsi, Ouest France titre "la cantine, c'est franchement pas toujours bon" et évoque "des croquettes pour chiens", du personnel démotivé et mal formé et des plats horribles.

Autre son de cloche dans Le Monde. "D'un point de vue nutritionnel, le repas pris dans les cantines scolaires est souvent le mieux équilibré de la journée" affirme la responsable d'un groupe de restauration collective. L'article oppose les cantines gérées par ces groupes, félicités pour leurs efforts de qualité, aux restaurants à gestion locale, accusés, par un responsable de l'émission de M6, de tous les maux. Preuve, s'il en est besoin, que les groupes de restauration collective ne manquent pas d'appétit…

Tout cela pourrait prêter au sourire et aux souvenirs nostalgiques. Mais nous allons essayer ici de montrer que si le sujet mérite l'attention des enseignants c'est qu'il associe directement l'éducatif, le sanitaire, le social et le politique, la souffrance des corps et les inégalités sociales.

L'enjeu sanitaire est le plus évident. Estimé à 3% en 1965, le nombre des élèves obèses a fortement progressé au point de concerner 10% des enfants et 13% des adolescents. Cela concerne particulièrement les jeunes des quartiers défavorisés. Un lieu où l'école connaît également la situation inverse. Ainsi en Zus, il n'est pas rare, au début du XXIème siècle, de rencontrer des enfants dénutris : c'est le cas de 2% des écoliers de Clichy !

Car le premier problème de la cantine ce n'est pas le goût de la soupe mais la possibilité d'y accéder. C'est souvent parce que la cantine est devenue inaccessible que l'enfant mange mal ou pas du tout.

Ainsi, de nombreuses communes ont décidé de réserver l'accès à la cantine aux enfants de parents ayant un emploi. Elles allèguent le manque de place et la possibilité pour ces enfants d'être accueillis par leur famille. Mais on peut craindre que l'insolvabilité de certains parents explique davantage cette pratique. Finalement ce sont les enfants des chômeurs qui font les frais de ces mesures.

Dans le secondaire, c'est le prix du service (les groupes de restauration n'y sont pas pour rien) qui écarte une partie des élèves. Résultat : la cantine est devenue un indicateur infaillible de la composition socio - professionnelle d'un établissement. Plus le taux de remplissage est bas, plus celui-ci est populaire et inversement.

Face à cette situation des initiatives apparaissent et mériteraient d'être relayées par les médias. On peut citer les efforts de certains conseils généraux pour aider les familles. Par exemple, le C.G. de Seine-Saint-Denis a décidé de les aider financièrement pour amener le taux de fréquentation des cantines des collèges à 45%.

Il faut mentionner également les efforts d'Unicef France. En novembre 2005, l'organisation a lancé une campagne pour qu'une loi garantisse l'accès de tous les enfants à la cantine au moins jusqu'à la fin du primaire. " Ne pas déjeuner le midi est un problème pour un certain nombre d’enfants, payer la cantine est un problème pour un certain nombre de familles, et assumer financièrement le service de restauration scolaire est un poids pour les communes. Mais c’est un problème finalement assez simple à résoudre en comparaison des autres enjeux concernant les enfants et les jeunes dans notre pays : il s’agit de faire évoluer le droit, le dispositif, afin qu’il corresponde aux nécessités d’aujourd’hui. C’est pourquoi nous proposons de créer et d’héberger une commission qui examine une réforme, et pourquoi pas une proposition de loi, en faveur d’un accès égal au restaurant scolaire pour tous les enfants". Le coût de cette mesure serait tout à fait tolérable pour les finances publiques.

Son impact social serait important. L'effet scolaire aussi. Une alimentation équilibrée est nécessaire au travail scolaire. Et cela permettrait de mieux mettre en pratique la circulaire de 2003 qui rappelle que " l’école a la responsabilité particulière, en liaison étroite avec la famille, de veiller à la santé des jeunes qui lui sont confiés et de favoriser le développement harmonieux de leur personnalité. Elle participe également à la prévention et à la promotion de la santé en assurant aux élèves, tout au long de leur scolarité, une éducation à la santé, en articulation avec les enseignements, adaptée à la fois à leurs attentes et à leurs besoins ainsi qu’aux enjeux actuels de santé publique" . Une promesse encore largement à mettre en œuvre.
http://eduscol.education.fr/D0189/accueil.htm
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index181105.php
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Parents et enseignants : coéduquer
"Le temps est révolu où les parents n'avaient pas leur mot à dire dans l'école" rappelle Philipe Niemec dans ce Dossier de L'enseignant, une revue du Se-unsa. "D'un côté, beaucoup de familles vivent une situation d'angoisse par rapport à l'avenir… De leur côté, les enseignants ne sont pas tous convaincus que l'Ecole est un lieu social,et non uniquement de transmission des savoirs. Promouvoir une conception globale de l'Education exige une réflexion et une formation professionnelle des enseignants". Ce dossier spécial rappelle l'importance du professeur principal, cheville ouvrière de la relation avec les parents. Il donne des pistes pour connaître les droits et les devoirs des parents à l'Ecole.
Dossier de L'enseignant
http://www.se-unsa.org/page_dossier.html
Rappel : Guide de rentrée des parents
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/r2006/indexp.ph[...]


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Emploi : Quelles sont les attentes des lycéens ?
Apprentissage à 14 ans, CPE, délégué à l'orientation : l'insertion professionnelle des jeunes a été un des thèmes dominants de la dernière année scolaire, un de ceux qui cristallisent les angoisses et les espoirs des parents et que l'on devine en contre-jour du débat sur la carte scolaire.

On s'est pourtant peu intéressé aux attentes des jeunes, aux valeurs qu'ils veulent défendre au travail ou aux métiers qui les font rêver. Des sujets sur lesquels une récente publication de la Dep (ministère de l'éducation nationale) sur la formation et l'emploi apporte des éclairages nouveaux.

Une des premières révélations d'une recherche menée par Emmanuelle Nauze-Fichet, c'est que 8 jeunes sur dix terminent le lycée avec un projet professionnel précis en tête et des attentes précises. Ils espèrent à la fois bien gagner leur vie et travailler dans un domaine passionnant. La garantie de l'emploi, le temps libre viennent bien après ces deux revendications, portées, pour la première, plutôt par les lycéens technologiques et professionnels et les apprentis, l'autre plutôt par les élèves des lycées polyvalents. L'enquête montre un sérieux décalage entre les métiers projetés et ceux qui sont réellement attribués aux jeunes. Ainsi ils sont 16% à envisager de travailler dans la santé et le social pour moitié moins d'emplois. L'écart se creuse pour les métiers de la communication et du spectacle: 9% d'aspirants pour 1% de reçus !

Inversement la gestion administrative, le tourisme, et surtout les industries sont peu sollicités alors qu'ils offrent des emplois.

Mais c'est dans le secteur professionnel que les désillusions sont les plus fortes. Henri Eckert (Céreq) met en évidence les désillusions des lycéens de bac pro. "ils ont le sentiment d’avoir été floués" nous dit H. Eckert. "Ils ont l’impression de ne pas y retrouver leurs mises précisément, c’est-à-dire toute l’énergie, toute la bonne volonté tous les efforts qu’ils ont mis dans leur formation professionnelle. Ils ont poursuivi, avec souvent donc beaucoup de bonheur, cet effort-là. Ils ne retrouvent pas, au bout du compte, ce qu’ils comptaient en retirer. Et là, du coup, pour eux, l’insertion professionnelle se passe dans des conditions particulières".

Formés au lycée à concevoir des projets,ils se retrouvent le plus souvent dans la simple exécution. "Ces bacheliers professionnels désouvrièrisés par la formation qu’ils ont eu au lycée professionnel se retrouvent contraints de se réouvrièriser à travers de l’expérience de l’entreprise. Alors, cette situation a des répercussions diverses puisqu’elle peut créer de l’embarras, du doute". Pour H. Eckert, elle alimente l'idée de ne rien avoir appris à l'école et un sentiment de dévaluation.

Alors l'apprentissage serait-il la réponse aux difficultés des jeunes ? On sait que le gouvernement entend doubler le nombre des apprentis et y orienter le plus tôt possible les élèves. On sait aussi qu'il attire de plus en plus de jeunes. Pour Gilles Moreau (université de Nantes) ce succès s'explique paradoxalement par le succès du modèle lycéen. Pour les familles populaires qui n'ont pas les moyens d'assurer la charge de ce que représente ce modèle, l'apprentissage permet de prolonger les études et d'entrer dans ce modèle tout en gagnant en indépendance financière. Est-ce à dire que l'apprentissage fournit une formation bien liée à l'emploi ? "Bien sûr je confirme que, pour un secteur donné, l’insertion des apprentis est meilleure à court terme que celle des lycéens professionnels…. C’est ce que j’appelle l’effet du « capital d’autochtonie ». Cela a été déjà signalé, cela a été précisé à propos du bâtiment, les apprentis se voient souvent offrir des places pour lesquelles ils ne sont pas mis en concurrence avec d’autres demandeurs d’emplois où avec d’autres jeunes qui sont sur le marché du travail ou qui sortent des filières scolaires… Mais attention ce capital ne joue pas pour tout l’apprentissage. (Il) fonctionne dans le bâtiment, dans la pharmacie. Il ne joue pas (ou moins) pour l’hôtellerie-restauration ou les métiers de la bouche, parce que dans ces secteurs-là, notamment dans l’hôtellerie-restauration, l’apprentissage a une fonction économique autant que de formation. Donc cet effet d’autochtonie est un effet qui fonctionne dans l’apprentissage mais qui n’est pas systématique". Encore faut-il rappeler que "l'effet d'autochtonie" est poussé très loin dans l'apprentissage puisqu'une sélection féroce rend l'accès des CFA difficile aux minorités et aux filles.

Que tirer de ces quelques exemples ? Peut-être l'occasion de dénoncer le mythe d'une Ecole conçue pour fournir de la main d'œuvre et qui ajusterait parfaitement l'offre de diplômés et les besoins de l'économie. Alors que les parents affirment toujours attendre de l'Ecole une bonne préparation professionnelle, les attentes des jeunes et de leurs familles, les représentations sociales suffiraient à rendre l'objectif inatteignable. Il faut y ajouter que l'Ecole ne saurait perdre de vue un autre but : favoriser l'épanouissement des jeunes qu'on lui confie.
http://www.education.gouv.fr/cid3992/le-lien-formation-[...]
Orientation et emploi
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/r2006/genp61.ph[...]

Les filières scientifiques ne donnent plus un accès aisé à l'emploi
Alors qu'on assiste à une désaffection envers les formations scientifiques, le rapport de Jean-François Giret, Stéphanie Moullet, Catherine Béduwé et Bernard Fourcade sur "les filières scientifiques et l'emploi" donne peu de raisons d'espérer.

Les auteurs relèvent que " tous les résultats obtenus convergent pour démontrer les conditions d'insertion professionnelle plus difficiles et la moindre valorisation – en termes de qualification et de rémunération - des sortants diplômés d'une formation en sciences fondamentales comparativement aux sortants diplômés d'une formation en sciences appliquées".

Ils estiment que "l’insertion des scientifiques est très sensible à la conjoncture. Lorsque celle-ci est mauvaise, les étudiants de deuxième cycle en sciences ont un taux de chômage supérieur à ceux de droit - sciences économiques et même supérieur à ceux de lettres – sciences humaines et sociales ; c’est encore partiellement vrai pour les diplômés de troisième cycle. Alors qu’autrefois, le cœur de métier de l'emploi scientifique était accessible avec des formations bac + 3 ou bac +4, aujourd’hui ce sont seulement les docteurs et les lauréats des concours d’enseignement passés par les IUFM qui accèdent à ce type de métiers… Les concurrences entre diplômés en sciences fondamentales et sciences appliquées tournent toujours à l’avantage des seconds sauf pour les docteurs lors de l’accès au secteur public de recherche et aux postes d’enseignement du supérieur ou du secondaire. S’ils n’accèdent pas à un emploi scientifique, les diplômés en sciences fondamentales connaissent aujourd’hui des difficultés d’insertion et sont nettement pénalisés par rapport aux diplômés de sciences appliquées. Or les diplômés en sciences fondamentales ont des difficultés d’accès aux métiers scientifiques…"
http://www.education.gouv.fr/cid3991/les-filieres-scien[...]

Le Salon de l'éducation carrefour des formations et des métiers
Pour sa huitième édition 16 au 19 novembre prochain, le Salon de l’éducation rassemblera des professionnels de l’enseignement pour permettre au grand public de mieux comprendre les enjeux de la formation tout au long de la vie. Plus de 2000 exposants seront ainsi à disposition de tous les publics. Pour les parents et les élèves, le Salon de l'éducation est le seul moment de l'année où ils sont en contact avec l'ensemble des métiers et des formations.

Pour les enseignants c'est aussi un lieu de contacts et de réflexions. Les débats et conférences au programme de cette édition relaient en grande partie des sujets plus que jamais d’actualité. Par exemple, la mobilité en Europe est-elle finalement en passe de devenir une réalité ? L’école est-elle toujours un droit pour tous ? Enseigner est-il impossible ? Des écrivains, des sociologues, des enseignants, des chercheurs ouvrent des pistes…
http://www.salon-education.org/
http://www.salon-education.org/articles.php?lng=fr&pg=8[...]

Sections internationales : admission et évaluation
Le Journal Officiel publie trois textes qui fixent les conditions d'admission, d'organisation et d'évaluation dans les sections internationales de l'école au lycée. Ainsi, au collège, "le dossier doit comporter les pièces justifiant les conditions d'admission suivantes : pour les élèves français, être issus d'une section internationale d'école ou avoir effectué tout ou partie de leur scolarité dans un pays où est parlée la langue de la section ou attester d'un niveau suffisant dans la langue de la section ; pour les élèves étrangers, attester d'une connaissance suffisante de la langue de la section et du français". Un arrêté définit les épreuves de l'option internationale au bac.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numj[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numj[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numj[...]

Le concours de l'Onisep
"Vous construisez un diaporama qui présente la place de l'informatique dans un environnement concret…Vous identifiez un métier de l'informatique… Grâce à un contact avec un professionnel vous pourrez témoigner de l'exercice réel de ce métier dans un environnement bien défini". L'Onisep et le Syntec informatique, un organisme professionnel des services informatiques, lancent un concours ouvert aux classes de 4ème et 3ème pour leur faire découvrir les métiers de l'informatique.
http://www.onisep-reso.fr/concours2007/concours_b2i/ind[...]


- Mon enfant    [ Haut ]

Quatre enfants exclus de maternelle pour "attouchements"
Quatre enfants de 5 ans ont été exclus d'une école maternelle de Jonquières (Vaucluse). Ils sont accusés d'avoir procédé à des attouchements sexuels sur une fillette de 4 ans. Les faits n'ont eu aucun témoin adulte ou enfant.

La Fcpe s'étonne de la décision :"cette histoire aurait du rester au niveau local, avec les familles les enseignants : ce ne sont pas des violeurs" a déclaré F. Hamana à l'AFP.

Dans Libération, Françoise Geay, pédopsychiatre, analyse les faits. " Le danger dans ce genre d'histoires est que les adultes projettent leur sexualité d'adultes sur celle des enfants. La sexualité des enfants n'est pas génitale, elle se situe dans le registre de la tendresse, même s'il est vrai que les enfants peuvent parler très crûment. L'irruption de la sexualité adulte, avec ses interdits, dans celle des enfants, peut avoir plusieurs conséquences: une culpabilisation, une fixation sur la chose défendue, une perturbation au niveau de la représentation de la sexualité par l'enfant. On lui présente comme mauvais, dangereux et répréhensible un geste qu'il effectuait en toute innocence. Les adultes stigmatisent une attitude normale de l'enfant… La sexualité… est inhérente au développement normal des enfants. Tous les enfants ne jouent pas à touche-pipi, mais il n'y a rien d'anormal à y jouer vers quatre ans. Il ne faut voir en cela aucun caractère de gravité quand ça se produit entre enfants".

Ce fait divers, et son exploitation médiatique, intervient au moment où la loi sur la prévention de la délinquance est en discussion à l'Assemblée. Face à ce genre d'affaire, on sait que le rapport de l'Inserm préconisait le fichage et la surveillance définitive des enfants et des parents.
http://www.liberation.fr/actualite/societe/206123.FR.ph[...]
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--empl[...]

La musique développe le cerveau
L'éducation musicale développe la mémoire et facilite l'apprentissage de la lecture et des maths. La revue de neurologie Brain publie un article d'une équipe canadienne qui a soumis de jeunes enfants de 4 à 6 ans, étudiant la musique, à des tests de magnéto encéphalographie. Ils ont mis en évidence l'impact de l'apprentissage musical sur le fonctionnement du cerveau. "L'éducation musicale a un effet sur la façon dont le cerveau développe des connexions et sur les fonctions cognitives ne général en relation avec la mémoire et l'attention".
http://brain.oxfordjournals.org/cgi/reprint/awl247v1?ma[...]

Les allocations familiales sont-elles encore un droit, interroge la CSF ?
"A l'occasion de la parution du décret d'application du contrat responsabilité parental le 2 septembre 2006, le ministre de la famille a affirmé qu'il n'y aurait aucune suppression des allocations familiales, ce qui est faux !... Le décret d'application… donne la possibilité au président du conseil général de s'opposer au versement rétroactif des prestations familiales." La Confédération syndicale des familles fait allusion à l'article 1 du décret du 1er septembre 206 qui modifie l'article R 222-4-5 du code de l'action sociale et des familles.

Cet article stipule que "ces dispositions sont également applicables lorsque le président du conseil général envisage soit de demander le renouvellement d'une précédente mesure de suspension de tout ou partie de ces prestations, soit de s'opposer, à l'issue d'une période de suspension de douze mois, à leur rétablissement avec effet rétroactif".

Pour la CSF, par cette mesure, le gouvernement revient sur la nature même des allocations familiales qui passent d'un droit à une prime. "La CSF réaffirme que les allocations familiales ne sont pas une prime au mérite ! Elles concrétisent l'indispensable solidarité entre les familles qui ont des enfants et celles qui n'en n'ont pas. Ce sont des droits qui correspondent à une compensation des charges supportées par la famille pour l'entretien et l'éducation des enfants. Ces droits ouverts doivent donc être respectés !"
http://www.csfriquet.org/actualite/actu-comm2.php?ID=13[...]
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/Visu?cid=782064&in[...]

Le Prix des Jeunes lecteurs récompense Annie Piétri
"Carla aux mains d'or" d'Anne Pietri obtient e Prix des Jeunes lecteurs. Le prix est organisé par la Peep qui réunit un jury d’écoliers de CM1 et CM2 et de collégiens de 6ème. Carla est une jeune couturière qui, en 1681, entre au service de la Grande Demoiselle. Mais elle a un secret…
http://www.peep.asso.fr/contenu.php?affichage=3&id_niv1[...]

Prévention des conduites addictives
EduScol met en ligne une page spéciale qui fait connaître le guide de la Mildt et le livret sur l'éducation aux comportements responsables.
http://eduscol.education.fr/D0190/accueil.htm
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/r2006/genp71.ph[...]

Paris Peuplade
S'organiser pour les trajets des enfants. Proposer des gardes. Echanger des jouets. Organiser des sorties avec les copains. "Paris peuplade" souhaite aider les parents à prendre contact et à s'organiser. Une idée originale qui n'attend que votre participation. C'est un service gratuit.
http://www.paris.peuplade.fr/

Appel des Trophées Apajh
La fédération des Associations pour adultes et jeunes handicapés organise la 3ème édition des Trophées Apajh. Ils récompensent des initiatives qui permettent l'insertion sociale des handicapés. En 2006, le Lycée Collège à l'hôpital et à domicile de Grenoble a obtenu un des 5 trophées pour avoir permis la scolarisation d'adolescents en recourant à la téléconférence et en préparant le retour en établissement scolaire. Les trophées 2007 seront remis en mars. Les initiatives doivent se faire connaître avant le 5 janvier.
http://www.apajh.org

La toxicomanie à Paris
L'Observatoire régional de santé d'Ile-de-France suit très précisément l'évolution de la toxicomanie à Paris. Il signale l'accroissement de la consommation d'alcool et particulièrement de Premix (boisson sucrée alcoolisée), de l'usage de médicaments détournés et la banalisation de la cocaïne dans la capitale devenue "très disponible". Les équipes de soin signalent également les retombées des évacuations de squat. " Suite aux évacuations, conduites en 2004 par la police, de bâtiments occupés par des usagers de drogues, notamment de crack, il a été noté, en 2005, une augmentation de la visibilité de ces usagers dans certains quartiers du nord-est de Paris ainsi que la multiplication et la dispersion, sur ces territoires, des lieux de trafic et de consommation de drogues. Cette situation a engendré la présence d'un plus grand nombre d'usagers de drogues précarisés en errance dans la rue, avec comme conséquence davantage de relations conflictuelles entre usagers de drogues et riverains, usagers de drogues et forces de l'ordre et usagers de drogues entre eux. Les usagers évacués qui ont pu réinvestir des squats semblent avoir choisi des lieux moins visibles et donc plus clandestins et se montrent peu disposés à révéler l’emplacement des lieux qu’ils investissent, y compris aux équipes de réduction des risques. Ceci rend le travail de prises de contact plus difficile pour les équipes mobiles et par conséquent accroît la marginalisation de cette population et son éloignement des interventions qui lui sont destinées".
http://www.ors-idf.org/etudes/pdf/RapportTREND2005.pdf


- La ressource du mois    [ Haut ]

"Enseigner le calcul", le nouveau dossier du Café
Avez-vous déjà vu un élève de CP redoubler parce qu’il ne savait pas ses tables de calcul ? Sans doute rarement. Contrairement à sa performance en lecture, véritable épée de Damoclès suspendue au-dessus de son avenir scolaire, les compétences réelles en calcul restent souvent peu discriminantes au cycle II.

Pourtant, dès les évaluations faites au CE2, on constate des écarts de performance qui inquiètent les enseignants : « Il confond les chiffres et les nombres ! » ; « Il n’arrive pas à maîtriser les techniques opératoires » ; « Il passe un temps fou sur les calculs »… C’est donc bien que le calcul, comme la lecture, mérite bien un débat sérieux. Comme pour la lecture, nombre de connaissances, notamment en psychologie, viennent nourrir le débat et permettre à l’enseignant un large pouvoir d’agir.

En effet, les apprentissages mathématiques à l’école élémentaire relèvent tellement de l’implicite, pour tout adulte non spécialiste, qu’il est fondamental d’interroger, d’un point de vue historique, social, mathématique, didactique, ces savoirs « incorporés », dans le but de mieux comprendre quelles difficultés ils peuvent poser à l’élève, si l’enseignant n’y prend pas garde, s’il ne s’est pas penché professionnellement sur la question.

Dans ce dossier, nous tenterons de passer en revue quelques apports des grandes théories de la recherche, en en présentant ici une brève synthèse, mais aussi en donnant la parole à quelques acteurs qui viendront éclairer le débat de leur point de vue. Le lecteur attentif comprendra que les focales sont multiples et les points de vue argumentés. Le Café ne craint pas le débat, pour peu qu’il soit constructif.

On y comprendra qu’il en est pour le calcul comme pour la lecture : c’est bien toujours de compréhension qu’il est question, d’outillage culturel progressivement construit par l’humanité pour agir et penser le monde.
Le dossier mensuel du Café
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/calcul/index.ph[...]


- Bibliographie : Devenir parent délégué    [ Haut ]

"Cette seconde édition veut inciter les familles à s'engager et les accompagner pour réussir dans une mission parfois délicate". Maurice Chabannon, ancien chef d'établissement, a conçu ce guide pour aider les parents délégués à comprendre et agir efficacement dans le système éducatif.

L'ouvrage présente les instances locales et nationales (souvent mal connues) ainsi que les acteurs de l'établissement. Bien entendu on y apprend ce qu'il faut savoir pour participer au conseil de classe ou de discipline.

Mais il va bien au-delà. Pour être un partenaire efficace, les parents ont besoin de mieux connaître l'Ecole et ses enjeux. C'est pourquoi il n'hésite pas à faire un bref historique de l'école et de la pédagogie. Il montre également les enjeux actuels du système éducatif. On appréciera cet effort pour cadrer les problèmes. Ainsi, à propos du conseil de classe, il évoque les questions pédagogiques, la note de vie scolaire, le redoublement, l'absentéisme, la qualité de la vie de classe : autant de domaines importants pour assurer la liberté d'intervention des parents : être libre c'est être conscient des choix que l'on fait.

Au conseil de discipline il invite à "être juste et impartial" ce qui nécessite une bonne compréhension de ce qu'est l'autorité. On appréciera par exemple la lecture critique qui est faite de la circulaire Fillon sur les punitions collectives (p.34).

Par la richesse de l'information, la distance que l'auteur sait prendre et sa parfaite connaissance des enjeux de l'Ecole, cet ouvrage est une aide puissante pour les parents qui entament un mandat de délégué. Il pourra servir à leur formation.
Chabannon Maurice, Devenir parent délégué, Grenoble, Crdp, 2006, 336 pages.
http://www2.crdp.ac-grenoble.fr/scripts/vel/vel.dll/voi[...]
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/r2006/indexp.ph[...]

- Bibliographie : Le collège à l'usage des parents    [ Haut ]

"Voilà donc le grand mérite de ce livre :il donne les clés pour comprendre et les moyens pour se faire entendre…Ce livre prend les parents au sérieux. C'est dire qu'il prend l'Ecole au sérieux". Cette remarque flatteuse de P.Meirieu ouvre l'ouvrage de Gérard Lesage Le collège à l'usage des parents".

Celui-ci a rude tâche : rendre lisible le collège aux parents de façon à ce qu'ils puissent y jouer tout leur rôle. Aussi, G.Lesage nous invite à suivre Camille, une collégienne. De l'inscription et des achats de rentrée au dernier conseil de classe, Camille nous fait rencontrer les acteurs et les organes du collège. Mais avec Camille on se pose aussi la question du travail scolaire, des trajets, de la cantine, de la drogue, de la violence scolaire etc.

Sur tous ces points, G. Lesage apporte des informations lisibles et fiables. On appréciera par exemple les dossiers sur la dispense d'éducation physique ou les accidents scolaires, ou encore un remarquable questionnaire sur le conseil de classe. L'ouvrage est vivement recommandé.
Gérard Lesage, Le collège à l'usage des parents, Grenoble, Crdp, 2006, 390 p.
http://www2.crdp.ac-grenoble.fr/scripts/vel/vel.dll/voi[...]

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