Préface
Au moment où le Parlement va examiner la loi
d'orientation sur l'Ecole il nous paraît opportun de
regrouper en un seul document les informations
publiées au jour le jour par Le Café
pédagogique et son édition quotidienne
L'Expresso.
Ce dossier oriente vers de nombreuses ressources
extérieures. Il permet de découvrir les
réactions des mouvements pédagogiques, des
syndicats, des associations de parents, des lycéens
face au projet de loi. Il apporte également plusieurs
textes d'analyse. Nous espérons ainsi faire mieux
comprendre les enjeux et les choix contenus dans ce texte.
Enfin nous attendons de ce dossier qu'il mobilise l'attention
sur la question des TPE. En effet, il faut rouvrir le dossier
des TPE.
"Nous avons aussi insisté sur les réactions
des élèves qui déplorent que l'on
supprime une épreuve (les TPE) qui leur permettait de
mettre en valeur des compétences insuffisamment
mobilisées ailleurs, qui les préparait aux
études supérieures et qui "rapportait" des
points au bac". Le 16 décembre, en remettant la
pétition organisée par le Café
pédagogique et le Crap - Cahiers pédagogiques
en faveur du maintien des TPE en terminale, nous avions
attiré l'attention de nos interlocuteurs du cabinet
ministériel sur le risque social qu'ils prenaient en
supprimant cette épreuve.
Nous avions vu comment la question des TPE, si secondaire en
apparence en novembre, avait pris de l'ampleur au point de
réunir 12.000 signatures et une quasi-unanimité
des organisations syndicales et parentales en deux semaines.
Cependant nous ne pensions pas qu'elle contribuerait à
jeter dans la rue aussi rapidement des milliers de
lycéens.
Aujourd'hui le maintien des TPE au bac est une des
revendications exprimées par les lycéens dans
la rue et à travers leurs organisations. Ils sont
soutenus sur ce point par les associations de parents
d'élèves. Les déclarations de la PEEP,
le 9 février, de la FCPE, le 7, en attestent. C'est
aussi une mesure réclamée par les organisations
syndicales d'enseignants. Pour une fois, la communauté
éducative est unanime sur ce point.
F. Fillon vient de faire savoir qu'il est "prêt
à bouger sur tous les sujets". Le moment n'est-il
pas venu, Monsieur le Ministre, de revoir cette
décision ?
En ouvrant une négociation sur ce sujet, vous
pacifieriez les relations avec les lycéens en
reconnaissant leur souci d'être évalués
sur leurs compétences. Vous enverriez aussi un signal
à tous ceux qui sont inquiets des gages donnés
aux partisans de la Réac'Academy.
François Jarraud