La page des parents - N°79

Édition du 15-01-2007

- François Jarraud -

 

- A la Une : De nouvelles règles d'orientation au collège et au lycée

Gilles de Robien a présenté aujourd'hui de nouvelles procédures d'orientation pour les collégiens et lycéens. Elles font suite au rapport Hetzel. Il s'agit de lutter contre l'échec des étudiants dans l'enseignement supérieur : 80 000 sorties par an sans diplôme supérieur, un taux de chômage de 11% après la sortie de l'université. Pour cela, Robien croit en la professionnalisation des formations supérieures. Il a d'ailleurs annoncé l'ouverture de 225 nouvelles licences professionnelles en 2007.

Le nouveau dispositif comprend 4 niveaux :
- en troisième : un entretien d'orientation obligatoire aura lieu dès cette année lors du second trimestre entre le professeur principal, l'élève et la famille. Il sera précédé d'une réunion entre les professeurs principaux et les représentants des entreprises locales (Chambre de commerce et d'industrie, chambre d'agriculture etc.). "On a besoin de rapprocher les entreprises et le système éducatif" a déclaré le ministre, "pour échanger des informations, mieux accorder les apprentissages aux métiers qui ont le vent en poupe,… créer une culture commune".

- en première : une procédure identique sera mise en place en première dès la rentrée 2007.

- en terminale : les lycéens rempliront un dossier unique d'orientation contenant leurs demandes. Il sera soumis à un avis du conseil de classe en janvier. Celui-ci sera transmis à l'université qui exprimera elle aussi son avis. Le système est expérimenté dans les académies de Nantes et Poitiers dès cette année. Il sera étendu pour la rentrée 2008 à toutes les académies hors Ile-de-France.

- en université : "l'université délivrera un avis sur les choix d'inscription souhaités par l'élève. Il ne s'agit évidemment pas de sélection, mais d'un conseil, pour éviter les inscriptions dans des filières inadaptées. Le choix final restera sous l'entière responsabilité du bachelier". Cette procédure concernera 180 000 jeunes dès cette année. Parallèlement les universités sont invitées à "porter une plus grande attention à l'insertion professionnelle de leurs diplômés, à mieux identifier les gisements d'emplois existants ou en voie d'émergence. Le but est de mettre en place à l'université des systèmes d'orientation et d'insertion professionnelle qui soient en prise avec le monde de l'emploi et le tissu socio-économique local".

- STS IUT : le ministre a annoncé une réglementation qui aura pour objectif de faciliter l'entrée des bacheliers professionnels et technologiques en STS. "Il y a éviction (de ces jeunes) par les bacs généraux. On travaille à des mesures qu'il est encore trop tôt pour décrire. Il doit y avoir une réalité de la présence des bacheliers professionnels et technologiques dans ces sections". Le ministre souhaite utiliser toutes les capacités des STS qui ne sont pas assez remplies. Imposer l'entrée de ces bacheliers en IUT semble plus difficile.
Discours
http://www.education.gouv.fr/cid4360/debat-universite-emploi-les-suites-du-rapport-hetzel.html
Communiqué
http://www.education.gouv.fr/cid4376/debat-universite-emploi-les-suites-du-rapport-hetzel.html
Rapport Hetzel : de l'orientation au sens unique
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index251006.php
Le dossier spécial du Café :
http://www.cafepedagogique.net/disci/actu/77.php#435



Perspective : Orientation : des procédures qui ne répondent pas aux besoins
En présentant le 10 janvier les nouveaux dispositifs d'orientation des lycéens, Gilles de Robien a mis en avant de bonnes intentions. "Je pense d'abord aux plus fragiles, notamment aux 20 % d'étudiants qui quittent l'enseignement supérieur sans diplôme… Cela représente 80 000 bacheliers qui sortent du système sans autre diplôme, et qui vont connaître d'importantes difficultés pour trouver un emploi. C'est un immense gâchis. Il faut y mettre un terme. Et puis, je pense aussi aux diplômés de l'enseignement supérieur qui peinent à trouver un emploi".

Dans les deux cas il s'agit souvent des bacheliers des sections technologiques ou professionnelles, c'est-à-dire de jeunes de familles défavorisées. Ainsi seulement 39% des premiers réussissent à décrocher un Deug. Un taux qui descend pour les seconds à 17% ! Il est évident qu'une réaction s'impose devant un tel gâchis.

Pourtant nous défendrons ici l'idée que la procédure mise en place par le ministre les desservira et qu'elle ne poursuit pas un but social. Nous tenterons également de montrer que la conception de l'orientation de Gilles de Robien est archaïque.

Une sélection déguisée... Le ministre a beau promettre "qu'il ne s'agit évidemment pas de sélection, mais d'un conseil", de fait, l'orientation des étudiants ne pourra pas, faute de personnel universitaire, être personnalisée. Ce sont des procédures automatiques d'affectation ou de rejet qui seront très probablement mises en place et qui décideront du sort de l'étudiant. Le rapport Hetzel, qui guide le nouveau dispositif, prévoit d'ailleurs ouvertement une procédure contraignante. Le jeune qui s'inscrit en université contre l'avis du conseil de classe ou de l'université est convoqué à la fin du premier semestre universitaire et celle-ci décide librement de son sort. Elle le fait d'ailleurs au moment le plus délicat de la carrière étudiante : celle de l'adaptation à un univers nouveau où même des bacheliers généraux perdent pied. Les besoins financiers et la concurrence universitaire aidant, on peut craindre une élimination rapide des bacheliers technologiques et professionnels des campus.

La fin des bacs technologiques et professionnels. C'est très clairement inscrit dans le rapport Hetzel et dans les propos ministériels : la place des bacheliers professionnels et technologiques est en STS et éventuellement en IUT. C'est désigner officiellement ces bacs comme des sous-bacs.

Cela se fait sur la foi des taux d'échecs des années précédentes. Mais entre temps certaines filières ont été modifiées. C'est le cas de la principale voie technologique, la filière STG, dont la réforme a été mise en place à la rentrée 2005. Les membres du groupe d'experts, Alain Burlaud et Jacques Saraf, évoquaient alors " le principe de l’égale dignité des voies de formation". La nouvelle filière, doit "préparer à un accès à toutes les études supérieures juridiques, économiques ou de gestion… La liaison entre enseignement scolaire et enseignement supérieur doit être souple et permettre le plus possible les changements d'orientations. Il serait en effet particulièrement regrettable que, dès la classe de seconde, les élèves aient à se déterminer de façon définitive sur le choix de leurs études supérieures et, ultérieurement, de leur métier." Du coup, les référentiels ont à la fois recadré les formations technologiques et très sensiblement relevé le niveau d'exigences en enseignement général.

Les premiers bacheliers STG sortiront en juin 2007. Ils ont étudié avec l'espoir de se voir offrir de réelles possibilités de réussite dans tout l'enseignement supérieur mais déjà leur sort est réglé. Le défi a été lancé en vain par une administration qui se rit des lycéens. On ne saura probablement jamais si la réforme STG a réellement relevé leurs compétences et s'ils avaient leurs chances en université.

Que deviendront les jeunes des classes populaires ? Mais partons du pire cas. Le niveau des bacheliers technologiques et professionnels ne s'est pas élevé d'un iota (le niveau baisse bien sûr !) et il faut les préserver d'un fort taux d'échec en université. La procédure ne leur offre pas de réelle chance pour deux raisons.

La première c'est que le taux d'échec de ces bacheliers est également fort en STS et en IUT. Il est de 60% pour les bacheliers professionnels en STS et de 45% pour les bacheliers technologiques en IUT. C'est-à-dire sensiblement égal à celui de l'université. Il y a plusieurs raisons pour cela entre autre pédagogiques. Mais il y en a une que le ministre oublie toujours : c'est qu'en moyenne un étudiant sur dix abandonne l'université pour des raisons financières. Ce taux est évidemment beaucoup plus fort pour nos bacheliers.

La seconde c'est que si nombre de ces bacheliers s'inscrivent en université aujourd'hui ce n'est pas par manque d'information mais par manque de place dans les filières STS et IUT. Le ministre lui-même le reconnaît et annonce des mesures qui, pour des raisons juridiques, ne pourront concerner que les STS. Il est à craindre que le nombre de places disponibles en STS soit largement insuffisant. Il y a eu 140 000 bacheliers technologiques en 2005. 42 000 se sont inscrits en université et 58 000 en STS. En STS il y a moins 20 000 étudiants venant de bacs généraux… Le rapport Hetzel demande la création de 50 000 places et STS pour accueillir les bacheliers technologiques et professionnels. Le ministre n'entend pas les créer. Par conséquent on peut craindre qu'il ne s'agisse pas d'une orientation de ces jeunes mais bien d'une éviction des études supérieures. Disons le autrement : pour dégager des moyens pour les universités, le gouvernement propose l'éviction des jeunes des milieux défavorisés. Ce sont eux qui paieront la facture.

Une conception archaïque de l'orientation. Mais le plus surprenant dans la démarche ministérielle c'est sa conception de l'orientation. Le ministre entend rapprocher l'université et les entreprises et développe les filières professionnelles y compris l'apprentissage. Or ce qui caractérise l'enseignement supérieur français c'est, selon l'OCDE, le faible taux d'étudiants des études générales longues.

Pour Gilles de Robien il faut "tout faire pour favoriser la professionnalisation des études, et le rapprochement entre l'université et le monde de l'emploi… Le but est de mettre en place à l'université des systèmes d'orientation et d'insertion professionnelle qui soient en prise avec le monde de l'emploi et le tissu socio-économique local". Et c'est aussi ce qu'il veut installer dès le collège en demandant aux entreprises d'indiquer les "bonnes" formations pour les élèves. "On a besoin de rapprocher les entreprises et le système éducatif pour échanger des informations, mieux accorder les apprentissages aux métiers qui ont le vent en poupe,… créer une culture commune".

Cette conception de l'orientation n'est pas nouvelle. C'est, pour Dominique Odry, "le modèle adéquationniste qui vise à mettre en correspondance le profil d'un individu et celui d'une profession" (D. Odry, L'orientation c'est l'affaire de tous, I Les enjeux, CRDP d'Amiens 2006). C'est un modèle qui est apparu après la première guerre mondiale pour les milieux populaires et qui a eu ses heures de gloire après la seconde. Ce n'est évidemment plus la conception actuelle de l'orientation.

Dans une économie mondialisée et de plus en plus flexible (flexibilité des productions, des salaires, de la main d'œuvre etc.), pour Jacques Senécat (idem) "il est devenu illusoire de piloter l'orientation par l'aval, c'est-à-dire par l'emploi. Il est devenu indispensable de miser sur la capacité des individus à s'adapter, par leurs propres moyens, à des situations évolutives et, souvent, largement imprévisibles. Le problème essentiel de la formation aujourd'hui est celui de l'adaptabilité des individus".

On aimerait se rassurer et ne voir derrière les choix ministériels qu'un souci d'économies budgétaires. Mais on peut craindre qu'il y ait une vision aussi passéiste de la société et de l'économie futures que celle qu'il peut avoir en matière pédagogique.

Un bachelier sur cinq arrête ses études supérieures dans les trois ans
"Près de neuf bacheliers 2002 sur dix ont poursuivi leurs études après l’obtention de leur baccalauréat. Trois ans après, les poursuites d’études restent importantes puisque 80% de ces jeunes suivent toujours une formation" précise une étude ministérielle. "À l’université, 45%des bacheliers 2002 qui s’étaient inscrits en licence LMD (ou en DEUG) sont parvenus en troisième année sans redoubler. 71%des bacheliers entrés en instituts universitaires de technologie (IUT) et 63%de ceux inscrits en sections de techniciens supérieurs (STS) sont diplômés en deux ans. Six jeunes titulaires d’un DUT sur dix poursuivent leurs études et un tiers des étudiants reçus au BTS".

L'étude met en évidence le taux d'échec ou de réorientation selon les filières et l'origine des étudiants.
http://www.education.gouv.fr/cid4326/que-sont-devenus-les-bacheliers-2002-trois-ans-apres-l-obtention-du-bac.html

- Mon école

La découverte de la lecture en moyenne section
Le "Journal d'une grande section en ZEP", tenu l'année dernière par Bernard Devanne, nous avait montré comment les enfants s'initient à la lecture et l'écriture en fin de maternelle. Vous avez été très nombreux, parents et enseignants, à l'apprécier.

Cette année, Bernard Devanne reprend sa chronique qu'il déplace en moyenne section. Il nous emmène en classe et partage avec nous ses fines observations et réflexions. Nous découvrirons chaque trimestre les difficultés et les progrès des enfants, les interrogations de leur enseignante, les méthodes utilisées pour la découverte de l'écriture et la lecture.

Durant le premier trimestre ces enfants de Zep, souvent issus de familles non francophones, écoutent leurs premières histoires, découvrent leurs premiers albums, tracent leurs premiers signes. "Beaucoup de ces enfants ont, dès ce premier trimestre de moyenne section, établi un rapport “naturel” à la chose écrite, qu’il s’agisse de la fréquentation des albums, des premiers repérages qu’ils y opèrent, de la pratique d’activités d’écriture qui ne provoque aucun découragement de leur part ou même qui, pour quelques-uns d’entre eux, est déjà l’occasion d’implications attentives entre écrits à produire et supports de référence. Nous suivrons tout particulièrement au deuxième trimestre les progrès des quatre enfants qui manifestent pour l’instant les plus lisibles “difficultés d’apprentissage”.
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/devanne/
Le Journal d'une grande section 2005-2006
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/contribs/i7l.php

Les bourses des lycées
Le dossier de demande de bourse doit être déposé au cours du premier trimestre de l'année civile. Le formulaire et les conditions à remplir sont publiées sur Service Public.
http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F616.xhtml

En Angleterre une nouvelle politique d'accompagnement scolaire
Comment venir en aide aux élèves en difficulté en fin de primaire et début du secondaire ? Les parents font souvent appel à des cours particuliers, à l'exception des plus défavorisés. Selon BBC News, le gouvernement devrait lancer pour deux ans en avril 2007 une expérimentation de cours particuliers pris en charge par l'Etat pour les enfants des milieux populaires.

Parallèlement, il s'interroge sur l'aide à apporter aux élèves les plus doués. Les écoles auraient l'obligation de détecter les élèves les plus capables. Elles recevraient des fonds spéciaux pour leur offrir des leçons et des activités supplémentaires le week-end ou durant les vacances d'été. Ce nouveau système pourrait démarrer dès la prochaine rentrée.

L'idée est moins choquante en Angleterre où la différenciation est banale et où il est admis que les élèves puissent faire en classe des exercices différents comme le rappelait récemment Maroussia Raveaud dans un article donné au Café. Cependant des voix s'élèvent contre le projet et critiquent déjà le principe de la détection. L'élève doué ne risque-t-il pas d'être souvent l'élève le plus sage ?
http://news.bbc.co.uk/1/hi/education/6235167.stm
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/r2006/gen11.php
http://education.guardian.co.uk/schools/story/0,,1979803,00.html
http://news.bbc.co.uk/1/hi/education/6214407.stm
http://www.cafepedagogique.net/disci/article/77.php

Aménagements des examens pour les candidats handicapés
Le B.O. du 4 janvier publie une circulaire précisant l'organisation des examens et concours de l'enseignement scolaire et de l'enseignement supérieur pour les candidats handicapés. Elle applique un principe de base : " Toute personne présentant un handicap et candidate à un examen ou un concours est fondée à déposer une demande d’aménagement des épreuves de l’examen ou du concours".
http://www.education.gouv.fr/bo/2007/1/MENE0603102C.htm

Un rapport parlementaire propose un contrôle renforcé de l'enseignement à domicile
" La manipulation mentale des enfants, l’opposition de leurs parents à toute socialisation et à toute éducation extérieure, le risque de maltraitance et d’abus sexuel, la mainmise sur des personnes captives dès leur plus jeune âge, afin de les retenir au cours de leur vie dans une organisation fermée, constituent en effet autant de manifestations de l’emprise des sectes sur les mineurs, qui doit être dénoncée et combattue". Le rapport de la Commission d'enquête parlementaire relative "à l'influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs" envisage un contrôle renforcé de l'enseignement à domicile.

Selon le rapport de 60 000 à 80 000 enfants seraient élevés dans un contexte sectaire en France, certains d'entre eux n'étant même pas déclarés. Le rapport montre les conséquences néfastes de l'influence sectaire. Ainsi, les sectes exigeraient de longs travaux religieux des enfants (23 heures par semaine pour un enfant du primaire chez les Témoins de Jehovah selon le rapport) ce qui nuirait à leur éducation et renforcerait l'endoctrinement du groupe. Les enfants scolarisés dans l'école publique seraient étroitement surveillés et endoctrinés par la secte.

A titre d'exemple, le rapport signale un document interne de l'Eglise de scientologie qui sert au contrôle mental des enfants (un "Security Check Children"). L'enfant est invité à répondre à des questions qui assurent l'emprise du groupe. " As-tu jamais décidé que tu n’aimais pas un membre de ta famille ? As-tu souhaité quelque chose très fort, sans jamais rien dire à qui que ce soit ? As-tu refusé d’obéir à un ordre provenant de quelqu’un à qui tu aurais dû obéir ? As-tu un secret ? As-tu essayé de faire croire à d’autres que tes parents ou tes maîtres étaient cruels avec toi ? As-tu menti pour échapper à un blâme ? T’es-tu jamais enfui alors que tu aurais dû rester ?"

Mais les rapporteurs étudient de près l'instruction à domicile, qui concernerait en France 2 869 enfants, et qui serait utilisé pour enfermer les enfants. Ils estiment que le contrôle exercé par l'éducation nationale sur les parents est insuffisant et parlent même "d'inertie".

Les rapporteurs signalent également le développement des sectes dans le domaine de l'accompagnement scolaire. Le rapport cite en exemple "Math rattrapage" une entreprise francilienne qui serait liée à la Scientologie.

En conclusion, le rapport demande de redéfinir le régime de l'instruction à domicile en le soumettant à autorisation et en instaurant un contrôle annuel. Les parents devraient utiliser des manuels fournis par des organismes reconnus et ne pas se regrouper au-delà de deux familles.

Un contrôle renforcé s'exercerait également sur l'enseignement à distance et le soutien scolaire (agrément). Une sensibilisation au risque sectaire serait introduite dans les programmes d'éducation civique au collège et au lycée et un enseignement particulier serait fait en IUFM.
http://www.assemblee-nationale.fr/12/dossiers/commission_enquete_sectes.asp

Des parents réagissent au rapport de la commission parlementaire sur les sectes
"C'est à nous, Parents, que revient la décision du mode d'instruction de nos enfants. La liberté d'enseignement est un droit constitutionnel". Un Collectif pour la liberté d'instruction (CLI), réunissant deux associations représentant près de 600 familles, lance une pétition pour la liberté d'instruction qu'ils estiment menacé parle rapport de la Commission. Celle-ci souhaite soumettre à l'autorisation par les autorités académiques l'instruction à domicile.

Pour le CLI, la commission utilise l'argument des écoles clandestines des sectes pour interdire l'instruction familiale qui relève des libertés fondamentales.
http://fr.cpli.eu/petitions/index.php
http://www.lesenfantsdabord.org/plugins/coolforum/forum.php?lng=fr&cat=5
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index201206.php

L'illusion du pédagogique dans le politique
"La plupart des pédagogues ont cru, à un moment ou à un autre, à la possibilité de l'avènement du pédagogique dans le politique. D'une certaine manière, c'est très heuristique d'y croire : cela permet d'inventer des choses nouvelles. Il y a une vraie fécondité dans cette illusion. Même si cela reste une illusion. Disons que c'est une illusion nécessaire. Il faut y croire et, en même temps, accepter que le politique soit radicalement hétérogène au pédagogique". En guise de vœux, Philippe Meirieu nous fait réfléchir sur l'impact de l'échéance électorale de 2007.

"Nulle politique ne peut décréter la pédagogie. Au bout de la chaîne et, quelles que soient les instructions officielles et les structures institutionnelles, c'est bien la manière d'interroger Stéphanie et Farid qui fera toute la différence. Pas seulement, parce que l'interrogation pourra être plus ou moins bienveillante (ce qui rabattrait le pédagogique sur le psychologique), mais aussi parce qu'elle sera plus ou moins pertinente en fonction des mots employés, de l'exemple évoqué, de la place dans la progression, des interactions possibles avec les autres élèves, etc.

Alors, faut-il que le politique renonce à s'intéresser à l'avenir de Stéphanie et Farid ?... Certainement pas. Car, de même que le fait qu'un enseignant ne puisse apprendre à la place d'un élève ne réduit pas l'enseignant à l'impuissance, de même, le fait que le politique ne fasse pas directement la classe ne l'empêche nullement de créer les conditions pour qu'elle se fasse bien. Et voilà l'urgence. À la convergence de l'éducation et de la pédagogie. Quand on rend les choses possibles".

http://www.meirieu.com/nouveautesblocnotes.htm

- L'orientation

S'orienter avec Les Métiers.net
Comment aider les jeunes franciliens à s'y retrouver dans le maquis des métiers et des formations ? Le site régional lesmetiers.net, ouvert depuis la rentrée 2003, a pour vocation de répondre à cette question, grâce à un ensemble de vidéos et de fiches d'informations sur les métiers, présentées de manière attractive, et à un outil de réponse en ligne. Découvrez-le dans cet article du Café Francilien.
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/francilien_12_06/gen7.php

Quel métier choisir ?
"L’économie va poursuivre sa tertiairisation. Si dans l’industrie proprement dite, les créations d’emploi devraient rester limitées, les emplois de service (y compris de services à l’industrie) vont se développer". Réfléchissant à l'évolution économique de 2005 à 2015, le rapport conjoint de la Dares (Olivier Chardon) et du Centre d'analyse stratégique (Marc-Antoine Estrade) apporte un mélange de bonnes et de mauvaises nouvelles qu'il con,vient de faire connaître aux lycéens préparant leur orientation.

Selon le rapport, il n'y aura ni baisse de la population active, ce qui a un intérêt certain pour les futurs retraités, ni pénurie de main d'œuvre. Il confirme le maintien du chômage des jeunes à l'horizon 2015 : 730 000 sorties par an du système éducatif feront face à 630 000 départs en retraite. Si la situation de l'emploi va fortement s'améliorer pour ces raisons démographiques, l'écart demeure entre les deux courbes. En 2015 le taux de chômage des jeunes deux ans après la fin des études ne sera plus "que" de 18% contre 22% en 2005.

Quels métiers vont recruter ? On aura besoin d'aides à domicile (+ 200 000), d'informaticiens (+ 150 000), d'aides soignants (autant), de cadres administratifs (+ 130 000), d'employés administratifs (+ 100 000), de cadres commerciaux (+ 97 000 mais pas de vendeurs !), de personnels de manutention (+ 92 000), d'employés de maison (+ 80 000) et d'infirmiers (+ 80 000).

Ce que nous annoncent donc les experts du gouvernement c'est à la fois la fin du chômage des plus qualifiés et une forte demande de main d'œuvre peu qualifiée. Les experts ne croient pas en une mutation économique. Le taux de chômage des bacs +2 et +3 serait de 2% en 2015, celui des bacheliers de 21%, 25% des cap-bep et 56% des sans diplôme ou BEPC. DE fait les experts imaginent l'école de 2015 quasi à l'identique de celle de 2005 : le volume de sortants de l'enseignement supérieur, celui des bacheliers ou celui des sans qualification ne bougeraient quasiment pas.

Par rapport à l'étude du Haut Comité Economie Emploi parue l'an dernier, le besoin en diplômés est moins important. En même temps la situation de ces derniers est promise à un meilleur avenir. Ce paradoxe résume une France socialement immobile et qui continuerait à fabriquer massivement de l'exclusion sociale.
http://www.travail.gouv.fr/actualite-presse/dossiers-presse/rapport-les-metiers-2015-est-paru-4120.html
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/r2006/genp61.php#a5


- Mon enfant

Les jeux vidéo sont-ils dangereux ?
C'est une question posée par L'Humanité à plusieurs scientifiques. Pour Michaël Stora, psychologue clinicien, ils sont plutôt des outils thérapeutiques. " Je soigne en effet les troubles du comportement dits violents grâce aux jeux vidéo. Car, pour des enfants qui sont plus dans l’acte que dans la parole, il fournissent un cadre, une narration dans laquelle il faut persévérer et d’où va émerger la parole".

Le sociologue Laurent Trémel estime que " affirmer que les « jeux vidéo », dans leur ensemble, seraient « dangereux » n’a pas grand sens. Il convient néanmoins d’être vigilant sur leurs contenus, et de se méfier de certains discours de légitimation qui sont « dans l’air du temps », surtout, et ce n’est sans doute pas un hasard, au moment de Noël..."
http://www.humanite.presse.fr/journal/2006-12-23/2006-12-23-842757
http://www.humanite.presse.fr/journal/2006-12-23/2006-12-23-842755
http://www.humanite.presse.fr/journal/2006-12-23/2006-12-23-842759

Des vacances pour tous avec la JPA
La campagne annuelle de la Jeunesse au plein air sera inaugurée le mercredi 17 janvier 2007 et se déroulera jusqu’au dimanche 11 février 2007. Elle comprendra le dimanche 4 février une journée d’appel à la générosité publique. Les sommes recueillies permettent d’attribuer des bourses sur critères sociaux pour favoriser le départ en vacances d’enfants et de jeunes. Cette campagne bénéficie d'une reconnaissance officielle publiée au B.O. du 4 janvier.
http://www.education.gouv.fr/bo/2007/1/MENE0602822X.htm
http://www.jpa.asso.fr/f/solidarite/index.html

Mobile : quels usages en font les enfants ?
Le Journal du net publie une enquête réalisée auprès de 1477 enfants britanniques âgés de 6 à 13 ans sur leur utilisation du téléphone portable. C'est que dès 10 ans deux enfants sur trois possèdent un portable, une proportion qui monte à trois sur quatre à 12 ans.

Si le premier usage est la voix, les enfants s'en servent pour envoyer des SMS prendre des photos et des vidéos. L'utilisation d'internet est encore très minoritaire. Mais les enfants souhaitent voir leur téléphone se transformer en navigateur. Ils veulent télécharger de la musique et des jeux et partager de la musique.
http://www.journaldunet.com/diaporama/0701-mobileuk/index.shtml

Pourquoi offre-t-on des cadeaux demandent les Clés de l'actualité ?
Pourquoi offre-t-on des cadeaux à Noël ? De tous les magazines jeunes, Les Clés de l'actualité se distinguent en faisant réfléchir les adolescents au sens des fêtes.

Le magazine interroge Anne Monjaret, ethnologue, qui explique aux jeunes lecteurs que le don crée du lien social. Il se tourne aussi vers le psychiatre Patrice Huerre à propos des fêtes de famille. "Ces fêtes aident les adolescents à se ressourcer… Dans d'autres cas, ces fêtes rappellent les difficultés familiales qui sont encore plus visibles à Noël… Grandir c'est aussi faire avec ces difficultés".
http://www.milanpresse.com/magazine,les%20clés%20de%20l'actualité.html


- La ressource du mois

Coach Collège
Trop souvent, les réunions profs-parents laissent un goût amer. Analysant le cas du petit Brian le professeur paraphrase le bulletin en montrant du doigt le niveau en maths ou en anglais ou les difficultés de méthode en français sans être capable de proposer une solution accessible à la famille. Il est souvent désarmé et mal préparé à conseiller la famille dans l'organisation du travail à la maison et l'élève dans le développement de ses capacités scolaires.

C'est pourquoi je saisis cette occasion pour signaler un ouvrage au titre pas génial mais qui rendra service : "Coach Collège".

" Le stress à l’école, c’est la plus grande surprise du dernier rapport du Pisa (Programme international pour le suivi des acquis des élèves). La France détient là un record du monde dont elle se passerait bien, celui du mal-être des enfants à l’école. Aujourd’hui plus qu’hier, apprendre est difficile, enseigner l’est aussi et accompagner les ados dans leur apprentissage n’est pas simple. « Apprendre à apprendre est le vrai enjeu du collège. Que seront devenus les savoirs actuels dans 20 ans ! En revanche apprendre à apprendre permet d’apprendre toute sa vie". C'est sous cet angle qu'André Giordan, auteur avec Jérome Saltet et Béatrice Labey, de cet ouvrage, le présente.

"Comment retenir plus facilement mes cours ? Travailler en musique, c’est gênant ou pas ? Je n’arrive pas à parler à mon prof. Comment faire ? Pourquoi je dois relire mes cours tous les soirs ? Je dois mieux “gérer mon temps”. Mais comment ?" Voilà le genre de questions auxquelles Coach Collège essaie de répondre. Il vise à les faire réfléchir au fonctionnement de leurs principales méthodes d'acquisition des connaissances, à mieux se connaître et à s'appuyer sur leurs points forts et les entraîne à préparer leurs contrôles ou améliorer leur prise de notes.

Apprendre à gérer son temps, à anticiper son travail, à organiser son bureau ou son cartable, à se concentrer, à réviser à plusieurs : voilà quelques savoir-faire qui ne sont pas anodins pour la réussite scolaire et qui ne sont pas forcément transmis dans toutes les familles.

Ils ne rentrent pas non plus dans le cadre du cours normal ou de la mission traditionnelle du professeur mais tout à fait dans le débat sur leur redéfinition. Mais c'est un autre sujet…

Jérôme Saltet, André Giordan, Coach Collège, 90 fiches pratiques pour un collège sans stress, Paris, éditions Play Bac, 2006, 232 pages.
http://www.coachcollege.fr/
http://www.ldes.unige.ch/actu/parutions/coachCollege.htm

 

Dossier spécial

- La cantine et la gratuité

Cantine gratuite : une fausse bonne idée pour l'Andev
"Il y a trop d'enfants qui ne vont pas à la cantine car ils n'en ont pas les moyens et ne mangent pas ou mal quand ils rentrent chez eux". Les maires de Drancy et du Bourget (93) ont annoncé la gratuité de la cantine dans les écoles primaires de leurs villes. Le maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, a déposé une proposition de loi pour instaurer la gratuité de la restauration scolaire pendant toute la durée de la scolarité obligatoire. La mesure semble répondre à une urgence. De fait de nombreux enfants des quartiers défavorisés sont mal nourris. A titre d'exemple, on compte à Clichy-sous-Bois 16% d'enfants scolarisés souffrant de surpoids et 2% de sous-nutrition.

L'idée apparaît donc utile et généreuse. Elle fait pourtant l'objet de critiques de la part de l'Association nationale des directeurs de l'éducation des villes de France (Andev). Pour celle-ci, "l'accueil en restauration scolaire est contrainte par la question des locaux… La gratuité en tendant au développement de la demande de fréquentation risquerait ainsi de s'accompagner d'un augmentation des refus d'accès, privilégiant souvent les parents qui travaillent et non pas forcément les plus modestes. Enfin et surtout, depuis de nombreuses années, une majorité de commune a mis en place un système de tarification en fonction des ressources des familles. Leur objectif est celui évoqué par le député : il s'agit de faciliter la fréquentation pour tous. Dans ce cadre, certaines ont choisi la gratuité pour les familles aux ressources les plus faibles… La gratuité pour tous, favoriserait donc essentiellement les familles dont les revenus sont les plus confortables. Ainsi, sous couvert d'une mesure sociale, cette proposition correspond en réalité à une mesure de politique familiale, d'aide a l'éducation des enfants, que l'Etat mettrait en œuvre a peu de frais au détriment des finances locales. La mesure proposée qui ne concerne que 140 des 700 repas pris chaque année par un enfant est donc à la fois irréaliste et inadaptée. Elle remet totalement en cause la libre administration des collectivités locales sur ce sujet".

Effectivement de nombreuses municipalités réservent l'accès de la cantine aux enfants des couples dont les deux parents travaillent et qui peuvent présenter un titre de propriété ou de location. Ces deux mesures excluent de fait les parents les plus pauvres.

En novembre 2005, l'Unicef France avait demandé un projet de loi garantissant l'accès de tous à la cantine et particulièrement aux enfants de chômeurs, ou dont la famille est en détresse, incapable de payer la cantine, ou les enfants des familles de sans papiers incapables de fournir les justificatifs demandés. Le financement des travaux et des frais occasionnés aurait été pris en charge par l'Etat. Reconnaissons que l'initiative du maire de Drancy a le mérite de relancer ce débat.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-851935@51-851938,0.html
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index181105.php

Cantine : les parents accueillent avec scepticisme la proposition de loi sur la gratuité
"Rendre gratuite la cantine pour tous, c'est prendre le risque d’amener plus d'enfants à manger dans des locaux qui sont souvent inadaptés pour cela. Plus d'enfants c'est moins de place, plus de bruit et un temps de repas diminué, ce qui est loin d'être bénéfique pour les élèves. Si des municipalités veulent investir plus dans la restauration scolaire, la PEEP s’en félicite et les invite à concentrer leurs efforts sur la qualité des matières premières, les locaux, les effectifs d'encadrement, le matériel, etc." La Peep, seconde association de parents d'élève affiche son désintérêt pour la proposition de loi déposée par les maires de Drancy et du Bourget.

La Fcpe, première association, ne semble pas y croire non plus. "Si l’objectif de la proposition de loi du député et maire de Drancy est bien d’assurer pour tous les écoliers de France ce type de service public gratuit, alors la FCPE dit « chiche » ! Ce faisant, l’Etat créerait aux communes et aux conseils généraux une obligation très lourde financièrement, qu’ils ne pourraient prendre en charge seuls. Il lui reviendrait donc de garantir l’égalité entre les territoires en transférant aux collectivités concernées les sommes correspondantes".

Rappelons que, dans une tribune donnée au Café le 8 janvier, l'Andev, qui regroupe les directeurs de l'éducation des villes de France, avait dénoncé le caractère conservateur de cette mesure. " La gratuité en tendant au développement de la demande de fréquentation risquerait ainsi de s'accompagner d'un augmentation des refus d'accès, privilégiant souvent les parents qui travaillent et non pas forcément les plus modestes. Enfin et surtout, depuis de nombreuses années, une majorité de commune a mis en place un système de tarification en fonction des ressources des familles. Leur objectif est celui évoqué par le député : il s'agit de faciliter la fréquentation pour tous. Dans ce cadre, certaines ont choisi la gratuité pour les familles aux ressources les plus faibles… La gratuité pour tous, favoriserait donc essentiellement les familles dont les revenus sont les plus confortables. Ainsi, sous couvert d'une mesure sociale, cette proposition correspond en réalité à une mesure de politique familiale, d'aide a l'éducation des enfants, que l'Etat mettrait en œuvre a peu de frais au détriment des finances locales".
http://www.fcpe.asso.fr/ewb_pages/a/actualite-fcpe-1862.php
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index080107.php

Les états généraux parisiens de la restauration scolaire
" Je suis Directrice d’une école maternelle en ZEP. Ce débat a été ouvert par les politiques, c’est à eux que je m’adresserai… Pour que l’amélioration du temps de repas se fasse réellement, il faudra transformer les postes de surveillants en poste d’animateurs… C’est du temps pour leurs formations, pas seulement celles des titulaires, celles des vacataires également pour qu’ils aient le temps concret de lire et de décrypter le “guide du surveillant de l’interclasse”, et, enfin, du temps de concertations… Il faut aussi un certain respect de ces animateurs en leur permettant de travailler dans de bonnes conditions, notamment en installant des vestiaires adaptés". Le 20 octobre, la ville de Paris organisait les premiers Etats généraux de la restauration scolaire.

Plus de 500 participants : des élus, des directeurs d'école, des parents, des représentants des entreprises de restauration, des médecins… Il a été question du goût, de la lute contre l'obésité, de la qualité gustative et biologique des aliments. Mais aussi des locaux, des problèmes de lavage de mains ou de temps de restauration.

Au centre des débats également le temps du midi. "Le temps de midi, appelé interclasse, est un moment important dans la journée de l’enfant car il représente le quart de sa présence à l’école. Ce moment, s’il se déroule bien, est déterminant pour une bonne récupération avant la reprise de la classe" rappelle un responsable d'arrondissement. "À Paris, comme on vous l’a déjà dit, c’est 100 000 enfants qui restent à l’école pendant le temps de midi. Cela représente 75 % des enfants scolarisés. Ils sont encadrés par 6 450 animateurs titulaires, contractuels, vacataires et agents de service".

Les Etats généraux ont décidé la création d'un Conseil parisien de la restauration scolaire et l'élaboration d'un "Guide ".
http://www.paris.fr/portail/viewmultimediadocument?multimediadocument-id=25772


 

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