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Expresso !

Flash du 22-12-2006

Le fait du jour : Etats-Unis : Nouvelle donne pour l'Ecole

"Le cœur du problème c'est que notre système éducatif a été conçu pour une autre époque, une époque où la plupart des travailleurs n'avaient besoin que d'une éducation rudimentaire. On ne peut pas continuer en rafistolant ce système. On ne peut avancer qu'en changeant le système". Centralisation, développement du préélémentaire, investissement dans l'Ecole : sous le titre "Choix difficiles ou temps difficiles", le rapport de la Commission sur les compétences de la main d'œuvre américaine invite les Américains au sursaut.

Cette commission est composée d'universitaires, d'anciens politiques, de patrons, de formateurs, d'anciens cadres éducatifs. Elle est financée par des fondations privées comme la Fondation Bill et Melinda Gates. Elle succède à une première Commission qui, au début des années 1990, avait mobilisé l'opinion américaine pour un sursaut éducatif alors que la mondialisation commençait.

Le réflexe est le même. Les Etats-Unis se sentent menacés par la montée en puissance de l'Inde et la Chine, deux pays qui forment en grande quantité d'excellents étudiants qui se contentent de faibles salaires. "Il y a 30 ans, les Etats-Unis pouvaient revendiquer 30% des étudiants du monde entier. Aujourd'hui la proportion est tombé à 14%". Pour les rapporteurs sans effort éducatif, le pays ne pourra tenir tête à la compétition internationale. Sa seule issue c'est de hisser le niveau éducatif encore plus haut.

Mais comment faire ? Le rapport propose une réforme profonde du système éducatif. En premier lieu, il invite à investir dans l'enseignement préélémentaire qui semble être une clé du redressement. Dans un pays où l'école maternelle est peu répandue, le rapport demande à ce que tous les enfants soient scolarisés en maternelle à partir de 4 ans pour tous les enfants, 3 ans pour ceux des milieux défavorisés. Pour compenser cet investissement, l'examen de fin de secondaire aurait lieu à 16 ans en seconde. Les lycéens iraient directement en "collège", le premier cycle universitaire. Moyennant quoi la création du préélémentaire ne coûterait que 8 milliards de dollars supplémentaires.

Un troisième point concerne les enseignants. Le rapport invite à recruter les meilleurs étudiants et pour cela à élever les salaires de 45 000 dollars à 95 000 voire 110 000 $.

Parallèlement la commission invite à une recentralisation du système éducatif. A la place des districts, ce sont les états qui gèreraient le système éducatif et passeraient un contrat d'objectif avec les écoles. Un système de bourse viendrait au secours des élèves défavorisés.

"Un bon niveau en anglais, en maths, en technologie et en science aussi bien qu'en littérature, histoire et arts, sera essentiel. Les futurs salariés devront être à l'aise avec l'abstraction, bons en analyse et en synthèse, avoir un bon sens créatif, savoir s'organiser eux-mêmes, être capables d'apprendre vite… et de s'adapter". Le rapport invite donc à revoir le niveau exigé.

Selon Education Week, le projet de réforme reçoit un accueil positif des syndicats enseignants. L'appel à développer un système éducatif préélémentaire obligatoire, la nécessité de rehausser le niveau scolaire pour faire face à la compétition internationale semblent faire l'unanimité. Seule la centralisation du système éducatif est accueillie avec méfiance, par exemple par le NEA, le principal syndicat enseignant.
Le rapport (pdf)
Article Education Week
Pour lire les pdf

Editorial : Faut-il investir davantage dans l'Ecole ?

Le projet d'une nouvelle politique éducative aux Etats-Unis a forcément un impact mondial. En France tout particulièrement elle relance le débat devenu classique sur la rentabilité des dépenses éducatives. Pour les auteurs du rapport Tough Choices, Tough Times, c'est la volonté de maintenir les Etats-Unis en tête de l'économie mondiale qui justifie un nouvel effort de 8 milliards de dollars. Pour eux, l'avenir de l'économie américaine se joue dans sa capacité d'innovation et cela implique de disposer d'une main d'œuvre très qualifiée et donc très adaptable. Pourtant l'effort éducatif américain est déjà très important. Ainsi les Etats-Unis ont un taux d'étudiants dans le supérieur beaucoup plus élevé que le taux français. 82% des jeunes y poursuivent des études supérieures contre 56% en France. Le pays compte 15 élèves en moyenne par enseignant contre 19 en France.

C'est aussi l'avis de l'Ocde. Ainsi Andréas Schleicher, directeur de l'éducation de l'Ocde, pouvait affirmer au printemps dernier que "les économies les plus compétitives seront celles qui produiront le plus d'information et de connaissances… On pourrait penser qu'avec un tel développement de l'éducation il y aurait une baisse de la valeur des diplômes. A l'évidence c'est le contraire. A l'exception de l'Espagne, les revenus et les autres variables qui nous informent sur la valeur sur le marché du travail de l'éducation ont augmenté plus vite que l'offre depuis 1998. La demande de personnel qualifié augmente plus vite que la fourniture par nos universités".

Mais la rentabilité économique de l'éducation est encore en débat en Europe. Pour certains, l'élévation du niveau de diplômes relève d'une course sociale aux postes mais n'élève pas forcément la productivité. Ainsi François Dubet et Marie Duru-Bellat dénoncent une inflation scolaire qui aggrave les inégalités sociales et qui a décroché de la vie économique. " Aucun pays n'est assez riche pour allouer toutes ses richesses à l'éducation : des arbitrages s'imposent donc, qui rendent nécessaire d'expliciter les finalités recherchées. Si c'est davantage d'égalité entre les jeunes qui est visée, les recherches françaises ou européennes montrent qu'il est sans doute bien plus efficace de mettre en oeuvre des politiques de la petite enfance ou d'aide aux familles, du logement (etc.), que de développer un enseignement supérieur où les plus favorisés savent très bien se réserver les filières les plus rentables. Si c'est l'innovation et la compétition économique que l'on privilégie, alors il faut s'interroger sur ce que «produit» notre enseignement supérieur tel qu'il est : et, dans ce cas, ce n'est plus en termes quantitatifs («plus de la même chose») qu'il faut raisonner, mais en termes qualitatifs (de quels diplômés a-t-on besoin, dotés de quelles compétences ?). Si c'est l'insertion des jeunes qui importe, alors privilégier une réponse en termes de «plus d'école» fait peser sur le système éducatif une responsabilité écrasante et absout par avance le monde patronal pour son manque d'implication dans les questions de formation". Et on constate en effet que la hausse du PIB n'a pas suivi exactement celle des dépenses en éducation.

Pour Marc Gurgand, "il reste difficile aussi bien de déterminer précisément le niveau d'éducation idéal dans une économie données que de quantifier avec certitude son effet sur la croissance… En revanche les éléments dégagés par la littérature économique permettent d'affirmer que, dans des économies de moins en moins protégées…, l'éducation en particulier parce qu'elle prépare à faire face à la nouveauté, est une ressource économique plus que jamais précieuse".

Encore faut-il que le débat ne soit pas perverti par un autre travers qui est la recherche de l'élitisme. Ce que recherchent les Etats-Unis par ce rapport c'est l'élévation du niveau scolaire général de leur jeunesse dans un pays où déjà presque tous les jeunes font des études supérieures.

Le programme gouvernemental en France prévoit bien d'augmenter le budget des universités pour s'insérer dans la course mondiale à l'innovation. Mais il accompagne cet effort financier d'une restriction à leur accès. Les universités devraient à la fois disposer de davantage de moyens et de moins d'étudiants.

On le constate : bien des éléments opposent les deux rives de l'Atlantique. Si dans les deux pays, projets éducatifs et projets sociaux sont liés, les réponses apportées sont à l'opposé.

Ce débat concerne les enseignants très directement quand ils participent à l'orientation des élèves. L'accent mis récemment sur la nécessité de tenir compte du marché actuel du travail, l'importance croissante des stages et visites d'entreprise sont justifiés par ce qu'ils rapprocheraient le jeune de la réalité économique. Et c'est sans doute vrai si on considère une certaine stabilité des économies et des hommes et une sortie rapide du système éducatif.

Elle est sans doute sans valeur si on estime que l'économie européenne va connaître des changements rapides et que la capacité d'adaptation sera plus nécessaire aux salariés que la connaissance ponctuelle d'une routine professionnelle.
Dossier spécial du Café

Le système : Postes aux concours : restrictions maintenues

Le Journal Officiel du 22 décembre publie le nombre de postes mis aux concours à la session 2007.

Primaire : 11 000 postes. Selon le Journal officiel, 10 937 postes sont proposés aux concours 2007 dont 10 275 à l'externe.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENH0602979A
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENH0602981A
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENH0602982A

Secondaire : 11 650 postes. Un peu moins de 7 000 postes seront proposés au capes (dont 6 040 à l'externe) et 325 au Capet (276). L'agrégation offrira exactement le même nombre de postes qu'en 2006, soit 1443 à l'externe et 760 à l'interne. En EPS, on comptera 400 postes à l'externe.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENH0602964A
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENH0602965A
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENH0602966A
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENH0602974A

Dans l'enseignement professionnel, le Journal Officiel annonce 1 728 postes (contre 1818 en 2005) dont 1 436 à l'externe.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENH0602967A
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENH0602968A

Globalement ce sont les chiffres de la session 2006, une année marquée par des restrictions importantes. Cette année là avait vu le nombre de postes passer de 17 000 à 12 000 dans le secondaire. La suppression des décharges devrait ajouter environ 3 000 postes à la rentrée. Mais la pression est maintenue sur les établissements qui doivent faire face à des départs en retraite (environ 15 000 dans le primaire et dans le secondaire) supérieurs aux arrivées et à la croissance démographique dans le primaire.
Le nombre de postes aux concours 2006

Le système : 250 postes pour la vie scolaire
Le Journal officiel annonce le recrutement de 50 Cop et 200 CPE.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENH0602976A
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENH0602977A

Le système : L'intersyndicale mobilisera le 11 janvier

L'Intersyndicale appelle les personnels à rester mobilisés en se réunissant dans les établissements le 11 janvier". Le 11 janvier aura lieu la troisième réunion du CTPM à propos du décret sur les décharges.

En attendant, elle invite également les enseignants à signer la pétition contre la suppression des décharges et à écrire aux parents d'élèves pour leur expliquer le conflit.

Enfin, puisque le ministre a refusé de recevoir l'intersyndicale, qui regroupe quand même les représentants de 9 enseignants du secondaire sur dix, celle-ci a écrit à D. Villepin pour demander son arbitrage.

Ce texte collectif ne peut pas cacher que l'intersyndicale n'a toujours pas réussi à s'entendre sur une nouvelle action des personnels début janvier.
Le texte sur le site du SGEN

Le système : Réactions à l'affaire de Meaux

"Le décès tragique du jeune élève à la suite d'une bagarre doit inciter tous les adultes qui encadrent les collégiens à une vigilance de tous les instants. Les collégiens doivent comprendre que la violence, fût-elle verbale, ne doit pas être banalisée car elle conduit à la violence physique et parfois, comme à Meaux, au drame le plus terrible". Gilles de Robien réagit à l'incident survenu au collège A. Camus de Meaux en évoquant la violence scolaire et les efforts ministériels. Il annonce qu'une enquête administrative aura lieu sur les circonstances du décès du jeune élève.

Selon l'AFP, "Hamana Farride, le président de la FCPE, principale fédération de parents d'élèves, a mis en cause l'école et le professeur, parlant d'"un gros problème de vigilance et d'encadrement". Les enseignants du collège alertaient "depuis deux mois" leur hiérarchie à propos des problèmes de violence et du manque de personnel dans l'établissement, selon le Snes-FSU".

De son côté la Peep, seconde association de parents d'élèves, "souhaite que ce drame fasse réfléchir au besoin d'une éducation au 'vivre ensemble' et également à la nécessité pour les enseignants de bénéficier d'une formation, initiale et continue, à la prévention et à la gestion des conflits, pour que l'école reste un lieu de vie et d'apprentissage".

Le Sgen-Cfdt "se refuse aux jugements intempestifs, à la stigmatisation de qui que ce soit. Une certaine décence s'impose, au-delà de la politique des moyens ou de prévention nécessaire". L'autopsie a montré que la victime est décédée d'une maladie cardiaque indétectable.
Communiqué ministériel
Communiqué ministériel Dépêche AFP

Le système : Entretien d'orientation obligatoire en 3ème

"Il a été décidé de mettre en place, dès cette année, au bénéfice de tous les élèves de troisième, un entretien d’orientation auquel les familles pourront assister". Il était temps que le B.O. le demande puisque les établissements doivent préciser les modalités d'organisation de cet entretien avant le 10 janvier, soit… dans 48 heures ouvrables !

"À l’approche des décisions à prendre à l’issue du cycle d’orientation, cet entretien a deux objectifs : faire le point sur l’étape actuelle du parcours de formation de l’élève et envisager ses projets de poursuite d’études en examinant tout le champ des possibles, à l’occasion d’un rendez-vous formalisé auquel ses parents ou représentants légaux pourront assister". Il sera mené par le professeur principal "en associant le cas échéant les conseillers d’orientation-psychologues", ce qui reste du domaine du vœu compte-tenu de leur faible nombre.

"Ces entretiens permettront une meilleure connaissance réciproque des souhaits de l’élève et de sa famille d’une part et des conditions scolaires de réussite d’autre part… L’entretien mettra en perspective les potentialités identifiées avec les parcours à envisager. Le cas échéant, il pourra conduire à préconiser les efforts scolaires qui s’avèreraient nécessaires et possibles. Il sera l’occasion de prodiguer des encouragements et de recenser les besoins d’informations concrètes et pratiques pour l’orientation auxquels les conseillers d’orientation-psychologues pourront répondre". Il devra être mené au second trimestre avant que les familles communiquent leurs vœux.

Pour le Snes, "exiger des enseignants qu’ils s’approprient une démarche d’entretien d’orientation après quelques heures de sensibilisation revient à leur demander de se substituer aux conseillers d’orientation-psychologues alors qu’ils n’en ont ni les compétences ni le rôle. Cette circulaire aura pour conséquence d’alourdir considérablement la charge de travail des professeurs principaux en leur confiant une mission pour laquelle ils ne sont pas qualifiés".
Circulaire
Communiqué snes

Le système : Grammaire : Le Se-Unsa ouvre un débat officiel

"Après la remise par Alain Bentolila de son rapport sur l’enseignement de la grammaire, l'a fédération UNSA Éducation et ses syndicats concernés ont réclamé une réflexion et une concertation sur ce champ essentiel pour la maîtrise de la langue. En l’absence de réaction du ministère face à cette proposition, l'UNSA Éducation, le SE-UNSA et le SI.EN-UNSA ont décidé de lancer la réflexion sur ce thème".

Ils organisent le 22 décembre à Clermont-Ferrand une rencontre avec des chercheurs dont Michel Fayol et annoncent une conférence de presse en janvier.
Communiqué
Dossier spécial du Café

Le système : Décharges : la Peep soutient Robien

"Depuis 1950, le baccalauréat a changé dans ses modalités, il est donc normal que les heures de première chaire soient revues… Concernant les heures de cabinet et de laboratoire, il est normal qu’il faille s’adapter à la réalité de chaque établissement". La seconde association de parents d'élèves soutient le projet de décret sur les décharges présenté par le ministre. "La PEEP souhaite que les enseignants soient formés à la bivalence".

La Peep émet cependant une réserve sur les heures d'association sportive. "La Peep s’inquiète des conséquences, pour le sport scolaire, des mesures envisagées, notamment au moment de la répartition des Dotations Horaires aux et dans les établissements". Elle a signé un communiqué commun avec le Snep, syndicat des professeurs d'Eps, qui défend le principe du maintien des 3 heures forfaitaires.
Communiqué
Communiqué

Le système : Carte scolaire : une conférence de l'OZP

"L’assouplissement de la carte scolaire est à nouveau un thème important de la campagne qui commence. « L’évitement » scolaire s’accroît, surtout en Ile- de-France. De nombreuses familles recherchent la « bonne école » et beaucoup d’enseignants font de même. Les territoires de l’éducation prioritaire sont les premières victimes de ce mouvement de fond". L'Observatoire des zones prioritaires organise le 10 janvier à Paris une réunion-débat en présence du directeur de l'éducation de la ville de Montreuil.
Programme
Dossier spécial du Café

Le système : Belgique : Plus de moyens pour l'Ecole

Malgré un budget serré, syndicats et gouvernement de la Communauté française sont tombés d'accord pour un nouvel effort éducatif. L'accord limite la taille des classes et le délai de remplacement des enseignants dans le secondaire. Dans le supérieur, l'accord facilite l'accès de tous aux études supérieures.
Article 7 sur 7

Le système : La Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles entrera en vigueur

L'Unesco annonce que la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, signée en 2005, entrera en vigueur le 18 mars 2007. En effet 13 nouveaux pays, dont la France, l'ont ratifiée.

Cet accord "réaffirme le droit souverain des Etats d’élaborer des politiques culturelles en vue de « protéger et promouvoir la diversité des expressions culturelles », d’une part, et de « créer les conditions permettant aux cultures de s’épanouir et interagir librement de manière à s’enrichir mutuellement », d’autre part. Elle consacre le rôle de la culture comme acteur du développement (article 13)… Elle souligne aussi « l’importance des droits de propriété intellectuelle pour soutenir les personnes qui participent à la créativité culturelle » et réaffirme que « la liberté de pensée, d’expression et d’information […] permettent l’épanouissement des expressions culturelles au sein des sociétés".

La Convention prévoit la protection des expressions culturelles minoritaires. Dans le contexte français, sa ratification est une bonne nouvelle pour les langues régionales.
Communiqué

L'enseignant : Le Guide anti-stress de l'enseignant

"Vous en avez assez de votre vie d'enseignant, au point de vouloir tout laisser tomber parfois ? Motivez-vous comme suit…". Marie Isimat-Mirin, professeur d 'anglais et psychorelaxologue, vise par ce guide à nous aider à faire face aux difficultés du métier.

L'ouvrage s'appuie sur les techniques Vittoz, la relaxation Jacobson, la sophrologie, le brain gym. Il propose d'abord une évaluation de son degré de stress, puis une série d'exercices simples pour augmenter son tonus et "retrouver le chemin de la sérénité".

L'ouvrage ne trompe pas : il expose clairement les conditions de succès et les limites des exercices proposés. Il comprend nombre de fiches pratiques, d'informations utiles et de tests pour s'auto-évaluer. Il ne règlera pas tous nos coups de pompe et nos maux de cœur mais aidera à lâcher un peu prise.

Première leçon ? Parmi les exercices, la "déclaration des droits du prof zen" : "En tant qu'enseignant, j'ai le droit d'instaurer des limites et de prendre soin de moi…"
Maryse Isimat-Mirin, Guide anti-stress de l'enseignant, Paris, Chronique sociale, 2006, 120 pages.
Sommaire

L'enseignant : Promotions corps – grade des enseignants

Le B.O. n°47 publie plusieurs notes de service qui précise les conditions d'inscription sur les liste d'aptitude permettant de changer de corps ou d'accéder à la hors classe. Ainsi sont abordés l'accès au corps des agrégés, des agrégés hors classe, des certifiés et PEPS, des certifiés et PEPS hors classe, ces CPE, des CE EPS, des PEGC, des AECE et des directeurs de CIO.

Ces textes ont été dénoncés par le Se-Unsa. "L’avancement de grade 2007 se complique pour l’ensemble des corps du second degré. Un nouveau coup est assené aux PEGC et aux CE d’EPS qui se voient embarqués dans la galère de la NGP, ce qui est complètement incohérent par rapport au processus d’extinction et des engagements pris en 1989 et 1993. Cette politique de gestion réaffirmée dans ces projets, se décline par des mesures qui accentuent à nouveau le pouvoir des recteurs et instituent des critères de plus en plus subjectifs pour le repérage des collègues à promouvoir".
Au B.O.
Communiqué

La classe : Résister et proposer

"La précédente année scolaire a vu beaucoup d’attaques contre la démocratie et contre l’école publique. La campagne pour l’élection présidentielle est l’occasion de placer la scolarité au cœur des débats dans une perspective de changement". Retenez cette date : le 3 février, le Crap Cahiers pédagogiques organise à Paris des "Assises de la pédagogie".

Le Café pédagogique y participera à côté de mouvements pédagogiques (Cemea, Education et devenir, Francas, Gfen, Icem, Occe etc.) des parents de la Fcpe et de la Ligue de l'enseignement.

Au programme : des ateliers et deux conférences : "Résister et proposer" avec Samuel Johsua, Françoise Lorcerie, Philippe Meirieu, Jean-Yves Rochex et "Changer, c’est possible !" avec Marie-Christine Chycki, Peggy Colcanap, Gilbert Longhi, Xavier Sorbe.
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L'élève : Les états généraux parisiens de la restauration scolaire

" Je suis Directrice d’une école maternelle en ZEP. Ce débat a été ouvert par les politiques, c’est à eux que je m’adresserai… Pour que l’amélioration du temps de repas se fasse réellement, il faudra transformer les postes de surveillants en poste d’animateurs… C’est du temps pour leurs formations, pas seulement celles des titulaires, celles des vacataires également pour qu’ils aient le temps concret de lire et de décrypter le “guide du surveillant de l’interclasse”, et, enfin, du temps de concertations… Il faut aussi un certain respect de ces animateurs en leur permettant de travailler dans de bonnes conditions, notamment en installant des vestiaires adaptés". Le 20 octobre, la ville de Paris organisait les premiers Etats généraux de la restauration scolaire.

Plus de 500 participants : des élus, des directeurs d'école, des parents, des représentants des entreprises de restauration, des médecins… Il a été question du goût, de la lute contre l'obésité, de la qualité gustative et biologique des aliments. Mais aussi des locaux, des problèmes de lavage de mains ou de temps de restauration.

Au centre des débats également le temps du midi. "Le temps de midi, appelé interclasse, est un moment important dans la journée de l’enfant car il représente le quart de sa présence à l’école. Ce moment, s’il se déroule bien, est déterminant pour une bonne récupération avant la reprise de la classe" rappelle un responsable d'arrondissement. "À Paris, comme on vous l’a déjà dit, c’est 100 000 enfants qui restent à l’école pendant le temps de midi. Cela représente 75 % des enfants scolarisés. Ils sont encadrés par 6 450 animateurs titulaires, contractuels, vacataires et agents de service".

Les Etats généraux ont décidé la création d'un Conseil parisien de la restauration scolaire et l'élaboration d'un "Guide ".
Compte-rendu (pdf)

L'élève : Les générations Internet à Autrans

Du 10 au 13 janvier les 11èmes Rencontres de l'Internet se penchent sur "les générations Internet". Isabelle Bréda (Clemi), Arielle Granon (Greco), Julien Rsanvallon (Médiamétrie) et Thierry de Smedt (Université de Louvain) feront le point sur ce qu'on sait d'elles. Il sera ensuite beaucoup question des jeux et de l'économie Internet.
Le programme

L'élève : Pourquoi offre-t-on des cadeaux demandent les Clés de l'actualité ?

Pourquoi offre-t-on des cadeaux à Noël ? De tous les magazines jeunes, Les Clés de l'actualité se distinguent en faisant réfléchir les adolescents au sens des fêtes.

Le magazine interroge Anne Monjaret, ethnologue, qui explique aux jeunes lecteurs que le don crée du lien social. Il se tourne aussi vers le psychiatre Patrice Huerre à propos des fêtes de famille. "Ces fêtes aident les adolescents à se ressourcer… Dans d'autres cas, ces fêtes rappellent les difficultés familiales qui sont encore plus visibles à Noël… Grandir c'est aussi faire avec ces difficultés".
Les Clés de l'actualité

Primaire : Blocage du groupe de travail sur la direction

Le Sgen-Cfdt, le Snuipp et le Snudi-Fo ont quitté le groupe de travail sur les directions d'école réuni le 21 décembre. Ils demandent la levée des sanctions prises contre les directeurs en grève administrative.
Communiqué
Rappel : L'Expresso du 18/12

Primaire : Candidatures Capa-Sh

Le B.O. du 21 décembre précise les modalités de recueil de candidatures aux stages Capa-Sh.
Au B.O.

Français : Culture générale en BTS

Le B.O. du 21 décembre publie un arrêté qui définit les objectifs et les contenus de l'enseignement de culture générale pour les BTS. Application à la rentrée… 2006. L'Expresso l'avait signalé le 1er décembre.
Au B.O.
L'Expresso du 1er décembre

Maths : Expérimentation des TICE en série S

EduScol publie des exemples de sujets d'une nouvelle épreuve pratique en série S. " L'objectif de l'épreuve est d'évaluer les compétences des élèves dans l'utilisation des calculatrices et de certains logiciels spécifiques en mathématiques, il s'agit d'évaluer chez les élèves, la capacité à mobiliser les TICE pour résoudre un problème mathématique. Les sujets proposés aux candidats sont des exercices mathématiques où l'utilisation des TICE (calculatrice graphique programmable, ordinateurs et logiciels spécifiques, logiciels libres de préférence, tableurs, grapheur tableur, géométrie dynamique, calcul formel) intervient de manière significative dans la résolution du problème posé".

Cette expérimentation suit les recommandations de l'Inspection générale de mathématiques. Elle concerne 20 lycées.
Sur Eduscol

SMS : Mortalité : le palmarès régional

"L’Île-de-France est aujourd’hui la région où les hommes vivent le plus longtemps (77,3 ans), devant le quart sud-ouest de l’hexagone. L’espérance de vie est minimale pour les hommes et les femmes domiciliés au nord et au nord-est du pays, et dans un espace central correspondant à une diagonale Champagne-Auvergne" affirme une étude de l'Insee. Ces écarts se retrouvent même à l'intérieur des régions : on vit presque un an de plus à Paris qu'en banlieue ! Une loi qui se vérifie pour tous les centre villes.

"Les Pays de la Loire ont la longévité féminine la plus élevée. Les différences entre régions se sont atténuées au cours de la seconde moitié du XXe siècle… Les habitants des départements d’outre-mer meurent en moyenne plus précocement qu’en métropole".
Insee Première

Le Café : L'Expresso en vacances

Du 22 décembre au 8 janvier, L'Expresso est en vacances. Il devient hebdomadaire, sauf actualité importante et urgente. Notre prochain grand rendez-vous aura lieu le 1er janvier avec la publication de notre dossier mensuel : Le Guide des indispensables du web pédagogique.
Bonnes vacances !

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