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Expresso !

- Par François Jarraud -

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Le café pédagogique Flash du 22-09-2006 - François Jarraud -

• Flash spécial 22-09-06 - 17h15 - Roland Goigoux exclu pour non-conformité à la pensée d'Etat
Le professeur Goigoux est exclu de la formation des inspecteurs de l'éducation nationale. On lui reproche des positions non conformes à la pensée ministérielle.
Goigoux

Roland Goigoux, professeur d'Université en Sciences de l'Éducation à l'IUFM d'Auvergne, assurait depuis 10 ans la formation sur l'enseignement de la lecture des inspecteurs de l'éducation nationale organisée par l'Ecole supérieure de l'éducation nationale (ESEN). Il vient d'en être écarté.

Pour R. Goigoux, cette exclusion est une réponse à ses prises de position sur l'enseignement de la lecture et à la publication récente de "Apprendre à lire à l'école" (éd. Retz), un ouvrage qui rencontre un bon succès auprès des parents (10 000 exemplaires vendus en quelques jours).

Écrit en collaboration avec Sylvie Cèbe, cet ouvrage présente avec clarté et loyauté le contenu des programmes en vigueur, ceux de 2002 modifiés en 2006. À ce titre, il tranche effectivement avec les propos récents de Gilles de Robien qui vont bien au-delà du décret qu'il a signé au printemps. Les textes officiels promulgués exigent un enseignement précoce et systématique des relations entre les lettres et les sons mais ils n'imposent pas la méthode syllabique, pas plus qu'ils n'excluent la lecture de mots entiers au début du cours préparatoire. Ils demandent au contraire aux enseignants "d'utiliser deux types d'approches complémentaires : analyse de mots entiers en unités plus petites référées à des connaissances déjà acquises, synthèse à partir de leur constituants, de syllabes ou de mots réels ou inventés". (arrêté du 24 mars 2006).

L'émission "Le téléphone sonne" du 6 septembre sur France Inter, réunissant Gilles de Robien et Roland Goigoux, avait mis en lumière le décalage entre l'esprit du ministre, proche des directives de 1923, et la lettre des programmes actuels ayant pourtant force de loi. Roland Goigoux se plaint d'avoir été mis à l'écart "à la demande du ministre".

"Pour la formation des cadres il est normal que les intervenants fassent preuve de la plus grande loyauté envers le ministre" a déclaré Jean David, directeur de l'Esen, au Café. Il justifie sa décision par la volonté de "varier les intervenants" mais aussi par les "positions pas toujours favorables au ministre" prises par M. Goigoux.

Roland Goigoux, qui dirige le laboratoire de recherche PAEDI, est un spécialiste reconnu dans le champ de l'enseignement de la lecture. Son éviction inquiète ses amis. "A l'opposé de la logique universitaire, qui veut que la compétence fasse loi, l'Esen introduit un nouveau critère : la soumission à la pensée officielle".


Compte-rendu de "Apprendre à lire à l'école"
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index[...]
Pour commander l'ouvrage
http://www.yodawork.com/websp/SW_consult_ref?[...]

Articles de R. Goigoux dans le Café
Lecture : L'obligation de la méthode syllabique est scientifiquement injustifiée
http://www.cafepedagogique.net/disci/article/[...]
La syllabique, c'est pas automatique ! Parlez-en à votre instit.
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/contr[...]
De l'académie des sciences au café du commerce
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/contr[...]
Lecture : Fayol et Goigoux font salle comble à Clermont-Ferrand
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/contr[...]

Vrai débat et fausses solutions, le dossier du Café sur la lecture
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/lectu[...]


• Editorial : La question des décharges
En STS la suppression des pondérations alourdira nettement les conditions de travail des professeurs – Photo CP
A quelques jours d'une grève nationale soutenue par les principaux syndicats de l'enseignement, la question de la suppression des décharges des enseignants peut sembler secondaire. En ce début d'année, les syndicats tentent de mobiliser pour la grève du 28 septembre sur le thème plus général du budget. Ils rappellent que si 1 383 postes ont été supprimés dans le secondaire à la rentrée 2006, ce sont 8 700 postes en moins qui sont prévus pour la rentrée 2007. Ils prévoient que cette saignée entraînera des classes plus chargées, des options et des filières supprimées, des conditions de travail beaucoup plus difficiles pour les enseignants et pour les élèves.

Les suppressions de décharge sont évidemment un élément de cette politique. Le 13 juin, dans le cadre du projet de loi de finances 2007, le ministre annonçait que sur 15 000 postes de fonctionnaires supprimés au budget 2007, 8 700 seraient pris sur le budget de l'éducation nationale. Il se répartiront ainsi : 3 600 postes en moins aux concours, 1 800 emplois supprimés dans le secondaire et 3 000 postes "récupérés" en supprimant des décharges.

De quoi s'agit-il ? D'un fatras (plus de 80 catégories différentes !) d'avantages acquis à des époques différentes, selon des modalités différentes, et qui apportent à une grande partie des enseignants du second degré une majoration salariale ou une réduction légère de la charge de travail. C'est le cas par exemple des "heures de première chaire", payées aux enseignants qui enseignent 6 heures en 1ère, terminale ou BTS, des "pondération de STS" (majoration pour les enseignants des BTS), des associations sportives, des CCPN, des heures de laboratoire (pour gérer le matériel pédagogique dans plusieurs disciplines), de la coordination EPS etc. Toutes cumulées elles représentent un alléchant trésor correspondant à 28 000 postes.

Un rapport d'audit publié en mai dernier et validé par le ministère, avance des arguments bien sentis pour leur suppression. Ainsi, pour la pondération en STS, " le régime dont bénéficient les enseignants dans les sections de techniciens supérieurs (STS) trouve sa justification initiale dans le travail supplémentaire demandé aux enseignants du fait du public de ces classes. Cependant, le dispositif ne tient pas compte de la durée réelle de la période d’enseignement. En effet, l’année scolaire (36 semaines) est amputée, en premier lieu, du fait des examens qui sont organisés tout au long du mois de mai et, en second lieu, par les stages des étudiants d’une durée moyenne autour de huit semaines (quatre à seize semaines selon les spécialités)". Les heures d'animation d'association sportive "ne recouvrent pas toutes une activité réelle ou suffisante". Avec un certain cynisme, le rapport estime à propos des heures de première chaire "qu'avec l’ouverture très large de l’enseignement du second degré depuis la fin des années soixante à des publics nouveaux, socialement et culturellement moins favorisés que ceux du lycée d’antan, les défis pédagogiques à relever et l’obligation de résultat assignée aux enseignants ne se concentrent plus dans la phase ultime de la scolarité secondaire : les difficultés à surmonter se rencontrent, pour les élèves comme pour les professeurs, tout au long de celle-ci" et, par conséquent l'heure de première chaire n'est pas légitime…

Tous ces arguments sont fallacieux parce qu'ils omettent l'essentiel. Ces décharges sont le produit des tensions sociales dans le système éducatif. Elles ne sont pas davantage justifiables que les innombrables primes et avantages qui se sont multipliés dans tous les corps des services publics au fil de leur histoire pour augmenter les salaires sans avoir l'air d'y toucher. Et qui, semble-t-il, continuent à apparaître pour des catégories plus privilégiées au sein même de l'éducation nationale… Supprimer les décharges revient à demander aux enseignants de travailler davantage pour un salaire identique.

On pourra peut-être objecter que le temps de travail des enseignants dans le secondaire est si faible que cet effort est insignifiant. En fait il ne se réduit pas au temps de présence en classe (14 à 18 heures par semaine). Il comprend également les corrections, les préparations, la concertation avec les collègues, les rencontres avec les familles et les élèves etc. Tout cela a été calculé par le ministère et se situe bien au-delà des 35 heures hebdomadaires : 39 h 47 en moyenne pour tous les profs avec une variation de 35h30 à 42h55 selon les disciplines. Un temps de travail qui empiète aussi sur les vacances : trois semaines de congé sont en fait travaillées.

Ces chiffres ne sont pas très populaires chez les enseignants qui souvent trouvent dans la liberté de gérer leur temps de travail une motivation pour ce métier. Et beaucoup ne comptent pas leur temps de travail. Mais on aurait tort de penser que pour autant ils acceptent d'être la seule catégorie de salariés à voir leur durée de travail augmenter au pays des 35 heures.

En ce sens, à terme, le temps que les enseignants fassent leur rentrée, s'informent et comprennent que cette mesure est inscrite à la loi de finances 2007, qu'elle est prévue pour équilibrer le prochain budget, la question des décharges pourrait devenir un élément important de mobilisation.

La mesure est-elle donc totalement "scélérate" ? On peut lui trouver au moins un avantage : celui de poser la question du travail enseignant, c'est-à-dire de définir les missions des enseignants. La question devient incontournable à la fois du fait de l'évolution du rapport pédagogique et de celle du temps scolaire. Les élèves ont de plus en plus besoin d'un accompagnement éducatif qui déborde du cours. Ils supportent de plus en plus mal un temps scolaire haché et éparpillé. Parallèlement, le développement des TIC tend à déplacer le temps scolaire au-delà de celui des cours. Cette évolution est inscrite dans le développement des ENT qui doivent permettre contacts, échanges, accompagnement à distance. Il y a là un chantier utile pour l'Ecole. Mais qui croira que cette occasion puisse être saisie ?
Le rapport d'audit
Les décharges dans le Café
Le temps de travail des enseignants


• La recherche : Les réseaux numériques éducatifs : entre industrialisation et acteurs
Dans un collège, un réseau d'établissement Photo CP
Gérard Puimatto n'est pas un nouveau venu des TIC en éducation. Nombreux sont ceux qui ont lu ses ouvrages et articles à propos des réseaux et de l'école. Il a choisi de mener à bien le difficile exercice de la thèse. Soutenue en Juin 2006 à l'université de Paris 13 sous la double direction de Pierre Moeglin et d'Eric Bruillard, la thèse de Gérard Puimatto est disponible sur le site Internet de l'INRP.

Reconnaissons en premier lieu qu'il est toujours très délicat de mener une thèse sur un thème auquel vous travaillez au quotidien : "Les réseaux numériques éducatifs, régulateurs acteurs et vecteurs de l'évolution des pratiques et de l'organisation des établissements et de l'institution scolaire". Contrairement à ce que l'on peut croire, il ne suffit pas d'être proche du sujet que l'on travaille pour faire une thèse, il faut aussi savoir s'en distancer et c'est une réelle difficulté que Gérard Puimatto semble bien avoir dépassée.

En effet, alors que le gouvernement relance les ENT à cette rentrée (cf. le discours du 14 Septembre de Gilles de Robien), la gageure de ce travail était de permettre une lecture diachronique de la place des réseaux en éducation qui pourrait donner des éléments de compréhension sur ce qui se passe en ce moment. Même si, comme pour toute thèse, un décalage dans le temps fait que celle-ci mériterait d'être désormais actualisée, l'ensemble de ce travail fournit un cadre de lecture très riche pour ce que nous pouvons observer en ce moment. On peut le constater en lisant ces quelques passages de la fin de la deuxième partie de la thèse qui reconstitue les cinq grandes étapes des réseaux éducatifs. "Les déploiements d’ENT ne sont pas fondés sur une volonté a priori de changement pédagogique, mais davantage dans une perspective d’infrastructure et d’aménagement territorial. (p.427)"

Cette approche critique semble encore bien actuelle. Tout comme les lignes écrites un peu plus loin. "Les premiers ENT déployés souffrent d’une pauvreté de leur cadre fonctionnel, en particulier relativement aux environnements habituels [ordinateur personnel, réseau local, services Internet]. Ils n’apparaissent pas aux usagers comme une solution substitutive des environnements habituels, mais comme un ensemble de services d’information que l’on peut utiliser autant que de besoin. La part d’usage dans le temps scolaire reste très limitée, voire inexistante ; les usages identifiés par la CDC relèvent davantage de la sphère domestique."(p.428)

Dans ce passage on sent bien que cet écart constaté demande à évoluer et que son évolution sera un signe important dans l'appropriation des ENT.

Enfin, et c'est une question cruciale, il met en évidence le peu de lien entre la sphère administrative et la sphère des ENT. "La sphère administrative conduit sa propre démarche d’urbanisation et de mise en cohérence de ses systèmes et applications de gestion, sans qu’une réelle interconnexion soit établie a priori avec le fonctionnement des ENT" (p.454). Comme on le voit l'analyse est sans complaisance, et en même temps étayée sur des données collectées depuis de nombreuses années au travers de pratiques en lien avec les acteurs impliqués dans les établissements et l'ensemble de l'éducation nationale.

En choisissant de parler de "réseaux numériques éducatifs" et d'environnement plutôt que d'espace, il se démarque de la terminologie actuellement employée dans le monde scolaire. En effet le choix du terme éducatif doit nous alerter car il signale que l'auteur ne peut pas envisager le développement des réseaux sous le seul aspect de l'école mais bien sous sa dimension globale qui resitue l'école dans le paysage éducatif et social. "« Le » réseau numérique éducatif au singulier, un peu à la manière dont le matériau composite trouve son homogénéité dans un assemblage harmonieux d’éléments d’abord hétérogènes, permet une approche globale d’un phénomène ; mais ce sont aussi « des » réseaux qu’il convient de prendre en compte pour en appréhender la diversité constitutive." (p.547)

L'un des constats de la conclusion est le suivant :"Un rôle des acteurs minoré dans l’institution, qui se reconstitue ailleurs, dans les sphères personnelle et associative" montre le paradoxe qui monte en ce moment mais que Gérard Puimatto n'a pu aller explorer à fond ce qu'il déclare d'ailleurs avec lucidité et honnêteté dans le passage suivant : " Inachevé, d’abord, parce que le choix d’une approche globale n’a pas permis d’entrer dans l’analyse des hétérogénéités et des situations locales. Inachevé, ensuite, parce que l’analyse technologique et communicationnelle n’a pas conduit à interroger, par exemple, les aspects pédagogiques ou sociologiques. Inachevé enfin car la situation des réseaux numériques éducatifs reste fortement évolutive, leur histoire ne s’arrêtant pas au terme de ce travail de recherche."(p 569)

La thèse se termine sur cette phrase : "La période à venir est porteuse de larges potentialités et ne manquera pas d’apporter des rééquilibrages entre les approches des macro-acteurs et celles des usagers." On peut sans doute faire confiance à Gérard Puimatto pour continuer à oeuvrer sur ce champ et à continuer de nous alerter sur l'évolution des "réseaux numériques éducatifs". Félicitations Monsieur Puimatto, pour ce travail, son aboutissement et sa reconnaissance universitaire. (B. Devauchelle)
La thèse (en pdf)
Pour lire les pdf


• Le système : A Genève : l'Ecole enjeu de la bataille politique du 24 septembre
A l'issue d'une guerre qui a commencé il y a des mois, dimanche 24 septembre, les citoyens genevois sont invités à trancher. Une "votation populaire" les invite à se prononcer sur l'Ecole.

Deux camps se font face. D'un côté les partis de droite qui dénoncent les faiblesses de l'école et invitent à modifier la loi sur l'école et à voter pour un projet déposé par l'association conservatrice Arle. Le projet de loi prévoit de rétablir le redoublement, d'instaurer des notes certificatives et d'évaluer les établissements. De l'autre, les partis de gauche qui appellent à améliorer l'école genevoise dans l'esprit des réformes précédentes largement inspirées de la pédagogie constructiviste. Ils sont soutenus par les chercheurs en sciences de l'éducation de Genève. Ainsi le belge Marcel Crahay est amené à rappeler que les notes traditionnelles apportent peu d'explications aux élèves et que toutes les études démontrent la nocivité du redoublement.

C'est que l'école genevoise a connu dans les années 90 une profonde rénovation, impulsée par Philipe Perrenoud. Les niveaux traditionnels sont remplacés par des cycles. Les notes sont remplacées par des évaluations formatives. Ou plutôt devraient. Car 15 ans après le lancement de la réforme seule une partie des écoles l'appliquent réellement.

Droite et gauche se renvoient les difficultés de l'école. Pour les uns, elles viennent des théories "pédagogistes". Pour les autres, elles résultent de l'inapplication de la réforme. L'éditorialiste du Courrier souligne l'importance du vote du 24 septembre. " Qui ne voudrait pas de solutions simples à des problèmes en apparence inextricables? La droite s'est donc engouffrée dans la brèche. Car, non seulement il y avait à y gagner en termes de popularité – du moins les députés ont fait ce calcul – mais les mesures envisagées sont en accord avec leur ligne idéologique: que les meilleurs gagnent, que les autres se débrouillent seuls… Au-delà du débat actuel «sur les notes», aux allures souvent infantiles, se dessine un véritable choix de société. Laissera-t-on une seconde chance au Département de l'instruction publique pour rendre l'école plus égalitaire?" On aura compris que cette question résonne jusqu'ici.
Editorial du Courrier
Article de M. Crahay
Dans le Café : documents de la votation etc.


• Le système : Violence, conseils pédagogiques et série S sous l'œil de l'Inspection générale cette année
Le B.O. du 21 septembre publie la Lettre de mission de l'Inspection générale pour cette année scolaire. Elle l'invite à étudier notamment " l’accompagnement de la mise en œuvre du socle commun de connaissances ; l’évaluation des élèves de CE1 ; la mise en place des conseils pédagogiques ; la série scientifique au cycle terminal du lycée (articulation avec le cycle de détermination et orientation vers les études supérieures) ; les livrets de compétences, nouveaux outils d’évaluation des acquis ; l’association sportive dans les EPLE ; les instruments de mesure de la violence en milieu scolaire…". Tous domaines qui pourraient devenir chantiers.
Au B.O.


• Le système : Malgré les amendes l'absentéisme explose en Angleterre
L'absentéisme continue sa progression en Angleterre. Selon BBC News, en 2005-2006, le taux d'absentéisme a légèrement (de 1%) dans le secondaire. Mais il connaît une hausse de 7% dans le primaire. La stabilisation dans le secondaire n'est pas un bon résultat puisque le nombre d'absentéistes est passé de 566 664 élèves en 2001-2002 à 794 877 en 2005-2006.

Des chiffres qui ont un grand intérêt puisque l'Angleterre est le modèle dont s'inspire le gouvernement français sur ces questions. Bien avant l'adoption, ici, du "contrat parental",le gouvernement anglais a créé des sanctions financières pour les parents des absentéistes. Il est même allé plus loin puisque ceux-ci sont passibles de prison. L'échec de ces mesures de responsabilité familiale est patent.
Article BBC News
Article BBC News
Quatre mois de prison…


• L'élève : Une procédure filtrera les inscriptions en fac dès cette année
Lycéens Photo CP
Selon Le Monde, une procédure de pré-inscription sera mise en place dès cette année pour les inscriptions en université des lycéens de terminale. Le lycéen devra déposer une demande dès le mois de février. En fonction du livret scolaire, elle sera acceptée ou non par l'université. Dans ce dernier cas, le jeune sera convoqué à un entretien d'orientation où un autre choix lui sera proposé. S'il maintient son choix initial, il pourra s'inscrire dans la filière demandée mais à condition d'avoir suivi la démarche exigée.

Pour le ministre de l'enseignement supérieur, il s'agit de limiter l'échec en université et de mieux orienter les élèves. Un véritable problème en université où de nombreux bacheliers professionnels et technologiques sont en situation d'échec. Il sera sans doute nécessaire d'observer le fonctionnement du dispositif. Car, au vu de ce qui se pratique déjà dans certains IUT, et compte tenu des sélections déjà autorisées dans certaines universités, il est à craindre que les universités s'engagent dans une démarche élitiste.
Article du Monde
Rappel : Article de M. Duru-Bellat dans le Café


• L'élève : Les redoublants au bac
Le Journal officiel du 21 septembre publie deux arrêtés relatifs aux épreuves du bac des redoublants. S'agissant des élèves handicapés se présentant aux épreuves anticipée du bac générale et technologique, " les élèves qui recommencent une classe de première et qui, en application de l'article D. 351-27 du code de l'éducation, sont autorisés à étaler sur plusieurs sessions le passage des épreuves de l'examen du baccalauréat général ou de l'examen du baccalauréat technologique peuvent conserver les notes obtenues aux épreuves anticipées qu'ils ont présentées l'année précédente. Les notes obtenues à l'épreuve écrite et à l'épreuve orale de français sont indissociables".

Au bac STG, "Les candidats à l'examen du baccalauréat en « série sciences et technologie de la gestion » (STG) qui sont autorisés à conserver des notes dans les conditions fixées par les articles D. 336-13 et D. 336-14 du code de l'éducation, et qui se présentent après avoir échoué à l'examen du baccalauréat en « série sciences et technologies tertiaires » (STT), peuvent conserver les notes, épreuve par épreuve". Le texte précise les conditions selon les épreuves. " Les notes obtenues en français, histoire-géographie, philosophie, économie-droit, éducation physique et sportive, langue vivante 1, langue vivante 2, mathématiques sont conservées quelle que soit la spécialité choisie en série STG ; les notes obtenues aux épreuves facultatives une et deux sont conservées quelle que soit la spécialité choisie et quelle que soit la matière d'option ; la note obtenue en éducation physique et sportive de complément est conservée quelle que soit la spécialité choisie en série STG, cette disposition concernant uniquement les candidats scolaires ; et, s'agissant de l'épreuve de spécialité, la moyenne sur vingt points des deux notes, indissociables, obtenues aux épreuves pratiques et d'étude de cas des spécialités « action et communication commerciales », « action et communication administratives », « comptabilité et gestion », « informatique et gestion », de la série STT, peut être conservée respectivement pour l'épreuve de spécialité de « mercatique », « communication et gestion des ressources humaines », « comptabilité et finances d'entreprise », « gestion des systèmes d'information ». Sont dispensés, à leur demande, de l'épreuve obligatoire de langue vivante 2 de la série STG pour la session 2007 de l'examen, les candidats qui se présentent à l'examen dans cette série après avoir échoué à l'examen dans la série STT et qui ont été réglementairement autorisés à remplacer l'épreuve obligatoire de langue vivante 2 de la série STT par une épreuve de langue vivante 1 renforcée".
Au J.O.
Au J.O.


• La profession : Salon des ressources éducatives à Périgueux
Le 27 septembre, Périgueux accueille le Salon des ressources éducatives et de l'édition scolaire. Au programme : les professeurs des écoles sont invités à une conférence sur la lecture; ceux du secondaire à des conférences sur l'enseignement de l'EEDD, de la géographie (G. Hugonie) etc.
Le programme


• La profession : Stage de préparation de directeur d'établissement spécialisé
Le B.O. précise les modalités de recrutement des candidats au stage de préparation au diplôme de directeur de centre d'éducation spécialisée. Date limite : le 10 novembre.
Au B.O.


• Professionnel : Mention européenne au bac pro
Un arrêté fixe les conditions d'attribution de la mention européenne au bac professionnel.
Au B.O.


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