La page des parents (Café N° 77)

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- A la Une : Réussite scolaire : comment réduire les inégalités ?

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Édition du 12-11-2006

- François Jarraud -

- A la Une : Réussite scolaire : comment réduire les inégalités ?    [ Haut ]

"L'avenir des enfants se joue avant 6 ans" titre Le Figaro du 9 novembre. "La réussite scolaire dépend des classes" affirme avec malice le quotidien 20 Minutes. Avec leurs préoccupations éditoriales propres, les deux journaux réagissent à une étude publiée par l'Insee dans son "Portrait social" de la France.

Selon Jean-Paul Caille et Fabienne Rosenwald (Depp – MEN), si " les deux tiers des enfants d’ouvriers non qualifiés atteignent aujourd’hui la sixième à l’heure ou en avance alors que, parmi les élèves entrés au CP en 1978, moins de la moitié d’entre eux ont connu un tel parcours… Reste qu’au-delà de ces évolutions, les disparités sociales demeurent importantes". Selon eux, "le niveau de compétences à l’entrée au CP est lui-même le produit de différents facteurs… De fait, les chances de parvenir en sixième à l’heure ou en avance sont deux fois plus liées à ce niveau initial qu’à l’origine sociale ou au niveau d’études des parents. Ce lien apparaît dès le début de la scolarité élémentaire mais il s’intensifie au fur et à mesure de son avancement… De toutes les caractéristiques de l’élève prises en compte, c’est ce niveau à l’entrée au CP qui pèse le plus fortement sur les chances de parvenir sans redoublement en sixième : son impact est cinq fois plus fort que celui du diplôme de la mère ou de l’origine sociale".

Ainsi l'Ecole, injuste socialement, accentuerait l'inégalité. " Les disparités sociales en fin d’école élémentaire résultent donc de la conjugaison de deux phénomènes. D’une part, les performances scolaires des écoliers sont très liées à leur degré de compétences à l’entrée au CP, lui-même variable selon le milieu social d’origine ; d’autre part, à niveau initial comparable, les enfants originaires des milieux sociaux les plus favorisés ou ceux dont les parents sont les plus diplômés progressent davantage, si bien que les inégalités sociales se creusent au fur et à mesure de l’avancée dans la scolarité élémentaire".

Incontestable par ses données, cette étude amène à réfléchir aux politiques à mettre en œuvre pour avoir une école plus juste socialement.

Ce qui passe d'abord par une relecture des résultats. Car, quand elle lie le résultat scolaire au niveau à l'entrée en C.P., elle affirme que " le niveau de compétences…est lui-même le produit de différents facteurs". Ce qui renvoie la genèse des inégalités jusqu'à l'entrée même à l'Ecole.

C'est d'ailleurs ce que fait Marie Duru-Bellat, dans l'ouvrage Améliorer l'école (PUF), quand elle déclare que "ces inégalités sont déjà en germe dès l'entrée à l'école maternelle". Alors l'avenir des enfants se joue-t-il avant 3 ans ? Pour M. Duru-Bellat, "le développement (de l'enfant) est social dès la première heure, avec pour conséquences que les pratiques éducatives parentales exercent une forte influence. Or ces dernières portent la marque des inégalités matérielles ou culturelles qui caractérisent les familles… Ces écarts sociaux ne sont pas atténués par la fréquentation de l'école maternelle, car celle-ci s'avère bénéfique pour tous les enfants, quel que soit leur milieu social". Ce sont donc les choix et les stratégies familiales qui creuseraient les écarts sociaux. Marie Duru-Bellat a beau jeu de rappeler que, au secondaire, "les enfants de milieu populaire visent moins haut que leurs camarades de milieu plus favorisé" et que "les élèves de milieu populaire fréquentent les (établissements) les moins efficaces". Ce qui l'amène logiquement à proposer, pour lutter contre les inégalités, "des politiques dépassant le cadre de l'école, pour rendre les familles moins inégales".

Doit-on pour autant totalement dédouaner l'Ecole et abandonner toute politique scolaire ? L'Ecole peut au moins agir sur ses propres établissements pour diminuer les inégalités d'accès. Elle peut lutter contre les ghettos scolaires, diminuer la sélection qui frappe certaines filières et en éloigne les couches populaires, mettre en place des politiques d'éducation prioritaire plus efficaces. Mieux connaître les inégalités sociales à l'Ecole ne veut pas dire s'y soumettre avec fatalisme.
http://www.insee.fr/fr/ppp/publications/ficref_frame.as[...]
http://www.cafepedagogique.net/disci/biblio/72.php
http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html


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Des parents satisfaits mais qui regrettent le bon vieux temps
Nostalgie. C'est ce qui ressort du sondage réalisé par la Sofres pour les Entretiens Nathan qui, comme par hasard, ont pour thème " « Quel avenir pour l'école? Entre passéisme nostalgique et utopie moderniste ».

Le passéisme c'est justement ce qui ressort de ce sondage. Les trois quarts des parents et des enseignants estiment que l'Ecole fonctionne bien… mais, forcément, "moins bien qu'avant". Et presque la moitié des uns et des autres croit que ça ira encore plus mal à l'avenir.

Pourtant ils trouvent que le matériel pédagogique est plus abondant, que les relations profs –parents sont meilleures et que coté notes c'est mieux aussi. Ce qui se dégrade, c'est l'autorité des professeurs (84% des parents et des profs) et la transmission de valeurs morales et civiques (les trois quarts des uns et des autres). Dans les disciplines tout va mieux sauf, bien sûr, l'orthographe et la lecture.

Les remèdes : plus de profs, plus de surveillants, plus d'ordinateurs aussi : la très grande majorité des parents veulent un ordinateur par élève même s'ils estiment que ça creusera les inégalités.

De ce questionnaire traditionaliste le Café a surtout retenu la mise en évidence de poches de souffrances. Les L.P., les établissements de région parisienne comptent davantage d'enseignants en souffrance.
http://permanent.nouvelobs.com/dossiers/documents/sonda[...]
http://www.nathan.fr/entretiens/

Touts petits et déjà inégaux
"Le nombre de places dans les crèches collectives ou familiales est très variable d’une région à l’autre. Certaines ont un taux d’équipement très élevé : l’Ile de France arrive en tête avec 175 places offertes pour 1 000 enfants de moins de trois ans… A l’inverse, la région Nord Pas-de-Calais a un taux d’équipement faible, 36 places pour 1 000 enfants, alors que les enfants de moins de 3 ans sont plus nombreux qu’ailleurs (4,2%)". L'observatoire des inégalités met en évidence ces inégalités d'accès aux crèches.
http://www.inegalites.fr/article.php3?id_article=584

Quand les progrès de la scolarisation se font aux dépens des tout petits. A propos du Rapport mondial sur l'éducation pour tous
"Malgré l’impact avéré des interventions précoces sur le bien-être des enfants et leur future réussite scolaire, très peu nombreux sont les pays, en particulier dans le monde en développement, qui ont une politique nationale de la petite enfance qui intègre la protection, la santé et la nutrition avec l’éducation. Ce sont pourtant les enfants pauvres et défavorisés qui peuvent le plus profiter de ces programmes". Réalisé par l'Unesco, le Rapport mondial de suivi sur l'éducation pour tous 2007 met le doigt sur l'inégalité d'accès à l'enseignement préélémentaire.

"La scolarisation dans l'enseignement préélémentaire a triplé depuis 1970 mais le taux reste très bas dans la plupart des pays en développement". En effet, il est de 12% en Afrique subsaharienne, de 16% dans les pays arabes, de 40% en Asie de l'est. Encore faut-il noter que la moitié des pays du monde n'ont pas de programme de scolarisation avant 3 ans.

Pour l'Unesco cette situation est préjudiciable aux enfants des milieux défavorisés. Elle est également contraire à la Convention internationale des droits de l'enfant.

Comment l'expliquer ? Pour l'Unesco, les gouvernements accordent peu d'importance à l'enseignement préélémentaire dans leurs dépenses". D'une certaine façon ces enfants font les frais du développement des autres secteurs de l'éducation.

Dans les pays en développement, les états ont énormément augmenté leur offre éducative dans l'élémentaire. Aujourd'hui le taux de scolarisation à ce niveau atteint 86%. Il a progressé de 27% en Afrique subsaharienne, de 19% en Asie du sud (mais seulement de 6% dans les pays arabes). Cette croissance a créé des tensions dans les finances publiques à la fois parce qu'il a fallu embaucher des enseignants et construire des écoles et parce qu'il a fallu développer des programmes spécifiques pour faire venir les enfants pauvres, les filles, les minorités et les ruraux à l'école. Par exemple, certains états ont supprimé les frais d'écolage payés par les parents et ont du les suppléer. Ailleurs les écoles distribuent de la nourriture. Souvent il a fallu aménager les écoles pour accueillir les filles (même si encore aujourd'hui seules 94 filles sont scolarisées pour 100 garçons). Ou encore développer du matériel scolaire en langue locale.

A ces tensions générées par le développement rapide du primaire, s'ajoutent maintenant celles qui proviennent de l'explosion du secondaire. Un secteur qui progresse et qui devrait continuer à le faire (le taux de scolarisation du secondaire n'est encore que de 30% en Afrique subsaharienne, 51% en Asie du sud et 66% dans les pays arabes).

Dans les pays développés, "un nombre croissant de pays accorde une priorité élevée à l'éducation des tout jeunes enfants ainsi qu'à la qualité des services. Les premières années sont de plus en plus considérées comme l'une des clés de la réussite des politiques sociales, familiales et éducatives" évoquait un récent rapport de l'Ocde. La plupart des pays développés sont engagés dans des politiques qui visent à augmenter leurs investissements dans ce domaine. La France paraît particulièrement bien placée avec un effort financier qui est à peu près le double de celui des grands pays développés.

Mais, en France, la crise rattrape la scolarisation à deux ans qui est en chute libre : le taux de scolarisation à deux ans est passé de 35% en 2000-2001 à 24% en 2005-2006. Cela résulte d'un double mouvement. Les bambins sont victimes de la pression des choix budgétaires : ici on privilégie le budget des universités à celui du préélémentaire. Surtout le principe même de la scolarisation à deux ans est contesté par certains psychiatres.

Pourtant des travaux ont attesté des bienfaits de la scolarisation précoce, particulièrement pour les enfants des familles défavorisées. On le savait en France depuis l'étude de J.P. Caille : " "À l’entrée en CP, les évaluations cognitives des élèves montrent que ce sont les élèves des catégories sociales défavorisées, mais aussi ceux des catégories sociales les plus favorisées qui bénéficient le plus de la scolarisation précoce. Elle est également plus bénéfique en ZEP que hors ZEP. Concernant l’accès au CE2 sans redoublement, également, l’effet positif associé à une scolarisation à deux ans s’observe principalement chez les enfants de cadres et d’ouvriers, et bénéficie particulièrement aux élèves de nationalité étrangère ou de parents immigrés".

Il est intéressant de voir l'Ocde, puis maintenant l'Unesco appeler les Etats à se mobiliser pour le développement du préélémentaire. Cette évolution mondiale sera-t-elle assez forte pour inverser la tendance en France et surtout permettre une amélioration du sort des enfants des PVD ? L'égalité des chances passe par là.
http://portal.unesco.org/education/en/ev.php-URL_ID=495[...]
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index200906.php
http://www.cafepedagogique.net/disci/primaire/57.php#29[...]

Une mère de famille sanctionnée pour absentéisme
400 euros : c'est l'amende qu'une mère de famille de Cambrai (59) a été condamnée à payer pour les absences répétées de son fils de 14 ans au collège.

Cette politique est couramment utilisée en Angleterre où elle n'arrive pas à faire baisser le taux d'absentéisme. La récente loi sur le contrat parental prévoit également, en France, la suppression des allocations familiales par le président du Conseil général.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--empl[...]
http://www.cafepedagogique.net/disci/europe/76.php

Le poids des cartables pèse sur l'Ecole
Le 6 novembre pour la rentrée, la Peep organisait une "opération pesée" à L'Hay les Roses. Les cartables des collégiens s'échelonnaient de 4 à 13 kilos soit nettement plus que le poids réglementaire. A vrai dire, la question est ancienne. La numérisation apportera-t-elle la solution ?
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--empl[...]
http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/educationnat[...]
http://www.cafepedagogique.net/expresso/indexe20d.php?e[...]

Une lauréate du Prix National de l'Education privée de bourse
Comment l'éducation nationale peut-elle laisser tomber la meilleure lycéenne de France et lui refuser une bourse de mérite ? L'histoire de Clotilde Berthe illustre de façon éclatante les lourdeurs du fonctionnement administratif du ministère de l'éducation nationale. Peut-être montre-t-elle également les limites des dispositifs "au mérite" ?

Revenons en arrière : le 7 juin 2005, lors d'une cérémonie au ministère, Gilles de Robien remet personnellement à Clotilde Berthe, élève au Lycée Bernard Palissy de Gien, le Prix National de l'Education. Ce prix, selon le Bulletin officiel du ministère, "est attribué à un(e) lauréat(e)… (qui) devra posséder un ensemble de qualités : réussite scolaire, palmarès sportif, engagement personnel au service de la collectivité, démontrant des capacités à s’engager à tous les niveaux (scolaire, sportif et social), aussi bien dans le cadre de l’établissement que hors de l’établissement… Plus qu’une distinction honorant les qualités personnelles d’un élève, le prix de l’éducation a donc aussi valeur d’exemple et d’entraînement pour l’ensemble de la communauté scolaire et permet de valoriser la diversité des talents et la multiplicité des réussites". On aura compris qu'il récompense le "meilleur lycéen de France", c'est-à-dire celui qui cumule un bon niveau scolaire et sportif avec un esprit de camaraderie remarqué.

Rentrée 2005 : Clotilde Berthe entame des études de médecine. Celles-ci pèsent fortement sur le budget modeste de sa famille. Ses parents demandent une bourse de mérite (6 100 euros par an) qui lui permettrait de ne pas avoir à travailler pour payer ses études. La bourse lui est refusée. Des démarches auprès du recteur d'Orléans-Tours, puis auprès du cabinet de Gilles de Robien se heurtent à un refus.

Pour l'administration, Clotilde Berthe aurait du déposer un dossier de demande de bourse sociale étudiante dans le courant de l'année scolaire 2004-2005. Comme l'explique le recteur d'Orléans-Tours "un appel à candidature est adressé chaque année mi-juillet aux jeunes bacheliers ayant obtenu le baccalauréat avec "mention très bien" (c'est le cas de C. Berthe) et reçu un avis d'attribution conditionnelle de bourse d'enseignement supérieur… Votre fille n'a pu à cette époque être sollicitée puisqu'elle n'avait pas au préalable constitué de dossier de demande de bourse sur critères sociaux." Bien que les bourses de mérite ne soient pas attribuées automatiquement, pour le ministère les délais sont dépassés. Les demandes de Mlle Berthe sont rejetées.

Mme Berthe souligne qu'elle ne pouvait pas prévoir plusieurs mois à l'avance que sa fille aurait la mention très bien au bac et qu'elle obtiendrait cette si éclatante distinction. Elle regrette maintenant de ne pas avoir rempli à tout hasard un dossier. "Dans tous les cas, même si nous n'arrivons pas à nous faire entendre, nous voulons que notre histoire serve aux autres familles. Il faut qu'elles sachent qu'elles doivent toujours déposer un dossier de bourse avant d'envoyer un enfant à l'université" a déclaré Mme Berthe au Café.

Peut-être aussi les félicitations du recteur, la réception au ministère, la remise de ce prix exceptionnel des mains du ministre ont pu laisser croire que Clotilde Berthe avait bien mérité et qu'elle serait suivie avec sympathie par l'Etat.

Un an après, l'atterrissage est rude. L'élève "exemplaire" garde des enfants pour payer ses études en médecine, au risque de louper le concours d'entrée en seconde année.

Le 31 août 2006, lors de sa conférence de presse de rentrée, Gilles de Robien évoquait le mérite. "J'ai voulu que la promotion par le mérite retrouve toute sa place à l'Education nationale… L'Education nationale a aussi le devoir de distinguer par une aide tous ceux qui par leurs efforts ont montré qu'ils étaient attachés à l'ambition scolaire, qu'ils voulaient réussir. Nous avons donc décidé un effort sans précédent en faveur des bourses au mérite… C'est… un signe évident de notre volonté de relancer l'ambition scolaire". Effectivement Clotilde Berthe est "un cas exemplaire".
http://www.education.gouv.fr/cid705/index.html
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index080605.php
http://bemol.ac-orleans-tours.fr/rectorat/documentation[...]

Les parents veulent développer l'enseignement du breton
"Dans le Finistère, les services académiques semblent répondre de manière satisfaisante aux demandes parentales concernant l’enseignement en breton à parité horaire dans les écoles publiques. Cette année, quatre écoles ont ouvert pour la première fois une classe bilingue et d’autres écoles ont vu leur filière breton-français confortée. Il semble incompréhensible au regard de l’égalité de traitement des citoyens face au service public d’éducation qu’il n’en soit pas de même dans les autres départements placés sous votre juridiction. En particulier dans le Morbihan et les Côtes d’Armor où des demandes parentales, conformes pourtant aux circulaires de l’Education nationale concernant la création de classes bilingues à parité horaire, ne sont pas satisfaites". La Fcpe du Finistère demande l'ouverture de classes bilingues dans les écoles de Bulat- Pestivien et de Languidic.
http://www.fcpe29.fr/communiques-du-cdpe29/refus-classe[...]

La Peep embarrassée par la carte scolaire
" Lorsque les familles trouveront à proximité de leur domicile des établissements à la mesure de leurs attentes pour la grande majorité des élèves, les transferts de secteurs devraient disparaître d’eux-mêmes". Cette conclusion des propositions de la Peep sur la sectorisation illustre l'embarras de l'association de parents d'élèves. Comment faire plaisir aux attentes de tous, y compris aux moins recommandables ?

Du coup la Peep fait davantage un inventaire qu'elle ne prend position. " Puisque l’attrait des « bons établissements n’est plus à faire », il faut prendre en charge et apporter encore plus à ceux qui n’ont plus d’attrait pour les familles" d'un côté, " ne faudrait-il pas revoir l’idée généreuse des années 70-80 de la totale hétérogénéité des classes en terme de niveau ? Certains collèges de quartiers moins réputés ont su garder leur population scolaire en osant proposer des classes « à profil »" de l'autre. Dans la liste des propositions, nous avons également relevé cette suggestion vraiment révolutionnaire : " il peut être envisagé d’imposer sur chaque secteur d’établissement un quartier reconnu défavorisé sur la ville ou le canton, au même titre que la loi Gayssot demande à chaque commune d’accueillir 20 % de logement HLM sur son territoire. Il serait par exemple imposé aux collèges publics d’avoir un pourcentage de 20 % d’enfants issus de ces quartiers ou répondant à des critères sociaux définis. Les dotations pourraient être mise en place en fonction de ces objectifs atteints ou dépassés".
http://www.peep.asso.fr/documents/contenu/propositions_[...]

La Peep condamne la campagne de Sos Education
"La Fédération PEEP (Parents d’Elèves de l’Enseignement Public), n’a pas attendu les querelles actuelles pour se préoccuper du niveau en lecture des élèves. Elle refuse que ce point crucial de la réussite des enfants à l’école devienne un enjeu d’idéologies politiciennes et fasse l’objet d’une inadmissible campagne de délation des enseignants par les parents". Après la Fcpe, qui s'était élevée dès le 17 octobre contre la campagne de Sos Education, la Peep adopte une position modérée sur l'apprentissage de la lecture. Elle assure que "la mise en œuvre pédagogique et didactique de cet enseignement, dans le respect des programmes, est du ressort de l’enseignant, le mieux à même de connaître ses élèves et leurs besoins".
http://www.peep.asso.fr/actualite.php?id_actu=105&PHPSE[...]
http://www.fcpe.asso.fr/ewb_pages/a/actualite-fcpe-1535[...]

Rentrée difficile pour les élèves handicapés estime l'Apajh
Selon le Collectif pour la refondation d'une politique du handicap, qui regroupe une trentaine d'associations dont l'Apajh, la rentrée reste difficile pour les élèves handicapés. La moitié des appels reçus par le Collectif porteraient sur l'insuffisance des moyens accordés. L'obtention d'une auxiliaire de vie scolaire (AVS) serait difficile aussi bien du fait du manque d'effectifs que du manque d'heures attribuées.

Selon l'AFP, les parents d'un enfant scolarisé à Paris auraient porté plainte car en attente depuis deux ans d'une AVS.
http://www.apajh.org/apajh/site_internet/accueil.178.ht[...]
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--empl[...]

Accessibilité et handicap au Salon de l'éducation
L'accessibilité de l'élève en situation de handicap à l'école sera au cœur d'une table ronde organisée au Salon de l'éducation le dimanche 19 novembre à 9h45. La loi du 11/02/05 qui a inscrit la norme de l'intégration scolaire des enfants handicapés n'a pas pour autant levé tous les obstacles. Laurence Rambour, juriste en charge des questions scolaires au sein de l'AFM, Alexis Riday, étudiant et auteur du livre "A la Fac comme dur des roulettes" (Dianoia) échangeront sur cette réforme essentielle.
http://www.salon-education.org/articles.php?lng=fr&pg=7[...]
Télécharger une invitation gratuite
http://www.salon-education.org/articles.php?lng=fr&pg=8[...]
Le handicap et l'Ecole dans le Guide de rentrée
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/r2006/gen27.php

Aider la cantine pour aider l'école
Selon Le Soleil, le Programme alimentaire mondial mettra à disposition de 23 collèges sénégalais de zone rurale des vivres pour ouvrir des cantines dans les établissements. Le programme vise à aider à la scolarisation des villageois.
http://fr.allafrica.com/stories/200610301275.html

Ghana : Quand l'école explose…
"Les classes se tiendront certainement sous les arbres. Mais qu'est-il préférable ? Un enfant qui ne va pas à l'école ou un enfant qui a la chance de suivre des cours sous un arbre ?" La suppression des frais de scolarité a fait exploser le nombre des écoliers au Ghana; Le taux de scolarisation est passé en un an de 59 à 69%. Résultat :il manque 17 000 enseignants et 13 400 salles de classe. L'Etat a demandé aux églises de prêter leurs salles de réunion et décidé d'organiser l'enseignement par session : chaque élève ne va à l'école qu'une demi-journée.
http://fr.allafrica.com/stories/200610130843.html

Une nouvelle édition du Café pédagogique
Recevez gratuitement chez vous toutes les informations nécessaires aux parents pour aider leur enfant dans sa vie scolaire et son orientation. Parents, lycéens et enseignants, si vous vous intéressez à l'orientation, à la psychologie et au mode de vie des jeunes, abonnez-vous ! Cette édition mensuelle paraît tous les 15 du mois.
http://www.cafepedagogique.net/mailing.php

- L'Orientation    [ Haut ]

Lycéens : Orientation ou sélection ?
Face au taux d'échec en université, comment orienter les lycéens ? Le ministre semble avoir trouvé une solution acceptable. "Dès janvier, après la délivrance des bulletins du premier trimestre, tout élève de classe terminale qui envisage d’entrer à l’université est invité à adresser à l’(aux) établissement(s) de son choix et relevant de la zone dans laquelle il a vocation à être inscrit un dossier comportant, d’une part, ses bulletins scolaires de première et de terminale, d’autre part, la mention de la (des) licence(s) dans laquelle (lesquelles) il souhaite s’inscrire. En retour, l’établissement sollicité établi un bilan de compétence de l’intéressé et analyse sa demande en fonction de sa capacité à suivre un cursus universitaire (au moins jusqu’à bac +3), du degré d’exigence de la (des) filière(s) envisagée(s), des débouchés ou de l’existence éventuelle, comme en médecine, d’un numerus clausus ; elles peuvent, le cas échéant, proposer un entretien au lycéen. La réponse adressée à l’élève prend la forme soit d’un encouragement à s’inscrire dans l’une des formations envisagées, soit d’une recommandation à infléchir ses vœux en choisissant un autre cursus au sein de l’université, soit d’une incitation à s’orienter en direction des formations courtes professionnalisées, en particulier dans les STS qui ont vocation à accueillir prioritairement les bacheliers professionnels mais aussi les bacheliers technologiques tertiaires. Sur la base de ces éléments, l’élève prend sa décision en connaissance de cause".

Le dispositif annoncé par le ministre fin septembre semble à première vue respectueux de la liberté des lycéens et du droit d'inscription lié à la possession d'un baccalauréat.

Est-il nécessaire ? Il est vrai que le taux d'échec en université est important. Ainsi, 5 ans après leur inscription en université 71% des bacheliers généraux ont pu entrer en second cycle universitaire contre 26% des bacheliers STT et 11% des bacheliers professionnels.

Le devenir des étudiants est aussi éclairant. Si 3% seulement des étudiants en STS se réorientent au bout d'un an, c'est le cas de la moitié des élèves des prépas littéraires ou de 16% des étudiants en université. Comment expliquer ces décalages ? Le type de bac joue fortement : ainsi en université 83% des bacheliers généraux ne changent pas d'orientation à la fin de la première année, contre la moitié des bacheliers technologiques ou professionnels. Comment expliquent-ils ces difficultés ? Plus d'un étudiant en université sur deux a du mal à s'organiser dans son travail et un sur trois manque d'intérêt pour les matières étudiées. Ces facteurs d'échec viennent bien avant les difficultés matérielles. On mesure là l'importance de dispositifs comme les TPE qui justement apprennent à gérer le temps et donnent du sens aux disciplines. Mais l'encadrement est aussi en cause. Ainsi seulement un étudiant en université sur cinq trouve du soutien pédagogique dans l'établissement.

La nouvelle procédure est-elle à même de répondre à ces difficultés ? Il apparaît clairement que les universités ne seront pas capables d'un suivi individualisé des dossiers mais traiteront les dossiers de façon automatique en appliquant les incitations ministérielles. Selon le texte, au vu du dossier, la réponse envoyée au lycéen prendra "la forme soit d'un encouragement à s'inscrire…, soit d'une incitation à s'orienter en direction des formations courtes professionnalisées, en particulier dans les STS qui ont vocation à accueillir prioritairement les bacheliers professionnels mais aussi les bacheliers technologiques tertiaires".

On peut craindre que les universités prennent appui sur ces instructions pour décourager de façon systématique les inscriptions des bacheliers technologiques et professionnels en les invitant à s'inscrire en STS. La procédure ministérielle prévoit d'ailleurs, qu'au terme de l'échange avec le lycéen, si celui-ci ne se plie pas à toutes les formalités exigées, l'université puisse simplement lui claquer la porte au nez.

Or ce n'est déjà pas par hasard que ces lycéens des filières technologiques et professionnelles viennent s'inscrire en fac. Ce n'est pas par manque d'information. La majorité d'entre eux s'inscrivent en université parce que leur dossier a été refusé en STS ou en IUT. Des filières où les places sont chères et qui pratiquent depuis longtemps la sélection. On peut donc craindre que la procédure ministérielle permette seulement aux universités de diminuer leurs charges. Et que ce soit son seul objectif.
Conférence de presse de rentrée (pdf)
http://media.education.gouv.fr/file/87/1/2871.pdf
Le devenir des bacheliers
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni/ni2005/ni[...]

Le rapport Hetzel
Le rapport Hetzel propose de revoir l'orientation des lycéens de façon profonde en organisant une réorientation à la fin du premier semestre universitaire. Un dossier complet en page "Lycéens".
http://www.cafepedagogique.net/disci/lyceens/77.php

Le Salon de l'éducation carrefour des formations et des métiers
Pour sa huitième édition 16 au 19 novembre prochain, le Salon de l’éducation rassemblera des professionnels de l’enseignement pour permettre au grand public de mieux comprendre les enjeux de la formation tout au long de la vie. Plus de 2000 exposants seront ainsi à disposition de tous les publics. Pour les parents et les élèves, le Salon de l'éducation est le seul moment de l'année où ils sont en contact avec l'ensemble des métiers et des formations.

Pour les enseignants c'est aussi un lieu de contacts et de réflexions. Les débats et conférences au programme de cette édition relaient en grande partie des sujets plus que jamais d’actualité. Par exemple, la mobilité en Europe est-elle finalement en passe de devenir une réalité ? L’école est-elle toujours un droit pour tous ? Enseigner est-il impossible ? Des écrivains, des sociologues, des enseignants, des chercheurs ouvrent des pistes…
http://www.salon-education.org/
http://www.salon-education.org/articles.php?lng=fr&pg=8[...]

Sciences : La désaffection des filières scientifiques est sélective
" Les filières scientifiques sont indéniablement en perte de vitesse, avec une baisse globale des effectifs d’environ 6 % sur la période 1995 1995-2000 20005. La baisse a perduré durant la période 2000 2000-2005, mais dans une moindre mesure (– 3 %)" précise une récente Note du Centre d'analyse stratégique, un service du Premier ministre. Mais cette désaffection touche essentiellement le premier cycle universitaire. " Si le nombre de bacheliers S est quasi stable depuis 1996, première année où l’on a enregistré la première baisse importante des inscriptions dans les filières scientifiques à l’université, l’analyse des taux de poursuite des nouveaux bacheliers dans les différentes filières montre une désaffection pour les « disciplines générales » de l’université. En effet, le taux de poursuite des bacheliers généraux dans les filières Sciences à l’ l’université a chuté de près de la moitié entre 1995 et 2005, passant de 19,7 % à 11,7 %, celui des bacheliers S, quant à lui, passant de 39,9 % à 22,8 %. À l’inverse, les filières universitaires les plus sélectives (Santé et écoles d’ingénieurs à l’université notamment) ont bénéficié d’un afflux de nouveaux bacheliers".

Cette désaffection ne tient pas au hasard. Une récente étude ministérielle, citée dans L'Expresso du 29/9/2006, montre que " tous les résultats obtenus convergent pour démontrer des conditions d'insertion professionnelle plus difficiles et la moindre valorisation – en termes de qualification et de rémunération - des sortants diplômés d'une formation en sciences fondamentales comparativement aux sortants diplômés d'une formation en sciences appliquées".
Etude (pdf)
http://www.strategie.gouv.fr/IMG/pdf/noteveille30.pdf
Rappel : L'Expresso du 29 / 9
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index290906.php
Rappel: Colloque Comment donner le goût des sciences
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index141005.php

Les métiers de la Fonction publique au CIDJ
10 600 postes d'infirmières, 6 000 postes d'aides soignants : en 4 ans la fonction publique hospitalière recrutera près de 20 000 personnes dans la seule Ile-de-France. D'autres secteurs de la Fonction publique vont également multiplier les embauches : social, restauration, travaux publics, espaces verts, enfance etc. Le CIDJ présentera le 29 novembre ces métiers en présence de professionnels des différents services publics.

Et si travailler aux Etats-Unis vous tente, ce sera le thème d'une autre journée du CIDJ le 15 novembre.
http://www.cidj.com/desktopdefault.aspx

Sections internationales : admission et évaluation
Le B.O n°38 publie trois textes qui fixent les conditions d'admission, d'organisation et d'évaluation dans les sections internationales de l'école au lycée. Ainsi, au collège, "le dossier doit comporter les pièces justifiant les conditions d'admission suivantes : pour les élèves français, être issus d'une section internationale d'école ou avoir effectué tout ou partie de leur scolarité dans un pays où est parlée la langue de la section ou attester d'un niveau suffisant dans la langue de la section ; pour les élèves étrangers, attester d'une connaissance suffisante de la langue de la section et du français". Un arrêté définit les épreuves de l'option internationale au bac. L'Expresso a annoncé ces textes le 2 octobre.
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/38/MENE0601957D.ht[...]
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/38/MENE0601959A.ht[...]
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/38/MENE0601958A.ht[...]

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Jeunes et vieux : ruptures et liens
" Les jeunes doivent-ils aujourd’hui dénoncer une rupture unilatérale du pacte générationnel, faite à leur défaveur par leurs propres aînés ? " demandait le sociologue Louis Chauvel en 2003. Il dénonçait une rupture complexe dont nous extrayons quelques éléments. "Le premier élément concerne la répartition du pouvoir d’achat : en 1975, les salariés de cinquante ans gagnaient en moyenne 15 % de plus que les salariés de trente ans, les classes d’âge adultes vivant alors sur un pied d’égalité. Aujourd’hui, l’écart est de 40 % : les fruits de la croissance économique, ralentie depuis 1975, ont été réservés aux plus de 45 ans… Le deuxième facteur affecte les progrès des qualifications. En moyenne, d’années en années, la part des salariés porteurs d’une responsabilité ou d’une expertise valorisées continuent de s’accroître, même depuis la " crise ". Cette croissance est consubstantielle à notre représentation du progrès social. Pourtant, chez les salariés de trente ans, la part de ces emplois est la même aujourd’hui qu’en 1980, sans progression sensible : pour l’essentiel, l’expansion des cadres est portée aujourd’hui par la dynamique des quinquagénaires".

Ce "revirement des chances d'ascension sociale" est illustré par une récente étude de l'Insee sur l'emploi des jeunes. "Au cours de la période 1977-2002, les interruptions d’emploi sont devenues plus fréquentes chez les jeunes salariés, surtout les jeunes femmes. Le temps qu’ils passent sans emploi salarié au cours d’une année a lui aussi augmenté, mais dans de moindres proportions. En 2002, il était en moyenne de 12 semaines pour les moins de 25 ans. Chez les salariés plus âgés, les interruptions d’emploi salarié sont plus longues, mais elles sont nettement plus rares. Le temps moyen sans emploi salarié est en définitive beaucoup plus faible, moins de trois semaines par an pour les 45-54 ans". Les jeunes salariés changent d'entreprises en moyenne une fois sur deux au cours d'une année, alors que c'est une fois sur 10 pour les quinquagénaires.

Ces réalités affectent-elles les liens familiaux entre les générations ? Une récente étude d' Arnaud Régnier-Loilier pour l'Ined conclut au contraire à leur force. "En France 43% des enfants voient leur père et mère chaque semaine". Une proportion qui monte à environ 70% pour les 18-24 ans. Seule la composition familiale affecte notablement le maintien du lien. Si la moitié des enfants de couples traditionnels voient leurs parents au moins une fois par semaine, seulement 13% des enfants élevés par la mère seule voient leur père. La fracture des générations n'a pas encore brisé le cercle familial.
http://louis.chauvel.free.fr/poursite.htm
http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1104/ip1104.html
http://www.ined.fr/fichier/t_publication/1211/publi_pdf[...]

Le mobile objet générationnel
Selon une étude commandée par l'Association des opérateurs mobiles (Afom), le téléphone portable est devenu un objet générationnel. Comprenez que, toutes classes sociales confondues, ses usages varient selon les générations. Ainsi pour les 12-24 ans, il est quasiment devenu indispensable. Les jeunes l'utilisent également comme montre, réveil, appareil photo, répertoire, caméra, jeu etc. Ils le voient nettement plus positivement que les générations suivantes. Mais toutes les générations se retrouvent pour lui accorder un rôle protecteur et sécurisant.
http://pdf.20minutes.fr/web/Etude-mobiles.pdf

Echec scolaire, mise en danger de soi et délinquance : une étude de la CAF
"Cette recherche, intitulée « La mise en danger de soi et d’autrui : inconduites des adolescents, sociabilité et contextes familiaux », conduite par Hugues Lagrange et son équipe, analyse le rôle de l’environnement éducatif dans les conduites à risque des adolescents et l’entrée dans une trajectoire délinquante mais, plus encore, ce qui est rarement abordé, elle entend saisir le rôle des familles dans la sortie de la délinquance ou dans l’évitement de l’entrée dans une telle situation. Quels sont les facteurs qui permettent, à ressources économiques égales, d’envisager des trajectoires qui évitent la mise en danger de soi et favorisent une insertion scolaire « réussie » ? Cette recherche montre que les parcours d’intégration sociale ou, au contraire, les situations de déviance, dans des quartiers aux structures économiques et sociales comparables, ne peuvent pas s’expliquer sans prendre en compte, simultanément, les réponses des familles et les réponses des institutions locales". L'étude de la Caisse d'Allocations familiales étudie de près trois quartiers populaires et croise les caractéristiques familiales, ethniques, scolaires et judiciaires.
http://www.cnaf.fr/web/WebCnaf.nsf/090ba6646193ccc8c125[...]

Le cannabis un problème de garçons
Selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies, 80% des personnes accueillis dans les consultations de diagnostic sont des garçons. L'âge moyen est de 21 ans et 90% des consommateurs ont de 14 à 25 ans.

Si, avant 20 ans, la plupart sont scolarisés, l'étude de l'OFDT montre un profil scolaire particulier : "à 18 ans ils sont moins souvent scolarisés (78%), quand ils le sont, ils sont plus souvent engagés dans des filières d'apprentissage ou de formation alternée (25% des consultants)".

Rappelons que, selon la dernière enquête Escapad, si la consommation de cannabis se stabilise, un adolescent sur deux l'a expérimenté et 15% des garçons, 6% des filles de 17 ans sont des usagers réguliers. Une enquête de l'INVS a montré que l'âge moyen d'initiation au produit est de 15 ans et 4 mois, c'est-à-dire au moment de l'entrée au lycée.
http://www.ofdt.fr/ofdtdev/live/actu/presse.html
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index130906.php
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/r2006/genp71.ph[...]

Pas d'enfant derrière les barreaux pour DEI France
"DEI-France s'associe à la campagne internationale de DEI « Pas d'enfants derrière les barreaux » visant à réduire de 50% la population des mineurs détenus dans le monde. Elle souhaite introduire en France le débat sur la réduction de l'enfermement des mineurs et interpeller le gouvernement en consacrant sa journée d'études à la situation des mineurs enfermés pour avoir commis des faits réprimés par la loi pénale. Nous n'oublions pas pour autant que d'autres situations d'enfermement existent : mineurs étrangers maintenus dans les zones d'attente ou les centres de rétention par exemple… La politique énoncée par les gouvernements depuis 2002 prétend réduire la délinquance des mineurs par un recours plus systématique aux mesures de contention. Les deux mesures-« phares » sont la création des « centres éducatifs fermés » (CEF), qui, selon la terminologie paradoxale contenue dans la loi, doivent demeurer « ouverts » et l'ouverture dès 2007 des « établissements pénitentiaires pour mineurs » (EPM). On doit donc s'interroger sur la finalité et l'efficacité de cette politique pénale de contention à l'égard des mineurs. Comment ne pas s'inquiéter de ce que la réponse pénale s'attache aujourd'hui plus aux faits posés qu'aux personnes, notamment aux enfants?" DEI France organise le 18 novembre une journée d'étude pour relire les projets gouvernementaux avec les lunettes des droits de l'homme..
http://www.dei-france.org/Index-Journee-Edutes.htm

Au secours Bully arrive !
Bully, le nouveau jeu de Rockstar Games est sorti en Amérique du Nord et va sans doute faire parler de lui en France. Le scénario est simple : un sale gosse arrive dans un lycée sinistre après avoir été renvoyé des établissements du secteur. Il doit faire l'année solaire et pour cela affronter les élèves, se faire des alliés, tomber les filles. Dans cet univers scolaire on utilise beaucoup plus la batte de baseball et la fronde que le stylo. Le jeu banalise des comportements scolaires violents et machistes. Il est disponible sur Play Station.
http://www.rockstargames.com/bully/home/
http://www.gamekult.com/tout/jeux/fiches/J000074748.htm[...]


- La ressource du mois    [ Haut ]

Food Force débarque en français
Conçu par le Programme alimentaire mondial, une agence de l'ONU, Food Force est un jeu, au graphisme superbe, qui simule la gestion d'une situation de crise alimentaire. A travers six séquences, les joueurs sont impliqués dans toutes les étapes de la gestion d'une crise : évaluation, transport; distribution de l'aide.

Food Force est conçu pour des enfants de 8 à 13 ans. Il les sensibilise à la faim dans le monde et a la solidarité internationale. En mai 2005, nous avions présenté ce jeu qui était alors disponible en anglais. Il vient d'être traduit et est proposé en téléchargement gratuit en français pour PC et Mac. Attention ! Il pèse près de 230 Mo.

Le jeu pourra être la base d'une réflexion sur la gestion de l'aide alimentaire qui pourra être approfondie grâce aux documents en ligne : photos, vidéos concernant des faits réels.
http://www.food-force.com/fr
http://www.cafepedagogique.net/disci/ecjs/62.php

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