Expresso !
- Par François Jarraud -
Flash du 06-11-2006 - François Jarraud -
• Editorial : Formation des maîtres : vers une redéfinition du métier ? "Si l’on veut « améliorer les possibilités d’enseignement et d’apprentissage », la formation des maîtres gagne à s’appuyer sur les résultats de la recherche, qu’il s’agisse de la recherche disciplinaire comme de ce qu’on appelle la « recherche en éducation », c’est-à-dire la recherche dans les sciences et disciplines qui concourent à l’efficacité des pratiques didactiques et pédagogiques et à la réussite des élèves". Dans le débat sur la formation des maîtres, le HCE vient de choisir une approche qui donne toute sa place aux savoirs professionnels et à la recherche en éducation (voir ci-dessous).
Le Haut conseil définit le métier en terme de compétences, en ne faisant des savoirs disciplinaires, qui sont la base des concours actuels, qu'un élément d'une culture professionnelle élargie et définie.
Il a également perçu l'intérêt d'élargir le recrutement social des enseignants. "Une ouverture du corps professoral à des hommes et des femmes ayant exercé d’autres activités est souhaitable. Cette souplesse dans le recrutement doit s’accompagner d’une très grande rigueur du point de vue des exigences professionnelles".
Ce rapport, dont on pouvait craindre un certain conservatisme, s'appuie sur les réflexions des chercheurs. Ainsi retrouve-t-on des idées de Roland Goigoux, traité récemment de "chauffard" par le ministre de l'éducation. " La formation des enseignants doit être conçue comme une formation en alternance entre le terrain professionnel et l'institut universitaire. Cette conception s'oppose à deux autres que nous rejetons : l'applicationnisme, véhiculant l'illusion d'une simple mise en oeuvre sur le terrain scolaire de savoirs fondamentaux élaborés dans les laboratoires universitaires, et la transmission mimétique, reposant sur le seul compagnonnage professionnel dans le cadre d'une vision étroitement artisanale du métier d'enseignant".
On y trouverait aussi bien l'influence de Philippe Perrenoud. Celui-ci demande que les enseignants aient une vision sociale de leur rôle. Il avait aussi défini 10 points pour la formation des enseignants dont certains ont un certain écho dans le rapport du HCE: "une transposition didactique fondée sur l’analyse des pratiques et de leurs transformations, un référentiel de compétences identifiant les savoirs et capacités requises, un plan de formation organisé autour des compétences, un apprentissage par problèmes…, une véritable articulation entre théorie et pratique, des temps et des dispositifs d’intégration et de mobilisation des acquis.., un découpage des savoirs favorable à leur mobilisation dans le travail" .
Ces remarques posent évidemment la question de la cohérence entre les demandes du HCE et les positions ministérielles. Le problème n'est pas nouveau. Du grand débat mené par la Commission Thélot, des ambitions posées par la loi Fillon, est sortie une série de textes qui ont vidé ce programme de son contenu. On se rappelle par exemple que le jour même où le HCE était installé, le ministre annonçait la création de l'apprentissage junior, un dispositif qui nie le socle commun dont le HCE légalement doit être le garant… Dans le cas également de la formation des maîtres, les recommandations du HCE vont se heurter à la fois à la culture conservatrice du ministre et aux impératifs budgétaires. Prolonger la formation des maîtres, par exemple, a un coût.
Mais l'essentiel est sans doute derrière. En définissant la formation des enseignants comme un ensemble de compétences professionnelles, le HCE redéfinit en fait l'exercice même du métier. Il inclut dans le métier des savoirs d'ingénierie éducative. Il fait des maîtres des agents communicants. Il les installe à l'intérieur d'équipes éducatives.
C'est à une mutation profonde du métier et de ses conditions d'exercice qu'appelle le HCE. Celle-ci est sans doute nécessaire. Mais moins qu'aucun de ses prédécesseurs, le ministère actuel semble capable de la gérer. Article de P. Perrenoud Article de R. Goigoux (café 58)
• Le système : Le HCE recommande une formation "professionnelle" prolongée pour les enseignants "Enseigner est un métier ; de bonnes connaissances disciplinaires ne suffisent pas à faire un bon enseignant". Le Haut Conseil de l'Education a remis ses "recommandations" sur la formation des enseignants au ministre de l'éducation nationale. Il définit des compétences, demande un allongement et une professionnalisation de la formation
"Faire apprendre, conduire une classe, ou entretenir des relations confiantes avec les parents, rien ne doit être laissé au hasard de l’inné ou du charisme. Agir de la meilleure façon face à un élève incapable de maintenir son attention sur une tâche scolaire, face à un groupe indifférent ou agité, ou à un parent démuni devant l’échec de son enfant, cela s’apprend. La formation disciplinaire d’un côté, et la bonne volonté et de réelles qualités humaines de l’autre ne suffisent pas si l’on veut faire réussir tous les élèves. Pour concilier enseignement de masse et élévation du niveau, le Haut Conseil de l’Education propose de raisonner, comme certains de nos voisins, en termes de compétences professionnelles des enseignants… Pour être titularisé, tout étudiant-stagiaire devra maîtriser, à la fin de sa formation initiale, les compétences requises pour enseigner".
Pour le HCE c'est clair : les connaissances disciplinaires sont nécessaires mais ne sont pas suffisantes pour former un enseignant. Le HCE définit donc 10 compétences à maîtriser : la compétence disciplinaire, la maîtrise de la langue française, la capacité à concevoir son enseignement, à prendre en compte la diversité des élèves, à gérer une classe, à évaluer les élèves, à travailler en équipe et à coopérer avec les partenaires de l'Ecole, à innover, à agir de façon éthique et enfin à utiliser les TICE.
Le HCE recommande d'appuyer la formation sur une bonne connaissance de la recherche en éducation mais aussi d'associer formation universitaire et formation sur le terrain. "La formation professionnelle s’effectue en alternance, à l’université et dans les établissements scolaires ; elle doit être partout à la fois pratique et théorique… La formation pédagogique ne doit pas être dispensée par disciplines, mais d’abord en fonction des thématiques en jeu dans les situations professionnelles rencontrées par les professeurs, à partir d’études de cas : la personne de l’élève, le groupe-classe, l’apprentissage (processus, motivation, difficultés…), l’évaluation, la gestion des conflits, la lutte contre la violence, les relations avec les parents, la personne de l’enseignant, l’orientation, la diversité culturelle et le fait religieux, etc.".
Il est clair que cela nécessite, pour le HCE, un allongement de la formation. Celle-ci doit débuter avant l'entrée en IUFM. Dès la licence les étudiants pourraient suivre des "stages d'observation" dans différentes catégories d'établissement. Ils seraient formés à la pluridisciplinarité. Pour les professeurs des disciplines professionnelles de l'enseignement professionnel, on exigerait "une pratique effective" du métier. Les autres PLP suivraient en deuxième année un stage en entreprise sur les relations Ecole –entreprises.
Le concours en fin de première année serait purement disciplinaire et perdrait son épreuve sur dossier, ce qui semble assez contradictoire avec l'objectif de professionnalisation invoqué par le HCE. Pour lui, " les concours se situent à un stade du parcours des étudiants où ceux-ci ne sont pas censés avoir d‘expérience du métier d’enseignant : il est donc logique qu’ils aient pour première finalité de garantir un niveau disciplinaire, ainsi que des capacités intellectuelles générales indispensables à qui se destine à ce métier".
Par contre la deuxième année de formation serait allongée de plusieurs semaines et axée sur "le cœur du métier". Elle aurait lieu dans l'académie d'accueil du stagiaire. En fin de seconde année, la titularisation garantirait l'acquisition des compétences "sans exception et sans compensation entre elles". Elle serait intégrée dans le système LMD et validée par des crédits ECTS de master dans le domaine de l'enseignement.
Au cours des deux premières années d'exercice, la formation serait prolongée. " La première affectation doit être encadrée, et tout professeur débutant doit bénéficier d’un accompagnement pendant deux ans, des stages obligatoires parachevant sa formation initiale". Durant cette période, l'enseignant suivrait des stages de connaissance du système éducatif, de découverte des partenaires de l'Ecole, de prise en charge du handicap.
Il appartient maintenant au ministre de mettre en œuvre ces recommandations. Elles pourraient entrer difficilement dans les préoccupations budgétaires du ministre. Pour le moment Gilles de Robien se borne à déclarer qu'il est " favorable à une piste de formation en alternance qui n'apparaît pas nettement dans les recommandations, mais serait une des pistes les meilleures pour s'adapter aux publics diversifiés". Recommandation du HCE (pdf) Dépêche AFP Pour lire les pdf
• Le système : La formation des enseignants : un dossier du Café "Un dossier sur la formation des enseignants… Le Café ne doute de rien. Comment faire le point sur un sujet qui a suscité, ne serait-ce que dans les dernières années, des milliers d'articles, de publications, de point de vues, de prises de positions enflammées… " Au moment où le HCE remet sa copie, le Café publie son dossier.
Synthétique, il s'adresse aux enseignants du primaire, du secondaire et de l'enseignement agricole. Il nourrira la réflexion du citoyen qui souhaite voir l'Ecole évoluer. Il montre comment la formation des enseignants est organisée aujourd'hui. Il expose les conceptions qui s'affrontent et en décrit les enjeux.
"Les enseignants vivent souvent de plus en plus mal cette exigence du " changement ", sommés d'être autre chose que ce qu'ils sont tout en étant la plupart du temps livrés à eux-mêmes, sans cadres collectifs de travail ni accompagnateurs attentionnés de leurs difficultés quotidiennes. Moralité : nombreux sont ceux qui cherchent ailleurs que dans l'institution les conditions de leur développement professionnel". Puisse ce dossier aider les enseignants à comprendre les enjeux pour se construire des cadres collectifs d'action plus efficaces. Le dossier du Café
• Le système : La nouvelle politique ZEP promet davantage d'accompagnement pédagogique que de moyens "La politique d’éducation prioritaire s’est peu à peu éloignée du discours d’intention et des objectifs initiaux : la carte est devenue inflationniste et très hétérogène au point de ne plus être considérée comme juste et efficace par les acteurs locaux ; les moyens, importants, n’ont plus, dès lors, été concentrés sur des territoires restreints, mais ont été dispersés sur 15 à 20 % des établissements scolaires, et ont servi plus à afficher des mesures gestionnaires quantitatives (taux d’encadrement et mesures indemnitaires) qu’à résoudre des difficultés repérées. Plus fondamentalement, comme bien souvent en France pour d’autres politiques publiques, le contenu de la politique d’éducation prioritaire a privilégié fortement l’organisation et les personnels et non la mission de service public". Commandé par le ministre, le rapport de l'Inspection générale (Anna Armand et Béatrice Gille) sur les ZEP montre une politique en échec.
Car, selon lui, les Zep représentent un effort d'un milliard d'euros soit près de 10 000 emplois d'enseignants. " Tous, chercheurs, autorités ministérielles, s’accordent à dire que « ni son efficacité globale, ni sa capacité à corriger l’inégalité des chances n’ont été clairement établies »: la politique d’éducation prioritaire a produit peu d’effets tangibles sur les écarts constatés entre les résultats scolaires des élèves en éducation prioritaire et hors éducation prioritaire,… elle a néanmoins réussi à maintenir les mêmes écarts de résultats, tout en diminuant la proportion des élèves en retard, alors que, dit-on, la situation sociale s’aggravait ; elle a contribué dans bien des cas à améliorer l’ambiance scolaire et la vie scolaire des établissements les plus difficiles ; il y a, à publics apparemment à peu près équivalents, des zones ou réseaux qui réussissent quand d’autres échouent, ce qui signifie qu’il n’y a pas de déterminisme total de l’échec, mais les écarts de performance, s’ils sont constatés, ne sont pas assez souvent analysés, et compris". Au total, "les moyens supplémentaires importants – environ un milliard d’euros attribués à l’éducation prioritaire – n’ont pas réussi à augmenter sensiblement les performances des élèves" . Ce qui justifie, pour l'Inspection, une critique de la pertinence des mesures prises jusqu'ici.
Le rapport consacre un important chapitre à l'analyse de la pédagogie en éducation prioritaire. Il s'appuie sur une sélection de rapports d'inspection, ce qui n'est peut-être pas une méthode réellement objective. Mais incontestablement cette approche signe la particularité et l'intérêt de ce rapport. Pour l'inspection, la pédagogie en zep a du mal à trouver un équilibre "entre exigences et adaptation aux publics". Les inspecteurs trouvent que dans les classes les "repères pédagogiques et didactiques se sont estompés". Au risque d'être accusés d'une certaine cruauté pour les enseignants qui travaillent en zep, ils évoquent la pauvreté du langage des élèves, la densité insuffisante du travail écrit, une "dérive activiste" qui freine la structuration des acquis. Il est vrai qu'ils relèvent des résultats très hétérogènes d'un établissement à l'autre.
Reconnaissons aux inspecteurs qu'ils proposent des aides pédagogiques mais à moyens constants. " De manière générale, les ZEP ne manquent pas de moyens et l’amélioration de l’efficacité pédagogique ne peut être attendue d’une augmentation des ressources allouées. Il faut exploiter les marges de progrès qui sont bien réelles et pour cela, d’abord, parvenir à améliorer, voire à transformer, certaines pratiques pédagogiques. À cette fin, il semble nécessaire de travailler dans trois registres : faire évoluer de manière significative des conceptions fortement ancrées chez les inspecteurs, les conseillers pédagogiques et les enseignants, doter encadrement et enseignants d’une culture didactique plus solide, aider les équipes pédagogiques jusque dans des aménagements pratiques de leur travail (organisation du temps de l’apprentissage, choix d’outils, mise en place de dispositifs de différenciation, travail collectif). Il faut aussi accorder plus d’attention à la situation des directeurs d’école (recrutement et formation) et favoriser un investissement plus soutenu des inspecteurs et des équipes de circonscription dans les écoles en ZEP, pour que l’aide nécessaire aux équipes pédagogiques soit apportée en temps opportun". Pour l'Inspection, il faut que les enseignants enseignent davantage. Pour cela 8 propositions concernant la classe : faire évoluer la conduite de cours, mettre l'accent sur la lecture et le langage, renforcer la cohérence pour tout ce qui concerne la vie scolaire, faciliter les liens entre disciplines, mieux communiquer avec les parents.
Sur le terrain institutionnel, l'Inspection varie les approches selon les zones. En EP1, elle croit diluer les difficultés en fermant certains établissements et en élargissant la carte scolaire pour les familles des zones prioritaires. "La faculté de décision des familles quant à la scolarisation de leurs enfants est beaucoup moins importante dans les zones d’EP1. En effet, la mobilité des familles est réduite, la dépendance vis-à-vis du système scolaire y est très forte, et le sentiment de résignation devant les contraintes est prégnant. Développer la capacité et la volonté de faire des choix dans l’éducation des enfants relevant de l’EP1 ne pourrait qu’être bénéfique à tous. Dès lors plusieurs solutions peuvent être mises en œuvre : désectoriser l’affectation des élèves du primaire et des collèges ; développer les offres alternatives publiques ; privilégier pour l’attribution ou l’extension de contrats à l’enseignement privé, les demandes correspondant à des implantations dans les territoires de l’EP1". Du coup, les EP2 et EP3 deviendraient des établissements "à fort taux de publics dits prioritaires nécessitant des moyens supérieurs mais non spécifiques".. On arriverait ainsi à une extinction douce des Zep…
Et on se retrouve devant de simples difficultés pédagogiques pour lesquelles l'Inspection est bien armée. L'inspection préconise d'abord l'autonomie des établissements zep avec en EP1 des moyens accordés sur contrat "dans le cadre de l’objectif cible d’acquisition du socle" en laissant "aux acteurs locaux la liberté de choisir l’organisation pédagogique et institutionnelle qui convienne : marges d’autonomie sur les horaires, les disciplines, les programmes, les groupes classe, éventuellement expérimentation des établissements publics du premier degré". Autonomie et pilotage par les résultats seraient accompagnés de la renégociation des régimes indemnitaires des enseignants.
Finalement, en fermant le rapport, on est frappé par les influences anglo-saxonnes dans ce rapport : fermeture des établissements les plus difficiles, pilotage par les résultats : cela n'a pas toujours apporté des résultats positifs ailleurs. On se retrouve à nouveau devant les injonctions d'économie. Arriveront-elles à faire surnager la réflexion pédagogique présente également dans ce rapport ? S'agit-il de régler le budget des zep ou de définir une politique d'enseignement prioritaire ? Le rapport de l'IG (en pdf)
• La classe : Les Prix de l'innovation pédagogique au Salon de l'Education Initiative conjointe de la Ligue de l'enseignement et de l'association "Pour l'école", les prix de l'innovation éducative sont destinés à distinguer et à valoriser des actions innovantes dans les domaines pédagogique et éducatif conduites par des équipes d'écoles ou de groupes d'écoles du premier degré et des équipes d'établissements ou de groupes d'établissements du second degré de l'enseignement public ou de l'enseignement privé sous contrat d'association.
Ils seront remis jeudi 16 novembre au Salon de l'Education. En 2005, les prix avaient récompensé un parcours poétique réalisé par une SEGPA du Collège Renaud Barrault d'Avesnelles dans le Nord, un travail sur les jeux associant familles, écoliers et collégiens de la ZEP de la Roche sur Yon, une exposition internationale organisée par le Collège Robert le Frison de Cassel dans le Nord, un film d'animation réalisé par les élèves de la maternelle de Métare Réjaillère dans la Loire, "Sciences en REP" du REP de Rive de Gier dans la Loire (des élèves de CAP Petite Enfance encadrent les expériences scientifiques des élèves de Cm2) et un travail d'intégration d'enfants handicapés effectué à l'Ecole Joliot Curie de Pecquencourt dans le Nord. Les prix Les prix 2005 Obtenez une invitation gratuite au Salon
• Le système : En Afrique les difficultés de l'Education pour tous " Salimou a 25 ans. Son large boubou cache mal un corps squelettique. Ses joues enfoncées, entrouvertes par des lèvres bien sèches, indiquent bien qu’il vit dans une misère constante. Il mange juste, faute de mieux. "Depuis le début de l’année, j’ai été contacté par le président des parents d’élèves pour encadrer les élèves, j’ai accepté parce que j’ai de l’amour pour les jeunes de mon village". Pourtant sur les épaules de Salimou, que nous fait connaître Le Messager, un quotidien camerounais, repose l'ambition de l'Education pour tous.
Embauché par les parents d'élèves du village rural de Mbangboung, Salimou n'était pas assez riche pour aller jusqu'au bac : il a un niveau de première. Il n'a reçu aucune formation pédagogique. Il a en charge les CM1 et les CM2. Il ne sait pas encore combien il sera payé. Il fait partie des milliers de jeunes volontaires grâce à qui tous les enfants camerounais seront peut-être un jour scolarisés. Son salaire mensuel pourrait être de 9,14 euros (6 000 FCFA).
Au même moment, nous apprend Fraternité, le Bénin décide la gratuité de l'enseignement primaire. "J'ai décidé… la suppression pour compter de cette année scolaire des contributions et souscriptions à la maternelle et au primaire sur toute l'étendue du territoire national dans nos établissements publics ; l'évaluation dans tous les établissements scolaires publics, des contributions et souscriptions parentales prélevées, pour permettre au gouvernement de prendre en temps opportun, les mesures les plus appropriées allant toujours dans le sens de l'allègement de la charge des populations" a déclaré le président de la République le 1er novembre. Il a débloqué 42 millions d'euros pour soutenir les écoles. Le taux de scolarisation (GER) atteint 77% au Bénin et 85% au Cameroun. Article du Messager Article de Fraternité
• Le système : 105 postes aux concours de médecin scolaire Un arrêté paru au Journal officiel du 3 novembre fixe à 105 le nombre de postes de médecins scolaires mis aux concours. Le 19 octobre, les médecins scolaires avaient fait grève pour dénoncer "une situation catastrophique... des centaines de médecins manqueront". Au J.O. Rappel : L'Expresso du 9/10
• L'élève : Les élections lycéennes vivement contestées " Si les élections organisées dans des circonstances contraires à la loi ne sont pas déplacées, l’UNL annonce qu’elle déposera dans toutes les académies concernées des recours en annulation. L’UNL appelle le Ministre à sortir du silence, et à faire en sorte que la voix des lycéens puisse être enfin réellement entendue". Cette déclaration de l'Union nationale des lycéens, un des deux importants syndicats lycéens, est publiée au moment où le Journal Officiel publie un nouveau mode d'élection des trois représentants lycéens au Conseil supérieur de l'éducation.
Pourtant ce que conteste l'UNL est l'étape précédente. " Non respect du calendrier établi par la loi dans l’arrêté du 18 mars 2002, peu voire pas d’information en direction des lycéens qui souhaitent s’investir dans la démocratie lycéenne, des campagnes inexistantes dans les lycées ; l’UNL déplore un désintérêt total du Ministère de l’Education Nationale vis-à-vis de l’expression des lycéens, et se demande si celui-ci continuera encore longtemps à contempler comment ses recteurs transgressent allègrement la loi". L'UNL cite en exemple l’académie de Caen "dans laquelle les lycéens élus au Conseil de la Vie Lycéenne (au niveau du lycée) avaient moins d’une semaine pour présenter leur candidature au Conseil Académique de la Vie Lycéenne, contre trois au moins prévues par la loi".
De là à penser que le ministre pèse sur ces élections pour avoir des délégués à sa botte au CSE il n'y a qu'un pas que l'UNL semble prêt à accomplir. Au J.O. Communiqué UNL Le guide électoral de la FIDL
• L'élève : Echec scolaire, mise en danger de soi et délinquance : une étude de la CAF "Cette recherche, intitulée « La mise en danger de soi et d’autrui : inconduites des adolescents, sociabilité et contextes familiaux », conduite par Hugues Lagrange et son équipe, analyse le rôle de l’environnement éducatif dans les conduites à risque des adolescents et l’entrée dans une trajectoire délinquante mais, plus encore, ce qui est rarement abordé, elle entend saisir le rôle des familles dans la sortie de la délinquance ou dans l’évitement de l’entrée dans une telle situation. Quels sont les facteurs qui permettent, à ressources économiques égales, d’envisager des trajectoires qui évitent la mise en danger de soi et favorisent une insertion scolaire « réussie » ? Cette recherche montre que les parcours d’intégration sociale ou, au contraire, les situations de déviance, dans des quartiers aux structures économiques et sociales comparables, ne peuvent pas s’expliquer sans prendre en compte, simultanément, les réponses des familles et les réponses des institutions locales". L'étude de la Caisse d'Allocations familiales étudie de près trois quartiers populaires et croise les caractéristiques familiales, ethniques, scolaires et judiciaires. Etude CAF (en pdf)
• L'élève : Les lycéens et les TIC Le dossier du prochain café francilien portera sur les usages des TIC par les lycéens, dans le cadre scolaire et en dehors. Nous cherchons en particulier des témoignages d'enseignants et de lycéens qui se sont engagés dans des "projets passion" mis en place par le Conseil régional d'Ile de France depuis plusieurs années. Merci d'envoyer un mail à la rédaction avec vos coordonnées.
Nous contacter Sur le blog
• Citoyenneté : Le colloque de Brive Les 24 et 25 novembre 2006, le 31ème colloque de Brive-la-Gaillarde évoquera un couple fondateur de la citoyenneté européenne : « France Allemagne : le coeur et la raison ». Le programme
• Primaire : Robien sourit aux instits "Je réprouve aussi bien ceux qui prétendent se démarquer des textes, oubliant leurs obligations constitutives du caractère national de notre système éducatif, que ceux qui chercheraient à monter les parents contre les enseignants" affirme le ministre dans une tribune accordée à Libération. Après la censure, les sanctions contre R. Goigoux et P. Frackowiak, les inspections surprises dans les écoles, le ministre semble chercher l'apaisement dans le primaire. Article de Libération
• Français : Les programmes de première au B.O.  | Le B.O. n°40 publie les nouveaux programmes de français des premières générales et technologiques (STG, ST2S, STI, STL, techniques de la musique et de la danse, hôtellerie). Ces programmes entreront en application à la rentrée 2007.
Ces programmes ont pour objectif "une maîtrise sans cesse accrue de la langue, la connaissance de la littérature, la constitution d’une culture et la formation d’une pensée autonome. Pour la maîtrise de la langue, le but est d’amener les élèves, en fin d’année, à rédiger un texte composé, écrit dans une syntaxe et une orthographe correctes et avec un vocabulaire approprié, et de les conduire à exprimer clairement leur pensée à l’oral. Pour la connaissance de la littérature, six œuvres intégrales seront lues dans l’année… Des groupements de textes complèteront ces lectures… Pour la constitution de leur culture, les élèves devront, en fin d’année de première, pouvoir se repérer dans le cadre chronologique de l’histoire littéraire, en s’appuyant sur les textes abordés dans cette classe et dans les années antérieures… Pour la formation d’une pensée critique autonome… les lycéens devront être en mesure de lire, comprendre et commenter par eux-mêmes un texte, en repérant les questions de langue, d’histoire, de contexte, d’argumentation et d’esthétique, qui peuvent être pertinentes à son sujet". Rappelons qu'ils ont été présentés dans le Café 75. Les changements portent essentiellement sur les objets d'étude et ont été plutôt bien accueillis par les professeurs. Au B.O. Rappel : L'Expresso du 19/10
• Français : Septième édition du concours « Des mots pour voir » La nouvelle édition du concours est ouverte. Elle prend cette année pour support un ensemble de photographies prises par les étudiants de l’atelier photo de l’École nationale des Arts Décoratifs. À travers les différentes catégories proposées, le concours est ouvert aux jeunes de 13 à 20 ans. Il s’agit, comme les années précédentes, de stimuler l’écriture inventive à partir du langage universel qu’est l’image. Cette année, en plus des nombreux prix offerts aux lauréats, la série complète des cédéroms édités par les éditions Cadmos sera offerte au CDI des établissements dont au moins 15 élèves d’une même classe auront participé au concours. Tous les renseignements et les formalités d'inscription :
• EEDD : Semaines EEDD en Ile-de-France L'académie de Versailles du 21 au 28 novembre, Paris le 29 novembre : les académies franciliennes se mobilisent pour l'EEDD. Dans la capitale, le CRDP et la Mairie de Paris organisent le 29 novembre une journée sur "les ressources franciliennes pour l'éducation en vue du développement durable". Elle débutera par une table ronde réunissant le maire adjoint chargé de l'environnement, Annie Barbier, chargée de mission CRDP, des structures partenaires (Graine IDF, Comité 21, Agence régionale de l'environnement, Direction des parcs et jardins). Des associations et organismes institutionnels présenteront leurs réalisations.
A Versailles, des projections de films sont prévues dans les départements ainsi qu'une journée académique le 22 novembre. Le programme à Paris Le programme à Versailles L'EEDD au Café
• EEDD : Plus d'herbicide le robot s'en charge L'université de l'Illinois pourrait bien avoir trouvé un moyen de réduire drastiquement l'épandage d'herbicide. En pointe dans la robotique agricole, le professeur Tian a mis au point un robot qui détecte et élimine les mauvaises herbes. Passant entre les rangées de maïs, d'un bras il arrache l'herbe de l'autre il injecte une gouttelette d'herbicide pour l'éradiquer. Le robot fonctionne à l'énergie solaire et est peu onéreux (150 $). Article du BE Etats-Unis source de cet article Le robot Le robot
• EEDD : Plus de poissons en 2048 ? C'est la revue américaine Science qui laisse entrevoir cette perspective. Selon une étude signée par des spécialistes américains, suédois, canadien, britannique et panaméen, la biodiversité marine est attaquée. Les océans perdent leur capacité à offrir de la nourriture et des eaux de qualité. Mais ces tendances seraient encore réversibles à condition de diminuer la pêche, établir des sanctuaires et lutter contre la pollution marine. Article du Monde Article de Science
• Internet : Vulnérabilité dans Windows Selon Secuser, une nouvelle faille a été découverte dans un composant ActiveX de Windows (XP, 2000 et 2003). Aucun correctif n'est disponible. Communiqué
• Le Café à la carte Si vous découvrez Le Café Pédagogique, sachez que vous pouvez recevoir chez vous dès parution et gratuitement le texte du "Café".
Vous pouvez également recevoir gratuitement chez vous chaque matin avec "L'Expresso" un flash quotidien d'actualité pédagogique. Pour cela abonnez-vous à la liste "Expresso". Pour s'abonner Les fils RSS L'Expresso sur votre téléphone portable
|
|
|
|
|
|
Envoyer une info
Nous écrire
|
|
|
Café à la carte
Si vous découvrez Le Café Pédagogique, sachez que vous pouvez recevoir chez vous dès parution et gratuitement le texte du "Café".
Vous pouvez également recevoir gratuitement chez vous chaque matin avec "L'Expresso" un flash quotidien d'actualité pédagogique.
Pour cela abonnez-vous à la liste "Expresso".
Vous abonner est une façon de nous soutenir.
Page abonnement
|
|
|
|
|