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François Jarraud - Les finalités de l'éducation
Le dernier numéro de la revue de l'ACELF
réunit 11 communications sur un thème
central et fortement conflictuel : les
finalités de l'éducation. Ainsi Michel
Fabre (Université de Nantes) rappelle
les controverses françaises sur l'école
entre "républicains" et "pédagogues". Il
s'attache à une analyse du discours
"républicain" sur l'école, discours
construit autour d'une antithèse entre
instruction et éducation. Il s'intéresse
à ses bases sociologiques : "Le mépris
qu'affichent les intellectuels français
pour la pédagogie marque en réalité une
réaction identitaire des enseignants de
lycée ou des universitaires contre ceux
de l'école primaire.. Aux véritables
professeurs, la maîtrise d'une
discipline donne une légitimité d'accès
à l'espace public. Aux professeurs
d'école reste la pédagogie comme
substitut de connaissance". Au-delà, le
discours républicain est dénoncé comme
schizophrénique : "une fuite hors du
temps présent dans un univers
d'idéalités.. Ils haïssent trop le monde
pour tenter de le changer ou le
comprendre". Pour M. Fabre c'est ce qui
fait perdurer le conflit.
Denis Jeffrey (Université Laval, Québec)
s'intéresse à la crise de l'autorité à
l'école. "C'est le rôle de l'enseignant
de transmettre des valeurs... Il n'est
pas qu'un accompagnateur qui assure
l'éveil de l'enfant ou un "facilitateur"
du développement de si. Il assure la
tâche d'instruire.. Il est certes son
semblable, mais il n'est pas son égal
sur les plans moral, intellectuel et
politique.. Il faut cesser de réduire la
relation éducative à une relation
pédagogique, et la réinvestir de
l'épaisseur intellectuelle, morale et
politique qu'elle implique".
On le voir, ce numéro, dont nous ne
donnons qu'un aperçu, est riche de
questionnements, de débats, de
participations contradictoires autour de
ce "métier impossible".
http://www.acelf.ca/revue/XXX-1/index.ht
ml
Le rapport Belloubet-Frier sur les
lycées
Le rapport de N. Belloubet-Frier fait 30
propositions pour une réforme du lycée.
Un texte que chaque enseignant doit lire
car il orientera probablement les
réformes à venir et pose de nouveaux
principes qui rejaillissent également
sur le collège et l'université.
Il met à plat la place et les
difficultés du lycée pour, à partir d'un
pronostic général, proposer une nouvelle
organisation et une nouvelle place du
lycée dans le système éducatif et, par
suite, un nouveau contenu pour le métier
d'enseignant. On le voit : c'est un
rapport ambitieux, tellement que le
ministre a cru utile de préciser que
"les propositions contenues dans ce
rapport ne sauraient m'engager". Sans
doute mais plusieurs propositions sont
si bien argumentées, qu'elles devraient
hanter les réflexions du futur ministre.
N. Belloubet-Frier commence par un
constat : celui de l'échec de la
démocratisation du lycée et
particulièrement du lycée général. De
1970 à 1994 le nombre de bacheliers est
passé de 34% d'une tranche d'âge à 70%.
Mais depuis 1994 il stagne à 70% (dont
6% venant de formations extérieures à
l'Education nationale). 62% des jeunes
obtiennent un bac et, parmi ceux-ci,
seulement 52% dans les séries générales.
Le mal vient de haut : seulement 57% des
jeunes vont en seconde générale et
technologique après la troisième,
chiffre qui diminue depuis 1992. Ca ne
s'arrange pas après : 63% des élèves de
seconde vont en première générale, c'est
à dire le même pourcentage qu'en... 1982.
Depuis 1996 la part des jeunes obtenant
un bac général ne cesse de baisser.
Résultat : l'accès à l'enseignement
supérieur ne progresse plus, il diminue
pour les universités : 49% des
bacheliers allaient en fac en 1995, 40%
aujourd'hui. Le système éducatif ne
produit pas les actifs diplômés dont il
a besoin et la France a relativement peu
d'étudiants pour un pays développé. Cette
situation, pour N. Belloubet-Frier, vient
en grande part du fonctionnement élitiste
du second degré. Il faut donc réformer le
lycée.
Elle propose d'abord d'améliorer les
articulations entre le collège et le
lycée et entre le lycée et le supérieur.
L'orientation se ferait au terme d'un
cycle 3ème -2de qui comprendrait des
disciplines fondamentales en tronc
commun et des itinéraires de
détermination (sur le modèle des TPE ou
des IDD) permettant au jeune de
construire son orientation. A l'issue de
la troisième; l'élève pourra choisir sa
seconde et l'enseignement de
détermination. A la fin du premier
trimestre de 2de, il pourra revoir son
choix de seconde. En fin de 2de,
l'orientation se fera vers une première,
un BEP en un an, une terminale de BEP
(pour les 2de pro) ou le redoublement.
Une autre proposition demande d'établir
un lien entre le lycée et l'université.
D'abord en affirmant clairement que le
lycée a pour tâche de préparer à
l'université. Cela implique que les
méthodes de l'université soient
reconnues dans le lycée,
particulièrement ce qui développe
l'autonomie et les capacités de
recherche : les TPE par exemple mais
aussi les méthodes expérimentales en
sciences. En université, le rapport
relève que la première année
universitaire doit être adaptée au
nouveau public lycéen. Elle doit être
moins spécialisée et accueillir parmi
les enseignants des profs de lycée.
Le rapport propose une refonte des
filières actuelles du lycée en les
réorganisant autour de deux pôles :
- un pôle "sciences et techniques" avec
6 spécialités en première (ouvrant sur
11 terminales) : sciences de
l'ingénieur, habitat et génie civil,
ingénierie mécanique, génie électrique,
génie des procédés et STL.
- un pôle "sciences et sociétés" ouvrant
sur 4 filières en premières (et 9 bacs) :
cultures et sociétés, sciences humaines
et gestion, information et gestion et
SMS. On le voit, la série STT, jugée
inadaptée, est totalement refondue avec
"des ambitions conceptuelles
renforcées". Sur ce point le rapport
contredit la rapport Decomps de juin
2001.
Chaque filière serait réorganisée autour
de trois types d'enseignement :
- un tronc commun permettant les
passages d'une filière à l'autre mais
pesant moins lourd qu'actuellement (17 à
21 heures/semaine). Dans le pôle sciences
et sociétés il comprendrait du droit, de
l'économie, matières qui seraient
renforcées.
- un enseignement de spécialité (par
exemple philosophie dès la première) à
hauteur de 4 heures / semaine
- des enseignements différenciés : TPE,
autoformation, approfondissement ou
appui à hauteur de 8 heures
hebdomadaires.
Si certains enseignements disparaissent
(ainsi l'ECJS qui devient une trame
interdisciplinaire) d'autres
apparaissent ou sont renforcés. Un grand
effort est fait vers la pédagogie
différenciée et de projet.
Au total cela fait trente heures
hebdomadaires de cours pour l'élève
auxquels peuvent s'ajouter des heures de
tutorat ou d'autoformation. Mais le
rapport prévoit une refonte du temps de
travail annuel : au lieu de 30 semaines
de cours réels dans l'année, il prévoit
36 semaines du 3 septembre au 1er
juillet. Les congés d'été sont réduits.
La multiplication des enseignements
différenciés implique de la souplesse et
une annualisation du temps scolaire ainsi
sans doute que de nouveaux lieux de vie
pour les lycéens. On ne sait où on les
trouvera. Cela entraîne aussi une
réforme du bac : certaines épreuves
seraient passées sous forme d'un
contrôle en cours de formation. N.
Belloubet-Frier a raison de dire que
c'est le seul système viable
d'évaluation des TPE. On sait qu'il a
finalement été rejeté cette année pour
être remplacé par une notation
extraordinairement complexe.
Ces bouleversements impliquent une
réforme de la pédagogie : "les modes de
transmission des savoirs doivent
s'appuyer sur une approche moins
abstraite et déductive, plus inductive
et expérimentale, sur des pratiques et
des productions pluridisciplinaires". On
l'a vu l'horaire des dispositifs
différenciés, de la pédagogie de projet
est largement complété. C'est aussi le
temps du tronc commun qui est appelé à
muter. Pourtant la place des TICE est
mince dans ce rapport : elles sont
mentionnées seulement comme "dispositif
de remédiation" (page 50) ce qui est un
peu court !
Pour les enseignants, le rapport a
beaucoup d'exigences. Sur le plan
pédagogique , il demande une formation
constante, de nouvelles pratiques
pédagogiques et une initiation à de
nouvelles compétences comme la gestion
des projets des élèves, la mise en
oeuvre de démarches pluridisciplinaires.
Sur le plan administratif il envisage un
redécoupage des horaires de chaque
discipline, une annualisation du temps
de travail des enseignants, un
redécoupage des congés. Toutes mesures
dont on se doute qu'elles susciteront de
fortes réactions.
Le rapport est bien ambitieux. Il veut
aligner le nouveau lycée sur un nouveau
public et de nouvelles valeurs de
société. "Il convient... d'alléger le
temps de travail des lycéens et surtout
de faire en sorte que celui-ci puisse
être conçu en abandonnant le schéma
"taylorien" actuel. A l'heure de l'ARTT
pour les adultes, du temps choisi, de
l'exigence d'autonomie.. il est
difficile de concevoir une organisation
de la vie lycéenne qui soit aux
antipodes de ces évolutions".
Le débat est ouvert...
http://www.education.gouv.fr/rapport/bel
loubet2.htm
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/ra
pport/belloubet/belloubet.pdf
L.P. : un numéro exceptionnel des
Cahiers Pédagogiques
"Enseignante d'EPS, j'ai le privilège de
pouvoir travailler aussi bien en LGT
qu'en LP ou en collège. Cette chance,
car c'en est une, devrait être donnée à
tout le monde". Voilà des propos qu'on
entend rarement au sujet de
l'enseignement professionnel, souvent
stigmatisé, et qui montrent l'intérêt,
pour tous les enseignants, du numéro
d'avril des Cahiers Pédagogiques.
Celui-ci est entièrement consacré à
l'enseignement professionnel. Coordonné
par Elizabeth Thuriet, il s'articule en
deux parties. La première présente un
état des lieux de l'enseignement
professionnel : histoire, identité et
fonctionnement de la filière. Françoise
Ropé, par exemple, comment s'institue
une discrimination ethnique entre LP et
CFA. Annette Gonnin-Bolo analyse les
relations avec les entreprises. Aziz
Jellab analyse le chemin des élèves de
LP et leurs rapports avec le monde
scolaire. La seconde partie donne la
parole à des acteurs de terrain : PLP,
chef de travaux, chef d'entreprise,
documentaliste... On y trouvera le récit
de nombreux projets pédagogiques, des
exemples de mise en place de PPCP
(projets comparables aux TPE), ou
d'ECJS. Cela confirme que l'enseignement
professionnel, qui doit faire face à un
public rétif aux méthodes
traditionnelles, est un lieu riche
d'innovations et de compétences. Une
table-ronde, réunissant enseignants et
chercheurs, clôt ce beau numéro.
http://www.cahiers-pedagogiques.com
A quoi peuvent bien servir les listes de
discussion pédagogiques ?
Le Programme national de numérisation
(PNER) a diligenté plusieurs études sur
les nouvelles communautés éducatives.
L'une d'elles, réalisée par Dominique
Pascaud, est consacrée à la liste
H-Français animée par les Clionautes.
Reposant sur des entretiens et une
analyse fine des messages, elle
reconstitue l'histoire des Clionautes,
de la poignée de pionniers de 1996 aux
1300 colistiers de 2002. Elle montre le
poids de la liste dans la profession (5%
des profs d'histoire-géographie) et sa
vitalité : durant le second semestre
2001, 450 colisitiers ont participé à
l'animation de H-Français. Elle permet
surtout de définir les usages de la
liste H-Français : information,
échanges, demandes ponctuelles. La liste
"offre des débouchés à un certain nombre
d'initiatives" qu'il s'agisse de travaux
d'édition ou de projets pédagogiques par
exemple. Elle diffuse "par capillarité"
de la formation professionnelle et
contribue "à irriguer de proche en
proche des établissements ou des IUFM".
D'autres listes de discussion ont
bénéficié d'études identiques : Ecogest
par exemple.
http://www.pner.org/html/activduprog/ZeE
tudes/Partie.asp?id=212&som=241&etude=
Enquête sur l'orientation
La DESCO publie les résultats d'une
enquête sur les décisions d'orientation
au collège (6ème, 4ème et 3ème) et au
lycée (2de). Elle permet de comparer les
décisions aux voeux des parents et de
saisir comment s'opère l'orientation
selon les sexes. Première constatation :
un fort écart entre les taux de
redoublement décidés par les conseils de
classe et les voeux des parents : ainsi
en seconde 5% des familles demandent le
redoublement alors que l'institution le
décide dans 17% des cas. Autre écart
significatif pour les passages :
toujours en seconde 66% des familles
demandent une première générale qui
n'est accordée que dans 56% des cas.
L'orientation reste encore nettement
différenciée entre garçons et filles et
l'école intervient peu pour modifier ces
écarts. Une étude fort intéressante mais
qui oublie les autres critères sociaux
comme l'origine ou la catégorie
socio-professionnelle.
http://www.eduscol.education.fr/D0119/
L'orientation est sexuée
"Dans le rapport à leur scolarité, les
filles apparaissent souvent dans une
position paradoxale. D'une part elles
réussissent en moyenne mieux que les
garçons... Mais d'autre part, au moment
des grands choix d'orientation, elles
s'engagent dans les filières les moins
rentables professionnellement". Une
étude de la DPD (ministère de
l'éducation nationale) établit le
caractère fortement sexué de
l'orientation scolaire. Ainsi, dans
l'enseignement professionnel, les filles
limitent leurs choix à quatre filières.
En série générale on les retrouve
beaucoup plus en L et ES qu'en S. Et
cela continue dans l'enseignement
supérieur. Comment expliquer cette
situation ? Si l'on en croit ce numéro
des Notes d'information, sans doute cela
tient-il d'abord aux choix parentaux.
Mais c'est aussi le résultat des
demandes des jeunes filles qui ont, plus
souvent que les garçons, un projet
professionnel arrêté. Le système
scolaire observe ces inégalités.
Faudra-t-il qu'il institue des
discriminations positives ?
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dp
d/ni0212.pdf
Bien payer les profs est un
investissement rentable
Voilà un sujet qui revient régulièrement
sur le tapis. La revue du Kiel Institute
for World Economics publie une recherche
effectuée par Ludger Wössmann et Martin
R. West (Harvard) sur l'effet de la
réduction du nombre d'élèves par classe
sur les résultats des élèves dans 18
pays, incluant la France.
Elle montre de grandes inégalités entre
pays : ainsi en Grèce et en Islande la
réduction des effectifs par classe
améliore le niveau des élèves, alors que
le contraire se produit au Japon et à
Singapour et qu'aucun effet ne peut être
démontré dans 11 pays. Le cas français
est particulier : on obtient de
meilleurs résultats en maths avec de
petits effectifs alors que c'est le
contraire en sciences ! Comment
expliquer ces différences d'un pays à
l'autre ? Pour les chercheurs la clé est
dans la formation des enseignants. Les
pays où "l'effet classe" ne joue pas
sont les pays où le salaire enseignant
et le niveau universitaire des maîtres
sont élevés. Inversement, la Grèce et
l'Islande ont des enseignants payent et
forment mal leurs enseignants. En
conclusion, il vaut mieux augmenter les
salaires des enseignants pour en avoir
de meilleurs que diminuer les effectifs
des classes.
http://www.uni-kiel.de/ifw/pub/kap/2002/
kap1099.htm
Un livre pour les IDD
"Non, l'interdisciplinarité ne se fait
pas contre les disciplines. Non, les
croisements de disciplines ne sont pas
des remèdes miracle à la démotivation
des élèves. Non, les itinéraires de
découverte ne tombent pas du ciel, ils
sont les héritiers de cinquante ans de
tentatives de croisements de
disciplines. Oui, on dispose d'outils
pour se lancer dans les itinéraires :
des exemples, des ressources, des
techniques. Oui, les itinéraires de
découverte peuvent donner du plaisir, y
compris d'abord aux enseignants. Oui,
l'aventure vaut le coup d'être tentée !"
Dans "Croisements de discipline", leur
ouvrage édité par le CRDP d'Amiens,
Jean-Michel Zakhartchouk et Florence
Castincaud proposent des outils concrets
pour que chacun puisse se lancer dans la
pédagogie de découverte. Le Café rendra
compte de cet ouvrage. Mais vous pouvez
d'ores et déjà en parcourir des extraits
en ligne.
http://www.cndp.fr/college/themes/800b52
44/accueil.htm
Quand les profs mutualisent
Depuis plus de 10 ans, le travail en
équipe est encouragé dans les
instructions officielles. Il est
institué dans les enseignements nouveaux
: TPE, aide individualisée etc. Une étude
de la Desco (ministère de l'éducation
nationale) révèle que six enseignants
sur dix le pratiquent plus ou moins
régulièrement... Quatre sur dix y sont
rétifs. Aussi est-il intéressant de voir
ce qui, selon les enseignants, encourage
le travail d'équipe : d'abord
l'implication personnelle des
enseignants, ensuite un emploi du temps
favorable. Six chefs d'établissement sur
dix y ajouteraient l'usage des TIC. Mais
ce n'est l'avis que d'une minorité des
enseignants. Force est de le constater :
les équipes pédagogiques reposent encore
largement sur le volontariat. Les
réseaux appartiennent encore à des
pionniers. L'enquête pose, en
conclusion, une question hardie pour une
étude ministérielle : "est-ce à dire que
le travail en commun ne serait pas
encore totalement reconnu ni par
l'institution ni par les enseignants" ?
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dp
d/ni0216.pdf
Les paradoxes des TICE
" S'il fallait donner une image de la
situation, on pourrait dire que la
pédagogie traditionnelle qui a fait ses
preuves dans le contexte de la société
industrielle se présente comme un cube
massif, solide et difficile à déplacer,
les TICE se présentant plutôt comme une
sphère, mobile et de faible inertie
comme le démontre l'étonnante rapidité
de leur évolution. Vouloir transformer
le cube en sphère ou la sphère en cube
constituerait à l'évidence un paradoxe
de plus, un nouveau pari stupide qui
nécessiterait au préalable résoudre la
quadrature du cercle ou plutôt, la "
cubiture de la sphère " ! Il serait vain
de vouloir à tout prix essayer de faire
cette transformation, comme il serait
tout aussi vain de ne rien faire." Guy
Pouzard, I.G., développe, sur le site du
PNER, les paradoxes du système scolaire
en prise avec les TICE. Car celles-ci
cadrent mal avec le système et mettent à
nu ses incohérences : barreaux de la
grille horaire, difficultés à développer
le travail collaboratif, à ouvrir l'école
sur l'extérieur.
http://www.pner.org/html/activduprog/ZeE
tudes/Partie.asp?id=229&som=243&etude=
Le stress
Jacques Nimier publie sur son site un
nouveau dossier consacré au stress. "
Comment passer d'une culture de "la loi
du plus fort"(Debarbieux), à une culture
de "la négociation gagnant, gagnant", qui
"est l'organisation d'un match où le but
n'est pas de mettre l'autre à genoux,
mais de sortir tous les deux
gagnants"?... Comment replacer la loi au
centre de nos échanges, de nos
négociations. Comment enfin aider à
faire baisser cette tension de stress
qui ne peut qu'engendrer la violence par
la peur. L'école ne peut-elle participer
à ce changement culturel ? L'attention
et la formation aux phénomènes de groupe
n'en est-il pas un passage obligé" ?
Jacques Nimier propose une définition du
stress, des comptes-rendus d'ouvrage et
une méthode pour l'écarter par la
relaxation.
http://perso.wanadoo.fr/jacques.nimier/
Les devoirs à la maison
Florent Bégoc publie le résultat d'une
enquête sur le travail à la maison dans
l'enseignement primaire (cycle 3). 55%
des enseignants n'appliquent pas la
circulaire de 1994 qui interdit le
travail écrit à la maison. Parents et
enseignants ne sont pas d'accord sur
l'intérêt du travail à la maison. Pour
les parents il s'agit de terminer le
travail fait en classe. Pour les
enseignants de développer le lien
école-famille.
http://perso.wanadoo.fr/florent.begoc/
Ludus
Justement récompensé par le Conseil
national de l'innovation, le réseau
Ludus continue à développer ses
activités. Ludus développe l'usage des
jeux dans l'enseignement de l'histoire,
la géographie et l'éducation civique.
Créé en 1998 par Yvan Hochet et Denis
Sestier, dans l'académie de Caen, Ludus
regroupe une vingtaine d'enseignants qui
font jouer leurs élèves. Le site propose
maintenant une cinquantaine de jeux qui,
tous, ont été testés en classe et
approuvés par les élèves. Il y a des
jeux de simulation (Bénidor par exemple
en géographie autour de la protection du
littoral ou 480 av. JC qui simule la
gestion d'une cité grecque), des jeux
d'émulation (sur les conquêtes romaines,
l'Europe par exemple), des jeux de rôles
(une cours d'assise par exemple), et des
jeux de plateau. Une parfaite réussite
pour ce réseau réellement innovant.
http://www.discip.crdp.ac-caen.fr/histge
o/Site%20Ludus/accueil.htm
Deux concours pour les écoliers et les
collègiens
France 5 organise deux concours destinés
aux classes du CM1 à la 4ème. Le premier
est organisé autour des émissions de
Jean-Louis Etienne. Il permettra à deux
collégiens de participer à l'expédition
de retour de Jean-Louis Etienne en
juillet. Le second s'adresse à des
classes de 6ème et est organisé à
l'occasion de la diffusion d'une série
d'émissions sur l'Egypte pharaonique.
Cinq classes recevront un équipement
DVD, des vidéos, des cédéroms. Rappelons
que France 5 a mis en ligne deux sites
spéciaux offrant des ressources
documentaires et des fiches
pédagogiques. Il ne reste plus que
quelques jours pour s'inscrire.
http://www.france5.fr/etienne/
http://www.france5.fr/egypte/
Un jeu concours autour d'une émission de
France 5
Du 19 avril au 22 juillet, le Louvre
ouvrira une exposition consacrée aux
artistes de Pharaon. A cette occasion,
France 5 diffusera plusieurs émissions
consacrées aux fouilles du site de
Deir-el-Medineh (à partir du 14 avril 15
heures)et à l'Alexandrie antique. France
5 et la Réunion des musées nationaux
s'associent pour proposer aux classes de
collège de participer à un grand jeu
concours du 14 avril au 30 mai qui
prendra la forme d'une quête
d'informations sur le site du Louvre. De
nombreux lots seront offerts aux
vainqueurs.
http://www.france5.fr/education/
Du jazz pour les petits
Un joli projet : comment créer un cédé
de jazz avec les élèves de deux classes
PAC de CM1 du lycée Caudel à Ottawa.
http://dujazzpourlespetits.free.fr
Atomos
Un projet original : la simulation d'une
entreprise d'édition électronique qui
offre de l'information sur les sciences.
Tout, du design aux articles
scientifiques (niveau secondaire) est
fait par des étudiants.
http://atomos.cssmi.qc.ca
Projet Maya
Les CM1 de l'école d'application Charles
de Gaulle de Mandres les Roses se lance
dans la quête du livre d'or des Mayas.
Il s'agit en fait de la rédaction d'un
roman d'aventure par les élèves. Mais
celui-ci utilise des informations
apportées par des enquêtes des élèves
sur les Mayas et une correspondance
régulière avec des écoliers d'une école
française au Guatémala.
http://perso.wanadoo.fr/projetmaya/
Les gosses cyniques
Quel titre ! Il s'agit du journal du
collège Goscinny de Valdoie (90). Un
journal bien vivant qui comprend
reportages, sondages (sur la presse),
comptes-rendus d'activités, etc.
http://artic.ac-besancon.fr/college_rene
_goscinny/journal2/
A la découverte de l'innovation
EduScol met en ligne plus de 500
monographies d'actions innovantes
recensées dans les académies. Ces études
correspondent au troisième programme
national d'innovation et couvrent les
années 1999-2001. Elles s'organisent
autour de six axes : l'aide de l'élève,
les apprentissages, le développement
d'une culture scientifique et technique,
les langues, les comportements,
l'apprentissage de la démocratie. On a
là un vivier important d'expériences qui
mériterait un outil de consultation plus
commode d'autant que les liens vers
certaines académies sont parfois brisés.
http://www.eduscol.education.fr/D0092/ac
c_pni3.htm
Les plates-formes de travail
collaboratif
Une présentation des outils de travail
coopératif entre enseignants et des
changements qu'elles peuvent apporter
dans les pratiques éducatives. Les pages
présentent également le projet PHARE de
l'académie de Rennes : une plate-forme
d'accompagnement scolaire. Ces pages
permettent de découvrir et reflètent un
phénomène qui se développe dans
l'enseignement : l'utilisation
d'Internet pour continuer à suivre les
élèves hors temps scolaire. Tout cela ne
remet pas en question que le temps
scolaire mais aussi les rapports entre
profs et élèves. Un mouvement à suivre.
http://www.ac-rennes.fr/tic/glossaire/bg
faccpforme.htm
L'école et les chefs d'oeuvre
" Ce que l'on fait dépend de ce que l'on
est ; ce que l'on est dépend de ce que
l'on croit et, dans une large mesure, de
ce qu'on admire " (Jean Cocteau) L'école
peut aider les jeunes à parvenir aux
quelques admirations qui les marqueront
- et aussi les porteront, les
soutiendront". Ajoutons que Georges
Snyders croit également dans une école
qui apporte de la joie. C'est sur ces
réflexions que s'est construit le numéro
d'avril des Cahiers Pédagogiques. Les
contributions montrent que la question
se pose dans toutes les disciplines :
philosophie (M. Tozzi), musique (C.
Vallin), Lettres (R. Pantanella) etc..
Un dossier particulier est d'ailleurs
consacré aux lettres sous le titre
"guide du routard des lettres". P.
Lecarme s'adresse aux "républicains" :
"Sauver les lettres ? D'accord. Comment
faites-vous ?". Il les appelle à
s'exprimer sur leurs pratiques
pédagogiques plutôt qu'à s'enfermer dans
l'isolement de la dénonciation des
complots. Dix articles donnent des
exemples précis de démarches
pédagogiques pour sensibiliser les
élèves à la lecture d'une oeuvre. Des
idées qui facilite la compréhension des
nouveaux programmes.
http://www.cahiers-pedagogiques.com
Les enfants précoces et l'échec scolaire
Le ministère s'inquiète de la place des
"enfants précoces" dans le système
éducatif français. Environ 200.000
élèves de 6 à 16 ans ont un QI qui
dépasse 130. Selon un rapport officiel,
les deux tiers de ces enfants
rencontrent de sérieuses difficultés
scolaires. Le ministre propose une série
de mesures pour les aider : donner la
possibilité de sauter une classe au
collège, pratiquer une pédagogie
différenciée, former les enseignants.
http://www.education.gouv.fr/presse/2002
/scolprecdp.htm