La page des parents (Café N° 78)

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- A la Une : Le rapport de l'Inspection générale sur la place des parents à l'Ecole

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Édition du 15-12-2006

- François Jarraud -

- A la Une : Le rapport de l'Inspection générale sur la place des parents à l'Ecole    [ Haut ]

"Les parents et l’école ont la commune mission de transmettre une éducation et un héritage culturel aux jeunes générations. C’est la donnée initiale incontournable. Le code de l’éducation situe les parents comme membres à part entière de la communauté éducative. A partir de là, diverses difficultés peuvent apparaître… L’idée fondamentale, c’est que l’école est d’autant plus elle-même, c'est-à-dire formatrice et efficace, réellement éducatrice, qu’elle parvient mieux à se situer à la bonne distance de la famille, ni trop loin ni trop proche. La tension école/famille, souvent perceptible, est donc assez normale. Elle est dynamique et féconde si elle reste contenue dans de justes limites. Le réglage est cependant toujours délicat". En plein débat sur la carte scolaire et l'autorité à l'école, le rapport de l'Inspection générale (sous la direction d'Alain Warzee et Gérard Lesage) propose un état des lieux sur les relations entre parents et équipes éducatives et propose quelques recommandations.

Une Ecole opaque pour les parents. C'est qu'en France particulièrement, comme le rappellent les auteurs, l'Ecole s'est constituée contre les parents. C'est particulièrement vrai de l'école républicaine qui prétendait arracher l'enfant aux influences cléricales ou régionales pour en faire un bon républicain. Récemment ce modèle est attaqué : " l’école ne devient vraiment pour les parents l’école où ils ont toute leur place, « leur école », que s’ils ressentent qu’elle entretient les mêmes liens qu’eux avec leurs enfants. Les parents attendent aussi de l’école qu’elle prenne en compte leur stratégie pour garantir l’avenir de leur enfant".

Le grand mérite de cette étude c'est de reposer sur un nombre important d'observations qui permet aux inspecteurs d'aller au-delà des textes officiels pour d'une part dresser un état des lieux réaliste, d'autre part faire remonter de nombreuses pratiques innovantes.

Si la situation des relations entre parents et école est jugée globalement bonne, les inspecteurs la jugent également imparfaite. Ils dénoncent "l'opacité du système éducatif" et reconnaissent que " la relation entre les parents et les enseignants est trop souvent faussée par des présupposés, des représentations mentales qui peuvent générer de l’agressivité, de la condescendance ou des comportements d’évitement". Les rencontres entre parents et enseignants sont souvent frustrantes car le temps de dialogue est trop court, les locaux d'accueil sont souvent inadaptés, les horaires des réunions (comme les conseils de classe) inadéquats. L'information des familles est " insuffisante et mal conçue". Voilà pour la situation moyenne.

Enseignants et parents laissés à eux-mêmes. Mais la partie la plus passionnante du rapport est celle qui fait état du "foisonnement de pratiques très diverses" qui tendent à restaurer le dialogue entre parents et enseignants. Ainsi trouve-t-on dans certains établissements des "papothèques" c'est-à-dire des lieux de discussion où les parents peuvent être écoutés voire discuter entre eux. Dans tel collège, les enfants de 6ème sont suivis par une fiche hebdomadaire. Ailleurs, les parents bénéficient d'une plaquette de présentation de l'établissement et de son fonctionnement qui peut être traduite en plusieurs langues, ou encore d'un vade mecum rédigé par les enseignants qui les aident pour le suivi des devoirs et de la scolarité. Les bulletins sont ici remis en mains propres aux parents. Là ce sont les parents qui assistent aux heures de vie de classe, ou au carrefour des métiers ou encore au conseil de classe d'orientation.

On aura compris que sans le dire l'Inspection révèle un tabou qui est aussi un secret de Polichinelle. Fait peut-être unique en Europe, l'institution laisse les enseignants et les équipes éducatives sans aucune aide face aux questions des parents. Chefs d'établissement et profs principaux se fabriquent leurs propres outils et prennent sur leur temps. Nulle part la fonction de professeur principal est aussi peu reconnue et accompagnée. Quant aux parents ils sont souvent réduits à utiliser des brochures et des conseils payants. Comment dans ce cas lutter contre les inégalités sociales à l'Ecole quand celles-ci sont déjà inscrites dans l'inégalité dans la connaissance du système et dans les exigences qu'on lui adresse ?

Des recommandations de bon sens. L'Inspection souhaite "conforter le rôle des associations de parents d'élèves dans les écoles… Il convient tout d’abord de demander aux corps d’inspection de s’assurer que les dispositions prévues dans les textes sont effectivement appliquées, notamment en ce qui concerne les droits de publicité, de diffusion d’information et de réunion des parents d’élèves".

L'inspection demande que soit mise en œuvre "une politique d'accueil et d'information des parents… on pourra s’inspirer des dispositifs (lieux de parole, « salle des parents », espaces de rencontre, etc. mis en place dans les établissements situés dans des environnements socioéconomiques difficiles". Notamment, " le directeur d’école ou le chef d’établissement devra s’assurer que tous les parents peuvent disposer sous une forme facilement compréhensible des éléments essentiels leur permettant d’accompagner la scolarité de leurs enfants… La remise des bulletins trimestriels en mains propres est fréquemment l’occasion, et surtout au collège, de ces rencontres entre parents et professeurs ; très fréquente dans certaines académies, peu pratiquée ailleurs, cette disposition devrait être généralisée".

Plus globalement, l'Inspection rejoint le Haut Conseil de l'Education en demandant une formation des enseignants à la relation avec les parents. " La formation, initiale et continue, doit permettre aux enseignants, mais aussi aux personnels d’éducation et de direction, d’être préparés, familiarisés avec les relations avec les familles. Plus que d’une formation théorique, il s’agit de donner aux jeunes professeurs et plus généralement aux personnels de l’éducation nationale, les instruments concrets leur permettant, dans le cadre de leur pratique professionnelle, de nouer dans les meilleures conditions le dialogue avec les parents". C'est à dire, enfin, doter les enseignants "des outils de communication et du bagage de connaissances" leur permettant un échange constructif avec les parents. Et pour cela "assurer une formation spécifique des professeurs principaux. Compte tenu de la place particulière qu’ils sont appelés à tenir dans la relation avec les familles, de leur rôle de médiation, d’accompagnement et de conseil, un effort prioritaire de formation à cette relation doit être organisé à leur intention".

L'inspection souhaite aussi que soit exprimée clairement l'attente de l'Ecole envers les parents, particulièrement pour le suivi du travail scolaire et que soient revues certaines pratiques d'orientation. " il semble important que les conseils aient pu être préparés, avec les parents et les élèves délégués, par les professeurs principaux, par exemple dans le cadre des heures de vie de classe. De très intéressantes expérimentations ont été faites en ce sens. Peut-être faut-il s’organiser aussi pour donner plus de temps aux conseils « d’orientation » que sont les conseils de classe du second trimestre des classes de troisième et de seconde, et y donner un rôle plus important aux parents d’élèves. On pourrait par exemple, y inviter, au moment où leur cas est examiné, les élèves qui le souhaitent, accompagnés de leurs parents". Ils souhaitent aussi que les délais d'appel des familles soient suffisants.

Dix points précis. De ces réflexions sortent 10 préconisations concrètes : remettre en mains propres les bulletins, avoir des horaires précis de rencontres, réserver une salle à l'usage des parents, développer l'alerte des familles dans les cas de procédure disciplinaire, créer des écoles des parents pour les aider à saisir le fonctionnement de l'école, former les profs principaux, étendre à toutes les 6èmes zep le fonctionnement des ateliers "coup de pouce", améliorer l'information sur l'orientation, permettre aux élèves et aux parents de participer davantage aux conseils de classe de 3ème et 2de. Un programme que le prochain ministre de l'éducation fera bien d'écouter tant il y a urgence à agir, tant la pression des parents est forte sur l'Ecole et tant, enfin, les TIC subvertissent la frontière instituée par la tradition entre profs et parents.
Le rapport (en pdf)
http://media.education.gouv.fr/file/47/0/3470.pdf
Le Café aide les parents
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/r2006/indexp.ph[...]

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Mieux accompagner ses enfants avec L'étude
"A quoi va servir la technologie si ma fille veut devenir musicienne ? A quoi sert la grammaire ? Mon fils m'a récité par cœur sa leçon de biologie hier. Et au contrôle le lendemain il n'a eu que 5/20. Comment est-ce possible ?" Face à ces questions, l'association L'étude apporte aux parents des réponses claires et compréhensibles.

Son guide "64 questions pour expliquer le collège aux parents" mériterait d'être diffusé auprès de tous les parents. Il aborde également les questions de l'organisation du collège, des dépenses, de l'aide scolaire et de l'orientation. Des exemples ? "Quel est le rôle du professeur principal ? Qu'est-ce qu'un conseil de classe ? Ma file va entrer en 6ème elle aimerait être dans la classe de sa meilleure amie. Est-ce possible ? Quelles sont les aides que je peux percevoir pour mon enfant au collège ? Qu'est ce que je peux faire pour suivre le travail de mon enfant ? Faut-il travailler pendant les vacances scolaires ?"

Les réponses apportées ont été rédigées par une équipe d'enseignants et de parents qui ont de l'expérience et qui sont profondément investis dans la démarche de l'association : "permettre à des jeunes dont les conditions de vie sociales, familiales et culturelles ne sont guère favorables, de trouver un lieu, des personnes, un projet pour les aider dans leur parcours personnel et scolaire".

L'étude élabore ses outils mais effectue également de l'accompagnement à la scolarité et de l'accompagnement de parents du quartier du Mirail à Toulouse. "L’association a mis en évidence dans son travail d’accompagnement, la nécessité absolue de promouvoir des lieux de dialogue où les parents peuvent échanger sur des problèmes concrets rencontrés avec les enfants" nous confie Christine Saint-Guily. "Se retrouver, bénéficier d’apports, d’éclairages spécialisés suffit le plus souvent. Un suivi adapté peut être éventuellement nécessaire : une information sur les lieux et les personnes-ressources est alors fournie." Une équipe à découvrir.
http://www.letude.asso.fr/

Nouvelle baisse de la dépense d'éducation en 2005
"En 2005, la France a consacré 117,9 milliards d’euros à son système éducatif, soit 6,9% de son produit intérieur brut (PIB) et 1 880 euros par habitant. Hors formation continue, la France, avec 6,3%du PIB, se situe en 2003 au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE (5,9 %). La dépense d’éducation est pratiquement stable en euros constants depuis 2003". Voilà ce que nous dit la dernière note d'information du ministère.

En y regardant de plus prêt : la dépense d'éducation représentait 7,6% du PIB en 1995, 7,3% en 2000, 7% en 2004 et 6,9% en 2005. A ce rythme là on rejoindra bientôt le niveau du début des années 1980.
http://media.education.gouv.fr/file/61/7/3617.pdf
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index181006.php

L'école et le libre choix des parents : entre efficacité et équité
"Les débats sur la réforme scolaire dans les pays de l'OCDE accordent une place prééminente aux questions d'augmenter la participation des parents à la vie des établissements et la personnalisation de l'enseignement ou d'améliorer les services publics sous la pression d'un quasi marché scolaire". Dans une récente étude, l'OCDE étudie l'évolution de l'Ecole soumise aux demandes croissantes de la société dans 11 pays de l'organisation. Elle pose les questions des effets de ces pressions sur les systèmes éducatifs en s'inspirant des expériences menées dans ces pays.

Selon l'Ocde, la tendance générale est à diversifier l'offre scolaire, à assurer plus d'autonomie aux établissements et plus d'information aux parents. Partout le choix est offert aux parents entre plus de liberté de choix des établissements ou plus de pouvoir dans l'école. Partout d'ailleurs, les parents optent pour le choix. Le modèle participatif est en effet mal accepté.

Quels sont les effets ? "Les classes moyennes sont plus capables de saisir les opportunités de choix et d'envoyer leurs enfants vers la meilleure école. Cela peut augmenter les inégalités". Le libre choix de l'école s'accompagnerait donc d'une hausse de la ségrégation sociale. C'est d'ailleurs un phénomène mis en évidence par les chercheurs, par exemple Lauder et Hughes en Nouvelle-Zélande.

Pour l'OCDE, cette retombée, négative semble le prix à payer pour avoir un système plus diversifié, plus compétitif et par suite plus efficace. Est-ce si sûr ?

L'étude néo-zélandaise ne tranche pas sur l'évolution des résultats scolaires après la disparition de la carte scolaire. Par ailleurs Christian Maroy a pu montrer que la compétition entre établissements peut exister à l'intérieur d'un district de carte scolaire. Pour lui, "des interdépendances compétitives entre écoles existent autant dans un système de quasi-marché que dans des systèmes avec carte scolaire". Il a mis en évidence des phénomènes d'imitation et de différenciation. Certains établissements différencient à l'intérieur même de l'établissement en créant des filières d'élite. D'autres se spécialisent "certains cherchent à capter les meilleurs élèves et offrent des options valorisantes pour les parents des classes moyennes". La ségrégation peut même, dans le cadre de la carte scolaire, prendre des formes extrêmes comme le montrent les travaux de G. Félouzis dans l'académie de Bordeaux.

Faut-il dès lors s'enfermer dans le débat entre liberté de choix et carte scolaire ?
http://213.253.134.29/oecd/pdfs/browseit/9606071E.pdf
Dossier spécial : carte scolaire
http://www.cafepedagogique.net/disci/actu/76.php#404

Succès des élections des parents d'élèves
On les dit parfois peu impliqués. Pourtant 45% des parents du primaire ont participé aux élections des représentants des parents d'élèves, 27% de ceux du secondaire. Les deux taux sont en progression par rapport à 2005 (+1% et +0,4 %).

La Fcpe reste, de loin, la première association de parents d'élèves avec 21% des voix au primaire et 54% dans le secondaire, loin devant la Peep (4% et 18%). Elle enregistre cependant un nouveau recul de 1%. Les listes de parents non constitués en association progressent.
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--empl[...]
Les résultats de 2005
http://www.education.gouv.fr/cid784/resultats-des-elect[...]

Les parents demandent la suppression de la note de vie scolaire
"A l’approche des premiers conseils de classe, la confusion règne dans les collèges au sujet de la note de vie scolaire" déclarent dans un communiqué commun la Fcpe, principale association de parents d'élèves, et le Snes.

Les deux organisations dénoncent l'injustice de cette note qui instaure une double peine en frappant deux fois les élèves astreints à une sanction disciplinaire, son inefficacité et la précipitation dans l'élaboration de barèmes locaux forts différents d'un établissement à l'autre. "Les barèmes connus confirment l’inégalité de traitement d’un établissement à l’autre, ce qui ne peut qu’être préjudiciable aux élèves de 3ème tant pour l’obtention du brevet que pour leur affectation en lycée l’année suivante".
http://www.fcpe.asso.fr/ewb_pages/a/actualite-fcpe-1852[...]
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index011206.php

La Peep sceptique sur la note de vie scolaire
Mesure phare de Gilles de Robien, la note de vie de classe est critiquée par la Peep. L'association de parents d'élèves "demande qu’un cadre minimum de critères soit défini au niveau national pour attribuer cette note, puisqu’elle est incluse dans le Diplôme National du Brevet, ce que la Peep regrette par ailleurs".

La Peep "rappelle que le texte a été conçu pour un engagement citoyen des élèves, principe que l’on ne retrouve pas dans le mode d’attribution de cette note dans les établissements. Elle propose que les élèves soient associés à la définition d’objectifs communs, lors d’heures de vie de classe animées par les Conseillers Principaux d’Education… En tout état de cause, cette note doit valoriser les élèves sur une échelle ascendante afin de révéler leur implication et leur participation à la vie scolaire".
http://www.peep.asso.fr/actualite.php?id_actu=103

Le Sgen contre la délation envers les absentéistes
"Sous prétexte d’améliorer la lutte contre l’absentéisme scolaire, un article de loi vient d’être adopté par l’Assemblée nationale permettant aux maires de constituer un fichier informatisé des données à caractère personnel concernant les élèves et leurs familles. Le Sgen-CFDT s’élève très vivement contre le rôle ainsi confié aux directeurs d’école et aux chefs d’établissement dans la transmission d’informations pour constituer ce fichier. Ceci ne pourra qu’affecter gravement le climat de confiance nécessaire aux bonnes relations entre l’école et les familles". Pour le Sgen, "le réel problème de l’absentéisme scolaire ne sera certainement pas réglé par la stigmatisation ou par ce qui peut s’apparenter à la « délation »"
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article1247.html
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index241106.php
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index140906.php

Des distributeurs de fruits dans les écoles ?
Selon une dépêche AFP, un rapport remis par le député Y. Favennec au premier ministre recommanderait l'introduction de distributeurs de fruits et légumes frais dans les établissements scolaires. Ce n'est pas vraiment une surprise : en mars 2006, Y. Favennec avait déposé une proposition de loi " tendant à ce que les établissements scolaires assurent la distribution de fruits et légumes frais à leurs élèves".
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--empl[...]
http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion2[...]

Le Haut Conseil de la population demande plus d'éducation sexuelle à l'Ecole
Le rapport d'I. Nisand et L. Toulemon, pour le Haut conseil de la population et de la famille, invite l'Ecole à agir davantage pour faire diminuer les IVG chez les mineures.

Non que celles-ci soient en augmentation : si elles sont passées de 9 000 à 12 000 de 1997 à 2002, cela représente un taux légèrement en baisse par rapport aux conceptions (qui ont augmenté). Mais le conseil relève l'insuffisance de la formation des élèves à la contraception. Il souhaite que les mineurs puissent avoir un accès informé, confidentiel et gratuit à la conception. Dans cette perspective il demande plus d'information dans les établissements scolaires et la multiplication des centres d'accueil et de dons de préservatifs aux mineurs. "Il reste toujours une forte réticence des parents et des enseignants qui se traduit par la crainte d’initier des comportements sexuels plus prématurément qu’ils n’auraient eu lieu spontanément. C’est pourquoi certains établissements scolaires ne sollicitent pas les interventions d’Info-Ado, ou les déguisent en prévention SIDA. L’incitation des chefs d’établissements scolaires par le ministère de l’Education nationale à accepter de telles formations (qui surclassent, et de loin, l'efficacité du distributeur de préservatifs) est donc indispensable".
http://www.social.gouv.fr/IMG/pdf/hcpf_rapport122006.pd[...]

Clotilde Berthe obtient une bourse
" Comment l'éducation nationale peut-elle laisser tomber la meilleure lycéenne de France et lui refuser une bourse de mérite ?" écrivions-nous le 7 novembre. Clotilde Berthe, reconnue meilleure lycéenne de France, récompensée en personne par G. de Robien, avait vu sa demande de bourse de mérite écartée. Son rectorat puis le ministère lui-même avaient "lâché" le jeune étudiante en médecine.

"Dans tous les cas, même si nous n'arrivons pas à nous faire entendre, nous voulons que notre histoire serve aux autres familles. Il faut qu'elles sachent qu'elles doivent toujours déposer un dossier de bourse avant d'envoyer un enfant à l'université" déclarait Mme Berthe au Café. Car son histoire montrait l'absurdité d'un règlement administratif qui exigeait des parents qu'ils anticipent sur les résultats de leur enfant au bac pour obtenir une bourse.

Finalement Mme Berthe a été entendue. Sur intervention de la présidence de la République, Clotilde Berthe devrait obtenir une bourse de mérite pour l'année 2006-2007.
Rappel : L'Expresso du 7/11/06
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index071106.php

Les tensions avec l'Ecole expliquent en partie les émeutes de novembre
"À partir des entretiens menés aussi bien avec les jeunes qu’avec les professionnels, nous avons pu saisir un contexte marqué par les éléments suivants : une difficulté de la part des parents des jeunes interviewés à exercer leur autorité en dehors du foyer, dans les espaces publics ; un échec de l’orientation et le manque de moyens dont souffrent les écoles fréquentées ; un contentieux qui oppose les jeunes aux forces de l’ordre et qui crée des tensions décrites par les jeunes à partir d’un double registre symbolique, de l’humiliation (qui renvoie à la valeur partagée et intériorisée de la dignité et du respect de la personne) et de l’honneur (qui renvoie en revanche plutôt à la défense de la réputation du groupe d’appartenance, qu’il s’agisse de la famille, du groupe des pairs ou de la cité) ; une forte pression conformiste du groupe des pairs qui s’exerce sur chacun d’entre eux et à laquelle il est difficile de résister ; le racisme et la discrimination dont font l’objet les jeunes vivant à Aulnay, surtout en prévision de leur entrée sur le marché du travail. Le dernier élément remarquable parmi les résultats du tableau des éléments contextuels est l’absence de références à une quelconque identité ethnico-religieuse. La religion est associée, par ces interviewés, à une dimension strictement individuelle et privée. Autrement dit, le rapport que ces jeunes entretiennent à l’égard de deux institutions républicaines, telles l’école et la police, se base sur la critique et le rejet". Le rapport du Centre d'analyse stratégique , un service du Premier ministre, sur les émeutes de novembre à Aulnay-sous-Bois se base sur des interviews réalisés auprès de jeunes et de responsables.

Il met notamment en évidence le manque de confiance dans l'Ecole. Pour expliquer le retour au calme il cite le renforcement des forces de l'ordre, le rôle des relais sociaux, les effets des actes symboliques d'apaisement la fatigue des émeutiers.
http://www.strategie.gouv.fr/IMG/pdf/EtudeAulnaysousboi[...]
http://www.strategie.gouv.fr/IMG/pdf/EtudeStDenis.pdf

Les députés UMP (ré)inventent le B2i
"Je vous propose d’instaurer une initiation pédagogique et juridique de l’outil Internet aux élèves de l’enseignement secondaire. Cette initiation se fera selon leur âge et leur besoin mais aussi en fonction de leur utilisation et consommation d’Internet. Elle comprendra une mise en garde des dangers et une information juridique". Déposée par le député UMP Christian Decocq cette proposition de loi a été signée par une soixantaine d'élus UMP dont on mesurera le sérieux : l'exposé des motifs de ce texte qui veut éduquer les jeunes à Internet n'évoque à aucun moment le B2i, brevet informatique et internet, qui assure depuis des années cette éducation y compris dans sa dimension citoyenne.

De toute façon nos élus n'envisagent pas de la confier à l'éducation nationale. "Elle pourra être dispensée par des professionnels (juristes, gendarmes, police nationale...) qui sont confrontés quotidiennement dans leur mission aux conséquences d’une mauvaise utilisation d’Internet".
http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion3[...]

Chasse à l'enfant en maternelle dénonce RESF
"Les enfants (7, 4 et 3 ans), enfermés dans une voiture avec leur père menotté, entravé et bâillonné, dans l'impossibilité de bouger, ont assisté à l'enlèvement violent de leur mère, son arrachement de la voiture de police, par cinq policiers et son portage dans l'avion. Leur mère qui se débattait a été violemment molestée, ses vêtements ont été déchirés, elle est tombée (et, depuis marche avec des béquilles). Elle a réussi à se défaire de ses liens, 5 policiers ne réussissant pas à la maîtriser. Le pilote les a fait débarquer. Le tout sous les yeux des enfants ! Où sommes nous ?" En France, à Lyon précisément précise RESF.

La famille Raba a fuit le Kosovo. Depuis 5 ans les parents et les 3 enfants vivent en France où les enfants sont scolarisés, l'un en CE1 et les deux autres en maternelle.

La famille Raba bénéficie du soutien de plusieurs syndicats, dont le Snuipp, et de personnalités comme P. Meirieu. Une nouvelle tentative d'expulsion pourrait avoir lieu le 6 décembre.
http://www.educationsansfrontieres.org/article.php3?id_[...]

Sarkozy impose la police dans les collèges du 92
" En octobre 2006, l’inspection d’académie a remis au conseil général des Hauts-de-Seine le premier bilan du dispositif expérimental établi à la suite d’un questionnaire d’évaluation adressé aux principaux des douze premiers collèges concernés" écrit le Conseil général des Hauts-de-Seine. "Les résultats sont très positifs et répondent aux objectifs des partenaires des collèges qui ont souhaité expérimenter ce dispositif. Les chefs d’établissement ont souligné la qualité des relations nouées avec chacun des policiers référents, leur disponibilité et leur réactivité. De plus, le fait d'avoir un interlocuteur unique, identifié, connu par la communauté éducative et la possibilité de déposer une plainte ou des mentions de main-courante dans l’enceinte même du collège répond à une attente forte des personnels, notamment en cas d'incident. Ce premier bilan conduit le conseil général des Hauts-de-Seine, l'Éducation nationale et la Police nationale à poursuivre et étendre ce dispositif, toujours sur la base du volontariat des chefs d’établissement. Ainsi, dès le début de l’année 2007, 32 nouveaux collèges seront concernés par cette extension".

Cette version du Conseil général est critiquée par la Fcpe 92 qui dénonce l'absence de concertation. " La FCPE 92, constate qu’une fois encore, le Président du Conseil général n'a pas cru devoir informer les fédérations de parents ni même les maires des communes concernées, du développement d'un dispositif qui ne correspond en rien aux demandes de la communauté scolaire. Il s'abrite dernière un bilan qu'il estime positif de l'initiative menée dans les 12 premiers collèges, mais dont aucun conseil d'administration n'a eu connaissance. La FCPE 92 réaffirme que pour lutter contre les comportements inciviques et protéger les élèves il faut, dans les établissements, des adultes formés porteurs d'une mission éducative".
http://cdpe92.apinc.org/cdpe92/index.php?2006/12/01/28-[...]
http://www.hauts-de-seine.net/portal/site/hds/communiqu[...]

Les parents soutiennent les recommandations du HCE sur la formation des enseignants
" La FCPE, la PEEP et l’UNAPEL saluent l’approche du Haut conseil de l’éducation sur la formation des enseignants". Unies dans un communiqué, les trois associations de parent d'élèves explicitent leur soutien. " La définition d’un référentiel de compétences va dans le sens positif d’une reconnaissance du métier d’enseignant et de sa nécessaire professionnalisation. En effet, enseigner ne se limite pas à la transmission des connaissances et à la maîtrise des savoirs disciplinaires - ce qui doit être acquis à l’université - mais comprend également les compétences spécifiques pour animer une classe, construire des partenariats, développer des projets éducatifs, travailler en équipe, tout en renforçant une pratique déontologique du métier. Toute évolution de la formation des enseignants qui prenne en compte ces compétences ne peut que rassurer les parents et développer des relations de confiance".

Les demandes des parents appuient la démarche du HCE en demandant la bivalence des enseignants. Les parents demandent plus d'efforts sur trois points : "assurer la formation à l’accueil des enfants handicapés…, développer la bivalence pour les enseignants…, faciliter la relation avec les familles, clé de voûte incontournable pour la réussite de chaque enfant".
http://www.fcpe.asso.fr/ewb_pages/a/actualite-fcpe-1546[...]
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index061106.php
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/formation/index[...]

Formation et égalité des chances dans la France en transition
Le conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale, présidé par Jacques Delors, a publié un copieux rapport intitulé "La France en transition 1993-2005". Une partie du volume est consacrée à la "formation et égalité des chances". Elle fait le point sur les sources, les prises en compte, les manifestations et les incidences des inégalités, à chaque niveau du système éducatif (en incluant la formation continue) en se référant aux différents travaux sur l'éducation (sociologie, économie).
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics[...]
Le rapport complet
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/0640[...]

La santé et l'école
"S'agissant de la prévention du SIDA, je tiens tout particulièrement à ce que l'objectif de la mise à disposition de préservatifs à 20 centimes dans tous les lycées de France, fixé par le Président de la République, soit maintenant atteint à très court terme. Là aussi, j'en ai rappelé l'importance aux recteurs, en leur demandant d'intervenir auprès des proviseurs pour que les conseils d'administration de tous les lycées soient saisis de cette nécessité". S'exprimant lors de la Première rencontre de l'éducation nationale pour la santé, le ministre de l'éducation nationale a présenté la santé comme un objectif phare de son ministère. "La santé est un facteur essentiel de la réussite scolaire et universitaire". Il annoncé 3 autres "priorités" pour l'éducation nationale.

"Je citerai tout d'abord la lutte contre les addictions : alcool, toxicomanie, tabac… La seconde priorité retenue est la promotion d'une nutrition saine et équilibrée. Prioritaire également est l'éducation à la sexualité et à la prévention des maladies sexuellement transmissibles. La quatrième priorité, enfin, c'est l'apprentissage des gestes de premiers secours. Les textes réglementaires (décret et circulaire) pris cette année permettent maintenant que tous les élèves soient initiés aux gestes qui sauvent, avec une formation progressive tout au long du premier et du second degré".

Un décret publié au J.O. du 13 janvier invite effectivement les établissements à former les élèves aux premiers secours. Enfin, "au cours de leur formation initiale et continue, les enseignants sont préparés à dispenser aux élèves des principes simples pour porter secours. Les personnels d'enseignement, d'éducation et les personnels de santé peuvent être formés au brevet national de moniteur des premiers secours".

Le problème c'est que les établissements n'ont généralement pas les moyens de payer ces formations. Le texte reste donc largement lettre morte.

"J'ai décidé de poursuivre notre programme de renforcement du corps des infirmièr(e)s de l'éducation nationale, programme comportant la création de 300 postes nouveaux chaque année pendant cinq ans" annonce Robien. Et il promet aussi 110 médecins.

Un effort réel mais qu'il faut mesurer à l'aune des effectifs actuels. L'éducation nationale compte 1230 médecins dont la moitié sont à temps partiel et dont la moyenne d'âge est de 50 ans et 6 158 infirmières dont un tiers est à temps partiel et dont la moyenne d'âge est de 46 ans. Cela pour 12 millions d'élèves…

Le 19 octobre, les syndicats des médecins scolaires manifestaient leur inquiétude devant l'effondrement du service médical scolaire. " En outre les politiques rectorales de l’emploi, dans le cadre des nouvelles contraintes budgétaires, se font au détriment de la médecine scolaire et l’on assiste actuellement dans plusieurs académies au licenciement brutal des médecins vacataires de l’Education nationale. Ceux-ci assurent pourtant 40% des tâches et remplissent les mêmes missions que les médecins titulaires. Ainsi des centaines de médecins manqueront à la rentrée dans les établissements scolaires. La situation est catastrophique". La tendance est-elle vraiment inversée ?

L'aurait-on fait qu'on n'aurait pas fait face à toutes les difficultés. Un autre thème revient régulièrement dans les annales de l'Ecole :la question des toilettes scolaires. En mai 2005, le professeur Averous mettait en accusation les toilettes scolaires tellement sales que les enfants se retiennent. "Un enfant doit uriner au moins cinq à six fois par jour, en vidant complètement sa vessie, car une vessie qui se vide mal est sujette à infections… Peu de parents le savent, encore moins les enseignants… (et).. trop d'enfants sont obligés de se retenir d'uriner parce qu'ils n'ont pas le droit de sortir de classe ou parce que les toilettes sont sales". Ce chef de service hospitalier demandait d'inscrire dans les emplois du temps les pause pipi et un meilleur entretien des toilettes. Il rejoint les résultats d'une enquête effectuée en 2003 par la FCPE qui montrait que la moitié des enfants se retiennent. Outre le problème de santé, c'est le rapport au "propre" et à l'estime de soi qui est atteint.
http://www.education.gouv.fr/cid4241/discours-du-minist[...]
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index160106.php
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index091006.php

- L'Orientation    [ Haut ]

Orientation : des métiers et des valeurs
"L'Europe entière nous envie cette jeunesse qui lui manque. Seule la France ne sait pas que ses jeunes sont une chance". La remarque est sympathique mais, pour l'Assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie, il est clair que les CCI (chambres de commerce et d'industrie) "ont suffisamment d'expérience et de recul pour pouvoir être un partenaire crédible dans une perspective d'objectifs ambitieux partout sur le territoire".

Au point que l'Afci publie un "livre blanc" qui prétend remédier aux difficultés d'orientation des jeunes. Et cela parfois de façon musclée : "il est devenu indispensable de faire fi des oppositions d'intérêts particuliers notamment du côté de l'offre de formation mécaniquement encline à tourner sur elle-même". Suivez mon regard.

Mais si nous évoquons ce Livre blanc c'est qu'il va au-delà de ces pointes. L'ouvrage analyse les difficultés d'entrée dans la vie active des jeunes : taux de chômage important, déqualification relative de certains diplômes, dévalorisation économique des diplômes supérieurs (32% de diplômés déclassés) : "l'enseignement supérieur s'étant massifié, il est évident qu'il n'a plus pour seul vocation de préparer aux professions de cadres".

Il estime les besoins de formation dans les années à venir. "Il n'y aura pas de disparition de l'emploi non ou peu qualifié" mais celui-ci se tassera et les besoins de diplômés augmentera. Le Livre propose même une évaluation des offres par secteur tout en jugeant avec finesse que les recrutements se font autant sur compétences que sur diplôme.

A vrai dire ces prévisions sont connues : les études du Haut Comité Education Economie Emploi ou celles du ministère de l'éducation nationale, présentées dans notre Guide de rentrée, contiennent déjà des prévisions fines.

Plus significatives sont les conclusions qu'en tire l'Acfci. Pour elle "il est urgent de revoir notre système d'orientation" et elle se propose de le réorganiser. L'Acfci verrait bien les acteurs économiques, les CCI par exemple, associés à l'orientation des lèves. Ils pourraient fournir les lieux, virtuels ou réels, d'information et intervenir sur le temps scolaire à travers les options découverte professionnelle.

L'expérience du monde professionnel n'est certainement pas à dédaigner et les enseignants du secteur professionnel, par exemple, savent ce qu'un réel partenariat avec une entreprise peut apporter aux élèves.

Il nous paraît pourtant que voir l'orientation uniquement sous l'angle de l'accès à l'emploi est réducteur. D'une part parce qu'il est bien difficile de prévoir les compétences qui seront demandées à nos élèves quand ils auront 10 ans d'ancienneté professionnelle : les conditions d'emploi auront probablement fortement changé. C'est tout le sens qu'il faut donner à la formation tout au long de la vie. Garder les yeux rivés sur les besoins des filières économiques en 2007 n'est pas inutile mais ne peut servir à fixer l'horizon de l'orientation.

L'Ecole doit avant tout défendre l'épanouissement et la liberté de choix éclairé de l'élève. Et il semble que les acteurs économiques soient trop intéressés pour pouvoir le faire. En disant cela on mesure d'ailleurs qu'une orientation bien faite est forcément imparfaite puisque liée à la construction humaine.

Restons humbles. Seule l'Ecole, parce qu'elle est une institution, peut assister l'élève sur ce chemin. Il nous semble dangereux de vouloir la remplacer ou la mettre sous influence. Il conviendrait sans doute par contre de reconnaître réellement le travail des professeurs principaux et de les aider dans cette tâche.
http://www.acfci.cci.fr/formation/documents/LivreBlanc0[...]
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/r2006/genp61.ph[...]

Une étude montre la priorité de la formation générale sur l'offre de formation professionnelle pour les jeunes en difficulté
"Si l’on peut dire que la richesse de l’offre est indispensable, elle n’est pas suffisante dans certaines zones urbaines. Comment expliquer ce paradoxe ?... Une explication, non exclusive, nous est donc apparue comme essentielle : il s’agit du niveau scolaire de nombreux élèves et de l’écart avec celui qu’ils s’imaginent ou espèrent avoir dans la mesure où ils réussissent à passer de classe en classe et où leurs notes ne reflètent pas toujours leur niveau réel, d’où des attentes impossibles à réaliser… L’offre en formation est donc un facteur second, le premier étant, logiquement, le niveau scolaire réel des élèves". L'étude de Catherine Mathey-Pierre (CEE) sur des jeunes de ZUS du 93 et de Nantes, montre les limites des politiques qui visent à scolariser ces jeunes dans des filières professionnelles.

Faute d'un niveau d'enseignement général suffisant ces jeunes ne s'en sortent pas et leur frustration grandit. Ce qui est en filigrane c'est bien sûr l'apprentissage à 14 ans institué par Robien.

"Leurs histoires et ce qu’ils en disent nous montrent comment ces jeunes gens ont mûri entre le moment de leurs « bêtises » plus ou moins graves de collégiens en 5ème et leur sortie de LP ou de CFA. S’ils avaient été orientés à ce moment là vers l’apprentissage, ils y seraient allés avec leurs comportements d’enfants ce qui aurait compromis encore davantage leurs chances de réussite. Par ailleurs, une orientation plus précoce n’aurait pas résolu les problèmes personnels et familiaux qui participent à l’explication de leurs échecs. Surtout, même si dans certains cas, un détour par l’apprentissage ou une formation en alternance peut permettre de redresser un parcours d’échec, on a vu qu’un trop grand déficit de formation générale entraînait également un échec dans les matières professionnelles. Ne pas se résigner à accepter l’échec scolaire précoce d’un jeune sur six apparaît bien comme une nécessité, d’autant que ce manque d’acquisitions de compétences de base est difficilement rattrapable et très coûteux par la formation continue".
http://www.education.gouv.fr/cid4231/difficultes-scolai[...]

Le devenir professionnel de la génération 1998
"On pourrait penser qu’après sept ans de vie active les jeunes aient tourné la page de l’insertion professionnelle pour entrer dans une dynamique de carrière, profitant des avancements au sein d’une entreprise ou des opportunités de promotion par un changement d’employeur. Mais l’articulation entre insertion et débuts de carrière s’avère plus complexe. La Génération 98 illustre l’incontournable hétérogénéité de la jeunesse et la diversité des parcours qui en résulte. À un extrême, les jeunes sans diplôme restent exposés à la conjoncture et beaucoup d’entre eux cherchent avant tout à accéder à un emploi stable, même après sept années passées sur le marché du travail. À l’opposé, les diplômés de l’enseignement supérieur se stabilisent plus rapidement en emploi à durée indéterminée, tout en se repositionnant favorablement sur l’échelle des emplois et des salaires". Cette étude du Céreq décrit précisément les filières d'évolution des jeunes dans les 7 premières années de vie professionnelle. Trois ans après leur sortie de l'Ecole, la marche à l'emploi en CDI se poursuit particulièrement pour les non diplômés.
http://www.cereq.fr/pdf/b234.pdf

Mal parler de son métier nuit à l'orientation
"Les adultes ne se rendent pas compte de l'influence de leur parole sur les enfants. Très souvent, ils décrivent leur travail comme quelque chose de pénible. Très peu de parents montrent ce qu'il peut y avoir de joyeux dans leur métier. Les enfants, le plus souvent, entendent la plainte des parents sur le chef ou sur le collègue". Dans Libération, Catherine Dolto invite les parents à présenter de façon plus positive leur travail s'ils veulent aider leurs enfants. "Les parents, d'une manière générale, ne font pas assez attention aux petites choses qu'ils disent devant leur enfant. Ils ne soupçonnent pas ce qu'il peut y avoir d'«éduquant», de «transmettant» dans leurs propos. Même si cela se résume à une petite phrase que l'on glisse en mettant son manteau pour aller, justement, au travail..."
http://www.liberation.fr/vous/emploi/221042.FR.php

Une étude met en évidence la spécialisation des filières d'accès à l'emploi
"La distribution et la spécialisation des canaux de recrutement génèrent des inégalités dans les modalités d’accès à l’emploi des diverses catégories de personnes et participent à la segmentation du marché du travail". Emmanuelle Marchal et Géraldine Rieucau, Centre d'études de l'emploi, ont étudié les filières d'embauche : quelles stratégies facilitent l'accès ou le retour à l'emploi.

Leur travail met en évidence de fortes inégalités propres à la société française. " Des analyses rétrospective et comparative de la distribution de l’ensemble des filières donnant accès à un emploi sont tout d’abord menées. Elles permettent de mettre en évidence le poids constant qu’occupent les candidatures spontanées et les relations amicales, familiales ou professionnelles en France, et le rôle relativement marginal que jouent les annonces d’offres d’emploi et les intermédiaires". Du coup, "les filières d’embauche sont spécialisées, de sorte que les personnes qui recherchent un emploi ne peuvent pas toutes les emprunter indifféremment. Les chercheurs d’emploi les plus âgés ont ainsi moins de chances que leurs cadets de trouver leur emploi par le biais d’une agence d’intérim, d’une d’offre d’emploi, d’une candidature spontanée ou encore d’un concours de recrutement. Ils trouveront davantage par le biais de l’ANPE ou de leurs relations".
http://www.cee-recherche.fr/fr/rapports/filieres_embauc[...]

Un jeu pour donner le goût des sciences aux filles
Financé par la Commission européenne, Sitcom est un jeu de simulation qui fait découvrir les carrières scientifiques aux filles. La plate-forme Internet offre aux jeunes filles un jeu amusant de simulation de carrière; il s’agit d’un jeu de rôles où elles peuvent simuler des journées types de femmes travaillant dans les domaines des sciences, de l’ingénierie et des TIC. Tout au long du jeu, des concepts spécifiques à ces métiers leur sont inculqués au moyen d’exercices interactifs et de simulations couvrant les domaines évoqués ci-dessus. En plus du jeu, on trouve sur la plate-forme SITCOM des biographies de femmes de science, de techniciennes, de femmes ingénieurs, et aussi de nombreux liens utiles vers des sites connexes.

Ainsi un scénario s'intéresse aux professeures de mathématiques. " Assise à son bureau, la femme commence à rêver tout éveillée : une comète en approche de la terre risque de la heurter et la détruire. La femme prend un avion pour rejoindre le Centre de Recherches de l’Agence Spatiale Européenne et aider à sauver le monde. En parallèle, elle montre à ses enfants des exemples intéressants prouvant l’utilité des maths dans la vie courante. Au cours de leur expérience de découverte des applications utiles des mathématiques, les joueuses réalisent des calculs arithmétiques simples et apprennent les formules utilisées pour le calcul du volume de divers objets. Elles effectuent des calculs sur les frais d’essence et apprennent des notions de base en statistiques". Le graphisme rend le jeu particulièrement attrayant. Le jeu a été développé par l'ORT.
http://www.sitcom-project.eu/

- Mon enfant    [ Haut ]

Automutilations : les ados parlent avec leur corps
"Nous sommes dans une société avec des familles plus éparpillées et plus désemparées. Nous recevons des parents qui ont une extrême difficulté à contenir leurs ados, voire qui en ont peur. Or, à cet âge-là, les jeunes n'ont pas tous les critères pour choisir, il faut que les familles et la société puissent les guider, c'est-à-dire témoigner d'une aspiration ou d'un désir pour eux. Car, si aujourd'hui l'ado est plus libre de se construire, il est aussi plus libre de se détruire s'il va mal". Maurice Corcos, pédopsychiatre, évoque dans Libération les automutilations que s'infligent les adolescents.
http://www.liberation.fr/actualite/societe/219054.FR.ph[...]

Une jeunesse menacée pour O. Galland
"Par rapport aux années 1960, la permissivité des moeurs (sexuelles, par exemple) a continué de progresser. Par contre, il y a un renversement de tendance concernant la critique des institutions et de l'ordre…(La précarité) les concerne tous, diplômés et non-diplômés. Mais l'écart entre ces deux jeunesses ne fait que s'accroître. Pour un non-diplômé, la précarité est plus durable, débouche souvent sur de l'exclusion et du chômage longue durée". Dans Ouest-France, le sociologue Oliver Galland dresse le portrait d'une jeunesse qui doit faire face à la précarité.
http://www.ouest-france.fr/Dossiers/18_25ans_detail.asp[...]
Sur le conflit des générations voir le site de L. Chauvel
http://louis.chauvel.free.fr/

Un quiz pour éduquer à Internet
Le principe est un peu simple. SaferInternet propose aux jeunes de répondre à un quiz qui analyse leur utilisation d'Internet. Enfin de quiz, des conseils sont prodigués pour veiller davantage à la sécurité.
http://insafe-survey.eun.org/

Insupportable mon mobile ?
"Prendre des photos, des vidéos d’une personne, les publier sur un site web ou les diffuser par MMS sans son consentement, c’est interdit et puni par la loi. Si cette personne te donne son autorisation, pas de problème ; si elle est mineure, il faut celle de ses parents". L'académie et le CRDP de Versailles publient une plaquette qui sensibilise les collégiens et lycéens aux risques liés à l'utilisation du portable.
http://www.crdp2.ac-versailles.fr/modules/wfdownloads/v[...]

Phobie scolaire et décrochage
"J'avais envie d'entrer en classe, mais je n'y arrivais pas. Les autres pensent qu'on sèche, que c'est de la flemme" explique un lycéen dans Ouest France. Le quotidien visite une classe ouverte spécialement à Rennes pour ces jeunes. "Ces adolescents ne supportent pas la pression liée aux programmes, aux évaluations" estime la proviseure.

Une situation qui renvoie à la compétition et à l'humiliation ressenties par les élèves dans le système scolaire. "Nous sommes en face d'une réalité difficile à connaître. D'après une étude de l'INSEE réalisée en 1992, presque un collégien et lycéen sur deux a déclaré se sentir « parfois » ou « souvent » humilié" déclarait Pierre Merle au Café en 2005. "Dans une étude par questionnaire que j'ai réalisée en 2000 (872 collégiens de sixième et troisième), un collégien sur cinq s'est déclaré s'être senti « souvent » ou « assez souvent » humilié par son professeur. C'est beaucoup moins. C'est encore beaucoup trop. Indiscutablement, il s'agit d'un phénomène scolaire massif".
Article d'Ouest-France
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/andev06/
Article de Pierre Merle dans le Café
http://www.cafepedagogique.net/disci/article/66.php

Jamais la drogue n'a été aussi peu chère en Europe
" Pour la majorité des pays, la tendance prédominante sur ces cinq dernières années a en effet été une diminution des prix dans la rue pour le cannabis, l’héroïne, les amphétamines, l’ecstasy et la cocaïne. Bien que les données historiques relatives aux prix dans la rue fassent largement défaut et soient difficiles à interpréter lorsqu’elles sont disponibles, cette tendance, de manière inquiétante, concorde avec l’idée selon laquelle les prix pourraient avoir baissé sur le long terme. Par exemple, des informations disponibles pour certains pays à prévalence élevée suggèrent que la cocaïne et l’ecstasy étaient considérablement plus chères à la fi n des années 80 et au début des années 90 qu’aujourd’hui". Selon le rapport 2006 de l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, le prix des drogues continue à chuter en Europe.

L'Observatoire enregistre malgré tout une stabilisation de la consommation de cocaïne qui est devenue la seconde drogue en Europe. En 2006, 22 millions d'européens ont consommé du cannabis, 3,5 millions de la cocaïne, 3 millions de l'ecsatsy.
http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/NR06rapp.pdf

La Défenseure des enfants pour un droit du "tiers" dans l'éducation des enfants
"J’ai souhaité relayer auprès des pouvoirs publics, la proposition visant à instaurer un véritable « statut des tiers » qui reconnaisse leur place dans la vie quotidienne des enfants et qui permette à ces derniers - s’ils le souhaitent - de maintenir des relations personnelles avec ceux qui auront partagé leur vie un certain nombre d’années et avec lesquels ils ont noué des liens affectifs forts (beau-parent, enfants de celui-ci, les « quasi », comme les appellent certains !)". Dans son rapport annuel, la Défenseure des enfants demande une modification du code civil pour prendre en compte les droits des tiers.

Elle rappelle que les familles recomposées représentent près de 2 millions d'enfants et évoque même les 30 000 enfants des familles homoparentales. Pour elle, " l’évolution des compositions familiales a montré la coexistence à côté de la parenté, comprise comme le lien parent-enfant, d’une fonction parentale plus ou moins permanente fondée, non pas sur un statut ou une place juridique, mais sur une « compétence ». Un nombre croissant de tiers jouent un rôle croissant dans son éducation et dans les liens affectifs que l'enfant noue au cours de son développement. Pourtant, leur place n’est qu’imparfaitement consacrée au plan juridique alors qu’ils se trouvent amenés à exercer une fonction de parentalité auprès de l’enfant… L’absence d’un statut du tiers qui a partagé la vie quotidienne de l’enfant n’est pas sans conséquence pour l’enfant au moment de la rupture imposée (par les adultes) de la vie commune, en terme de souffrance ressentie à l’occasion de séparations plus ou moins bien préparées et aggravées par les conflits des adultes qui ont des réticences à favoriser le maintien des liens avec ce tiers dont ils se séparent".

Aussi demande-t-elle un véritable statut des tiers en faisant plusieurs propositions : création d'un mandat d'éducation pour un tiers, d'une convention de partage de l'exercice de l'autorité parentale avec un tiers; possibilité pour le juge de confier un enfant à un tiers; création d'un droit de l'enfant à entretenir des relations personnelles avec le tiers qui a partagé sa vie quotidienne.

Ces mesures existent dans certains pays européens. Ainsi en Angleterre, le droit anglais reconnaît plusieurs catégories de tiers qui sont autorisées à solliciter un droit de contact (toute personne chez qui l'enfant a vécu au moins 3 ans par exemple). La Belgique reconnaît également un droit à toute personne qui justifie d'un lien d'affection particulier avec l'enfant. Ces propositions entrent également dans le débat français sur l'homoparentalité.
http://www.defenseurdesenfants.fr/pdf/rapport2006.pdf
http://www.defenseurdesenfants.fr/defens/index6.htm

Les jeunes ressentent des vexations plus que des injustices
"Des personnes peuvent avoir le sentiment que, dans certaines circonstances de leurs relations sociales, on a porté atteinte à leurs droits ou à leur dignité. Les jeunes se distinguent nettement de leurs aînés à cet égard. Leur sensibilité à différentes formes d’ostracisme est plus aiguisée que celle des adultes, mais s’applique surtout à des atteintes portées à l’image de soi" affirme Olivier Galland dans une étude publiée par Economie et Statistique, une revue de l'Insee.

"Ils se plaignent plus de vexations – moqueries ou insultes – que d’injustices ou du refus de droits. L’apparence physique – poids, taille et look – constitue pour les jeunes le motif principal des formes d’ostracisme dont ils se plaignent. Ce sont surtout les filles corpulentes et les garçons fluets qui en font état. Mais quelle que soit leur corpulence, les jeunes filles y sont plus sensibles que les garçons… Le racisme est une autre manifestation d’une discrimination liée à l’apparence. Un jeune sur quatre d’origine non européenne déclare avoir été victime de mauvais traitements liés à ses attaches étrangères... Quels que soient leurs comportements culturels les jeunes victimes d’exclusion professionnelle ou de ségrégation urbaine se sentent surexposés aux stigmatisations racistes. Les jeunes filles originaires du Maghreb se sentent beaucoup moins stigmatisées que les garçons de même origine, malgré le maintien plus affirmé d’une spécificité culturelle en matière religieuse et d’une fidélité au pays d’origine".
http://www.insee.fr/fr/ppp/comm_presse/ficcom_frame.asp[...]

La loi de prévention de la délinquance adoptée
L'Assemblée nationale a adopté le projet de loi de prévention de la délinquance. Examiné depuis le 21 novembre à l'Assemblée, le projet de loi prévoit une "présentation immédiate" devant le juge et des procédures de placement du mineur délinquant. Il fait du maire le directeur de la politique de prévention. Il pourra décider des internements d'office avec inscription dans un fichier centralisé, il aura aussi accès aux informations confidentielles des travailleurs sociaux dont il coordonnera le travail à l'aide d'un conseil spécial. Enfin de nouveaux délits sont créés comme celui de violence en bande.

Le texte a été très critiqué par la CNIL et surtout la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH). La première dénonce par exemple l'absence de garanties "ni sur l’origine des informations qui seraient utilisées pour procéder à ce signalement, ni sur les critères déclenchant ce signalement, ni sur les modalités de transmission et de traitement des informations et la nécessaire confidentialité de celles-ci" sur les fichiers de signalement des familles et des mineurs à problèmes. Un souci partagé par la CNCDH.

La CNCDH s'inquiète des pouvoirs donnés au maire, une instance contre laquelle il n'existe aucun recours ce qui lui semble contraire à la constitution. Elle "s’interroge sur la philosophie d’un texte dont les finalités ne sont pas véritablement affichées et qui, malgré le titre annonçant un projet de loi sur la prévention de la délinquance, traite essentiellement de mesures de répression ou de moyens permettant de la mettre en œuvre… Elle a mesuré également les conséquences de ce texte sur les familles les plus défavorisées et se trouvant déjà dans une situation avancée de précarité. En effet, bien des mesures présentent un volet social à l’égard de ces personnes dans une logique de contrôle, de suspicion, présentée comme une obligation. Ceci risque de faire échouer la lutte contre les exclusions qui nécessite écoute et confiance pour permettre à ces personnes d’accéder aux droits fondamentaux et d’exercer leurs responsabilités. La CNCDH note le risque d’une plus grande stigmatisation de ces familles". Le projet doit maintenant passer au Sénat.
http://www.assemblee-nationale.fr/12/dossiers/preventio[...]
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index241106.php
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index131106.php

- La ressource du mois    [ Haut ]

Eduquer à Internet avec Vinz et Lou
Vinz et Lou surfent sur Internet et apprennent aux enfants, de 7 à 12 ans, les risques d'Internet. La série, composée de 15 animations, aborde les chats, les mails, le téléchargement, les spams, les blogs etc. Elle est accompagnée de fiches pédagogiques pour exploiter en classe la série.
http://www.educnet.education.fr/primaire/vinz-et-lou/

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