Pédagogie (Café N° 51)

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Édition du 06-06-2004

- François Jarraud -

- A la Une : Quel impact a l'innovation pédagogique ?     [ Haut ]

"Nous ne savons pas si les réussites des élèves des collèges expérimentaux sont meilleures que celles des collèges témoins parce que les dispositifs innovants sont plus performants ou parce que les enseignants des collèges expérimentaux sont plus motivés". C'est par cette citation "un peu pessimiste" de Louis Legrand que Françoise Cros termine son étude, réalisée pour la commission Thélot, de l'impact des dispositifs innovants sur la réussite des élèves. Elle retrace l'histoire de l'innovation dans le système éducatif français, des pionniers contestataires à l'innovation accompagnée par le ministère et fait le point sur les études d'évaluation des dispositifs. L'évaluation est généralement absente, souvent très difficile. C'est entre autre que l'innovation pour être efficace doit être socialement acceptable, ce qui en France pose souvent problème. " Si, lorsque vous demandez à votre concierge comment il se représente l’école, il vous répond : un professeur, un savoir, une classe, des heures successives de cours de matières différentes, des interrogations écrites sur des connaissances, alors vous perdrez votre temps en inutiles mises en place de dispositifs innovants. Ils concluent : “In a democracy, fundamental reforms that seak alter the cultural constructions of a « real school » cannot succeed without lengthy and searching public dialogue about the ends and means of schooling” Sans doute est-ce ce que tente de faire le débat national sur l’avenir de l’école en France...." Cependant Françoise Cros reste confiante : " Mais notre optimisme constant nous entraîne vers une grande confiance dans le développement du système éducatif, notamment à travers les enseignants, principaux acteurs de la réussite des élèves".
http://www.debatnational.education.fr/up load/static/lemiroir/pdf/apport6.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

- Réflexion    [ Haut ]

L'école a besoin de médiation
"N'y a-t-il pas nécessité de médiateurs locaux dans l'E.N. (au niveau de l'établissement?)… Laissera-t-on régler ces questions par la justice uniquement? Faudra-t-il un policier dans chaque établissement? Ou bien des membres de la communauté éducative s'en chargeront-ils? Mais alors quelles compétences devront-ils avoir pour être efficaces sur ce sujet? Comment seront-ils formés pour acquérir ces compétences?". Jacques Nimier signale et prédit les progrès de la médiation dans le système scolaire et nous invite à en découvrir les règles et les difficultés : exemples de médiation entre un enseignant et un parent, transformation d'un conflit avec un élève et amorce de relation, méthodes de la médiation. La médiation "est avant tout un acte pour essayer de rétablir des liens entre des personnes en conflits". Parce que tous les problèmes ne sont pas solubles dans le règlement intérieur, y compris ceux qu'on y inscrit… La qualité des dossiers de Jacques Nimier fait que le site vient de franchir les 500.000 visites.
http://perso.wanadoo.fr/jacques.nimier/d ossier_mediation.htm

Tronc commun ou différenciation ?
" Aux Pays-Bas, l’école accueille un enfant ; il y a des jeux dans les couloirs, un toboggan dans la cour. Pas de clefs aux portes, pas de grilles autour des bâtiments. Les parents sont très présents dans l’école, ils aident les enseignants, ils sont chez eux. L’élève a du temps ; on ne le presse pas comme chez nous ; il a peu de travail et son cartable est léger. Et pourtant, à 14h30, tout le monde est parti. Les enfants jouent dehors l’après-midi". L'école néerlandaise serait-elle un modèle pour une école française en crise ? Ce n'est pas si sur ! Le Café rend compte du Colloque organisé vendredi 14 mai par l'Institut néerlandais et Le Monde de l'Education.
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/ fnl2004/

Comment les professeurs se représentent-ils leurs élèves ?
Les Actes du colloque 2003 de l'association québécoise de pédagogie collégiale sont en ligne. Ils proposent un très grand nombre de travaux. Nous en isolons la recherche de Ginette Bousquet (Cégep de Sherbrooke) sur les représentations des élèves par les professeurs. En effet "le professeur construit sa représentation de l'élève à partir de ses croyances, de ses valeurs et de ses attentes. Cette représentation influence ses pratiques et peut avoir une incidence sur la réussite des élèves". Dans le cas des étudiants québécois, 2 représentations dominent l'imaginaire professoral : il s'agit d'être dans la bonne !
http://206.167.74.7/actes/C2003/414.pdf
http://www.aqpc.qc.ca:8080/AQPC/actes/

L'expérience landaise : nouveaux éclairages
Quelques jours après le Colloque de Moliets, Caroline Jouneau-Sion rend compte de l'événement sur le site des Clionautes. Relevant que "la réaction première devant ce genre d'expérience innovante n'est pas tant l'extase que la réticence", elle estime que les interventions du colloque ont répondu en partie à ces inquiétudes. Mais à certaines conditions : "l'autoformation des enseignants est un élément essentiel dans la réussite de cette expérience. Elle ne peut fonctionner que grâce à la mutualisation, notamment par le biais d'Internet.. Il semble que ce qui importe plus que le matériel c'est la capacité de chacun des acteurs de l'enseignement à remettre en cause ses pratiques pour que chaque élève ait accès égal à l'enseignement et à la culture". Le compte-rendu de C. Jouneau-Sion, très complet, montre la richesse des interventions et des débats de cette journée.
http://www.clionautes.org/article.php3?i d_article=533

Les instits : réacs, aigris, déprimés ou incertains ?
"Aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours voulu être institutrice". Pourtant Anne-Laure, interrogée par Libération, est sous anti-dépresseurs. C'est une imagé très contrastée des jeunes professeurs des écoles qui est restituée par un sondage réalisé pour le Snuipp et publié dans Libération du 1er juin. Ils s'y déclarent à la fois satisfaits (à 87% !) d'un métier choisi par vocation (à 71%). Mais en même temps ils ne croient plus dans la réussite de tous les élèves (à 62%), s'intéressent moins à l'épanouissement des enfants (33%) et sont favorables aux redoublements (à 61%). Pour Philippe Meirieu, directeur de l'IUFM de Lyon, " le sondage montre qu'ils sont plus sensibles qu'auparavant au discours «anti-Mai 68». Beaucoup de Français ont, à mon avis partiellement à tort, le sentiment que la gauche été impuissante à résoudre les problèmes d'échec scolaire, d'exclusion, qu'elle s'est épuisée en bons sentiments, vainement, et qu'il faudrait mieux en revenir aux «bonnes vieilles méthodes» de la carotte et du bâton. Que les jeunes enseignants endossent en partie ce discours n'a rien d'étonnant. Je me demande seulement s'ils n'y résistent pas mieux que la majorité des Français". Cela remet pourtant en question l'enseignement reçu en IUFM. P. Meirieu y voit une crise de l'institution : " (c'est) le signe du divorce entre l'ambition individuelle extraordinaire que manifestent les jeunes instits et la médiocrité tout aussi extraordinaire de l'ambition politique à leur égard. Ils ont de plus en plus le sentiment de porter seuls les valeurs de l'école. D'où un certain fatalisme face à l'échec".
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=210820
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=210822
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=210823

La question du redoublement saisie par la société
Alors que les établissements organisent les conseils de classe de fin d'année, la question de l'utilité des redoublements sort du ghetto pédagogique pour devenir un enjeu de société. Le quotidien Le Monde lui consacre une page entière, sous la plume de Martine Laronche. Le quotidien rappelle les travaux des spécialistes qui concluent tous à l'inefficacité du redoublement pour améliorer le niveau scolaire des jeunes. Ainsi, M. Laronche s'appuie sur une étude à paraître de Jean-Paul Caille , réalisée pour le ministère, qui conclue que "le redoublement semble fragiliser la confiance en soi de l'élève l'amenant à réduire ses ambitions scolaires.. Qui plus est, l'image des élèves redoublants auprès des enseignants apparaît moins favorable, ce qui influe sur leur orientation". Ainsi à note égale, les redoublants seraient davantage orientés vers la voie professionnelle à l'issue du collège. Ce travail prend à contre-pied le ministre qui, dans Le Monde du 26 mai défendait le redoublement. Le Monde rappelle aussi le relatif isolement de la France sur cette question : alors que 37% des élèves français accusent un retard en fin de collège, les pays d'Europe du nord et le Royaume-Uni affichent des taux compris entre 0,6 et 3% ! Or l'enquête PISA a montré que ces pays où le redoublement est quasi ignoré obtiennent de meilleurs résultats scolaires. Pourtant aujourd'hui encore le redoublement reste la seule issue proposée par les conseils de classe français pour les élèves faibles. Une "solution" qui pourrait être davantage contestée par les parents.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-366452,0.html
http://www.cafepedagogique.net/expresso/ index.php3?express=349
http://www.cafepedagogique.net/disci/arc hives.php?numero=39&discipline=pedago

Quelle place pour les parents à l'école ?
Les parents doivent ils avoir leur mot à dire sur l'orientation de leurs enfants s'interroge Le Monde du 29 mai. Il cite le président de la FCPE pour qui le ministre "flatte les côtés les plus réactionnaires du monde enseignant au nom d'une autorité qui déciderait de l'avenir des jeunes. C'est une dénonciation de la loi de 1989" . La PEEP de son côté estime que "en règle générale, le conseil de classe est tout à fait légitime dans ces décisions. Mais quand il y a un problème, il est normal que les parents aient leur mot à dire". Des positions se heurtent souvent à des crispations…
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ 2-3226,36-366766,0.html

L'Unapel parle d'évaluation
" Les Apel souhaitent approfondir cette notion d’évaluation et lui redonner tout son sens pour qu’elle devienne vraiment un outil partagé qui permette à tout jeune de relire son parcours et de construire son projet de vie". Les parents d'élèves de l'enseignement catholique organisent à leur tour du 4 au 6 juin leur congrès national. Et eux aussi interviennent dans le débat pédagogique en montrant du doigt l'évaluation et en misant sur la pédagogie plutôt que sur les valeurs traditionnelles. Pour cela le congrès invite de nombreux spécialistes parmi lesquels Philippe Perrenoud, André Antibi, Claude Thélot etc. Un chemin que fait aussi La Croix. Dans son édition du 2 juin, le quotidien catholique donne la parole à des pédagogues et des psychiatres qui analysent la position centrale prise par les notes dans la vie familiale et scolaire. Pour Bertrand Gimmonet (IUFM de Tours) la note est presque une maladie systémique : " on sait que les notes ne sont pas la panacée, pourtant on les utilise largement et les parents les demandent. Et dès qu’on touche à cette question, on tire un fil qui révèle beaucoup de choses. On touche à l’identité des enseignants : le seul pouvoir qui leur reste, c’est de mettre des notes. On touche aussi à la tradition scolaire des parents, qui ne peuvent pas concevoir qu’on ne mette pas de notes à l’école. Quant aux élèves, ils jouent le jeu, préparant leur bac comme des gestionnaires, en fonction des coefficients". Pourtant l'intérêt des parents pour une évaluation plus formative pourrait donner à penser que les représentations évoluent. Déjà une grande partie de l'Europe a abandonné les notes. Ce qui ne l'empêche pas d'obtenir de meilleurs résultats aux évaluations internationales.
http://www.apel.asso.fr/unapel/bases/sta tique.nsf/docStatWeb/094B748324FC2F668025 6D9D004D1DA1?OpenDocument
http://www.la-croix.com/article/index.js p?docId=1692750&rubId=1100

La démocratie directe à l'école
" A l'école, beaucoup d'enfants se contentent d'être élèves. Ils sont là sans être là. On pourrait presque parler d'absentéisme psychologique. Ils sont désimpliqués et donc dévalorisés". Libération publie un entretien avec Claire Rueff-Escoubès conceptrice d'une méthode qui vise à développer la démocratie à l'école. " La délégation était une avancée démocratique ; elle n'est plus suffisante aujourd'hui. Dans notre démarche, tous les élèves sont égaux dans le groupe. Leur position sociale et institutionnelle, c'est d'être tous élèves et, à ce titre, ils ont tous le droit d'exprimer avec leurs mots ce qu'ils vivent à l'école". Selon elle, appliquer sa méthode permettrait de réduire la violence et de favoriser l'apprentissage citoyen.
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=208319
http://www.liberation.fr/page.php?Articl e=208320

- Projets    [ Haut ]

Un défi scolaire associe lycée et collèges à Lyon
Comment faire se rencontrer le monde du lycée et celui des collèges ? Comment faire réfléchir les jeunes à leur orientation et leur faire découvrir les filières technologiques et professionnelles ? Le lycée Branly de Lyon et 4 collèges ont eu l'idée de lancer un concours. 23 classes de 3ème ont réalisé des véhicules solaires pilotés par ordinateur et les ont mis en compétition. Des interventions d'acteurs extérieurs (entreprises, administrations) ont présenté aux collégiens les filières liées aux énergies renouvelables les 14 et 15 mai .
http://www2.ac-lyon.fr/etab/lycees/lyc-6 9/branly/partenariat/centre.html

Séminaire AFEC sur la laïcité le 1er juin
L'Association Francophone d'Education Comparée (AFEC) parle de "défi". L'approche comparative (entre les systèmes éducatifs) permet-elle d'appréhender scientifiquement la question des rapports entre religion et éducation ? Un premier séminaire de réflexion se tiendra du 1er au 3 juin à Sèvres (au CIEP). Il abordera la question sous les angles des représentations, des pouvoirs, des processus de laïcisation de l'éducation.
http://afecinfo.free.fr/afec/index.htm

Stage national du CEEPI
La pédagogie institutionnelle peut modifier sensiblement votre pratique professionnelle. C'est l'objet du stage national organisé par le Collectif européen des équipes de pédagogie institutionnelle (CEEPI) qui se déroule du 5 au 9 juillet à Saint-Germain-en-Laye. Pendant 5 jours particulièrement denses alternent conférences et ateliers. Les interventions utilisent les techniques Freinet, la dynamique de groupe et travaillent la prise en compte de l'inconscient dans la classe. Quelques places restent disponibles.
http://www.ceepi.org

- Ressources    [ Haut ]

Le portfolio numérique
C'est une pédagogie qui se développe outre-Atlantique, qui est déjà présente dans le monde artistique et qui devrait pénétrer notre système éducatif. En effet, le portfolio amène le jeune à construire ses apprentissages et à être davantage suivi comme une personne. Onlineformapro fait lepoint sur le portfolio numérique et nous propose un historique, des exemples et de nombreux liens.
http://www.onlineformapro.com/esp/commun /savoir/portfolio.asp

La France illustre l'écart entre usages des TICE et équipement
Educnet signale la parution du rapport Eurydice qui présente les chiffres clés de l'information et de la communication à l'école en Europe. L'indicateur européen montre un niveau d'équipement moyen en France des établissements scolaires par rapport aux pays d'Europe de l'ouest (12 élèves par ordinateur pour les jeunes de 15 ans). Par contre, la France affiche un net retard dans les usages de l'informatique en classe : seulement 9% des élèves de 15 ans utilisent l'ordinateur plusieurs fois par semaine à l'école, ce qui constitue le taux le plus faible d'Europe, et 59,9% ne l'utilisent jamais, ce qui est là aussi le taux le plus élevé. Paradoxalement la situation s'améliore nettement en primaire, alors que l'équipement des écoles est moins bon. Cet écart doit faire réfléchir, même si d'autres enquêtes donnent une image plus optimiste. L'équipement ne suffit pas à faire évoluer les pratiques.
http://www.educnet.education.fr/dossier/ international/indicateurs.htm
http://www.eurydice.org/Documents/KDICT/ fr/FrameSet.htm

B. Devauchelle soutient sa thèse sur le B2i
Bruno Devauchelle, collaborateur du Café pédagogique, a brillamment soutenu sa thèse de Doctorat le 21 mai, à l'université de Paris 8 Vincennes Saint Denis devant Geneviève Jacquinot, directrice de thèse, Georges-Louis Baron, Eric Bruillard et Jean-François Cerisier qui lui ont accordé la mention "très honorable". Le titre de la thèse est "Le Brevet Informatique et Internet (B2I) : d'un geste institutionnel aux réalités pédagogiques". La présentation de l'impétrant, les remarques et questions du jury et de la salle ont été l'occasion d'échanges très intéressants à propos de cet "objet étrange" qu'est le B2I apparu dans le système éducatif français en 2000 après une gestation clandestine et que l'institution éducative éprouve encore bien des difficultés à accepter et à mettre en pratique. C'est l'ensemble de ces difficultés et les enjeux qu'elles révèlent que Bruno analyse dans sa thèse avec pertinence et profondeur.

Publication des Actes du Colloque sur le collège unique
A l'initiative du collectif pour un collège unique, un colloque a réuni à Saint-Denis, le 13 décembre 2003, des représentants des mouvements pédagogiques pour réfléchir à l'avenir du collège dans une perspective de " politiques éducatives de progrès, pour des politiques reconnaissant la pédagogie comme nécessaire à la réussite de tous et de chacun.. (et pour) une transformation de l’école". Francine Best résume bien les objectifs du Colloque en estimant qu'il " est urgent d’instaurer, d’imaginer les voies d’une authentique démocratisation du collège, d’examiner les dispositifs existants que nous estimons intéressants pour que le collège serve la promotion de tous et de chacun. et soit effectivement un outil de promotion collective" Pendant une journée, les participants ont réfléchi aux évolutions nécessaires du système éducatif. Les Actes de ce colloque sont maintenant accessibles gratuitement en ligne et témoignent à la fois de la richesse des échanges et des inévitables désaccords. Ainsi Bruno Mattei pose en première exigence qu'un" collège de la « promotion collective de tous », donc de chacun, exige une éducation éthique, (donc un « ethos » démocratique), et cet ethos doit d'abord concerner les éducateurs enseignants. Travailler sur la transformation ou l'évolution de notre ethos me paraît incontournable". Si ces Actes n'aboutissent évidemment pas à un programme utilisable par les politiques, ils confirment la vitalité des mouvements pédagogiques.
http://www.collegeunique.org/actpdf_comp let.pdf
http://www.adobe.fr/products/acrobat/rea dstep2.html

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