Pratiques pédagogiques (Café N° 48)

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Édition du 26-03-2004

- François Jarraud -

- Ordina 13 : deux témoignages autour d'une innovation pédagogique

- Ordina 13 : Rétablir au collège une nouvelle centralité dans la société afin de permettre pour la plus grande partie de la population, une appropriation massive, pertinente des technologies de l'information et de la communication

FJ - Ce qui frappe quand on prend connaissance du projet Ordina 13, c'est la justification pédagogique : remédiation, individualisation de l'enseignement par exemple. Ces objectifs sont-ils atteints ? Le département accompagne-t-il pédagogiquement le matériel mis en place ? Peut on voir en ligne des exemples pédagogiques d'application ?

JE- Il convient tout d'abord de préciser que la dimension du projet initié et mis en place par le Conseil Général des Bouches-du-Rhône, dénommé Ordina 13 comporte 6 volets essentiels :
1 - un ordinateur portable pour chaque élève de 4ème depuis la rentrée de septembre 2003
2 - un ordinateur portable pour chaque élève de 3ème à la rentrée de septembre 2004
3 - le câblage courant fort/courant faible, bornes WIFI des 180 collèges publics et privés du département
4 - l'équipement de chaque collège, public et privé, d'un ordinateur fixe pour 5 élèves
5 - la mise en place d'un Accompagnateur Technique Informatique (ATI) dans chaque collège public du département bénéficiant d'une expertise et d'une expérience, sous l'autorité du principal, pris en charge financièrement par le Conseil Général des Bouches-du-Rhône
6 - la prise en charge par le Conseil Général d'un abonnement Internet de
10 h/mois utilisable hors temps scolaire pour chaque utilisateur (élèves, professeurs et parents d'élèves)

L'ensemble du dispositif est déployé, à l'exception des câblages que nous espérons terminer pour la rentrée de septembre 2004.

Il s'agit là d'une action volontariste et politique du Conseil Général au service de l'éducation et de la modernisation des outils pédagogiques. D'ores et déjà un certain nombre d'applications sont enregistrées : cours intégralement assumés avec les ordinateurs portables, élaboration de sites web, montage de projets scientifiques notamment en liaison avec le CNRS, création de site intranet, etc.

Le Conseil Général a mis en place un site scientifique qui permet à l'ensemble de la population des Bouches-du-Rhône de mesurer les appropriations, de partager les pratiques et les expériences, de tisser des collaborations multi latérales.


FJ - Peut on parler d'efficacité pédagogique du dispositif ? A t on des outils pour la mesurer ?

JE- Oui on peut très clairement parler d'efficacité pédagogique du dispositif. Bien entendu il convient de laisser du temps au temps pour permettre une appropriation pleine et entière de ce formidable outil. Deux instances ont été créées pour assurer un bon développement et l'évolution de ce dispositif :

- Un comité de concertation, placé sous mon autorité, et co-présidé par le Recteur d'Académie. Cette instance assure les représentations institutionnelles et réalise la conduite politique générale en concertation avec les divers partenaires

- Un comité scientifique, placé sous la responsabilité d'une conseiller général, particulièrement centré sur les contenus, les usages et l'évaluation du dispositif

Par ailleurs, un comité de pilotage, interne au Conseil Général, est chargé essentiellement des questions logistiques, administratives et techniques.

Ce comité est une instance d'expertise, de proposition et d'instruction technique des dossiers et projets concernant le domaine des usages éducatifs et culturels des technologies de l'information, il est exclusivement composé de scientifiques ou d'experts en ce domaine.

Il convient de préciser que dans l'esprit du Conseil Général, les choses sont claires et c'est ce qui explique peut être la réussite de cette première étape cruciale de l'installation : le Conseil Général s'attribue une obligation de moyens (l'équipement en ordinateurs, câblage, ressources humaines, ATI) l'Etat a seul, via le ministère de l'éducation et les enseignants, la responsabilité de la pédagogie. Le Conseil Général s'interdit donc formellement toute intrusion ou intervention dans la définition des contenus ou l'opportunité de leur choix, même s'il aide financièrement à leur acquisition par les établissements.


FJ- Comment ont réagi les enseignants, l'institution éducation nationale ?

JE- Si l'on en juge au résultat, la réaction des enseignants et des communautés éducatives (parce que la position du Conseil Général a bien été expliquée) est très positive. A ce jour plus de 97 % des établissements publics et privés de notre département ont adopté le dispositif, 32 000 collégiens et professeurs de 4ème sont en possession de leur ordinateur portable, les 130 ATI ont été recrutés et fonctionnent d'ores et déjà sous l'autorité du principal dans les communautés éducatives.

Le Recteur d'Académie, avec lequel nous entretenons de bonnes relations, comme l'Inspecteur d'Académie ont été certes un peu " bousculés " par notre initiative mais très vite ils ont décidé d'accompagner l'opération et un vrai travail collectif a été mené en y associant toutes les organisations syndicales d'enseignants ainsi que les fédérations de parents d'élèves. Lors de la présentation du premier bilan voilà quelques semaines, l'Inspection Académique a déclaré : " auparavant l'informatique était relativement réduite. D'une manière générale son usage était généralisé en cours de technologie et volontaire dans les autres disciplines. Aujourd'hui, les Bouches-du-Rhône sont en tête toutes catégories des départements pour l'informatisation des collèges. C'est sans doute la première fois au monde que cela se fait à une telle échelle ".


FJ- Un des grands enjeux des ENT c'est de savoir qui décidera des contenus éducatifs. Dans les Bouches-du-Rhône, comment seront-ils définis ? Allez vous distribuer un budget à chaque établissement à charge pour lui de choisir les contenus ou sélectionner les mêmes contenus pour tous les collèges ?

JE- La finalité profonde d'Ordina 13 est d'évoluer vers une véritable ENT. Le Conseil Général n'est pas, ne souhaite pas être et ne sera pas un acteur de la pédagogie dans les collèges. Il n'a donc pas de contenu à proposer. Sur ma proposition, le Conseil Général a adopté le vote d'une enveloppe d'un million d'euros pour permettre les acquisitions de contenus souhaités et dotés au niveau de chaque chef d'établissement.

Nous sommes d'ailleurs dans ce domaine très surpris de voir que le gouvernement face à une expérience de cette ampleur, unique en Europe, (avec une collectivité qui a débloqué pour cette seule année plus de 52 millions d'euros), ne soit pas à la hauteur de l'enjeu. Sorti des grandes déclarations formulées sur l'éducation numérique, le ministère de l'éducation n'a fait état que d'une enveloppe légèrement supérieure à 100 000 euros pour permettre aux collèges du département l'acquisition de contenus. Nous avons pour notre part des ambitions plus grandes pour l'éducation et le manifestons concrètement par ce dispositif.

Nous laisserons pour les financements que nous octroyons une liberté totale à chaque chef d'établissement pour sélectionner les contenus utiles au projet pédagogiques du collège.

FJ- Un département peut-il mettre beaucoup d'argent dans l'achat de contenus pédagogiques ? Comment allez vous financer cela ? Que pensez vous du risque d'inégalité entre départements dans la mise en place des ENT ?

JE- Votre question est très importante mais néanmoins théorique. Le Conseil Général des Bouches-du-Rhône ne se contente pas d'affirmer que l'éducation est une priorité, il le prouve dans les faits. Il s'agit donc d'une priorité politique. Je précise que le financement d'Ordina 13 ne se fait pas par redistribution des autres budgets de l'éducation, notamment ceux de la construction des établissements, de leur rénovation, de la maintenance ou des politiques éducatives qui toutes sont en augmentation chaque année. Nous ne partageons pas en cela les orientations gouvernementales qui pénalisent l'éducation au profit d'une politique sécuritaire qui dégage des budgets pour construire des prisons et pas des écoles. Il y a un vrai risque d'inégalités, comme vous l'avez souligné, entre différents départements face à l'ENT. Il appartient à l'Etat de compenser financièrement en aidant les territoires les plus pauvres et pourquoi pas à partir d'une dotation pour l'éducation numérique. Il s'agit la d'un élémentaire souci de solidarité au niveau de la nation et d'un investissement minimal pour préparer l'avenir.


FJ- Plusieurs départements limitent leur utilisation du réseau à des taches de gestion (inscriptions, matériels etc.), Pourquoi les Bouches-du-Rhône font-ils plus ?

JE- Peut être parce que la communauté éducative, les élus de gauche du Conseil Général (il faut préciser que les élus de droite ont voté contre le projet Ordina 13) ont vocation à être un modèle un peu à l'avant garde, qu'il s'agisse de l'intégration, de l'éducation et de bien d'autres domaines certainement.


FJ- Pensez vous faire bénéficier les parents des avantages de gestion liés au réseau ? Par exemple mettre en ligne des résultats scolaires ? Jusqu'où peut on aller dans la transparence ?

JE- C'est évident ! ! Depuis plusieurs années les institutions de l'éducation, les parents d'élèves, les syndicats d'enseignants et le Conseil Général travaillent ensemble pour l'élaboration des politiques publiques d'éducation des Bouches-du-Rhône.

Ordina 13 a d'ailleurs été, dès l'origine, présenté comme une expérience devant se dérouler également hors temps scolaire et donc sous la responsabilité et sous l'autorité des parents d'élèves. Le Comité de pilotage que je préside réfléchit en ce moment à une implication forte par le biais de la formation notamment des parents d'élèves pour l'appropriation des technologies de l'information pour l'éducation. Il n'appartient pas au Conseil Général de définir jusqu'où peut et doit aller la transparence, nous faisons confiance aux enseignants et aux parents d'élèves, qui ont en la circonstance les mêmes intérêts pour définir les limites qu'ils s'assignent.


FJ- Ordina 13 montre un réel engagement pédagogique du département. C'est rare. Comment situez vous le département comme acteur pédagogique ? Est il légitime dans ce rôle ou l'assume t il par suite de l'affaiblissement des autres acteurs ?

JE- Je vous ai répondu concernant la pédagogie, il est évident que le Conseil Général des Bouches-du-Rhône assume cet engagement et qu'il le situe par rapport à un affaiblissement sans précédent des moyens humains, techniques, pédagogiques mis à la disposition des enseignants par le gouvernement actuel.

FJ- Quels développements dans le futur pour Ordina ?

JE- La visée d'Ordina 13 c'est bien évidemment la notion de collège numérique, de collège intelligent. C'est la mise à disposition des classes sociales les moins aisées d'outils technologiques encore chers afin que la fracture sociale ne pénalise pas le développement et la réussite des enfants des familles les plus modestes mais c'est aussi à terme la volonté de rétablir au collège une nouvelle centralité dans la société afin de l'innerver et de permettre pour la plus grande partie de la population, une appropriation massive, pertinente des technologies de l'information et de la communication.


Janine Ecochard
Entretien : François Jarraud


Le site d'Ordina 13 :
http://www.ordina13.com

- Ordina 13 : Un autre moyen pour raccrocher les wagons - Entretien avec Fabien Crégut, professeur de SVT

Avec plus de 200 pages vouées aux SVT et aux mathématiques, le site de Fabien Crégut illustre l'élan, certes mesuré, apporté par Ordina 13 dans les établissements. Fabien met en ligne des résumés de ses cours au collège Sainte Marthe, des activités faites en classe, des photographies, des exercices interactifs et corrigés, le cahier de texte de ses classes, et encore bien d'autres choses.

FJ- Comment est né le site ? Est ce un résultat d'Ordina 13 ?

FC- Ce site est né d’une envie personnelle de présenter un autre support d’apprentissage pour mes élèves. Je voulais présenter à ceux qui ont du mal avec les acquisitions papiers, un support interactif, en mouvement qui évolue avec les cours et la progression annuelle. Un support qui offrait une nouvelle démarche pour accrocher l’ensemble de mes élèves. Ce n’est pas le résultat direct d’Ordina 13, mais Ordina 13 a tout de même fortement accompagné et motivé ma démarche. En effet, grâce à Ordina 13 les élèves de quatrième peuvent surfer sur le site.

FJ- Comment cela s'organise-t-il avec les cours : utilisez vous le site en classe ?

FC- L’été 2003 j'ai construit l’organigramme du site, où figuraient les cours et quelques rubriques actuelles. Puis en septembre 2003, j’ai présenté le site à mes élèves qui m’ont alors proposé de nouvelles rubriques. Par exemple, ils m’ont demandé un livre d’or, puis des mots croisés, un espace pour leurs photographies, des actualités, des liens et depuis peu des jeux..

Le site est organisé désormais autour du cours. Je m’attache désormais à retranscrire par de nouvelles pages ce que nous faisons en classe. Lors d’une nouvelle activité, je prends des photos, puis le soir je mets en ligne, pour que les élèves puissent réutiliser leurs acquis à leur domicile s'ils le désirent. Je suis persuadé que ce type de remémoration permet de fixer la connaissance.

FJ- L’objectif c'est de les aider à réviser ? Ou de montrer aux parents ce qui se fait en classe ?

FC- Pour les élèves, c'est un support de travail, de recherches supplémentaires et de révision. S’ils sont absents plusieurs jours, ils peuvent s’ils ont Internet suivre notre progression et se tenir à jour pour leur retour. C’est aussi un outil pour les parents qui peuvent suivre le travail de leurs chers chérubins, avec qui à l’adolescence le contact est parfois difficile. Plusieurs parents visitent régulièrement le site et m’envoient des messages d’encouragement pour cette initiative qu’ils trouvent originale, et positive. Mais c’est plus un objectif d’aide et de remédiation que je veux proposer, une continuité entre mon cours et la maison.

J’utilise le site en classe. Par exemple je peux en classe montrer les pages, les photographies où des animations que je réalise où que je charge sur le net. L’image est visionnée sur un téléviseur. Prochainement, je pourrai travailler avec 15 postes différents, connectés au haut débit. Le site pourra ainsi être le support de nombreuses activités d’apprentissage et de découverte.

FJ- Quels changements depuis Ordina 13 avez-vous observé dans le mode de travail des élevés et dans votre propre pratique pédagogique ?

FC- Le changement c'est le côté interactif de mes cours et l’implication de certains élèves qui s’approprient le site et son contenu.

Par exemple, pour préparer le cours, je leur demande de faire des recherche sur le site où sur leur encyclopédie. Puis en début de séance, ceux qui ont trouvé le montrent aux autres. Je construis alors ma progression et ma séquence autour des découvertes de mes élèves pour finir sur un travail commun. Cela permet de les mettre en avant, et finalement de motiver des élèves qui dès le début ne le sont pas forcement... Ordina 13 permet cela. C’est un autre moyen pour raccrocher les wagons. L'ordinateur sert également à faire les exercices que le site propose en fin de séance pour vérifier les acquis.

Pour ce qui est des résultats, c’est un peu tôt pour en parler. Mais je pense que ceux qui ont du mal avec des supports « classiques », ont encore du mal avec ce nouveau support. Et les problèmes du début, installation, codes etc. ont découragé certains.

Dans ma pratique pédagogique, ordina 13 m’a permit de faire « entrer » mon bureau personnel en quelque sorte dans ma classe.

FJ- C’est a dire que cela vous a amené à refaire vos cours ou / et à repenser la démarche du cours ?

FC- Cela m’a demandé de modifier un peu mes cours. Par exemple, j’ai repensé l’attaque de mes cours, réfléchi à la question du rapport au papier : comment garder de l‘intérêt au papier lorsqu’on propose de l’image ?

FJ- Vous abordez là un point très important qui est celui de la trace écrite. Faut il que les élèves prennent des notes sur le portable ou sur un cahier ? Comment articuler entre ce qu'ils ont sur le portable et leur prise de notes ? Sur ce terrain là bénéficiez vous d'un soutien pédagogique ?

FC- Mes élèves prennent toujours en cours de séances ou à la fin de séance une trace écrite, un graphique un tableau. Actuellement ce site et, Ordina 13 est un moyen de recherche, un apport en plus, une initiation à l’outil pour certains. Tous les élèves n’ont pas actuellement le même niveau de pratique, et on ne peut pas faire de la formation informatique en SVT. Les notes ne sont ainsi pas prises sur "l’Ordina 13", mais sur leur cahier. Ce qu’ils ont sur le portable est un plus, un prolongement, et non une finalité. L’ordina 13 remplace le manuel scolaire. Je ne bénéficie pas d’un soutien pédagogique sur le terrain. Je me débrouille, avec mes erreurs et mes réussites, je découvre, j’échange avec mon collègue de Marseille mes expériences, mes réussites, mes échecs. Avec mon collègue nous travaillons ensemble sur le projet « Sismo des écoles » ( http://svtcollegecaillols.free.fr/svt/sis mo/ ). Bon ! Les élèves sont toujours assez positifs, c’est nouveau, ils s'accrochent.

FJ- Pourquoi les SVT sont elles si impliquées dans ordina 13 ?

FC- Et oui pourquoi ?? Et que pensez vous de cette collaboration entre un prof du public et du privé ? Nous, nous sommes accaparés le projet car nous sommes tous deux passionné d’informatique, et totalement dépourvus d’intérêt personnel. Nous travaillons pour les élèves, et leur développement, leur compréhension est le moteur de notre travail.

FJ - Où en est l'utilisation d'Ordina 13 dans votre établissement ?

FC- Dans mon collège, le projet a été ressenti comme imposé et seulement deux professeurs sur 18 se servent d'Ordina 13 en classe. La faute en revient au manque de formation informatique des enseignants. Ils ont devant eux des élèves qui maîtrisent mieux l’outil que eux et ça peut faire peur à certains. Cela devrait changer avec les jeunes professeurs.

FJ- On dit parfois que le prêt d'ordinateurs profite surtout aux enfants déjà informatisés a la maison, aux plus aises. Est ce le cas à votre avis ? Ou au contraire cela réduit il la "fracture numérique" ?

FC- Il est sur que ceux qui avaient déjà un ordinateur sont allés bien plus vite dans la maîtrise. Pour les autres, deux effets : certains ne s’en servent pas d’autres sont enchantés, et utilisent plus l’aspect recherche et travail. La fracture est diminuée.

FJ- Qu'est ce qui manque maintenant à Ordina 13 ?

FC- Davantage de formations pour les professeurs, les élèves et leurs parents…..


Fabien Cregut
Entretien : François Jarraud


Le site :
http://www.monanneeaucollege.com


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