Les deux examens
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- F. Jarraud
Le Diplôme national du Brevet
L'examen du brevet "La session 2006 sera
organisée sur les principes et le format du brevet actuel
avec des modifications pour valoriser la réussite des
élèves et assurer l'évaluation du nouvel
enseignement de découverte professionnelle". C'est la
dernière session : une refonte de l'examen est attendue
en 2007 en application de la loi Fillon et après la mise
en place du "socle commun". Les trois séries du brevet
(collège, technologique, professionnelle) sont maintenues
en 2006.
L'édition 2006 compte cependant quelques
particularités.
"Introduction des mentions à partir des notes 12,14 et
16. Cette disposition est le préalable à
l'attribution des bourses au mérite accordées de
droit, à compter de la session 2006, aux
élèves déjà boursiers sur
critères sociaux recueillant une mention bien ou
très bien.
Prise en compte de l'option facultative (points au-dessus de la
moyenne) de découverte professionnelle 3 heures au
même titre que les autres options et évaluation en
contrôle continu du module de découverte
professionnelle 6 heures."
Il est rappelé que "l'évaluation porte tant sur
la classe de quatrième que sur celle de
troisième". L'examen, pour les candidats de
l'enseignement public et privé sous contrat, comprend
trois épreuves : français (coefficient 2, maths
(coefficient 2), histoire-géographie - éducation
civique (coefficient 2) et un contrôle en cours de
formation effectué en 4ème et 3ème.
L'admission est prononcée à partir d'une moyenne
de 10. Les candidats venus de l'enseignement privé hors
contrat passent 6 épreuves.
http://eduscol.education.fr/D0071/default.htm
Les textes officiels
http://eduscol.education.fr/D0071/textesDNB.htm?rub=182
Le calendrier
Les épreuves de la session 2006 débuteront
à partir du lundi 26 juin et se termineront au plus tard
le vendredi 7 juillet (ou le samedi 8 juillet).
http://eduscol.education.fr/D0071/datesbrevet.htm
Le brevet en module découverte professionnelle
Un arrêté publié au J.O. du 28 août
précise l'organisation du brevet pour les
élèves ayant suivi l'enseignement du module
découverte professionnelle de 6 heures. Ils peuvent se
présenter à la série de leur choix.
Rappelons que le nouveau brevet est reporté.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/actu/2005/CSE_07072005/
Trouver un sujet
Une énorme banque de sujets pour tous les
diplômes
http://www2.ac-rennes.fr/crdp/doc/docadmin/Examens/Diplome.asp
Tous les sujets du brevet 2005 pour toutes les séries
sont mis enligne par le Service des examens.
http://www.siec.education.fr/index.php
En 2007
Un nouveau brevet sera mis en place. On ne sait pas encore
grand-chose sur lui.2007, si ce n'est qu'il intégrera une
note de vie scolaire.
http://eduscol.education.fr/D0071/nouvDNB.htm?rub=180
Les Bacs
Créé en 1808 par Napoléon 1er, le bac est
le plus ancien examen français. Il s'est
démocratisé depuis la loi d'orientation de 1989.
En 1970, 20% des jeunes français obtenaient le bac. Ils
sont 63% aujourd'hui. Les bacs généraux et
technologiques actuels ont été crées en
1993. Le bac professionnel a vu le jour en 1985. Depuis le
milieu des années 1990, le nombre de bacheliers
stagne.
Pour une rétrospective du bac
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/actu/2005/bac2005/stats_bac2005.pdf
Une présentation des trois bacs
http://www.education.gouv.fr/sec/baccalaureat/
Le bac généralLes épreuves et
le règlement d'examen
Le bac comprend des épreuves passées en
première (français, TPE dans les séries
générales, enseignement scientifique en L et ES,
mathématiques -informatique en L) et en terminale.
http://eduscol.education.fr/D0056/bacg.htm La
définition des épreuves
http://eduscol.education.fr/D0056/bacg.htm Les
textes régissant chaque épreuve
http://eduscol.education.fr/D0056/definitions_epreuves1.htm
Les modifications apportées à la session
2006
• En série littéraire (L) : - nouvelle
définition de l'épreuve de
spécialité " arts du cirque "…
• En série scientifique (S) : modification de la
partie pratique de l'épreuve de sciences de
l'ingénieur pour permettre la prise en compte du projet
pluri technologique encadré (PPE) à l'examen
(notes de service n°2005-169 et 2005-170 du 27 octobre 2005
- BO n°41 du 10 novembre 2005).
• Dans les trois séries L, S et ES : Les points
supérieurs à la moyenne obtenus à
l'épreuve facultative de " latin " ou de " grec ancien "
sont multipliés par le coefficient 3 pour les candidats
ayant fait le choix de l'une ou l'autre de ces disciplines comme
première épreuve facultative lors de l'inscription
à l'examen (arrêté du 9 décembre 2004
- BO n°1 du 6 janvier 2005).
• Pour les élèves de première des
séries générales les " travaux personnels
encadrés " sont évalués dans le cadre d'une
épreuve anticipée obligatoire (note de service
n°2005-174 du 2 novembre 2005 - BO n°41 du 10 novembre
2005). Le cadrage pédagogique des TPE est
précisé par la note de service n°2005 - 166 du
20 octobre 2005 - BO n°39 du 27 octobre 2005.
• Pour les élèves de terminale qui
présentent en 2006 les épreuves finales du
baccalauréat général, des dispositions
exceptionnelles permettant de valoriser à l'examen des
travaux personnels encadrés conduits en 2004/2005 ont
été prises (décret n°2005-1003 du 23
août 2005 - BO n°31 du 1er septembre 2005). Les
modalités d'application de cette mesure transitoire ont
fait l'objet d'une note de service n°2005-152 du 29
septembre 2005 publiée au BO n°36 du 6 octobre
2005.
• La note de service n°2005-167 du 24 octobre 2005 -
BO n°40 du 3 novembre 2005, relative à l'organisation
des épreuves spécifiques du baccalauréat
option internationale, précise la nature des exercices de
la première partie de l'épreuve d'histoire et
géographie. Il s'agit de mettre en conformité
cette épreuve avec celle des séries
générales de l'examen appliquée depuis la
session 2005.
• Dans les trois séries générales et
dans les séries technologiques : entrée en
application des nouveaux programmes de classe terminale pour les
langues vivantes suivantes : Allemand, Anglais, Arabe, Chinois,
Espagnol, Hébreu moderne, Italien, Portugais, Russe,
(arrêté du 6 juillet 2004 - BO HS n°5 du 9
septembre 2004).
• Dans toutes les séries : modification de la liste
nationale des épreuves d'éducation physique et
sportive (note de service n°04-123 du 15 juillet 2004 - BO
n°31 du 2 septembre 2004). Les référentiels
des cinq nouvelles épreuves ont été
publiés par note de service du 8 juillet 2005 - BO
n°28 du 21 juillet 2005.
http://eduscol.education.fr/D0056/actualitesessionexamen.htm
Le calendrier
Le bac général débute le 12 juin et les
épreuves écrites durent jusqu'au 16 juin. Les
résultats seront communiqués à partir du 3
juillet. Les épreuves orales du second groupe dureront
jusqu'au 10 juillet.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/44/MENE0502536N.htm
Une note publiée au B.O. n°5 modifie le calendrier de
l'Abitur et des bacs technologiques STI et hôtellerie.
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/5/MENE0600116N.htm
Connaître ses résultats
http://www.education.gouv.fr/sec/baccalaureat/resultat.htm
Des exemples de sujets
Une énorme banque de sujets pour tous les
diplômes
http://www2.ac-rennes.fr/crdp/doc/docadmin/Examens/Diplome.asp
Des sujets "zéros" qui servent à mieux comprendre
les nouvelles épreuves.
http://eduscol.education.fr/D0056/accessujets.htm
Les sujets de 2005
http://www.siec.education.fr/Sujets/Sujets.asp
Les annales
http://eduscol.education.fr/D0056/accesannales.htm
Des sujets de bac général, technologique et
professionnel
http://www.ac-bordeaux.fr/WEB/compedag/pedag/program/sujbac.htm
Une Faq sur le bac
Des réponses claires aux questions des candidats et des
familles.
http://eduscol.education.fr/D0056/accesFAQ.htm?rub=62#bac
L'incroyable évaluation des TPE au bac 2006
Les candidats passant les épreuves de terminale du bac
2006 verront leur TPE évalué… sans tenir
compte de leur TPE ! Cette situation ubuesque résulte de
la suppression des TPE ordonnée par F. Filon
l'année dernière et de leur rétablissement
sous la pression des manifestations lycéennes. On en
arrive au maintien de l'épreuve mais pas des horaires de
terminale ! Résultat : les TPE sont
évalués… à l'aide d'une autre
discipline ! "Lors de l'inscription aux épreuves
d'examen, il sera demandé aux élèves s'ils
souhaitent ou non bénéficier de ces points au
titre de l'épreuve facultative de TPE. Dans
l'affirmative, ils feront alors le choix d'une des
épreuves de leur série d'examen, qu'ils doivent
passer en fin d'année de classe terminale, comme
"épreuve support" des points TPE. Cette "épreuve
support" doit correspondre à une des disciplines
concernées par leur TPE".
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/36/MENE0502078N.htm
Pour les élèves de première, le TPE est
évalué comme une épreuve anticipée
obligatoire. Un arrêté publié au B.O.
n°41 définit l'épreuve de TPE : "L'épreuve
de travaux personnels encadrés
répond aux caractéristiques suivantes :
- seuls sont pris en compte, pour le calcul de la note comptant
pour l'obtention du baccalauréat, les points
supérieurs à la moyenne de 10 sur 20
affectés du coefficient 2 ;
- pour les candidats scolaires des établissements publics
et privés sous contrat, la note attribuée à
chaque candidat au titre de cette épreuve prend en
compte, pour un maximum de 8 points sur 20, la note
attribuée par les professeurs ayant encadré les
travaux personnels encadrés ;
- l'épreuve de travaux personnels encadrés se
déroule dans l'établissement scolaire du candidat
pendant l'année de première. L'évaluation
des candidats est assurée par des examinateurs, membres
du jury ou des examinateurs adjoints, réunis au sein
d'une commission d'évaluation et nommés par le
recteur en nombre nécessaire pour faire passer
l'épreuve aux élèves de
l'établissement ;
- pour les candidats scolaires des établissements
privés hors contrat, la note attribuée à
chaque candidat ne résulte que de la seule interrogation
orale".
Rappelons que la nouvelle circulaire de rentrée annonce
un futur texte précis sur l'évaluation des
TPE.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/41/MENE0502330N.htm
Les bacs technologiques Les épreuves et le
règlement d'examenLe bac comprend des
épreuves passées en première
(français, histoire-géographie en Sms, Stl et Sti)
et en terminale.
http://eduscol.education.fr/D0056/bactechno.htm
La définition des épreuves
http://eduscol.education.fr/D0056/bactechno.htm
Les textes régissant chaque épreuve en Sms, Stl et
Sti
http://eduscol.education.fr/D0055/defepveserieSMS.htm
Les modifications apportées à la session
2006
• En série techniques de la musique et de la danse
: nouvelle définition de l'épreuve de
"mathématiques-sciences physiques" en liaison avec
l'entrée en application du nouveau programme de
mathématiques (note de service n°2005-173 du 2
novembre 2005 - BO n°41 du 10 novembre 2005) et nouvelle
définition de l'épreuve de "dictée
musicale" pour les candidats de l'option danse
(arrêté du 26 octobre 2005 - BO n°43 du 24
novembre 2005).
• En série sciences et technologies de la gestion :
les épreuves anticipées de "français"
applicables en 2006 sont celles définies par la note de
service n°2001-117 du 20 juin 2001 - BO n°26 du 28 juin
2001 et la note de service n°2002-002 du 8 janvier 2003 - BO
n°3 du 16 janvier 2003.
• Dans les trois séries générales et
dans les séries technologiques : entrée en
application des nouveaux programmes de classe terminale pour les
langues vivantes suivantes : Allemand, Anglais, Arabe, Chinois,
Espagnol, Hébreu moderne, Italien, Portugais, Russe,
(arrêté du 6 juillet 2004 - BO HS n°5 du 9
septembre 2004).
• Dans toutes les séries : modification de la liste
nationale des épreuves d'éducation physique et
sportive (note de service n°04-123 du 15 juillet 2004 - BO
n°31 du 2 septembre 2004). Les référentiels
des cinq nouvelles épreuves ont été
publiés par note de service du 8 juillet 2005 - BO
n°28 du 21 juillet 2005. Des fiches explicatives et de
recommandations accompagnent quatre des cinq nouveaux
référentiels. Elles sont consultables sur le site
ÉduSCOL (sommaire / disciplines et enseignements /
éducation physique et sportive).
http://eduscol.education.fr/D0056/actualitesessionexamen.htm
Le calendrier
Le bac débute le 12 juin et les épreuves
écrites durent jusqu'au 20 juin. Les résultats
seront communiqués à partir du 3 juillet. Les
épreuves orales du second groupe dureront jusqu'au 10
juillet.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/44/MENE0502536N.htm
Une note publiée au B.O. n°5 modifie le calendrier
des bacs technologiques STI et hôtellerie.
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/5/MENE0600116N.htm
Connaître ses résultats
http://www.education.gouv.fr/sec/baccalaureat/resultat.htm
Des exemples de sujets
Une énorme banque de sujets pour tous les
diplômes
http://www2.ac-rennes.fr/crdp/doc/docadmin/Examens/Diplome.asp
Les sujets de 2005
http://www.siec.education.fr/Sujets/Sujets.asp
Les annales
http://eduscol.education.fr/D0056/accesannales.htm
Des sujets de bac général, technologique et
professionnel
http://www.ac-bordeaux.fr/WEB/compedag/pedag/program/sujbac.htm
Une Faq sur le bac
Des réponses claires aux questions des candidats et des
familles.
http://eduscol.education.fr/D0056/accesFAQ.htm?rub=62#bac
Les bacs professionnelsLes épreuves
Les bacs professionnels sont très nombreux. Cette page
présente les formations et les épreuves.
http://www.education.gouv.fr/sec/baccalaureat/bacpro.htm
Le calendrier
Pour la métropole, la Réunion et Mayotte, les
épreuves écrites de l'examen du
baccalauréat professionnel sont fixées aux lundi
19, mardi 20, mercredi 21, jeudi 22 après-midi et
vendredi 23 juin 2006. Pour la Guadeloupe, la Guyane, la
Martinique et la Polynésie française, elles se
dérouleront les vendredi 16, lundi 19, mardi 20, mercredi
21, jeudi 22 après-midi et vendredi 23 juin 2006.. Les
résultats seront communiqués à partir du 3
juillet. Les épreuves orales du second groupe dureront
jusqu'au 10 juillet.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/44/MENE0502536N.htm
Des sujets
Tous les sujets des bacs professionnels sont mis en ligne par le
Crdp de Montpellier.
http://www.crdp-montpellier.fr/ressources/examens/consultation/
On pourra aussi consulter ce site :
http://www.ac-bordeaux.fr/WEB/compedag/pedag/program/sujbac.htm
Le bac pro en 3 ans
" Au terme de quatre années qui ont suivi la
création du baccalauréat professionnel en trois
ans, si d'importantes réussites sont observées
lorsque les conditions, d'ouvertures de sections, de
recrutement des élèves, de mise en œuvre
des programmes, sont respectées, le bilan de la mise en
place de ce parcours de formation est toutefois fortement
contrasté. Ainsi, l'enthousiasme suscité lors de
la mise en place de cette expérimentation, a
laissé place parfois à une certaine
perplexité voire à une réticence de la
part des enseignants, des élèves ou des apprentis
et des responsables institutionnels, compte tenu des
difficultés de recrutement et d'une insuffisance
d'encadrement". Le bac pro en 3 ans est-il une solution
d'avenir ? "Non, mais" semble répondre l'inspecteur
général Didier Prat dans son rapport remis au
ministre de l'éducation nationale.
Il souligne "un déficit d'encadrement et de
contrôle dans la mise en place du parcours" avec des
situations très variables d'une académie à
l'autre, le bac pro en 3 ans étant parfois
utilisé pour "regonfler" une filière.
Pédagogiquement, " la mise en place de ce
baccalauréat, sans modification des contenus des
programmes implique une sérieuse réflexion
pédagogique et un important travail d'adaptation des
formations à partir de deux référentiels
(celui du BEP et celui du Bac. Pro.). L'organisation de la
formation est aujourd'hui à la charge exclusive des
équipes pédagogiques qui éprouvent des
difficultés de planification de leurs activités".
Ce qui se traduit par de sérieuses
difficultés.
Pour D. Prat, " il y a lieu encore de souligner qu'une
grande majorité d'élèves ne peut pas
suivre un parcours vers un baccalauréat professionnel en
trois ans au terme du collège". Il recommande
d'établir un cadrage national sur les ouvertures et de
donner des indications nationales sur les critères
d'orientation en fin de 3ème. http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054000755/index.shtml
Le déclassement des bacheliers professionnels
"Les individus interrogés n'hésitent pas à
se déclarer sous-payés ; ils ne se
déclarent pourtant jamais sous-employés, ni
même occupés à des activités
sous-qualifiées. Ils recourent dans ces cas à la
fameuse expression de "petit boulot" qui marque la
différence d'avec le "métier". C'est dans un tout
autre registre que se dit quelque chose de la distorsion qu'ils
éprouvent entre la formation et l'emploi : dans celui du
leurre qu'a pu constituer un diplôme dont l'issue sur le
marché du travail s'avère déconcertante".
Dans une étude publiée par le Céreq, Henri
Eckert (Céreq) analyse le sentiment de
déclassement des bacheliers professionnels du secteur
industriel.
Leur insertion professionnelle se caractérise par le
fait qu'ils commencent le plus souvent leur métier sur
des postes d'ouvriers ce qui dévalue à leurs yeux
leur diplôme. "Cette relation à l'institution
scolaire est marquée par la difficulté du
parcours qu'ils y ont accompli : scolarité
médiocre à l'école primaire puis au
collège ; orientation précoce vers l'enseignement
professionnel, le plus souvent imposée et, par
conséquent, subie ; parcours au lycée
professionnel souvent plus flatteur mais, du fait de
l'échec qui y a mené, désenchanté ;
ouverture - presque - inespérée vers le
baccalauréat ; obtention du titre lui-même, au
coût moyen sinon au moindre effort et, ultime
désillusion, impossibilité de poursuivre
au-delà en vue de préparer un BTS…
Parcours qui tendent à enfermer dans une destinée
ouvrière". L'ouverture des BTS aux élèves
de bac pro pourrait apporter une réponse à ce
sentiment de déclassement.
http://www.cereq.fr/pdf/Net-Doc-19.pdf
En perspective… Questions et débatsUn
vieux cancre ?
"Vieux cancre sauvé au rattrapage" l'image est
irrévérencieuse pour un monument national.
Emmanuel Davidenkoff, dans Libération, l'ose et apporte
des arguments. "Le bac ne donne aucun droit particulier" :
l'inscription en STS ou en prépa se fait sur dossier et
échappe totalement à l'examen, ce qui
représente quand même 200.000
élèves."Son coût est exorbitant".
Certes. "Il paralyse le système" puisque le mois
de juin est désorganisé dans les lycées.
"Il est injuste" pour E. Davidenkoff qui évoque
des "tripatouillages de notes" . Ils expliqueraient les
écarts entre académies et jurys. Bien d'autres
raisons plus évidentes peuvent justifier ces
écarts et l'harmonisation ne veut pas dire abus, au
contraire.
Alors inutile le bac ? Sans doute pas quand on voit le stress
qu'il génère chez les candidats. Le rater signifie
pour des milliers de jeunes chaque année au mieux une
année de perdue, au pire un chemin différent dans
la vie. Il ne faudrait pas oublier qu'un tiers des jeunes
quittent encore l'Ecole sans l'avoir. L'injustice commence
peut-être après dans le taux d'échec
important d'une partie des bacheliers dans les études
supérieures. La moitié des bacheliers STT
échouent à obtenir le Deug en 3 ans. C'est le cas
de quatre bacheliers professionnels sur cinq. Des
inégalités aussi fortes s'observent pour l'abandon
d'études après le bac.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=302668
Que deviennent les bacheliers ?
Juste après le bac, 88% des bacheliers poursuivent leurs
études. Un an plus tard, 93% de ceux-ci continuent leurs
études. Mais tous ne rencontrent pas les mêmes
difficultés selon une étude ministérielle.
Si 3% seulement des étudiants en STS se
réorientent au bout d'un an, c'est le cas de la
moitié des élèves des prépas
littéraires ou de 16% des étudiants en
université. Comment expliquer ces décalages ? Le
type de bac joue fortement : ainsi en université 83% des
bacheliers généraux ne changent pas d'orientation
à la fin de la première année, contre la
moitié des bacheliers technologiques ou
professionnels.
Comment l'expliquent-ils ? Plus d'un étudiant en
université a du mal à s'organiser dans son travail
et un sur trois manque d'intérêt pour les
matières étudiées. Ces facteurs
d'échec viennent bien avant les difficultés
matérielles. On mesure là l'importance de
dispositifs comme les TPE qui justement apprenaient à
s'organiser (ça va être beaucoup plus difficile sur
une seule année !) et à dégager du sens
dans les disciplines. Mais l'encadrement est aussi en cause.
Ainsi seulement un étudiant en université sur cinq
trouve du soutien pédagogique dans
l'établissement.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni/ni2005/ni0519.pdf
Que devient-on sans le bac ?
Sans le bac, il reste des solutions ! Outre le redoublement et
la préparation à distance, il est possible de
préparer un bac professionnel, de choisir l'alternance,
ou d'entrer en fac sans bac.
http://www.education.gouv.fr/sec/baccalaureat/sans.htm
http://www.education.gouv.fr/orient/listcio.htm
Les maths dominent toujours la réussite au bac
"Certaines épreuves, lorsqu'elles sont réussies,
assurent une forte probabilité de succès. A
l'inverse, lorsque le candidat obtient une note insuffisante
dans une autre matière, sa probabilité
d'échec peut être plus ou moins forte… Il
apparaît que dans la spécialité sciences
économiques et sociales de la série ES , un
candidat qui a réussi l'épreuve de
mathématiques a une probabilité de réussite
supérieure à la moyenne (graphique 6 a)) :
près de 90 % des candidats qui ont eu plus de 10 en
mathématiques réussissent dès le premier
groupe. C'est aussi le cas dans la spécialité
mathématiques de la série S (96 %)…".
L'étude ministérielle sur la docimologie du
baccalauréat de la session 2003 permet ainsi
d'identifier, pour chaque bac, les matières "à ne
pas louper". On pourra retenir de cette étude que,
très souvent, les maths et les sciences
déterminent la réussite, même quand elles
n'ont pas un coefficient écrasant. Car à
coefficient égal, la situation des matières peut
différer. L'étude se situe également au
moment où le ministère envisage un bac
"allégé". C'était un projet de F. Fillon,
gelé depuis les manifestations lycéennes. Ce bac
continuerait à s'appuyer sur des épreuves
traditionnelles mais moins nombreuses et donc coûteuses.
Elle met en évidence ces matières
incontournables.
Mais, dans l'immédiat, il apporte des informations et des
perspectives de débats précieuses aux
lycéens et à leurs enseignants.
http://www.education.gouv.fr/stateval/dossiers/listedossiers2005i.html
Bac S : que de déceptions !
En baisse constante depuis 1995, la série S reçoit
la moitié des bacheliers généraux,
principalement des enfants de familles favorisées (40%
d'enfants de cadres) et une majorité de garçons
(55%). Cette série des élites accueille aussi bien
des déceptions. Selon une étude
ministérielle, seulement 44% des jeunes y entrent par
goût des matières scientifiques. Pour un tiers des
lycéens, l'orientation en S répond au désir
de laisser le plus de portes ouvertes. C'est sans doute pourquoi
les inscriptions en Deug scientifiques baissent :
"l'intérêt pour le contenu des études
dans lesquelles ils s'engagent est souvent moins marqué
chez les bacheliers S inscrits dans une filière
scientifique que chez ceux qui poursuivent dans d'autres
filières" . 60% des bacheliers S s'inscrivent en
université, 20% en Cpge et 20% en Iut ou STS. ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni/ni2005/ni0515.pdf
Bac S : un bac peut en cacher un autre "Les 4
spécialités du bac scientifique se
caractérisent par des populations différentes en
nombre, taux de réussite, sexe, âge et origine
sociale" affirme une étude ministérielle sur "la
docimologie du bac scientifique". Au sein de la filière
d'élite du système éducatif
français, la sélection sociale s'opère
violemment. Un univers sépare les bacheliers des sciences
de l'ingénieur ou des SVT des purs matheux. Ceux-ci sont
majoritairement masculins et de milieu très
favorisé alors que la spécialité SVT
accueille majoritairement des filles et comptent un plus fort
pourcentage d'élèves de milieux
défavorisé ou moyen. Les sciences de
l'ingénieur se caractérisent par leur très
forte masculinité (90 % !) et leur plus large ouverture
sociale (20% de défavorisés). Au sein de
l'élite, ségrégation sociale et
préjugés perdurent…
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni/ni2005/ni0538.pdf
2005 : Les conservatismes s'attaquent au bac
" Demander aux candidats de restituer une argumentation
à partir d'éléments approximatifs et
polémiques sur cette question les plaçait
inconsidérément et inutilement devant un cas de
conscience. En ce sens, ce sujet ne respecte ni les candidats ni
les exigences d'une formation intellectuelle authentique".
Selon Le Figaro, après plusieurs associations
catholiques, la Direction diocésaine de l'enseignement
catholique de Paris critique le sujet de SVT de L. Ils sont
rejoints dans la critique par l'association "Sauver les lettres"
qui s'insurge contre un texte faisant partie de l'épreuve
de français de la série STT. Il s'agit de la
célèbre chanson de Pierre Perret "Lilly" qui pour
Agnès Joste a un gros défaut : "il est
précisé qu'il a obtenu le prix de la Licra, ce qui
amène une sorte de "bien-pensance" sur le sujet". En
suivant ce raisonnement, un texte raciste aurait à coup
sur évité ces critiques…
Pour Viviane Youx, présidente de l'Association
française des professeurs de français, filiale
française de la Fédération internationale
des professeurs de français (FIPF), ce "on ne peut
nier qu'en France certains étrangers sont victimes de
racisme. C'est une réalité. Le fait que des jeunes
réfléchissent à ce sujet ne me paraît
pas inconcevable".
http://www.lefigaro.fr/france/20050622.FIG0169.html
http://www.lefigaro.fr/france/20050622.FIG0170.html
Bac 2005 : L'année des records
Double record rue de Grenelle. Le bac atteint un niveau
historique. La langue de bois aussi. Avec un taux de
réussite de 80,2%, le bac atteint un niveau record,
dépassant le pourcentage de 2003. 610.000 candidats se
sont présentés à l'examen et 489.500 ont
été reçus. Cela ne représente que
62,5% d'une tranche d'âge, un chiffre en retrait par
rapport aux 62,7% de 1995. Le taux de réussite a
été porté par la progression des bacs
généraux : 85% de reçus au bac S, 84% en
ES, 82% en L. Un jeune sur trois (33,7%) a obtenu un bac
général. Les résultats sont moins bons aux
bacs technologiques (76,3%) et professionnel (75,4%). On y
observe de légers reculs (-0,8 en technologique, -1 en
professionnel). Cette dernière série est
affectée par le recul du nombre de reçus dans les
services : -2,2%. Les écarts entre académies
restent stables. L'académie de Créteil n'obtient
que 77% de reçus au bac général, Amiens et
Lille que 80%, alors que Rennes et Grenoble galopent à
89%. En séries technologiques, Créteil est
à 66%, Rouen, Paris et Amiens à 70% de
reçus quand Rennes, Grenoble, Strasbourg et Nantes
plafonnent à 84%.
"Je ne vois pas de corrélation entre ces
événements et ces résultats". Pour le
directeur de l'enseignement scolaire, R. Debbasch, le mouvement
lycéen n'a pas eu d'effet sur le bac : il n'aurait
affecté que "quelques établissements et quelques
jours"… Interrogé sur l'effet du nouveau mode
d'évaluation des TPE au bac 2006, il estime qu'il "n'aura
pas d'impact". Or la note de TPE en 2006 sera basée sur
les seules épreuves écrites du bac, les plus
traditionnelles. Elle n'aura paradoxalement aucun lien avec le
TPE réalisé. En 2003, la direction de
l'enseignement scolaire avait pu chiffrer l'impact des TPE au
bac à hauteur d'un point de moyenne. En 2006, si ce
nouveau mode d'évaluation est maintenu, il est
aisé de prévoir que la grande majorité des
candidats ne gagnera pas de points ou très peu. Cela se
ressentira fatalement dans le pourcentage de reçus, au
détriment des élèves qui ont du mal avec
les épreuves les plus classiques. On voit mal comment il
pourrait en être autrement.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/actu/2005/bac2005/bac2005
Rubrique : Les deux examens Date de mise en ligne : 22-04-2006 Retour au sommaire
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